[NB : désolé, j’ai eu des soucis d’hébergement, c’est pour cela que le lien de ce matin était HS….]

Le sympathique Nicolas Doze m’a de nouveau invité à son émission Les Experts ce jeudi 27 octobre à 9h00, sur BFM Business (la radio filmée, pas BFM TV). Voici l’émission :

Désolé pour ma conclusion très caricaturale – je n’aime pas trop cela, mais quand on a moins d’une minute, il faut oublier la grande finesse…. 🙂

Ceci étant, c’est assez vrai, comme expliqué dans ce billet.

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N’hésitez pas à réagir en direct par mail sur cette émission via ce lien – Nicolas Doze consulte bien les mails en direct, et est très demandeur 😉 :

http://www.bfmbusiness.com/programmes-replay/emission/les-experts

(cliquez sur Contacter l’émission sous le logo)

À suivre…

12 réponses à Intervention média : BFM Radio, Les Experts, n°5 – 27 octobre

  1. Jean DUPOND Le 25 octobre 2011 à 22h12
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    Bonjour,
    Le marché des produits dérivés est paraît-il gigantesque.
    Effectivement, lorsque l’on regarde le bilan des banques on a du mal à y croire tellement c’est énorme…
    Pouvez-vous nous expliquer d’où viennent les montants astronomiques inscrits sous “Instruments dérivés de couverture” dans les bilans des banques :
    BNP : http://bourse.lesechos.fr/bourse/profil/comptes_societe.jsp?Code=FR0000131104&Place=XPAR&Codif=ISIN
    CA : http://bourse.lesechos.fr/bourse/profil/comptes_societe.jsp?Place=XPAR&Code=FR0000045072&Codif=ISI
    SocGen : http://bourse.lesechos.fr/bourse/profil/comptes_societe.jsp?Code=FR0000130809&Place=XPAR&Codif=ISIN
    Cela parait tellement disproportionné et opaque…
     
    Par ailleurs, dans cet article :
    http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/pourquoi-les-banques-doivent-accepter-le-plan-grec-avec-le-sourire_267460.html#xtor=RSS-115
    il est écrit que les CDS sur la Grèce sont de 10 milliards nets pour 350 milliards d’euros de dette grecque.
    Peut-on le vérifier ?
     
    “En raison de l’opacité de cet outil, il est aujourd’hui impossible de savoir qui sont les émetteurs de CDS…”
    Pourquoi ne dénonce-t-on pas plus que ça cette opacité, alors que l’on sait que la tritrisation des subprime a entrainé une opacité telle que même les banques ne savaient pas à quel point elles étaient elles même exposées, entraînant une méfiance généralisée.
     
    Merci.


  2. seb1207 Le 27 octobre 2011 à 08h06
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    Je viens d’écouter l’émission, je reproche juste à Nicolas Doze de ne pas vous avoir laissé expliquer pourquoi il ne fallait pas que le FESF devienne une banque (si vous en avez le temps pouvez le faire en quelque ligne ?).
    Ce qui est “rassurant” c’est que tout le monde présent sur le plateau dit qu’une fois de plus nous avons acheté du temps, mais cela fait 3 ans (voir plus) que nous le faisons et comme vous le dites rien ne change et ça nous coute cher (nous contribuable) et surtout pour allez ou? toujours droit dans le mur?
    encore merci pour vos éclaircissements sur la situation et l’actualite.
     


  3. JPh75 Le 28 octobre 2011 à 07h31
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    Où est passée l’émission ????


  4. Yann Le 29 octobre 2011 à 07h13
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    Passionnant comme toujours.
    Pour ce qui est de la Grece qui devrait soit vivre avec un train de vie reduit de moitie ou des transferts communautaires de “solidarite”, il faudrait en premier lieu changer la mentalite des politiques locaux, sinon ca serait vraiment jeter l’argent (que l’on a pas) par les fenetres a mon humble avis. Je conseille la lecture de cet article http://www.scribd.com/fullscreen/62327329 (en Anglais) d’un journaliste Grec sur le sujet. Tres instructif!
     


  5. Lutopick Le 29 octobre 2011 à 07h55
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    Perso, moi, je l’adore votre conclusion. Très efficace. Vous n’avez pas à en rougir (quoi que ça vous irait très bien de rougir encore un peu)
    ResPublica (Respect, Equité et Solidarité Publiques)


  6. BA Le 29 octobre 2011 à 09h34
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    A propos du sommet européen :
     
    L’accord du jeudi 27 octobre n’a pas du tout rassuré les investisseurs internationaux. L’Italie est toujours obligée de payer des taux d’intérêt qui continuent à augmenter.
     
    Les taux d’intérêt de l’Italie sont repartis à la hausse.
     
    Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,023 %.
     
    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND
     
    Vendredi 28 octobre 2011 : l’Italie a lancé un emprunt sur les marchés internationaux. Et ça a été un carnage.
     
    Malgré l’accord européen pour tenter de juguler la crise, le coût de financement de la dette colossale de l’Italie a encore grimpé vendredi lors d’une émission obligataire test, les marchés continuant de douter de la crédibilité du gouvernement Berlusconi.
     
    Signe le plus inquiétant, les taux d’intérêt des titres à échéance 2022 ont dépassé la barre symbolique des 6 %, seuil considéré comme dangereux par les analystes, en s’inscrivant à un niveau record de 6,06 %, contre 5,86 % le 29 septembre, date de la dernière opération similaire.
     
    Les taux des titres à échéance 2014 ont eux progressé à 4,93 %, contre 4,68 % lors de la précédente émission, ceux des titres à échéance 2019 à 5,81 %, contre 4,03 %, et ceux des titres à échéance 2017 ont progressé à 5,59 %, contre 2,33 %.
     
    http://www.romandie.com/news/n/CRISELe_cout_de_la_dette_italienne_grimpe_encore_malgre_l_accord_europeen281020111510.asp
     


  7. Alain34 Le 29 octobre 2011 à 15h38
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    J’ai adoré la comparaison FESF/OSEO … Vincent Beaufils a juste oublier qu’OSEO servait a financer de l’économie REELLE alors que les les fonds du FESF sont destinés a remplir le tonneau des danaïdes… C’est quand même une ‘légère’ différence !!!
    Les éventuels 1000Mds € du FESF levé sur les marchés auprès d’investisseurs, il faudra bien les rembourser un jour ! Cavalerie !!!!
    Merci pour vos intervention, si les autres commentent, expliquent, etc etc.. vous avez le mérite d’appuyer là où ça fait mal, de lier toute ces ‘théories’ au monde réel ! Ce que l’on retrouve bien dans votre conclusion.


    • FrédéricLN Le 06 novembre 2011 à 08h03
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      “Vincent Beaufils a juste oublier qu’OSEO servait a financer de l’économie REELLE alors que les les fonds du FESF sont destinés a remplir le tonneau des danaïdes… C’est quand même une ‘légère’ différence !!!”

      Oui -> c’est un peu là que s’articule la réponse d’Olivier Berruyer -> si ces crédits permettaient de générer, comme pour Oseo, une croissance qui rend remboursables la plus grande partie des prêts, le mécanisme et la garantie se comprennent. Si l’emprunteur est déjà tellement surendetté que sa viabilité est improbable, la garantie est une pure et simple perte d’argent (et même Oseo n’accepterait pas de l’accorder, j’imagine 😉 ).


  8. Jacques Coeur Le 01 novembre 2011 à 14h55
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    Houlala, monsieur lâche des noms et pas des moindres. J’en connais un qui va faire une mauvaise chute dans son escalier ; on va lui rejouer le petit-Clamart façon anonyme. Sans rire, si vous êtes direct comme cela, vous avez intérêt à avoir de solides appuis. Manquerait plus que la vérité se sache, tiens, ça serait du joli !


  9. lalande Le 01 novembre 2011 à 16h19
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    Merci pour tout. Et c ‘est un grand merci car sur mon blog vous avez la place d’honneur de part vos analyses simplifiées pour le pôvre bougre que je suis. Mais à lire votre “Newsletter” régulièrement sinon journellement que je suis bien content de diffuser au grand nombre.
    Alors, à demain matin à l’aube et à jeûn. A+++++


  10. FrédéricLN Le 06 novembre 2011 à 08h01
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    Elle n’est pas si mal, la conclusion. Mais on ne peut pas reprocher à ceux qui ont beaucoup d’argent de l’avoir preté aux Etats (c’est déjà mieux qu’aux mafias). On peut leur reprocher, éventuellement, d’avoir prete à des taux exagérément bas au regard du risque de non-remboursement – mais les Etats, et les contribuables, en étaient bien contents à court terme. Et, admettons un instant qu’ils l’aient fait de façon rationnelle : pourquoi des taux aussi bas ? Il y a deux hypothèses, l’une plus désagréable que l’autre, mais toutes deux donnent de l’espoir.

    a) parce que ces preteurs se croient suffisamment influents politiquement, pour obtenir que de toute façon leurs créances soient payées, soit par les débiteurs, soit par d’autres venant au secours des débiteurs. La piste de l’espoir est toute tracée : chasser, aux prochaines élections, les copains en question (et ne pas en remettre d’autres à la place…).

    b) parce qu’il y a surabondance d’actifs financiers, par rapport aux possibilités d’investissement rémunérateur. Une bulle inflationniste, au cours des 8-9 dernières années par exemple, sur le s actifs, à l’échelle mondiale. C’est le mécanisme décrit par Jean Peyrelevade (entre autres, sans doute). La piste de l’espoir, encore à préciser à vrai dire, c’est une régulation des échanges mondiaux qui dégonfle cette bulle, peut-etre en rendant sans grande valeur le capital improductif ou les produits financiers “presque sans sous-jacent”, ou par l’impot (taxe Tobin…). Particularité : cela conduirait à une ruée du capital existant sur les titres ayant un “sous-jacent” plus tangible : prets immobiliers, foncier,… et dette publique [c’est là que les choses ne sont pas très claires pour moi : est-il raisonnable de supposer que ce soit le meme mécanisme qui à moyen terme alimente le marché du crédit aux Etats, et qui en s’inversant l’alimente plus encore à court terme]. Si les créanciers se mettaient à preter * meme à 2 ou 3% / an de perte * aux Etats pour éviter de tout perdre, ça rendrait plus viable la dette d’Etats comme la France. Ce serait un peu l’équivalent de ce qui se passe en période d’inflation forte (10-20%), mais sans cette inflation. Et ce serait l’ensemble des détenteurs d’actifs qui verraient s’éroder les sur-valeurs accumulées en période de bulle — non les seuls détenteurs actuels de titres de dette publique. Bon, c’est encore flou pour moi, mais est-ce que l’actuaire voit là quelque chose de raisonnable ?


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