Source : lavoiedelepee, Colonel , 26-11-2015

Je faisais partie de ceux qui estimaient que l’engagement de la France contre l’Etat islamique en septembre 2014 n’était non seulement pas nécessaire mais qu’il était même dangereux. L’EI existait sous ce nom depuis 2006 avec comme matrice l’organisation d’Abou Moussab al-Zarquaoui créée en 2003 après l’invasion de l’Irak par les Américains et leurs alliés. L’Etat islamique faisait alors régner la terreur dans Bagdad et dans de nombreuses provinces du pays. L’Irak menaçait de s’effondrer, entraînant l’ensemble de la région dans le trouble. A cette époque, la France, qui avait refusé de participer à la coalition, n’envisageait en aucune façon de faire la guerre à cette organisation. L’Etat islamique en Irak ne faisait guère la une des journaux et nos dirigeants ne l’évoquaient jamais.
Partis en guerre avec une grosse fleur sur un petit fusil

En 2014, les mêmes qui se taisaient à l’époque sont soudainement devenus horrifiés par ces « égorgeurs de Daesh », dont on semblait alors découvrir l’existence. Il est vrai qu’à la suite d’une politique du gouvernement de Bagdad assez proche de celle de Damas, l’Etat islamique, qui avait bien failli mourir, renaissait de ses cendres et obtenaient des succès spectaculaires face aux d’autres mouvements rebelles syriens et surtout face à une armée irakienne devenue instrument à la fois faible et oppresseur au service d’un pouvoir chiite corrompu. Il est vrai que, à la fois des autres milices locales, et reprenant le principe des exécutions filmés de Zarquaoui avec des moyens plus sophistiqués, l’EI filmait l’odieux pour l’« édification des masses » et la terreur des ennemis. Il est vrai enfin que l’EI s’en prenait aussi à des citoyens américains obligeant le Président des Etats-Unis à réagir. Celui-ci organisait alors une nouvelle coalition et engageait l’opération militaire, non pas sur des critères d’efficacité mais selon sa marge de manœuvre politique interne. Cette opération reposait alors sur des fondements faibles.
Le premier était que l’idée que l’Irak était encore un véritable Etat disposant d’une véritable armée qu’il suffirait d’aider par des conseils et un peu d’équipements, pour venir à bout d’un groupe de bandits. La réalité est que cet Etat, hormis les unités de protection rapprochée du pouvoir, ne faisait pas confiance à cette armée créée par les Américains et s’appuyait surtout sur les milices des partis chiites. Ces milices sont aptes à défendre Bagdad et les provinces du sud mais, malgré l’aide iranienne, peu capables de reprendre le terrain perdu sur le Tigre et l’Euphrate et elles sont surtout peu légitimes à l’occuper. Quant à reconstituer une « nouvelle nouvelle » armée irakienne sous l’égide américaine, on ne voit pas très bien ce qu’elle aurait de plus qui lui permettrait de survivre plus longtemps que les deux précédentes. Lorsqu’au mois d’août 2014, changeant d’alliance (les Kurdes, si sympathiques, ont quand même facilité la prise de Mossoul par l’EI et en ont profité pour s’emparer du pétrole de Kirkouk), l’EI s’est attaquée au Kurdistan irakien, la coalition a trouvé un autre allié local, militairement plus efficace mais tout aussi peu légitime à agir dans les provinces sunnites.
Restait alors les frappes aériennes, second fondement faible. Des frappes peuvent s’effectuer en appui rapproché de troupes au sol ou seules sur l’ensemble du dispositif ennemi. Un premier problème vient du fait que les frappes de la coalition américaine ne sont réalisées, hormis quelques drones armés, que par des bombardiers ou des chasseurs-bombardiers. La raison de cette restriction vient d’abord du peu de risques de ce mode opératoire pour les hommes engagés, eu égard aux moyens antiaériens limités des organisations rebelles. La raison principale est cependant qu’à partir du moment où l’US Army n’est pas engagée (y compris avec des hélicoptères d’attaque), cela n’est pas vraiment considéré comme une guerre pour les Etats-Unis et ne justifie donc pas d’un vote du Congrès. Or, des bombardiers ou des chasseurs-bombardiers ne sont pas forcément les moyens les plus efficients pour appuyer les troupes au sol. Ces moyens lourds, coûteux et donc rares, sont plus indiqués pour frapper des cibles importantes et peu mobiles que des cibles petites et multiples sur la ligne de contact. Les drones armés et surtout les hélicoptères ou les avions spécialisés dans l’appui, par leur capacité à rester longtemps sur un zone et à mitrailler sont bien plus efficaces pour cela, comme l’avait prouvé le changement survenu à l’été 2011 avec l’intervention du groupement d’hélicoptères français en Libye. Bien entendu, l’emploi de ces nouveaux moyens est plus risqué.
Lorsqu’il s’agit de frapper sur l’ensemble du système de l’ennemi, on peut espérer l’amener à négocier ou au moins à modifier son comportement, comme après les campagnes israéliennes contre le Hezbollah et le Hamas ou celle des Américains contre l’armée du Mahdi à Sadr-City en 2008. On ne peut pas espérer le détruire par ce seul moyen car cela n’est jamais arrivé. On n’a même jamais réussi à approcher vraiment de cette destruction, surtout face à des organisations armées qui savent parfaitement tirer parti du milieu humain et/ou physique pour se protéger. A moyen terme, ces mêmes campagnes aériennes par leur impact sur la population locale, souvent habilement instrumentalisé, ont plutôt contribué au renforcement des organisations qu’elles visaient.
Par raisonnement inductif (une série de mêmes causes produisant toujours les mêmes effets) on pouvait donc facilement prédire que cette opération serait assez stérile. Les raisonnements inductifs peuvent être mis en défaut par des phénomènes de rupture, nous y reviendrons, mais pour l’instant tout ce passe comme prévu. Les 8 300 frappes aériennes de la Coalition ont permis d’aider les troupes irakiennes et surtout les Kurdes irakiens ou syriens à obtenir quelques succès locaux. Elles ont permis d’exercer une pression forte et de détruire plusieurs milliers d’objectifs matériels et de tuer des milliers de combattants (au coût moyen de 200 000 euros chacun). Il n’y a pourtant là, au bout de quatorze mois de guerre, rien de décisif. L’EI occupe de fait tout l’espace géographique qu’il pouvait occuper dans l’espace sunnite syro-irakien et la campagne fait, comme d’habitude, aussi office de sergent-recruteur.
C’est dans ce contexte politique et militaire que la France, redevenue pleinement atlantiste, a découvert cette fois l’existence de l’Etat islamique et décidé de lui déclarer la guerre en rejoignant cette fois la nouvelle coalition dirigée par les Américains.
On y est donc allé avec nos équipes de conseillers sur le terrain et nos douze avions de combat, parfois renforcés de l’aviation embarquée du Charles de Gaulle, tous remarquablement professionnels mais évidemment sans aucun espoir d’obtenir le moindre résultat vraiment important. A ce jour après quatorze mois de guerre (car, rappelons-le, il s’agit évidemment d’une guerre à partir du moment où il y a affrontement politique violent), la France a réalisé 300 frappes soit environ 4 % du total de la coalition au sein d’une opération, on l’a vu, globalement peu décisive. Si on en croit les chiffres du Pentagone, on peut donc estimer que nous avons tué entre 400  et 600 combattants ennemis, soit environ 1 % du total des effectifs armés, sachant que ces hommes ont pu être remplacés. Très clairement, l’intention annoncée de détruire Daesh n’était pas très sérieuse mais on se vantait d’être le deuxième contributeur de la coalition et de « peser». Au bout d’un an, on s’empressait de frapper aussi en Syrie pour pouvoir parler avec plus de force, croyait-on, à l’Assemblée générale de Nations-Unies. Nous étions partis en guerre la fleur au fusil, grosse fleur et petit fusil.
Il est toujours délicat de jouer les gros bras quand on n’a plus de bras et il est singulier de constater que notre si ferme ministre des affaires étrangères est le même qui, vingt-cinq plus tôt, réclamait de toucher les « dividendes de la paix », autrement dit de réduire l’effort de défense, et même globalement de sécurité, pour faire quelques économies de court terme. On l’a dit et il ne faut pas cesser de le répéter, si on avait simplement poursuivi le même effort qu’en 1990 (qui n’était pas jugé écrasant à l’époque, autant que je me souvienne), c’est très exactement 37,4 milliards d’euros qui seraient dépensés en plus chaque année pour nos forces armées, nos forces de police et de gendarmerie, le renseignement intérieur et extérieur, les prisons, la justice et la diplomatie. Quelque chose me dit que les choses ne seraient pas tout à fait ce qu’elles sont, que notre sécurité intérieure serait peut-être mieux assurée et qu’au front nous aurions un peu plus de moyens pour peser non pas au sein de la coalition mais sur l’ennemi.
On avait sans doute oublié, car ce n’était plus arrivé depuis longtemps (raisonnement stratégique inductif), que cet ennemi peut aussi ne pas se laisser faire et frapper à son tour durement ceux qui le frappent y compris sur le sol métropolitain et y compris en utilisant des traîtres. En termes d’effets stratégiques, l’Etat islamique, qui, il faut le rappeler, n’avait tué aucun Français avant que nous lui déclarions la guerre, est pour l’instant, gagnant.
Section Dassault

Nous voici donc maintenant coincés entre un humiliant retrait à la manière de la fuite de Beyrouth en 1984 et une extension du domaine de la lutte, avec des moyens militaires à la fois réduits par notre politique de défense et dispersés dans les rues des villes de France, les sables du Sahara et ceux du Levant, sans parler de déploiements toujours en cours de stabilisation et d’interposition. A force d’être partout on n’est vraiment nulle part. On reste tactiquement forts car nos soldats sont bons mais stratégiquement faibles car, visiblement, les décideurs qui les emploient et les déploient le sont moins.
Le repli humiliant, je ne veux même pas l’évoquer tant les conséquences en seraient désastreuses. Cela n’est pas sérieusement envisagé pour l’instant, le désir de vengeance est encore trop fort et le coût de l’engagement militaire encore trop faible, et on notera le progrès en la matière par rapport aux « années Mitterand », la honte de ma génération de soldats. Ne reste que l’hypothèse de la victoire et là les choses sont complexes.
Sur le front intérieur, la sécurité de l’arrière, les choses bougent. Espérons qu’on ira jusqu’au bout des réformes nécessaires et qu’on élimera enfin les sources de collaboration avec l’ennemi. N’étant pas spécialiste de sécurité intérieure, je n’en dirai pas plus.
Sur la ligne de front, les options sont limitées.
La première, que l’on peut baptiser « bombarder et espérer », consiste à simplement augmenter les doses de frappes, dans un premier temps à titre de représailles et pour montrer à tous sa détermination à poursuivre le combat, et à long terme en espérant sortir de l’induction et provoquer enfin une rupture stratégique. Ces ruptures, à la manière d’une avalanche, sont le résultat de dynamiques souvent peu visibles (ou plutôt peu vues). L’apparition de la guérilla sunnite en 2003, la résistance de Falloujah, la révolte mahdiste, la diffusion des images des exactions d’Abou Ghraïb, l’effondrement des forces de sécurité irakiennes créés par le département d’Etat (tout ça au cours du désastreux mois d’avril 2004), l’extension exponentielle de la guerre civile à partir de février 2006, l’échec de la sécurisation de Bagdad, la découverte que le sud afghan était tenu par les Talibans lors de l’engagement de l’ISAF à l’été 2006, voilà autant de ruptures stratégiques survenues depuis le début de la « guerre contre le terrorisme » et toutes négatives pour les forces coalisées. Hormis la capture de Saddam Hussein, en décembre 2003, une seule rupture a vraiment été positive : le retournement des groupes rebelles sunnites (le mouvement du réveil-Sahwa), qui, à la fin de 2006, ont finalement décidé de s’allier aux Américains pour en finir avec l’Etat islamique. Cet exemple est à retenir pour la suite.
L’espoir est donc que la campagne indirecte affaiblisse suffisamment l’Etat islamique et renforce suffisamment ses ennemis pour obtenir un changement radical des rapports des forces. On peut décider pour cela d’augmenter le nombre de frappes, mais au risque de la pénurie de cibles (et de munitions). On peut surtout élargir la panoplie de nos moyens à notre disposition pour faire mal, autrement dit et pour revenir aux effets complémentaires évoqués plus haut, engager des hélicoptères d’attaque et même des forces de raids, spéciales ou d’infanterie légère, depuis la Jordanie, l’Irak, le Kurdistan irakien ou syrien. Cela implique bien sûr de faire prendre des risques à nos soldats mais dans cette guerre où, en quatorze mois, 100 % des pertes françaises sont civiles, on peut peut-être l’envisager. Quand on ne veut pas de pertes, on ne lance pas d’opérations militaires. Quand on veut gagner, on prend des risques. Des soldats tomberont mais l’Etat islamique souffrira beaucoup plus qu’il ne le fait actuellement. Bien entendu, si les Russes décident de s’engager vraiment contre l’EI et si les Américains élargissent aussi, ne serait-ce qu’un peu, le spectre de leurs moyens (c’est déjà le cas avec l’engagement d’avions d’attaque A-10 et quelques raids de forces spéciales), les effets seront multipliés.
On peut espérer pour le coup rendre l’ennemi plus vulnérable à nos alliés locaux que l’on peut aussi renforcer. On a vu les limites des forces kurdes et surtout des milices chiites. Pour vaincre vraiment Daesh, comme en 2007, nous avons besoin des Arabes sunnites et c’est avec eux, je crois, que nous devons surtout faire alliance.
World War S

Reprenons les débats en cours. Pour certains, tous les groupes rebelles arabes sunnites présents en Syrie sont désormais tous radicaux, salafistes, frèristes ou djihadistes, et donc tous ennemis, actuels ou potentiels de la France. Il faut donc, selon eux, s’accorder sur la ligne de Bachar el-Assad et de la Russie considérant que ce sont tous des « terroristes » à combattre.
Il convient de rappeler les fortes limites opérationnelles de cette vision. Outre que Bachar el-Assad a fortement aidé au développement de l’Etat islamique en Irak lors de la présence américaine, il a également largement aidé à les groupes djihadistes lors de la guerre civile, libérant notamment en 2011 tous les extrémistes présents dans ses prisons, comme par exemple Abou Moussab al-Souri, le théoricien de l’Administration de la sauvagerie. L’Etat islamique a, comme les Kurdes du Parti démocratique mais dans une moindre mesure, constitué un excellent allié de revers combattant bien plus les groupes rebelles syriens que le régime de Damas, dont il ne faut pas oublier qu’il reste de loin la plus grande organisation terroriste actuelle.
Il convient de rappeler aussi que dans le combat des puissances occidentales et d’Israël depuis quinze ans contre les organisations armées de tout le grand Moyen-Orient, du Hezbollah au réseau Haqqani en passant par l’armée du Mahdi ou les brigades de la révolution de 1920, ces mêmes puissances militaires (au moins 80 %du budget militaire mondial) n’ont pas réussi à en détruire une seule. Le seul cas de réussite est justement l’étouffement de…l’Etat islamique lorsque les Américains ont cessé de voir dans les rebelles sunnites en face d’eux un simple conglomérat de terroristes et considérés qu’ils pouvaient avoir des raisons de combattre, telles que le nationalisme ou la défense de leurs droits dans un nouveau système qui les excluait, voire les opprimait. C’est ce double changement de vision politique (et un gros effort sur soi), de la part des Américains et des rebelles vis-à-vis des Américains (devenus adversaires plus respectables, et plus lucratifs, que les djihadistes), qui a permis le déblocage de la situation et sauvé, in extremis, les Américains d’un repli piteux.
Donc quand François Fillon dit devant l’Assemblée qu’il ne faut pas s’ajouter des ennemis, il a raison. On s’est déjà ajouté l’Etat islamique alors que nous combattions déjà AQMI et al-Mourabitoune au Sahel. Il n’est pas forcément utile d’y ajouter Ahrar al-Sham, Liwa al-Islam ou Liwa al-Tawhid, sachant encore une fois que nous n’avons pas les moyens, sauf mobilisation générale, de vaincre une seule de ces organisations par forcément sympathiques mais qui n’ont qu’un agenda local. Nous verrons si ce n’est plus le cas. En attendant, ces groupes combattent aussi Daesh.
Je ne parle pas ici du Front sud ou des Forces démocratiques syriennes, car, malgré l’action des monarchies du Golfe et ce qu’on peut en dire, il y a encore beaucoup de gens avec qui s’entendre sans se trahir à condition de prendre (vraiment) quelques risques avec eux.
Les groupes rebelles sunnites et même l’Etat islamique ne sont pas nées de rien (ou d’une pulsion soudaine de détruire le monde) et ne subsistent pas sur rien. Tant que la population arabe sunnite d’Irak et de Syrie, avec la sympathie de celle des autres pays, se sentira, non sans de bonnes raisons, opprimée par les régimes de Damas et de Bagdad et bombardée par le reste du monde, la rébellion subsistera et parmi elle une tendance djihadiste forte…car justement forte. L’EI avec ses délires et son intransigeance n’est pas forcément apprécié mais il a su convaincre des tribus, des mouvements et des individus qu’il était un bon protecteur dans cette « guerre mondiale contre les Sunnites » et même un administrateur honnête dans un océan de corruption. Bombarder l’Etat islamique, tenter de l’étouffer économiquement (mais deux-tiers de ses ressources sont locales) c’est bien mais s’attaquer aux causes de sa force, c’est encore mieux. Pendant la guerre du Rif, Abd el-Krim a été vaincu par la France par la conjonction d’une forte pression militaire (100 000 soldats déployés avec des moyens puissants) et d’une diplomatie locale visant à déconstruire les allégeances autour de lui.
Dans la guerre en cours, on attend toujours ce qui est proposé aux Arabes sunnites. C’est pourtant certainement plus efficace que d’ajouter une croisade (les avions russes sont paraît-il bénis par les popes, ce qui doit faire le bonheur des communicants de l’EI) à un conflit régional entre l’axe chiite et les Arabes sunnites. Dépassons donc un peu le cubisme stratégique avec ses blocs de « il faut » (« s’allier aux Russes », « une coalition internationale », « une intervention au sol », « intensifier les frappes », « détruire le trafic de pétrole », etc.) par un peu de pointillisme s’appuyant sur la connaissance de la politique locale et des moyens de jouer dessus avec nos instruments de puissance. On a l’impression que les guerres en Afghanistan et en Irak ne nous ont rien appris.
Au bilan, en excluant l’hypothèse que nous convaincrons le monde entier de nous suivre sur les rives du Tigre et de l’Euphrate (nous ne sommes pas les Américains), deux options me paraissent réalistes pour la France :
Continuer les frappes aériennes en espérant une rupture dont nous ne serons que très indirectement les initiateurs et qui nous sera favorable. Si cette fracture ne nous est pas favorable ou s’il ne se passe rien de nouveau, la posture sera suffisamment légère pour pouvoir se désengager après un délai décent et en disant que nous avons suffisamment puni l’ennemi.
Engager la division aéroterrestre prévue par le Livre blanc en périphérie de l’Etat islamique, y mener une guerre de corsaires en diversifiant les moyens d’attaque et faire de la diplomatie locale, sans sous-traiter aux monarchies du Golfe. Appuyer au mieux les forces locales, en particulier les Arabes sunnites quitte à les intégrer dans des Légions arabes à encadrement français qui iront planter les drapeaux à Raqqa et Deir ez-Zor, voire à Mossoul. En 2007, pour 10 % du prix de la campagne aérienne en cours, les Américains avaient engagé 120 000 « fils de l’Irak », à 80 % sunnite, et les avaient intégrés dans leurs rangs en particulier à Bagdad. Ils ont alors gagné contre l’Etat islamique.
Dans tous les cas, l’effort s’exercera sur la durée, il impliquera une profonde réflexion (et action) sur l’évolution politique de la région. Ses conséquences sur la société française seront sans doute aussi considérables. On ne pourra échapper à une remontée en puissance des moyens de l’Etat. C’est toute une idéologie et une gestion des ressources du pays à repenser, au profit de la sécurité, au détriment de l’ouverture, au profit de l’action régalienne au détriment d’une action sociale qui faudra, au moins, mieux gérer. La guerre contre le djihadisme marque probablement la fin d’une forme de mondialisation pour la France.
Source : lavoiedelepee, 26-11-2015
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36 réponses à Bombarder et espérer, par le colonel Michel Goya

Commentaires recommandés

cyril Le 27 novembre 2015 à 04h36

On est sur tf1 ou foxnews avec cet article. Faut il rappeler à ce [Mdoéré] que Fabius trouvait que al nosra faisait du bon boulot en Syrie, que nous avons livré des instructeurs,des armes et des munitions,avec le fric de nos amis wahabites du Qatar et de l’Arabie saoudite, à des rebelles dit modérés que nous appelons daesh aujourd’hui. Article à demi propagandiste ou fait par un aveugle volontaire. Dire qire que le gouvernement légal syrien est plus grand terroriste en Syrie et que les américains combattent réellement l’ei est une farce de mauvais goût à minima,alors que les puissances otaniennes n’ont de cesse de promouvoir le terrorisme dans le monde. De pseudo expert militaires envoyés au casse pipe sur internet montre à quel point le gouvernement qui instaure en ce moment une dictature,est aux aboies.

  1. cyril Le 27 novembre 2015 à 04h36
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    On est sur tf1 ou foxnews avec cet article. Faut il rappeler à ce [Mdoéré] que Fabius trouvait que al nosra faisait du bon boulot en Syrie, que nous avons livré des instructeurs,des armes et des munitions,avec le fric de nos amis wahabites du Qatar et de l’Arabie saoudite, à des rebelles dit modérés que nous appelons daesh aujourd’hui. Article à demi propagandiste ou fait par un aveugle volontaire. Dire qire que le gouvernement légal syrien est plus grand terroriste en Syrie et que les américains combattent réellement l’ei est une farce de mauvais goût à minima,alors que les puissances otaniennes n’ont de cesse de promouvoir le terrorisme dans le monde. De pseudo expert militaires envoyés au casse pipe sur internet montre à quel point le gouvernement qui instaure en ce moment une dictature,est aux aboies.


  2. couci couça Le 27 novembre 2015 à 06h27
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    Toujours le même discours munichois :
    Fallait rien faire et nous n’aurions ni terrorisme , ni réfugiés .
    C’est une vision des choses à sens unique .
    Et ce n’est pas prouvé .


    • Vanklaus Le 27 novembre 2015 à 12h26
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      ” Fallait rien faire et nous n’aurions ni terrorisme , ni réfugiés ”
      toute les interventions des alliés ” du monde libre ” n’ont crée que du terrorisme des réfugies et de la corruption et de la pauvreté dans le monde et a nos jour tout le monde le sait .
      faut aussi fermer sa gueule et épargner le monde d’une démocratie malade de corruption et de conflit d’intérêt et de trahison comme le reflète bien la majorité de la classe politique occidentale aucun peuple digne dans le monde ne peut admettre ou envier un pareil système sauf pour les plus arriérés et primitifs .


  3. Perret Le 27 novembre 2015 à 08h07
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    “une seule rupture a vraiment été positive : le retournement des groupes rebelles sunnites (le mouvement du réveil-Sahwa), qui, à la fin de 2006, ont finalement décidé de s’allier aux Américains pour en finir avec l’Etat islamique. Cet exemple est à retenir pour la suite.”
    Il s’agit, en réalité, de l’arrivée en juin, au ministère de la Défense irakien, suite aux législatives de novembre 2005, du chef d’état major de l’armée de terre, Abd el-Kader el-Obaïdi (formé à l’Académie Frounzé, ancien chef d’une division blindée pendant la guerre avec l’Iran, ancien directeur de cabinet d’Adnan Karala au ministère de la Défense, chef de la 10e division de la garde Républicaine – celle qui a envahi le Koweit, il aurait pu faire tomber Saddam Hussein suite au repli en bon ordre de sa division sur Badgad en 1991, celui-ci le fait emprisonner sur un prétexte en 1994 et le met à la retraite). Il convainc alors les décideurs américains (il l’avait en réalité fait avant de devenir ministre puisqu’il avait établi des contacts étroits avec les milices en tant que chef d’état major)), en particulier Petraeus, de salarier les milices sunnites tout en réintégrant progressivement dans l’armée 80 000 officiers et sous-officiers de l’armée baasiste. Cela permet de pacifier le triangle sunnite mais aussi des villes comme Nadjaf ou Kerbala puisque désormais, les troupes US y sont remplacées par des troupes irakiennes et l’on passe rapidement de quelques 500 attaques et attentats par jour, à quelques dizaines.
    On passe ensuite à une phase de rupture, les US remettant en selle les Chiites (on oublie que leur premier pantin est Chalabi) afin de creuser les fractures entre le Sud et le reste du pays.
    Un remarque : dire que les Kurdes ne sont pas légitimes à agir en territoire sunnite est une absurdité typiquement française (issue de la guerre d’Algérie, où il y avait, paraît-il des Européens et des Musulmans), les Kurdes sont sunnites (avec deux minorités, chiite et chrétienne), mais ne sont pas légitimes à agir chez les Arabes…
    Enfin, cet article globalement bien documenté, relaie sans recul l’accusation de fabrication du djihadisme par Bachar el Assad : c’est sa faiblesse.


    • P. Peterovich Le 27 novembre 2015 à 10h44
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      Merci pour ces précisions.

      Concernant la relation de Bachar au djihadisme, Goya parle d’ « allié de revers ». Et c’est surtout ce que je retiens de son intervention : à savoir le fractionnement de la zone en une multitude de groupuscules, en gros, une féodalisation, une somalisation, une sierraleonisation de tout le moyen-orient…

      Le conflit est parti pour durer et s’étendre, quoi qu’on fasse, et le seul but opérationnel envisagé consiste à essayer de réduire ou détruire l’EI en soutenant à droite ou à gauche des groupes concurrents, qu’on préfère à l’EI car leur agenda est purement local. De stabilisation, de normalisation, il n’est nullement question. N’est-il pas inquiétant qu’on cite en exemple de stratégie ce qui s’est passé en Irak. Car, que je sache, c’est après cette “normalisation” irakienne que s’est développé l’EI.

      Que propose-t-on, finalement, si ce n’est de tirer les ficelles dans un conflit qui s’éternise (au risque de retours de flamme) ou alors – mais je n’ose l’imaginer – de prendre fait et cause pour les sunnites dans une croisade contre l’axe chiite (et ce qu’il reste de nationalisme arabe) ?

      Et puis surtout, en quoi cela va-t-il nous protéger contre les désaxés des banlieues qui se découvrent des vocations d’égorgeur ?


      • Perret Le 27 novembre 2015 à 21h42
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        Que faire ? D’abord faire agir nos services. Le rôle de nos services est d’avoir des contacts tous azimuts en Syrie et en Irak, ce qui n’est plus le cas en Syrie et est très insuffisant en Irak. Dans le premier pays, il semble que c’est le général Rondot qui bénéficiait de quelques entrées côté allaouite et nous y avons eu plusieurs ambassadeurs et chefs d’antenne DGSE remarquables (mais nous avons trop misé sur la seule tendance Ghazzi Kanaan – sunnite – du parti Bass, ce qui nous a beaucoup coûté lorsqu’il est mort en 2005, quelques mois après le premier ministre libanais Hariri, duquel il était très proche). En Irak, les relations ont été très approfondies pendant une trentaine d’années, avec de grandes difficultés à sauver quelques chose des contacts après 2003 et quelques tentatives plutôt réussies de recréer un nouveau réseau de contacts à partir de là, notamment grâce à l’ambassadeur Janier et à un chef d’antenne remarquable dans la première moitié des années 2000. Il semble que la DST ait aussi créé un certain nombre de liens à partir d’Irakiens résidant en France. La DGSI en garde peut-être quelques souvenirs.
        Si l’on arrivait à une liaison technique permanente avec les services syriens (ce qui semble à nouveau possible), nous disposerions alors de moyens très efficaces pour cibler précisément nos vrais adversaires, qu’ils se trouvent en France ou au Proche-Orient. Il ne nous appartient par contre pas d’être partie prenante pour un camp, contre un autre dans les conflits internes mais, au contraire, de saisir toutes les occasions de créer des liens et de reconstituer l’union entre les citoyens artificiellement opposés de ses pays afin d’assécher le vivier de nos ennemis. C’est un travail de longue haleine, car ce qu’ont subi l’Irak et la Syrie ne peut éventuellement être compris que par des peuples qui ont eux aussi connu l’enfer, comme au Cambodge ou à l’est de la RDC.


  4. jacquet Le 27 novembre 2015 à 08h56
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    L’article du colonel est intéressant car il nous donne une autre façon de voir,mis à part sa critique un peu orienté contre Bachar , rendant ce dernier entièrement responsable alors qu’il nel’est que partiellement. Quand Cyrille traite l’auteur de l’article de bonaparte d’opérette ,ce n’est pas constructif.
    Il faut accepter une autre vision et la discuter point par point si on n’est pas d’accord.


  5. Lysbeth Lévy Le 27 novembre 2015 à 09h08
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    Assez d’accord avec le premier commentaire, faire croire qu’Assad est pratiquement le seul responsable au départ, c’est aller dans le sens de ceux qui ont planifié cette horrible guerre contre un pays jusque là laique, ou toutes les confessions, et cultures vivaient ensemble sans problème.
    Les chrétiens, alaouites, sunnite, orthodoxes ou assyriens, kurdes, des religions très anciennes avec leurs lieux de cultes uniques au monde. Un pays qu’on pouvait visiter, moderne et antique à la fois et ce militaire de carrière ne parle que bombardement et divisions ethniques, dissensions, division entre chiite et sunnite, et son point de vue quasi martiale ne vise en vérité qu’a encore refaire la guerre une énième fois, sur des croyances, préjugés et contre-vérités.

    Non ce n’est pas en 2006 que “l’EIL a existé”, mais bien quand “les Obama” et ces “amis néocons” ont décidés que le boycott contre ce pays ne suffisait plus et qu’il fallait passer à un projet de destruction complète déjà acté sur le plan du re-découpage du moyen orient..

    .Non Assad n’est pas comptable des crimes occidentaux, il n’a fait que se défendre en tant que responsable d’un pays ou il a bien été supporté par les syriens de toute confessions ou origines.

    Comme Khaddafi en Lybie, Assad devait soit être pendu, jugé pour des crimes non commis ? Vraiment on touche le fond là nous sommes encore plus “barbares” que “ceux” qui sont sur le terrain, car nous avons aidés à les mettre sur le terrain, armés, financés, entrainés.et drogué..

    Fabius et ces amis “Valls” tentent encore d’aider leurs “cher” coupeur” de tête” d’Al Nosra, au perchoir de l’Assemblée Nationale, il a encore soutenu qu’il fallait faire sortir Assad et mettre ces fous drogués a la place, “le Calife” a la place d’Assad mais ils sont fous !!

    Quand ont voit tout ce qui a été détruit sur place, l’origine du Croissant Fertile, monuments, antiquités, tout comme en Irak, la destruction et la mort pour mettre à la place un régime avec la shariah comme en Lybie ?? 200 000 morts et trois fois plus de blessés, sont ils devenus fous ?

    Mr Goya avait prévu les attentats
    http://www.slate.fr/story/109931/jour-apres-grande-attaque-michel-goya

    “La guerre est une chose trop grave pour être confiée a des militaires !” (Clémenceau)


  6. SPQR Le 27 novembre 2015 à 09h15
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    Utiliser l’écrasement final par les puissances coloniales de la légitime contestation d’Abd-El-Krim comme un exemple de réussite à imiter me semble très malvenu…


  7. Ari Le 27 novembre 2015 à 09h35
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    Y a-t-il besoin de venir ici faire de la propagande anti Bachar, anti Poutine etc. ? Elle est déjà partout !
    Ce texte compte sur la méconnaissance des Français sur les sujets militaires et religieux (sunnites, chiites) pour orienter la pensée.

    La France n’a pas à se positionner ni pro-sunnite ni pro-chiite. Elle a à défendre les intérêts du peuple français.
    Avant d’essayer de donner des leçons de démocratie à d’autres peuples, il vaudrait mieux que la France retrouve la sienne et qu’elle tente de respecter le droit international.

    En revanche, le texte appuie sur le manque de moyens de la France, et effectivement il faudrait peut-être en tenir compte.
    Si la guerre contre l’Etat islamique doit continuer alors je suis pour qu’elle se fasse à la manière russe bien plus qu’à la manière américaine.
    Mais est-ce qu’on ne pourrait pas tout simplement arrêter la guerre ?
    Je ne sais pas ce qui serait un “délai décent” mais est-il envisageable de se retirer de tout cela (OTAN, guerres et compagnie) ?


    • Crapaud Rouge Le 27 novembre 2015 à 10h54
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      En revanche, le texte appuie sur le manque de moyens de la France” : oui, c’est le seul point positif de ce texte. Il montre que l’on n’a pas les moyens, qu’aucune stratégie ne peut marcher, et donc que Hollande aurait dû continuer à faire mumuse avec ses maîtresses.


  8. Toutatis Le 27 novembre 2015 à 10h09
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    Il est drôle lui, avec sa “population sunnite opprimée”. Il ne faut pas oublier que l’Irak compte 2/3 de chiites et 1/3 seulement de sunnites. Du temps de Saddam Hussein les sunnites minoritaires dominaient les autres communautés. C’est certain qu’ils trouvaient cela plus agréable que maintenant. Il faut ajouter que les régimes de Saddam Hussein et celui de Bachar el Assad maintenant étaient laïques, ce qui fait que même si certaines communautés étaient privilégiées, les autres, en particulier les Chrétiens, vivaient en paix. L’idéologie qui anime majoritairement les soit-disant “sunnites opprimés” est inspirée par les pétro-monarchies salafistes du golfe, qui visent à la persécution de tout ce qui n’est pas sunnite.


  9. Crapaud Rouge Le 27 novembre 2015 à 10h39
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    L’EI existait sous ce nom depuis 2006 avec comme matrice l’organisation d’Abou Moussab al-Zarquaoui créée en 2003 après l’invasion de l’Irak par les Américains et leurs alliés.” : pas exactement “sous ce nom” mais sous celui d'”État islamique d’Irak“, alias “Al-Qaïda en Irak“. L’EI tel qu’on le connaît aujourd’hui, (qui est en fait l’OEI car cet “état” n’existe pas), date du 29 juin 2014. C’est important de respecter les dénominations, sinon on n’y pige rien.

    L’apparition de la guérilla sunnite en 2003” : la suite montre qu’il ne s’agit pas d’Al-Qaïda en Irak.

    le retournement des groupes rebelles sunnites (le mouvement du réveil-Sahwa), qui, à la fin de 2006, ont finalement décidé de s’allier aux Américains pour en finir avec l’Etat islamique” : confirmé par Wikipedia, ces rebelles ont finalement été intégrés dans l’armée irakienne. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sahwa)

    Pour vaincre vraiment Daesh, comme en 2007, nous avons besoin des Arabes sunnites et c’est avec eux, je crois, que nous devons surtout faire alliance.” : “Daesh” a été “vaincu” ? Première nouvelle ! “besoin des Arabes sunnites” ? Mais lesquels ? L’on sait maintenant que les cadres de l’EI alias Daesh sont des anciens militaires sunnites de Saddam Hussein.

    Tant que la population arabe sunnite d’Irak et de Syrie, avec la sympathie de celle des autres pays, se sentira, non sans de bonnes raisons, opprimée par les régimes de Damas et de Bagdad et bombardée par le reste du monde, la rébellion subsistera et parmi elle une tendance djihadiste forte… (…) L’EI avec ses délires et son intransigeance n’est pas forcément apprécié mais il a su convaincre des tribus, des mouvements et des individus qu’il était un bon protecteur dans cette « guerre mondiale contre les Sunnites » et même un administrateur honnête dans un océan de corruption.” : il est vrai que les sunnites ont été martyrisés en Irak par les chiites (Cf. leurs escadrons de la mort http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2006/02/17/en-irak-des-enquetes-ouvertes-sur-l-existence-d-escadrons-de-la-mort_742656_3218.html), mais il est vrai aussi, (c’est dit au début de l’article), que “L’Etat islamique faisait alors régner la terreur dans Bagdad et dans de nombreuses provinces du pays.

    Honnêtement, je n’y comprends plus rien : des “opprimés” qui font “régner la terreur”, c’est nouveau. Pour comprendre ce que le colonel veut dire, je pense qu’il faut considérer au départ que les gouvernements irakien et syrien sont très anti-occidentaux, mais que les sunnites le sont beaucoup moins. C’est ce que suggère l’histoire irakienne du temps de Saddam Hussein et l’actuel rapprochement de l’Irak et de l’Iran. La leçon du colonel serait donc d’aider les sunnites, à tendance amicale envers nous, parce qu’ils sont “opprimés” par Bagdad et Damas, en dépit du fait qu’il faut les combattre parce qu’ils répandent la terreur via l’EI.

    Y’a quelqu’un qui comprend dans la salle ? La seule chose facile à comprendre c’est que Daesh nous tape dessus parce qu’on lui tape dessus. Le reste, c’est à la grâce de Dieu…


    • P. Peterovich Le 27 novembre 2015 à 11h07
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      « Y’a quelqu’un qui comprend dans la salle ? La seule chose facile à comprendre c’est que Daesh nous tape dessus parce qu’on lui tape dessus. Le reste, c’est à la grâce de Dieu…»

      C’est pour cela, je crois, que le texte de Goya est intéressant. Dans le processus de déconstruction du discours simpliste des médias, il faut éviter de tomber dans l’excès inverse et d’adopter en bloc une propagande qui sert simplement d’autres maîtres.

      Lorsque les Russes et Bachar disent qu’il n’y a pas d’opposition modérée, ils ont raison. Mais il ne suit de cette proposition NI que Bachar est modéré, NI que l’opposition est monolithique.

      Par ailleurs, si le conflit a dégénéré suite à des interventions étrangères, ceci ne signifie pas que ce conflit n’a pas des racines locales et que la Syrie aurait été, avant la guerre, un havre de paix, démocratique où il faisait bon vivre.

      Ce conflit est un foutoir complet, qui ne s’éteindra pas par la “magie” d’une campagne militaire occidentale.

      Il va falloir attendre que les populations moyen-orientales accèdent à la modernité et on sait, en Europe, que cet accès se paie au prix cher (73.000.000 de morts pendant la 2e guerre, si j’en crois wikipedia).

      Notre tâche à nous est d’éviter d’envenimer ces conflits (en cessant de prendre parti, en ne nourissant pas le conflit par des fournitures d’armes, en adoptant des politique d’isolement des acteurs en cause) et, surtout, de ne pas nous laisser embarquer dans une 3e guerre mondiale.


      • Crapaud Rouge Le 27 novembre 2015 à 17h09
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        Lorsque les Russes et Bachar disent qu’il n’y a pas d’opposition modérée, ils ont raison. Mais il ne suit de cette proposition NI que Bachar est modéré, NI que l’opposition est monolithique.” : cette phrase m’avait inspirée une idée, c’est que les “modérés”, s’ils existent vraiment, devraient conclure avec Assad une “paix temporaire” pour s’unir contre Daesh, sinon il n’y a pas moyen d’aider les “modérés” ET de combattre les autres. Craignant que cette idée ne soit par trop irréaliste, j’avais retenu mon com’, mais voici que Sapir me donne raison ! 🙂 Ici : http://russeurope.hypotheses.org/4507 : “Par ailleurs, et ce fait semble ne pas avoir reçu toute l’attention qu’il mérite, lors de la réunion qui s’est tenue à Moscou entre le Président russe et le Président français, un accord a semble-t-il été trouvé pour que l’aviation russe suspende ses raids contre des groupes d’opposition syriens à la condition que ces derniers groupes se joignent aux attaques du gouvernement syrien contre DAESH. Ce point est de la plus haute importance. Il impliquerait qu’une trêve de fait soit en vigueur entre les troupes du gouvernement syrien et certains de ses opposants pour que les deux parties puissent concentrer leurs efforts contre DAESH.” En fait, loin d’être absurde, une telle union temporaire entre entités opposées s’était produite chez nous, du temps de l’Occupation, entre les Résistants de droite et les communistes.


    • Crapaud Rouge Le 27 novembre 2015 à 11h09
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      D’après ce que je crois comprendre de l’article, je pense que les sunnites “honnêtes” et pro-occidentaux se sont déjà noyés dans la masse, ont déjà renoncé à toute lutte armée illégale et se sont résignés. Ne restent que les extrémistes qui ne veulent ni des chiites ni des occidentaux.


      • Melek Gh Le 27 novembre 2015 à 14h22
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        oui, t’as presque compris, le colonel parle dans l’article des sunnites qui détestent l’EI, et qui ne s’acceptent pas de se faire maltraiter ni par les chiites ni par les kurdes, faut savoir que c’est pas tout les sunnites qui aiment daesh.


      • Frédérique Le 27 novembre 2015 à 22h57
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        les sunnites “honnêtes” et pro-occidentaux sont ce que les occidentaux appellent “les rebelles modérés”, Bachar leur avait déjà proposés il y a quelque temps, de déposer les armes contre l’impunité de leurs actes.
        Certains l’ont fait, d’autres ont continué à se battre contre l’armée régulière et aussi contre Daesh dont ils n’approuvaient pas les méthodes, d’autres encore ont rejoint Daesh.
        S’il y en a encore de récupérables, ce seront ces modérés qui pourraient faire une trêve avec Bachar pour combattre Daesh, mais les extrémistes de Daesh, eux, ne se rendront pas car ils sont à l’origine de génocides ethniques entre autres et ils savent ce qui les attend.
        Daesh est une organisation criminelle composée de recrues de toutes nationalités et je serais curieuse de savoir comment ceux qui optent pour une solution diplomatique pour arrêter la guerre comptent s’y prendre et sur quelle base, pour discuter avec ces assassins.


  10. Azza Le 27 novembre 2015 à 11h41
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    Ce que ce texte apporte, c’est tout de meme l’idee que la paix future ne pourra pas se faire sans permettre aux communautes arabes sunnites d’Irak et de Syrie de vivre en securite et sans etre des citoyens de seconde zone dans leurs propre pays, tout en ayant un acces juste aux ressources naturelles.

    Je ne sais pas a quoi ressemblera le moyen orient dans 10 ans mais il est probable que les frontieres auront un peu change.


    • Frédérique Le 27 novembre 2015 à 23h16
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      Pas forcément, un sondage paru le 20 octobre sur les crises démontrait qu’en Syrie 65% des Syriens souhaitaient revivre ensemble.
      Une fois une guerre bien meurtrière finie, il est rare de ne pas trouver un terrain d’entente ne serait ce que pour relever les ruines et enterrer les morts.
      Pourvu qu’ils n’invitent pas Fabius à la table des négociations…


  11. Parabellum Le 27 novembre 2015 à 14h20
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    C’est très bien d’avoir un vue du terrain et des actions militaires … c’est là qu’on se rend compte que nos politiques qui demandent des guerres sans en comprendre les condition de victoire lors de l’engagement sont des irresponsables finis , qui non seulement risque la vie de leurs soldats , mais aussi celle de leurs populations civiles.
    Si il y a une guerre à mener , c’est pas en Syrie , pays qui va saigner encore un quart de siècles avec ou sans intervention d’ailleurs. La guerre à mener est la plus dure à gagner qui soit , c’est celle contre nos lois et nos constitutions vérolés qui donnent le pouvoir à des gens qui placent l’émotion au dessus de la réflexion, l’intérêt de quelques marchands de canons, de papier et de béton au dessus de celui des peuples qui les engraissent , qui nous engagent tous avec eux contre notre grès dans des conflits qui ne sont pas les nôtres. Ceux là sont dangereux avec leurs appels à se pavoiser au couleurs de la république côté pile et l’assassinat de l’état de droit et de la liberté d’expression en douce côté face .

    Marre de la bienpensance , marre des crétins qui nous “gouvernent” et encore plus marre de voir mes contemporains trembler comme des feuilles à la première balle qui ne sort pas du canon d’un flic et qui va voter en masse pour les crétins qui leur promettront d’aller faire des cadavres à 200K€ /pièces à 5000Km… Il y a pourtant autre chose à faire du pognon que d’engraisser Dassault et MDBA , par exemple si nos jeunes n’avait pas “NO FUTURE” tatoué en code à barres sur le front à la naissance , ils ne seraient pas embrigadés par des mouvements sectaires nihilistes si facilement.


  12. daniel Le 27 novembre 2015 à 17h04
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    Le Colonel Goya, docteur en histoire, mérite beaucoup mieux que les commentaires méprisants ou expéditifs qui parsèment les réactions des lecteurs.
    Si un jour, ce qu’ à Dieu ne plaise, nos ennemis nous forçaient à une guerre ouverte, le colonel Goya fait partie de ceux qu’il serait bon d’avoir à nos côtés, comme chefs, bien entendu.

    Je ne suis certes pas d’accord avec tout ce qu’il a écrit dans sa contribution. Crapaud Rouge, comme souvent, exprime bien mes objections.
    Mais je suis bien d’accord avec une de ses préoccupation: le monde est dangereux. Nos forces de défense n’ont pas assez de crédit pour toutes les missions que le pouvoir politique lui impose. On remarquera que les Armées sont celles qui ont fourni l’effort budgétaire le plus important et depuis longtemps. La valeur des hommes et femmes militaires ont permis ce miracle, mais le risque est qu’il ne dure pas. Et les matériels sont souvent trop vieux et inadaptés, couteux en entretien et remise à niveau et couteux en vies humaines.
    Sur le plan politique, on notera qu’accorder aux forces armées un budget à la hauteur des enjeux implique de se libérer du carcan bruxellois. C’est mettre un pied dans l’ouverture de la porte qui pourrait à terme emporter l’ensemble du carcan. Rêvons…

    J’ai lu quelque part ” Michel Goya, colonel de marine” ( sic et !).
    On voit là une lacunes probable introduite par la suppression du Service Militaire.
    Colonel n’est pas un grade dans la hiérarchie de la Marine.
    Il existe en revanche une arme , “les Troupes de Marine – TDM”. Le colonel Goya est colonel de l’infanterie de marine, arme terrienne. Les TDM sont issues des troupes coloniales, le changement de nom datant de 1962 ou 63 pour marquer la décolonisation.
    Ce qui, par respect des traditions ( aveugles, surannées etc… ), me permet d’écrire: ” Vive la Coloniale!”.


    • Crapaud Rouge Le 27 novembre 2015 à 18h57
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      Le Colonel Goya, docteur en histoire, mérite beaucoup mieux que les commentaires méprisants ou expéditifs qui parsèment les réactions des lecteurs. : je suis bien de votre avis, mais faut dire que son texte est touffu. Il alterne les faits importants de son discours avec de longs développements pour les justifier, de sorte qu’on a du mal à (le) suivre. Quand arrive ce qu’OB a souligné, on tombe des nues. (“Tant que la population arabe sunnite d’Irak et de Syrie, avec la sympathie de celle des autres pays, se sentira, non sans de bonnes raisons, opprimée par les régimes de Damas et de Bagdad et bombardée par le reste du monde, la rébellion subsistera et parmi elle une tendance djihadiste forte…“) Son texte est (très) mal structuré. Ce n’est pas parce qu’on est prof d’histoire qu’on est bon pédagogue. 🙂


    • TH.P Le 27 novembre 2015 à 19h47
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      La bonne citation est : “Et, au nom de Dieu, vive la Coloniale !”

      Au nom de Dieu, vive la coloniale. Cela ne signifie pas que les « marsouins » et les « bigors » ont pour saint patron Dieu lui-même, ils n’ont jamais eu cette prétention… Mais, à l’origine de cette expression, est le bienheureux père Charles de Foucauld, missionnaire, qui, un jour qu’il était en difficulté avec une population autochtone vit arriver à son secours les unités coloniales. Il s’exclama heureux « Et, au nom de Dieu, vive la coloniale ! , soulagé de voir ses sauveurs. Les coloniaux n’avaient pas hésité à accourir à son secours à partir du Soudan français (AOF ou AEF), en franchissant la frontière avec l’AFN.

      [Modérateur] a supprimé un lien car hors contexte.


  13. Michel Goya Le 27 novembre 2015 à 17h58
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    Bonjour à tous,
    je précise juste que je ne suis l’agent de personne. D’ailleurs, je n’ai contact avec aucune autorité politique ou militaire. Sur la guerre en Irak je vous invite à lire Irak-Les armées du chaos.


    • Ailleret Le 27 novembre 2015 à 19h15
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      Mon colonel,

      vous êtes colonel, et vous n’avez aucun contact avec une quelconque autorité militaire ?

      J’ai apprécié toute une partie de votre article, hormis le fait de classer le gouvernement syrien (pardon, le-régime-de-bachar-al-assad) comme “la plus grande organisation terroriste à l’heure actuelle”. Vous le pensez réellement, ou bien c’est une concession au conformisme ? Votre expérience des snipers en Bosnie a dû vous vacciner contre les diabolisations médiatiques…

      D’autre part, considérer comme “positive” la capture de Saddam Hussein en 2003 revient à se mettre au côté de l’agresseur américain. Pour un soldat français, il n’est pas digne de flatter un agresseur qui insultait la France (les “belettes” du New York Post).

      Hormis ces deux points de désaccord, j’apprécie grandement votre contribution.


      • Michel Goya Le 28 novembre 2015 à 20h18
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        Merci à vous.
        Je confirme bien que le régime d’Assad est bien une organisation terroriste dans la mesure où elle utilise sciemment la terreur auprès d’une partie de sa population.
        Pour la capture de Saddam (je n’ose vous conseiller la lecture d’Irak-Les armées du chaos), je me place bien évidemment, comme les autres “cygnes noirs” que je cite, du point de vue opérationnel américain. La capture de Saddam et de plusieurs autres dignitaires, associé à une évolution des méthodes américaines, a effectivement porté un coup à une partie de la rébellion entre décembre 2003 et, au moins, février 2004. Sinon, je peux vous reporter à ce que j’écrivais à l’époque sur ce que je pensais de cette guerre.


        • Ailleret Le 28 novembre 2015 à 22h17
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          “Rébellion” : révolte contre l’autorité légale. Les Américains étaient donc l’autorité légale en Irak ? Le mot de résistance me semble plus approprié pour désigner l’action armée de groupes irakiens contre ceux qui avaient envahi et occupé l’Irak. Pourquoi cette répugnance à parler de “résistance irakienne” ? Georges Malbrunot, qui en fut l’otage, décrivait le processus de “l’islamisation de la résistance irakienne” (Le Figaro, 24 décembre 2004).
          “Capture” : je suis d’accord avec vous, Saddam Hussein a été capturé, et non pas “arrêté” comme le disaient nos médias. Une arrestation est opérée par l’autorité légale, ce que les Américains en Irak n’ont jamais été.
          Quant au gouvernement syrien, notre désaccord reste entier. Quelle que soit la brutalité du régime d’Assad père et fils, en place depuis 1970, il ne peut être sérieusement assimilé à une organisation terroriste comme Daech ou le Front al-Nosra qui est affilié à al-Qaida. Non, ce n’est pas sérieux.
          C’est promis : je lirai Irak-Les armées du chaos.


      • Michel Goya Le 28 novembre 2015 à 20h28
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        J’oubliais, je ne suis plus dans l’armée.


    • Ailleret Le 27 novembre 2015 à 20h22
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      Je trouve également déplacée votre allusion aux popes qui béniraient les avions russes, surtout après la destruction du Sukhoï mardi dernier.


      • Michel Goya Le 28 novembre 2015 à 20h29
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        Je crois que l’allusion n’est pas déplacée pour des Arabes à qui on répète sans arrêt qu’ils sont victimes des croisés.


        • Ailleret Le 28 novembre 2015 à 21h44
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          Vous avez raison. Cependant, relayer une telle rumeur (les avions russes sont bénis par les popes, “paraît-il”) fait bien le jeu des “communicants de l’EI”, comme vous l’écrivez. J’ai regardé le discours de Vladimir Poutine devant l’ONU, le 28 septembre : ce n’était pas un discours de croisé, ni une charge islamophobe. Et puis, les croisades, c’est occidental plutôt que russe-orthodoxe, en 1095, en 1204, et surtout depuis 1990 (Irak, Afghanistan, Kosovo, Libye, Syrie).


    • Crapaud Rouge Le 28 novembre 2015 à 01h18
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      Désolé, Monsieur Goya, je ne peux pas vous féliciter pour ce billet, surtout de la part d’un historien. N’y connaissant strictement rien en histoire, j’ai finalement eu la curiosité de jeter un œil sur la fiche Wikepedia du wahhabisme (https://fr.wikipedia.org/wiki/Wahhabisme#Extension_dans_le_monde). Bien m’en prit, car je suis allé de surprise en surprise ! On y apprend d’emblée que c’est une “vision puritaine et rigoriste qui se veut issue de l’islam sunnite hanbalite” : “qui se veut” signifie que le consensus ne règne pas à ce sujet. Et pour cause ! Immédiatement après, on y apprend ce que vous savez sans doute : “Depuis plus d’un millénaire, l’islam sunnite s’accorde pour accepter quatre grands courants, unanimement reconnus comme garants de l’orthodoxie religieuse. Il s’agit des quatre écoles de droit sunnites, dans leur ordre d’apparition ; le hanafisme, le malikisme, le chafiisme et le hanbalisme, leurs noms étant tirés de leurs fondateurs. Au XVIIIe siècle, un théologien alors controversé, Mohammed ben Abdelwahhab, s’oppose aux quatre grands courants sunnites en proposant sa propre interprétation de l’islam. ” : “s’oppose” signifie rupture, et ce dès ses débuts au XVIIIième.

      Faute de pouvoir m’étendre ici, j’en arrive à une conclusion plus que plausible : les wahhabites ne sont pas du tout des sunnites ! Les seconds sont parfaitement fondés, selon leurs propres écoles coraniques et les destructions de lieux saints commis par les premiers, à rejeter cette religion exécrable, ce qui justifie de les aider à combattre Daesh, exactement comme vous le proposez. Sauf que d’un bout à l’autre de votre article vous ne citez pas une seule fois le wahhabisme, comme s’il n’y avait pas lieu de le distinguer du sunnisme ! Comment comprendre une telle lacune ? Simple oubli de ce qui est pour vous une évidence ? Manque de pédagogie ? Soucis d’éviter les considérations religieuses ? Wikipedia nous apprend aussi que les sunnites constitueraient 90% des musulmans : voilà qui plaide en leur faveur, mais à condition de ne pas les confondre avec les wahhabites…


      • Michel Goya Le 28 novembre 2015 à 20h37
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        Le Wahhabisme correspond sensiblement à l’Islam pratiqué en Arabie et au Qatar (officiellement si je me souviens bien) qui n’ont eu de cesse de le propager, avec succès. Il est évident que le problème est bien le Wahhabisme qu’il faut combattre partout et d’abord chez nous.
        Mon article ne l’aborde pas car il n’aborde pas tout. J’ai essayé de me concentrer sur les aspects opérationnels et non idéologiques.


  14. CESTMOI Le 27 novembre 2015 à 18h52
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    Certains n’ont sans doute pas apprécié… sans sûr??


  15. jacquet Le 28 novembre 2015 à 07h12
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    Retour sur l’article du colonel: pour moi en Syrie “qu’est ce qu’on va faire dans cette galère ?
    Il y avait un combat bien plus important c’était de se recentrer sur le territoire nationale notre pays la France ! Un combat contre l’obscurantisme islamique .notre armée est trop étirée en Afrique, elle manque de moyens,une éducation nationale complètement larguée sans but ,livrée aux ayatollahs du genre et du decricotage del’histoire.par ailleurs un manque de courage politique pour imposer nos valeurs républicaines et laïques aux jeunes des quartiers getthoises par l’islamisme.
    maintenant en Syrie à cause des va t’en guerre du Ps il ne reste pas d’autres solutions après le 13 novembre : que de combattre l”Ei en s’alliant aussi avec les russes et Bachar.Le vin est tiré il faut le boire .bon courage aux soldats français en Afrique!


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