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16.décembre.201616.12.2016 // Les Crises

[2003] Les “idiots utiles” de la guerre en Irak, par Régis Soubrouillard

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Idem, 13 ans après…

Source : Marianne, Régis Soubrouillard, 17-06-2014

En 2003, quelques intellos soixante-huitards dénonçaient la France “soviétique” incapable de s’aligner sur les Etats-Unis pour aller combattre en Irak aux côtés des “boys” de George W. Bush. A l’époque Goupil, Glucksmann et Bruckner voyaient “Bagdad danser”. Retour sur la joute intellectuelle initiée par ces gauchistes convertis au bushisme alors que l’Irak sombre aujourd’hui dans un chaos peu dansant…

«Que Saddam parte, de gré ou de force ! Les Irakiens, Kurdes, chiites mais aussi bien sunnites respireront plus librement et les peuples de la région en seront soulagés » clamaient dans les pages du Monde, les philosophes Philippe Glucksmann et Pascal Bruckner ainsi que le réalisateur Romain Goupil dans une tribune sobrement intitulée « La faute ».

«Que Saddam parte, de gré ou de force ! Les Irakiens, Kurdes, chiites mais aussi bien sunnites respireront plus librement et les peuples de la région en seront soulagés » clamaient dans les pages du Monde, les philosophes Philippe Glucksmann et Pascal Bruckner ainsi que le réalisateur Romain Goupil dans une tribune sobrement intitulée « La faute ».

Sûrs de leurs certitudes, en avril 2003, nos trois soixante-huitards enchaînaient les prises de parole pour soutenir l’intervention américaine en Irak et n’avaient pas de mots assez durs pour dénoncer « l’antiaméricanisme français ». L’argumentaire des copains de barricade, condamnés à expier ad vitamleur « égarement » de jeunesse, virait même au délire quand on relit leur tribune onze ans plus tard. En plus de « protéger Saddam » — pas moins ! —, la France était devenue rouge, d’un rouge soviétique. Et l’histoire, cruelle, n’oublierait pas cet aveuglement idéologique des français : « Il faudra raconter un jour l’hystérie, l’intoxication collective qui ont frappé l’Hexagone depuis des mois, l’angoisse de l’Apocalypse qui a saisi nos meilleurs esprits, l’ambiance quasi soviétique qui a soudé 90 % de la population dans le triomphe d’une pensée monolithique, allergique à la moindre contestation », écrivait Glucksmann, Goupil et Bruckner.

Bizarrement, à l’époque, l’interventionniste BHL n’avait pas rejoint la troupe. C’est plus tard que le philosophe deviendra un inébranlable va-t-en guerre. A l’époque, Bernard-Henri se tâte encore, changeant de discours en fonction du public comme le relèveront les auteurs du livre Le nouveau B.A.BA du BHL. En France, BHL est donc contre la guerre en Irak, même s’il la trouve « plutôt juste du point de vue de la morale ». Lorsque le philosophe s’exprime aux Etats-Unis, son propos est beaucoup plus nuancé : « J’étais opposé à l’administration Bush quand elle a décidé d’entrer en guerre contre l’Irak. Mais aujourd’hui, nous y sommes, nous devons désormais finir le travail »

Mais revenons à nos « moutons » atlantistes. Pour eux, la France s’était donc « mise hors jeu », « ridiculisée » quand Tony Blair s’était révélé un « véritable chef d’Etat ». La plupart des partis politiques français avaient succombé à un « nationalisme des imbéciles ». Selon eux, Marianne avait d’ailleurs tout faux. Alors que Bagdad goûtait « ses premières heures de délivrance », l’hebdomadaire titrait, en effet, « La catastrophe ». Inadmissible pour nos valeureux combattants accablés devant le constat qu’il existe encore dans nos démocraties « une portion importante de citoyens que la chute d’une dictature désespère », basculant dans un lyrisme euphorique qui parait glaçant aujourd’hui: « Quand Bagdad danse, Paris fait grise mine ». .
Le meilleur du pire des mondes

En fait, nos trois joyeux lurons de l’Axe du Bien étaient ni plus ni moins que des résistants à une pensée obligatoire. Du moins le croyaient-ils.

Quelques années plus tard rejoints par Stéphane Courtois, auteur du Livre noir du Communisme, Alexandre Adler, Pierre André Taguieff et bien d’autres, tous nos bushistes convertis, convaincus de la nécessité de poursuivre leur combat se retrouveront même pour créer une revue

La revue développera une vision binaire du monde partagé entre « amis » et « ennemis » de l’Amérique, « pro-Américains » et « anti-Américains ». En 2008, certains feront néanmoins volte-face, consacrant un édito dans la revue au… fiasco irakien : « Nous nous sommes en effet retrouvés piégés par le caractère très idéologique du débat franco-français. Nous n’avons pas assez prêté l’oreille à ceux d’entre nous qui, au milieu du vacarme antiaméricain, s’inquiétaient de l’absence de vrais projets politiques pour l’après-guerre. Hantés par le passé, nous avons vu l’Amérique de 2003 avec les lunettes de 1944. Or, George Bush n’est pas Franklin D. Roosevelt. Aveuglé par le 11 Septembre, ignorant des réalités du monde, le président américain a conduit son pays et le peuple irakien au désastre ».

En 2014, force est de constater que la progression de l’EIIL (l’Etat islamique en Irak et au levant), ne fait que révéler . Le risque désormais, en cas d’entrée de l’EIIL dans Bagdad, est bel et bien celui d’une guerre civile qui pourrait se révéler extrêmement sanglante, bien loin des promesses de respiration et de soulagement formulées, pour la population locale, par nos têtes pensantes.

Quelle importance après tout. Privée de son ennemi communiste, voulant illusoirement « faire la guerre au terrorisme », l’Amérique a laissé venir à elle tous les « idiots utiles » susceptibles de porter sa bonne parole pour alimenter une paranoïa apocalyptique. Même si, sur le terrain, tout a échoué. Ou comme le disait alors Philippe Muray « même si, en somme, le monde extérieur persiste à ne pas ressembler à celui des gameboys militaro-mystiques de Washington ».

Source : Marianne, Régis Soubrouillard, 17-06-2014

idiots-utiles


Point de vue : la faute, par Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil

Source : Le Monde,

Quelle joie de voir le peuple irakien en liesse fêter sa libération et… ses libérateurs ! Il y a quelques mois, la France prétendait canaliser les ardeurs belliqueuses des Etats- Unis dans la “légalité” onusienne. Malheureusement, l’opposition à la guerre a dégénéré en opposition systématique à Washington. A tort ou à raison, nos dirigeants donnèrent le sentiment de protéger Saddam, en s’obstinant dans une partie de bras de fer avec les alliés anglo-saxons.

L’amitié fit place à une hostilité ouverte, malgré les sourires diplomatiques et les dénégations valant aveu : “Les Américains ne sont pas nos ennemis”…. Par son intransigeance et la promesse d’un veto “quelles que soient les circonstances”, notre pays a divisé l’Europe, paralysé l’OTAN et l’ONU, anéanti les possibilités non militaires de faire céder, par un ultimatum commun et précis, la dictature irakienne. Loin d’éviter la guerre, le “parti de la paix” l’a précipitée en jouant Astérix contre l’Oncle Sam. La France s’est mise hors jeu, ridiculisée. On ne dirige pas une grande nation en s’enivrant de succès médiatiques et de joutes oratoires. A cet égard, Tony Blair, qui prit le risque d’affronter son électorat tout en restant fidèle à ses convictions, s’est révélé un véritable chef d’Etat.

La ligne de conduite élyséenne s’est reflétée dans l’opinion publique. Il faudra raconter un jour l’hystérie, l’intoxication collective qui ont frappé l’Hexagone depuis des mois, l’angoisse de l’Apocalypse qui a saisi nos meilleurs esprits, l’ambiance quasi soviétique qui a soudé 90 % de la popula- tion dans le triomphe d’une pensée monolithique, allergique à la moindre contestation. Il faudra étudier la couverture partisane de la guerre par les médias – lesquels, à de rares exceptions près, furent moins objectifs que militants, minimisant les horreurs de la tyrannie baasiste pour mieux accabler l’expédition anglo-américaine, coupable de tous les crimes, toutes les fautes, tous les malheurs de la région.

Pendant des semaines, Télé Bagdad a envahi nos cervelles et nos petites lucarnes, au point que les très rares dissidents irakiens invités devaient s’excuser d’exister et qu’un chanteur français, dans un geste d’une rare obscénité, quitta le plateau d’une émission de variétés sur FR3 à l’arrivée de Saad Salam, cinéaste et opposant irakien. Il faudra expliquer pourquoi la minorité kurde fut, durant cette période, interdite de manifester quand les nervis de Saddam paradaient sur nos boulevards en brandissant ses portraits, hurlant des slogans a sa gloire, allant jusqu’à lyncher le poète en exil Salah Al-Hamdani. Il faudra analyser cette proportion alarmante de Français (33 %) qui, ne souhaitant pas la victoire de la coalition, se prononçaient de facto pour celle de Saddam Hussein.

Force est de constater que l’antiaméricanisme n’est pas un accident de l’actualité ou la simple réticence face à l’administration de Washington, mais le credo d’une politique qui soude les uns avec les autres, en dépit de leurs divergences, le Front national et les Verts, les socialistes et les conservateurs, les communistes, les souverainistes… A droite comme à gauche, ils sont rares ceux qui n’ont pas cédé à ce “nationalisme des imbéciles” qui est toujours un symptôme de ressentiment et de déclin.

On s’est plu, ces derniers temps, à opposer l’intelligence française à l’étroitesse d’esprit américaine, et la sagesse de la vieille Europe à la folie du Nouveau Monde conduit par “Ubush roi”. Résultat : l’une des plus effroyables dictatures du Moyen-Orient est tombée, la France n’a en rien contribué à sa chute.

Au contraire, elle fit tout pour la retarder. Quand Bagdad danse, Paris fait grise mine. Tandis que certains intellectuels et politiques expriment publiquement leur désarroi, voire leur “nausée” face à la victoire anglo-saxonne, l’hebdomadaire Marianne titre “La catastrophe” le jour où Bagdad goûte les premières heures de sa délivrance. Il faut s’y faire : il existera toujours dans nos démocraties une portion importante de citoyens que la chute d’une dictature désespère. La patrie des droits de l’homme n’aime peut-être pas autant la liberté qu’elle le prétend et l’affiche. De Jean-Marie Le Pen à Jean-Pierre Chevènement, Saddam Hussein comptait chez nous de nombreux camarades, pudiquement rebaptisés “amis du peuple irakien”. La République va-t-elle instaurer, avec Berlin et Moscou, une journée de deuil national pour pleurer la disparition du raïs ?

La deuxième guerre du Golfe est un formidable révélateur. Recrudescence de l’antisémitisme et de la haine ethnique, crise économique et sociale, profanation d’un cimetière militaire britannique, passage à tabac des Juifs et des opposants irakiens lors des grandes marches “pacifistes”, alliance à revers avec le peu ragoûtant Vladimir Poutine massacreur de Tchétchènes, réception du despote africain Robert Mugabe à Paris, insultes publiques adressées aux pays d’Europe de l’Est coupables de ne pas nous obéir au doigt et à l’œil, notre grande nation n’est pas en train d’écrire une de ses pages les plus glorieuses.

L’avenir de l’Irak libéré reste hautement problématique, et la pacification est loin d’être assurée. Il n’est pas certain que Washington ait le triomphe modeste, ni que la conquête militaire soit magiquement couronnée par la concorde des cœurs et des esprits. Rien n’assure que le gouvernement Bush s’attelle au règlement de la question palestinienne malgré ses promesses, rien ne garantit que la paix l’emporte au Moyen-Orient. Mais, par ses choix, Paris s’est condamné a n’avoir qu’un rôle marginal dans cette région du monde. L’histoire continue, la France n’en fait-elle plus partie ?

Pascal Bruckner et André Glucksmannn sont philosophes, Romain Goupil est cinéaste.

Source : Le Monde,

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Commentaire recommandé

Micmac // 16.12.2016 à 02h55

Ils ont gagné provisoirement… ils ont gagné dans les cercles de pouvoir, mais il semble qu’ils sont en train de perdre complètement l’opinion publique. A force de pousser mémé dans les orties…

Il faut dire que le tombereau de conneries que les néocons ont déversés ces dernières 48h ont de quoi faire vaciller l’esprit atlantiste de bonne foi le plus enraciné. Trop c’est trop.

Un pont trop loin, peut-être… Alep est un peu le Stalingrad des néocons, leur premier coup d’arrêt. Ça leur à fait mal, ils n’ont pas l’habitude, ils en ont trop fait. Le coup des tweets et des périscopes dans des quartiers d’une ville dans laquelle il n’y a plus ni antenne relai, ni électricité, c’est un peu gros…

Lorsque je lis les réactions sous les articles du Monde ou de Libé, j’y lis une défiance absolue des imbécilités qui nous sont racontés qui devient nettement majoritaire. Ça vaut ce que ça vaut, mais ça n’était pas le cas il n’y a pas longtemps, notamment pendant la crise ukrainienne.

32 réactions et commentaires

  • Fritz // 16.12.2016 à 01h23

    Malgré leur forfaiture intellectuelle et morale, le trio des guignols a gagné : ni au Moyen-Orient, ni en Amérique, mais dans cette France otanisée dont la diplomatie suit les préceptes du Cercle de l’Oratoire et du Meilleur des Mondes.

    En 2002-2003, alors que la masse des Français était hostile à la guerre planifiée contre un Irak sous embargo, l’attitude de certaines élites militaires, universitaires, médiatiques et patronales était bien différente.

    C’est alors que furent publiés les livres dénonçant “l’anti-américanisme” comme une passion étroitement française, honteuse et sans aucun rapport avec les agissements des États-Unis : celui de Jean-François Revel (“L’obsession anti-américaine”) et celui de Philippe Roger (“L’ennemi américain”), ce dernier salué comme un “sottisier de l’antiaméricanisme” par la revue L’Histoire.

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    • Micmac // 16.12.2016 à 02h55

      Ils ont gagné provisoirement… ils ont gagné dans les cercles de pouvoir, mais il semble qu’ils sont en train de perdre complètement l’opinion publique. A force de pousser mémé dans les orties…

      Il faut dire que le tombereau de conneries que les néocons ont déversés ces dernières 48h ont de quoi faire vaciller l’esprit atlantiste de bonne foi le plus enraciné. Trop c’est trop.

      Un pont trop loin, peut-être… Alep est un peu le Stalingrad des néocons, leur premier coup d’arrêt. Ça leur à fait mal, ils n’ont pas l’habitude, ils en ont trop fait. Le coup des tweets et des périscopes dans des quartiers d’une ville dans laquelle il n’y a plus ni antenne relai, ni électricité, c’est un peu gros…

      Lorsque je lis les réactions sous les articles du Monde ou de Libé, j’y lis une défiance absolue des imbécilités qui nous sont racontés qui devient nettement majoritaire. Ça vaut ce que ça vaut, mais ça n’était pas le cas il n’y a pas longtemps, notamment pendant la crise ukrainienne.

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      • LBSSO // 16.12.2016 à 07h15

        Oui Mic Mac,
        ils ont perdu perdu l’opinion publique.On peut voir de plus en plus souvent d’émissions de “grande écoute” expliquer ce qui s’est passé et se déroule en Syrie.

        Hier soir chez Y Calvi sur LCI,Frédéric Pons (professeur à St Cyr),Frédéric Pichon (Spécialiste de la Syrie),Isabellede Gaulmyn (La Croix) et le général Vincent Desportes envoient quelques “vérités” dans une émission intitulée “Alep seule au monde” à tel point que le journaliste craint ouvertement qu’elle ne se transforme en un “révisionnisme” (à 34mn) des explications tenues jusqu’à présent sur le drame syrien.
        http://www.lci.fr/replay/replay-24-heures-en-questions-du-15-decembre-2016-alep-seule-au-monde-2017629.html

        ps: sur le rôle de la presse française dans ce fiasco voir à 20mn.Les noms de Libération et Le Monde sont cités par Y Calvi

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        • LBSSO // 16.12.2016 à 07h35

          F Pichon sur les origines sociologiques (donc non confessionnelles ) une analyse “marxisante” quoiqu’il s’en défende:
          à 9mn et 44mn
          (temps indiqué en positionnant le curseur sur la ligne bleue de défilement du temps)

          Ah ces périphéries des métropoles, elles font décidément beaucoup parler d’elles ….

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        • tepavac // 16.12.2016 à 11h34

          Ce qui est étonnant dans l’émission de Calvi, comme dans beaucoup d’autre, c’est la faculté d’oublier l’origine de cette guerre en Syrie en prétextant constamment le cannibalisme de B. el Assad.
          Rappel de Gabriel Galice, président de l’Institut international de recherches pour la paix à Genève

          https://www.youtube.com/watch?v=PACdD_Jyd_w

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        • lutfalla // 16.12.2016 à 13h28

          Hier soir (jeudi 15) , la parole s’est aussi libérée sur France Culture,surtout à la fin vers 18h55.
          [Modération : lien ou référence plus précise svp]

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          • Scytales // 16.12.2016 à 14h45

            “L’état islamique est-il un adversaire militaire comme les autres ?”

            https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre/letat-islamique-est-il-un-adversaire-militaire-comme-les-autres

            Du grain à moudre, jeudi 15 décembre 2016, France culture.

            Etaient invités : Caroline Galactéros, Hosham Dawod et Gérard Chaliand.

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            • blue rider // 16.12.2016 à 23h27

              de nouvelles voix pour faire passer un repentir en douce…. mais le mal est fait. Les 300 000 morts sont morts… le peuple syrien a payé le choix de ll’indépendance hors de l’axe atlantiste…. peut-on blâmer assad d’avoir osé résister aux milieux d’affaires occidentaux qui n’ont pas l’habitude qu’on leur claque la porte, sauf si c’est la Chine car elle est devenue plus riches qu’eux ?

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            • LBSSO // 17.12.2016 à 06h46

              @ Blue Rider
              “Assad a claqué la porte aux milieux occidentaux” ,Oui mais il a mené auparavant une tentative de libéralisation de son économie .Souvenez vous de son invitation au défilé du 14 Juillet 2008 et des nombreux reportages dans la presse magazine sur son épouse.Cette libéralisation a été à l’origine ,avec d’autres facteurs ,du soulèvement d’une partie de la population
              Certains commentaires en ont déjà fait état et vous pouvez écouter F Pichon dans l’émission de LCI mentionnée plus haut.Pour le reste le mal est fait et ce n’est pas fini.

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      • jacqurocant // 16.12.2016 à 12h42

        Et pourtant ils essaient, avec l’appui des médias (c’est leur puissance de feu) de faire descendre dans la rue les Français. Ils n’osent pas l’appel franc et massif mais ils grenouillent. Ce matin à France Inter (encore) une philosophe était invitée pour parler du bien et du mal. Elle a parlé surtout que des méchants Russes qui font le mal. Mais elle a joué l’émotion convenue pour inciter les gens à se retrouver dans la rue en masse pour aider ces pauvres malheureux d’Alep. Nous pouvons toujours faire un geste dit-elle. Une manif dans le VIIème arrondissement parisien a été aussi relayée dans la grande presse. De 30 manifestants ils sont passés à 150, selon les journalistes, le peuple gronde avec les bougies allumées au pied de l’ambassade de Syrie. Nous attendons qu’ils fassent autant de Pub à la CGT quand ils sont des centaines de milliers rassemblés à la République. Ben voyons !

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      • delon // 18.12.2016 à 11h52

        rebelles , islamistes ? qui sont ils ? n’oublions pas qu’à Alep les autres vivent normalement seuls quelques quartiers à l’EST se battent !

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  • Spectre // 16.12.2016 à 01h45

    13 ans après, les méthodes pour salir ceux qui ne pensent pas comme les « intellectuels » (avec vraiment beaucoup de guillemets…) autoproclamés « camp du Bien » sont encore plus dégueulasses. Voyez par exemple la subtile Marie Peltier à la manoeuvre :

    « 2 choses communes à Fillon et à Melenchon : le fond antisémite/”anti-impérialiste” & le fond islamophobe/”laïc”. 2 sémantiques poutiniennes » (https://twitter.com/Marie_Peltier/status/809528981988982785)

    https://twitter.com/Marie_Peltier/status/809525111103561728

    Quel lien entre l’ « anti-impérialisme » et je ne sais quel « fond antisémite » ? Quel rapport entre le reste ? Mystère !

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  • olivier // 16.12.2016 à 02h51

    Ce ne sont pas des idiots utiles, ce sont des traitres à mettre en tôle.
    Ces gens là agissent en connaissance de cause, dans l’intérêt d’Etats tiers ou pour leur propre enrichissement personnel, je ne serais pas étonné qu’un BHL qui ne vend que très peu de ses torchons ne trafique pas dans les conflits militaires qu’il encourage.

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    • Diane // 16.12.2016 à 07h20

      Si, il a même fait du trafic d’armes en Ukraine d’après Gilles Hertzog, ami de BHL (voir à 0:1:20 https://www.youtube.com/watch?v=kFVnMVQj3J0).

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    • gracques // 16.12.2016 à 07h43

      Désolé , mais non !
      C’est très précisément leur type de position ….. ils ont la vérité , vous êtes des traîtres , sall.auds , hérétiques , que sais je …. tout sauf des opposants polpolitiques ayant des opinions divergentes , mais LICITES , même plus légitimes … ne prenez pas la,position inverse….. critiquez une position politique que vous trouvez inadéquate ,fausse , idéologique etc… mais ne diabolisez pas …..
      Faites attention si tout débat vire à l’incantation VOUS risquez de vous retrouver la ou vous souhaitiez que vos adversaires se trouvent.

        +4

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      • Alfred // 16.12.2016 à 08h52

        Je vous trouve un peu malhonnête. Vous savez très bien que lorsque ces gens accusent quelqu’un de tous les maux dont la traîtrise (et effectivement ils feraient interner leurs adversaires s’ils le pouvaient) ils n’en pensent pas un mot. Il n’y a pas de parallèle ou de symétrie à opérer. Bhl a à maintes reprises détaillé comment et pourquoi la vérité pour lui ne comptait pas et seule comptait la victoire pour son camp (on peut d’ailleurs lui reconnaître comme aux americains une forme d’honnêteté dans son cynisme). Olivier exprime une opinion personnelle (qui pourra certes varier) qui n’est pas destinée à réduire bhl et consorts au silence. Le fait que la trahison soit punie ou non est un autre débat.

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        • Pinouille // 16.12.2016 à 10h35

          “Bhl a à maintes reprises détaillé comment et pourquoi la vérité pour lui ne comptait pas et seule comptait la victoire pour son camp”

          Cela expliquerait en effet son entêtement à persister à défendre des causes qui se sont avérées désastreuses après coup.
          Soit.
          Mais dans ce cas, il devrait remplacer le terme “intellectuel” de sa carte de visite par “lobbyiste” (qui n’est au demeurant pas obligatoirement une tare).

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      • tepavac // 16.12.2016 à 12h26

        il semble que le général De Gaule les qualifiait déjà de traitres en 68, lorsqu’il déclarait que 68 était dû à l’ingérence Américaine. Cela sous-entend que les meneurs étaient eux même des agents d’influence américaine.

        Et on se rend compte aujourd’hui, que “Dany le rouge” par ses multiples propos, à l’assemblé Européenne comme dans les médias est plutôt “Dany l’escroc”

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  • Micmac // 16.12.2016 à 03h11

    Je suis d’accord avec vous, les gens qui ont de façon délibérée relayés la propagande de pays étrangers, et ceci contre notre intérêt national, doivent être poursuivi, et j’espère que ça finira par arriver.

    Mais… Je suis aussi intimement persuadé que ces braves gens ont cru les bonnes vieilles rengaines des années 80, comme quoi assurer son avenir et ses réseaux pour gagner du pognon est tout à fait normal et licite…

    Ils l’ont fait et le font en toute bonne foi. Se mettre du côté du manche est une seconde nature chez eux.

    N’attendez pas des larmes de repentir s’il y a effectivement des procès, ces gens ne comprendront simplement pas ce qu’on leur reprochera, même si les faits sont solidement étayés. Des mots comme “éthiques” et “morale” ne sont pour eux que des procédés rhétoriques, qu’ils utilisent abondamment. Ils ne comprendront simplement pas qu’ils puissent être condamner sur des principes qui ne sont pour eux que des arguments contre leurs adversaires politiques.

    PS: C’était une réponse à Olivier au dessus.

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    • moshedayan // 16.12.2016 à 10h53

      Peu de choses à rajouter à la pertinence de votre propos. Ces hommes ne changeront jamais sur le fond (mis à part leur opportunisme congénital). Quant aux procès éventuels (moraux, intellectuels ou réels -ce dont je doute), je suis pessimiste. Ils n’auront pas lieu sûrement car ils misent tous sur une fuite en avant de l’UE vers la confrontation directe avec la Russie pour poursuivre leur propagande (l’UE : leur mentor et leur “financier” en quelque sorte). Seule une défaite matérielle de l’UE les mettrait en difficultés.

        +2

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  • BEOTIEN // 16.12.2016 à 04h57

    Le drame est que les hommes aiment la guerre. Surtout avec le sang des autres. Et plus encore lorsque, pour masquer leurs mauvais instincts, ils disposent d’idées simples* qui leur épargnent ce qu’ils aiment le moins : se colter avec la complexité. Fussent-ils étiquettés intellectuels. À l’exception de rares belles cervelles telles (Aron, Camus, Morin…).

    * Ce qu’on peut toujours compter sur ceux qui ont à y gagner du sonnant et trébuchant pour leur servir.

      +10

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    • Catalina // 16.12.2016 à 07h52

      Béotien,

      Je pense contrairement à vous que les hommes n’aiment pas la guerre mais les banquiers, si.

        +17

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      • Daniel // 16.12.2016 à 15h50

        et pour combattre les banques, le peuple n’a qu’une seule arme : la séparation bancaire qui permet de les mettre à pied et de les faire rentrer dans les rangs.

        Le GLASS STEAGALL est le premier pas pour se diriger vers la Paix par le développement en collaborant avec les BRICS à la nouvelle route de la Soie

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  • abcinuits // 16.12.2016 à 05h37

    Ces soixante huitards , sont devenus des criminels de guerre
    Sans foi , ni lois , a la solde de l’oncle sam , dans une idéologie
    Fanatique et fanatisée d’américano-européisme ,
    Prônant l’ingérence dans tout pays qui veut rester souverain ,
    Face au diktat de globalisation de l’empire us ,
    Et qui affichent une haine de la France sans commune mesure , dignes des hordes nazis, où fascistes .
    Nous n’avons , nous peuple français , aucunes clémences
    A concevoir pour de tels individus, facteurs de massacres,
    Salissant notre pays-nation , détruisant notre diplomatie ,
    notre rayonnement international, pour nous réduire a une part congrue a la solde de l’européisme américain,
    voila une réalité intolérable ,et insupportable pour notre pays
    et son peuple , qu’ils soient donc jugés ces renégats

      +20

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  • anatole27 // 16.12.2016 à 06h28

    Ce qui m’avait le plus frappé à l’époque c’était un des torchons de Rupert Murdoch déposé sur les marches de St Lazare qui représentait Jacques Chirac en ver de terre.

    On dira ce qu’on voudra il leur a tenu tête le Jacquot, merci …

      +22

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  • nulnestpropheteensonpays // 16.12.2016 à 06h45

    est ce que quelqu’un aurait le lien de la video où poutine force un milliardaire a signer un document je crois pour empêcher une fermeture d’usine

      +2

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    • Perret // 16.12.2016 à 07h45

      Il s’agit de l’oligarque Oleg Deripaska, patron de Rusal, qui fait par ailleurs des affaires juteuses en Guinée, dont le président Alpha Condé est l’ami de Kouchner et de Soros :
      https://www.youtube.com/watch?v=Q2szcdHGIn4

        +9

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  • josé // 16.12.2016 à 08h17

    J’ai toujours vu ces maîtres penseurs, donneurs de leçon, dans un discours anti-communiste, qu’il soit contre l’URSS en son temps, ou plus généralement encore en France lors des élections, et ça continue encore aujourd’hui. A une époque, c’était le couteau entre les dents du communiste, plus tard la France soviétique. C’est un délire qui a sa logique.
    Idiots utiles, pourquoi pas ; mercenaires du capitalisme à coup sûr, car c’est bien lui qui mène la guerre à travers la planète.

      +21

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    • SARTON Bernard // 16.12.2016 à 14h49

      En effet ce sont surtout des agents patentés du capitalisme , ils utilisent leur profession de philosophes ou de cinéastes ou autres dérives intellectuelles comme outil de propagande du système grâce à la bonne volonté des médias aux mains des exploiteurs . Le combat de classe est permanent mené par la bourgeoisie pour défendre et perpétuer son système dramatique et chaotique . Les révolutionnaires font parfois des bêtises qu’ils payent d’ailleurs très cher (Lumumba-Sankara-Guevara etc …) et c’est pour ça qu’il faut une vigilance constante du rapport de force pour mener des actions efficaces et victorieuses à court et moyen terme . Les mercenaires du capitalisme bien payés sont recrutés en permanence pour combattre les militants qui veulent un autre monde que l’économie de marché capitaliste qui entraîne la misère et le chômage partout . L’anti-communisme est une arme parmi d’autres comme outil de propagande du système en fin de vie . L’histoire jugera ultérieurement ce ramassis d’aventuriers à l’égo surdimensionné , les peuples les ont déjà jugé en les ignorant par la non lecture de leurs oeuvres faussement littéraires .

        +7

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  • openmind // 17.12.2016 à 22h37

    Glucksmann c’était pas André son prénom?
    L’homme chanceux mais pas pour tout le monde.

    Il fait partie des déconstructeurs adoubés par Michel Foucault comme BHL et toute la clique.

    Si vous voulez creuser le sujet, il existe sur le site de radio courtoisie une excellente émission sur Foucault et tous ses descendants avec le livre de François Bousquet “Putain de St Foucault” qui est l’auteur invité avec un niveau d’analyse délectable dans chronique de la vieille europe de novembre 2015.

    “François Bousquet, rédacteur en chef adjoint de la revue Éléments, déboulonne dans son livre « Putain » de Saint Foucault la statue faite à l’intellectuel, passage obligé de tous les étudiants en philo, psycho et sociologie. Bousquet voit en Foucault l’origine théorique de la haine de soi française, de la théorie du genre, et de la destruction des valeurs.
    Armé de mots choisis , Bousquet démonte tranquillement sur Radio Courtoisie l’architecture conceptuelle du philosophe libertaire (et libéral), un des chefs de file de la si creuse mais si destructrice french theory.”

      +2

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  • RGT // 18.12.2016 à 15h01

    N’oubliez jamais que ces “Intellectuels” ne doivent leur célébrité qu’au relais médiatique qui les a encensés.

    Goupil, Glucksmann, Bruckner, “Botul Hautement Létal” ne seraient RIEN s’ils n’étaient pas fortement relayés ad nauseam par tous nos médias “indépendants et objectifs”.

    Avec leur “puissance de feu” médiatique je vous garantis que n’importe quel indigné de la “craditude” de nos “élites” pourrait faire dresser des forêts de pals dans tous les lieux publics.

    En cette époque de Noël, ça donnerait un petit aspect festif à nos centres-villes au milieu des sapins de Noël.

    Quand j’entends un gros buzz médiatique sur un sujet “qui fait con-sen-sus” chez les “experts”, j’ai immédiatement tendance à devenir méfiant.

    En parlant d’experts, la “dernière grande découverte” des dirigeants d’entreprises est “il n’y a rien de pire qu’un expert dépassé”… Il y en a qui se réveillent enfin !!!

    Je pense que cette dernière catégorie est sur-représentée dans nos médias et qu’il serait sans doute temps de faire un peu de ménage en les envoyant à la retraite (au minimum vieillesse, ça correspond à leurs compétences).

      +1

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