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16.août.201816.8.2018 // Les Crises

Comment la dette de la SNCF enrichit les marchés financiers, au détriment des cheminots et des usagers, par Nolwenn Weiler

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Source : Bastamag, Nolwenn Weiler, 03-04-2018

Sous prétexte de sauver la SNCF, endettée de près de 50 milliards d’euros, le gouvernement Philippe prépare une profonde réforme du secteur ferroviaire, ouvrant la porte à sa privatisation de fait. Présentée comme la conséquence de performances insuffisantes de l’entreprise, cette dette résulte pourtant très largement de choix politiques et organisationnels antérieurs. Loin des fantasmes sur le statut des cheminots, Basta ! retrace l’histoire de cet endettement, qui constitue aussi une rente annuelle de plus d’un milliard d’euros pour les marchés financiers. Pour en venir à bout, d’autres solutions sont possibles.

Lors de l’inauguration de la ligne grande vitesse Paris-Rennes, en juillet dernier, Emmanuel Macron a évoqué une offre : l’État pourrait prendre en charge la dette de la SNCF en échange d’un « nouveau pacte social » au sein de l’entreprise publique, qui verrait le statut des cheminots progressivement supprimé. Emmanuel Macron faisait ainsi implicitement le lien entre l’endettement colossal de la SNCF – 46,6 milliards d’euros – et le « coût du statut » des cheminots, qui leur donne notamment la possibilité de partir en retraite plus tôt. Le rapport Spinetta, remis le 15 février dernier au gouvernement en vue d’une loi réformant la SNCF, reprend cette thèse d’un coût du travail trop élevé qui viendrait gréver les finances du système ferroviaire français.

« C’est une escroquerie intellectuelle de laisser penser cela, s’insurge Jean-René Delépine, représentant du syndicat Sud-rail au conseil d’administration de SNCF réseau, la branche qui gère les voies ferrées. Cette dette, c’est d’abord la contre-valeur d’un bien commun : un réseau de chemin de fer. Elle est visible parce qu’elle se trouve au sein d’une seule société. Si une entreprise avait, à elle seule, la charge de maintenir et de développer le réseau routier, sa dette serait infiniment supérieure ! L’État, qui se présente comme la victime d’un endettement non maîtrisé de la SNCF, est en fait le premier responsable de l’explosion de la dette. »

Une dette « mise sous le tapis » il y a vingt ans

Dans les années 80, la politique du « tout TGV », vers lequel les investissements sont essentiellement dirigés, se traduit par une diminution continuelle des budgets de maintenance et de renouvellement du reste du réseau – dessertes des agglomérations, lignes rurales, lignes inter-cités – qui aboutit à un état de délabrement alarmant d’une partie des voies. « En 2005, un audit sur l’état du réseau français réalisé par l’école polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) à la demande de Réseau ferré de France (RFF) et de la SNCF alertait sérieusement sur le vieillissement du réseau et pointait la responsabilité de l’État », souligne la CGT dans un récent rapport sur l’avenir du service public ferroviaire. Plus de 9000 kilomètres (sur un total de 30 000) sont considérés comme vétustes voire dangereux [1]. À certains endroits, les rails sont si dégradés que les trains doivent ralentir. Tout cela oblige l’État à engager un important et très coûteux programme de travaux au début des années 2000.

En 1997, pour répondre aux critères du traité de Maastricht qui conditionne le passage à l’euro à la maîtrise du déficit public, la France choisit de loger sa dette ferroviaire dans un nouvel établissement public, séparé de la SNCF : Réseau ferré de France (RFF, renommé SNCF réseau en 2014). « C’est une façon de masquer la dette publique, estime Jean-René Delépine. À la même époque, l’Allemagne a de son côté décidé de reprendre la dette du système ferroviaire, alors qu’elle était en pleine réunification ! »

La dette de 46,6 milliards d’euros qui plombe actuellement le système ferroviaire est celle de SNCF réseau, mise sous le tapis il y a vingt ans [2]. « RFF puis SNCF réseau se retrouvent à porter, seules, des investissements qui doivent normalement revenir à l’État, poursuit Jean-René Delépine. C’est pourtant lui qui prend les décisions d’aménagements ! »

Dix milliards ponctionnés par les marchés financiers

À la fin des années 2000, le gouvernement de Nicolas Sarkozy décide de lancer un vaste programme de travaux, mais sans y allouer les finances nécessaires. À la remise en état des voies vieillissantes, s’ajoute la construction de quatre nouvelles Lignes à grande vitesse (LGV) [3]. En 2010, SNCF réseau investit 3,2 milliards d’euros tout en percevant 2,2 milliards de subventions. Il faut donc emprunter sur les marchés pour trouver le milliard manquant. En 2012, les investissements s’élèvent à 4,3 milliards d’euros quand les subventions de l’État plafonnent à 1,2 milliard. Nouvel emprunt. En 2015, rebelote : alors que SNCF réseau doit débourser 5,3 milliards, il ne reçoit que 1,1 milliard de l’État. Cette année là, les subventions ne couvrent que 23 % des besoins d’investissement. Le recours à l’emprunt augmente encore. Depuis, les subventions consenties par l’État restent bien inférieures aux montants de travaux… pourtant engagés à sa demande ! « En 2017, 5,4 milliards d’euros ont été investis pour la régénération du réseau. 2,2 milliards ont été versés par des subventions. Le reste a été emprunté », illustre Jean-René Delépine.

À ce système structurellement déficitaire, s’ajoute le fait qu’« SNCF Réseau doit payer les intérêts de sa dette passée, comme l’explique Adrien Coldrey, économiste au sein du cabinet d’expertise Degest [4]. Or, il n’a plus aucune ressource pour payer ces intérêts puisque celles-ci ont été utilisées pour l’investissement : il doit donc s’endetter pour les payer. C’est un effet boule de neige, qui ressemble à une situation de surendettement pour un particulier. »

Ces dix dernières années, cette charge de la dette – 10,3 milliards d’euros seulement pour les intérêts – pèse plus lourd que l’entretien et le développement du réseau – 7,2 milliards d’euros ! « Quand la SNCF emprunte 100 euros pour le réseau, il ne peut en utiliser que 41. Les 59 restant sont ponctionnés par le système financier », détaille Arnaud Eymery, le directeur du cabinet Degest. Soit les banques, assurances et fonds d’investissement qui prêtent à la SNCF [5].

« On travaille pour financer les banques »

« Pour le dire autrement, afin d’investir 100 euros sur la modernisation des voies, la SNCF doit emprunter 243 euros ! Le surcoût est considérable. C’est une rente pour les marchés financiers, même si les taux sont actuellement très bas. » Si les taux devaient remonter, […]

Suite à lire sur : Bastamag, Nolwenn Weiler, 03-04-2018

Notes

[1] L’audit réalisé par l’école polytechnique de Lausanne est disponible ici.

[2] Les deux autres établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) du groupe n’ont pas de dettes « inquiétantes » pour le moment. On parle là de l’« Epic de tête » (la holding qui chapeaute l’ensemble) et de SNCF mobilités qui fait rouler les trains (et qui possède par ailleurs des centaines de filiales).

[3] Paris-Strasbourg, Paris-Bordeaux, Paris-Rennes, contournement Nîmes-Montpellier.

[4] Le Cabinet Degest a rédigé en 2013 un rapport très documenté pour la SNCF en vue de la réforme ferroviaire de 2014. Les principales conclusions de ce rapport sont à lire ici. Le rapport est consultable .

[5] Voir ici l’analyse de Degest sur le coût de la dette.

[6] Pour consulter la synthèse des comptes des concessions autoroutières, voir ici.

[8] Espérance de vie à l’âge de 60 ans : 24,9 ans pour la France entière ; 20,3 ans pour les personnels d’exécution à la SNCF, 22 pour les personnels de traction.

[9] La TICPE est la quatrième recette fiscale de l’État derrière la TVA, les impôts sur le revenu et sur les sociétés.

 

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Commentaire recommandé

Fritz // 16.08.2018 à 06h37

La séparation de RFF et de la SNCF n’avait pas seulement pour but de masquer un déficit, mais de préparer une privatisation du rail, en distinguant le gestionnaire du réseau (RFF) de ses utilisateurs (n’importe quelle société, pas seulement la SNCF).
L’une des conséquences est relevée dans la suite de l’article : « pour faire face à sa situation financière, le tarif facturé par RFF aux sociétés exploitant les trains – et donc principalement à la SNCF – a été considérablement augmenté (+26 % entre 2007 et 2013) ». Une hausse répercutée sur le prix des billets, qui a augmenté de 20% entre 2008 et 2013.
Le cas des chemins de fer rappelle celui des autoroutes (privatisées par Villepin) et d’autres sociétés publiques : à force d’apathie et d’apolitisme, le peuple français se laisse voler ses biens par ceux qui n’en sont que les dépositaires. Libre ensuite aux « usagers » de rouspéter.

110 réactions et commentaires

  • Fritz // 16.08.2018 à 06h37

    La séparation de RFF et de la SNCF n’avait pas seulement pour but de masquer un déficit, mais de préparer une privatisation du rail, en distinguant le gestionnaire du réseau (RFF) de ses utilisateurs (n’importe quelle société, pas seulement la SNCF).
    L’une des conséquences est relevée dans la suite de l’article : « pour faire face à sa situation financière, le tarif facturé par RFF aux sociétés exploitant les trains – et donc principalement à la SNCF – a été considérablement augmenté (+26 % entre 2007 et 2013) ». Une hausse répercutée sur le prix des billets, qui a augmenté de 20% entre 2008 et 2013.
    Le cas des chemins de fer rappelle celui des autoroutes (privatisées par Villepin) et d’autres sociétés publiques : à force d’apathie et d’apolitisme, le peuple français se laisse voler ses biens par ceux qui n’en sont que les dépositaires. Libre ensuite aux « usagers » de rouspéter.

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    • Araok // 16.08.2018 à 09h49

      Pour se rafraîchir la mémoire :
      Louis Gallois, invité partout pour nous enseigner les bonnes pratiques de gestion industrielle, PDG SNCF de 1996 à 2006 ( séparation rff/SNCF 1997)
      Spinetta, auteur du rapport SNCF, PDG AF/KLM de 2011 à 2013 (résultats 2012:perte de 1,2 milliards d’euros). Cerise:depuis 2009 président du conseil de surveillance d’Areva ( aujourd’hui je ne sais pas).
      On a des experts que le monde entier nous envie.

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    • Patrick // 16.08.2018 à 17h57

      Hausse des tarifs :
      Je ne vois pas où est le problème, chacun paie le service utilisé. Il est normal que le tarif soit en phase avec le coût.
      De toute façon, il ne faut pas rêver , vous paierez le coût de l’infrastructure et de la circulation de trains , il y a deux façons de le faire :
      – celui qui voyage paie le vrai prix de son billet
      – c’est son voisin qui paie la différence même si il n’utilise pas le service

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      • elhierro // 16.08.2018 à 18h18

        Le voisin en question ayant une Bentley avec chauffeur, je comprends très bien qu’il n’ait pas envie de payer.

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        • Patrick // 16.08.2018 à 18h28

          Mon voisin roule avec ce qu’il veut, il ne fait pas le plein de ma Lexus , je ne vois pas pourquoi il paierait mon billet de train.

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          • elhierro // 16.08.2018 à 18h35

            C’est tout le problème du service public en général. Les riches paient pour les pauvres à travers l’impôt. Et comme ils ont pris le pouvoir, ils ont décidé de moins payer.
            Quand on a les moyens de se payer un système de soins n’importe où sur la planète, des transports privés, une piscine privée, un tennis privé etc , on n’a pas envie d’en payer aux autres.

            Presque, je ne jugerais pas cela immoral; c’est seulement ceux qui se sont engagés à tempérer cet égoisme, et qui n’ont pas tenu leur promesse à qui je fais le principal reproche. Et à ceux qui se laissent berner en votant pour le camp adverse.

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            • Patrick // 16.08.2018 à 22h36

              il ne faut pas tout mélanger.
              Tout ne peut pas relever de la solidarité, Je suis d’accord pour que l’état supervise les infrastructures , mais que chacun paie ses déplacements.
              Pourquoi ne pas subventionner les voitures de ceux qui n’ont pas de transports en commun pour se déplacer ? ( c’est mon cas )

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          • red2 // 17.08.2018 à 00h15

            Parce que (1) je paye ses routes avec mes impots (2) le train est un transport plus écologique que la voiture (3) en prenant le train, les transports en commun, ou mon vélo je libère de la place sur la route pour la voiture de mon voisin ! Je vous laisse imaginer le blocage de l’ile de france sans transilien ou rer!

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            • Patrick // 17.08.2018 à 16h36

              l’ensemble des taxes sur tout ce qui roule paie largement l’entretien des routes et représente une bonne partie des rentrées d’argent de l’état.
              Juste la TIPP représente plus de 25 milliards d’euros par an alors que les dépenses de l’état pour les infrastructures ne représente que qq milliards ( 1 ou 2 les bonnes années ). L’ensemble des taxes dépasse les 60 milliards.
              Donc ce sont pas vos impôts qui paie les routes mais les automobilistes qui paient une bonne partie des services publics.

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      • Ceusette // 17.08.2018 à 09h39

        Vous avez raison, il ne faut pas rêver. Le voisin qui paie son billet de train paie aussi, via les impôts, taxes, etc. pour l’entretien des routes qu’il n’utilise pas! Celles-ci, au passage pèsent beaucoup plus lourdement sur les budgets des pouvoirs publics. En outre, les subventions pour les routes sont bien supérieures à celles pour les chemins de fer. Ces derniers sont stratégiques: en cas de crise énergétique majeure, le train pourra toujours fonctionner, tandis que le transport routier sera très limité. Le gouvernement macroniste a donc réussi son coup: diviser les gens en attisant les différents égoïsmes pour imposer ses réformes idiotes. Car on nous avait déjà présenté les “réformes” de la SNCF comme “indispensables” et “rationnelles”, et on voit le résultat!

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        • Patrick // 17.08.2018 à 16h39

          parce que les trains et l’entretien du réseau ne consomment pas d’énergie ? les passagers pédalent ?

          Pour les subventions pour les routes , voir mon post plus haut .. les taxes payées par tout ce qui roule est largement supérieur au coût des routes.

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          • Le Minotaure // 17.08.2018 à 18h52

            Les passagers de trains ne pédalent pas mais consomment beaucoup moins d’énergie et produisent beaucoup moins de CO2.

            Entre le TGV et la voiture en termes de voyageur-kilomètre, on est dans un rapport de 1 pour 20 en production de kWh et de 1 pour 50 en dégagement de CO2, selon l’ADEM. Pour la comparaison TER/voiture on est sur un rapport de 1/4,7 en kWh et de 1/5,9 sur le CO2. Les autres trains sont entre le TGV et le TER en termes de performances.

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  • georges glise // 16.08.2018 à 07h33

    je suis fils, neveu, petit-fils et arrière-petit-fils de cheminots, et je regrette bien sûr la démolition progrzmmée de la sncf, et encore plus que la quasi-totalité des biens communs du peuple français soit bradée à des spciétés capitalistes puissantes qui recherchant le maximum de profits sacrifient l’humain à la rentabilité maximale

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  • Christobal // 16.08.2018 à 07h44

    Le rapport Spinetta sert de caution pour préparer une privatisation en insistant notamment sur le coût du travail. Le but = casser les corporatismes. Pour autant, cet article reprend le point de vue syndical uniquement. On a l’impression en le lisant que les cheminots sont irréprochables. Pour avoir bossé dans le public et pour connaître qq cheminots, j’ai appris que les fonctionnaires étaient loin d’être irréprochables… Si les syndicats avaient le courage de balayer devant leur porte, ils n’offriraient pas au gouvernement la possibilité, pour lui, de s’appuyer sur le mécontentement populaire et la piètre image de la Fonction publique auprès d’une partie substantielle de la population afin de faire passer sa réforme….

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    • tchoo // 16.08.2018 à 13h00

      Ce que vous ne comprenez pas, c’opitalest que les conditions de travail dégradées sont voulues pour justement généré ce type de réaction et faire miroiter le bienfait de la privatisation
      Il se passe exactement la même chose à l’hopital

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    • Ceusette // 17.08.2018 à 10h00

      Le problème est que les politiques, hauts fonctionnaires n’ont pas d’avis, ou plus précisément, on leur a fait rentrer dans le crâne que la meilleure solution est la privatisation… Au mépris de l’histoire des chemins de fer en France qui ont été nationalisés à la demande même des compagnies privées en 1937! Et pour certains, j’imagine même le démantèlement des chemins de fer, au moins pour les lignes qu’ils jugent “secondaires” (traduction: qui ne sont pas TGV). Comme par hasard, les syndicats ont fait appel à une école polytechnique suisse, parce que si l’on avait demandé les services d’une école française, on aurait connu les résultats à l’avance (j’aurais pu moi-même écrire ce rapport les yeux fermés). Ce qui m’inquiète, c’est que justement les propos des syndicats me semblent économiquement plus rationnels que ceux tenus par les politiques, dirigeants, “experts” en tout genre qui ont paraissent mener directement à la catastrophe…
      Quand vous parlez des manquements des fonctionnaires, est-ce que les gens du “privé” travaillent tellement mieux? C’est une question qu’on ne se pose que très rarement… Je dis cela, alors que je ne suis pas du tout fonctionnaire, mais il faudrait arrêter cette opposition arbitraire entre travailleurs des différents secteurs.

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      • Rémi Mondine // 19.08.2018 à 21h50

        Bien sur que le privé travaille mieux.
        Les gens du privé ne font pas chier les hauts fonctionnaires de l’état avec leur problèmes ils embétent leurs boss.
        Lorsqu’il y a un problème dans le privé l’état peut jouer les arbitres en faveur du patronat il ne peux pas le faire dans le public.
        Voila j’espère avoir prouver ma thèse.

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  • calal // 16.08.2018 à 08h22

    he oui, au depart on a les chevaliers de l’ete,qui ont le choix entre une bonne solution et une mauvaise solution. Comme on est decadent, on a choisi la mauvaise solution.Ca a dure des annees.
    Maintenant l’hiver est la. On va avoir des chevaliers de l’hiver, ceux qui devront choisir entre une mauvaise solution et une tres mauvaise solution…
    enfin d’abord faut virer encore les derniers chevaliers de l’ete,ceux qui ,entre une mauvaise solution et une tres mauvaise solution ,arrivent encore a choisir la tres mauvaise solution…

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  • RGT // 16.08.2018 à 08h23

    Ne vous en faites pas, c’est ma même chose pour tous les “services publics” depuis le virage “libéral” de la gôôôche de 1983.

    Et ce sont toujours les mêmes qui trinquent, et qui sont montrés du doigt comme nécessitant de “profondes réformes” les obligeant à atteindre une certaine “rentabilité”.

    Actuellement la SNCF est sous les projecteurs, mais bientôt ce sera de nouveau la sécu, les caisses de retraites, les “services et biens de l’état” (seulement ceux qui pourraient rapporter du fric en les privatisant d’ailleurs – le cas des barrages est exemplaire), etc…

    Penchez-vous juste un petit instant sur le “trou de la sécu” ou sur celui des “caisses de retraites” et creusez bien profond.
    Dans le cas de la sécu, penchez-vous AUSSI sur l’action “prodigieuse” de la Caisse de Dépôts et de Consignations, ça vaut le détour, sans compter bien sûr sur les décisions des politiques qui font porter à la sécu le poids de leurs décisions “équitables” qui ne coûtent pas un rond au budget de l’état mais qui font porter le poids à tous ceux qui payent les cotisations mais qui ne peuvent plus bénéficier de remboursements à la hauteur de ce qu’ils devraient être.
    Les champions de ces tours de passe passe se trouvent bien sûr à Bercy, et tous les moyens sont bons pour ne pas “pénaliser” leurs “amis” mais ratisser les fonds de poches des “gueux” qui ne sont là que pour payer au final les rémunérations scandaleuses de ce “grands serviteurs de l’état”.

    Vous me répondrez que de leur point de vue c’est tout à fait normal de faire payer les autres pour les “immenses services qu’ils rendent à la nation”.

    Et je vous répondrai simplement qu’un racketteur trouve aussi tout à fait normal de se faire rémunérer pour la “protection” qu’il offre à ses “clients”.

    Il est tout à fait normal de vouloir préserver ses moyens d’existence.
    Ce qui l’est moins c’est quand les actes commis pour cet objectif pénalisent fortement d’autres personnes qui se passeraient très bien de ces “bienfaits”. Dans le cas des “hauts fonctionnaires” ce sont des millions de personnes qui sont pénalisées et il faudrait étendre la loi sur les “crimes de masse en bande organisée” pour faire cesser ce massacre.

    Seul problème… Les juges sont eux-mêmes dans cette même catégorie de “serviteurs de l’état” et verraient d’un mauvais œil la pénalisation de tels comportements.
    On ne sait jamais, les “gueux” pourraient un jour avoir l’idée saugrenue de venir leur demander des comptes.
    Par exemple pourquoi un détournement de 900 000 € n’est pas sanctionné d’une peine de prison ferme alors que le vol d’un paquet de nouilles se traduit par une peine de deux mois fermes.
    Oh mais c’est pas pareil !!!
    Ben si, si un paquet de nouilles (de luxe) vaut 1 € et 2 mois de prison, la proportionnalité des peines imposerait de sanctionner les 900 000 € par une peine de 1 800 000 mois de prison ferme, soit 150 000 ans.
    Même avec les réductions de peine le fautif ne serait libéré qu’après momification complète.

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    • Bouddha Vert // 16.08.2018 à 21h42

      Bonjour,

      Ce virage libéral de 83 n’est pas français, il correspond au deuxième effet KissCool des crises pétrolières de 73 et 79.
      Si on ne tient pas compte de ce phénomène qui a induit tous les changements de politique de par le monde depuis cette époque, on est, à mon sens, à côté du problème et l’on ne voit pas ce qui a changé.
      Nous ne connaissons plus les croissances économiques que les 30 glorieuses nous font encore miroiter, on veut de nouveaux James DEAN épris de liberté et de grosses voitures pour les balancer à la falaise, pour le fun quoi…! mais, c’est fini ou en passe de l’être.

      Donc il nous faudra choisir pour les transports, ou ce que nous pourrons encore nous en payer, un service public ferré ou tout privatiser et laisser faire le marché.

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      • Patrick // 17.08.2018 à 16h41

        un virage libéral ??? où ça ? la gauche est toujours aussi étatiste , elle a seulement pris conscience de certaines réalités mais elle est encore loin du sol 🙂

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        • véro // 17.08.2018 à 17h41

          être étatiste n’empêche pas d’être capitaliste.
          Il y a plusieurs manières de voir les choses, au sein du libéralisme économique. L’Etat ne fait rien ou quasi rien, ou bien l’Etat intervient pour aider les grosses entreprises à faire encore plus de bénéfices. Entre autres.

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        • lvzor // 19.08.2018 à 18h37

          “un virage libéral ??? où ça ? la gauche est toujours aussi étatiste ”

          Si vous avez un jour vu de la gauche au pouvoir et si démanteler avec constance l’Etat est à vos yeux de l’étatisme, personne ne peut rien pour vous…

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  • Rond // 16.08.2018 à 08h51

    Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage …
    Le site de la SNCF dit : 181500 salariés incluant les secteurs voyageurs,réseau et logistiques (Geodis); non compté Keolis dont la part d’activité en France est difficile à cerner. Nous pourrions retirer Geodis du calcul (-52500 salariés), car non soupçonné de déficit.
    Mon age avancé me permet encore la division : 46.6 Milliard d’euros divisé par 181500 collaborateurs, ça fait 256749 € de déficit par tête de pipe, imputable en totalité à leurs salaires mirobolants.
    C’est en effet une escroquerie tout court et qui n’a rien d’intellectuelle que d’ostraciser les cheminots ; même si la dette court depuis des années.
    Toujours le même refrain, partout. C’est un comble de devoir payer des gens alors que nous faisons tout pour eux. C’est curieux que les salaires soient toujours comptabilisés comme un coût.
    Toujours la même démarche également que fabriquer un endettement d’abord, pour asservir, puis engranger une rente, ensuite. 10 Milliard tout de même … Et ça, c’est quoi sinon une escroquerie ?
    Je ne suis pas cheminot, ouf !

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    • Fritz // 16.08.2018 à 09h36

      Ne prenez pas au premier degré une phrase ironique…

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    • isary // 16.08.2018 à 14h53

      certains,à l’esprit mal tourné,bien sûr,s’accordent même à dire que:”quand on veut tuer son chien,on lui INOCULE la rage”(100% de tickets “gagnants”!!!)

      c’est encore plus “subtil” que de dire qu’ il A la rage! je crois que j’ ai l’ esprit mal tourné…

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  • fox 23 // 16.08.2018 à 09h18

    Cristobal, je ne peux qu’approuver cette version !
    Il est curieux, sur ce blog où Olivier lui-même nous conseille de prendre également des infos ailleurs pour parfaire notre opinion, de voir certains se contenter de peu, quand ça correspond à leur pensée, pas forcément étayée.
    Le reproche principal fait au statut des cheminots, c’est qu’il soit financé par l’ensemble des Français. Je suis pour les entreprises offrant des avantages complémentaires à leurs salariés, c’est un plus pour ces derniers et le moyen d’attirer les meilleurs, mais l’entreprise a les moyens de ces avantages.
    Mais outre cette prise en charge financière de ces avantages sur son bilan, nos cotisations sociales étaient au maximum.
    Là nous avons des gens qui cotisent au minimum (autour de 8% contre 13 dans le privé), mais qui veulent plus que les autres dans une entreprise présentant un tel déficit que ces avantages ne peuvent que l’accroître.
    Oui certains syndicats devraient balayer devant leur porte et voir qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis !.

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    • Le Minotaure // 16.08.2018 à 14h55

      Le point central de cet article est que la dette de la SNCF est due essentiellement non au statut des cheminots (incluant leur régime retraite) mais aux investissements réalisés par l’Etat. Cet argument me semble indéboulonnable.

      Par ailleurs ce ne sont pas les avantages des cheminots qui expliquent principalement le déficit du régime de retraite de la SNCF, mais le déséquilibre démographique du régime dans une entreprise dont les effectifs sont passés de 206 000 en 1990 à 147 000 en 2016. Le régime général ne prend en charge QUE le déficit associé à ce déséquilibre, les avantages des cheminots étant financés par une surcotisation patronale de la SCNF. La même règle de solidarité s’applique aux entreprises privées qui connaissent un déséquilibre démographique.

      Enfin la réforme des retraites de 2010 a déjà programmé un alignement des taux de cotisation des cheminots. Celui-ci est est de 8,76% cette année (contre 11 et non 13% dans le privé) et atteindra 10,95% en 2025.

      Faut-il le rappeler ? Le déficit du régime des cheminots, et plus généralement celui de tous les régimes spéciaux, ne représente qu’une petite fraction des exonérations patronales sur le régime de sécu compensées par me contribuable (entre 25 et 30 milliards d’euros chaque année depuis deux décennies).

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      • Patrick // 17.08.2018 à 16h46

        c’est exact , la SNCF étant sous le contrôle de l’état elle est mal gérée , les décisions sont incohérentes , coûteuses et faites au nom du clientélisme et des intérêts électoraux, pour une qualité de service au mieux déplorable. C’est donc un vrai service public.

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        • Le Minotaure // 17.08.2018 à 19h09

          Malgré sa dégradation des dernières années, ça reste un des meilleurs réseaux au monde. Le Japon et la Suisse font mieux,la Suède et le Danemark ont des performances comparables. Tous les autres pays sont derrière. Et oui tout celà a eu un coût

          Mais vous ne semblez pas comprendre que la privatisation va justement consister à laisser aux finances publiques la dette issue de ces investissements, tout en donnant aux sociétés privées la jouissance du réseau. C’est l’éternel principe de la privatisation des profits et de la nationalisation des dettes.

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          • Patrick // 17.08.2018 à 20h22

            Il suffit de facturer suffisamment aux entreprises qui vont utiliser le réseau ferroviaire.
            Je ne vois pas où est le problème.
            Ensuite ces entreprises font payer le vrai prix aux clients qui voyagent.

            La séparation RFF / SNCF avait pour but de clarifier cette situation. RFF devant utiliser les mêmes tarifs pour toutes les compagnies.
            Les dettes créées pour investir restant naturellement à la charge de celui qui possède le réseau, donc l’état via RFF. Les investissements ont été faits en dépit du bon sens , c’est normal c’est l’état français.

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            • Le Minotaure // 18.08.2018 à 01h14

              “Je ne vois pas où est le problème.” Le problème c’est que sans sa partie réseau, la SNCF ne connait pas de véritable probleme de gestion. La dette de SNCF mobilité est de 8 mds d’euros pour 31,5 mds d’euros de CA, là où la Deutsch Bahn fait 17,6 mds de dettes pour 40 mds de CA. Son activité est largement bénéficiaire chaque année. Ce qui plombe la machine c’est SNCF réseau. Pourquoi donc privatiser un service qui fonctionne si en plus le contribuable garde la dette ? Par ailleurs il n’est même pas prévu que le gouvernement refacture la dette aux entreprises utilisatrice mais simplement qu’il la reprenne dans les comptes de l’Etat, à la charge du contribuable donc. Il s’agit donc bien d’ouvrir au privé un marché rentable tout en faisant porter au contribuable le poids financier des investissements du réseau.

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  • zx8118 // 16.08.2018 à 09h27

    Hier Robin des bois prenait aux riches pour redonner aux pauvres.
    Aujourd’hui les Robins de l’Élysée et de la Finance prennent aux pauvres pour redonner aux riches, notamment par la dette. Appauvrissent aussi le peuple pour enrichir davantage les plus riches.
    En Marche vers la loi du Marché dans tous les domaines, marchandisation des corps et des âmes pour tous !

    Les dettes doivent beaucoup à la trahison des élites étatiques qui ont offert aux banques la création monétaire avec intérêts sous prétexte fallacieux que l’État aurait pu commettre des abus. Il s’est coupé les deux bras et les a offert sur l’autel du Marché avec les couteaux en prime. Créant la mafia bancaire qui va les dépecer, qui va nous dépecer, jusqu’à l’os, avec force giclées de sang.
    L’histoire économique est un film Gore.

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  • Pinouille // 16.08.2018 à 09h37

    L’activité ferroviaire est actuellement déficitaire. Certains avancent qu’elle l’est par essence.
    Il n’y a pas 36 réactions face à cette situation: on ne fait rien / on baisse les coûts / on augmente les rentrées d’argent / un mix des 2
    – On ne fait rien: on laisse la dette SNCF augmenter naturellement. C’est un moyen pratique pour l’état de planquer sous le tapis une dette qui lui revient mais qui ne figure pas dans ses comptes officiels. Cela permet aussi aux politiques d’inaugurer un tas de lignes/gares et au peuple d’en profiter et de réélire les précédents.
    – On baisse les coûts: la disparition du statut cheminot génèrera très probablement une économie, mais bien en deçà des besoins –> il faudra diminuer le montant des investissements et de maintenance –> diminution du nombre de lignes exploitées, à commencer par celles qui sont le moins fréquentées.
    – On augmente les rentrées d’argent: soit une augmentation des subventions de l’état (ça n’est pas au goût du jour compte tenu de sa dette) ou des Régions (le contribuable paiera), soit une augmentation du prix des billets (l’usager/client paiera).

    Qui choisit quoi?

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    • Fritz // 16.08.2018 à 09h50

      On baisse les coûts en arrêtant de construire des lignes TGV. A part cette vitrine clinquante et coûteuse de la SNCF, je ne vois guère le « tas de lignes/gares » inaugurées par nos politiciens…

      On augmente les rentrées d’argent en rappelant aux automobilistes qu’ils peuvent utiliser le train, de temps en temps, et en favorisant les tarifs de groupe.
      On préserve l’avenir en entretenant un réseau ferroviaire qui fait partie du patrimoine français depuis le XIXe siècle, et qui peut toujours servir. Quand l’automobile individuelle ne sera plus encouragée, subventionnée, systématisée.

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      • Pinouille // 16.08.2018 à 10h10

        Les lignes TGV (pas toutes) sont les seules à être profitables.
        Les TER sont tous en déficit, mais service public.

        “je ne vois guère le « tas de lignes/gares » inaugurées par les politiciens que vous évoquez”
        En voici un très petit aperçu: https://www.sncf-reseau.fr/fr/projets-chantiers-ferroviaires/tous-projets

        “On augmente les rentrées d’argent en rappelant aux automobilistes qu’ils peuvent utiliser le train”
        Il sont au courant, mais on déjà fait leur choix en fonction de leurs critères. Il faut tout de même noter que le train n’a pas que des avantages dans les déplacements quotidiens: irrégularités, parkings en gare souvent saturés, insécurité, etc…

        “On préserve l’avenir en entretenant un réseau ferroviaire qui fait partie du patrimoine français depuis le XIXe siècle, et qui peut toujours servir.”
        Quel avenir? Celui de la désertification des campagnes ou l’inverse? Car selon le cas, on dépenserait des milliards pour presque rien.

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        • RGT // 16.08.2018 à 19h06

          “On augmente les rentrées d’argent en rappelant aux automobilistes qu’ils peuvent utiliser le train”

          On fait tout simplement comme les suisses et les autrichiens : Obligation de ferroutage, les seuls transports routiers autorisés étant entre la gare la plus proche et la destination.

          On fait d’une pierre de nombreux coups : Abaissement de la circulation la plus polluante, abaissement des frais d’entretien du réseau routier, diminution des accidents mortels, rentabilisation du réseau ferré, etc, etc…
          Par contre, ce sont les actionnaires des compagnies de transport qui ne vont pas apprécier car leurs dividendes vont fondre comme neige au soleil.

          En suisse et en Autriche ils les ont poliment invités à fermer leurs gueules et ont averti les entreprises de transport qu’elles devraient assumer les amendes qui ne seront jamais attribuables aux chauffeurs car ils ne sont que de simples exécutants.

          En France, c’est exactement le contraire : Les actionnaires et les sociétés de transport sont bénies et en cas de problème ce sont les grouillots qui payent l’addition.

          On ne va surtout pas “pénaliser l’emploi”…
          Ben si!!!
          Si les entreprises ne peuvent pas faire autrement sous peine de sanctions fortement coercitives elles seront bien obligées de s’adapter.

          J’ai un ami qui était cheminot et qui m’avait annoncé que les trains de marchandises n’arrivaient JAMAIS en retard.
          La direction de la SNCF se sert du trafic passager comme variable d’ajustement pour permettre au trafic de marchandise d’être d’une ponctualité remarquable.
          Il lui est arrivé à de nombreuses reprises de devoir changer de train à la dernière minute pour aller “dépanner” un train de marchandises qui était immobilisé suite à l’indisponibilité du cheminot qui devait le conduire.

          Et dans ces cas, le train de voyageurs partait… Quand la SNCF avait enfin trouvé un cheminot qui n’était ou ne SERAIT pas affecté à un train de marchandises…
          Tout ça pour ne pas “pénaliser l’industrie”…
          Combien de centaines ou de milliers personnes pénalisées pour garantir qu’un train de purin chimique soit livré à la minute près ???

          C’est vraiment du foutage de gueule…

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          • Patrick // 17.08.2018 à 16h55

            “les trains de marchandises n’arrivaient JAMAIS en retard.”

            je me souviens de ce responsable logistique qui cherchait où avait bien pu passer son train d’acier , la SNCF n’était même pas capable de lui répondre 🙂
            Depuis il n’a plus de problème de retard avec les trains , il a tout mis sur des camions.

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      • lhermite // 16.08.2018 à 11h42

        On augmente les rentrées d’argent,on lutte contre le réchauffement,on réduit drastiquement l’usure du réseau routier et autoroutier,on diminue le risque d’accident sur les routes,en remettant le fret routier…sur les rails,comme le font les suisses depuis belle lurette;mais il et vrai qu’ils vivent en démocratie!

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        • Patrick // 16.08.2018 à 18h24

          ” le fret routier…sur les rails” , la SNCF n’a jamais été capable de gérer le fret correctement.
          La SNCF transporte du bétail ( appelé aussi “usagers” ) en se foutant pas mal de la qualité de service, mais avec le fret cette qualité de service devient essentielle donc la SNCF n’a jamais été capable de concurrencer la route.

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          • toto // 21.08.2018 à 12h28

            C’est bizarre cette dernière réflexion : depuis que des EF privées opèrent c’est nettement pire : voir les Tk transportées en France depuis l’ouverture du marché du Fret à la concurrence….. avant d’écrire il faut se renseigner.

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        • Patrick // 16.08.2018 à 18h25

          “on lutte contre le réchauffement” !! ah bon ? les trains ne consomment pas d’énergie ? l’entretien du réseau non plus ?

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          • Le Minotaure // 17.08.2018 à 19h11

            Beaucoup moins que la voiture. Voir les chiffres de l’ADEME que j’ai posté plus haut.

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            • Patrick // 17.08.2018 à 20h40

              300L/100 pour faire rouler une loco diesel , avec une poignée de passagers !!
              Il y a des lignes ou des régions où la voiture ou le car sont largement plus efficaces.
              Même dans les zones qui sont partiellement électrifiées , les conducteurs laissent tourner le diesel.
              Ailleurs on a le nucléaire pour faire fonctionner les trains. La SNCF consomme environ 15% de la production électrique française.
              ( NB : le CO2 n’est pas un problème et les déchets radioactifs on s’en fout. Le vrai problème est la consommation d’énergie )

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            • Le Minotaure // 18.08.2018 à 01h17

              Je vous ai donné les chiffres de l’Ademe qui font ces comparatifs. Ils montrent une supériorité écrasante du train, tous types confondus, sur la voiture tant en rendement énergétique qu’en production de Co2. Si vous avez d’autres sources donnez les !

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          • toto // 21.08.2018 à 12h29

            même remarque que précédemment : il faut se renseigner le bilan carbone du camion est énormément moins bon, que le train…. même diesel

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      • Patrick // 16.08.2018 à 18h03

        “Quand l’automobile individuelle ne sera plus encouragée, subventionnée, systématisée.”
        Le total des taxes payées par ce qui roule sur la route est de environ 60 milliards d’euros , et certains appellent ça des subventions.
        Si on veut supprimer les trucs sur-subventionnée et qui coûtent un pognon de dingue , on pourrait se poser la question de la SNCF 🙂

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      • Ceusette // 17.08.2018 à 10h58

        En effet, ce serait plutôt le contraire avec la fermeture programmée de nombreuses gares. L’image des “tas de gares inaugurées par les politiques” correspond au moment du plan Freycinet (1879). Même si ce plan était utile dans l’absolu, il a été totalement dévoyé par une multiplication de lignes très secondaires pour des raisons effectivement purement électoralistes, et de toute façon, il avait été élaboré par des libéraux qui à la base, par des libéraux qui voulaient avant tout empêcher le rachat des chemins de fer, et donc, préserver les intérêts des grandes compagnies. Et donc, le plan était miné dans ses fondements. La mémoire est décidément plus tenace que l’histoire.

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    • Ben // 16.08.2018 à 10h57

      @pinouille.
      Les choix que vous proposez sont limités. Cela est typique de la propagande libérale, genre “c’est dans l’air”. C’est non seulement contestable, mais c’est en plus très pauvre comme manière d’agir. Je m’étonne à chaque fois qu’on puisse se laisser prendre par ce genre de piège grossier. Pour apporter ma petite contribution au débat, je suggère qu’on se reporte à l’excellent premier commentaire multi-recommandé de ce fil. C’est une bonne base de réflexion.

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      • Pinouille // 16.08.2018 à 11h21

        L’excellent premier commentaire multi-recommandé ne propose rien. Il fait une analyse interprétative de la situation actuelle.
        Comme l’indique très pertinemment Chantal Mouffe dans un autre billet de ce jour, il est beaucoup plus aisé de faire consensus contre que pour. Certains commentateurs de ce blog l’ont très bien intériorisé.

        Si s’extraire de “la propagande libérale” consiste à faire abstraction des mécanismes de notre économie, je doute de son succès dans la vie réelle: y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes. Mais je reste ouvert à toute proposition.

        Je vous pose la question: vous êtes premier ministre/ministre des transports/PDG de la SNCF, que faites vous?
        Si vous voyez d’autres choix que ceux que j’ai ennoncés, ils seront reçus avec bienveillance.

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        • Fritz // 16.08.2018 à 12h00

          Comme ont été reçus avec bienveillance les choix que j’ai “ennoncés” à 9h 50.
          Elle est bien bonne.

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          • Pinouille // 16.08.2018 à 13h19

            Que reprochez-vous à ma réponse?

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            • Fritz // 16.08.2018 à 14h07

              Les nombreuses lignes ou gares inaugurées que vous alléguez sont des réfections de voies, ou des suppressions de passages à niveau, il suffit de consulter le site de RFF (“SNCF-réseau”) dont vous donnez le lien.

              J’habite à une centaine de kilomètres de Paris, et quand j’y vais, en train forcément (je n’ai pas de voiture), je voyage en compagnie de plusieurs dizaines de gens qui travaillent dans la capitale, ce qui fait beaucoup pour un ou deux wagons. Il y a parfois des retards, mais pas de parkings saturés (sur les cinq gares de cette ligne que je fréquente), pas d’insécurité, etc.

              Enfin, je vous invite à examiner les résultats du divorce imposé entre la SNCF et RFF (un “péage artificiel”, selon l’image bien trouvée de @Ben). Bien peu de gens sont conscients de ce divorce, et ils continuent à rouspéter contre la SNCF alors que c’est RFF qui est en cause, ainsi pour les drames d’Allinges (2008) et de Brétigny (2013).

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            • Pinouille // 16.08.2018 à 17h21

              “Les nombreuses lignes ou gares inaugurées que vous alléguez sont des réfections de voies, ou des suppressions de passages à niveau, il suffit de consulter le site de RFF (“SNCF-réseau”) dont vous donnez le lien.”
              Excusez-moi: je n’ai pas trouvé le moyen de filtrer. Vous aurez tout de même remarqué qu’il y a dans cette liste un nombre non négligeable de créations de gares, de développement ou de création de lignes. La plupart financées par l’Etat et les Régions –> inaugurations.

              “J’habite à une centaine de kilomètres de Paris…”
              Donc votre exemple doit s’appliquer à tous?
              Demandez à ceux qui préfèrent faire le même trajet en voiture. Tous leurs arguments ne seront pas à jeter à la poubelle.

              “Bien peu de gens sont conscients de ce divorce, et ils continuent à rouspéter contre la SNCF alors que c’est RFF qui est en cause, ainsi pour les drames d’Allinges (2008) et de Brétigny (2013).”
              Cela fait plus de 3 ans que RFF a disparu. Tous les problèmes sont ils résolus? La dette du ferroviaire est-elle maîtrisée?

              “un “péage artificiel”, selon l’image bien trouvée de @Ben”
              Ce péage n’avait rien d’artificiel: SNCF payait à RFF l’utilisation de son réseau ferré. Et cela contribuait à financer son entretien. On trouvera toujours quelqu’un pour prétendre que c’était la fin des haricots… Je suis d’avis que non.

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            • D’accordmais… // 17.08.2018 à 08h59

              Vous avez bien de la chance Fritz, je ne sais pas où vous habitez. Chez moi, c’est tout l’inverse : lignes mal entretenues et sur utilisées, retard à gogo, parkings inadaptés etc.

              C’est bien gentil de demander aux gens d’abandonner leurs voitures personnelles quand le réseau ferré est inadapté aux travailleurs exilés loin de leurs lieus de travail et aux horaires de travail. De nombreuses entreprises sont situées dans des ZI/ZA vierges de tous transports en communs ; les enfants éclatés à droite et à gauche entre les écoles et les loisirs.

              Et dieu sait que je préfère le train à la voiture.

              Tout le modèle est à repenser.

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            • lvzor // 19.08.2018 à 19h00

              “Ce péage n’avait rien d’artificiel: SNCF payait à RFF l’utilisation de son réseau ferré”

              Par curiosité (je suis loin d’être informé sur cette affaire), combien RFF a-t-il payé à la SNCF le rachat du réseau?

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        • Ben // 16.08.2018 à 12h20

          Merci pour votre bienveillance dont je n’ai rien à faire, économisez-la. Le premier commentaire de Fritz pointe l’arnaque qui consiste à extorquer un “pognon de dingue” (pour parler comme vos amis) à la SNCF via RFF alors qu’il s’agissait à l’origine d’une seule et même entité. Un péage artificiel. Tirer sur ce fil et vous aurez une bonne partie de la pelote. Poursuivez la réflexion en ce sens et vous aurez un tas d’idées sur pas mal de sujets que vous ne soupçonnez même pas. Mais je ne me fait aucune illusion, s’extraire de la propagande demande un minimum de capacités dont les dominants et les petochards sont dépourvus. Cela dit, vous pouvez toujours réfuter l’argument du péage crapuleux, je jugerai à ce moment-là si j’endosse la charge de ministre des transports pour sauver le rail. Avant de jouer à ce petit jeu infantile, j’attends vos arguments pour justifier l’extorsion de fonds fait au détriment de la collectivité. Bien à vous.

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          • Pinouille // 16.08.2018 à 14h32

            “Merci pour votre bienveillance dont je n’ai rien à faire, économisez-la”
            Elle ne coûte rien. Vous devriez essayer.

            “Avant de jouer à ce petit jeu infantile,”
            Libre à vous de considérer que faire des propositions et donc s’exposer à la critique est un exercice infantile. Vous devriez essayer pour vous rendre compte.

            “j’attends vos arguments pour justifier l’extorsion de fonds fait au détriment de la collectivité.”
            Parce qu’en tant que digne représentant du camp ennemi, je suis censé pouvoir justifier le système dans ses moindres détails?
            En l’occurrence, comment pourrait-on appeler extorsion de fonds le paiement de péages par un établissement public (SNCF) pour le compte d’un autre établissement public (RFF), qui au demeurant a récupéré une bonne partie des dettes de la SNCF lors de sa création? Tout cet argent est resté public.

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            • Ben // 16.08.2018 à 22h45

              Apparemment vous mélangez tout. Quelle bouillie. Dommage que le camp ennemi ne compte pas davantage de gens comme vous, il serait plus facile de renverser la table.

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            • Pinouille // 17.08.2018 à 11h14

              “Apparemment vous mélangez tout.”
              Lisez donc les articles 6, 11, 12, 14 et 15 du texte définissant les missions et statuts de RFF: https://www.lemoniteur.fr/article/missions-et-statuts-de-reseau-ferre-de-france.1585939
              Vous y verrez que RFF confiait à la SNCF la gestion et l’entretien de son réseau, la maîtrise d’ouvrage de ses investissements et qu’il la rémunère pour l’ensemble de ces missions. Confirmé par: https://www.lesechos.fr/30/05/2007/LesEchos/19928-125-ECH_la-sncf-et-rff-ont-signe-la-nouvelle-convention-de-gestion-du-reseau.htm
              Ce qui est tout à fait logique puisque l’ingénierie ferroviaire et le personnel habilité à travailler sur les voies ferrées (environ 55 000 personnes) était resté à la SNCF.

              “Quelle bouillie.”
              J’espère avoir éclairci la situation. A votre service.

              “Dommage que le camp ennemi…”
              Une connaissance vient de me signifier que les communistes (élargissons à l’extrême gauche) ne définissaient leur idéologie que dans une confrontation: révolution éternelle, lutte des classes, etc… Donc pour pouvoir l’alimenter, il faut forcément trouver un ennemi à combattre, quitte à l’inventer de toute pièce: l’histoire le confirme. Ca a fait tilt.
              Pour ma part, je me considère l’ennemi de personne.

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            • Ben // 18.08.2018 à 11h49

              Désolé, ça ne démontre rien. Vos sources sont très partielles et l’interprétation qui en est faite est faible. Votre point de vue n’est pas moins idéologique que le mien. Il va sans dire que j’estime que votre idéologie est profondément déraisonnable. Je n’ai plus aucun plaisir à opposer des arguments aux gens qui soutiennent l’idéologie mortifère dominante. Je sais que c’est peine perdue. Je vous laisse à vos lubies d’époque, elles ne dureront pas.

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          • Pinouille // 16.08.2018 à 19h34

            “Tout cet argent est resté public.”
            Et il est même en très grande partie resté à la SNCF car RFF confiait la totalité de la maintenance de son réseau et la presque totalité de ses projets d’investissement à… la SNCF.

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            • Le Minotaure // 16.08.2018 à 20h17

              @Pinouille : “On augmente les rentrées d’argent: soit une augmentation des subventions de l’état (ça n’est pas au goût du jour compte tenu de sa dette) ”

              Quel que soit le service public concerné (ferroviaire, hôpitaux, éducation nationale etc.) on en revient au problème de la dette.Si on considère le remboursement de la dette publique comme un paramètre sur lequel on ne peut pas agir, alors oui il faut accepter la hausse des tarifs, la dégradation du réseau, les accidents géants à répétition, la privatisation comme une tendance inéluctable. Et pas seulement pour la SNCF, mais pour tous les services publics.

              Hé bien pour ma part je préfère que le budget de l’Etat vienne financer le réseau ferroviaire et même un statut avantageux pour les cheminots, plutôt que payer le service d’une dette qui a été déjà remboursée X fois et qui s’autoentretient par le seul jeu des intérêts. Et je préfère que l’Etat aille récupérer les dizaines de milliards d’euros annuels d’exonérations patronales sur la sécu et les retraites, qu’il se donne les moyens (service public toujours) de combattre la fraude aux cotisations, la fraude fiscale, qu’il récupère les 20 mds annuels du CICE, les 7 mds de baisse de l’impôt sur la fortune. Il y aura alors les moyens de rénover et développer les structures ferroviaires dans un cadre public.

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            • Pinouille // 16.08.2018 à 22h43

              A peu près tout le monde partage vos préférences.
              Mais amha la majorité des français pense que ça n’est pas possible.
              Sinon, c’est J L Mélenchon qui serait président.

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    • tchoo // 16.08.2018 à 13h07

      Et le principe du service public et de l’aménagement du territoire sans compter la pollution, ça n’entre pas dans le cadre comptable
      la rentabilité n’est pas une fin en soi et ne doit obligatoirement présider à tout
      l’économie est au service de la politique et pas le contraire

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      • Pinouille // 16.08.2018 à 16h24

        “Et le principe du service public et de l’aménagement du territoire sans compter la pollution, ça n’entre pas dans le cadre comptable”
        Il ne suffit pas de l’affirmer pour que cela soit vrai. Le service public coûte ce qu’il coûte. Et si les impôts prélevés ne suffisent pas à le payer, c’est la dette qui s’en charge. A l’heure actuelle, la part de la dette qui revient à chaque français s’élève à 18 000 € (une famille avec 2 enfants: 72 000 €). Si nous ne la payons pas, ce seront nos enfants, d’une manière ou d’une autre.

        “la rentabilité n’est pas une fin en soi et ne doit obligatoirement présider à tout”
        Oui: service public. Mais cela n’exclut en rien le fait qu’il faut le payer. Le service public est un choix politique respectable, mais il n’a jamais été gratuit.

        “l’économie est au service de la politique et pas le contraire”
        Jusqu’au jour où on se retrouve avec une dette équivalent à 1 an de PIB. Les grecs (pour ne citer qu’eux) seraient heureux de vous donner raison.

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        • Patrick // 16.08.2018 à 18h21

          tout à fait d’accord.
          Moins la politique s’occupe d’économie et mieux ça fonctionne ( voir le cas des Belges privés de gouvernement pendant des mois ).
          Le service public a forcément un coût , le problème c’est que le plus souvent ce coût est caché aux contribuables qui ne savent plus vraiment ce qu’ils paient , alors que pour le même coût ou même un coût inférieur ils pourraient faire des choix différents.

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        • Subotai // 16.08.2018 à 19h53

          “Le service public est un choix politique respectable”
          *************
          Non, pas un choix.
          Le Service Public EST la raison d’être de l’État.
          Chercher l’erreur…

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          • Patrick // 16.08.2018 à 22h40

            “Le Service Public EST la raison d’être de l’État.”
            Non, l’état doit s’occuper des missions que les citoyens ne peuvent pas exercer eux-mêmes , soit la police , la justice, la sécurité du territoire , la diplomatie … le reste peut et doit rester des choix des citoyens.
            L’intérêt de ceux qui gouvernent est de vous faire croire à cette notion de service public qui couvre tout

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  • SanKuKai // 16.08.2018 à 09h44

    On vous vole votre voiture, vous connaissez le voleur que faites vous?
    – Option 1: Vous appelez la police et fournissez les preuves, pour récupérer votre bien.
    – Option 2: vous allez voir le voleur pour qu’il vous la loue á un prix exorbitant jusqu’à ce que vous lui en cédiez la propriété car vous ne pouvez plus payer. Sans oublier de le remercier pour sa générosité.

    Nos dirigeants choisissent toujours l’option 2.
    Alors que si on récupère une seule année de fraude fiscale, la dette de la SNCF est complètement épongée.

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    • Fritz // 16.08.2018 à 09h52

      Une seule année de fraude fiscale… N’est-ce pas, M. le ministre du Budget ?
      Jérôme, pourquoi tu tousses ?

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    • Patrick // 16.08.2018 à 18h18

      la fraude fiscale ? personne n’est capable de dire à combien elle s’élève, et personne ne peut vraiment dire si la fraude est vraiment nuisible ou si elle constitue une soupape de sécurité pour rendre l’activité rentable ( sans fraude et travail au noir , est-il encore valable de tenir un bar-resto au fond de la province ? )

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      • Fritz // 16.08.2018 à 18h34

        Tiens, bonne idée, je vais poser la question à Patrice, le patron du café des sports à côté de chez moi. J’ai eu son fils comme élève il y a quelques années, et surtout, il est originaire du Lot-et-Garonne, comme Jérôme C. (lui, il tenait un bar-resto du côté de Bercy).

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  • Araok // 16.08.2018 à 10h20

    Pour ceux que ça intéresse, rapport Bianco, avril 2013, extrait :
    A l’issue de 200 auditions, il recommande de réunifier la famille cheminote qui depuis 1997 avait été divisée entre Réseau ferroviaire français (RFF) d’un côté, la SNCF de l’autre. Une “séparation artificielle qui a entraîné de l’opacité, de la bureaucratie, de la paperasse, et surtout, à travers ces dysfonctionnements, un inacceptable gaspillage du travail humain et un coût élevé”, écrit l’ancien ministre de l’Equipement et des Transports.

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    • Ben // 16.08.2018 à 13h33

      RFF a été le début du montage imposé par l’UE pour aboutir à la privatisation de la SNCF. La suppression de RFF ne change rien, la logique à l’œuvre reste la même. Au bout du compte, tout ça sera racheté par des fonds de pension, comme c’est le cas pour le rail en Italie. A propos, on a une jolie exception dans notre gestion du rail en France, c’est getlink, ex-eurotunnel, dont l’actionnaire principal est Atlantia, société gestionnaire du pont qui s’est effondré sur la ville de Gênes en Italie. Avis aux amateurs du tunnel sous la Manche.
      Sérieusement, on pourra retourner l’affaire de la SNCF dans tous les sens, on doit accepter que le rail soit un service public géré uniquement par l’État, à ce titre n’ayant pas de compte à rendre sur ses bénéfices et ses déficits, au même titre que les lycées ou les commissariats, et donc financé par les recettes de l’État. Et il faut arrêter avec le TGV, dont le coût pour la collectivité est prohibitif, qui ne sert guère qu’aux CSP+ et non pas à la majorité de la population qui n’a tout bonnement plus les moyens de se le payer (à la place les pauvres ont les autocars Macron, c’est dire si on se fout de nous avec cette histoire de dette SNCF).

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  • Paul Atreide // 16.08.2018 à 10h20

    Les dettes du privée sont tout aussi colossal voir plus importante que certains secteur publique, donc la question du déficit n’est pas lié à la nature des entreprise, mais plutôt à la manière de les gérer

    quand tout sera privatiser, aux promoteur de cette idéologie je ne leur souhaite pas d’avoir des membre de leur famille dans le besoins, car là où l’état venait en aide, y aura plus

    Les USA en sont un exemple parlant

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    • Patrick // 16.08.2018 à 18h15

      Les dettes du privé seront gérées par l’argent du privé , avec probablement,la faillite au bout . Donc ça ne me pose pas de problème.
      Les dettes du public seront “gérées” avec l’argent du contribuable auquel on n’a le plus souvent pas demander son avis, ça me pose un problème.

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      • Fritz // 16.08.2018 à 18h25

        “Les dettes du privé seront gérées par l’argent du privé , avec probablement la faillite au bout” : ça dépend. Ce ne fut pas le cas pour les banques compromises dans les subprimes en 2008. Elles ont été aidées par les États, sans condition (contrairement aux banques états-uniennes en 1933), et c’est ainsi qu’on a transformé une énorme dette privée en dette publique.

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        • Pinouille // 16.08.2018 à 19h21

          C’est pas faux.
          Les libéraux pur jus s’en désolent.

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          • Patrick // 16.08.2018 à 22h42

            oui , la solution libérale aurait été de dire aux banquiers ” dém..-vous avec les Grecs !!!! “

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            • Le Minotaure // 17.08.2018 à 09h10

              Agrégées, les dettes privées représentent un risque systémique tout aussi grave que les dettes publiques. Quand un secteur craque (l’immobilier en 2007-2008) il entraine le reste. Et derrière c’est l’Etat qui renfloue, si il le peut encore.

              Les libéraux “s’en désolent” mais c’est comme ça que le système fonctionne. On vit actuellement dans un système littéralement dévoré par les dettes, car celles-ci viennent compenser le manque de débouchés. Le total cumulé des dettes publiques et privées dans le globe représente 226%. C’est un record absolu, jamais vu dans l’histoire de l’Humanité, le précédenr pic datant précisément de la dernière crise financière. https://www.latribune.fr/economie/international/le-fmi-alerte-sur-le-niveau-record-de-la-dette-mondiale-775882.html

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            • Patrick // 17.08.2018 à 17h01

              c’est vrai , l’accumulation des dettes vient compenser les problèmes :

              – Pour les gouvernements , c’est le moyen de tenir certaines promesses et de faire tenir un système qui assure un certain confort à la population. Alors que la fête aurait du s’arrêter après le premier choc pétrolier.
              – Pour les entreprises , c’est le moyen de maintenir un semblant de rentabilité , ou de faire monter le cours de l’action en rachetant leurs propres actions ce qui est un non-sens.

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            • Le Minotaure // 17.08.2018 à 19h19

              Et pour les particuliers ? Dans la plupart des grands pays développés, il n’y a pas un seul agrégat (sociétés financières et non financières, Etat, ménages) qui échappe à l’explosion de la dette sur ces 20 dernières années. Et les puissances émergentes nous rejoignent vitesse grand V. Quand le montant global des endettements atteint 225% du PIB mondial, ce n’est plus un problème de mauvaise gestion des deniers publics mais le symptome d’une économie en situation de surproduction structurelle.

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            • toto // 21.08.2018 à 12h08

              2008 n’est pas un problème grecque

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  • Polo24 // 16.08.2018 à 10h51

    @fox23
    C’est un peu court comme raisonnement.
    Une branche dont les effectifs ont été divisés par 3 depuis 40ans est forcément en deficit pour les retraites. Et elle n’est pas la seule dans ce cas.
    Quant au taux de cotisation, votre commentaire Est emprunté à l’ifrap?
    Il ne faut pas se contenter d’un taux, mais aussi regarder l’assiette, …
    C’est un peu comme l’agr de depart à la retraite à 57 ans brandi par tous les neo liberaux.
    57 ans certes, mais avec 171 trimestres cotisés pour avoir sa retraite complete. Un petit calcul
    vous montrera qu’il faut avoir débuté sa carrière à 14ans!
    Bien pratique cette stigmatisation de minorités en donnant au peuple des cibles faciles pour faire oublier que tout cela est choix politique industriel, d’amenagement du territoire, de choix de mobilité, d’independance dans nos chois nationaux.
    Le statut des cheminots ne resoudra en rien le probleme de la dette. C’est une façon de preparer la vente à la decoupe des bkjoux de famille (les lignes TGV, les transports en IDF, …)
    Le succes de la vente des autoroutes (pour qui?) se profile…

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  • Pierre de Taille // 16.08.2018 à 11h07

    Le cas de la dette de la SNCF illustre en fait un phénomène beaucoup plus général comme l’a montré à toute la planète la gestion catastrophique de la crise de la dette grecque par les institutions internationales et européennes ! La dette phénoménale des Etats profite effectivement bien à d’autres acteurs que les citoyens de nos démocraties ! Voir à ce sujet ce très bel article : https://www.monde-diplomatique.fr/publications/manuel_d_economie_critique/a57212

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  • Ardéchoix // 16.08.2018 à 11h07

    Les “intérêts” de quelques-uns, aux détriments de la majorité. Tout est dit, vous avez dit démocratie ?

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  • Geneviève B 30 // 16.08.2018 à 12h37

    Très bon article, très bons commentaires.
    J’ai travaillé à La Poste et j’ai vécu un “bazar” similaire à l’occasion de son changement de statut, en terme de discours lénifiant et/ou culpabilisant. Ce qui m’étonne ou me désespère, c’est que l’on continue de plus belle, bientôt la sécu, les retraites etc…On voit bien que l’on va dans le mur mais les citoyens continuent de se laisser manipuler. Jusqu’à quand??
    Exemple : vous avez un petit problème de santé, le médecin vous prescrit un truc qui ne marche pas. “c’est parce que vous ne le prenez pas à la bonne heure, bla bla…”. Au début vous le croyez, puis un jour, fatigué vous arrêtez le médoc et miracle tout va mieux.
    J’aimerais, voeux pieux, qu’on arrête tout et que l’on reparte à zéro, en gardant impérativement en tête l’intérêt des humains!!
    Ouf, quel bol d’air!

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    • xc // 16.08.2018 à 18h26

      Comment tout peut-il aller mieux après arrêt de prise du médicament si, avant d’en prendre, cela n’allait pas, ce qui a motivé la consultation ? Autant valait ne pas commencer.
      Les médecins serraient incapables de prescrire un autre traitement si le précédent ne donne rien ? Vous avez une bien étrange opinion des médecins.

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      • Geneviève B 30 // 16.08.2018 à 23h32

        Je sais, il semble y avoir une faille dans le raisonnement mais c’est du vécu, un peu compliqué à expliquer. Mais je n’ai rien contre les médecins, c’était une image. Pour montrer que la maladie peut “passer” autrement (avec une autre approche) et que le remède préconisé avec certitude est parfois pire que le mal. Cf les politiques d’austérité, les privatisations…qui accentuent la récession et vont à l’encontre des intérêts des citoyens.
        Car après tout, l’objectif de la politique ne serait-il pas idéalement de faire en sorte que chacun ait sa place avec un salaire décent, contribue à la collectivité équitablement et en retour bénéficie d’une protection de la part de cette collectivité (protection sociale, services publics…) le bien vivre quoi.
        Au nom de quoi devrait-on y renoncer? Qui nous a mis dans la tête que ce n’était pas ou plus possible ? A part la météorite qui heurte la terre, je ne trouve pas de raison valable. Soyons volontairement optimistes et heureux et travaillons dans ce sens. Il n’y a pas de fatalité!

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  • Czerny // 16.08.2018 à 14h22

    Soit les peuples se révolteront (pour de bon,hein ,avec du sang et tout ) soit le neo-liberalisme
    l’emportera et nous seront tous des esclaves .

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    • AerosolKid // 16.08.2018 à 17h24

      Nous complotons à nous rendre libre. Ne vous méprenez pas

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    • D’accordmais… // 17.08.2018 à 09h05

      Il n’y a rien de neo-libéral ; l’État organise l’endettement de la SNCF pour assurer une rente aux banquiers en accord… C’est de l’entente pur jus.

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      • Patrick // 17.08.2018 à 17h04

        l’état est infoutu d’organiser quoique ce soit.
        toute entreprise gérée par l’état finit en faillite , depuis des décennies.

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        • Le Minotaure // 17.08.2018 à 19h31

          Aeroport de Paris, rentables,mais en voie d’être privatisés.
          Autoroutes privatisées une fois les investissements amortis, avec un manque à gagner considérable pour l’Etat et le jackpot pour les actionnaires des concessionnaires.
          SNCF : la puissance publique décide le développement d’une des meilleures infrastructures ferroviaires au monde, en laisse le coût à l’entreprise, puis quand celle ci asphyxie, privatise tout… tout en récupérant la dette pour le contribuable. La Poste même histoire.
          Même histoire à la Poste.

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        • Fritz // 17.08.2018 à 20h13

          “l’État est infoutu d’organiser quoi que ce soit ”
          Sans l’action de l’État :
          – pas de TGV
          – pas de Concorde
          – pas de nucléaire civil
          – pas de nucléaire militaire

          Au revoir, Patrick-le-troll.

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          • Patrick // 17.08.2018 à 20h51

            Mort de rire

            Concorde ?? en voilà une belle réussite , ça a coûté un pognon de dingue et ça s’est terminé dans un crash lamentable.
            TGV ?? des succès et des flops , une grande partie des lignes est juste un gouffre à pgnon. A noter que le TGV a été préféré à l’aérotrain pour le profit de quelques uns ( capitalisme de connivence , merci l’état français ).
            Nucléaire militaire ?? oui, ça c’est le boulot de l’état.
            Nucléaire civil ?? on ouvre le débat ? celui des dettes de EDF et de ce que va nous coûter le démantellement des centrales

            Donc … autant de projets foireux dirigés par l’état , qui nous laissent des dettes , encore des dettes , toujours des dettes , et dans le cas du nucléaire on n’a pas fini de payer.

            Prochainement :” comment le nucléaire et les dettes d’EDF enrichissent les méchants financiers “

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  • serge // 16.08.2018 à 14h45

    Le problème plus aigu est le lobbying des gros groupes de BTP. Pour maintenir leur dividendes et leur vitrine de réalisation (ils sont tous ou presque leaders mondiaux), il leur est nécessaire que l’Etat français fasse de grands chantiers fastueux sous couvert de “raccourcissement” des distances et du “confort” du déplacement. D’où les LGV, ponts “géniaux” et autres segments autoroutiers. Comme également, les postes de décision sont squattés par des hauts fonctionnaires, en opération de pantouflage entre deux postes à Bercy, aux transports ou à l’aménagement du territoire, la mise en avant des dossiers, disons discutables pour le bien public, permet de faire passer les opérations les plus limites. Puis, enfin, le morcellement des opérateurs entre loueur, locataire et gestionnaire, finit de rajouter des couches onéreuses, sans aucun autre intérêt que de pouvoir privatiser le rentable, laissant comme d’habitude, les pertes au régime commun. Si en plus on y rajoute le cynisme de l’Etat pour profiter de ces situations en posant quelques pompes à finances (radars chantier pendant le désherbage des autoroutes, les portiques de sécurité dans les gares…), il n’y a aucune chance que cela change. Même si les histoires d’emploi protégé et autre syndicalisme outrancier sont un boulet de plus, le principal est dans la masse de dépenses initiales sans bien fondé. Un peu comme l’EPR…

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  • pierre // 16.08.2018 à 16h51

    En même temps, si on ne voulait pas faire un emprunt de 50 milliards auprès du vilain marché, il suffisait d’augmenter les impôts d’autant; mais ça aurait peut être toussé dans les chaumières…

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    • Patrick // 16.08.2018 à 18h12

      On enrichit les vilains financiers !!!! c’est pas bien !!
      Il suffit de ne pas faire n’importe quoi et de ne pas emprunter pour éviter ça , donc :

      – soit on évite les déficits en ne faisant pas n’importe quoi
      – soit on augment les impôts pour faire payer ceux qui vont bénéficier du “service ”

      électoralement c’est pas terrible , alors on emprunte et ensuite on dit que c’est la faute des banques

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      • elhierro // 16.08.2018 à 18h29

        “On” emprunte …
        En général, “on”, c’est un banquier ou un copain de banquier, ou une taupe du même clan, qui a pris l’étiquette de “parti socialiste”, et qui a réussi à se faire élire comme ministre ou président avec l’aide d’une mafia et d’une masse d’argent de provenance douteuse.

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      • xc // 16.08.2018 à 18h34

        Il aurait fallu lancer auprès des Français un emprunt public, comme il n’en a pas été fait depuis un certain temps. Nous nous serions auto-enrichis.

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        • Patrick // 16.08.2018 à 22h43

          ben oui , un bon emprunt , et ensuite une bonne dévaluation comme ça on rembourse en monnaie de singe 🙂
          le vrai problème avec l’euro c’est qu’on ne peut pas le dévaluer

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  • JBB // 17.08.2018 à 00h10

    Si j’ai bien compris l’article , l’Etat est incapable de gérer correctement une entreprise. Une seule solution s’impose donc : la privatisation.

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    • Le Minotaure // 17.08.2018 à 08h38

      Oui voilà, l’Etat endette lourdement la SNCF pour financer le développement d’un des meilleurs réseaux ferroviaires au monde, puis file les clés au privé tout en reprenant la dette à son compte, ou plutôt à celui du contribuable. Et vous croyez vraiment que l’issue sera positive

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  • Patrick // 17.08.2018 à 20h43
  • clauzip12 // 18.08.2018 à 00h47

    Libéralisation,privatisation,ultra libéralisme,banques,fonds de pension et tutti quanti!J’attends que les idéologues qui n’ont de cesse de mettre à bas l’État et les services publics me désignent le pays qui a atteint le firmament de l’idéalisme néo libéral?
    Les USA?prés de 50 millions de personne sans emploi!on nous dit qu’ils sont au plein emploi!Sauf que les gens de plus en plus ne s’inscrivent pas sachant que cela ne sert à rien.
    Les info concernant les USA sont toujours faussées , la presse mainstraem n’en dit rien parce que le modèle est pourri et c’est là où Macron et consort nous amènent.
    Le niveau de pauvreté augmente mais on dit que ce sont des fénéans qui ne veulent pas travailler.Il n’y a pas de création d’emploi supérieur à ceux qui sont détruits.
    Vous verrez,à la fin de son mandat Macron n’aura pas créé ou très peu d’emploi.
    Pourquoi?parce que ses amis n’investissent pas en France mais à la bourse,ça rapporte plus.
    Par ailleurs,les écarts de revenus ne vont cesser de s’accroitre parce que le développement ,la croissance,c’est fini.Alors l’augmentation des dividendes ne peut se faire que sur la privatisation des services publics,sur les salaires avec la suppression et la réduction des salaires.
    Voila ce que nous donnes le banquier Macron qui ne s’est jamais intéresse tant soit peu à l’intérêt général et aux humains avant “son coup d’État”organisé par le CAC 40.

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  • Le Minotaure // 18.08.2018 à 01h45

    Supprimer les 3/4 du réseau, ça nous mettrait à peu près au niveau de la Suisse en kilomètres de lignes, un pays 8 fois moins peuplé et d’une superficie 11 fois inférieure à celle de la France. C’est logique qu’un système ferroviaire ait des lignes plus utilisées que d’autres et que la partie rentable du réseau aide à financer celle qui est le moins rentable. Ca l’est encore plus dans un pays comme la France où ma densité de population est faible et de nombreuses régions difficiles d’accès, si on compare à l’Allemagne, l’Italie ou la Grande Bretagne.

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    • Patrick // 18.08.2018 à 08h58

      L’Ardeche est libérée de la SNCF et on y vit très bien.

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  • Le Minotaure // 18.08.2018 à 13h02

    “Libéré de la SNCF” ce qu’il ne faut pas lire. On croirait que vous parlez d’une occupation militaire. L’Ardèche est le 67eme département sur 100 en termes de revenu et le taux de chômage y est 30% supérieur à la moyenne nationale, mais “on” y vit très bien.

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