Une interview de 2011 – qui n’a pas pris une ride – de Robert Baer, l’ancien responsable Moyen-Orient à la CIA…

Source : La Libre, Christophe Lamfalussy2, 24-12-2011

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INTERNATIONAL

Le “Printemps arabe” pourrait accoucher au Moyen Orient d’une sorte de califat, où les Frères musulmans joueraient dans un premier temps un rôle central, suivis par des salafistes, “plus cohérents et plus engagés”. C’est l’une des prédictions que fait l’Américain Robert Baer dans cette interview accordée à “La Libre Belgique”, par téléphone, depuis New York.

Robert Baer, vous avez été agent de la CIA pendant vingt et un ans, principalement au Moyen-Orient. Que pensez-vous de ce qui se passe en Syrie ?

J’ai vécu à Damas pendant les années quatre-vingts et y suis revenu par la suite. Je comprends la famille al Assad et les alaouites jusqu’à un certain point. Ils vivent retranchés dans une forteresse et ne peuvent pas se rendre. Il y aura inévitablement une sorte de guerre civile. Il n’y a pas de porte de sortie, plus moyen de revenir en arrière avec ce niveau de violence. Si les alaouites devaient battre en retraite avec leurs armes et leur argent, il y aurait d’énormes déplacements de population de Homs et de Damas. Ce serait vraiment une situation révolutionnaire s’ils étaient forcés de partir. C’est un conflit sectaire.

Sectaire ?

Sunnites, chrétiens et alaouites… ces divisions alimentent le conflit. Le vrai problème est que les sunnites des grandes villes voient les alaouites comme des intrus. Un peu comme les sunnites de Bagdad ont vu les chiites comme des intrus. La plupart des Syriens sunnites voient les alaouites comme des apostats qui ne respectent pas le vrai islam, et ils ne peuvent le tolérer. Ensuite, il y a cette corruption rampante en Syrie qui est devenue pire avec Bachar. Quand je vivais en Syrie, c’était un Etat totalitaire ; vous ne pouviez pas comme étranger donner un pot-de-vin. La dernière fois que j’y suis allé, les gens du ministère de l’Information sollicitaient les pots-de-vin. Ce fut un choc pour moi.

A Damas, les gens se plaignent d’être les otages d’un conflit beaucoup plus large, qui implique l’Arabie saoudite, la Turquie et le Qatar. Ont-ils raison ?

Non. Ces divisions remontent à bien plus loin. Il est évident que la télévision Al Jazeera, du Qatar, a mis de l’huile sur le feu, mais les ingrédients étaient déjà là. Quant à la Turquie, elle ne comprend pas ce qui se passe en Syrie. S’il y a une influence étrangère, elle vient de Tripoli (NdlR : la grande ville du Nord Liban, le fief sunnite de Saad Hariri). La Turquie pourrait bénéficier économiquement de la chute du régime Al Assad et de l’influence décroissante de l’Iran, mais ne peut pas alimenter à elle seule l’insurrection. Et pas plus le Qatar. Le pays n’a même pas un service de renseignement. Le sheikh Karadawi se trouve au Qatar et alimente la révolte arabe. Mais les divisions syriennes existent depuis longtemps.

Pour l’Iran, la Syrie est un chaînon vital ?

Oui, c’est vital parce qu’ils croient que la révolution iranienne est le moteur du monde arabe et qu’ils ne peuvent pas perdre. Mais l’Iran ne peut pas influencer réellement la Syrie. Ils peuvent donner de l’équipement via l’Irak et de l’aide économique. Mais ce n’est pas décisif. Le Hezbollah (NdlR, pro-iranien) soutient le régime d’Assad mais ne veut pas être impliqué dans une guerre civile au Liban. La situation est imprévisible.

Etes-vous favorable à une intervention militaire occidentale en Syrie ?

Non, car chaque fois que l’Ouest s’implique dans une guerre, il multiplie les dommages. L’invasion de l’Irak en 2003 est une des catastrophes majeures du XXIe siècle. Ils ont détrôné un tyran. Et ils ont rouvert les divisions ethniques. Une intervention militaire en Syrie affecterait toute la région, y compris la Jordanie et le Liban. Il y aura une division plus profonde entre la Turquie et l’Iran. La situation deviendra hors contrôle, et l’on verra une guerre régionale. Vous ne pouvez pas voir dans cette région des guerres civiles locales se multiplier sans déboucher sur une guerre régionale.

On s’inquiète en Europe de voir que le printemps arabe a débouché sur l’arrivée au pouvoir des islamistes. Faut-il s’en inquiéter ?

C’était totalement prévisible ! On a parlé de révolution “Twitter” ou “Facebook”, mais il y a une totale incompréhension de cette partie du monde de la part des Etats-Unis.

Nous sommes en train de voir l’émergence d’une sorte de califat. La force dominante dans ces pays sont les Frères musulmans. Ils sont organisés. Ils promettent de combattre la corruption, une promesse qui n’a pas encore été testée.

Les Frères musulmans sont comme Alexandre Kerensky, lors de la révolution russe. Ils disent tout ce qu’il faut dire. L’étape suivante risque de voir émerger les salafistes, les plus cohérents et les plus engagés (NdlR, Kerensky fut l’un des avocats de la lutte contre le régime tsariste, mais fut balayé ensuite par les bolcheviques).

Pour en revenir à la Syrie, est-ce que les Russes peuvent trouver un dénouement diplomatique ?

Non. Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est postposer une décision des Nations unies. Mais il n’y a rien que puisse faire l’Onu. C’est comme en Libye. On a pu précipiter la chute de Kadhafi, mais je ne vois pas d’autre solution en Libye que les Frères musulmans. Et même avec eux au pouvoir, il y aura des divisions entre Tripoli et Benghazi. Vous pouvez détruire un pouvoir centralisé, mais au bout du compte, vous vous retrouverez avec les mêmes divisions ethniques qui existaient auparavant. Ce sera la même chose en Syrie.

L’Egypte reste-t-elle un pays central dans le monde arabe ?

Oui, ce qui s’y passe est important. L’Egypte pourrait être un modèle. Les militaires vont tenter de se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible, mais finalement, ils devront céder. Par ailleurs, je ne vois pas comment la monarchie jordanienne pourra se maintenir si nous avons une vraie révolution dans une Egypte dirigée par les Frères musulmans, en Syrie et avec un Irak divisé.

Sommes-nous en train d’assister à une révolution ?

Oui. Il suffit que l’un de ces pays réussisse. Mais, pour le moment, c’est plus vers une guerre civile régionale que l’on tend, comme la guerre de cent ans. Les frontières de la région ont été fixées arbitrairement. Et au milieu de tout cela, vous avez cette chose étrange qu’est Israël. On l’ignore pour le moment. Mais si j’étais israélien, je serais terrifié.

Source : La Libre, Christophe Lamfalussy, 24-12-2011

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17 réponses à [2011] Robert Baer : “On va vers une guerre de cent ans”

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 02 juin 2016 à 06h29

Finalement les chefs qui imposaient la paix civile, comme Saddam Hussein et Kadhafi, par exemple, abattus comme des chiens parce que décrétés dictateurs par les occidentalistes, permettaient, par défaut, d’épargner beaucoup plus de vie humaines que maintenant.
Mais ces chefs, non alignés, capables de résister n’ont pas été abattus parce qu’ils étaient dictateurs, mais parce qu’ils dérangeaient les plans mondialistes de la haute finance internationale apatride, suivis avec conviction par les démocratistes droit-de-l’hommistes persuadés de faire avancer “la civilisation”à l’occidentale. Le résultat est désastreux. Mais c’est aussi un avertissement à ceux qui défendent leur peuple, et qui sont décrétés dictateurs, même s’ils sont démocratiquement élus..

  1. Ailleret Le 02 juin 2016 à 01h05
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    Qu’il s’agisse de l’Américain Robert Baer ou de l’Israélien Meir Dagan, mort récemment, le monde du renseignement est l’une des dernières institutions à produire des analyses sensées, dans un monde occidental idéologisé ou même délirant. Bien peu prédisaient en 2011 l’avènement d’un califat au Moyen-Orient. Sur nos ondes, on se gargarisait de la « révolution twitter », du printemps arabe (expression empruntée à Benoist-Méchin)…

    Le problème, concernant la Syrie, est que les services français ont adapté leurs analyses pour complaire à une direction politique passionnée par la chute sans cesse imminente de Bachar al-Assad. En cette fin 2011, les premiers attentats contre les forces de sécurité syrienne étaient volontiers attribués par nos médias à une manipulation du « régime » : par ces médias qui parlent de « complotisme » pour faire taire la dissidence.


  2. Pierre Le 02 juin 2016 à 02h31
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    Pour moi, cela paraît également être une analyse extrêmement simpliste des enjeux geostratégiques de la région. Sans nier les “agendas” locaux, il semble évident que des “agendas” supérieurs (cad internationaux) font partie de l’échiquier…pour le plus grand malheur du “pékin” moyen de la région…
    Le cynisme des dirigeants occidentaux et orientaux n’attribue qu’une insignifiante valeur à la vie humaine. Sa mort peut par contre être extrêmement “rentable”, lorsqu’elle est bien exploitée.


  3. DUGUESCLIN Le 02 juin 2016 à 06h29
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    Finalement les chefs qui imposaient la paix civile, comme Saddam Hussein et Kadhafi, par exemple, abattus comme des chiens parce que décrétés dictateurs par les occidentalistes, permettaient, par défaut, d’épargner beaucoup plus de vie humaines que maintenant.
    Mais ces chefs, non alignés, capables de résister n’ont pas été abattus parce qu’ils étaient dictateurs, mais parce qu’ils dérangeaient les plans mondialistes de la haute finance internationale apatride, suivis avec conviction par les démocratistes droit-de-l’hommistes persuadés de faire avancer “la civilisation”à l’occidentale. Le résultat est désastreux. Mais c’est aussi un avertissement à ceux qui défendent leur peuple, et qui sont décrétés dictateurs, même s’ils sont démocratiquement élus..


    • Arcousan09 Le 02 juin 2016 à 09h30
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      Analyse que je partage à 200%
      Il y a beaucoup plus à craindre des faucons illuminés U.S. que des “dictateurs”et autres Russes qui n’ont comme seul défaut de ne pas entrer dans le moule de l’hégémonisme concocté par de redoutables prédateurs


  4. John Le 02 juin 2016 à 07h38
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    La comparaison avec la guerre de 30 ans serait plus adéquate. C’est un conflit méconnu (peu voir pas enseigné) qui a amené progressivement les européens à séparer la religion de l’état.


  5. DVA Le 02 juin 2016 à 08h34
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    Guerre de 100 ans ?…lol…Euh guerre …le temps d’écouler les marchandises des fabricants de canons…’ça ‘demande juste d’avoir plus d’imagination pour faire mieux que le concurrent et ainsi ,gagner des parts de marché…ça coûte…en vies humaines et en destructions…Mais ça rapporte un paquet de sous et ça rapportera encore longtemps…


  6. Koui Le 02 juin 2016 à 08h36
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    Les extrémistes sunites ne tolèrent aucune expression religieuse autre que la leur, sans parler même de l’athéisme. Dans un pays Carrefour au mœurs brutale comme la Syrie, c’est évidemment la promesse d’une longue guerre. C’est ce qu’avait déjà compris Baer à l’époque ou les frères musulmans étaient le courant dominant de l’opposition, c’est encore plus vrai maintenant que les milices salafistes ( Isis, al Nosra, Ahrar al Sham…) ont pris le leadership de la rébellion. Dans d’autres pays comme la Tunisie, les salafistes ont pu être endigues par l’alliance de toutes les autres forces frères musulman compris.


    • Laurent Le 02 juin 2016 à 12h12
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      Etes-vous sûr qu’on n’exagère pas la réalité et l’importance des antagonismes religieux qui existaient dans les sociétés arabes avant les attentats du 11/09 et le déclenchement de la “guerre contre le terrorisme” ? Etes-vous sûr que les antagonismes religieux évoqués par Robert Baer n’étaient pas largement fictifs, et que ce dernier ne les grossit pas exagérément, sachant qu’aucune société n’est parfaitement homogène ? Etes-vous sûr que ces antagonismes n’ont pas été délibérément créés, provoqués et consciencieusement alimentés par une, ou des puissances extérieures, pour faire monter l’entropie dans ces sociétés jusqu’à leur point de destruction ?

      On fait tout pour nous faire oublier qu’avant les attentats censément commis par Ben Laden, et la “guerre contre le terrorisme” qui s’est ensuivi, les différentes communautés ethniques et religieuses de Syrie, France et ex-Yougoslavie se mélangeaient et vivaient ensemble de manière relativement harmonieuse et paisible, et que le sentiment national sublimait ces appartenances particulières. Mais alors qui a intérêt à faire monter les haines et à nous convaincre de l’irréductibilité de nos différences et de l’impossibilité de vivre ensemble ? De qui les identitaires en France, les nationalistes en Ukraine et ex-Yougoslavie et les islamistes en Syrie sont-ils les idiots utiles ? A qui le chaos profite-t-il ?


      • Fabrice Le 03 juin 2016 à 06h37
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        Le chaos profite à la nature Laurent.
        Nature qui se fou comme d’une guigne de l’homme, du bien et du mal.
        Nature qui ne nous regardera même pas disparaître et réessayera, inéluctablement de developer des formes de vies résilientes et adaptables.


  7. LS Le 02 juin 2016 à 10h09
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    C’est une analyse ethno-centrée, typiquement anglo-saxonne, parfaitement recevable à sa date de parution (fin 2011). Qu’il y ait des motivations confessionnelles et ethniques propre à la Syrie est une évidence mais, au vu de ce qui s’est passer par la suite, elle me paraît avoir “pris des rides”, justement.
    Elle passe sous silence l’activisme des US et des voisins pour déstabiliser le régime syrien.
    Elle passe sous silence les motivations idéologiques et économiques de ceux-ci.
    Elle passe sous silence qu’il existait une opposition démocratique purement syrienne jusqu’à mi-2012, qui n’a jamais été soutenu par les occidentaux et qui aurait pu gagner avec Bachar si Bachar (et/ou l’état profond syrien) n’avait pas joué au con lors des élections de mi-2012.
    Elle passe enfin sous silence qu’une partie significative des sunnites syrien soutenait (et soutient toujours) Bachar el-Assad.
    D’autre part j’ai des doutes qu’on puisse systématiser ainsi un processus révolutionnaire et contre-révolutionnaire identique pour tous les pays cités.


  8. Albert Le 02 juin 2016 à 11h54
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    Robert Baer avait écrit en 2004, que le croissant musulman du Maroc à la Turquie tenait sur deux pays : la Libye et la Syrie. Si ces deux pays rentraient dans le chaos, ce serait l’anarchie sur tout le pourtour méditerranéen. A l’époque Kadhafi était solidement en place ainsi que les Assad, et il n’y avait pas de printemps arabe en vue.

    Depuis il y a eu l’intervention de la France en Libye et des Etats-Unis en Syrie. Le chaos s’est installé en Libye. Si la Syrie tombait, tout le proche-orient s’écroulerait.
    Dans le Hillary-leak, certains emails de Hillary “indiqueraient” (je ne les ai pas vus) qu’elle voulait la guerre en Syrie pour favoriser Israel et faire barrage à l’Iran. La position US d’Hillary se comprend en lisant cet article de Robert Baer où l’on voit que derrière la guerre en Syrie c’est l’Iran qui est visé.

    J’ai souvent pensé qu’un ex-agent de la CIA ne pouvait pas informer sans déformer la vérité. Il ne parle jamais de torture alors que la CIA la pratiquait en appliquant le Kubark. Et puis en le lisant, on s’aperçoit qu’il a lui-même été victime de ces techniques quand il était en poste en Virginie suite de quoi il avait démissionné. Il faut reconnaitre que tout ce que j’ai pu vérifié de ce qu’il a dit s’est toujours vérifiée.

    Dans cet article, il prédit ce qui est arrivé, avec pourtant une situation particulièrement étriquée voire insoluble.
    Aussi, moi je dis que s’il fait des pronostics pour le prochain tirage du loto, je suis preneur.


  9. christian gedeon Le 02 juin 2016 à 12h52
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    Je ne sais pas trop…comparer les Frères Musulmans à … Kerensky me paraît du plus haut comique,pour ne pas dire du plus haut stupide. Les Frères musulmans ne sont des “modérés “,comme on voudrait nous le faire croire…loin s’en faut. Ils sont la source à laquelle s’abreuve Daech et consorts.Penser le contraire relève d’une profonde méconnaissance des mouvements islamiques radicaux….tout ce que j’ai à dire de cet “article ” est “encore une billevesée américaine” qui essaye de justifier la politique US favorable aux islamistes et au nettoyage religieux du MO… [Modéré]


  10. Sami Le 02 juin 2016 à 14h04
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    L’Islam (de base, Coranique…) N’existe quasiment pas. Ce qui existe, ce sont 2 religions issues de l’Islam, le Sunnisme et le Chiisme, avec chacune sa littérature (les fameux Hadiths, leCoran étant mis sous le boisseau), et son agenda “califale”.
    – Le califat Sunnite, basé sur les 4 (5 en vérité) 1ers Califes.
    – Le Califat Chiite, basé sur le retour messianique du Mahdi, censé être descendant du Prophète et de Ali. (je la fais vite…)

    Bon.

    Ces deux conceptions, peu à peu, s’estompaient, alors que l’Empire Musulman était démantelé, et remplacé par des Nations post coloniales basées sur la civilisation moderniste Occidentale.
    Pour maintenir la cohésion et l’évolution de ces nations nouvelles, il fallait impérativement des dictateurs autoritaires. Nationalistes… Mais l’Occident (avec Israel) et la Saoudie Wahhabite en ont décidé autrement (on en connaît les raisons).

    Et nous voilà avec les vieilles lunes des Califats sur les bras !
    Ca finira mal. C’est la seule certitude.


    • aleksandar Le 03 juin 2016 à 16h46
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      Hum, vous la faites trop vite justement si je puis dire.
      Les différences entre sunnites et chiites, le poids de l’histoire iranienne et de l’empire perse, le mépris des iraniens pour les saoudiens qu’ils considèrent comme des gardiens de chèvres incultes,
      la relation des chiites avec l’idée du califat, avec le djihad etc, mériteraient un dossier complet sur ce site.

      Le califat chiite par exemple n’est pas ” expansionniste” à la différence du califat sunnite, puisqu’il attend le retour du Madhi, puis de l’Antechrist et enfin de Jésus qui tuera l’Antechrist et prendra le Madhi comme Iman.
      Et tous les humains se convertiront.
      Pourquoi se presser ?


  11. Jean Le 02 juin 2016 à 14h17
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    Un lieu dans lequel on peut débattre est un lieu qui respecte l’opinion de chacun pour peu que la courtoisie et le respect du droit soit de mise. Je regrette que cela ne puisse exister ici et je m’interroge sur le sens à donner à la suppression du message suivant :

    “A Langley, on aime à rappeler cette phrase aux jeunes recrues : “A la CIA un jour, a la CIA toujours”

    Notre démocratie restera une coquille vide sans ce respect minimum que nous nous devons les uns aux autres.


  12. vesso Le 02 juin 2016 à 21h09
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    “On l’ignore pour le moment. Mais si j’étais israélien, je serais terrifié”.
    Ben je dirais aussi que si j’étais terrien, je serais tout autant terrifié: le sort du monde se joue aux Proche et Moyen-Orient, hein…Pas en Ukraine, pas en Corée…
    Et pour qui connait cette affaire, je dirais que nos voisins ummites ne vont pas tarder à remballer leur corps expéditionnaire…


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