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26.juillet.201826.7.2018 // Les Crises

Benalla et l’arc d’extrême droite, par Frédéric Lordon

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Source : Le Monde diplomatique, Frédéric Lordon, 23-07-2018

Hugo Mayer. — Sans titre, de la série « Polices et voleurs », 2015
http://www.hugomayer.com

Laffaire Benalla, c’est la police qui en parle le mieux. « Nous avons le sentiment que d’une affaire Benalla, on est en train de faire une affaire de police (1) », déclare un syndicaliste policier. Précisément. Et d’ajouter dans un éclair de lucidité dévastatrice : « Ce n’est pas ça la police. Il a ruiné notre image. » Bien sûr, avant d’être dévastatrice, cette lucidité est paradoxale puisqu’elle prend la forme retournée de la dénégation, ce tour du psychisme qui fait dire la vérité mais en énonçant le contraire de la vérité. En lieu et place de « ça n’est pas ça la police » et « il a ruiné notre image », le lecteur attentif aura évidemment rectifié de lui-même pour entendre « la police, c’est tout à fait ça (si ça n’est pas bien pire) » et « il a mis en pleine lumière ce que nous sommes ».

La mise au débat public des manières réelles de la police via les méfaits d’un séide de seconde zone fait irrésistiblement penser à Al Capone, tombé pour fraude fiscale. Hegel appelait « ruse de la raison » cette manière particulière qu’emprunte parfois l’histoire pour s’accomplir : les tournants majeurs se négocient au milieu des broutilles, et l’Histoire majestueuse avance par les forces des histoires de cornecul. L’Histoire de la période présente, c’est qu’il y a un problème de police, et même de police-justice, dans ce pays, un problème de première grandeur, où il faudra bien se décider à voir un symptôme politique.

Au reste, il appartiendrait à une minutieuse enquête de sociologie des médias d’éclairer ce mystère de l’émoi qui a saisi les rédactions au spectacle d’une scène de violence que, dans leur propre norme désormais déformée, les manifestants ne seraient pas loin de trouver « ordinaire ». C’est que depuis deux ans, en fait depuis la manifestation COP 21 du 29 octobre 2015, date d’inauguration de l’état d’urgence à usage des opposants politiques, la violence policière déployée contre les manifestants n’a cessé de passer des seuils. La police matraque, la police éborgne, la police grenade, mutile et tue. À qui veut se donner la peine de simplement regarder, les réseaux sociaux offrent depuis deux ans des tombereaux de vidéos de brutalités policières proprement ahurissantes, dont le centième suffirait à horrifier la population… si seulement on les lui donnait à voir. Mais à cette exposition, qui entre normalement dans le minimum minimorum des devoirs de la presse, la population n’a jamais eu droit. Sauf […]

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Commentaire recommandé

Ovuef2r // 26.07.2018 à 06h46

Il n’a pas tort, mais a t’il raison ?
Ces images sont connues, nous le savons désormais, par le ministère de l’intérieur, la préfecture de police de Paris, l’Elysée depuis le 2 mai. Donc aussi par les journalistes. Mais n’apparaissent que maintenant.
Le jour ou Macron fait envoyer un convoi humanitaire en Syrie, semblant se rapprocher de la Russie dont il a vu le président à 2 reprises pendant la coupe du monde. Publiées par Le Monde dont les accointances avec les néo-conservateurs américains et leur politique en Syrie est flagrante depuis des années. Amplifié par les révélations du Canard Enchaîné d’hier qui, bizarrement, me semble depuis longtemps avoir les mêmes complaisances que la majorité de ses confrères vis.à vis de l’État profond US.
Le moment où ces faits ont été rapportés ne saurait être fortuit. Car Lordon a raison : d’habitude on en parle pas, encore plus quand ça touche la présidence Macron. Alors que Le Monde a fait partie de ceux qui l’ont aidé à en arriver là, avec le bouquin qui a dézingué Hollande (Un président ça ne devrait pas dire ça) et, aidé par le canard, en dézinguant Filllon au quotidien pendant des semaines…
Pourquoi maintenant est la question de tout ce « spectacle ».

181 réactions et commentaires

  • Ovuef2r // 26.07.2018 à 06h46

    Il n’a pas tort, mais a t’il raison ?
    Ces images sont connues, nous le savons désormais, par le ministère de l’intérieur, la préfecture de police de Paris, l’Elysée depuis le 2 mai. Donc aussi par les journalistes. Mais n’apparaissent que maintenant.
    Le jour ou Macron fait envoyer un convoi humanitaire en Syrie, semblant se rapprocher de la Russie dont il a vu le président à 2 reprises pendant la coupe du monde. Publiées par Le Monde dont les accointances avec les néo-conservateurs américains et leur politique en Syrie est flagrante depuis des années. Amplifié par les révélations du Canard Enchaîné d’hier qui, bizarrement, me semble depuis longtemps avoir les mêmes complaisances que la majorité de ses confrères vis.à vis de l’État profond US.
    Le moment où ces faits ont été rapportés ne saurait être fortuit. Car Lordon a raison : d’habitude on en parle pas, encore plus quand ça touche la présidence Macron. Alors que Le Monde a fait partie de ceux qui l’ont aidé à en arriver là, avec le bouquin qui a dézingué Hollande (Un président ça ne devrait pas dire ça) et, aidé par le canard, en dézinguant Filllon au quotidien pendant des semaines…
    Pourquoi maintenant est la question de tout ce « spectacle ».

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    • UnJournaliste // 26.07.2018 à 09h18

      Depuis le début cette affaire me fait penser à un contre feu mal maîtrisé pour étouffer l’affaire des violences post finale. En effet pourquoi pour le monde sortir cette affaire de lampistes (qui aurait du finir en quelques heures avec des têtes de subalternes coupées) et ne pas continuer 2 jours après la victoire de la France avec des articles sur le black-blanc-beur ou continuer à cracher son venin sur Poutine? Au passage on remarquera qu on ne parle plus du saccage des Champs-Élysées vu sur les chaînes du monde entier. Ça permettra de faire croire que l’image de la France à l’international est au firmament grâce au football et à notre président.

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      • Elodie // 01.08.2018 à 16h26

        C’est vrai! A l’etranger on ne parle que des violences post finale du mondial de foot. C’est le sujet a discuter dés qu’on s’aperçoit qu’il y a un français dans le groupe. Les gents sont choques!

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    • zx8118 // 26.07.2018 à 09h27

      En attendant d’y répondre la comédie est amusante, j’avoue que le spectacle d’un Macron tabassé par la presse m’enchante davantage encore qu’il me surprend. Gouttons notre plaisir qui pourrait prendre fin du jour au lendemain.

      C’est peut-être aussi en mettant en lien les événements qui vont coincider ou précéder ce revirement que nous aurons des éléments de réponses.
      Macron tient son agenda en ce qui concerne le néolibéralisme, idem pour l’aspect sociétal, reste en effet la politique étrangère des néoconservateurs. Il n’y a pas seulement la Russie, la Syrie et l’Iran qu’il faut détester sans trêve mais aussi Trump. Et en même temps il faut aimer inconditionnellement l’Amérique (ses transnationales) et Israël dont la capitale, Jérusalem, n’a pas été reconnue par la France. C’est peut-être un ensemble qui lui vaut cet avertissement. Hélas, dans cette hypothèse ce ne serait pas en raison des pires décisions mais de quelques rares éclairs de lucidité que Macron serait rappeler à l’ordre.

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      • learch // 27.07.2018 à 14h52

        “tabassé par la presse” ? Tabassé par ceux qui l’on quasiment élu ? Tabassé par Ariane Chemin, Davet et Lhomme ? Non, difficile de croire à un tel revirement de milliardaires propriétaires de journaux ou de tels journalistes… à moins que le renvoie d’ascenseur de Jupiter se fasse trop attendre ou qu’il soit trop succinct, voir annulé.

        Je pense qu’il n’est pas tabassé, que c’est un faux tabassage, à peu près maîtrisé par le palais… L’affaire Benalla est un pare-feu oui, mais vu son envergure, que cherche-t-il a étouffer ? Des gestes malheureux d’un barbouze ? Non, ça ne vaut pas tout ça… La réforme constitutionnelle ? C’est tout le contraire : elle est bloquée… Une guerre interne entre institutions sous fond de réforme du GSPR ? Ce n’est pas Benalla qui se serait retrouvé sous les projecteurs… J’espère qu’il y a des vrais journalistes pour nous permettre d’y voir plus clair… mais peut-être n’y a-t-il rien à voir.

        Benalla sait, lui. Et il est toujours protégé : la communicante du couple Macron s’occupe de son image lors de l’interview au Monde.

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    • UnKnown // 26.07.2018 à 10h09

      Affaiblir le Macron au niveau intérieur, pour ne pas qu’il prenne le dessus sur une Merkel très affaiblie dans les échanges Européens. Même s’il est un européiste acharné, il a une ambition qui risque de faire trop de remous pour Bruxelles et les technocrates européens. Le voilà occupé à se débattre dans une flaque d’eau stagnante.

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    • natoistan // 27.07.2018 à 00h58

      Francis Cousin sur l’affaire Benalla : “Macron est en décalage avec la réalité nécessaire du capital”.
      L’hypothèse Syrie/Russie,Macron serait soudain entre le 15 et le 18 juillet devenu un ‘pro Russe’…ça se tient car les dates collent.Quand on sait que tout part du Monde(BHL)et de BFM(Drahi),soit des médias néocons mondialistes,contrôlés par une certaine entité qui occupe la Palestine.

      https://youtu.be/lnnkGUW0xfw

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  • malborough // 26.07.2018 à 06h50

    Tout juste !
    Montée de la violence et de l’extrême droite de plus en plus décomplexée ….
    Un petit bémol qui reste à analyser : ces casseurs qui débarquent à tout rassemblement populaire : qui sont ils, d’où viennent ils ?
    Sans eux ce déploiement policier et leurs méthodes auraient du mal à se justifier ….
    Une rigolade tout de même : ces coureurs du tour de France stoppés par un nuage de gaz lacrymo qui leur arrive en pleine figure .
    Au départ une petite contestation paysanne …
    Pas touche au sport , un dérivatif bien commode .

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    • xc // 26.07.2018 à 08h33

      Il fut un temps, à ce qu’on dit, où les syndicats avaient des services d’ordre efficaces qui n’auraient pas toléré que leurs manifestations soient polluées par quelque élément extérieur, quel qu’il soit. On en saurait peut-être plus sur les casseurs si c’était toujours le cas.

      Le Tour: c’est le gagne-pain des coureurs et d’un tas d’autres gens. Qu’on se souvienne de Bernard Hinault faisant le coup de poing contre des manifestants.

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  • Fabrice // 26.07.2018 à 06h54

    La je dois avouer que le mélange des idées et des a priori de Lordon sur le régime, la police, les dogmes de Macron rendent ce texte incompréhensible tant les méandres de réflexion s’entrechoquent. Dommage Lordon rend un constat d’habitude éclairant.

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    • Veloute // 26.07.2018 à 23h04

      L’Ordon a cessé d’être intéressant lorsqu’il a commencé à quitter son domaine : la réflexion, le théorique, pour jouer au militant, voire à l’aspirant leader politique. En gros lors de Nuit Debout.
      Depuis son discours n’est que posture de gauchiste (la maladie infantile du communisme selon Lenine) avec tout ce que peut ça peut comporter de dogmatisme et de catégories opératoires aussi simplistes que préconçues.
      Ainsi, n’hésite-t-il pas à donner dans l’antique “CRS – SS”, certes enrobé du verbiage interminable qu’on lui connaît.
      “La police, c’est ça”, c’est beau, c’est fin. Aussi fin que “les manifestants, c’est des casseurs”, tiens !
      Cela a au moins le mérite de flatter le militant de base, qui peut se pignoler de comprendre quelque chose de toutes ces phrases interminables.
      Je vois qu’on en arrive au fachisme plus loin dans le texte. Je ne veux même pas savoir comment de Bellana on en arrive à convoquer de nouveau ce mot-valise, ni pour en faire quoi.

      Tant de vent pour ne parler de la complexité du monde qu’en binaire : 0 1 0 0 1… gauche facho facho gauche facho gauche gauche…

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      • Babeuf // 27.07.2018 à 07h45

        Car d’après vous, dénoncer les exactions d’une police de plus en plus violente et celle d’un Etat dont la dérive liberticide est de plus en plus patente, dénoncer les omerta de tous ordres de la part des “grands médias”, leur indigence éthique et professionnelle, relever les atermoiements des centrales syndicales, j’en passe, c’est du “gauchisme” ? Un homme que vous qualifier de théoricien (à juste raison) n’aurait, ne saurait selon vous, exprimer un ou des billets d’humeur face à une réalité politico-sociale désastreuse ?

        Il et vrai que l’esprit critique est tellement répandu de nos jours, n’est-ce pas, que les lignes de F. Lordon vous semblent frappées d’indigence ? Voilà des propos qui servent à tous les thuriféraires de l’ordre établi.

        Babeuf

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        • Veloute // 27.07.2018 à 15h31

          Zut… pour une fois que j’ai fait concis avec la, maintenant manifestement fausse, impression d’être clair et à l’abri du procès d’intention : me voilà tacitement convié à décliner mon CV ultra-gauche friendly pour crime de malpensance. Ce que je ne ferai pas, rassurez-vous.

          J’aime assez le “Voilà des propos qui servent à tous les thuriféraires de l’ordre établi” et le reprends à mon compte : l’indigence, en effet, du logiciel d’une certaine gauche – celle de posture, le gauchisme donc – dont M. Lordon est maintenant l’un des porte-parole est un facteur, parmi d’autres, de division du peuple elle, cette gauche, se plaît à se réclamer et prétends défendre.

          Voyez comme l’hystérie du contrôle du pédigré des participants, par l’orga comme par les meutes antifa et leurs suivistes, a flingué un rassemblement populaire tel Nuit Debout en exfiltrant tout ce qui serait jugé mal-pensant.

          Plus loin, ou plus proche du billet de Lordon, voyez comme, en opposant le clampin au “flic”, forcément “facho” on se prive d’une alliance avec une catégorie socio professionnelle qui, si elle a pour mission initiale de protéger le pouvoir, ne souffre pas moins que d’autre lorsque ce dernier devient inique.

          Cette pensée dogmatique et binaire, en divisant ceux qui pourraient faire front, ELLE (je souligne) fait le jeu des (mot désuet remis à la mode et qui déchire le score au scrabble) de l’ordre établi.

          Tchüss!

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          • Babeuf // 29.07.2018 à 12h37

            J’ai du mal à saisir le sen de vos dernières lignes. je ne vous demande pas de décliner votre “CV d’ultra-gauche” ou quoi que ce soit d’autre. taxer un intellectuel de “gauchiste” parce qu’il décrit une situation exécrable dans ce pays – et qui risque encore de s’envenimer- me rappelle ce qualificatif lancé à qui mieux mieux à une certaine époque. A l’heure où nombre d’intellectuels y compris dans le champ des sciences sociales, ont déserté la critique voire quand certains y compris des universitaires ont promu Macron, qu’un autre penseur donne un autre “la”, me semble salutaire, quelle qu’en soit la portée.

            Entièrement d’accord avec ce que dénonce F. Lordon, je suis donc aussi “gauchiste”. Je vous remercie de m’avoir aidé à mieux cerner mon identité. Félicitations !

            Babeuf

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  • DUGUESCLIN // 26.07.2018 à 07h16

    Au moins Lordon fait l’effort de s’exprimer. C’est donc l’occasion de la réflexion.
    Mais une chose me chagrine beaucoup car elle nous entretient dans un clivage qui divise.
    C’est l’utilisation des mots droite et gauche qui sont systématiquement péjorés.
    Associer à extrême les mots droite (ou gauche) ne fait que fausser le débat.
    Le mot extrême se suffit à lui-même.
    Les idéologies ont toute quelque chose d’extrême, puisqu’elle se réclament d’un idéal supposé.
    Il est possible d’être attaché à des principes, humains, de respect, de bon sens, sans se réclamer systématiquement d’une idéologie ou d’un bord droite gauche dans lequel chacun veut imposer à l’autre sa vision idéalisée, parfois par l’inquisition ou parfois par la force.
    Les maîtres du monde ont l’art d’utiliser ces clivages pour qu’on se tape les uns sur les autres et conserver leur pouvoir.

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    • Bolivarien // 26.07.2018 à 08h49

      Bien d’accord . Mais il n’y a pas que les maîtres du monde pour utiliser ces clivages.
      Une multitude de citoyens par facilité, par ignorance ou par peur de paraître ignorants , se réfugie derrière cette position binaire.
      Dans les faits , il n’y a plus ni droite ni gauche, et c’est un peu dommage que cette notion ne soit pas encore intégrée par les auteurs qui ont ” pignon sur web “. On gagnerait du temps.

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      • Vinnie Reb // 26.07.2018 à 12h00

        Non, effectivement, je n’y crois plus depuis longtemps au clivage gauche/droite. C’est un clivage artificiel entretenu par les médias (le PS = la gauche ! la bonne blague du quinquennat de Hollande !) pour pouvoir emmener les citoyens vers des fausses pistes comme “faire barrage au FN/à l’extrême-droite” pour faire élire Macron. Et aussi entretenir un certain désenchantement vis-à-vis de l’action politique des citoyens qui se retrouvent ligotés dans des élections qui sont devenues pipées.

        Le seul clivage qui est bien réel, celui-là, c’est celui entre les classes dominantes et les classes dominées.
        Membre distingué de ces dernières, je vois bien que ce pouvoir économique, avec Macron en fondé de pouvoir des commanditaires et bénéficiaires de la mondialisation néolibérale, prend le pas sur tout le reste dans une forme d’absolutisme présidentiel, sur le modèle de l’absolutisme royal dont nous nous étions débarrassés en 1789. Ce pouvoir verrouille absolument toute contestation. Le point de départ, pour moi, ce fut 2008 avec la trahison du vote de 2005 sur le TCE : le pouvoir a commencé alors à faire tout ce qu’il voulait.

        Je pense que pour dynamiter le verrouillage que subissent les classes dominées, il ne faudra au minimum la puissance de 1789 + 1870 + 1917… Sinon, on y est pour encore un brave bout de temps ainsi. Après tout, la monarchie française a durée pas loin de 800 ans. Et les nazis promettaient un Reich de mille ans. Les même nazis qui s’accommodaient fort bien de l’absolutisme capitaliste, au passage.

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    • Kokoba // 26.07.2018 à 16h26

      J’aime beaucoup Lordon et son article est de bonne facture.
      Mais effectivement, je ne pense pas que ici les mots “extrème droite” soient justifiés.

      On a plutot affaire ici à une montée de l’etat policier qui n’accepte aucune contestation.
      La logique est clairement expliquée par Lordon :
      ultralibéralisme => plus d’inégalitées => plus de violence contestaires => plus de répression

      L’extrème droite, c’est plus complexe.
      (c’est déjà assez compliqué d’avoir une définition correcte de “l’extrème droite”)

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  • Galvan // 26.07.2018 à 07h26

    Compliqué, voire un peu ampoulé dans l’expression, sans doute, mais le fond est de tout de même plutôt bien vu.
    On assiste bien à une augmentation des violences policières au sein des manifestations. Les exemples ne manquent pas (retraités tabassés, jeunes non violents etc…) de personnes prises pour cibles alors qu’elles n’étaient pas en positions agressives. Les policiers n’agissent pas violamment par principe (sauf certains cas isolés), ils agissent sur ordre.
    Il suffit également de regarder l’usage des lois votées soit disant pour lutter contre le terrorisme pour s’apercevoir que celles ci sont principalement utilisées contre les opposant politiques et économiques (80% des personnes arrêtées). Oui le néolibéralisme est fortement lié aux thématiques d’extreme droite, c’est même une nécessité pour sa survie, car il est de plus en plus fortement contesté par la population.

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    • Kiwixar // 26.07.2018 à 09h35

      ” ils agissent sur ordre”

      Diviser pour régner. Les gueux avec matraques contre les gueux matraqués. S’assurer qu’ils ne s’unissent pas contre les “0.1%” et leurs laquais petits marquis enfarinés.

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    • Micmac // 26.07.2018 à 12h41

      Les liens entre le libéralisme et l’extrême droite sont à mon avis plus profond que ça.

      En effet, accepter des inégalités sociales de plus en plus grande pour assurer l’efficacité économique (c’est ce qu’ils disent…) suppose que l’on considère qu’il existe une inégalité intrinsèque entre les individus. Certains sont meilleurs que d’autres (toujours le discours libéral, pas le mien…), ce sont des premiers de cordée, il faut leur laisser les coudés franches, les laissés faire ce qu’ils veulent pour que la société en bénéficie… Il y a les gens qui réussissent et ceux qui ne sont rien, etc.

      Je ne l’ai jamais lu nul part, et cela m’étonne, mais Macron, à travers son discours, me semble un adepte d’Ayn Rand, ce qui le rend effectivement à la fois proche de l’extrême droite et très inquiétant.

      Quant à la répression policière, oui, elle est vraiment montée d’un cran sous Hollande. La répression des manifs sur la loi travail a été le début de cette répression incroyablement violente de la contestation sociale. Macron ne fait que continuer ce qui se faisait avant. Une des méthodes qui semble avoir été mise au point à cette époque, c’est de parquer des groupes de manifestants dans des nasses pendant des heures, en attendant que quelqu’un craque pour taper dans le tas… Les vidéos montrant Benalla me correspondre à une situation de ce genre. Oui, le but de cette répression est bien de dissuader les gens de manifester.

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  • Cgrotex // 26.07.2018 à 07h46

    La gauche extrême parle de ça haine de la police et de son amour pour une petite frappe comme Adama Traoré…
    Cette gauche extrême qui parle par le peuple , pour le peuple et qui quand elle sort de ça grotte et rencontre le vrai peuple , elle le trouve sale , gros et raciste et s’étonne que le peuple ne soit pas à ça hauteur d’âmes.
    Autant Lordon peut faire d’excellente analyse économique , autant il est à fuir quand il parle de sociétal. Il me fait pensé à “Captain fantastic” dans le film de Matt Ross avec Vigo Mortensen dans le rôle dudit captain.

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    • Micmac // 26.07.2018 à 12h51

      1) Vous pensez vraiment qu’Adama Traoré méritait son sort? Dénoncer les conditions de cette mort fait-il de vous un “amoureux” d’Adama Traoré? Cela fait-il même de vous un militant d’extrême gauche? Cela traduit-il une haine de la police?

      2) Où voyez vous un mépris du peuple dans les textes de Lordon? Où avez vous lu un de ces textes où il parle du peuple sale, gros et raciste? Encore une affirmation gratuite…

      Vous balancez des affirmations les unes à la suites des autres. Ces affirmations sont très discutables, voir fausses, et il n’y a aucun lien logique entre elles…

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      • Yanka // 26.07.2018 à 18h44

        Lordon a un logiciel de lecture tout de même daté, concernant l’extrême droite qu’il voit à l’œuvre partout et en chaque policier. D’un point de vue politique, l’extrême droite en France, ou ce qu’on appelle ainsi (le RN, ex-FN) est plébiscitée depuis quelques années par le petit peuple jadis de gauche, abandonné par la gauche sur les conseils de Terra Nova. Lordon ne peut donc pas aimer ce peuple-là, qui vote si laidement, et d’ailleurs il ne cherche jamais à comprendre ce qui pousse un pauvre hère effrayé par la montée de l’islam et par le niveau de violence dans son pays, à voter pour un parti associé à l’extrême droite. Pour Lordon, ces gens sont des fascistes, donc des idéologues de la droite extrême, rêvant d’instaurer une nouvelle République de Salò (en oubliant régulièrement que le fascisme comme le nazisme se réclamaient du socialisme, donc de la gauche). Lordon est une intelligence de premier plan, mais il est avant tout un idéologue particulièrement obtus. Le peuple, pour les gens de son espèce, sont une abstraction et pas du tout l’ivrogne du secteur, le benêt qui ne peut pas saquer les Arabes, le petit vieux à la moustache suspecte qui verse une larme quand on lui montre à la télé un militaire français, etc. Le peuple de Lordon, ce sont les Sorbonagres inclusifs de Nuit Debout, et quelques meneurs de revue comme Ruffin qui, lui, je crois, aime sincèrement les “gens”.

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        • Riboul // 30.07.2018 à 18h20

          Le nazisme et le fascisme ne se sont jamais réclamés de la gauche, ils se disaient proches du peuple, sociaux. Ce qu’ils n’étaient évidement pas, soutenus avec ferveur par tous les gros industriels du moment pour justement écraser toute volonté d’autonomie des classes qu’ils employaient en parasitant leur travail. Le travail rend libre, mais surtout celui qui en profite sans travailler lui même, ceux qui ont le plus profité de ces régimes à l’époque ce sont bien eux avec l’écrasement par la violence de toute contestation ou revendication quelconque sur le travail.
          Exactement les même qui aujourd’hui ont choisi pour cette fois l’extrême centre antidémocratique décrit dans l’article du NYT cité par Lordon. Extrême centre qui reproduit en France une violence importante contre toute opposition populaire. Mais il est évident que si Macron échoue ce sera traditionnellement vers l’extrême droite que se tourneront ces milliardaires.
          La notion d’extrême droite est loin d’être dépassée, elle est en ce moment la porte de sortie choisie par pas mal de pays pour confirmer et solidifier les inégalités gagnées par les plus riches ces trente dernières années.
          On peut le constater en Amérique aussi bien qu’en Europe.

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      • Cgrotex // 26.07.2018 à 20h26

        1) L’extrême gauche exprime très souvent son soutient à la famille d’Adama Traoré , jamais à la police.. Comme tout le mondes je demande que justice soit faite et pour cela je soutien la justice et ses contres pouvoirs.

        2) Les textes de Lordon sur l’économie m’intéresse au plus haut point. Je ne suis pas toujours d’accord , je lui préfère Sapir , mais ses avis sont toujours le bienvenus. Par contre il rêve beaucoup trop de pureté et refuse toute accord avec les personnes qui ne soit pas d’accord avec lui à au moins 80% avec lui (appréciation personnel pour le pourcentage) Jamais au grand jamais Lordon n’aurait pu intégrer le C.N.R. ! Cet intellectuel préfère combattre avec sa meute et convertir le peuple après qu’il ait pris le pouvoir…

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      • Micmac // 27.07.2018 à 00h30

        Vous aussi, vous ne répondez pas au texte de Lordon, et jetez des affirmations non démontrées sans aucun lien logique entre elles.

        1) Traoré serait décédé suite à une insuffisance cardiaque congénitale? C’est la version de la police, non démontrée jusqu’ici, et très, très contestée. Oui, la police n’a pas le droit de tuer des gens même s’ils ne sont pas des anges. Vous êtes d’accord j’espère?

        2) Donc, lorsque Lordon met en garde contre le fait que Macron n’est pas si éloigné que ça de l’extrême droite, il jette l’anathème sur l’extrême droite et méprise tout ceux qui ne pense pas comme lui. Vous voyez, ce que vous écrivez n’a aucune logique… J’en déduit aussi que vous faites parti de ces 25% et que vous vous sentez visé pour ça. Vous n’avez pas très bonne conscience apparemment…

        Enfin, si vous n’aimez pas Lordon, ne le lisez pas. Personnellement, je me fiche de ce qu’écrivent les sites d’extrême droite. Pourquoi ce qu’écrivent les sites qui ne sont pas de votre bord vous intéresse tant que ça? Justement, ces sites ne pensant pas comme vous, ne vous attendez pas à y voir soutenir vos idées, et ne montez pas sur vos grands chevaux parce que justement, vos idées n’y sont pas!

        Franchement, vous êtes de bien drôle de gens, vous et vos semblables…

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  • Calal // 26.07.2018 à 07h50

    Un grain de dissonance cognitive pour lordon:dans les milieux proche de la manif pour tous,les gens qui ont manifesté contre le mariage pour les homosexuels se sont plaints de violences policières.

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    • gracques // 26.07.2018 à 08h50

      C’est dur de dresser convenablement des loups !

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      • Calal // 26.07.2018 à 14h50

        Je côtoyé actuellement un gendarme qui me confirme ce que j’avais déjà entendu:des salaires pas terribles ,des conditions de travail pénibles. 1000 euros mensuels une caserne en mauvais état et lahaine des délinquants, la rancoeur des citoyens verbalisés.des contrats courts que beaucoup ne renouvellent pas.,..la baisse. Du taux de profit du capital ( leur cupidité ?) serait telle qu’ils ne veulent même plus payer les gardiens du troupeau?

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        • Patrick // 27.07.2018 à 10h00

          disons plutôt que l’état gaspille tellement de fric pour tout et n’importe quoi pour faire plaisir à sa clientèle électorale qu’il n’a plus les moyens d’assumer ses missions régaliennes ( police, justice , sécurité ).

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    • calal // 26.07.2018 à 19h32

      j’en profite aussi pour rappeler ici qu’il y a quelques mois, un agriculteur qui fuyait les controleurs de sa ferme a ete abattu par un gendarme.

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  • BA // 26.07.2018 à 07h50

    Le co-rapporteur de la commission d’enquête pose LA QUESTION QUI TUE : « Emmanuel Macron, que cherche-t-il à cacher ? »

    Benalla : Larrivé (LR) accuse Macron d’ « essayer d’étouffer la vérité »

    “Manifestement, Emmanuel Macron donne des ordres pour essayer d’étouffer la vérité”, a déclaré M. Larrivé sur BFMTV.

    https://www.challenges.fr/politique/benalla-larrive-lr-accuse-macron-d-essayer-d-etouffer-la-verite_603529

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  • bhhell // 26.07.2018 à 07h56

    Vous voyez bien finalement que vous appris quelque chose et réussi à le reformuler! Derrière le mot creux de souveraineté se cachent violence et arbitraire. Vous y croyez vous, par exemple, à la souveraineté des conscrits de 1914-1918? La première mission de la police a toujours été de contrôler les pauvres pour maintenir l’ordre social.

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    • Fritz // 26.07.2018 à 08h22

      J’y crois comme les députés de 1789 (« Le principe de toute souveraineté réside essentielle-ment dans la nation »), comme les révolutionnaires de 1917 (« Tout le pouvoir aux soviets »), comme les souverainistes de tous les pays. Quant aux conscrits de 1914, ils étaient certes soumis à la contrainte, mais ils étaient des hommes, pas des moutons qu’on mène à l’abattoir. Relisez Ducasse, Genevoix, Meyer, etc.

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      • V_Parlier // 26.07.2018 à 14h59

        Les conscrits de 1914 ont été trahis, tous hommes valeureux qu’ils étaient. On les a trompés en leur faisant croire que la cause défendue n’était pas du business mais la sauvegarde de la patrie. On n’est jamais à l’abri de rien, aucun type de gouvernance ne peut totalement protéger le peuple des tricheurs et des menteurs. Ce n’est pas pour autant que je ferais le procès du souverainisme. Aujourd’hui on leur dirait que c’est pour les “valeurs” (liberté, richesse, LGBT,etc…).

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      • natoistan // 27.07.2018 à 00h53

        Il n’y a jamais eu de ‘révolution’ en 1789,en fait c’était la première ‘révolution..orange’,le Maidan de l’époque.On a juste remplacé une oligarchie(église,royauté,noblesse de propriétaires terriens),pour une bourgeoisie des villes(surtout Paris),de boutiquiers,professions libérales,commerçants,industriels en devenir.Jamais la situation du peuple n’a changé en bien.Après la terreur,les choses sont vite rentrées dans l’ordre pour la ‘haute’.
        La Commune admettons faisait un peu plus peuple,mais elle fut très courte et matée rapidement.

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    • Sandrine // 26.07.2018 à 11h14

      Vous préférez peut-être le quant à soi de ceux qui “ne voulaient pas mourir pour Dantzig”?
      Etre libre et souverain exige parfois des sacrifices

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      • bhhell // 26.07.2018 à 13h11

        Vous voulez dire le sacrifice de l’Allemagne au nom du service de la dette pour que les européens puissent à leur tour rembourser la dette aux Etats Unis? Vous voulez dire le sacrifice des politiques d’austérité (au nom de la sacralité du principe qu’il faut honorer une dette) de l’entre guerre qui ont conduit à l’arrivée au pouvoir de ceux que l’on sait et à la catastrophe que l’on sait? L’histoire regorge de bons motifs pour opérer des sacrifices.

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    • vlois // 26.07.2018 à 11h39

      A propos de la souveraineté des conscrits : Se souvient-on des accusés déserteurs (souvent à tort) et des mutineries de 1914-1918 (dans les 2 camps)? Les officiers français et allemands comme à Stalingrad avaient-ils pour consigne de tirer sur ceux qui reculaient ?

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    • Pepin Lecourt // 26.07.2018 à 12h21

      Le mot “souveraineté” subit la destinée du mot ” gauche”, dévoyé au point de ne plus rien dire, ou tout et son contraire, court-circuit dialectique !

      On devrait en rester à souveraineté = pouvoir du peuple par le peuple donc aux antipodes des dictatures nationalistes comme les néolibéraux, veulent nous le faire croire !

      En effet les capitalistes détestent les frontières, on se demande pourquoi !

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    • Calal // 26.07.2018 à 14h36

      Derrière le mot souveraineté se cache violence et arbitraire.
      Lol.
      Parce que l’UE et la globalisation ne sont pas violent et arbitraire?
      On a les dirigeants qu’on mérite…..

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      • un citoyen // 29.07.2018 à 10h33

        “Derrière le mot souveraineté se cache violence et arbitraire.”
        => En théorie non forcément, mais en pratique cela a été constaté plusieurs fois. Par exemple la révolution bolchévique de 1917 dont vient de parler Fritz, voyez le film ‘l’amiral’ et vous découvrirez que la reprise en main du contrôle de la Russie par le peuple ne s’est pas faite sans douleurs (et pas qu’un peu). Il aura fallu tout le 20ème siècle avant que ce pays se remette de ces blessures.
        Il semblerait (je ne suis pas historien) que ce soit le même cas dans la Grèce antique aux VIème et VIIème av JC, lorsque les différents peuples de la plupart des cités ont choisi -de façon irréfléchie- des tyrans face au pouvoir en place, et qu’il aura fallu plusieurs décennies avant de retrouver quelque-chose de plus normal.
        Dans ces cas-là, disons que la violence subie avant de retrouver la souveraineté se retrouve après sous une autre forme (comme un ressort qui avait été comprimé, qui se détend brusquement et qui met ensuite un certain de temps avant qu’il ne s’arrête de vibrer).

        ‘Parce que l’UE et la globalisation ne sont pas violent et arbitraire?’ => Bonne question, il est évidemment légitime de se la poser.

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  • yann // 26.07.2018 à 07h59

    un macronien qui s’est perdu sur un site complotiste ça donne ça ! (pour les mal-comprenant c’est du second degré)

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  • Macarel // 26.07.2018 à 08h22

    L’extrême-droite est d’élection, en élection, le chien rabatteur de l’extrême-centre. L’un ne vont pas sans l’autre. Le néo-libéralisme, par les politiques anti-sociales qu’il génère, provoque la montée du populisme d’extrême-droite. Celui d’extrême-gauche aussi, mais dans une moindre mesure, vu la perte de confiance dans les mouvements de gauche, due aux dérives droitières du PS ces dernières décennies, et à la chute du monde communiste dans les années 80.
    L’extrême-centre c’est la dictature d’une oligarchie privée qui s’accapare l’Etat, grâce aux sommes colossales d’argent qui lui permettent d’acheter l’élection du poulain qu’elle a choisi pour défendre ses intérêts, lors de chaque élection présidentielle.
    Lorsque Macron sera carbonisé, ils sortiront de leur chapeau, et vendront à grand renfort de lavage de cerveau médiatique, celui ou celle qu’ils auront choisi pour lui succéder. Et ceci afin que l’Etat reste au service de leurs intérêts privés, et non au service du peuple.
    Celui ou celle, qui sera chargé de la mission de “sauver la France de la peste brune.”

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    • Vinnie Reb // 26.07.2018 à 12h11

      Oui, depuis Hollande, on a le concept de président jetable : même pas il se représente pour un 2nd mandat !
      Ce sera pareil pour Macron en 2022 : quand on voit sa cote de popularité même après un an et demi de mandat, je le vois mal se représenter en 2022.
      Et puis c’est bien Jacques Attali, éminence grise du néolibéralisme mondialiste dans notre pays, qui avait dit qu’il connaissait “celle qui serait élue en 2022” : écoutez ce que dit Attali vers 4 minutes de la vidéo ci-dessous :
      https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/ecoutons-les-1-jacques-attali-74051
      Edifiant ! Surtout l’hésitation avant son affirmation. C’est éloquent. Et ça date de 2014. Les dés sont bien pipés, j’ai eu bien raison de glisser un carton rouge dans l’urne pour l’élection de 2017.

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      • Hélène // 28.07.2018 à 22h27

        « Celle qui serait élue en 2022 », dont parle Attali avec gourmandise, est en plein recyclage. « Pourvu que Macron, dans son délire megalomaniaque tienne jusque là » se disent ceux qui sont aux manettes de la console. D’où le petit recadrage Benalla… Ils ont tout ce qu’il faut dans leurs dossiers pour le convaincre de rester raisonnable. « La feuille de route, toute la feuille de route, mais rien que la feuille de route. Il ne manquerait plus que les manants, poussés à bout, se remettent à brûler les châteaux ! »

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  • xc // 26.07.2018 à 08h27

    On saccage les biens publics ou privés, on lance des projectiles susceptibles de causer des blessures graves contre les forces de l’ordre, et il faudrait que ces dernières restent impassibles, ou, mieux, qu’elles restent dans leurs casernes ? Comme on dit: “ce n’est pas comme cela que ça marche”.

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    • gracques // 26.07.2018 à 08h53

      Exact , “En marche ‘….au pas de loi !

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      • douarn // 26.07.2018 à 10h30

        Bonjour
        Si certains font le rapprochement E. Macron-Badinguet, je trouve que les parcours de E. Macron avec B. Mussolini se ressemblent de plus en plus chaque jour

        Dans une Italie post-WWI en crise mais aussi soumise à une crise d’appro en charbon anglais et allemand (J.M.Jancovici dit que nous sommes sous contrainte pétrolière), le jeune Mussolini était membre du Parti socialiste italien (PSI) avant d’en être écarté en 1914 et directeur du quotidien socialiste “Avanti!” (En Marche … c’est énorme!!) en 1912.
        Dans l’après 1ere guerre mondiale, il se présente avec un programme politique autoritaire, antisocialiste et antisyndical, lui valant l’appui de la bourgeoisie et d’une partie des classes moyennes industrielles et agraires. C’est un parallèle troublant avec ce qui s’est passé sur la revision du code du travail sous E. Macron.
        En 1922, Mussolini organise la Grande marche sur Rome. En 1940, Mussolini faisait son discours au Confindustria Piazza Venezia à Rome. E. Macon louait un étage entier d’un hotel à Las Vegas (~400k€) pour lancer sa campagne le 6/1/16 devant un parterre de patrons et la french tech en ovation debout.

        L’affaire Benalla est le dernier point de ressemblance en date. La milice macronienne prête au coup de poing rappelle étrangement les chemises brunes de B. Mussolini qui violentait les opposants.

        Bref, tout cela va dans le sens d’un précédent texte de Lordon concluant à un protofascisme en marche.
        http://www.les-crises.fr/situation-par-frederic-lordon/

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        • Vinnie Reb // 26.07.2018 à 12h22

          Excellent ! Avanti et En Marche ! J’avais pas fait le rapprochement, mais merci d’avoir éclairé ma lanterne !

          Badinguet, je l’associais plutôt à Sarko, ce qui donnait Sarkoléon III – le Second Empire était une époque en France où les médiocres étaient portés au pinacle, tout comme durant le mandat de Sarko. Remarquez, ça continue toujours…

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    • Macarel // 26.07.2018 à 10h06

      Les forces de l’ordre ont pour mission de maintenir l’ordre public et de faire un usage proportionné de la force pour remplir cette mission. Tout comme des manifestants violents dépassent les bornes, il arrive que des chargés du maintien de l’ordre public les dépassent aussi. La loi, rien que la loi doit s’appliquer en toute rigueur aux uns, autant qu’aux autres.
      A cette seule condition les citoyens auront confiance dans les pouvoirs publics et les lois qui encadrent le “vivre ensemble”.
      Dans le cas “Benalla”, l’on sort de l’épure. L’on est dans le domaine du fait du prince, et de la présomption de la volonté de mise en place d’une milice privée au service du prince. La République, “ce n’est pas comme cela que cela marche”.

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      • Sandrine // 26.07.2018 à 11h27

        Un type qui tabasse en marge d’une manif, vous appelez ça la volonté de mise en place d’une milice privée au service du prince?!

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        • Macarel // 26.07.2018 à 11h44

          Un type ? Comme vous y allez ! Il avait toute la confiance, si ce n’est l’amitié de notre actuel président. Ce n’est pas “un type” comme un autre !

          Amitié confirmée par la déclaration : “Je suis fier d’avoir embauché Mr Benalla.”. Quant à la confiance, par force, elle n’est plus de mise…

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          • Sandrine // 26.07.2018 à 13h19

            Ok, mais en général une milice est composée de plusieurs « types »

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        • René Fabri // 26.07.2018 à 19h15

          Le 1er mai, Benalla était avec Vincent Crase, simple militant LREM, mais portant une arme. Ils étaient, parait-il, supervisés par le major Philippe Mizerski. Mais ce dernier, étrangement, ne les a jamais retenus. Au contraire, le 28 mars, ce trio était à la manoeuvre pour empêcher Mélenchon et Le Pen de participer à la marche blanche à la mémoire de Mme Knoll. Un quatrième homme est Laurent Hottiaux, pointé par le préfet de police de Paris, Delpuech.

          Benalla fut recommandé par Eric Plumer, militant CGT, responsable national du service d’ordre du Parti socialiste. Il fut appuyé par Sébastien Lecornu, actuellement secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, mais aussi ancien commandant d’un peloton de gendarmes de réserves. Après avoir été renvoyé par Montebourg, c’est Manuel Valls qui l’a repêché en le faisant entrer à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice, puis en le plaçant auprès de Jean-Marc Mormeck. Enfin Benalla fut chargé de la sécurité des meetings de LREM par l’éminence grise de Macron, qui s’appelle Jean-Marie Girier.

          De plus, rien qu’en voyant le logement incroyable qu’il a obtenu et le budget conséquent pour les travaux, on devine que Benalla n’était pas qu’un simple garde du corps. On va sûrement avoir d’autres révélations prochainement.

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  • Max // 26.07.2018 à 08h32

    Il me rappel les journalistes qui lors d’attentats anti-juifs disaient : pourvu que ce soit l’extrême droite et pas des musulmans.
    Pour moi, il est une sorte de néo-trotskyste narcissique, son style est tout en sous-entendu ou par des chemins brumeux il nous fait faire la conclusion de ses manipulations verbales.
    Bien qu’il ait été participé au film les nouveaux chiens de garde de 2012, il est justement l’un de ces chiens de garde de l’orthodoxie.

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  • Jérôme // 26.07.2018 à 08h34

    Article illustrant à quel point le prisme idéologique et partisan peut conduire à des énoncés élaborés complètement faux. Comme souvent avec les idéologues, et tout particulièrement ceux de la gauche radicale détenteurs de la vérité et du bien, l’idéologie prime sur la réalité.

    La réalité, pourtant maintes fois illustrée, c’est que la violence des milices parallèles ou des polices officielles n’a rien de spécifiquement d’extrême-droite. Sauf à considérer que les bolcheviks, les maoïstes, les Redskins et autres antifas (qui ne sont rien d’autres que des nervis d’extreme-gauche ou, pour les gens pour qui seul le terme fasciste peut désigner le mal en politique, des fachos de gauche) seraient d’extrême-droite.

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    • V_Parlier // 26.07.2018 à 15h49

      Distanciation excusatoire, simplement: Même au sein d’une mouvance proche, un indésirable sera étiqueté comme appartenant au camp de l’ennemi historique.

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  • TEROUINARD // 26.07.2018 à 08h40

    Bonjour,
    Pourtant il y a un peu plus d’un an, Macron étant le “rempart” (chéri) face à “l’extrême droite”, pour tous les bons et beaux démocrates.
    Et voila la police (privée) de Macron comme étant de l’extrême droite !
    Les polices obéissent aux ordres de … (des pouvoirs en place).
    Et comme je suis persuadé que Mr F. Lordon est intelligent, j’en conclus qu’il nous montre toujours que l’apparence de la réalité (des événements), mais pas la réalité.
    Sans doute parce la réalité lui est insupportable (selon son “logiciel” idéologique), Hurler à l’extrême droite (politique) est plus facile que de nommer l’extrême droite (la réelle) : l’ultralibéralisme et que tous les politiciens, de tous bords, ne sont que les exécutants de ce système.
    Que ces exécutants (Mr Macron, en particulier) seront protégés ou vilipendés par “La Presse” selon le vouloir et les besoins du système ultralibéral.

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    • Sharivan // 26.07.2018 à 09h34

      Cher TEROUINARD, vous m’obligez a prendre la défense de F.Lordon (à contre cœur je vous l’avoue), car même si cet article ne me convainc pas plus que la majorité des lecteurs ici, il faut quand même avoir l’honnêteté d’admettre que Lordon avait appelé à l’abstention en 2017.

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      • Alfred // 26.07.2018 à 09h47

        Vous n’avez décidément pas compris. L’abstention a permis l’arrivée au pouvoir de la vraie extrême droite. Celle qui en a tous les attributs sauf le “titre” qu’elle laisse à un épouvantail.

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        • Sharivan // 26.07.2018 à 10h48

          Oui j’avoue n’avoir rien compris, mais il n’empêche que Lordon n’a toujours pas appelé à voter Macron pour faire barrage à “l’extrême droite”.
          “L’abstention a permis l’arrivée au pouvoir de la vraie extrême droite.”
          Sans doute, mais je ne peux malheureusement pas vous dire ce que la “fausse” extrême droite aurait appliqué comme politique si celle-ci avait gagné les élections puisque tout le monde a pu voir, dans le débat face à la “vraie” extrême droite, que celle ci ne voulait pas le pouvoir.

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          • Alfred // 26.07.2018 à 11h09

            Je vous accorde le point et le match.

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          • TEROUINARD // 26.07.2018 à 14h26

            Bonjour à Tou(te)s
            Les points sur les “i” :
            Il n’y a pas de partis politiques “d’extrême droite”, tout groupuscule d’extrême droite (selon nos critères) est interdit, dissous.
            Il y a un panel de partis allant du conservatisme au réformisme (Proudhon), peut être que F. Lordon est proche des thèses de Proudhon?; rien de révolutionnaire en tout ceci !
            Les “agitations” du FN ou/et les provocations des partis dits “d’extrême gauche”; ne sont que des épouvantails pour maintenir le peuple, dans la “bonne ligne”.
            La ligne de la “religion féroce” comme dit P. Jorion : l’ultralibéralisme.
            Lequel (ultralibéralisme) arrive à l’apothéose de ses contradictions .. depuis son ascension fulgurante (Adam Smith).

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          • ah! les vieux // 27.07.2018 à 22h12

            Désolé! mais pour moi, l’abstention est une facilité, et une imposture! Il fallait voter “blanc”, ce qui signifie “je ne veux ni de l’un, ni de l’autre”, et ce qui exprime un “point de vue”. Au contraire de l’abstention, qui n’est pas décomptée, et se mélange avec ceux qui sont malades (mourants?) fatigués, lassés, désespérés de la vie …
            Les “votes blancs” sont maintenant décomptés … mais pas “pris en compte”! La subtilité de nos gouvernants est sans limite!
            Faisons en sorte que les “votes blancs” soient pris en compte, et qu’une élection “démocratique” ne puisse pas être qualifiée telle si elle ne recueille pas au moins 50% des “inscrits”.
            Au passage, et tant que j’y suis … !
            Ce qui me paraît scandaleux, dans cette affaire, c’est le mutisme des uns et des autres sur les “sanctions” qui n’ont pas pu ne pas être prises v. les CRS spectateurs des “violences” exercées par Benalla et qui n’ont “rien fait” pour le freiner, voire le stopper, voire (encore) le dénoncer!
            HYPOCRISIE à tous les étages!

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            • véro // 31.07.2018 à 00h45

              voter blanc n’a pas davantage d’utilité que de s’abstenir sur un plan électoral.
              Donc la question du choix entre les deux formules n’est pertinente que sur un plan “moral”.
              Voter blanc a certes le mérite de montrer que l’électeur a bel et bien fait un choix positif (encore que ce soit assez discutable dans la réalité, mais peu importe).
              Mais voter blanc a un gros inconvénient dans ce cas de figure : le vote ayant lieu à bulletin secret (ce qui est normal), on ne sait pas pour qui un électeur vote ou bien s’il vote blanc. En revanche, on est certain que l’électeur qui ne s’est pas déplacé n’a voté pour aucun des candidats en présence.

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        • Vinnie Reb // 26.07.2018 à 13h26

          Allez dire cela aux +16 millions de vos concitoyens (dont je suis) qui se sont abstenus, ont glissé un carton rouge ou un bulletin blanc ou nul dans les urnes.

          Mathématiquement, ce n’est pas l’abstention qui favorise tel ou tel parti, et encore moins qui élit tel ou tel candidat, puisque les candidats sont élus sur la base des suffrages exprimés – donc sans les abstentionnistes ni les bulletins blancs/nuls.

          C’était le seul moyen pour les citoyens de montrer qu’ils n’étaient pas dupes de la manipulation en cours. C’était aussi la façon de délégitimer le président ainsi élu. Réunir 60% des suffrages sur une base de 70% de participation, ça a une autre gueule que de faire 60% de 30%, par exemple.
          Je regrette seulement que ce front du refus n’ait pas été plus important.

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          • Alfred // 26.07.2018 à 22h34

            Ceux qui ont ourdi l’arnaque préféraient vous voir vous abstenir plutot que voter contre eux.
            Ce que vous avez fait. Ite missa est.
            Macron et ses maîtres vous remercient. Vous pourriez être 35 millions ils n’ont besoin que de la majorité des suffrages exprimés. Le reste (et notamment vos vapeurs) ils s’en foutent. À un moment il faut faire des choix et arrêter de se mentir.

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            • Emmanuel // 27.07.2018 à 12h51

              Le Front national n’est pas exempt de tout reproche en ayant gardé depuis trop longtemps sa brillante dirigeante. Elle est un épouvantail pour beaucoup d’électeurs. A lui seul le fameux débat entre Le Pen et Zupiter a fait perdre environ sept points au FN.

              Cette curée servira-t-elle de leçon avant la prochaine élection présidentielle, le parti en finira-t-il avec les Le Pen de toute génération en guise de candidat ?

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            • véro // 31.07.2018 à 00h36

              et si l’arnaque vient des deux candidats du deuxième tour, vous proposez quoi ?

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        • Raoul C, // 27.07.2018 à 01h12

          Il faudrait déjà expliciter les termes qu’est-ce que la droite ? Et en quoi ceci serait de l’extrême droite. Au-delà de dire ce sont des gens que je n’aime pas et qui sont autoritaires. Staline était-il d’extrême droite ? Si oui, les mots n’ont plus de sens.

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        • lvzor // 30.07.2018 à 03h34

          L’abstention est le seul moyen de refuser le choix pipé entre la peste et le choléra. Et quoiqu’on en dise, le fait que 56% des électeurs inscrits n’ont pas voté micron est significatif. Si l’on y ajoute la part des 44% qui n’ont pas voté pour lui mais contre l’autre duettiste …

          https://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/quatre-chiffres-qui-montrent-que-l-election-d-emmanuel-macron-n-est-pas-si-ecrasante_2180067.html

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      • Suzanne // 26.07.2018 à 11h24

        à Sharivan: mais non ! Lordon avait dit, même si à contre coeur, que Mélenchon était une “offre politique de gauche” acceptable.

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        • Sharivan // 26.07.2018 à 12h39

          Décidément vous me forcez à me flageller aujourd’hui 😁
          Je ne soutien pas Melenchon (pas de plan A ni de plan B pour moi… Art.50 point!)
          Mais face à un 2ème tour Macron/Melenchon… je pense que comme Lordon, à contre cœur, Melenchon était une offre politique “acceptable”. (Mais VRAIMENT à contre cœur…)
          Et vous? Qu’auriez vous fait? Abstention, Macron ou Melenchon?

          @Alfred Malheureusement, ce n’est ni vous ni moi qui avons gagné ce match 😔

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          • Suzanne // 26.07.2018 à 12h58

            Ce que j’aurais fait est évident si ça vous arrive de lire mes interventions, je ne vois pas l’utilité de la question puisque ça n’est pas arrivé.

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  • Brigitte // 26.07.2018 à 08h50

    Benalla, l’arbre qui cache la forêt ou l’étron de trop qui vient boucher le cabinet macronien?
    Bien sur que c’est de la forêt et du cabinet qu’il faut parler et non de l’arbre ou de l’étron, de bonne taille il est vrai….
    Dommage, pour une fois, la rhétorique de Lordon a le souffle un peu court avec ses clivages droite et gauche et la sempiternelle “extrême droite” image d’épinal pour étudiant rebelle. L’expression “Etat totalitaire” aurait suffit.
    Le rapport avec le néolibéralisme est évident, et là, Lordon redevient bon. Nous sommes dans un système néolibéral totalitaire et Macron en est le VRP zélé. J’avoue que sa ligne stratégique est assez subtile tout en paraissant grotesque. Après sa déclaration de culpabilité et son bain de foule dans les Pyrénées, on peut lui accorder le maillot jaune du meilleur tacticien politique de l’équipe “En marche” . Les français seront-ils encore assez “couillons” pour fermer les yeux sur le devenir de leur pays, en voie de privatisation et d’unionisation à marche forcée?

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    • Vinnie Reb // 26.07.2018 à 13h30

      La question que je me pose, c’est combien y a-t-il de Benalla dans la milice de Macron – une milice façon SAC.
      Je ne suis pas certaine qu’il soit un cas isolé. Il s’est fait prendre mais désormais les autres seront encore plus attentifs à ne pas laisser de traces. [modéré]

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  • Isidor // 26.07.2018 à 08h57
  • Charles M. // 26.07.2018 à 09h11

    Dès qu’il ne parle pas de finance, Lordon paraît superficiel, et un tantinet gauchiste.
    A qui va-t-on faire croire que la Police est sévère en France? C’est à mourir de rire. Qu’est-il arrivé aux casseurs de flics dont on nous parle? Ils ont pris une claque, en hurlant comme des filles. Quand on prétend faire la révolution, c’est tout de même la moindre des choses. Les forces de l’ordre, c’est fait pour faire usage de la force, pas pour négocier. On rêve.
    Pour le reste, c’est superficiel, car s’agissant de cette affaire, la bonne question à se poser est : pourquoi les médias qui ont promu Macron (Le Monde, l’Express, BFMTV, …) lui font subir à présent, et de manière apparemment concertée, le traitement qu’ils avaient fait subir à Fillon? La technique est exactement la même : elle consiste à transformer quelques faits d’une banalité effondrante en scandale gigantesque, de manière purement performative (voyez la une du Monde : “Pourquoi l’affaire Benala est-elle un scandale d’Etat” Réponse : “Parce que”. Il faut donc chercher, peut-être, le point commun entre Macron et Fillon. L’hostilité au lobby LGBT? La réserve sur les avancées sociétales? Non…. Alors quoi? Quelque chose qui aurait pu déplaire aux commanditaires de tous ces médias? Mais quoi donc? On s’interroge….

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    • Guillaume // 26.07.2018 à 10h05

      peut-être le fait que Macron se soit mis d’accord avec Poutine pour des interventions communes en Syrie?

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    • Lalaz // 26.07.2018 à 10h36

      ” en hurlant comme des filles “. C est pas un peu machiste, ça ?

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      • Lalaz // 26.07.2018 à 12h23

        C est vrai, il y a les preux chevaliers et les filles qui s évanouissent devant une souris….j oubliais dans quel siècle nous vivons. Car bien sûr un homme, un vrai, ne crie pas si on lui tire su les poils … Bravo pour ces clichés !

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    • Micmac // 26.07.2018 à 13h04

      Allez manifester pacifiquement, en suivant le parcours autorisé et sans faire de vagues, et on en reparlera lorsque vous serez à l’hosto couvert de plaies et bosses, avec un accusation de rébellion et outrage en prime…

      De toutes évidences, beaucoup sur ce fil croit vraiment ce qu’on leur dit, c’est à dire que la police ne réprime que des manifestants violents, ce qui impliquent qu’ils ne comprennent rien au texte de Lordon.

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    • Vinnie Reb // 26.07.2018 à 13h33

      Peut-être qu’ils préparent déjà 2022 ? Ou bien au rythme où vont les choses, ce qui doit se passer en 2022 risque d’advenir plus tôt ?

      Plus sérieusement, les médias qui ont promu Macron, font style qu’ils sont défenseurs de la démocratie, mais après, ils restent bien sagement cois pour ce qui est de la défense de la démocratie. Je ne m’en fais pas pour Macron et sa relation avec les médias. Ca s’arrangera et tout repartira comme en 40, pour de nouvelles trahisons et compromissions de part et d’autre.

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    • Kokoba // 26.07.2018 à 16h38

      C’est effectivement la grande question.
      Tout le monde regarde avec etonnement les médias s’attaquer un peu sérieusement à Macron.

      Je ne crois pas à la thèse d’un abandon de Macron par l’oligarchie pour préparer les prochaines présidentielles. Il est beaucoup trop tot pour çà et Macron n’est absolument pas grillé.

      La thèse de la politique extérieure qui ne plairait pas aux puissances étrangères (USA/Israel) ne tient pas non plus. Il faudrait que Macron ai fait des choses graves. Pour l’instant il n’a rien fait d’important à part de vagues discours.

      Il va falloir attendre un peu pour comprendre.

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      • Anonymous-Civil-Sergent // 26.07.2018 à 18h31

        Je ne pense pas pour ma part que macron ait fait une faute grave qui justifirait une mise à mort médiatique. Au contraire depuis un an, c’est un sans faute pour la caste qui l’a financé ,promu. Il a réprimé l’opposition des syndicats et de la france insoumise, n’a quasiment aucune chance de se faire destituer par l’article 68 de la constitution.

        Il a vendu des contrats d’armements aux nazis de kiev, c’est plus ou moins ce que les atlantistes au quay d’orsay voulaient de lui et les pantins de la french american foundation. Non l’envoi de l’avion bourré d’aide humanitaires c’est péanuts.

        l’oligarchie n’est absolument pas prête de l’abandonner, les larmes de crocodile de Mr Minc ne sont rien d’autres qu’un petit gage donné à rongé pour que la bourgeoisie mondialiste soutenant macron dans les métropoles continuent de le soutenir.

        Quand à 2022, c’est loin, il peux encore faire des choses pour réduire le pouvoir de l’assemblée nationale, du parlement sans que ce soit perçu de façon péjorative par le peuple de France.

        Les élections européennes de 2019 en revanche seront un test pour voir comment s’appliquera la loi relative à la répression des fake news.

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      • Catalina // 26.07.2018 à 22h44

        mais peut-ête que notre président s’est pris pour un boeuf ? et paf le boeuf !!
        ;O)
        Il y a aussi l’Iran et l’accord maintenu.

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    • Catherine MARCHIO // 30.07.2018 à 01h58

      A mon avis, la réponse est évidente : ils ont eu tout ce qu’ils voulaient, maintenant ils le jettent.

      Cet imbécile de Macron s’est empressé de les gaver sur toute la ligne, au lieu de distiller dans le temps de son mandat toutes les mesures commandées à “Emmanoël” par les oligarques. (La sécu, c’est pas leur problème, les retraites non plus… )

      De plus, il a manifestement complètement perdu la boussole, oublié à qui il doit d’être là.

      (Le glas n’aurait-il pas sonné pour lui par cette simple petite phrase/signal d’un célèbre gavé-nanti : “Macron ne comprend pas les petites gens”… ?)

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  • reneegate // 26.07.2018 à 09h16

    Pour ceux qui renâclent (comme il sied), voici une autre façon de le dire : http://www.politicoboy.fr/emmanuel-macron/qui-a-gagne-la-presidentielle-2017.
    Si ce n’est toujours pas clair, arrêtez le cinéma et revenez à la lecture.

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  • Olposoch // 26.07.2018 à 09h28

    au moins ce texte sert de révélateur… ici aussi la teneur des commentaires montre le fond idéologique de certains…

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    • Alfred // 26.07.2018 à 09h51

      Voilà qui est aussi précis qu’un horoscope. Tout le monde peut être d’accord et pas d’accord. 🤔

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  • Julie // 26.07.2018 à 09h37

    De plus en plus fou…
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/07/26/entretien-exclusif-alexandre-benalla-livre-ses-verites_5336090_823448.html
    alors quand il y a instruction, le mis en examen peut s’exprimer et décerner des bons points??

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  • Chat noir // 26.07.2018 à 09h38

    1 / Le 5 décembre 2016 Monsieur Manuel Valls alors Premier ministre à décrété et créé sous le numéro 2016 -1675 paru au Journal officiel sous le numéro 02 83 du 6 décembre 2016 texte numéro 63 « l’inspection générale de la justice » placée auprès du garde des sceaux ministre de la Justice.
    2 / Ce décret créant cette « inspection générale de la justice » est entrée en vigueur le 1er janvier 2017 et place l’autorité judiciaire sous le contrôle du garde des sceaux.
    3 / À partir du 1er janvier 2017 la Constitution a été violée ne respectant plus la séparation des pouvoirs avec justice qui devrait être indépendante mais qui ne l’est plus, contredisant et violant ainsi , les principes de la Constitution .

    I / Du viol de la constitution de la 5e République depuis le 1er janvier 2017. Malgré le fait que Monsieur François hollande président de la République à l’époque et qui était comme le stipule la Constitution de 1958 avec l’article 64 « garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire » sans malgré tout curieusement s’opposer à ce décret 2016-1675.

    II / depuis le 1er janvier 2017 la justice n’est plus indépendante. Toutes les décisions de toutes les cours de justice en France sont donc devenue depuis cette date, illégales, caduque et illégitime , n’ayant pas pu rendre des avis indépendant , car il n’y a plus de séparation des pouvoirs pour la justice , il n’y a plus de constitution en france , il n’y a plus de république Et donc pas de président.

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  • nulnestpropheteensonpays // 26.07.2018 à 09h44

    ce qu’il a oublié de dire c’est qu’avec seulement quelques gifles ,une poignée de singes renvoie les français dans leurs niches . alors que nous pourrions nous faire toutes les compagnies de crs les doigts dans le nez les unes après les autres

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  • christiangedeon // 26.07.2018 à 09h55

    Texte vraiment abscons et obsessionnel…il commence par une contre vérité. Toutes les réactions que j’ai pu entendre où lire séparent au contraire totalement la police de M. Benalla avec vigueur. Faux premisses,faux raisonnement,fausse conclusion à la limite du ridicule. Il est temps de prendre des vancances,M. Lordon.

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  • DidierF // 26.07.2018 à 10h09

    Lordon utilise les ressources de la langue française à un niveau qui dépasse ceux qui ont appris après lui cette langue. Les nouvelles méthodes sont des échecs puisque vous ne pouvez pas le lire.

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    • Fritz // 26.07.2018 à 10h16

      Pauvres analphabètes que nous sommes.
      Mais qui vous dit que les commentateurs ont appris le français “après Lordon” ?

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      • Bibendum // 26.07.2018 à 17h17

        J’adore votre côté Zorro. Sitôt que cela sent la veuve et l’orphelin, voila notre Fritz national, notre renard des crises, qui vient jouer les justiciers avec ce “nous” racoleur qui embarque l’adhésion. Artifice !

        J’ai eu beaucoup de mal à lire cet article de Lordon. C’est un fait récurent avec ce “personnage” qui s’embarrasse trop de son costume public pour être naturel. Mais c’est le propre de tout individu dans une société. Être, passe par paraître, pour avoir la reconnaissance de l’autre et ainsi se définir.

        Les enjeux derrière cette affaire à tiroir sont si important que nous pourrions nous dispenser des divisions qui arrangent le pouvoir.

        Oui, Lordon est un intello pompeux qui met la barrière bien trop haute. Mais vous, Frits, qui êtes prof selon vos propres posts, savez parfaitement que l’instruction et la culture libère. Que c’est certainement la seule voie de libération du peuple.

        Alors plutôt que de le casser comme vous le faite en première ligne, pourquoi n’avoir pas lu et bien lu le personnage pour nous décoder son texte complexe, presque aussi complexe que la pensée de notre Ma-crooner de Résident Élyséen ?

        Vous y auriez gagné mon respect même si je resterai ad vitam æternam jaloux des milliers de milliards de plussoiements que vous racolez ici…

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        • Fritz // 26.07.2018 à 17h50

          Soit : la prochaine fois, je ferai l’effort d’analyser le texte de M. Lordon. Celui-ci n’est pas nul, à la relecture, mais gâté par un excès de rhétorique. Il recèle même une idée intéressante, celle d’une « souveraineté devenue folle, c’est-à-dire en fait se comprenant elle-même dans la pureté de son concept, comme puissance absolue et absolument déliée […] ». Une souveraineté vide, utilisée à leur profit par ceux qui ont bradé la souveraineté nationale et populaire.

          Lordon a raison d’ironiser sur ces « barragistes » qui se ridiculisent en disant « faire barrage au Front national ». Dommage qu’il accorde tant de consistance au concept fumeux d’ « extrême droite », quitte à le détacher de « Marine Épouvantail Le Pen ».

          Quant aux plussoiements… Savez-vous que je touche 100 roubles sur chacun d’eux ?

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          • Bibendum // 27.07.2018 à 06h47

            Ha bé tenez, je viens de vous en virer cent 🙂

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        • Fritz // 26.07.2018 à 18h04

          Ne soyez plus jaloux : mon commentaire initial, qui avait récolté 69 plussoiements, vient d’être supprimé.

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          • Bibendum // 26.07.2018 à 18h50

            Wahouuu ! 69 plussoiements. C’est que vous avez du charme, l’ami. Un tel chiffre ne peut qu’être issue de l’envoûtement de la gente féminine….

            Ok, je sors prestement avant de me faire lapider…. Mais non en fait! Coucou les filles 😉

            Ensuite, ne comprenant rien aux arcanes de la modération sur les crises, je n’oserais pas dire que votre commentaire était inutile. Certainement pas puisque 69 personnes se sont exprimées aux travers de votre expression complexe…

            Bien à vous Fritz.

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            • Fritz // 26.07.2018 à 19h30

              Dommage que la modération ait effacé un autre commentaire où je m’efforçais d’être constructif, en réponse à votre post de 17 h 17.
              Non, le texte de M. Lordon n’est pas nul. Il recèle même une idée intéressante, celle d’une « souveraineté devenue folle, c’est-à-dire en fait se comprenant elle-même dans la pureté de son concept, comme puissance absolue et absolument déliée […] ». On pourrait ajouter : une souveraineté vide, utilisée à leur profit par ceux qui ont bradé la souveraineté nationale et populaire.

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            • Bibendum // 26.07.2018 à 21h08

              Et le texte de Lordon, sans ici préjuger de sa qualité, a eu le mérite de faire émerger de nombreux commentaires intéressants dans ce fil. Et il s’agit bien moins de savoir où se situe le juste raisonnement que de trouver où nous restituer pour raisonner justement et ensemble. Nous avons tous une part du juste. C’est en partageant cela que nous créerons la justice. Bon, ok, c’est pas demain la libération. Mais nous allier est le mieux que nous ayons à faire.

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  • Cir // 26.07.2018 à 10h19

    Lordon a ses obsessions ; elles aveuglent.
    La police fascisante c’est sa caverne platonicienne.
    Si sa voix, comme d’autres, mérite d’être entendu (après tout, c’est un point de vu – et habituellement je ne perds pas une miette de ses sorties), je lui reproche une chose : il perçoit l’institution comme un bloc, que dis-je un pavé, une matraque.
    Si la police a pour mission de faire régner l’ordre (avec ou sans majuscule), à l’intérieur de cet ordre, la police est soumise aux mêmes rapports de force qui gangrènent aujourd’hui la société. Les petits broyés par les plus gros (pour les mêmes manquements, le gardien ou gradé, l’officier et le commissaire ne seront pas sanctionnés de la même façon), les rapports intuitu personæ (indispensables pour les avancements ou les mobilités), le mépris du faible…
    Dommage !

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  • chokk // 26.07.2018 à 10h46

    Lordon ne nous a pas habitué à réagir à chaud. J’espère justement qu’il ne prendra pas cette habitude…
    Il y avait sans doute quelque chose de bien plus profond à écrire sur le lien entre le fascisme et le néo-libéralisme, notamment en constatant que celui-ci remplit beaucoup des caractéristiques du fascisme tel que caractérisé par Umberto Eco :
    https://www.lesnouveauxdissidents.org/single-post/2017/07/24/Umberto-Eco-14-signaux-pour-reconna%C3%AEtre-le-fascisme

    Au lieu de cela, on a un texte qui semble servir de catharsis à l’auteur mais nous éclaire moins qu’à l’accoutumé. Dommage, on attendait son prochain billet depuis 2 mois…

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    • Sandrine // 26.07.2018 à 12h11

      Quelles caractéristiques exactement ? Pour moi, ce que décrit Eco (qui ne saisit absolument pas la réalité de ce qu’il nomme le fascisme éternel !!)ne peut pas du tout être mis en parallèle avec l’ultra-libéralisme, c’est même tout le contraire.
      Eco n’a pas vraiment connu le fascisme (trop jeune pour ça). Il prend le fascisme pour un mouvement réactionnaire sans voir l’aspect progressiste et industrialiste ainsi que la fascination du fascisme pour le futurisme (ça ça colle bien avec Macron, en revanche)

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      • Bibendum // 26.07.2018 à 17h44

        -“Eco n’a pas vraiment connu le fascisme (trop jeune pour ça).”

        Est-il permis de demander son age à une Dame ? Qui semble être suffisamment plus âgée (ou moins trop jeune) pour mieux connaître “vraiment” le fascisme….

        Boutade mise a part, aucun doute, Manu est bien un hyper progressiste qui mise sur un futur hypothétique sans avoir bien compris que dans ce monde disruptif il serait lui même fracassé, puis passé par pertes et profits.

        Ou pas bien entendu, puisque dans un monde complexe où rien, ni ne se perd ni ne se crée, mais ou tout se transforme, Manu peut tout aussi bien passer à autre chose tout en nous laissant sur d’interminables palabres autour de ce qu’il a fait ou pas fait.

        Le mieux serait de nous interroger sur nous même, mais c’est moins édifiant semble t-il. Continuons donc d’analyser ceux qui font l’histoire et nous racontent des salades. Ça semble bien marcher!

        POMPE SUR LE WEB:

        “Dans un article du New York Times publié quelques jours avant l’élection présidentielle de 2004, Ron Suskind, qui fut, de 1993 à 2000, éditorialiste au Wall Street Journal et auteur de plusieurs enquêtes sur la communication de la Maison Blanche depuis 2000, révéla les termes d’une conversation qu’il avait eue, au cours de l’été 2002, avec Rove : “Il m’a dit que les gens comme moi faisaient partie de ces types “appartenant à ce que nous appelons la communauté réalité” the reality-based community : “Vous croyez que les solutions émergent de votre judicieuse analyse de la réalité observable.” J’ai acquiescé et murmuré quelque chose sur les principes des Lumières et l’empirisme. Il me coupa : “Ce n’est plus de cette manière que le monde marche réellement. Nous sommes un empire, maintenant, poursuivit-il, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement, comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons d’autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’histoire (…). Et vous, vous tous, il ne vous reste qu’à étudier ce que nous faisons.””

        Le stade ultime de la communication politique n’est plus celui de la persuasion, de la propagande ou de la publicité mais celui de la simulation. Tous les événements que la machine politique s’efforce de susciter sont désormais des événements simulés au sens où ils sont d’avance inscrits dans le déchiffrement et le décryptage. Ils fonctionnent comme un ensemble de signes voués à leur seule propagation.”

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        • calal // 26.07.2018 à 19h41

          . Ils fonctionnent comme un ensemble de signes voués à leur seule propagation.

          grosso modo un con qui dirige fait plus de choses que deux opposants qui discutent…

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        • Sandrine // 27.07.2018 à 09h31

          Bibendum,
          Si je fais référence à l’age d’Eco, c’est qu’il argue de son expérience personnelle du fascisme pour nous livrer ses conclusions sur ce qu’il appelle le “Ur-fascisme”.
          Je trouve que cet argument du “je sais de quoi je parle car j’étais là” ,dans le cas d’Eco, est un peu usurpé. C’est tout.

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      • lon // 27.07.2018 à 23h22

        @ sandrine
        “quand cette guerre sera finie nous construirons des planetariums pour que le peuple puisse venir admirer la beauté de l’univers ”
        Adolf Hitler , 1943

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  • 2ni // 26.07.2018 à 11h05

    Lordon perpétue un style classique, un peu suranné mais rigoureux, qui oblige à lire lentement pour en appréhender la profondeur (les phrases sont un peu longues !). Pour ma part je le lis toujours avec plaisir, non seulement pour son style justement, mais aussi pour l’acuité de son regard qui, mêlé à sa culture étendue, nous offre des analyses toujours singulières.

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  • Suzanne // 26.07.2018 à 11h08

    Je ne sais pas si Lordon a entièrement raison sur tout, mais cet article m’a profondément choquée, dans le bon sens du terme, parce qu’il ramène les faits de l’affaire Benalla à une autre problématique que celles actuellement étudiée par nous et les commissions d’enquête (1= L’Elysée se conduit-il comme une entreprise mafieuse? 2= Pourquoi les médias ont-ils décidé, soudainement, d’attaquer Macron?).

    Car Lordon a raison : récemment, la police a montré de nombreuses fois qu’elle avait des ordres de violence, à Notre-Dame des Landes, dans les manifs contre les réformes macroniennes, au sujet des migrants. Notre police est en train d’évoluer d’un rôle de protection à un rôle de répression. Indépendamment de la présence des barbouzes-copains malsains.
    Et ce problème est aussi grave que les autres.
    Car il suscite des interrogations et des soupçons. Au vu des actions de Benalla, qui peut nous assurer que la manif du premier mai n’a pas été volontairement rendue violente? Qui peut nous assurer qu’ils n’avaient pas l’intention de faire pareil le 5 mai et que l’affaire Benalla seule (connue le 2 mai) les en a empêchés?
    On nous raconte à longueur de temps dans les commissions diverses (écoutez-les !! suivez-les en entier !! c’est important !!) que de nombreux policiers en civil suivent les manifestations. Même si on s’en doutait, on voit là que c’est une pratique courante. Comment être sûr qu’ils ne modèlent pas ces manifs à l’image de ce qu’ils ont décidé? Par exemple qu’ils ne sont pas responsables des violences de la casse, en manipulant des manifestants fragiles?

    Oui, cet article est très important. Comme d’habitude, Lordon pointe le doigt sur des coulisses essentielles à explorer

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    • Alex Terieur // 26.07.2018 à 11h45

      La police que vous critiquez, ce sont les compagnies républicaines (!) de sécurité (=CRS) et les escadrons de gendarmerie mobile (=EGM). Ces unités ou pour missions principales le maintien de l’ordre et le rétablissement de l’ordre. Elles exercent une violence adaptée lorsque c’est nécessaire pour contrer la violence des personnes qui perturbent le le maintien de l’ordre ou le rétablissement de l’ordre. Si vous ne voulez pas que l’ordre soit maintenu, ou rétabli lorsque le désordre s’est installé, élisez des députés qui voteront des lois en conséquence.

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      • Nicolas // 26.07.2018 à 17h30

        Vous avez bien appris votre leçon M. Terieur.
        Aussi, peut-être pourrez-vous m’expliquer pourquoi ces braves personnes, CRS ou EGM, matraquaient des manifestants place de la République en 2015 au moment de la fameuse COP 21 ? En quoi ces violences étaient-elles “adaptées” alors qu’ils dansaient, jonglaient, derrière des banderoles ? Ou passaient juste par là telle cette personne d’environ 70 ans (je revois encore les images…) évoquant un Pierre Richard des grand jour, à l’air plutôt sympathique, se prenant tout à coup des coup de matraque dans les genoux et les tibias, le laissant incapable de se relever tout seul et de repartir à pieds ? C’est beau la garde prétorienne “républicaine”. Et ce n’est pas NDL qui va me réconcilier avec ! Mais ça, F. Lordon en parle également. Encore faut-il lire, ce que certains ont du mal à faire ici visiblement.

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        • Alex Terieur // 27.07.2018 à 13h36

          Sur les faits de 2015, je ne vais pas vous contredire car je ne sais pas comment cela a été géré, même si j’ai également vu les images sélectionnées auxquelles vous faites référence. Concernant NDDL, que l’auteur cite ou montre une personne victime d’un usage de la force par les gendarmes mobiles, sans s’être préalablement opposé à leur action. Seuls les opposants qui refusaient de partir ont été déplacés (portés) par les forces de l’ordre. Seuls les opposants violents ont bénéficié d’un traitement adapté. Et lorsqu’on voit les blessés parmi les gendarmes, on se doute bien qu’il n’y avait pas que des zadistes pacifiques en face. Il ne suffit pas que Lordon écrivent n’importe quoi pour que chacun le gobe.

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          • Nicolas // 27.07.2018 à 14h44

            Quand les images ne vont pas dans votre sens elles sont “sélectionnées”. Lorsque la violence (pardon, le “traitement”…) vient du camp que vous défendez corps et âmes elle est “adaptée”…
            Nous vivons bien à l’époque du marketing et de la com !
            Qu’est ce que c’est pratique de réclamer de la non violence et du pacifisme de la part de manifestants. C’est comme les grèves qui ne devraient rien bloquer…
            Petite idée de lecture pour votre été :
            http://editionslibre.org/produit/prevente-comment-la-non-violence-protege-l-etat-peter-gelderloos/

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      • ouvrierpcf // 29.07.2018 à 15h54

        les gendarmes mobiles (escadrons )sont des militaires au service des armées et agissent comme des soldats Formés pour la guerre les rebellions ils maintiennent l’ordre donné par le Général ou Ministre des Armées qui lui obéit ..à MACRON chef des Armées
        les CRS dénommées aussi Compagnies républicaines de Sécurité dépendent du ministère de l’intérieur du sieur COLLOMB et agissent comme des policiers ils obéissent à leur commandant qui obéit à leur Ministre ou au Préfet de la République
        le maintien des ordres ainsi séparés n’est ni de même nature ni de même finalité
        En 1948 mon père mineur de fond fut matraqué emprisonné parqué par des gendarmes mobiles qui ne ré pondèrent à aucune violence adaptée de la part des mineurs ou ne contrèrent aucune violence d’hommes envers d’autres hommes mais assurèrent un Ordre par les armes et la violence physique aux portes des puits
        nota les pompiers de Paris sont aussi d’obédience militaire ils sont vus pourtant comme des serviteurs publics (on peut analyser l’hostilité dont ils font preuve de la part de certaines catégories de population qui ne les considèrent pas ainsi )

        Si Nous voulons oui que l’ordre soit maintenu c’est celui de Notre République française pas celui d’un monarque fut ce t il élu (à 16% des inscrits ) pour mon député LERM il a été élu avec 820 bulletins blancs et nuls et 5620 abstentions sur 12 103 inscrits dans ma Commune

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    • Alex Terieur // 26.07.2018 à 11h55

      ” Par exemple qu’ils ne sont pas responsables des violences de la casse, en manipulant des manifestants fragiles? “. Pourquoi avoir davantage de blessés dans leurs rangs ? Les prenez-vous pour des masochistes ? Ces gendarmes et policiers ont une famille qui les attend à la maison et ils ne souhaitent qu’une chose après avoir rempli leur mission : rentrer en bonne santé pour profiter de la compagnie de leurs proches. Vous faites preuve d’un machiavélisme propre aux personnes qui n’hésiteraient pas à y recourir.

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    • BOURDEAUX // 26.07.2018 à 14h33

      Le jour où un voyou vous cassera la figure pour vous voler votre voiture, j’espère que vous ne tomberez pas sur un policier qui aura des raisonnements aussi tordus que les vôtres : vous serez vite soupçonnée d’avoir distribué des œillades concupiscentes à un “piéton fragile” qui n’aura pas su résister à la tentation… Et les centres-villes dépouillés le soir de la finale de foot, c’était aussi des flics ? des agents secrets ? Des élus de LREM ?

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      • Suzanne // 26.07.2018 à 18h13

        Remarque non pertinente, j’ai l’expérience de quartiers vraiment difficiles.

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      • ouvrierpcf // 29.07.2018 à 16h11

        Si fermer une usine de fabrication de pneumatique employant 820 personnes dans un bassin de population à plus de 21 % de sans emploi ou déstructurer une grande Compagnie d’aviation Nationale par le transfert ou le reclassement des emplois au motif d’insuffisance de rendement financier, accorder des remises d’impôts des affranchissement de taxes pour au final fermer des unitésmoyennes ou petites de productions locales laissant des populations sans activités des communes sans ressources , au nom d’un principe de CICE ou alors donner en exemple l’attitude les propos les comportements les actes et le détournements de 2 millions d’euros d’un ex ministre du budgets pour au final d’un procès quand même organisé le laisser libre n’affectent ni mon physique ni ne m’enlèvent la faculté de conduire mon véhicule ne m’empêchent pas de considérer ces pratiques de parfaite voyouterie ..en col blanc donc aussi méprisantes et condamnables et …non condamnées

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    • Macarel // 26.07.2018 à 18h00

      Pour Jacques Sapir :

      “Les explications sont multiples, et pas contradictoires.
      1 – Volonté du Monde de redorer son image d’objectivité, image très écornée.
      2 – Fuites dans la Police de fonctionnaires outrés par situation.
      3 – F. Hollande a une dent contre #Macron et il est vindicatif.”

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  • Garibaldi2 // 26.07.2018 à 11h19

    ”la nullité des principales confédérations syndicales”

    Voilà bien une phrase totalement putassière, car Lordon n’est pas à une contradiction près. Si les Français sont peu syndiqués, c’est aussi parce que la répression dont parle Lordon est une réalité tangible pour les salariés : se syndiquer et militer c’est prendre des risques. Lordon peu en parler à son aise, lui qui ne risque rien au CNRS !

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    • Quentin // 26.07.2018 à 11h28

      Si les français sont si peu syndiqués c’est surtout parce que, contrairement aux pays nordiques (ceux qui ont les plus hauts taux de syndicalisation), tous les salariés bénéficient des accords conclus par les syndicats, quand ils ne concernent que leurs membres dans ces pays.

      Dès lors qu’un salarié n’a pas de conscience politique et/ou ne veut pas faire de vague, comme pour la majorité des salariés, il n’a quasiment aucun intérêt à prendre sa carte.

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      • douarn // 26.07.2018 à 11h39

        Bonjour Quentin
        Merci de faire la comparaison avec les taux de syndicalisation nordiques. J’aimerais faire un pas de plus dans cette comparaison et dire que le taux de syndicalisation des ouvriers français est incroyablement élevé aux vues des risques et des faibles intérêts qu’il y a à se syndiquer en Fr.

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      • Incognitototo // 26.07.2018 à 14h00

        Si les pays scandinaves sont plus syndiqués que les Français, c’est que leur organisation paritaire comporte une particularité que nous n’avons pas.

        L’adhésion à l’assurance-chômage est facultative et pour en bénéficier, il faut signifier son adhésion à un syndicat, car ces derniers gèrent seuls et intégralement le recouvrement des prestations et la distribution des allocations.

        Cela a au moins deux effets bénéfiques :
        – un fort taux de syndicalisation (en moyenne autour de 80 %),
        – un intérêt certain pour développer des solutions qui permettent aux salariés de rester le moins longtemps possible sans activité (c’est ainsi que les syndicats ont pensé et validé la mise en place de la flexisécurité et le transfert d’une partie des cotisations sociales sur la TVA pour diminuer les coûts de revient des entreprises).

        Il vaut mieux s’informer, vraiment, c’est mieux.

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      • Didier88600 // 26.07.2018 à 15h34

        La conscience politique ça n’existe pas… on a des convictions partagées ou non.

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    • Vinnie Reb // 26.07.2018 à 11h48

      C’est vrai que c’est compliqué d’être syndiqué, surtout quand on bosse dans le privé, ce qui est mon cas.
      En même temps, si les syndicats ne rassemblent plus, c’est bien aussi parce qu’ils sont tout particulièrement complaisants avec l’UE et ses politiques néolibérales dictées par le patronat. Les syndicats en France (mais aussi dans d’autres pays de l’UE) sont tous ou presque membres de la CES. Donc ils ne dénonceront pas l’UE et ses injonctions qui nous donnent des lois El Khomry ou encore des ordonnances SNCF (issues des paquets ferroviaires).
      Ces gens ne parlent plus aux classes laborieuses. Pas étonnant que celles-ci s’en détournent.
      Pire, ils vont même jusqu’à assimiler à l’extrême-droite des mouvements qui souhaitent le Frexit – ce qui est un non-sens politique puisque l’extrême-droite a bien fait la démonstration en 2017 de son attachement à l’euro et à l’UE. C’est dire que oui, ils sont nuls.
      Les syndicats sont nuls, leurs analyzes montrent leur vide abyssal en matière de politique. Leurs dirigeants confédéraux ne sont pas à la hauteur des enjeux qui se déroulent sous nos yeux. Dieu merci, il reste des militants de base qui tiennent la route. Mais ceux qui les persécutent ne sont pas toujours ceux qu’on croit : c’est souvent au sein des hiérarchies syndicales que les coups les plus tordus se font – au détriment de la défense des salariés. Lutte des places qui a remplacé la lutte des classes.

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  • Jean // 26.07.2018 à 11h25

    Benalla : Les politiciens sont des illusionnistes qui agitent de leur main droite un chiffon rouge devant les yeux du public lorsqu’ils ne veulent pas que l’on voie ce que fait leur main gauche.

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  • Alex Terieur // 26.07.2018 à 11h32

    ” la violence policière déployée contre les manifestants n’a cessé de passer des seuils “. Plus que la ” violence policière “, c’est la réaction des forces de l’ordre qui gravit des caps en s’adaptant à la violence croissance qui est exercée contre elles. Le nombre de blessés parmi les racailles (puisqu’à ce stade, il ne s’agit pas de manifestants) et la gravité des blessures reflètent l’augmentation du nombre de blessés parmi les forces de l’ordre ainsi que la dangerosité croissante des agressions qu’elles endurent. L’article ci-dessus semble davantage émaner d’un manifestant de 1968 revanchard que d’un analyste politique objectif et sérieux.

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  • francois Marquet // 26.07.2018 à 12h08

    Fritz un peu facile non de jeter le bébé avec l’eau du bain? argumentez un peu plus SVP
    Lordon a le mérite du courage politique, son analyse (il aurait pu titrer Macron, Collomb et les Pinkerton) n’est pas là pour vous apprendre quoi que ce soit sur l’affaire Benalla. Quand à la souveraineté Jupitérienne elle est effectivement appuyée sur la police, celle de la pensée (décodex, loi sur les fausses nouvelles, et celle de la rue qui réprime les manifs), un simple autoritarisme en somme, le suivisme atlantiste dont il fait preuve par ailleurs (frappes en Syrie) montre bien que la souveraineté de la France l’intéresse peu.

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    • V_Parlier // 26.07.2018 à 15h11

      La police de la pensée n’est pas sous le contrôle de Macron lui-même. Aujourd’hui on le voit bien. Elle ne doit d’ailleurs pas être contrôlée de manière si centralisée. Il y a une multitude de “convaincus” bien placés qui œuvrent simultanément sans qu’il n’y ait forcément de “grand coordonnateur”. Pas seulement au sein de l’oligarchie financière mais aussi dans les cercles des politiques “persuadés” (pour rester poli) utiles à la cause. Le gouvernement précédent semblait plus conforme à la feuille de route (tout en préparant l’austérité dont Macron devra endosser la mise en œuvre) et il avait donc moins de problèmes. J’attire l’attention sur les derniers changements de cap de la politique internationale de Macon. Enfin, qui sait s’il n’y avait pas déjà des spadassins plus habilement choisis avant Macron? Pas vu pas pris. Mais ici le casting était digne d’un amateur!

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  • Pepin Lecourt // 26.07.2018 à 12h13

    En effet depuis le début je m’interroge sur ces médias qui ont couvé Macron et l’ont propulsé au pouvoir qui subitement pour une petite affaire si on la compare à toutes les affaires dont nos dirigeants nous ont habitué depuis longtemps, se mettent au Macron bashing !

    Je crois difficilement que tout cela soit fortuit et circonstanciel, je suppute un avertissement pour rappel à l’ordre, pour non exécution de contrat, du genre ” Attention Emmanuel, nous t’avons fait, nous pouvons te défaire “, reste à chercher là ou Macron aurait pêché pour ses marionnettistes !

    C’est mon côté conspirationniste, qui me fait dire ” si on te demande de penser çà c’est que la cause doit être ailleurs “!

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    • V_Parlier // 26.07.2018 à 14h54

      Je le vois exactement comme vous. L’affaire du garde du corps qui joue à la PS avec Benaoud avait été quasiment étouffée (bien que reconnue authentique par les MSM, mais discrètement). Et là, hop, juste après quelques changements de cap de la politique internationale, lors de cette dernière affaire qui aurait pu être laissée elle aussi à la “fachosphère et aux cercles de gauche radicale” (sic), ils tirent tous à boulets rouges sur le poulain! Bizarre bizarre… ou pas!
      Pour ce qui est des propos récurrents anti-police de Lordon: Le jour où il prévoit sa révolution colorée (ou d’Octobre?) en France qu’il me prévienne, histoire que je déguerpisse vite fait! Je remarque en outre que sous le règne du veule et lâche et belliqueux Hollande ses projets révolutionnaires n’étaient pas si ardents…

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      • Babar // 26.07.2018 à 15h55

        Il est vrai que cette vidéo qui circulait depuis le 1/5 n’avait pas fait de vagues car la plupart des spectateurs y voyaient de la violence policière assez banale. Ce qui a déclenché la bronca c’est que quelqu’un (policier?) a reconnu Benalla sous sa panoplie de flic….
        Plus intéressante est l’absence de réaction de Macron et de son entourage qui eux avaient nécessairement reconnu dés le départ leur amical collègue. On peut présumer que le président pensait que l’affaire en resterait là, pourquoi s’émouvoir de ce qui est ordinaire dans une répression de manifestation. On peut même imaginer que dans la pensée présidentielle il ne s’agit que d’une broutille, un fonctionnaire coordinateur des affaires de sécurité qui malmène quelque peu des “gens qui ne sont rien”. D’ou la sanction tellement formelle qu’elle ne fut quasi pas appliquée!

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  • vlois // 26.07.2018 à 12h14

    L’image me vient celle des courtisans de Pénélope au palais d’Ulysse et le niveau de contentement et leur niveau sonore quand les marcheurs viennent s’exprimer. Courtisans, ils se gavent et dilapident l’héritage des générations passées bien qu’ils n’en soient pas les bénéficiaires directs, et c’est cela qui m’interroge le plus : est-ce la haine de classe ?

    Haine de classe, de la différence ou grisement des militants : Ajoutez l’humiliation aux perdants ou des personnes qui ne veulent pas de votre modèle de société, de la narration et des postulats posés. Ceux qui veulent à accorder les principes à la pratique.

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  • rolland // 26.07.2018 à 12h23

    Même si le fond de ce qu’écrit F.Lordon est toujours très intéressant et cela se vérifie encore une fois avec cet article, je ne pense pas malheureusement qu’un jour je me ferai à sa syntaxe qui j’espère n’est pas par nature à complexifier la compréhension de sa pensée…!?Juste pour dire qu’à mes yeux, il gagnerai en lisibilité en modifiant sa façon de s’exprimer..

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  • Yenmarre // 26.07.2018 à 12h34

    Je n’y comprends rien et sans aucun intérêt pour ma part qui suis limité intellectuellement.
    Masturbation.
    Par contre je suis choqué.
    Aucune allusion aux violences faites aux forces publiques, aux Antifa, aux groupes de jeunes communautaires, tous les communautaires.
    Deplorable

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  • Suzanne // 26.07.2018 à 12h49

    Bon. Pardonnez-moi, je vais dire quelque chose de méchant, mais toutes ces critiques sur le style de Lordon m’exaspèrent.

    J’ai relu, vraiment relu l’article de Lordon, et quelques autres de lui, avec l’idée : “est-ce illisible? Incompréhensible? ”
    Résultat, j’ai beau chercher et chercher, je ne vois que du français correct, plein de métaphores qui donnent vie au sujet, émaillé de langage plus familier lorsque c’est nécessaire pour faire passer le message, et avec un vocabulaire et une structure de langue très précis et très riches.

    Donc, deux solutions.
    Soit les détracteurs du langage de Lordon ont des préjugés gros comme la Tour Eiffel contre les universitaires (dont c’est quand même le boulot de parler bien le français, et encore heureux, même si les universitaires des sciences dites “dures” font souvent des fautes d’orthographe à toutes les lignes, mais bon, passons charitablement), ont décidé une fois pour toutes qu’il était incompréhensible parce qu’ils doivent mettre plus d’une nano-seconde pour comprendre ses phrases, et ne réfléchissent pas plus loin.

    Soit les gens parlent maintenant en français twitter, en français amerloque ou en français sms, et ne maîtrisent plus du tout leur propre langue.

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    • calal // 26.07.2018 à 15h32

      personnellement ,si je veux faire un petit effort intellectuel de comprehension sur des questions qui quelque part, ne me “rapportent rien”, je prefere lire ou ecouter du francis cousin ou du sapir que Lordon…
      bon quand j’aurai le temps,je vais relire cet article pour voir si j’ai louper quelque chose en lisant en biais apres les premieres lignes…

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      • Suzanne // 26.07.2018 à 18h12

        Moi aussi, je préfère lire Yourcenar ou Damasio que Lordon. Mais si vous voulez mon avis, les détracteurs de Lordon ne comprendront pas non plus les deux que je viens de citer, et ça m’énerve, cette volonté de tout tirer vers le bas.

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      • calal // 26.07.2018 à 19h58

        j’ai bien relu l’article comme il faut:
        – d’apres lordon, tout le monde sauf lui est d’extreme droite
        -si vous ne voulez pas de pouvoir fachiste,votez lordon.
        -bien sur lordon tartine et se cache derriere de jolis ( et nombreux) mots pour seduire de la nana intellectuelle et du fils de bourgeois rebelle.bref un litteraire…

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        • Suzanne // 26.07.2018 à 21h56

          Vous allez maintenant sur le registre des idées, c’est autre chose. On ne parlait que de la forme langagière.

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    • Vjan // 26.07.2018 à 16h52

      Entièrement d’accord avec vous Suzanne. Et merci ! J’apprécie l’écriture de Lordon mais à lire les critiques de son style, je finissais par me dire que comme lui, je devais être une odieuse intello, pédante et creuse, surprise en pleine masturbation intellectuelle.

      Une 3e hypothèse peut-être : il faut du temps et des efforts pour comprendre une prose réfléchie et exigeante.
      Peu s’accordent ce temps de réflexion et de LECTURE aujourd’hui (pardonnez les majuscules qui disent seulement que la lecture n’est pas la seule affaire du déchiffrage mais une opération complexe de va et vient constant entre la pensée de l’auteur et la sienne.)
      Alors, oui, c’est plus facile et plus rapide de lire Christophe Barbier que Lordon. Mais pour citer maître Ioda de mémoire, « si c’est facile et rapide, c’est pas la voie. »

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      • Suzanne // 26.07.2018 à 18h17

        Oui, il faut le temps, vous avez raison, mais il faut aussi souvent autre chose, qui est le son. Lordon parlé, en sonore, ça passe magnifiquement. Un orateur né.

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    • véro // 31.07.2018 à 00h30

      cet article de Lordon est même l’un des articles les plus faciles à lire qu’il ait écrit. Quand je vois toutes ces critiques sur son style ou sur le fait que ce serait incompréhensible, ça me fait peur.
      De plus, il n’est pas inutile qu’un texte soit un peu difficile à comprendre à la première lecture, pour pouvoir bien en saisir tout le sens, puisque justement ça oblige le lecteur à faire un effort intellectuel très propice à la compréhension (et là en plus il n’y avait pas de réelle difficulté). Et de toutes façons, dès qu’on aborde une certaine complexité, il devient moins aisé d’en parler de manière très simple, ou alors en faisant des raccourcis et des simplifications. Or les raccourcis et simplifications, c’est souvent ce qui permet à d’autres de crier au complotisme ou au conspirationnisme.

      Il faudrait tout simplement se dire, avant de lire du Lordon, qu’on ne peut pas le faire en 2 mn, entre le fromage et le dessert, et qu’il vaut mieux se réserver 5 à 10 mn dans des conditions satisfaisantes de lecture.

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  • DD // 26.07.2018 à 12h49

    Outre les peripeties actuelles et les commentaires souvent fondes, je me pose deux questions :
    1/ pourquoi les medias qui ont fait Macron le degringolent.
    2/ pourquoi maintenant.

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    • vlois // 26.07.2018 à 13h12

      Est-ce que le “ils” dont parle Président Macron ? Nous avons l’impression d’un combat souterrain, derrière le spectacle quotidien de l’affaire Benalla.

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    • V_Parlier // 26.07.2018 à 15h37

      Il y a pas mal d’hypothèses citées plus haut dans le fil que je partage.

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  • JT // 26.07.2018 à 14h05

    @Fritz, ce n’est pas la simple affaire qui intéresse Lordon. C’est n’est que le point de départ d’une démonstration qui lui permet de mettre à jour ce qu’il appelle l’arc d’extrême-droite. Concept bien utile qui devrait permettre d’éviter le piège tout sauf le RA-NA (Rassemblement National) pour les prochaines élections. Il est donc bien triste que vous ayez le sentiment de n’avoir rien appris.

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    • Fritz // 26.07.2018 à 14h24

      Mon avis sur le texte de M. Lordon est peut-être trop rapide, et je ne veux pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Mais le piège que vous évoquez, @JT, je l’ai évité pour mon compte en votant CONTRE Macron.

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      • JT // 26.07.2018 à 16h03

        @Fritz, le texte de Lordon est bien entendu destiné, non pas aux personnes comme vous, mais aux autres, qui ont été dupes, une fois de plus. Et donc on voit bien combien le concept « d’arc d’extrême droite », peut être utile à l’avenir. Au passage (et je m’adresse là aux commentateurs qui critiquent la forme) que le texte soit difficile à lire, j’en conviens. Mais doit-on y renoncer pour autant ? Si c’est le cas, privons-nous de la pensée de tous les philosophes dont la pensée n’est pas directement consommable et contentons des tristes clowns médiatiques du type BHL.

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    • V_Parlier // 26.07.2018 à 15h18

      Un parallèle pour comprendre: Quand un post-soixante-huitard libertin irrespectueux et débridé parle d’un violeur, il dira que c’est un “réac” pour se défausser. Donc quand un marxiste obsessionnel parle d’un cassos semi-délinquant exfiltré du PS au nom de “l’égalité des chances”, il dit que c’est un type d’extrême droite. Même principe de distanciation excusatoire en rangeant le “dérangeant” dans la catégorie de l’ennemi historique.

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  • BOURDEAUX // 26.07.2018 à 14h12

    Lordon tel que je le ne l’aime pas, mais pas du tout, celui chez qui les opinions précèdent les analyses, et non l’inverse. Posture gaucho-protestataire prise dès les premières lignes : il s’assoit au wagon restaurant pour, tout au long du voyage nous raconter qu’on est en pays fasciste… J’ai goûté avec gourmandise le petit passage sur le sage petit étudiant en culotte courte qui a pris 4 mois de sursis (quel trauma !), pour avoir joint une manif avec dans son cabas, « simplement » un sweet à capuche, du sérum, des lunettes de piscine et un masque…Bien sûr, le jeune homme titubant quotidiennement dans un état policier où des milices privées font chaque jour peser sur lui les menaces les plus arbitraires, il est normal qu’il se risque dans une manifestation (mystérieusement autorisée ) avec un attirail qui pourrait faire croire, s’il vivait dans un pays vaguement « de droit », que l’étudiant se présente pour casser du flic. Si Lordon en est à ce degré de déni, il est la preuve que l’universitaire, à force de mariner dans ses ratiocinations abstraites et doctrinaires, finit par s’y noyer. Lorsqu’on prétend « faire la révolution » en agressant des flics, on ne gémit pas comme une danseuse quand on a pris un coup de matraque : on assume, ou on rentre chez maman manger son goûter et apprendre ses leçons.

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  • UltraLucide // 26.07.2018 à 15h17

    Comme Benalla a tabassé des gauchistes, alors, pour le marxiste antiflics Lordon, l’affaire se résume à une sorte de bavure policière. Le monde est simple vu à travers la lorgnette de son idéologie simpliste.

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  • lou camin // 26.07.2018 à 15h57

    De tels commentaires sont difficilement acceptables. Ils ne dénotent que la vacuité de leur auteurs à penser l’information et à gérer la communication – en un mot : ce n’est pas parce qu’il dansent bien la lambada, que les commentateurs lambda peuvent se permettre de vaticiner au vent.
    Certes en démocratie, les ”gens” ont tous les droits.
    Même celui faire preuve d’une crasse ignorance à lire, comprendre et commenter une démonstration ou des idées.
    A moins que notre commentateur-Lucky-Luke ne se soit lui-même reconnu dans ce centre tout neuf, venu opportunément au jour pour faire éclore l’hybride post-solférinien qui entend nous conduire vers ces nouveaux lendemains qui ont déjà ”enchanté” nos voisins italiens…, lorsque les ”lucioles” eurent disparues.

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    • Fritz // 26.07.2018 à 17h27

      Quel style ! Quelles métaphores (lambda-lambada) !!
      Allez Frédéric, on t’a reconnu…

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  • Max // 26.07.2018 à 15h59

    Quand on se renseigne sur le parcours d’Alexandre Benalla,
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Benalla
    Ca fait peur et son parcourt malheureusement n’a rien d’exceptionnel ce monsieur, issu de la gauche soit dit en passant et d’un quartier sensible, n’ayant aucune habilitation policière ou de gendarmerie validée tabasse des militants de cette même gauche.
    La violence policière en France est une réalité l’ex président Hollande a su l’utiliser contre les manifestants de la manif pour tous avec beaucoup plus de violences sans apparemment provoquer de réactions d’indignations.
    Ce que la gauche, celle du PS, tait est que ce monsieur a servi de garde du corps a plusieurs pointures du PS et c’est, selon E Macron, son parcourt atypique qui l’a motivé.
    Ce n’est pas la 1ere fois que le président E Macron a des problèmes avec le choix de sa garde privée, alors que policiers et gendarmes ont des unités très compétentes.
    Je ne vois pas de complots d’extrême droite dans tout cela, seulement un piège à cons dans lequel le Président s’est lui-même piégé.

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    • booster // 28.07.2018 à 02h25

      Les quartiers sensibles adorent casser du blanc bec, et ce sans aucun remord. C’est pourquoi on les retrouve dans les services d’ordre, de sécurité etc… où ils vont se montrer très zélés pour mater toute contestation dans les zones de contestation hors quartiers. Benalla a cassé la gueule à un jeune gaucho (tous en général bien blancs) mais ne ferait rien lors des émeutes du 93, là c’est laisser faire, impunité.

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  • Nicolas // 26.07.2018 à 16h08

    “Lordon écrit il pour les gens ?”
    Non, Lordon écrit pour le plaisir autoérotique de s’entendre lire ses textes.
    Je me suis arrêté presque au début : “le lecteur attentif aura évidemment rectifié de lui-même pour entendre « la police, c’est tout à fait ça”
    ben non, ce Benalla n’est pas policier, c’est une crapule qui abusait d’un pouvoir indûment obtenu pour laisser libre cours à ses pulsions ultra-violentes. On ne sait pas ce que les policiers avec lui avaient comme pression, par exemple, en présence de cet homme qu’ils devaient savoir dangereux pour tous.
    A partir de là, j’ai bien compris que Lordon hait la police qui est l’instrument violent de tout pays totalitaire blablabla, je le laisse pisser sa haine.

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  • eric // 26.07.2018 à 16h54

    “En lieu et place de « ça n’est pas ça la police » et « il a ruiné notre image », le lecteur attentif aura évidemment rectifié de lui-même pour entendre « la police, c’est tout à fait ça (si ça n’est pas bien pire) » et « il a mis en pleine lumière ce que nous sommes ».”
    La manipulation est grossière…
    Du Lordon tout craché :/
    J’ai l’impression que de plus en plus d’intellectuels, que je pouvais lire, dérivent dans un aveuglement idéologique (tel M. Jorion qui soutient un coup d’état pouvant mener à une guerre civile au USA depuis l’élection de Trump) qui obsurcit leur vision au point que même un lecteur inattentif identifie facilement leurs erreurs de raisonnement.

    Tout ce qui est extreme est dérisoire.
    Tandis que lire M. Sapir ou écouter les interventions de M. Berruyer me permet de continuer de progresser dans ma compréhension du chaos déchainé au niveau mondial par l’effondrement du modéle productiviste.

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  • BA // 26.07.2018 à 17h32

    La présidente de la commission d’enquête Yaël Braun-Pivet étouffe la vérité.

    Elle fait tout pour empêcher que l’enquête remonte jusqu’à l’Elysée.

    Elle refuse que soient interrogés quatre collaborateurs d’Emmanuel Macron à l’Elysée : Alexandre Benalla, Bruno Roger-Petit, Alexis Kohler, Ismaël Emelien.

    Le vice-président de la commission d’enquête Guillaume Larrivé suspend sa participation pour protester.

    Les oppositions convergent. Après la France insoumise, c’est au tour du co-rapporteur et député LR, Guillaume Larrivé, d’annoncer qu’il suspendait sa participation à la commission tant qu’il n’aurait pas de réponse sur les demandes d’auditions qu’il a faites depuis plusieurs jours, soutenu par les autres groupes d’opposition.

    Ses relations avec la présidente de la commission des Lois et députée LaREM, Yaël Braun-Pivet, se dégradaient de jour en jour. Il a accusé la majorité de “torpiller cette commission” et de “prendre ses ordres de l’Elysée”.

    Un député de la France insoumise demande la démission de la présidente de la commission.

    Coup de théâtre en plein milieu de l’audition du préfet de police de Paris. Eric Coquerel, député de la France insoumise, a demandé la démission de Yaël Braun-Pivet, la présidente de la commission d’enquête, dénonçant une «obstruction» à l’enquête.

    Plusieurs députés, dont le co-rapporteur Guillaume Larrivé, réclame depuis plusieurs jours l’audition d’Alexis Kohler et d’Alexandre Benalla pour faire toute la lumière sur cette affaire. Ce que refuse de faire la présidente de la commission d’enquête. 

    « J’ai quand même l’impression qu’on nous oriente vers les boucs émissaires que sont les services de l’Etat. On tourne en rond », dénonce Eric Coquerel, demandant de nouvelles auditions.

    Après avoir demandé la démission de la présidente de la commission, il a signifié qu’il suspendait la participation du groupe La France insoumise et a quitté la salle. 

    http://www.lefigaro.fr/politique/2018/07/26/01002-20180726LIVWWW00029-en-direct-benalla-kohler-commission-senat.php#925315

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  • Raoul C, // 26.07.2018 à 17h42

    Extrême droite… Franchement ! On dirait que c’est le mot fourre-tout pour désigner ce qu’on n’aime pas.

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  • Pepin Lecourt // 26.07.2018 à 18h41

    En effet depuis le début je m’interroge sur ces médias qui ont couvé Macron et l’ont propulsé au pouvoir qui subitement pour une petite affaire si on la compare à toutes les affaires dont nos dirigeants nous ont habitué depuis longtemps, se mettent au Macron bashing !

    Je crois difficilement que tout cela soit fortuit et circonstanciel, je suppute un avertissement pour rappel à l’ordre, pour non exécution de contrat, du genre ” Attention Emmanuel, nous t’avons fait, nous pouvons te défaire “, reste à chercher là ou Macron aurait pêché pour ses marionnettistes !

    C’est mon côté conspirationniste, qui me fait dire ” si on te demande de penser çà c’est que la cause doit être ailleurs “!

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  • Galien // 26.07.2018 à 19h25

    Ouais en fait rien ne change jamais. En 1948 l’armée et les blindés contre les mineurs, et je me souviens de mon père évoquer la charge des gardes mobiles (dans les années 50) contre les mineurs grévistes jusque dans les jardins des corons et terrorisant les femmes et les enfants. Ouais toujours pareil …

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    • xc // 28.07.2018 à 10h57

      A l’époque, les méfaits économiques de la guerre étaient encore sensibles, et le charbon aussi indispensable que le pétrole aujourd’hui. Le pays n’avait pas spécialement besoin d’une grève des mineurs.

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