Source : Euractiv, Georgi Gotev, 22-04-2016

Traduit par: Marion Candau

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La Commission européenne a proposé d’exempter de visa les citoyens ukrainiens, malgré le rejet de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine par les Néerlandais.

Le référendum néerlandais sur l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine ne semble pas perturber les plan de Bruxelles.

Dimitris Avramopoulos, commissaire à la migration a déclaré le 20 avril que l’exécutif tiendrait sa promesse d’exemption de visa pour les séjours de courte durée dans l’UE pour les Ukrainiens détenteurs d’un passeport biométrique.

Une décision ayant pour objectif de faciliter le contact entre les peuples et de renforcer les liens économiques, sociaux et culturels entre l’UE et l’Ukraine.

Pourtant, les électeurs néerlandais avaient rejeté massivement le 6 avril l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE, lors d’un référendum consultatif.

« C’est le résultat des réformes difficiles et profondes entreprises par le gouvernement ukrainien dans le domaine de la justice et des affaires intérieures […]. Je suis très satisfait des progrès réalisés, c’est une avancée importante pour les citoyens ukrainiens, et j’espère que le Parlement européen et le Conseil adopteront notre proposition très bientôt », a déclaré Dimitris Avramopoulos.

Une fois que la proposition sera adoptée par le Parlement européen et le Conseil, les Ukrainiens détenteurs d’un passeport biométrique n’auront plus besoin de visa pour voyager durant de courtes périodes dans l’espace Schengen.

L’exemption de visa s’appliquera dans tous les États membres, sauf l’Irlande et le Royaume-Uni, et les quatre pays associés à l’espace Schengen (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse). L’exemption de visa n’est valable que pour une période de 90 jours, renouvelable après un période de trois mois de carence. L’exemption ne donne pas le droit de travailler dans l’UE.

Les autres conditions d’entrée à l’espace Schengen continueront de s’appliquer, notamment la preuve de moyens financiers suffisants et le motif du voyage.

Exemption pour les Turcs

Dimitris Avramopoulos a profité de l’occasion pour annoncer que si les choses évoluaient dans le bon sens, la Commission proposerait une exemption de visa pour les citoyens turcs le 4 mai.

La crise des réfugiés met l’UE sous pression pour accélérer la libéralisation du régime des visas avec la Turquie. L’Ukraine a indirectement bénéficié de cette situation, puisque nombreux sont les eurodéputés et les États membres qui considèrent qu’il serait politiquement incorrect d’ouvrir les frontières aux Turcs et non aux Ukrainiens.

Au Conseil, où siègent les États membres, la proposition de la Commission sera dans les deux cas votée à la majorité qualifiée. Les dirigeants européens se sont engagés à délivrer une exemption de visa aux Turcs d’ici à juin.

Source : Euractiv, Georgi Gotev, 22-04-2016

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La lutte anti-corruption en Ukraine !!!!!

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34 réponses à Les Ukrainiens bientôt exemptés de visa malgré le référendum néerlandais

Commentaires recommandés

L'aieuil Le 08 mai 2016 à 05h49

Je rappelle qu’en Ukraine, on peut acheter des TANKS à l’armée à la sauvette…

Du coup il faut des visas. Parce des vrais-faux passeports (acheté à l’administration) ça doit pas coûter bien cher.
C’est pareil pour la Turquie, plaque tournante du trafic d’héroïne notamment…

Les passeports biométriques n’ont qu’une fonction s’assurer que la personne en possession du passeport est bien celle à qui a été délivré le passeport.

Le principe de base est la confiance inter-administration.
Faites vous confiance à l’administration, à la fonction publique, ukrainienne?

Voilà, voila…

  1. lutfalla Le 08 mai 2016 à 05h18
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    Dans l’ affaire, il faut tout de même un passeport biométrique, normalement scanné lors de l’ entrée, cela revient un peu à faire un contrôle à posteriori et plus â priori avec le visa.
    Comme pour la Turquie et le Kosovo, une question légitime est de savoir si ces passeports sont fiables.


  2. L'aieuil Le 08 mai 2016 à 05h49
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    Je rappelle qu’en Ukraine, on peut acheter des TANKS à l’armée à la sauvette…

    Du coup il faut des visas. Parce des vrais-faux passeports (acheté à l’administration) ça doit pas coûter bien cher.
    C’est pareil pour la Turquie, plaque tournante du trafic d’héroïne notamment…

    Les passeports biométriques n’ont qu’une fonction s’assurer que la personne en possession du passeport est bien celle à qui a été délivré le passeport.

    Le principe de base est la confiance inter-administration.
    Faites vous confiance à l’administration, à la fonction publique, ukrainienne?

    Voilà, voila…


  3. DUGUESCLIN Le 08 mai 2016 à 07h17
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    Avec un smic à 48 € en Ukraine, il est quand même plus intéressant de toucher “le RSA d’activité” en France à près de 600 € par mois.
    Après les nombreux réfugiés ukrainiens vers la Russie, le territoire d’Ukraine va finir par se dépeupler. C’est une façon indirecte de faire entrer l’Ukraine dans l’espace Schengen.
    Il restera quelques esclaves de Monsanto qui cultiveront les terres qu’il aura rachetées au prix de quelques ridicules dollars pour produire de bons OGM qui passeront la frontière.
    Peut-être que Porochenko piquera à Merkel quelques réfugiés du Golfe et d’ailleurs pour faire tourner son usine à chocolat, à condition, bien entendu, que ces réfugiés soient payés par les européistes pour raison humanitaire. L’européisme risque d’être une complication pour svoboda et pravy sektor.
    Pendant ce temps l’UE ne cesse de progresser et c’est ça qui compte pour les non élus de Bruxelles.


    • christophe Le 08 mai 2016 à 19h06
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      Pour information le Revenu de Solidarité Active (RSA) est à 461,72e pour une personne seul.


      • mcrichton Le 08 mai 2016 à 20h05
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        Où tenez vous vos chiffre ?
        Voici ce que donne le site “service-public.fr” : 524,68 €

        Votre chiffre à 6 ans quand même…


        • Candide Le 08 mai 2016 à 21h25
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          Sauf qu’il y a toujours une bonne raison pour ne pas toucher 100 pour 100 de la base. J’en sais quelque chose. A titre personnel, c’est 340 euros par mois pour “vivre”.


  4. LS Le 08 mai 2016 à 07h33
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    On peut s’en indigner, soit, mais la position de l’UE est logique.
    Le cas du référendum néerlandais s’apparente à un référendum local dans la Creuse qui rejetterait un accord international de la France. Eh oui, dans cette logique, une décision démocratique locale ne peut aller contre les décisions de l’UE. Le seul choix est on y adhère en respectant le choix de la majorité ou on la quitte.
    Il y a discussion parce que l’UE est un régime technocratique et non démocratique mais même dans la démocratie, il s’agit de dictature de la majorité mâtinée, dans le cas libérale, de la prééminence des droits des individus et, dans le cas d’un état fédéral, de subsidiarité.
    Mais cette discussion ne suffit pas, il serait temps que l’on commence à discuter des places respectives que nous voulons entre les solidarités contraignantes européenne, nationale et locale. Le référendum néerlandais mal posé, en ne mettant pas dans la balance la sortie de Schengen en cas de décision contraire de l’UE, n’a pas fait avancer ce débat.


    • Bruno Kord Le 08 mai 2016 à 10h11
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      Je me permets de corriger .
      Pour l’adoption du traité avec l’Ukraine, les règles de l’Union Européenne prévoient la ratification unanime par les pays membres. Donc, si les Pays-Bas refusent de ratifier le traité, il est mort.
      Le problème vient de ce que le référendum qui a eu lieu n’est que consultatif. Il ne lie pas le Parlement néerlandais.
      La question est donc de savoir si les Pays Bas vont ratifier le traité UE-Ukraine malgré le référendum. Évidemment, les Européistes, constants dans leur mépris de la démocratie, considèrent que les référendum sont des anomalies démocratiques et exigent la ratification.


      • LS Le 08 mai 2016 à 19h44
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        Il s’agit de la levée de visa court <= 3 mois. Cela ne nécessite pas la ratification unanime et n'entre pas dans le cadre du référendum néerlandais.
        Du coup, mes propos, comme l'article d'ailleurs, étaient un peu abusif dans la relation fait entre ces propositions de levée de visa et le référendum néerlandais. Ils restent valables si on admet que ces décisions sont légales mais illégitimes (à démontrer) car contre la volonté des peuples.


        • patrick Le 09 mai 2016 à 12h46
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          le visa , ça sert pour entrer .. une fois qu’on est sur place on y reste.


        • Krystyna Hawrot Le 10 mai 2016 à 01h38
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          C’est pour faciliter le travail au black des Ukrainiens sur les chantiers en France et en Allemagne et commencer à évincer les Polonais et Roumains qui prennent trop leur aises avec leurs salaires à 600 Euros. Les Ukrainiens travaillent déjà pour 300 Euros en France avec une “karta Polaka” polonaise, mais ils ne sont pas encore 3 millions. Vivement il faut corriger ça! 3 millions d’Ukrainiens, plus 3 millions de Turcs et le peuple européen sera si heureux d’être mis en concurrence avec tout ce monde!


      • Furax Le 09 mai 2016 à 13h59
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        Si. Tout ce qui concerne la politique migratoire relève de l’unanimité.

        J’ai déjà donné la source dans un autre fil de discussion. La revoici.

        http://www.touteleurope.eu/les-politiques-europeennes/immigration-et-asile/synthese/objectifs-et-fonctionnement-de-la-politique-europeenne-d-immigration-et-d-asile.html

        Il faut l’unanimité au Conseil pour adopter un règlement européen en la matière. A défaut, on sera dans de la pure volonté politique des partisans s’emplafonnant avec la pure volonté politique des opposants à une telle mesure.

        Et accessoirement, il n’y aurait même pas la majorité qualifiée pour adopter un tel règlement.


    • lecomte Le 08 mai 2016 à 11h53
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      Vous dîtes : “Le cas du référendum néerlandais s’apparente à un référendum local dans la Creuse qui rejetterait un accord international de la France”
      Sauf que si ce référendum avait eu lieu dans d’autres pays, il est fort probable que le résultat aurait été le même qu’aux Pays-Bas. Mais voilà, pour éviter l’erreur de 2005, la question n’a surtout pas été posée. Il se serait agît alors d’une décision démocratique majeure qu’il aurait été impossible d’ignorer.

      [Modéré]


      • gilles bernadou Le 08 mai 2016 à 12h09
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        Voila qui est parfaitement repondu! Alors, pour appliquer la loi de la majorite, il faudrait d abord organiser un referendum dans chaque pays.
        C’est justement bien le probleme; jamais ces eurocrates ne voudront organiser ces referendums!
        La voix du peuple qu’ils meprisent ne compte pas: ne compte que ce que, eux et leurs Maitres, ont decide.


      • LS Le 08 mai 2016 à 21h21
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        Comme répondu à Bruno, le lien fait entre la levée des visas et le référendum néerlandais est un peu abusif car ils ne sont pas légalement liés. La remarque sur la “question référendaire mal posée” devrait donc être retirée car effectivement la ratification doit être unanime.
        Mes propos deviennent donc un cas d’école qui prendrait comme hypothèse que la ratification, à la majorité des pays, de la levée des visas, serait nécessaire. Un pays, la Hollande, ayant décidé de le faire par référendum, la refuse. C’est tiré par les cheveux mais bon…
        Dans ce cadre, les systèmes politiques nationaux de type représentatif étant acceptés par leur peuple (il n’y a pas de révolution pour changer leur constitution), la position qu’il ne peut y avoir de décision démocratique nationale contre les décisions européennes majoritaires sauf à sortir de l’union est parfaitement logique. D’où la remarque sur la clarification nécessaire sur les solidarités européenne et nationale que nous voulons.
        PS : je ne suis pas un partisan du “tout référendum” mais c’est un autre sujet.


        • Max47 Le 09 mai 2016 à 05h00
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          Revenons encore sur cette phrase : “Le cas du référendum néerlandais s’apparente à un référendum local dans la Creuse qui rejetterait un accord international de la France”. On croirait entendre Junker s’exprimant au sujet d’un référendum en Grèce par exemple… Vous semblez oublier que la Creuse est un département de la France tandis que les Pays Bas sont (en principe) un Etat souverain. Vous oubliez de même qu’un “accord international de la France” doit être ratifié par le Parlement tandis qu’une préconisation de la Commission européenne vient d’une structure non élue et dont la légitimité est nulle.
          Mieux encore : “les systèmes politiques nationaux de type représentatif étant acceptés par leur peuple (il n’y a pas de révolution pour changer leur constitution)…” : Deux remarques là-dessus :1) Si vous considérez les pays comme de simples provinces ne pouvant aller contre l’UE, c’est que vous n’accordez déjà plus aucune importance à leurs “systèmes politiques nationaux”, de toute façon. 2) Dire “les systèmes politiques nationaux de type représentatif” sont “acceptés par leur peuple” car “il n’y a pas de révolution” (!!) c’est aller un peu vite en besogne, non ? Il me semble que le blog “Les Crises” relaie sans relâche toutes sortes d’analysés qui nous montrent à quel point la démocratie nous a été confisquée et n’est plus qu’une coquille vide. Mais j’ai peut-être mal compris, et peut-être voulez-vous dire que vous seriez favorable à une révolution, tout bien pesé ?


    • Ailleret Le 08 mai 2016 à 13h07
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      Le référendum néerlandais du 6 avril dernier n’était pas « consultatif ». C’était un référendum d’initiative populaire qui liait les autorités des Pays-Bas, comme le Premier ministre l’a reconnu le soir même (32 % de participation, 61 %de non).

      Cette UE qui méprise et trahit le vote populaire n’est pas une dictature : c’est une tyrannie, c’est-à-dire un pouvoir usurpé. Ajoutons : usurpé et illégitime, car contrairement à la tyrannie de Pisistrate, la tyrannie étoilée de l’UE se construit contre les peuples.


      • Furax Le 09 mai 2016 à 14h05
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        Antidémocratique c’est une chose. Ce serait surtout illégal car la politique migratoire n’est pas communautarisée. Elle est mise en commun. Confèrent les articles 68 et 77 du TFUE.

        Il faut des orientations décidées à l’unanimité par le Conseil européen. Or jusqu’à présent il n’y a pas eu d’orientations stratégiques adoptées à l’unanimité couvrant un tel type de mesure pour l’Ukraine, pas plus que sur la Turquie.

        Interrogé ce matin sur RTL sur la question, JM Ayrault n’a d’ailleurs pas tourné éludé, si on décrypte sa langue de bois. Il a dit qu’il faudrait l’unanimité des pays membres de l’UE.


    • L. A Le 09 mai 2016 à 11h22
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      @ LS
      « Le cas du référendum néerlandais s’apparente à un référendum local dans la Creuse qui rejetterait un accord international de la France. […] Une décision démocratique locale ne peut aller contre les décisions de l’UE. Le seul choix est on y adhère en respectant le choix de la majorité ou on la quitte. »
      Ainsi un département français aurait le choix de se soumettre aux décisions de l’État et à sa Constitution ou de le quitter (où avez-vous vu ça ?). Ainsi le statut d’un département à l’intérieur de la République (une et indivisible) se mesure avec le statut d’un État souverain dans une association aléatoire de financiers non élus ? Ainsi un État souverain fort de ses décisions démocratiques ne serait qu’une particularité locale sans pertinence dans un salmigondis (antidémocratique, lui) baptisé Union européenne ?
      [MODERE]


  5. Gribouille Le 08 mai 2016 à 09h16
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    Je trouve assez cocasse ces exemptions de visa quand, au même moment, ma carte d’identité qui dépassera ses 10 ans ne me permettra même plus de voyager en Europe sans risque de me faire refouler.

    En effet depuis que la durée de la carte d’identité a été prolongée à 15 ans, il est impossible de se la faire renouveler à votre mairie. En conséquence la carte d’identité ne sera plus forcément reconnue comme document de voyage dans un certain nombre de pays Européens qui n’ont pas pris officiellement position (pourquoi ils le feraient ?).
    http://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-des-actualites/2014/Duree-de-validite-de-la-CNI

    On pousse le cynisme à vous proposer d’imprimer un vulgaire document à en-tête de la République Française, pour expliquer aux agents chargés du contrôle au frontière que votre carte d’identité est encore valide (dans votre pays). Bon courage !

    Pour l’Allemagne qui ne reconnaît pas officiellement la prolongation, vous avez :
    http://media.interieur.gouv.fr/interieur/cni-15ans/document-a-telecharger-allemagne.pdf


    • Renaud 2 Le 09 mai 2016 à 09h20
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      La carte d’identité est gratuite pour le citoyen pas le passeport. Je pense qu’il ne faut pas chercher plus loin. Personnellement, je me suis pris un peu tard pour faire la carte de mon fils, j’ai donc fait un passeport pour être sûr d’avoir le document à temps. En contrepartie, bien sûr, il faut payer. Et pour tous ceux dont la carte d’identité a entre 10 et 15 ans, ils feront également un passeport pour être sûrs de passer.


  6. BA Le 08 mai 2016 à 09h37
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    C’est une phrase qui résume la période 1974 – 2016 : “Le référendum néerlandais sur l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine ne semble pas perturber les plan de Bruxelles.”

    Fin de citation.

    Depuis 1974, les européistes font l’Europe, font plus d’Europe, font encore plus d’Europe, font toujours plus d’Europe. Depuis 1974, la construction européenne est un rouleau compresseur qui détruit la démocratie nationale.

    Quand une nation organise un référendum et que le peuple répond “non”, le rouleau compresseur de la construction européenne continue à rouler.

    Quel que soit le résultat d’un référendum national, le rouleau compresseur de la construction européenne continue à rouler.

    Problème : il continue à rouler … vers la falaise.


  7. lilitte Le 08 mai 2016 à 10h11
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    La démocratie est morte .
    Combien de référendums des peuples européens ont ils été bafoués ?
    Cette union européenne est à rejeter .
    Mr JUNCKER n a t il pas dit “IL NE PEUT Y AVOIR DE CHOIX DEMOCRATIQUES CONTRE LES TRAITES “


    • Gregoire Le 09 mai 2016 à 09h41
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      Ces politiciens, au lieu d’être au service du peuple qui les ont élus, sont à leur propre service. Ils n’ont pas reçu le pouvoir de servir les gens, mais le pouvoir de s’en servir. C’est désolant.


  8. Lostseven Le 08 mai 2016 à 10h34
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    Comme c’est magique l’europe,hein?l’espace Schengen,cétait bien la libre circulation des biens et des personnes non?
    Donc les turcs bientôt ainsi que les ukrainiens pouront se ballader tranquillement en europe…
    Je suis né en Belgique mais italien,car en 73,on prennait automaiquement la nationalité du père.
    Du coup,en guise de pièce d’identité,je possède une varte comme les belges mais qui pour moi se réume à un permis de séjour’et j’ai 43 ans….donc,dés que je veux partir en vacances à Ténérife,ou en corse comme l’année passée,j’ai du aller jusque Charleroi pour faire renouveller mon passeport,sinon on me refuse l’embarquement.Si je ne me tropmpe
    1)L’italie fait partie des 6 pays fondateurs de l’europe

    2)les refugiés(sans critique à leur égard)débarquent à Lampedusa par ex. et arrivent à traverse l’europe sans réel contrôle,non?

    Elle est belle l’europe…


  9. gilles bernadou Le 08 mai 2016 à 12h02
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    Au secours, on est chez les fous….
    Comme le disais notre President non elu (je ne parle pas de l ectoplasme qui pretend representer les francais),” il ne saurait y avoir de democratie au dessus des traites”.
    Nous sommes donc soumis a une dictature…
    Bienvenu dans le IV Reich!
    Et que se passe t il dans l histoire quand une dictature arrive au pouvoir?
    eh bien, ce n est qu une question de temps, mais le peuple finit toujours par la renverser, et de toute facon, cela se temine mal
    Maintenant, c est simple, c’est les peuples contre leurs ‘zelites”
    c’est clair, net et precis
    malheureusement, la voie des urnes est pipee, et pour se debarasser de ces traitres, il ne reste plus que la GREVE GENERALE, il ne faut plus avoir peur; de toute facon, on n’a plus rien a perdre.

    PS; Juste pour rire une seconde, je pose une question; qui est le President de l Union Europenne???
    Je ne parle pas bien sur de la Presidence tournante, ni du President de la Commission Europeene…
    deja si vous connaissez la nouvelle ministre des affaires etrangeres qui remplace catherine ashton, c’est deja pas mal, mais le President???


  10. Pierre Le 08 mai 2016 à 13h15
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    Président du conseil Européen : Donald Tusk (Polonais)
    Président du parlement Européen : Martin Schulz (Allemand)
    Mais c’est le président de la commission européenne (aka Jean-Claude Juncker – Luxembourg, l’état qui tient un procès contre les auteurs des Luxleaks) qui détient le véritable pouvoir …
    Quant au poste de ministre des affaires étrangères, il me semble qu’il n’est là que pour la décoration, voir l’inutilité de Catherine Ashton, remplacée par Federica Mogherini (Italie)


  11. Andrae Le 08 mai 2016 à 14h23
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    Effets d’annonce et purement politique: Ah! Les Ukrainiens peuvent venir librement en Europe!

    >> Pro USA, Ukraine, Turquie…

    Turquie: ce n’est pas fait, loin de là, il y encore plein de conditions à remplir. P. ex.:

    http://www.theguardian.com/world/2016/may/06/erdogan-turkey-not-alter-anti-terror-laws-visa-free-travel-eu

    2e, les conditions restent assez strictes, draconiennes, identiques à celles pour bcp d’autres: passeport biom, ticket retour, finances adéquates, séjour que de 90 jours, impossible de travailler, de recevoir de l’aide sociale, expulsion par la suite possible.

    La levée du visa semble être que l’annulation d’un niveau intermédiaire de paperasse bureaucratique.

    Les détails ne sont pas communiqués, il est difficile de comprendre la portée réelle.

    P. ex. selon la loi, pour un visa Schengen, en dehors d’accords avec des pays amis comme les USA, l’Australie, Canada .., il fallait contracter une assurance médicale pour couvrir les éventuels frais dans le pays d’acceuil, jusqu’à 30K Euros, > lien. On comprend donc que visa-free annule cette condition? Mystère.

    Il existe aussi des règlements différents pour ceux qui débarquent en solo et ceux qui font tout leur voyage à travers une agence, c’est plus souple, comme pour les Russes. Alors ??

    http://www.schengenvisainfo.com/tourist-schengen-visa/


  12. Max Le 08 mai 2016 à 18h29
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    L’un des problemes est que l’UE n’est pas un etat, ni une federation, ni meme une confederation.
    Depuis des années l’UE accepte des exceptions a cette soit-disant regle de l’unanimité qui oblige tout les etats membres a appliquer les memes usages.
    Dans la realité, il n’en est rien, ainsi le Canada et les USA traitent les pays membres de l’UE pays par pays, certains pouvant entrer (au Canada et aux USA) sans visas et d’autres non.
    http://www.journaldemontreal.com/2016/04/12/lue-envisage-de-suspendre-la-reciprocite-des-visas-avec-les-etats-unis-et-le-canada
    C’est une simple question de rapport de force et a mon avis ce n’est pas pret de changer.


  13. Boyington Le 08 mai 2016 à 23h34
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    Cette European Union of Brussels se moquent des peuples et de la démocratie.


  14. Crinck Le 09 mai 2016 à 00h35
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    Perso, je n’arrive pas à m’en désoler. Le visa coûte cher, pour une personne de nationalité ukrainienne, qui a déjà bien assez de frais à faire pour acheter un billet. De plus, les formalités me font froid dans le dos. Du reste, les questions posés aux ressortissants ukrainiens désireux de se rendre en Europe sont, de mon point de vue, passablement indiscrètes, c’est même carrément gênant. Les Ukrainiens seront désormais plus libres de voyager (moi, je vais là-bas sans visa, et je le souhaite aux autres).


  15. Gregoire Le 09 mai 2016 à 09h37
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    Avant tout, je ne comprends pas pourquoi les Européens votent, et pourquoi on dit que c’est une démocratie.
    Tout est décidé d’avance, et les votent contraires ne changent jamais rien.
    Je suis prêt à parier que si le Brexit gagne, les anglais ne vont pas sortir de l’UE. Ils vont simplement obtenir tout ce qu’ils veulent, mais y rester.

    Je suis Suisse, j’ai pensé longtemps que l’Europe était une belle chose. Mais après le Luxleak (et je ne suis pas pour les méthodes suisses non plus), le vote sur la constitution bafoué, et maintenant le vote sur les Visas qui ne compte pour rien…je ne vois pas ou est l’avantage, en tant que citoyen, d’être européen.


  16. Vladimir K Le 09 mai 2016 à 14h10
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    Il y a une chose qui me chiffonne ; cette décision a un impact sur la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège, l’Islande qui sont dans l’espace Schengen, mais ces pays n’ont pas leur mot à dire car ils ne font pas partie de l’Union Européenne.

    Donc, il y a des gars (et des bonnes femmes) à Bruxelles qui décident des règles d’immigration de pays qui bien que dans l’espace Schengen, ont refusé d’entrer dans l’Union.

    C’est beau la démocratie.


    • antoniob Le 09 mai 2016 à 15h35
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      @Vladimir K:
      c’est l’une des principales raisons des refus des Norvégiens à l’adhésion, et d’un mouvement “non à l’UE” significatif: http://www.neitileu.no/articles_in_foreign_languages/nei_til_eu_no_to_the_eu
      La Norvège avec le Liechtenstein et l’Islande payent un droit de péage élevé à Bruxelles, pour bénéficier de levées de barrières douanières. Mais avec obligation d’implémenter les normes eurounionistes. Or ces trois pays n’ont pas voix au chapitre, leur représentant à Bruxelles a un strapontin pour écouter et noter, point barre.
      L’opposition à l’UE est majoritaire en Norvège En France, ceux qui expriment une opposition sont traités de fachos, un peu comme en URSS ceux qui critiquaient le Politburo étaient déclarés “vrag naroda”.
      La différence entre URSS et UE est l’absence de répression pénale pour cette dernière. Mais le mécanisme de fonctionnement et les structures normatives du “vrai” sont similaires, simplement dans une variante d’économie politique différente.


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