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Chine-Australie : Peut-on mettre fin à cette rivalité ?

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Source : SCMP, Su-Lin Tan, William Zheng
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Les analystes et les diplomates se penchent sur la meilleure façon de mettre fin à l’aggravation de la querelle de manière pacifique, et les liens historiques avec d’autres pays pourraient offrir un exemple.

Plus de diplomatie peut être la clé, mais son application reste un point de friction

L’Australie et la Chine sont engagées dans un conflit géopolitique qui s’est intensifié au cours des sept derniers mois. Photo : Getty Images

Un échange positif entre la Chine et l’Australie la semaine dernière a fait naître l’espoir que leurs relations glaciales pourraient commencer à se détendre, puisque le Premier ministre australien Scott Morrison a félicité la Chine pour avoir sorti ses citoyens de la pauvreté, et que la Chine a salué cette reconnaissance.

Mais cet optimisme a rapidement disparu, après que la Chine a imposé des droits antidumping provisoires allant jusqu’à 212 % sur le vin australien à la fin de la semaine dernière – un chiffre supérieur au pourcentage initialement recommandé par le plaignant, l’Association de l’industrie du vin de Chine, au début de l’enquête du gouvernement en août. Et cette semaine, l’Australie s’est emportée sur le tweet de la Chine à propos des « crimes de guerre » commis par les soldats australiens en Afghanistan.

La Chine et l’Australie sont enfermées dans un conflit géopolitique accru depuis avril, après que l’Australie a demandé une enquête internationale sur les origines du coronavirus, ce que certains ex-diplomates ont considéré comme une manoeuvre anti-Chine. Depuis cette évolution, les idées des experts sur la manière d’apaiser les tensions ont été centrées sur un thème commun : plus de diplomatie.

Mais quel type de diplomatie faut-il employer lorsque les deux parties ne se parlent pas, et qui doit faire le premier pas lorsque les deux parties démentent que « la balle est dans leur camp ? »

Pour commencer, les experts citent le Japon, la Corée du Sud et les pays de l’ASEAN [Association of Southeast Asian Nations, NdT] comme modèles de meilleures pratiques en matière de diplomatie avec la Chine.

Le succès du Japon dans ses relations avec la Chine repose sur sa volonté de ne pas perdre de vue le fait que la Chine est un partenaire commercial important, et de ne pas se livrer à une critique virulente de la Chine, a déclaré Kawashima Shin, professeur de relations internationales à l’université de Tokyo, dans un essai pour la Nippon Communications Foundation, après l’entrée en fonction du nouveau Premier ministre japonais Yoshihide Suga en septembre.

Néanmoins, cette politique n’a pas changé la perception ou la méfiance du Japon à l’égard de la Chine, avec autant de Japonais ayant une opinion défavorable de la Chine qu’auparavant, mais se concentrant également sur la préservation des relations entre le Japon et la Chine, a déclaré Shin. En outre, Tokyo a réussi à maintenir son alliance avec Washington tout en acceptant de souscrire à l’initiative Routes de la soie de la Chine.

« Tokyo a hésité à se joindre à l’Occident pour condamner les violations des droits de l’homme en Chine, notamment la répression anti-démocratique à Hong Kong, et sa position sur Taïwan n’est pas claire non plus », a-t-il déclaré.

Le mois dernier, une source diplomatique japonaise a déclaré au South China Morning Post que la nouvelle administration Suga approuvait toujours cette stratégie en prenant la décision de franchir « prudemment » la mince limite entre la Chine et les États-Unis.

« La Chine est un partenaire commercial clé, un grand marché pour les produits japonais et une forte présence militaire voisine, a déclaré la source diplomatique. Les États-Unis sont notre allié traditionnel en matière de sécurité et notre partenaire économique. Le Japon doit être ferme sur sa position mais aussi attentif à ses relations avec les deux, car un pas de plus vers l’un pourrait être interprété comme un pas de moins vers l’autre. »

Utilisant cette stratégie, le premier appel téléphonique de Suga avec le président chinois Xi Jinping lors de sa nomination au poste de Premier ministre japonais s’est concentré uniquement sur la collaboration entre les deux pays dans la lutte contre la Covid-19, a déclaré la source diplomatique. Lors de cet appel, les deux dirigeants ont confirmé qu’ils continueraient à travailler à la reprise rapide des voyages d’affaires transfrontaliers, alors qu’aucun des deux n’a évoqué l’accusation américaine selon laquelle la Chine était responsable de la pandémie.

Plus tard, lors de son voyage en Asie du Sud-Est, Suga a réitéré la position du Japon qui consiste à « s’opposer fermement à toute action qui aggraverait les tensions dans la mer de Chine méridionale », sans faire directement référence à la Chine, a ajouté la source.

Discours à la conférence Chine-États-Unis organisée par le Post mardi : l’ancien Premier ministre australien Kevin Rudd a demandé à l’Australie – qui a des alliés et une composition politique similaire à celle du Japon – de « ranger le mégaphone » et de prendre exemple sur le jeu diplomatique du géant de l’Asie de l’Est.

La capacité du Japon à marcher sur la corde raide avec la Chine – bien que les deux pays aient un passé conflictuel tourmenté – devrait être un modèle diplomatique pour l’Australie, qui a récemment agi en contradiction avec cette stratégie, a déclaré l’ancien ministre australien des Affaires étrangères Gareth Evans.

« La question dans ces dossiers n’est pas de savoir s’il faut se faire entendre, mais comment se faire entendre. Et la réalité est que la manière dont nous [l’Australie] avons répondu, pour la plupart, à des préoccupations légitimes au cours des dernières années nous a rendus extrêmement vulnérables – bien plus que d’autres pays de la région, comme le Japon, qui ont marché sur une corde raide similaire », a déclaré Evans dans un article d’opinion publié la semaine dernière dans la revue de politique publique Pearls and Irritations.

Alors qu’il existe de multiples préoccupations légitimes concernant le comportement de Pékin qui nécessitent une réponse ferme et claire, l’Australie l’a fait sur un ton « dissonant et exagéré », a-t-il dit.

Cette approche s’est conjuguée à des années d’autres conflits non résolus, tels que l’interdiction de la technologie 5G de Huawei et les allégations des médias concernant l’espionnage généralisé par les Sino-Australiens, ce qui a atteint un point critique, selon Melissa Conley Tyler, chargée de recherche à l’Institut de recherche sur l’Asie de l’Université de Melbourne.

« Dans le cas de l’Australie, nous savons maintenant qu’elle ne mène pas une seule politique, il est évident que l’Australie a agi de manière inamicale dans un certain nombre de domaines – et cela a des conséquences », a-t-elle déclaré.

« Dans certains cas, ce n’est pas tant la décision de l’Australie que la manière dont elle a été communiquée qui a créé des frictions, comme l’annonce d’une loi sur l’ingérence étrangère qui paraît faite pour tenir tête à la Chine. Cela a donné l’impression que l’Australie n’est pas amicale. »

Nous devons reconnaître la légitimité et le caractère inévitable de certaines des aspirations internationales de la Chine, et ne pas nous emporter à l’idée qu’elle veuille se doter d’un espace stratégique.

Gareth Evans, ancien ministre australien des Affaires étrangères

Pour l’Australie, M. Evans a recommandé un remède en cinq étapes – la première étape étant d’arrêter de « s’enfoncer » plus profondément.

« N’ajoutez pas d’autres motifs de plainte aux 14 [griefs] qui nous ont récemment été commodément énumérés par les wolf warriors [héros de films chinois, sorte de Rambo, NdT] résidents de l’ambassade de Chine », a-t-il déclaré, développant la première étape. « Bien que je considère la plupart de ces plaintes comme étant peu fondées, seules trois d’entre elles me semblent totalement injustifiées. »

Deuxièmement, le langage officiel utilisé contre la Chine doit être nuancé, a-t-il dit, car le choix des mots est crucial en diplomatie et peut être préjudiciable. Troisièmement, la « légion des fanatiques de l’influence étrangère dans les rangs du gouvernement », ainsi que les médias locaux, devrait prendre note que les dirigeants australiens doivent faire savoir « très clairement » que les décisions qu’ils prennent sont totalement indépendantes.

« Quatrièmement, nous devons reconnaître la légitimité et le caractère inévitable de certaines des aspirations internationales de la Chine, et ne pas nous emballer à l’idée qu’elle veuille se doter d’un espace stratégique », a-t-il déclaré. « Une grande partie de son comportement récent n’est autre que ce que l’on peut attendre d’une superpuissance régionale en forte croissance économique et très dépendante du commerce, qui veut prendre son essor et réaffirmer sa grandeur historique après plus d’un siècle de fierté blessée, et ne doit pas être considérée comme un prélude à une agression militaire. »

Enfin, il a déclaré que les deux pays devraient trouver des projets sur lesquels ils partagent un terrain d’entente. Même si Pékin a été agressif dans son approche, il a été coopératif dans des domaines tels que le changement climatique, le maintien de la paix, la lutte contre le terrorisme et même sa réponse à la pandémie, plus que ce qui a été reconnu, a dit Evans.

Conley Tyler a également suggéré des mesures pour apaiser rapidement les tensions, en commençant par l’adhésion de l’Australie à l’initiative Routes de la soie, comme l’a fait le Japon.

« Tout d’abord, c’est entièrement symbolique et n’oblige pas l’Australie à faire quoi que ce soit », a-t-elle déclaré. « L’Australie peut participer à des projets individuels ou non comme elle le souhaite. Ensuite, il n’y a aucun coût matériel pour l’Australie, ni aucun besoin de modifier ses politiques de fond. Pourtant, cela serait perçu comme un geste significatif de la part de la Chine. »

Dans la même veine, l’Australie devrait abandonner un projet de loi qui donnerait au ministre australien des Affaires étrangères le pouvoir d’annuler les accords internationaux conclus par les gouvernements des États, les conseils locaux et les universités, a soutenu Conley Tyler. Le projet de loi a été élaboré à partir de la désapprobation par le gouvernement australien de l’accord non contraignant de l’État de Victoria sur l’initiative Routes de la soie.

Elle devrait aussi abandonner les amendements aux règles sur les investissements étrangers, également considérés comme visant la Chine, a-t-elle déclaré, ajoutant qu’aucun des deux ne serait de bon augure pour l’image internationale de l’Australie.

L’ancien ministre du Commerce Andrew Robb, qui a présidé à la signature de l’accord de libre-échange entre la Chine et l’Australie, a suggéré que celle-ci invite la Chine à rejoindre l’Accord global et progressif pour le partenariat transpacifique – un accord de libre-échange entre 11 pays, à savoir l’Australie, le Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam – sur lequel la Chine a des vues.

« Il y a toute une série de mesures que nous pouvons proposer à Pékin, par exemple, pour améliorer les organismes multilatéraux » [tels que l’Organisation mondiale du commerce ou le Fonds monétaire international], a déclaré M. Robb lors d’un séminaire en ligne sur l’industrie du bétail il y a deux semaines. « Nous pouvons proposer la création d’un groupe de travail bilatéral. Ce sont des activités dans un espace où nous n’avons pas de conflit ou de rivalité, et ce sont de bonnes actions. »

La Corée du Sud, par exemple, a montré que les conflits avec la Chine peuvent être résolus en « terrain neutre » lors de réunions multilatérales.

En 2017, après une dispute d’un an déclenchée par le fait que Séoul a ignoré l’opposition de Pékin au déploiement du système de défense antimissile américain THAAD en Corée du Sud, les deux nations ont convenu de se rencontrer lors d’un sommet bilatéral organisé par voie diplomatique en marge du forum de la Coopération économique Asie-Pacifique, selon Lee Seong-hyon, directeur du Centre d’études chinoises de l’Institut Sejong à Séoul.

La réunion a été précédée d’une promesse de la Corée du Sud à une position de « trois non » au parlement qui comprenait « aucun déploiement supplémentaire de THAAD, aucun accord pour rejoindre un système anti-missile américain, et aucune alliance militaire trilatérale avec les Etats-Unis et le Japon », a déclaré Lee.

« L’Australie et la Corée du Sud sont dans une situation similaire », a-t-il déclaré. Si vous ne pouvez pas résoudre le problème, vous devriez plutôt le « gérer » de manière à ce qu’il ne dégénère pas et qu’il ne devienne pas le principal obstacle aux relations bilatérales. »

Comme les deux pays doivent s’efforcer d’établir une confiance mutuelle plutôt que de faire preuve de prudence, Canberra doit être consciente que le recours à l’idéologie est dépassé

Chen Hong, Centre d’études australiennes

Si ces stratégies semblent unilatérales, elles correspondent mieux aux exigences de la Chine pour que ses partenaires commerciaux évitent de prendre parti et de s’immiscer dans ses affaires intérieures, selon certains analystes de la Chine continentale.

« La Chine veut que l’Australie ne prenne pas parti entre la Chine et les Etats-Unis, car elle pense que l’Australie dépend de la Chine économiquement et a suffisamment d’intérêts personnels pour ne pas [prendre parti] », a déclaré Andy Xie, un économiste indépendant de Shanghai. « La Chine va tout arrêter [dans le commerce] quand elle trouvera des alternatives. »

Chen Hong, directeur du Centre d’études australiennes de l’Université normale de Chine orientale à Shanghai, a également fait remarquer que la deuxième plus grande économie du monde se heurte à tout pays qui tente de contester sa souveraineté.

« Vivre et laisser vivre, c’est ce que la Chine veut comme principe pour les relations internationales dans le monde d’aujourd’hui qui est menacé par l’extrémisme idéologique, a déclaré Chen. La Chine n’a jamais exercé de coercition sur l’Australie par des exigences politiques ou autres. Il est très peu probable que la Chine utilise un levier économique pour faire [ces] demandes à l’Australie. »

« Comme les deux pays doivent s’efforcer d’établir une confiance mutuelle plutôt que de faire preuve de prudence, Canberra doit être consciente que le recours à l’idéologie est dépassé. Une approche plus proactive et plus favorable doit être explorée et adoptée. »

Su-Lin Tan a rejoint le Post en 2020 après l’Australian Financial Review où elle a couvert le logement et les propriétés commerciales, les affaires asiatiques et les discussions et enquêtes de rue. Elle est comptable qualifiée, a travaillé dans des banques d’investissement et la gestion de fonds, à Londres et à Sydney avant de devenir journaliste.

William Zheng est un journaliste chevronné qui a servi et dirigé les principaux médias de Hong Kong et de Singapour au cours de ses 20 ans de carrière, couvrant la grande Chine. Il est aujourd’hui rédacteur en chef au bureau chinois du Post.

Source : SCMP, Su-Lin Tan, William Zheng, 02-12-2020
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

RGT // 24.12.2020 à 10h12

« la méfiance du Japon à l’égard de la Chine »…

Les japonais considèrent les chinois comme des sous-hommes, comme la pire espèce existant sur cette planète bien après les cloportes.

Il suffit de se rappeler les « bienfaits » de l’invasion japonaise de la Chine durant la seconde guerre mondiale, invasion à côté de laquelle le comportement des nazis de la Waffen-SS dans les pays de l’est de l’Europe fût un geste d’amour infini.

Et le fait de devoir traiter avec ces êtres inférieurs leur reste fortement en travers de la gorge alors que leur seul désir est de les mettre en esclavage et de les exterminer jusqu’au dernier, pour des raisons « culturelles ».

Les « élites » japonaises continuent à ré-écrire l’histoire en niant leurs exactions passées en Chine, en Corée et chez TOUS leurs voisins et les USA ferment les yeux car ça les arrange bien.

Et après on vient nous bassiner avec l’immonde Étron National dont les pires membres sont largement moins racistes que le japonais lambda.

Quant aux australiens, n’oublions jamais qu’ils n’ont pas encore totalement coupé le cordon ombilical qui les lie à l’Angleterre impériale ni à son successeur bienveillant.

Ce qui ne veut pas dire qu’on doit faire des bisous enflammés aux chinois.

Une relation équilibrée est suffisante, avec entre autres des taxes à l’importation qui dès le départ devaient être équilibrées, ce qui n’aurait pas fait les affaires des profiteurs de la « concurrence libre et non faussée ».

Ce ne sont pas les chinois qui ont plombé les industries occidentales, ce sont les spéculateurs qui ont profité de cette distorsion de concurrence.
Les chinois n’ont fait que profiter de l’aubaine et auraient été idiots de ne pas le faire.

Qui NOUS a tiré une balle dans le pied d’après vous ?

17 réactions et commentaires

  • olivier77 // 24.12.2020 à 09h45

    Les droits de l’homme hypocrites de l’occident qui pense avoir les meilleurs valeurs du monde tout en s’asseyant dessus à chaque fois que c’est possible. Le facteur commun de TOUS les sujets géopolitiques c’est le puritanisme anglo-saxon à admettre des tiers au même niveau. Les USA font chier la planète faut pas chercher plus loin.

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    • Urko // 24.12.2020 à 12h19

      Si, si, il faut chercher plus loin : que les états unis défendent leurs intérêts de manière parfois fort radicale et contredisant leurs leçons de morale n’invalide en rien les turpitudes du régime chinois envers sa propre population et ses « partenaires » commerciaux, qu’il n’hésite jamais à maltraiter. Même les hypocrites peuvent voir juste et dire la vérité.

        +5

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  • RGT // 24.12.2020 à 10h12

    « la méfiance du Japon à l’égard de la Chine »…

    Les japonais considèrent les chinois comme des sous-hommes, comme la pire espèce existant sur cette planète bien après les cloportes.

    Il suffit de se rappeler les « bienfaits » de l’invasion japonaise de la Chine durant la seconde guerre mondiale, invasion à côté de laquelle le comportement des nazis de la Waffen-SS dans les pays de l’est de l’Europe fût un geste d’amour infini.

    Et le fait de devoir traiter avec ces êtres inférieurs leur reste fortement en travers de la gorge alors que leur seul désir est de les mettre en esclavage et de les exterminer jusqu’au dernier, pour des raisons « culturelles ».

    Les « élites » japonaises continuent à ré-écrire l’histoire en niant leurs exactions passées en Chine, en Corée et chez TOUS leurs voisins et les USA ferment les yeux car ça les arrange bien.

    Et après on vient nous bassiner avec l’immonde Étron National dont les pires membres sont largement moins racistes que le japonais lambda.

    Quant aux australiens, n’oublions jamais qu’ils n’ont pas encore totalement coupé le cordon ombilical qui les lie à l’Angleterre impériale ni à son successeur bienveillant.

    Ce qui ne veut pas dire qu’on doit faire des bisous enflammés aux chinois.

    Une relation équilibrée est suffisante, avec entre autres des taxes à l’importation qui dès le départ devaient être équilibrées, ce qui n’aurait pas fait les affaires des profiteurs de la « concurrence libre et non faussée ».

    Ce ne sont pas les chinois qui ont plombé les industries occidentales, ce sont les spéculateurs qui ont profité de cette distorsion de concurrence.
    Les chinois n’ont fait que profiter de l’aubaine et auraient été idiots de ne pas le faire.

    Qui NOUS a tiré une balle dans le pied d’après vous ?

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    • Philou // 28.12.2020 à 07h03

      « Les japonais considèrent les chinois comme des sous-hommes, comme la pire espèce existant sur cette planète bien après les cloportes. »… je m’étonne que la modération ait laissé passer – et même primer ! – un message commençant par une assertion aussi terriblement raciste …et fausse !
      Pour vivre au Japon une partie de l’année, je ne dirais pas que c’est toujours le grand amour entre Chinois et Japonais mais assimiler TOUS les Japonais de 2020 (« les » Japonais) aux militaristes fascistes de 1930-45 est faux… et odieux !
      Pour une majorité de Japonais, Chinois et Coréens occupent la place complexe qu’occupe le Maghreb pour nous : liens passés et présents forts, mépris voire racisme résurgent mais aussi reconnaissance culturelle et historique et échanges en plein boom, tant commerciaux qu’humains (scolaires et universitaires ou immigration/émigration). Mais le Japon moderne ou alors plus ancien (administrateurs et lettrés de l’époque d’Edo puis une partie des intellectuels et réformistes de Meiji, malgré 1896) reconnaît l’énormité de la dette culturelle japonaise vis-à-vis de la civilisation chinoise, mieux que nous vis-à-vis de la Grèce, de Rome, du monde arabe autour de l’an 1000 ou de l’Italie des 13e-16e s (cf. différences des volumes d’enseignement de l’Histoire dans le primaire-secondaire au Japon vis-à-vis de la Chine-Corée et en France vis-à-vis des civilisations précitées).
      L’avenir du Japon – pays en déclin démographique et en stagnation économique – passe par la Chine, non les USA, et il le sait au contraire de l’Australie !

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      • Ozira // 31.12.2020 à 15h05

        J’ai des amies de couleur qui vivent au Japon… Je confirme que le japonais moyen aurait facilement sa carte dans nos partis plus-à-droite-que-la-droite.

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        • Cévéyanh // 31.12.2020 à 17h35

          N’est-ce pas plutôt des préjugés ?

          J’ai l’impression qu’aujourd’hui, certains mélangent/confondent « préjugé » et « racisme ». La définition du racisme selon le Larousse.fr : « Idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les « races » ; comportement inspiré par cette idéologie. »
          Tout le monde a plus ou moins des préjugés sur d’autres personnes, pays etc. Cela ne fait pas de nous des racistes.

          A RGT : Les japonais d’aujourd’hui ne sont plus les japonais d’autrefois ni les allemands d’aujourd’hui sont les allemands sous Hitler. Certes il peut y avoir encore des racistes japonais mais ce n’est pas la majorité comme en Europe, en Amérique… La globalisation, les médias, internet, les voyages dans d’autres pays etc ont permis aussi de faire tomber certains (beaucoup) de nos préjugés.

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  • robess // 24.12.2020 à 11h39

    tout marchait tres bien entre la chine et l australi e avant que les usa ne mettent une enorme pression sur l australie.

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    • 78 ans // 24.12.2020 à 14h09

      … Pour ainsi dire, « trop bien au goût de l’Empire ».

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  • Grd-mère Michelle // 24.12.2020 à 11h52

    …l’Association du vin de Chine…
    À noter que les vins chinois sont produits, cultivés, récoltés, élevés, en France, Espagne, Italie, etc…par des travailleurs/euses migrant-e-s mal payé-e-s, supervisé-e-s par de rares autochtones traditionnellement formés, les descendants des anciens propriétaires.
    C-a-d dans tous les vignobles que des chinois ont rachetés, « investissements » accueillis à bras ouverts par des pays prêts à « se coucher » à la moindre proposition alléchante, venant de n’importe où…

    Et que quand nous achetons des chaussures « made in China » dans nos rues commerçantes ou sur Alibaba, certaines sont en fait fabriquées dans des usines africaines(par ex, en Éthiopie- un des reportages montrés dans l’émission « Les carnets du bourlingueur ») par des pauvres gens obligés de travailler 12h par jour pour l’équivalent de 30€par mois(car les terres où ils cultivaient/élevaient leur nourriture ont aussi été « captées »), salaire dont les ouvriers chinois ne sont plus disposés à se contenter…
    Bref, plus que jamais, « Money makes the world go round », et les guerres d’invasion sont en effet devenues commerciales(mais ça ne date pas d’hier).

      +5

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  • 78 ans // 24.12.2020 à 14h03

    L’attitude de l’Australie envers l’Empire en est une de servitude volontaire et inconditionnelle, plus encore depuis que ledit Empire en déclin accéléré s’est déchaîné contre la première économie (PPP) et usine du monde. Or cet asservissement n’est plus exempt d’hostilité, sans précédent et parfois étonnamment rageuse, envers la Chine. C’est dire qu’imitant servilement son maître impérial, l’Australie a abandonné la diplomatie au profit de l’invective souvent arbitrairement accusatrice voire sans fondement, sur le modèle américain (« American style »).

    À pareille attitude offensante d’arrogance, le Grand Client de l’Australie qu’est la puissante Chine ne peut qu’opposer une fin de non recevoir. Au 21ième siècle, aucun pays qui se respecte ne saurait se laisser traiter comme l’Australie a désormais choisi de traiter la Chine.

    « Plus de diplomatie peut être la clé »? Il vaudrait mieux dire qu’un retour de la confrontation brute à la diplomatie s’impose, et que ce ne sera pas l’Empire qui parrainera pareille initiative minimalement courtoise, libératrice donc mais improbable, de l’Australie. Le devenir asiatique de l’Australie est ainsi sérieusement compromis.

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    • christian gedeon // 28.12.2020 à 17h06

      Interessante remarque. Mais « l’embargo  » chinois est aux oubliettes. La Chine manque de charbon,et a du aml à faire tourner ses centrales thermiques. Pas mieux pour le fioul. C’est le talon d’Achille de la Chine,et la très grande force de l’Australie dans cette affaire. Sans compter que les aussies restent d’un tempérament bagarreur et peu enclins à supporter chantage et menaces.

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  • anarkopsykotik // 24.12.2020 à 18h41

    Hahahaha, l’australie qui aurait ses propres opinions sur quoique que soit, c’est pas dans ce pays qu’un premier ministre qui voulait remettre en cause les bases de renseignement américaines (et le seul premier ministre très vaguement de gauche qu’ils aient eu) s’est fait sortir par un coup d’état institutionnel tellement énorme qu’il symbolise parfaitement l’absence totale de réalité d’une position géopolitique indépendante ? Celui où le représentant de la reine d’angleterre a viré le premier ministre ?
    https://en.wikipedia.org/wiki/1975_Australian_constitutional_crisis

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  • Bouddha Vert // 25.12.2020 à 22h14

    Le monde change, c’est manifeste et le commerce va certainement modifier la position australienne au détriment d’une puissance anglo-saxonne déclinante…
    Ce qui est navrant, c’est que la puissance émergente va faire plier un vassal pour perpétuer l’exploitation du charbon qui a la mauvaise idée d’être, parmi tous les hydrocarbures, le plus émetteur de GES.

    Tout change et rien ne change en même temps, le monde est complexe parce que tout est dans tout et ne pas vouloir tenter d’en tenir compte nous mène là où personne n’aura désiré aller.

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    • christian gedeon // 28.12.2020 à 17h11

      Va faire plier un vassal? Hohoho. ce n’est pas encore fait,et il faudrait pour cela envahir l’Australie. C’est fou ce besoin d’empire,que ce soit l’américain ou le chinois. Pour ce qui me concerne,et à tout prendre,je préfère rester côté spare ribs que chien bouilli. Et croyez moi,les chinois n’ont vraiment pas envie d’un affrontement militaire. Ce n’est pas leur truc. Sinon il y a belle lurette que Taïwan aurait été submergée.

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      • Cévéyanh // 31.12.2020 à 16h51

        Vous écrivez : « Pour ce qui me concerne,et à tout prendre,je préfère rester côté spare ribs que chien bouilli. »
        Pourquoi choisir « chien bouilli » pour qualifier la Chine, alors que vous aurez pu choisir  » canard laqué », « porc laqué » etc ?

        Toute la population chinoise ne mange pas du chien. Ce sont certains chinois. De plus, certains ont dû commencer à cause de la famine et cette tradition a perduré. Et ils ne sont pas les seules à en manger, dans d’autres pays aussi. https://fr.wikipedia.org/wiki/Cynophagie
        Le chien n’est pas toujours considéré, comme dans les pays occidentaux, comme un animal de compagnie chéri comme un membre de la famille.

        Dans des pays occidentaux, certains mangent du lapin et/ou du cheval, non ? Ce sont aussi des animaux de compagnie, certes moins fréquents que le chien, moins adorés par les occidentaux donc cette tradition a perduré. Ce qui n’a pas été le cas du chien en France et en Allemagne. Oui, certains français ont dû en manger et même des chats fin XIXe siecle lors du siège à Paris. Il y a même eu des boucheries (rue Saint-Honoré à Paris) : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/histoires-d-info/peut-on-manger-son-chien_1785643.html
        Certains parisiens affamés ont dû aussi manger des rats (ils étaient même au menu d’un restaurant) et même certains animaux du jardin des plantes. :https://actu.fr/ile-de-france/paris_75056/noel-a-paris-pendant-le-siege-de-1870-les-animaux-du-jardin-des-plantes-au-menu-des-restaurants_38342070.html

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  • Alain // 01.01.2021 à 19h01

    Les Australiens ne sont que les hommes de main des Américains, donc ou bien Biden est réellement corrompu par les Chinois et tout s’apaisera, ou il ne l’est pas et cela ne peut que continuer et empirer. Que les Australiens se tirent une balle dans le pied, cela indiffère les Américains et donc les Australiens sont bien obligés de fermer les yeux

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