Développement d’une des infos de la Revue de Presse d’hier…

Communiqué ATTAC

Ce jeudi 26 juin, malgré l’opposition de la France, de l’Allemagne et des États-Unis, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU s’est prononcé en faveur d’un projet de résolution déposé par l’Équateur et l’Afrique du Sud afin d’élaborer de nouvelles normes internationales contraignantes sur les entreprises multinationales et les droits humains. Attac France et l’Aitec dénoncent le vote français contre une initiative bienvenue et justifiée, tant il est urgent de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les multinationales et garantir l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

C’est par 20 votes pour, 14 contre et 13 abstentions que la résolution en faveur d’un futur instrument légalement contraignant envers les multinationales a été adoptée au Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU. Cette résolution, dont le principe avait été soutenu par 85 États de la planète en septembre dernier, ouvre une opportunité historique pour combler un manque flagrant : il n’existe pas, au niveau international, d’instrument juridiquement contraignant, pourvu de mécanisme de sanction, pour réguler et contrôler les impacts des multinationales sur les droits humains et assurer l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

Les multinationales bénéficient ainsi d’une asymétrie dans le droit international puisqu’elles disposent aujourd’hui de toute une batterie d’instruments normatifs (accords de libre-échange, traités bilatéraux sur les investissements, mécanismes d’arbitrages internationaux, etc.) qui protègent leurs droits et leurs intérêts, renforçant d’autant leur pouvoir économique et politique. Toutes les tentatives passées pour sérieusement contrôler leurs activités et leurs impacts sur les droits humains ont échoué, notamment suite à leur fort lobbying, et seuls existent aujourd’hui des codes volontaires et des principes directeurs juridiquement non-contraignants et absolument inefficaces.

Pourtant, de Bhopal au Rana Plaza en passant par le cas de Chevron en Équateur ou de Marikana en Afrique du Sud, nous ne manquons pas de cas d’études et de documentation, y compris au sein des instances internationales, pour justifier la double nécessité de destituer l’architecture d’impunité dans laquelle évoluent les multinationales, et d’introduire des dispositions contraignantes garantissant que les droits économiques, sociaux, politiques et environnementaux des populations ne puissent être violés par les multinationales, et rester impunis.

Des centaines d’organisations et de mouvements sociaux du monde entier soutiennent la proposition initiée par l’Équateur et l’Afrique du Sud et se sont mobilisés cette semaine à Genève, et ailleurs, pour faire pression sur les États membres du CDH et sensibiliser l’opinion publique internationale. En votant en bloc contre le projet de résolution, les pays européens et de l’OCDE (hormis le Chili qui s’est abstenu) ont fait passer les intérêts des multinationales au-dessus de la protection des droits humains.

Attac France et l’Aitec appellent le gouvernement français à revoir sa position, et à s’expliquer à défaut. Nous considérons en effet que le soutien français à cette résolution n’aurait contredit ni la mise en application des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits humains de l’ONU, ni le projet de loi français en cours de préparation sur la responsabilités des acteurs économiques à l’étranger, qui ne devrait comporter aucune mesure contraignante. Le lobby des multinationales françaises et le ministère de l’économie et des finances, qui étaient parvenus à grandement limiter la portée du contenu de la loi sur le développement et la solidarité internationale adoptée en février dernier [1] quant aux obligations des entreprises françaises vis à vis de leurs filiales et sous-traitants, a-t-il été plus fort que l’obligation de la France à respecter ses engagements internationaux sur les droits humains ?

Nos deux organisations suivront avec attention les suites qui seront données à cette résolution, en particulier les travaux du groupe de travail intergouvernemental qui devrait être créé d’ici 2015 pour construire des propositions plus précises. Elles s’engagent également à poursuivre leurs initiatives et mobilisations visant à réduire l’emprise du secteur privé, notamment à travers les accords de libre-échange et d’investissement, sur nos économies, sur la nature et sur nos vies.

Notes
[1] http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0289.asp

Source : ATTAC

Documents

Comme j’ai déjà noté des positions très surprenantes de la France (en fait, de l’Europe, qui est souvent “unie” sur ces questions…) dans les instance internationales, j’ai farfouillé pour y voir plus clair…

Édifiant…

Les demandes

Ce n’est pas uns simple “coup polico-diplomatique” entre pays : des centaines d’ONG (ici ou ici) demandent depuis longtemps un tel instrument :

Appel ONG publié par les-crises

Le Vatican a également appuyé cette demande :

“The Guiding Principles are an important instrument in setting up a framework for the activity of Transnational Corporations. The responsibility to respect human rights stems from the recognition that businesses have a social function that cannot be reduced only to the production and distribution of goods and services. As important actors within a globalised world they bear a responsibility to abide by, and to promote human rights in their own domain of activity. While the Guiding Principles can improve the integration of the priority of the human person and the environment in international economic activity, only a binding instrument will be more effective in advancing this objective.”

Lire ici un petit dossier.

La résolution

Afrique du Sud, Bolivie (État plurinational de)*, Cuba, Équateur*, Venezuela (République bolivarienne du) : projet de résolution

26/Élaboration d’un instrument international juridiquement contraignant sur les sociétés transnationales et autres entreprises quant au respect des droits de l’Homme

[…] Décide de créer un groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée sur un instrument juridiquement contraignant sur les sociétés transnationales et autres entreprises et les droits de l’homme, qui sera chargé d’élaborer un instrument international juridiquement contraignant pour réglementer, dans le cadre du droit international des droits de l’homme, les activités des sociétés transnationales et autres entreprises;

=> Moi, cela me semble clair, et je suis pour…

Le vote

=> Ah, flute, mon pays est contre – pro-bizinesse oblige…

La présentation par l’Équateur

“Por eso creemos que es este Consejo eillamado a corregir injusticias, y la injusticia mas evidente es la falta de protecci6n para las victimas de violaciones y abusos por parte de las Empresas Transnacionales. Mientras las empresas gozan de protecci6n y de normas internacionales vinculantes para garantizar su actividad y sus ganancias, las victimas de las actividades corporativas nocivas se encuentran en la indefensi6n juridica amparados Unicamente por normas voluntarias.

Senor Presidente compartimos con orgullo el co-patrocinio de esta resolucion con Sudafrica. Ambos paises hemos sufrido en carne propia los efectos nefastos de las actividades corporativas nocivas. Por ello, nos sentimos MUy cercanos a las victimas que hoy por hoy demandan de este Consejo un instrumento juridicamente vinculante que las proteja en contra de casos tan dolorosos como los de Bhopal en India, Rana Plaza en Bangladesh, Shell en el delta deI rio Niger en Nigeria, Chevron en Ecuador, por nombrar algunos de los mas emblematicos. […]

Aquellos paises que se muestran como voceros y defensores de los derechos humanos en este Consejo y sin embargo el dia de hoy llamaran a vota y votarân en contra de esta resoluci6n, que lo unico que busca es elevar los estândares de protecci6n de los derechos humanos; privilegiando los intereses corporativos, las ganancias sobre esos mismos derechos humanos que dicen protegêr, mostrarân su verdadero rostro el dia de hoy.”

L’explication de vote de l’Inde

“When states are unable to enforce national laws with respect to the gross violations committed by businesses and hold them accountable due to the sheersize and clout of the transnational corporations, the international community must come together to seek justice for the victims of the violations committed by the Transnational corporations. We believe that we need to further the dialogue on these aspects and the resolution gives us an acceptable roadmap for the Council to move forward in this direction. We will, therefore, vote in favour of the resolution.”

Grandiose : l’explication de vote de l’UE

(Merci pour la traduction)

J’ai l’honneur de parler au nom des États Membres de l’UE qui sont membres du Conseil des Droits de l’Homme. Cette explication du vote a été approuvée par l’ensemble de l’Union Européenne.

L’UE regrette que Équateur et l’Afrique du Sud aient décidé de procéder par un texte d’action, donc de fermer la porte à des négociations avec le groupe cœur (Argentine, Ghana, Norvège, et Russie) en vue d’obtenir un compromis sur cette résolution, ce qui était l’option préférée de bon nombre dans ce conseil.

Depuis le consensus de 2011 sur le principes guides de l’UN, beaucoup a été fait pour leur implantation et leur propagation. Le groupe de travail de l’UN, le forum annuel, et OHCHR ont joués un rôle significatif à cette fin. L’UE a fait des progrès substantiels, à différents niveaux, incluant le niveau législatif. J’aimerais vous rappeler quelques étapes significatives :

  • conseils pour trois secteurs (pétrole et gaz, emploi et recrutement) développés par la commission européenne et de plus en plus utilisés par les entreprises et les société civiles,
  • développement plus poussé du cadre réglementaire : accord du parlement européen et du conseil en avril 2014 sur les propositions de la commission sur les divulgations non-financières ; révision en janvier 2014 de la directive de l’UE sur les approvisionnements publics. Et des politiques de développement sont en élaboration – je voudrais par exemple attirer votre attention sur les conclusions du conseil des affaires étrangères de ce lundi (23 juin) sur l’approche de l’UE sur “l’approvisionnement responsable des minerais” avec une vue sur “rompre les liens entre conflits et extraction de minerai”.
  • concernant les accès aux remèdes, l’UE a déjà de solides provisions, par exemple le règlement I de Bruxelles (comme révisé par la règle n°1215/2012) qui mandate les cours nationales des nation membres de l’UE, si tant est que les sociétés domiciliées dans l’UE soient concernées, pour accepter la juridiction en cas de responsabilité civile remplie contre des défendeurs domiciliés dans le pays du forum ou avant la cour de l’endroit où l’événement préjudiciable a eu lieu. L’UE est aussi en train de travailler à contribuer au processus de consultation récemment lancé par l’OHCHR sur “la responsabilité de l’entreprise sur les abus concernant les droits de l’homme”, reflété par la résolution séparée L1.

La direction claire de travail au niveau de l’UE est aussi traduite par toutes les mesures prises par les états membres de l’UE individuellement. L’élaboration de plans d’actions nationaux, en consultation avec les société civiles et le monde des affaires, a prouvé un exercice minutieux de traduction des principes guides de l’UN en engagements concrets et actions parmi les ministères. Comme le groupe de travail ONU, l’UE pense que les plans d’action nationaux sont un outil effectif pour réaliser des progrès, incluant tous les niveau réglementaires et légaux. l’UK, la Hollande, le Danemark et l’Italie ont publié des plans d’action nationaux, et beaucoup d’autres états de l’UE sont en train d’élaborer les leurs. l’UE espère que ces plans d’action vont être développés globalement.

L’UE est venue à cette session en vue de soutenir une résolution solide du groupe cœur transrégional (Argentine, Ghana, Norvège, Russie), afin que ce conseil puisse donner un nouvel élan à des progrès pour tous, états et entreprises, pour prévenir et apporter remèdes aux abus.

Les principes guides de l’ONU rappellent les obligations existantes des États. C’est aux États de s’assurer que leurs législations s’accordent avec les instruments obligatoires internationaux existants, et de faire respecter leur législation. Nous savons tous que les principes guides de l’ONU n’excluent pas des développements légaux supplémentaires au niveau international, mais aucun mécanisme international ne peut remplacer une robuste législation et des mécanismes domestiques, ainsi qu’un véritable processus impliquant toutes les parties prenantes.

Les défenseurs des droits de l’homme ainsi que les acteurs des sociétés civiles travaillant sur cette aire de travail sensible ont besoin d’une attention et de protection particulière.

L’UE est venue à cette session avec des propositions de langage concrètes et solides demandant en urgence aux états de s’assurer que les sociétés civiles et les défendeurs des droits de l’homme travaillant pour l’implantation des principes guides de l’ONU ne soient pas sujets à harcèlement, persécution et vengeance.

La forte mobilisation des organisations de la société civile a confirmé qu’il y avait beaucoup de frustration. Nous avons entendu répétitivement que ce qui a été fait n’est pas assez pour prévenir les abus et pour permettre l’accès à des remèdes quand des abus se produisent.

C’est bien de le reconnaitre…

Des témoignages dérangeants de victimes et de défenseurs des droits de l’homme, nous rappellent que tous les États et compagnies, ont besoin de doubler leurs efforts pour appliquer les Principes qui nous Guident.

C’est vrai qu’ils dérangent…

Dans ce contexte, l’UE loue l’essence du groupe pour ses efforts de concilier les vues de tous, États, Société civile, incluant les positions de Équateur et de l’Afrique du Sud en faveur d’un instrument légalement obligatoire.

Nous regrettons cependant profondément que la résolution présentée par Équateur et l’Afrique du Sud ait sans nécessité polarisé le débat comme si il y aurait deux camps, en faveur ou contre un progrès pou la prévention et la compensation pour des abus des Droits de L’homme liés aux affaires.

Ouais, c’est dégueulasse…

Nous sommes aussi surpris que l’Équateur et l’Afrique du Sud aient insisté sur l’établissement d’un Groupe de Travail Intergouvernemental ouvert à tous, comme si c’était le seule façon de progresser et discuter, et ont rejetaient des options plus appropriées et efficaces, incluant l’usage de Forum (fora) appropriés existant (déjà) aux Nations Unies.

Ben oui, pourquoi agir tout de suite et ici dans le Conseil des Droits de l’Homme en faveur des Droits de l’Homme, quand on peut mener de long palabres à l’ONU ?

Contre ce contexte, l’UE a décidé de s’opposer à l’établissement d’un Groupe de Travail Intergouvernemental Ouvert comme proposé dans cette résolution. Les Etats membres de l’UE, membres du Conseil voteront non et invitent tous à s’opposer (à ce texte). Nous sommes dans une circonstance décisive. Si cette résolution est adoptée, elle divisera le Conseil, pas seulement sur le vote mais pour les années à venir. Si le Groupe de Travail Intergouvernemental ouvert à tous est établi l’UE et ses états membres n’y participeront pas pour les raisons mentionnées plus haut.

L’Union Européenne, une certaine vision de la Démocratie…

A la place l’UE et ses Etats Membres continueront à se concentrer sur les véritables et efficaces moyens de prévenir et remédier aux abus. Ceci est une promesse à développer plus loin nos politiques et législations. Ceci est une promesse de s’engager dans les procédures à l’intérieur de l’ONU telle que mise en place par le noyau du groupe, et dans toute voie sensées qui pourraient être décidées à un stade ultérieur. Ceci est une promesse de continuer à travailler avec les Etats à travers les régions pour effectivement appliquer les Principes qui Guident les NU. Ceci est une promesse de continuer à encourager les Compagnies Européennes à appliquer les Principes qui nous guident, quelque soit leur lieux d’opération.

www.blablabla.org

29 réponses à Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU favorable à la fin de l’impunité des multinationales. La France et l’UE votent non !

  1. Sumbawa Le 13 juillet 2014 à 01h33
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    Faut voir ce que les multinationales des pays qui ont voté non font et vous comprendrez le vote.
    Areva au Niger (Arlit )
    Veolia en Afrique et Amérique du Sud.
    La liste est longue…..


    • Stéphane Grimier Le 13 juillet 2014 à 20h39
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      Il y a vraiment quelqu’un qui ne comprend pas le vote ?
      On sait tous pour qui bossent ces gens, là on le voit, c’est tout.
      Je vous rappelle qu’une multinationale à vocation à s’émanciper de toute “nation”.
      C’est donc un coup de couteau dans le dos, un de plus on dira….. mais vu qu’ils savent très pour qui ils bossent, pour eux cela n’a rien d’une trahison, bien au contraire.


  2. Silverstone Le 13 juillet 2014 à 01h40
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    Quelle supercherie ! 🙂

    En même temps si nous avions voté a contrario, la guerre économique, sociologique et militaire nous l’aurions perdu bien évidemment.

    Cela n’est donc pas étonnant même si c’est légèrement écœurant.

    Comme le disait le fameux Johann Wolfgang von Goethe
    “Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être.”
    Toutes ces supercheries sont aussi expliquées dans le “Discours de la servitude volontaire” de “Étienne de La Boétie” avec le mange peuple, le niveau d’éducation repris aussi par Pierre Bourdieu, mais aussi la servitude qui accroît l’accoutumance et l’aveuglement.

    Ce qui est rassurant c’est que cela va changer dans cette décennie comme vous l’annoncez vous Les Econoclastes, mais aussi Dick-Cheney et Jacques Attali qui explique clairement que le parti socialiste ouvre davantage que l’ UMP pour le nouvel ordre mondial.

    En 2017 nous aurons enfin le magnifique bloc économique avec une belle crise pour affaiblir de nouveau les pays et leurs souverainetés les dernières étaient en 2008 et 2011 (dette souveraine) c’étaient juste deux amorces de la bombe nucléaire.

    Beaucoup commencent à prendre conscience du traité transatlantique, mais le Tisa les gens le connaissent-ils ? Ce dernier consistera à éradiquer les services publics et dons les États et le nouvel ordre mondial sera instauré comme l’annonce Jacques Attali.

    Sources du tisa :
    https://data.awp.is/filtrala/2014/06/13/4.html
    https://wikileaks.org/tisa-financial/ https://wikileaks.org/tisa-financial/


  3. perceval78 Le 13 juillet 2014 à 03h50
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    Moi ce tableau des votes me fait super plaisir car la France une fois de plus fait partie des GRANDS.Même l’Allemagne n’a pas suivi . On est en demi finale, on est en demi finale ….


    • Nerouiev Le 13 juillet 2014 à 10h53
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      Il me semble que l’Allemagne a voté NON.
      Très grossièrement, les pays de l’Europe ont voté NON, Les pays d’Amérique du Sud se sont abstenus et l’alliance Eurasie a voté OUI. Dire qu’il faille arriver à la fin de la montée en puissance de ces multinationales pour les réglementer, encore une bassesse de l’ONU.


  4. Charles Michael Le 13 juillet 2014 à 07h09
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    traduction expresse:

    J’ai l’honneur de parler au nom des Etats Membres de l’UE qui sont membres du Conseil des Droits de l’Homme. Cette explication de vote a été approuvée par l’ensemble de l’Union Européenne.
    L’UE regrette que l’Equateur et l’Afrique du Sud aient décidé de poursuivre avec une action sur le texte (là il manque un peu d’infos)
    La forte mobilisation des organisations de la société civile a confirmé qu’il y avait beaucoup de frustration. Nous avons entendu répétitivement que ce qui a été fait n’est pas assez pour prévenir les abus et pour permettre l’accès à des remèdes quand des abus se produisent.
    Des témoignages dérangeants de victimes et de défenseurs des doits de l’homme, nous rappele que tous les Etats et compagnies, ont besoin de doubler leurs efforts pour appliquer les Principes qui nous Guident.
    Dans ce context, l’UE louange l’essence du groupe pour ses efforts de concilier les vues de tous, Etats, Société civile, incluant les positions de l’Equateur et de l’Afrique du Sud en faveur d’un instrument légalement obligatoire.
    Nous regrettons cependant profondément que la resolution présentée par l’Equateur et lm’Afrique du Sud ait sans nécessité polarisé le débat comme si il y aurait deux camps, en faveur ou contre un progrés pou la prévention et la compensation pour des abus des Droits de L’homme liés aux affaires.

    Nous sommes aussi surpris que Eq. Et l’AS. Aient insisté sur l’établissement d’un Groupe de Travail Intergouvernemental ouvert à tous, comme si c’était le seule façon de progresser et discuter, et ont rejetaient des options plus appropriées et efficaces, incluant l’usage de Forum (fora) appropriés existant (déjà) aux Nations Unies.
    Contre ce contexte, l’UE a décidé de s’opposer à l’établissement d’un Groupe de Travail Intergouvernemental Ouvert comme proposé dans cette résolution. Les Etats membres de l’UE, membres du Conseil voteront non et invitent tous à s’opposer (à ce texte). Nous sommes dans une circonstance décisive. Si cette résolution est adoptée, elle divisera le Conseil, pas seulement sur le vote mais pour les années à venir. Si le Groupe de Travail Intergouvernemental ouvert à tous est établi l’UE et ses états membres n’y participeront pas pour les raisons mentionnées plus haut.
    A la place l’UE et ses Etats Membres continueront à se concentrer sur les véritables et efficaces moyens de prévenir et remédier aux abus0 Ceci est une promesse à développer plus loin nos politiques et législations. Ceci est une promesse de s’engager dans les procédures à l’intérieur de l’ONU telle que mise en place par le noyau du groupe, et dans toute voie sensées qui pourraient être décidées à un stade ultérieur. Ceci est une promesse de continuer à travailler avec les Etats à travers les régions pour effectivement appliquer les Principes qui Guident les NU. Ceci est une promesse de continuer à encourager les Compagnies Européennes à appliquer les Principes qui nous guident, quelque soit leur lieux d’opération.


    • bm607 Le 13 juillet 2014 à 17h43
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      J’ai traduit rapidement l’ensemble du texte, en reprenant ce qui avait déjà été traduit par @Charles Michael (2-3 modifications mais pas tout relu). Ca demanderait de la relecture poussée si ça devait être stocké ;
      ———————————————————-
      Conseil de l’ONU des droits de l’homme
      26ème session – article 3
      Résolution L22 – EUEoV

      Elaboration d’un instrument international constituant obligation légale pour les sociétés transnationales et les autres entreprises d’affaires au respect des droits de l’homme
      Explication du vote de l’UE


  5. Charles Michael Le 13 juillet 2014 à 07h18
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    J’ai supprimé les Commentaires désobligeants et irrespectueux d’Ollivier Beruyer (lol)…

    … mais apprécié la diffusion de l’anapore présidentielle pour améliorer la parfaite hypocrisie de l’UE et ses grisâtres serviteurs du système BAO.


  6. Judabrutus Le 13 juillet 2014 à 07h59
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    Le septennat était trop long…..apparemment, le quinquennat aussi ! On fait quoi jusqu’en 2017 ?
    Le gros problème de quelques unes de nos démocraties modernes, et singulièrement de la France, ce sont ces “pleins pouvoirs” permanents que l’on accorde à l’exécutif dans le domaine des engagements extérieurs et des affaires étrangères. Autant le citoyen se sent concerné par toutes les erreurs d’ un gouvernement irresponsable et se donne les moyens, avec plus ou moins de bonheur, de lui faire savoir son mécontentement, autant il semble qu’en matière de politique internationale ce soit une affaire entendue : les types qui sont aux manettes ont la possibilité de faire à peu près ce qu’ils veulent, comme ils veulent, avec qui ils veulent.
    Pourtant il me semble qu’en tant qu’electeur ayant participé au scrutin, quel que soit son vote, il est de la responsabilité morale du citoyen d’assurer le suivi des comportements politiques extérieurs, et de préserver les autres nations des nuisances d’une équipe, c’est à dire de surveiller de près un domaine de l’action politique qui , par définition échappe à tout programme et n’est concerné par aucun mandat.Il y a là, me semble-t-il, bien de la légèreté de la part d’électeurs qui affichent leur patriotisme à travers leur participation au scrutin. S’agissant de la France, en tout cas, il,me semble qu’une réforme constitutionnelle s’impose, de manière à rééquilibrer les pouvoirs entre exécutif et législatif dans ce domaine sensible des affaires étrangères : il n’y a par exemple aucune raison qui justifie que la représentation de la France à l’ONU ne relève pas du parlement. Au moins nous aurions un débat sur les decisions qui engagent la nation tout entière


  7. Leveau Le 13 juillet 2014 à 09h12
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    Bah… encore des mots sur du papier.
    Dans 100 ans, la terre appartiendra à ceux qui la cultive. Car enfin la raison du plus fort est toujours la meilleur et ici, en l’occurrence, le plus fort est la terre qui nourrit. Nul doute que l’exploitant fasse un honorable compost et que le droit d’usage éradique le droit d’usure.
    Bon We à tous.


    • Julian Le 13 juillet 2014 à 10h12
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      “la terre appartiendra à ceux qui la cultive.”

      Avec quelques rares types de semences monopolisées par un très petit nombre de sociétés transnationales ?


    • Wilmotte Karim Le 13 juillet 2014 à 13h55
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      “la terre appartiendra à ceux qui la cultive”

      Tien, un communiste.


  8. Fabrice Le 13 juillet 2014 à 09h59
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    On ne peut que s’attendre à ce genre de vote, surtout quand on voit ce qui se passe en Afrique et ce qui s’est passé en dans l’ex-Birmanie, bon nombre de grandes multinationales françaises auraient des comptes à rendre.

    exemple : oh ! étrange on retrouve notre championne nationale précédemment cité au Soudan.

    http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/total-et-bnp-accuses-de-complicite-avec-la-junte-birmane_1377691.html

    http://www.fairfin.be/fr/votre-banque/bnp-paribas


  9. TC Le 13 juillet 2014 à 10h03
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    Ces votes ont au moins le mérite d’être explicites : on sait avec certitude quels sont les pays qui ont encore une certaine indépendance vis à vis des intérêts privés qui règnent en maître dans ce monde.

    Quant à l’UE, elle a le cynisme de cacher son parti pris derrière un discours technocratique méprisant. J’ai honte que mon pays appartienne à cette chose monstrueuse vide, sans âme. De toute façon que pouvait-on attendre d’autre d’une institution bâtie par des biznessmans ?


  10. LEFEVRE Le 13 juillet 2014 à 10h14
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    S’il y a bien un bloc qui est du mauvais côté de l’histoire, c’est bien le BAO, le bloc américano-occidental ! Encore un exemple de plus…


  11. Erdeweb Le 13 juillet 2014 à 10h36
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    Je me permet de faire ci-dessous un copier-coller d’un commentaire que j’avais laissé sur ce site suite aux attaques stupides et mensongères faite sur Jean Ziegler. Ce commentaire me semble a nouveau très à propos aujourd’hui! Voyez donc…
    Je n’arrive pas a comprendre comment et pourquoi tant de commentaires négatifs contre la personne de Jean Ziegler. Moi il m’a vraiment ouvert les yeux sur la terrible réalité de notre monde d’aujourd’hui. J’ai vécu plus de 60 ans comme un bon occidental (belge) en pensant que si les choses allaient de mieux en mieux pour nous il allait petit a petit en être de même pour ce que l’on appelais pudiquement a l’époque “le tiers monde”. Je pensais (et je le pense encore) que le capitalisme et le libéralisme étaient pour le monde, sinon la meilleure, au moins la moins mauvaise des solutions après les terribles “expériences” fascistes et communistes du 20emme siècle. Je n’ai jamais eu une grande sympathie pour les américains mais ils nous avaient libérés de ces deux fléaux et cela méritais bien toute notre reconnaissance. Je n’avais pas prévu, ni vu venir, l’ultra-capitalisme, l’ultra-libéralisme que nous subissons aujourd’hui.
    Je commence a réaliser que ce que les “nouveaux maîtres du monde” comme les appeles Jean Ziegler (c.a.d. les grandes multinationales occidentales mais aussi maintenant Chinoises, Indiennes etc) sont occupées à organiser, en toute impunité, le pire génocide que l’humanité n’ai jamais connu! Les millions de morts des grandes guerres mondiales, du colonialisme, des Hitler, Staline, Pol Pot et autres tyrans réunis ne serons que pacotille a côté de ce qui est en train de ce passer aujourd’hui!
    Alors pourquoi? Seulement pour l’argent, toujours plus d’argent? Pour que de moins en moins de riches soient de plus en plus riches? Et donc de plus en plus de pauvres de plus en plus pauvres?
    Y compris nous les petits occidentaux de la “classe moyenne” les consommateurs ignorants et inconscients de ces grandes chaines qui se font une concurrence impitoyable (mais parfois complice) en nous vendant a bas prix (chouette la bonne affaire!) des produits de moins en moins chers ( pour le moment!) mais fabriqués dans les pays du sud dans les pires conditions par des affamés soumis et résignés?
    Bon, je m’arrête la car je pourrais moi aussi écrire un livre sur tout ce que j’affirme ci-dessus. Alors j’en reviens au “pourquoi” ???
    Je me demande moi, avec horreur, avec effroi, si je ne viens pas de comprendre, de réaliser, ce qui est en fait en train de se passer dans la plus totale indifférence. Je suis tombé sur un petit magazine belge destiné aux étudiants, qui expliquais très naïvement a nos jeunes attirés par des études de médecine qu’ils devaient bien réfléchir, bien s’orienter vers les “nouvelles médecines”, moléculaire entre autre, qui sont l’avenir a très court terme. Ils affirment que dans vingt ou trente ans cette médecine révolutionnaire permettra aux hommes de vivre jusque cent trente, voire cent cinquante ans! Ils citent même Bill Gate qui aurait affirmé “l’homme qui vivra mille ans est peut-être déjà né!” Alors…fantastique! extraordinaire! me direz vous. Ben oui mais…ces hommes de 150 ans ou vont-ils vivre et de quoi??? Ils ne peuvent en tous cas être que très riches et pas trop nombreux! Je fini donc par me demander si ce qui se passe actuellement n’est pas tout simplement un énorme génocide organisé destiné a faire de la place sur notre terre pour… quelques millions, (deux trois milliards?) de privilégiés bénéficiaires de cette merveilleuse “nouvelle médecine”.

    Oui, je sais, je ne suis qu’un pauvre fou délirant, encore pire que ce Jean Ziegler qui ne raconte que des conneries. Alors, pensez-y quand même, moi de toutes façons je ne serais plus la pour le voir! Bonne vie à tous et encore merci à ce dangereux gauchiste de Ziegler!


    • Wilmotte Karim Le 14 juillet 2014 à 00h08
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      ” Ils citent même Bill Gate”

      Faut dire que le Bill Gate est quand même docteur en médecine.
      (C’est peut-être vrai, je n’ai pas vérifié s’il avait un diplôme quelconque dans le domaine médical et plus généralement en biologie… mais j’ai quand même un doute.)


  12. Persanfoi Le 13 juillet 2014 à 11h00
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    C’est incompréhensible.
    Peut-être les gros ont-ils peur que les petits proposent de plus en plus de discussions hors du cadre de l’ONU ? Il semble que le nouvel ordre mondial se flétrisse et que d’autres états que les gros soient en mesure de réclamer du pouvoir ?


  13. Alae Le 13 juillet 2014 à 11h07
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    Que les Etats-Unis votent en faveur d’un marché totalement dérégulé et d’une impunité pour leurs corporations, passe encore. Rien, dans leur culture athéo-protestante axée sur la liberté totale de chacun, sans aucun principe unificateur, sur le néo-darwinisme et sur le capitalisme en tant que principe fondateur, ne peut leur indiquer que le remède serait pire que les maux dont ils souffrent.
    Mais que l’Europe, qui historiquement, connaît bien d’autres options que le “plus fort gagne”, tombe dans le panneau de la dérégulation et de la loi du plus fort montre bien le degré de dégradation (ou de corruption ?) de ses soi-disant élites, même celles qui se disent “de gauche”.


  14. jerome Le 13 juillet 2014 à 12h07
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    Je ne jetterai pas si vite la pierre, d’après ce que j’ai compris de l’explication de vote de l’UE, la violation des droits de l’homme s’effectue majoritairement au niveau local même dans les cas où le “commanditaire” serait extra-national, ainsi la solution pour lutter au mieux serait le niveau national.
    Dans un monde où les concepts sont une composante secondaire de la valeur, il leur parait plus juste et efficace de développer des tribunaux d’arbitrage pour régler les conflits au niveau local et international.


    • Wilmotte Karim Le 13 juillet 2014 à 13h56
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      Le mieux est l’ennemi du bien.


    • Pol Le 13 juillet 2014 à 15h27
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      @Jerome,

      Il me semble que la multinationale de part son envergure et ses intérêts a bien plus de pouvoir (et donc de responsabilité) que l’acteur local – quelques soient les abus de ce dernier. Il est donc naturel d’appuyer sur le haut de la pyramide économique. Faire confiance à un grand groupe c’est faire confiance à un psychopathe. Il faut être naïf pour croire en la possibilité d’une morale à cette échelle, quand les structures en question raisonnent intégralement en terme de profit.

      Agir au niveau local, mais encore ? On parle de changer la législation de l’ensemble des pays où la main d’oeuvre est bon marché (c’est à dire aussi les pays où les régimes politique sont les plus aléatoires), ou à défaut imposer un pouvoir transnational dans ces mêmes pays ? Les deux me semblent totalement illusoires, sans oublier que les récalcitrants maintiendraient des portes ouvertes sur les abus les plus divers (ce qui interpelle franchement sur l’efficacité de cette solution).

      Je ne vois pas l’intérêt de reporter les solutions à moins de vouloir empêcher une débandade occidentale, car l’adage “si j’en profite pas quelqu’un le fera à ma place” résume parfaitement les raisons pour lesquelles un citoyen lambda achète un pc portable tombé du camion ou pour lesquelles les multinationales occidentales peuvent faire travailler des enfants dans les pays pauvres.


    • Hélène-Barbara Le 13 juillet 2014 à 20h24
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      Non non, ça c’est juste de l’hypocrisie, ou disons l’art de se draper des principes directeurs pour signifier que l’on applique déjà ce à quoi engage tous les textes. Le problème résulte surtout de l’aspect juridique, qui, selon durcissement des contraintes ou non, propose deux variantes: les Etats se soumettent inconditionnellement à des règles valables pour tous les membres, ou bien les Etats en appellent à leur souveraineté et s’arrangent au cas par cas. L’option 2 est évidemment la plus communément choisie.

      On doit vraiment insister sur le ficelage juridique pour comprendre les marges de manoeuvre – ce qui demande beaucoup de temps lorsqu’on est pas expert, et invite d’ailleurs ceux qui, beaucoup plus à l’aise avec le sujet, voudront bien compléter (come on guys!).
      Quoiqu’il en soit, on en retient un point déterminant : une résolution n’est pas contraignante tant que son texte n’est pas suffisamment blindé (avec notamment menaces de sanctions) pour marquer toute la différence entre le poids d’une recommandation et celle d’une obligation.
      Juridiquement parlant, la déclaration universelle des droits de l’homme ne pèse pas si lourd que ça:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_universelle_des_droits_de_l'homme#Port.C3.A9e_juridique
      Autre document (de mars 2012), celui des “Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme”:
      http://www.ohchr.org/Documents/Publications/GuidingPrinciplesBusinessHR_FR.pdf
      Bon, il y a 47 pages à lire, et j’avoue ne pas m’être arrêtée sur tout, mais à partir des mots clés régissant ces principes, à savoir : “droits de l’homme” – “droit international” – “Etat”, on comprend qu’il s’agit d’un agencement de 3 valeurs, et qu’il y aura forcément un moment où l’une sera jugée plus suprême que les autres…
      Dans la continuité, je copie un lien vers le site du député Sergio Coronado, qui a posé la question d’Attac au Ministère des affaires étrangères lors d’une séance de l’Assemblée nationale, et auquel la réponse fut – je raccourcis – que nous avons déjà les principes directeurs, et que l’on apprécie guère la résolution concurrente proposée par l’Afrique du Sud et l’Equateur qui vient flinguer l’esprit de compromis (savoureux lorsqu’on lit que ces deux pays réclament justement qu’on organise une table de concertation). Bref, la vidéo ici:
      http://sergiocoronado.fr/2014/07/conseil-des-droits-de-lhomme-de-lonu/

      Pour approfondir les subtilités dialectiques et juridiques de l’ONU, je recommande un lien de réflexion. La page en cache, avec des césures de phrases pénibles, mais on peut y télécharger le doc en format rtf :
      http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:-Zd88wZCsnsJ:www.er.uqam.ca/nobel/r22714/jur6601/Res.AGNU.rtf+&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr


  15. Leveau Le 13 juillet 2014 à 13h08
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    Le concept n’est en rien secondaire à la valeur. Les mafias, les dictateurs, les rapaces et les loups, quelque soit le déguisement qu’ils vous montrent, n’ont rien à faire des concepts, ni d’une quelconque justice…par contre des valeurs…


  16. Sam Le 13 juillet 2014 à 17h01
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    De la poudre aux yeux qui sera balayée par le traité transatlantique, ne vous faites pas d’illusion.


  17. Macarel Le 13 juillet 2014 à 20h57
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    [Modéré : quel rapport avec le sujet ?]


    • Macarel Le 14 juillet 2014 à 00h37
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      Eh bien, que même la recherche scientifique fondamentale lorsqu’elle semble ouvrir des pistes intéressantes de découvertes, qui ne vont pas dans le sens des intérêts des multinationales, se trouve marginalisée, si ce n’est discréditée par les autorités, et les institutions qui les représentent.
      Mais j’admets que le lien est un peu tiré par les cheveux, par rapport au sujet soumis à commentaire…


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