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14.août.201814.8.2018 // Les Crises

L’Amérique risque de perdre sa guerre commerciale, par Joseph E. Stiglitz

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Joseph E. Stiglitz, 09-08-2018

Le déficit budgétaire américain atteint de nouveaux sommets ce qui signifie qu’il se creusera encore, quelle que soit l’issue de la guerre commerciale.

© Keystone

Ce qui apparaissait dans un premier temps comme une simple escarmouche commerciale – après l’imposition de droits de douanes par le président américain Donald Trump sur l’acier et l’aluminium – semble s’être rapidement changé en une guerre commerciale totale contre la Chine. Si la trêve convenue entre l’Europe et les États-Unis est maintenue, l’Amérique se retrouvera principalement en conflit avec la Chine, plus qu’avec le reste du monde (le litige commercial avec le Canada et le Mexique étant bien entendu voué à perdurer, compte tenu d’exigences américaines qu’aucun des deux pays ne peut ou ne devrait accepter).

La macroéconomie
l’emporte toujours.

Au-delà de l’assertion exacte, mais désormais commune, selon laquelle tous les acteurs risquent de finir perdants, que pouvons-nous affirmer quant aux conséquences potentielles de la guerre commerciale menée par Trump? Premièrement, la macroéconomie l’emporte toujours: si l’investissement intérieur de l’Amérique continue d’excéder son épargne, le pays sera contraint d’importer des capitaux et d’enregistrer un déficit commercial important. Pire encore, en raison des réductions d’impôts adoptées en fin d’année dernière, le déficit budgétaire américain atteint de nouveaux sommets – récemment estimé à plus de 1000 milliards de dollars d’ici 2020 – ce qui signifie que le déficit commercial se creusera très certainement, quelle que soit l’issue de la guerre commerciale. L’Amérique ne pourra y échapper que si Trump plonge son pays dans la récession, et que le revenu chute à tel point que l’investissement et les importations s’effondrent.

La «meilleure» issue de l’accent étroit placé par Trump sur le déficit commercial vis-à-vis de la Chine consisterait en une amélioration de la balance bilatérale, associée à une augmentation de même ampleur du déficit vis-à-vis d’un autre pays (ou de plusieurs autres). Les États-Unis pourraient vendre davantage de gaz naturel à la Chine et lui acheter moins de machines à laver, mais ils vendraient alors moins de gaz naturel à d’autres pays, et achèteraient davantage de machines à laver en Thaïlande ou dans un autre État ayant échappé à la colère instable de Trump. Or, l’Amérique ayant interféré avec le marché, elle est vouée à payer plus cher ses importations – et à obtenir moins pour ses exportations – que cela aurait pu être le cas dans d’autres circonstances. Autrement dit, même dans le meilleur des cas, les États-Unis se retrouveront dans une situation plus défavorable qu’aujourd’hui.

Le problème des États-Unis ne se situe pas du côté de la Chine. Le problème est d’ordre intérieur: l’Amérique n’épargne pas suffisamment. Comme un grand nombre de ses compatriotes, Trump adopte une vision de trop courte vue. S’il comprenait un tant soit peu l’économie et la nécessité d’une vision à long terme, il se serait efforcé d’accroître l’épargne nationale, ce qui aurait permis d’atténuer le déficit commercial multilatéral.

Une réduction véritablement conséquente
du déficit commercial bilatéral s’avérera difficile.

Des correctifs rapides et évidents existent: la Chine pourrait acheter davantage de pétrole américain, puis le revendre à d’autres. La différence produit serait infime, avec peut-être une légère augmentation des coûts de transaction. Mais Trump pourrait au moins se targuer d’avoir éliminé le déficit commercial bilatéral.

En réalité, une réduction véritablement conséquente du déficit commercial bilatéral s’avérera difficile. À mesure de la diminution de la demande en produits chinois, le taux de change du renminbi s’affaiblira – même sans aucune intervention du gouvernement. Ceci compensera partiellement les effets des droits de douanes américains, en renforçant dans le même temps la compétitivité de la Chine vis-à-vis des autres pays, et cela même si la Chine n’utilise pas les autres instruments dont elle dispose, tels que le contrôle sur les salaires et les prix, ou qu’elle n’œuvre pas activement pour des hausses de productivité. Comme celle des États-Unis, la balance commerciale globale de la Chine est déterminée par la macroéconomie.

Si la Chine intervient plus activement et riposte plus agressivement, l’évolution de la balance commerciale Amérique-Chine pourrait se révéler encore plus infime. La douleur infligée par un camp à l’autre est difficile à déterminer. La Chine exerce un plus grand contrôle sur son économie, et entend évoluer vers un modèle de croissance axé davantage sur la demande intérieure que sur l’investissement et les exportations. Les États-Unis ne font qu’aider la Chine sur cette voie. En revanche, les manœuvres américaines interviennent à l’heure où la Chine s’efforce de gérer son excès d’endettement et de capacité; à tout le moins dans certains secteurs, l’Amérique ne devrait pas lui faciliter la tâche.

Une chose est sure: si Trump entend empêcher la Chine d’appliquer sa politique «Made in China 2025» – adoptée en 2015 pour progresser dans son objectif sur 40 ans consistant à réduire l’écart de revenu entre la Chine et les pays développés – le président américain échouera très certainement. En effet, les démarches de Trump ne pourront que renforcer la volonté des dirigeants chinois consistant à dynamiser l’innovation et à atteindre la suprématie technologique, puisqu’ils réaliseront ne pas pouvoir compter sur autrui, et comprendront que l’Amérique leur est activement hostile.

L’incompétence de l’équipe économique de Trump
est sans équivalent au niveau mondial.

Lorsqu’un pays entre en guerre, qu’elle soit commerciale ou autre, il lui faut s’assurer de la présence de généraux compétents à ses côtés – aux objectifs clairement définis, à la stratégie viable, et recueillant le soutien de la population. C’est ici que les différences entre la Chine et les États-Unis apparaissent le plus manifestement. L’incompétence de l’équipe économique de Trump est sans équivalent au niveau mondial, et la plupart des Américains ne soutiennent pas la guerre commerciale.

Le soutien populaire diminuera encore davantage à mesure que les Américains réaliseront être doublement perdants dans cette guerre: des emplois disparaîtront non seulement en raison des mesures de représailles chinoises, mais également parce que les droits de douanes américains élèveront le prix des exportations américaines et les rendront moins compétitives, de même qu’augmenteront les prix des produits qu’achèteront les Américains. Ceci pourrait provoquer la chute du taux de change du dollar, et accentuer encore davantage l’inflation aux États-Unis, le tout suscitant toujours plus d’opposition. La Fed rehausserait alors probablement les taux d’intérêt, conduisant à moins d’investissement, moins de croissance et plus de chômage.

Nous savons désormais comment Trump réagit lorsque ses mensonges sont exposés, et que ses politiques échouent: il double la mise. À plusieurs reprises, la Chine a proposé à Trump des options permettant au président américain de quitter le champ de bataille sans perdre la face, et de proclamer la victoire. Il les a toutes refusées. Peut-être l’espoir réside-t-il dans trois de ses traits de personnalité: sa préférence pour le paraître plutôt que la substance, son imprévisibilité, et son amour pour la politique des «grands hommes». Peut-être qu’à l’occasion d’une rencontre majeure avec le président Xi Jinping, il déclarera le problème résolu, avec quelques ajustements mineurs ici et là en matière de droits de douanes, et quelque geste inédit en direction d’une ouverture du marché déjà annoncée dans les plans de la Chine, de sorte que chacun puisse rentrer satisfait chez lui.

Dans une tel scénario, Trump aura alors «résolu» de manière imparfaite un problème créé par le président américain lui-même. Mais le monde issu de cette guerre stupide n’en demeurera pas moins différent: plus incertain, moins confiant dans l’État de doit à l’international, et présentant des frontières plus dures. Trump a changé le monde de manière définitive, et pour le pire. Même dans le meilleur des cas, seul Trump en sortira gagnant – son égo surdimensionné encore un peu plus gonflé.

Traduit de l’anglais par Martin Morel

Copyright: Project Syndicate, 2018.

Source : www.project-syndicate.org, Ali News, Joseph E. Stiglitz, 09-08-2018

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Commentaire recommandé

david // 14.08.2018 à 08h38

Je crois que cet économiste nous prend pour des truffes.
Il rédige cet article comme si les règles économiques de base s’appliquaient en ce bas monde. Pour rappel PIB = Consommation C + Investissement I + Exportation X – Importation M – Epargne S.
Donc il conclue que les US ayant M>X parce que I>S alors donc quoi que fasse Trump M sera tj > à X… Chapeau bas, donc C on n’en parlera donc pas…
Il oublie 2 variables : La double pyramide de crédit de Rueff et le privilège exorbitant du dollar. Le dollar est la monnaie du monde donc les US sont les seuls à pourvoir tenir de tels équilibres et créer du dollar autant qu’ils le souhaitent via la FED qui finance in fine les twin déficit. En outre, Rueff explique que lorsque MX alors se met en oeuvre un double pyramide de crédit, chez l’importateur qui doit financer M et chez l’exportateur qui utilise cette créance pour générer du crédit chez lui. Au final, tous déficits ou excédent est un puissant moteur de crédit général donc de masse monétaire mondiale donc de dettes. Cela permet une croissance illimitée… jusqu’à la banqueroute genre 2008, 1991, 1998, etc
Les US s’affranchissent de ces règles grâce à la taxe dollar qu’ils font payer au monde entier.
L’enjeu des chinois et des russes est de se passer de cette taxe.
L’enjeu économique mondial est de rebatir des relations monétaires basées sur X=M donc en finir avec le $ “as good as gold without gold” de 1971. Il faudrait revenir à des accords de Bretton wood sans le dollar mais avec un panier de devise genre DTS ou même l’or. Les pays en excédent ou déficit massifs doivent être tenu en laisse par la réalité de leur monnaie. Adieu donc au mercantilisme allemand, japonais ou chinois, bye bye laxisme US, UK ou Français.
Bref, cela se fera après la prochaine guerre mondiale.

68 réactions et commentaires

  • georges glise // 14.08.2018 à 06h49

    tl me semble que trump a une autre solution vers laquelle il se dirige à grands pas: passer de la guerre commerciale à la guerre tout court! les destructions massives des guerres sont toujours suivies de reconstructions juteuses qui permettent au capitalisme impérialiste de sauver la mise; ainsi, la seconde guerre mondiale a permis et produit un essor sans précésent du capitalisme en allemagne et au japon, et l’essor financier de la city londonienne!

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    • Jacquesjacques // 14.08.2018 à 11h41

      Il n’a pas la possibilité de passer à la guerre tout court, classique ou guerres obliques, c’est une évidence. Il est vindicatif, c’est certain, mais pas complètement fou, parce qu’il serait assez vite supprimé à mon sens. Et le capitalisme impérialiste ne peut plus jouer ce jeu inhumain.

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      • georges glise // 14.08.2018 à 12h38

        je ne partage évidemment pas votre bel optimisme, notamment parce que derrière trump il y a le complexe militaro-industriel très puissant qui règne en maître au pentagone!

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    • John Beaver // 14.08.2018 à 14h27

      La guerre pour créer de la croissance, c’est très vrai, ça toujours été le cas et ça le sera encore:”chaque président américain a sa guerre” Deal With It…

      Pour une guerre frontale avec la Chine, ne travaillant pas directement dans le domaine militaro-industriel, MAIS lisant des trucs ici ou là: bon courage à lui!
      Une armée de terre de 2 millions d’actifs, avec la 3eme aviation au monde(sans compter une alliance potentielle avec la Russie qui dispose de la 2eme), et je ne parle pas de l’arsenal balistique et nucléaire, ça va être tendu un assaut frontal en mer de Chine! L’US Navy ne fait pas tout!

      Mais il se peut aussi qu’il se dise “les ruscoffs ont voulu jouer à la guerre des étoiles dans les années 80, ils en sont sortis ruinés! On va tenter la même chose avec les chinois”… et là… mouais… j’ai des doutes sur la tournure des événements, mais ça risque d’être très intéressant à suivre.

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  • georges glise // 14.08.2018 à 06h55

    amadeo bordiga, marxiste pur et dur, estimait par exemple que les deux premières guerres mondiales résultaient essentiellement de la survalorisation du mark par rapport au dollar. aujourd’hui la situation est identique entre le yuan et le dollar!

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    • Locksman // 14.08.2018 à 09h56

      “amadeo bordiga, marxiste pur et dur, estimait par exemple que les deux premières guerres mondiales résultaient essentiellement de la survalorisation du mark par rapport au dollar.”

      Vous ne confondriez pas le dollar avec la livre par hasard?

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      • georges glise // 14.08.2018 à 10h15

        non, je suis sûr que bordiga évoquait le dollar, ce qui expliquait l’entrée en guerre décisive des usa (fin de la doctrine monroe.

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  • Fabrice // 14.08.2018 à 07h01

    Bien que se réjouir serait inconscient, ne serait il pas intéressant que les États-Unis réalisent enfin que leur exceptionnalisme de droit “divin” est une illusion comme nous européens avons partiellement assimilé cette amère leçon au fil du temps.

    Si l’on peut revenir à des échanges plus équilibrés sans passer par une nouvelle guerre mondiale, du fait des éclats aveugles de Trump tant mieux.

    Sa vision courtersmiste lui faisant croire à des victoires à la Pyrrus, sont après tout ce par quoi nous devons passer pour détruire l’illusion du mythe américain et libérer nos pays de cette domination intellectuelle, économique, militaire et morale alors allons y buvons le calice jusqu à la lie.

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  • René Fabri // 14.08.2018 à 08h07

    Quels produits les Américains pourraient vendre aux Chinois pour équilibrer la balance commerciale ?

    Du pétrole, répond Joseph E. Stiglitz.
    Aussi des produits agricoles, des produits culturels (cinéma et musique), du tourisme, des Bons du Trésor, des armes, des avions.

    Pour les avions, actuellement, la Chine achète la moitié à Boeing et la moitié à Airbus. A court terme, cet équilibre pourrait être rompu pour favoriser Airbus si l’Europe se montre indépendant des Etats-Unis. A moyen terme, la Chine utilisera ses propres avions. Elle construit déjà un avion de 80 places, l’ARJ-21 ; un biréacteur moyen-courrier de 180 places, le Comac C919 ; et développe un gros-porteur, le C929, en collaboration avec la Russie.

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    • gotoul // 14.08.2018 à 09h06

      “si l’Europe se montre indépendant des “États-Unis”… c’est triste à dire mais ce n’est pas pour demain.

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    • Laurent // 14.08.2018 à 09h14

      Les américains pourraient vendre des armes aux chinois ?
      Ca me semble très peu probable : les russes et les chinois ont pris largement la tête dans le domaine stratégique des nouvelles armes hypersoniques (évoluant à plus de 5 Mach) ; mettant ainsi à nu les systèmes de défense des états-unis d’Amérique et ne leur laissant comme seul recours que la riposte nucléaire en cas d’attaque.

      En fait ce serait aux américains d’acheter les armes chinoises ou russes plutôt que l’inverse.

      Source : http://www.dedefensa.org/article/la-course-a-lechalote

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    • sassy2 // 14.08.2018 à 11h04

      Quels produits les Chinois pourraient vendre au reste du monde, pour compenser ?

      SHANGHAI COMPOSITE
      3 ans -29.87% 4 006.34 2 638.30

      Chine =+- grosse turquie

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    • georges glise // 14.08.2018 à 12h41

      et la chine détient une grande partie de la dette américaine

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  • Jiojio // 14.08.2018 à 08h28

    Avec cette stratégie, les armes monétaire et le protectionnisme n’ayez qu’un effet temporaire, les US finiront par quitter leur position centrale dans le système économique global, et on peut s’en réjouir sans insolence.
    Dans la période transitoire grâce à la position dominante du dollar les USA vont attirer tous les investissements qui vont refluer vers eux. Cela leur offre une fenêtre pour relocaliser une partie de la production. L’essentiel, le gas, étant déjà assuré. Dans la transition leur enjeux est de s’adapter à redevenir une économie avec moins de privilèges.
    Je ne crois pas une seconde que Trump envisage sérieusement de garder son pays en position dominante. Mais pour ne pas perdre trop il faut partir avec un braquet élevé, l’enjeu est trop grand.
    Quand à la stratégie de Stiglitz il nous parle intelligemment d’épargne mais il semble ensuite la confondre avec les déficits budgétaire et balance commerciale.. On voit ou cela a mené l’Europe. Il faut au contraire que l’état se donne les moyens de restaurer les salaires (au dépend du profit d’un minuscule nombre), l’investissement. Cf l’exemple du Portugal dans un article récent de Sputniknews.

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  • david // 14.08.2018 à 08h38

    Je crois que cet économiste nous prend pour des truffes.
    Il rédige cet article comme si les règles économiques de base s’appliquaient en ce bas monde. Pour rappel PIB = Consommation C + Investissement I + Exportation X – Importation M – Epargne S.
    Donc il conclue que les US ayant M>X parce que I>S alors donc quoi que fasse Trump M sera tj > à X… Chapeau bas, donc C on n’en parlera donc pas…
    Il oublie 2 variables : La double pyramide de crédit de Rueff et le privilège exorbitant du dollar. Le dollar est la monnaie du monde donc les US sont les seuls à pourvoir tenir de tels équilibres et créer du dollar autant qu’ils le souhaitent via la FED qui finance in fine les twin déficit. En outre, Rueff explique que lorsque MX alors se met en oeuvre un double pyramide de crédit, chez l’importateur qui doit financer M et chez l’exportateur qui utilise cette créance pour générer du crédit chez lui. Au final, tous déficits ou excédent est un puissant moteur de crédit général donc de masse monétaire mondiale donc de dettes. Cela permet une croissance illimitée… jusqu’à la banqueroute genre 2008, 1991, 1998, etc
    Les US s’affranchissent de ces règles grâce à la taxe dollar qu’ils font payer au monde entier.
    L’enjeu des chinois et des russes est de se passer de cette taxe.
    L’enjeu économique mondial est de rebatir des relations monétaires basées sur X=M donc en finir avec le $ “as good as gold without gold” de 1971. Il faudrait revenir à des accords de Bretton wood sans le dollar mais avec un panier de devise genre DTS ou même l’or. Les pays en excédent ou déficit massifs doivent être tenu en laisse par la réalité de leur monnaie. Adieu donc au mercantilisme allemand, japonais ou chinois, bye bye laxisme US, UK ou Français.
    Bref, cela se fera après la prochaine guerre mondiale.

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    • Kiwixar // 14.08.2018 à 13h06

      Il ne restera rien après la prochaine guerre mondiale. La Russie et la Chine sont des puissances nucléaires avec des vecteurs hypersoniques, et qui ont chacune souffert de la 2e GM (dès 1937 pour la Chine) et bien appris la leçon. Les puissances thalassocratiques (l’Otanie avec ses vassaux) n’ont plus le contrôle des mers (portes-avions obsolètes).

      Une frappe nucléaire préventive par les US? Il ne restera plus grand monde sur terre pour maudire les yankees.

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      • martin // 14.08.2018 à 19h05

        D’accord avec David, mais aussi avec Kiwixar. La guerre de Troie n’aura pas lieu en raison de la supériorité qualitative russe dans le domaine militaire. Par conséquent, le mouvement vers la remonétisation de l’or et l’effondrement du Dollar va se poursuivre et s’intensifier, ce contre la volonté de tous. Les russes et le chinois se trouvent en effet contraints de se délester de leurs titres en Dollar et de s’armer économiquement contre le “partenaire” Us. Derrière l’échec de Trump se profile la ruine de Wall Street qui déteste le Donald aussi pour cela. Le président américain force les autres pays, principalement la Chine et la Russie mais aussi l’Inde et derrière, les grandes puissances européennes, à glisser irrésistiblement vers l’or.

        C’est du Trump tout craché.

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        • John V. Doe // 14.08.2018 à 19h58

          Pas d’accord : l’armée russe a quelques bons produits mais en trop petit nombre pour résister plus de quelques jours à l’Otanie. Je pense aux S-400 dont les munitions vont très vite manquer, vu leur prix il n’y a guère de stock. Idem pour les meilleurs avions et autres Armata, les quantités en action ne sont guère élevées.

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          • RGT // 15.08.2018 à 00h34

            Quand on voit ce que les USA ont à opposer à la Chine et à la Russie en matière d’armement…

            Entre un F35 qui vole comme une brique, du matériel vieillissant et très mal entretenu (pour faire des économies afin d’injecter plus de fonds dans les circuits financiers), en dehors du Burkina Fasso les USA ne représentent plus un très grand danger pour les autres nations.

            Quand on se rappelle qu’un simple sous-marin français “basique” avait réussi (virtuellement lors d’exercices, mais c’eût été pareil en cas de conflit réel) à couler le plus gros porte-avions US et ses navires d’accompagnement sans se faire repérer, on comprend que les stratèges US aient tout fait pour étouffer l’affaire et qu’aucune ligne concernant cet exploit n’ait filtré dans la presse.

            L’armée US est désormais un vieux grabataire juste bon à faire des “dommages collatéraux” parmi les civils sans défense mais incapable de lutter contre quelques combattants un tant soit peu motivés.

            Le roi est nu, il ne vit que grâce à la peur qu’il a inspiré dans le passé.
            Un tigre de papier qui astique ses crocs cariés au Colgate “dents d’un blanc éclatant”.
            Par contre le tigre n’a pas intérêt à mordre une proie trop ferme : Il risquerait de perdre son dentier.

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            • martin // 15.08.2018 à 00h39

              John V.Doe

              Il vous faut lire l’ouvrage d’Andrei Martyanov, « Losing Military Supremacy: The Myopia of American Strategic Planning ».

              Les Usa sont militairement morts, excepté face à un pays faible.

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          • Nostradamus // 15.08.2018 à 07h13

            ” l’armée russe a quelques bons produits mais en trop petit nombre pour résister plus de quelques jours à l’Otanie.”

            Il existe un concept qui s’appelle la dissuasion. Qui a déjà dissuadé Obama de faire plus que d’envoyer deux missiles sur Damas suite à l’attaque chimique sous faux drapeau en 2013 (à la grande fureur de Messieurs Hollande et Fabius), deux missiles donc qui ont fait plouf dans la Méditerranée. Il semblerait que la notion de guerre électronique échappe également à certaines personnes. Et nous savons avec l’épisode du Donald Cook qui maîtrise le mieux cette technologie. En outre si une attaque massive sur la Russie devait se produire, les missiles seraient détectés dès leur lancement et la réplique au moyen d’armes plus puissantes et plus rapides serait immédiate. Adieu Washington, NY, LA, Paris et Londres avant même qu’une seule bombe atteigne Moscou.

            Pour la Russie, deux (invasions) c’est assez, trois c’est trop.

            Quand on voit que l’armée américaine a été incapable de contrôler 3 avions qui volaient en dessous de la vitesse du son en 2001, on peut penser qu’avec des armes hypersoniques les Russes peuvent dormir tranquilles.

            A méditer aussi: ce sont les Russes qui fabriquent les fusées pour mettre des objets en orbite et qui les vendent aux États-Unis. Cela en dit long sur leur savoir-faire et a contrario sur l’incapacité américaine en ce domaine.

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          • georges glise // 15.08.2018 à 07h55

            vous oubliez que napoléon et hitler ont déjà tenté l’expérience, et chaque fois l’ours russe les a écrasés!

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            • martin // 16.08.2018 à 14h20

              Sans oublier Charles XII de Suède

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          • claudius98 // 15.08.2018 à 18h23

            On ne parle pas des S400 mais des missiles Hypersonique à charge nucléaire
            là la guerre mondiale se retrouve sur le sol US pour la première fois de son existence le fauteur principal de guerre sur cette planète confronté
            à un risque majeur d’anéantissement quelle sera sa politique s’il tient vraiment compte de ces nouvelles données stratégiques?

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          • lvzor // 19.08.2018 à 18h07

            “l’armée russe a quelques bons produits mais en trop petit nombre pour résister plus de quelques jours à l’Otanie”

            Parce que vous croyez qu’ils attendront “quelques jours” pour répliquer de façon décisive à la première attaque?

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        • Jiojio // 15.08.2018 à 09h16

          Pour le moment la valeur refuge est le dollar !

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          • martin // 16.08.2018 à 11h27

            Le Dollar est en capacité de demeurer longtemps encore la monnaie mondiale, car l’économie US est la seule de son poids à être associée à une monnaie convertible, tandis que le Yuan ne l’est pas.

            A CONDITION cependant que les Etats-Unis n’abusent pas de leur privilège. Or, c’est exactement ce qu’ils font à travers l’extraterritorialisation de leur droit. La Russie et la Chine sont donc contraints, à leur corps défendant, de sortir peu à peu du Dollar en particulier par la cession de leurs obligations sur la dette Us.

            De sorte que ce qui, sur le papier, n’a guère de raisons de se produire, est en train de devenir possible voire probable à moyen terme. Le Dollar est pris dans un mécanisme infernal qui pourrait bien lui coûter son statut de monnaie du monde.

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    • david vincent // 14.08.2018 à 17h46

      “Après la prochaine guerre mondiale”, il ne restera plus que les coquillages comme monnaie…

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      • georges glise // 15.08.2018 à 07h57

        cela résoudra le probléme de la surpopulation mondiale sans avoir besoin de coloniser mars!

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    • RGT // 15.08.2018 à 00h21

      “Il faudrait revenir à des accords de Bretton wood sans le dollar mais avec un panier de devise genre DTS ou même l’or.”

      Il aurait dès le début refuser le sacro-saint Dollar et écouter les propositions de Keynes sur le Bancor.

      Ce système aurait résolu de nombreux problèmes de déséquilibres économiques car il entraînait automatiquement une réévaluation des monnaies des pays exportateurs et une dévaluation des pays importateurs.

      Autre avantage, la “monnaie de réserve” ne serait pas celle d’un état et le problème des autres nations.
      Dans le cas de certaines monnaies dans le contexte actuel, le dollar ne vaudrait presque plus rien et le Renmimbi (yuan) atteindrait des sommets.

      Et surtout le dollar ne serait pas la monnaie des USA mais le problème de toutes les autres nations…

      Ce qui aurait de plus ôté la possibilité aux USA d’appliquer “l’extra-territorialité” de leur législation sur la monnaie de réserve et de faire un chantage ignoble à la planète entière et d’imposer avec qui on peut être “ami” ou pas.

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    • Leïla // 15.08.2018 à 10h54

      C’est déjà en cours.
      Je pense au contraire que cet économiste est clairvoyant !
      La Chine attire à elle tous ces ” pays de merde ” comme le disait Trump.
      Savez vous que des millions d’Africains ont pétitionné pour demander le départ des troupes françaises au Mali ?
      Avez vous constaté sur place l’incroyable expansion de la Chine de l’Angola à l’Egypte ?
      Je constate aussi que les gens d’origine… et français investissent en masse dans leur pays d’origine. Ils sentent le vent tourner !
      L’obsession des ricains et européens est de conserver une main sur…tout !
      Et tout leur échappe ! Le croissant Chiite s’est reconstitué, la route de soie se reforme en passant par l’Afrique. Toutes ces guerres abominables ont au moins servi à réveiller ce ” tiers-monde” qui en fait représente 80 % de la population mondiale. Nous allons ici payer très cher cette politique ” testiculaire ” selon les mots de Onfray. La méthode Coué…ça va bon un moment !

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    • Jérôme // 15.08.2018 à 15h26

      David, votre analyse n’est pas incompatible avec celle de Stieglitz.

      Il décrit les mécanismes de principe. Vous décrivez une déviance temporaire.

      Certes, les USA impriment du dollar à la pelle. Mais c’est du vent. Ça leur permet d’acheter plus que la valeur réelle de leur économie ne leur permet en réalité.

      Mais cela n’est que temporaire. L’économie US est très inefficace (il lui faut ajouter de l’ordre de 3 points de PIB de déficit de la balance courante et 4 points de PIB de déficit budgétaire, sans parler de la montagne de dettes privées qui croît elle aussi plus vite que le PIB, pour une croissance moyenne de 2,5% par an).

      Il y a un moment où les créanciers ne peuvent plus continuer de faire crédit.

      Il y a un moment où il vaut mieux passer une énorme provision pour charges exceptionnelles au moment T plutôt que de le faire au moment T+1 pour un montant double.

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    • clauzip12 // 15.08.2018 à 15h54

      S’il nous prend pour des truffes,c’est qu’il montre de la considération,au prix où elles sont.
      Vous ne confondez pas truffe et pomme de terre?

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  • Frédérick // 14.08.2018 à 08h52

    mouai… il me semble moi, que récupérer des taxes au niveau étatique contre balance l’hyper puissance des transationales et est une stratégie souverainiste et rien d’autre. l’auteur prêcherait donc pour la paroisse mondialiste. maintenant, je ne suis pas économiste.

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  • max // 14.08.2018 à 09h16

    Entre l’administration de D Trump et la Chine (et par extension le reste du monde) le différent n’est pas semble t’il « que » commercial.
    D Trump fait une analyse personnelle toute simple, son pays est devenu un pays de merde pour au moins deux raisons (toujours selon lui).
    1- La désindustrialisation, que ses prédécesseurs ont encouragée, à partir des années 1970 au profit de l’Asie et qui permet entre autre a ces mêmes pays d’Asie (a ceux qui se sont industrialisés) de devenir des acteurs de 1er plan.
    2- L’ouverture des frontières et le changement ethnique qu’elle induit.
    Pour lui le responsable est le système mondialiste tel qu’il est appliqué et il veut un reset pour en réécrire de nouvelles règles pour éviter de finir comme la GB.
    Il a sans doute comprit qu’il a deux écueils, l’un est son âge l’autre les élections qui approchent.
    Si, il ne peut pas finaliser son reset du système, il s’arrange pour que celui ou celle qui viendra après lui hérite d’une situation et soit contraint de faire son boulot et pour cela il doit diminuer de manière drastique l’influence des USA du système issu de la 2eme guerre mondiale.
    Que les USA gagnent ou perde la guerre commerciale avec la Chine, ce n’est que la partie visible de son Iceberg.
    Dans ce sens les larbins de l’ancien monde en particulier l’UE sont devenus des obstacles et les adversaires d’hier, Russie et même Chine les alliés de demain.

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  • gracques // 14.08.2018 à 09h29

    J’ai très vite arrêté de lire l’article…… un ‘prix Nobel d’eco’ (oui je sais ça n’existe pas ) qui présente le déficit de la balance commerciale comme la conséquence d’un besoin en financement des d’investissement sans le distinguer de la balance des paiements Whaou !

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    • sassy2 // 14.08.2018 à 10h58

      Il n’a JAMAIS été économiste (Soros…):

      En 2002, des parlementaires républicains américains, dont les deux futurs candidats à la présidentielle de 2008, John McCain et Ron Paul, dénoncent la politique des GSE (Governement Sponsored Enterprises) Fannie Mae et Freddie Mac, consistant à cautionner sur demande des Démocrates les crédits immobiliers aux ménages insolvables, ceci malgré le danger de défaillance du système bancaire que cela représente. Les deux organismes à caution publique mandatent Joseph Stiglitz pour répondre à ces attaques. Celui-ci publie un rapport20 qui conclut à leur quasi absence de risque de défaillance (1 sur 500 000 à 3 000 000), affirmant qu’ils disposent de suffisamment de capital21. Avec la garantie de l’État, le marché prospère provoquant la bulle immobilière des années 200022 et émet « des montants épiques de dette hypothécaire »23. Adossé aux produits dérivés, il sera directement responsable de la crise des subprimes de 200722.

      Conflit avec Kenneth Rogoff et le FMI
      À la suite de la publication de La Grande Désillusion par Joseph Stiglitz, Kenneth Rogoff, alors économiste en chef du Fonds monétaire international, publie une lettre ouverte répondant aux critiques de son ancien collègue28.

      Rogoff le décrit comme un intellectuel prisonnier de sa tour d’ivoire, incapable d’admettre ses fautes, entretenant une vision dogmatique de l’économie et malhonnête dans sa critique du FMI.

      Par exemple, il s’attaque à ses prescriptions pour relancer les économies de pays émergents endettés, soit des politiques fiscales et monétaires expansionnistes. Selon Rogoff, ces politiques produiraient un niveau tel d’inflation qu’elles viendraient brider la croissance économique, « affectant la population entière, mais surtout les plus démunis ».

      Il le compare à Arthur Laffer, expliquant que comme lui, Stiglitz s’inscrit dans une approche à l’économie qu’il qualifie de « voodoo economics », soit la croyance en des remèdes simplistes à des problèmes infiniment complexes.

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      • Gégé // 14.08.2018 à 19h25

        Merci pour cette piqûre de rappel.

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      • Alexandre Clément // 14.08.2018 à 23h06

        si vous allez chercher l’escroc Rogoff pour critiquer Stglitz on s’en sortira pas. Rogoff c’est celui là même qui s’est fait prendre la main dans le sac en bidouillant ses tests économétriques pour les faire cadrer avec la nécessité de l’austérité. Rogoff est non seulement un escroc, mais c’est un escroc inconséquent. Par exemple dans “This time is different”, il nous explique avec sa copine Carmen que de tout temps la dette publique n’a jamais été remboursé, mais ça ne l’empêche pas de dire que pour relancer la croissance il faut la rembourser et donc passer par la case austérité. Si l’article de Stiglitz est en effet assez opaque – il n’a pas de solution meilleure que Trump pour réduire le déficit commercial abyssal, on ne peut pas le critiquer avec n’importe quoi.

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      • georges glise // 15.08.2018 à 08h01

        ce que vous dites rendrait stiglitz plutôt sympathique!

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      • Jérôme // 15.08.2018 à 17h56

        J’ai lu plusieurs bouquins de Stieglitz, pas mal de ses articles et suivi pas mal de ses interviews.

        Sans être d’accord avec les idées de Rogoff, j’ai aussi souvent trouvé que Stieglitz généralisait beaucoup trop en appliquant toujours le même schéma quel que soit le pays et sa situation particulière. Autrement dit Stieglitz ne bosse pas assez et ne s’encombre pas de détails.

        Mais sur le principe macro-économique général du commerce et des équilibres/déséquilibres entre pays, il a raison : c’est le B-A-BA.

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    • Jerome // 14.08.2018 à 18h03

      Je crois qu’il faut comprendre que si un pays dépense plus (les investissements) que l’argent qu’il y a dans le pays (l’epargne) quelque soit la balance des paiements c’est donc qu’il a dû emprunter à l’ extérieur d’où la balance commerciale négative

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  • IMBERT Olivier // 14.08.2018 à 10h50

    et bien ce monsieur nous la raconte bien bonne! La macroéconomie qui l’emporte toujours est donc le fait que les USA n’épargne pas assez, et donc consomme trop, et donc dépend de l’extérieur, donc la chine en bonne partie, et les états-voisins( mexique- canada)! Donc ce monsieur qui voit que la chine elle développe l’investissement et la consommation intérieur veut car pour cette” macroéconomie” là l’épargne enveloppe l’investissement et donc l’accumulation de capital financier pour l’industrie et le service son pays prospére! Mais en fait la macroéconomie ne suffit pas, car pour investir il faut micro-économiquement et en circulation et rotation “une certaine quantité de masse” de finance dite épargne ou volant de trésorerie donc de capital financier au service de la production qui se réalise dans la consommation de luxe différentiel comme de nécessité sociale de masse, dans une société capitaliste! id est: ce monsieur fait et propose ce que trump fait mais il pense que ce monsieur ne permet pas assez à la bourgeoisie de produire par accumulation élargie. Pourquoi ? Si ce n’est parce qu’il a besoin de finance pour le militaire et lui voudrait peut-être de la finance pour du civil, et un peu moins d’exportation d’armes puisque sur ce terrain il semble qu’ils sont- les usa- pour une fois dépassés sans conteste et donc risquent de ne plus vendre, même à certains de l’otan(turquie) et même à Israël?! mais cettre fameuse macroéconomie est une politique très favorable à la bourgeoisie nationale qui donc est très cosmopolite US! et sans microéconomie et comptabilité des entreprises en accumulation -somation et donc en effet sur le macro il ne l’emporteront pas” assez” car en effet pour le moment même sous la gouvernance “rép” les states l’emportent encore mais de peu et pas en terme de majorité géopolitiques à l’ONU si ce n’est en état de fait de sa (en passe d’être ex-) domination économique militaire et éco-libertarienne-informelle se fromalisant parfois!

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  • Onche // 14.08.2018 à 12h20

    Si détruire des infrastructures est bénéfique pour l’économie, ça se saurai !
    cf: Le sophisme économique de la vitre brisée

    La croissance d’après guerre est juste une direction que prend l’économie du pays, et donc celle-ci se dirige vers le bâtiment, pour la reconstruction du pays, au détriment d’autres secteurs ( automobiles … ).
    La croissance sera donc élevé, jusqu’à ce qu’elle atteigne le niveau d’avant-guerre, l’économie du pays recommencera alors à se diversifier, au détriment du secteur du bâtiment.

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  • TC // 14.08.2018 à 12h20

    Les messages diabolisant le protectionnisme nous ferons toujours croire que les dirigeants qui en usent n’apporteront que misère à leurs administrés tandis que le libre-échange serait la panacée.
    En attendant, Trump réussit plutôt son pari puisque le pays affiche une croissance insolente de 4% au 2ème trimestre.

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    • Pinouille // 14.08.2018 à 16h41

      “une croissance insolente de 4% au 2ème trimestre”
      Croissance à pondérer de l’augmentation de la dette.
      En 2017, elle était de 20 205 millards $.
      Selon http://www.usdebtclock.org/, elle est maintenant de 21 345 milliards $.
      Soit une augmentation de 5,6% et nous ne sommes qu’au mois d’août.
      Les USA s’appauvrissent.

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      • RGT // 15.08.2018 à 00h55

        Les USA ne s’appauvrissent pas.
        Avec l’arnaque de la “monnaie de réserve” obligatoire pour TOUS les échanges internationaux ils s’en foutent, il leur suffit de faire marcher la planche à billets et d’échanger le PQ vert contre de la vraie monnaie.

        Le déficit US est payé par TOUS les autres habitants de la planète.

        Pourquoi croyez-vous que les pays membres des BRICS souhaitent procéder à des échanges commerciaux dans leurs propres devises ?

        Simplement pour ne plus se faire racketter par les USA via un dollar qui ne vaut que le prix qu’il coûte à imprimer, mais qu’on doit acheter à prix d’or.

        Le jour (béni) où le dollar ne sera plus OBLIGATOIRE pour les échanges commerciaux internationaux les USA s’effondreront car ils n’ont plus rien à proposer à leurs créanciers en échange de leurs “beaux” (question de goût) billets verts…

        Vous me répondrez que la France n’est pas loin derrière en termes de faillite.
        Avec toutes les délocalisations nous n’avons plus que les langues fourchues des “économistes”, des politiciens et des énarques à vendre mais personne n’en veut.
        Dommage, nous somme très bien achalandés sur ces articles, même en sur-stock.

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        • Pinouille // 15.08.2018 à 11h17

          “Avec l’arnaque de la “monnaie de réserve” obligatoire pour TOUS les échanges internationaux ils s’en foutent, il leur suffit de faire marcher la planche à billets et d’échanger le PQ vert contre de la vraie monnaie.”
          C’est bien évidemment vrai. Mais cela se traduit comment dans la comptabilité/budget US?

          “Les USA ne s’appauvrissent pas.”
          Merci d’étayer, chiffres à l’appui, votre affirmation.
          Je ne suis pas un professionnel de l’économie. Mais il me semble que quand la dette d’un pays grossit plus vite que son PIB (somme des richesses produites), c’est la preuve d’un appauvrissement. J’ai peut-être tort… Mais il faut argumenter.

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          • TC // 15.08.2018 à 11h59

            Certes, Pinouille, la dette est là pour nous rappeler que les USA vivent au dessus de leurs moyens, mais n’est-ce pas le lot d’une majorité de pays développés, à commencer par le nôtre ? Et comme le fait remarquer RGT à juste titre, les USA ont un avantage considérable par rapport à nous : leur monnaie.

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    • Renaud // 14.08.2018 à 18h15

      “Extraordinaire croissance” des États-Unis à 4%! Certes. Mais comment les chiffres sont-ils bidouillés? Des sources très fiables, basées, entre autres, sur la consommation d’énergie qui est un indice qui donne beaucoup d’informations matérielles économiques et sociales, disent qu’il y a, sur 320 millions de personnes aux États-unis, quelques 98 à 102 millions de personnes sans revenus fixes, soit : des chômeurs, des anciens chômeurs désinscrits car découragés, et d’autres catégories marginalisées. Donc en restant optimistes, un gros 3/4 (plutôt 2/3?) des étatsuniens, bénéficient de 4% de croissance, quid des plus ou moins 100 autres millions sur les 320 millions ??
      Il est vrai que ceux qui n’ont plus, ou pas de revenus n’ “existent” pas, ou plus, selon les normes actuelles.
      J’ai lu plus loin, après avoir posté, le message de Sarton Bernard.
      Tout à fait d’accord avec lui.

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      • TC // 15.08.2018 à 12h23

        Un pays peut avoir une croissance forte qui ne profite pas à tout le monde, nous sommes d’accord ! Le libre-échange, la financiarisation à outrance de l’économie, la baisse de la fiscalité pour les plus riches sont les principaux facteurs qui permettent la désindustrialisation et le sous-investissement des infrastructures des pays concernés, et par conséquence l’appauvrissement des ouvriers, employés et classes moyennes.
        Les USA doivent en plus, alimenter le puits sans fond de leur complexe militaro-industriel mais ils peuvent compter sur leur monnaie pour faire face, contrairement à nous.

        Pour ma part, je crois que s’attaquer à un de ces piliers de la religion du néo-libéralisme est plutôt une bonne chose. Même si tout n’est pas parfait, Trump tente de rétablir un équilibre en instaurant des barrières douanières. Il démontre ainsi que non, le libre-échange n’est pas quelque chose “tombé du ciel” contre lequel on ne pourrait rien comme on veut souvent nous le faire croire mais bien une volonté politique et qu’on peut, si on le veut, faire autrement.

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  • Ceusette // 14.08.2018 à 12h58

    “L’incompétence de l’équipe économique de Trump est sans équivalent au niveau mondial.” je crois que M. Stiglitz devrait regarder de l’autre côté de l’Atlantique! haha! Sinon, je crois que sur le fond, il n’a pas tort, dans le sens où le problème de Trump réside dans la contradiction profonde de sa politique. S’il considère, à tort ou à raison, la RPC comme l’adversaire principal à juguler, il ne peut pas s’en prendre à ses plus proches alliés, notamment ses voisins. De la même façon, la meilleure façon de limiter l’immigration mexicaine serait de stipuler le développement du Mexique, et non pas le contraire (même si j’estime que “l’hispanisation” de certains États américains n’est qu’un juste retour des choses). Cela étant, sa personnalité imprévisible et pas toujours rationnelle a pour corolaire une certaine souplesse et rend difficile toute riposte. En outre, les États-uniens bénéficient d’une telle hégémonie, culturelle, économique, militaire, etc. qu’un président comme Trump peut s’autoriser une telle politique, la différence avec Obama, c’est seulement que le masque est tombé.

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  • pinaute // 14.08.2018 à 13h33

    Gardons à l’esprit le travail en arrière plan de plusieurs pays pour se débarrasser du dollar américain comme monnaie de singe internatonal. Ça va finir par laisser des marques profondes dans l’économique mondial.

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  • Pinouille // 14.08.2018 à 15h04

    Au delà de l’avis que chacun peut se forger sur J Stiglitz (après tout, libre à certains de considérer qu’un “prix nobel” d’économie n’y connait rien dans ce domaine), il me semble utile de s’intéresser à ce que l’histoire a à dire sur des expériences protectionnistes: y-a-t-il moyen de déterminer dans quels cas certaines mesures protectionnistes peuvent contribuer à la relance d’une économie, au delà de toute considération idéologique?
    On peut se poser ce même genre de question pour d’autres sujets tels que l’inflation, la dévaluation, le défaut sur la dette, etc…

    Sur le même thème économique, il serait judicieux de publier quelques articles qui parlent dans le détail de ce qui se passe actuellement en Turquie. Certains pensent que si la Turquie faisait défaut sur sa dette, cela serait susceptible de déclencher la prochaine crise économique mondiale…

    Enfin, une question à laquelle je n’ai jamais réussi à trouver une réponse satisfaisante: pourquoi l’idéologie a-t-elle une place aussi importante dans le domaine économique?

    Ces sujets étant à mes yeux importants, ils mériteraient chacun un traitement spécifique sur ce blog.

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    • gracques // 14.08.2018 à 19h21

      En ce qui concerne l’économie et l’idéologie …… l’économie touchant directement le mode de vie des humains et leur organisation sociale , il me paraît évident que l’on ne peut pas la séparer de la politique et donc de l’idéologie …. mais comme dans d’autres sciences sociales , des méthodes et un cadre peuvent être conçus pour que le débat avance….. mais sans’oublier qu’il sera tj ‘pollue’ par les intérêts en jeu.

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    • tchoo // 15.08.2018 à 11h11

      Peut être parce que c’est au mieux une science molle où il n’ y a pas vérité mais de multiples facteurs sur lequel influer qui multiplie les possibilités les évolutions. L’économie est au service de la politique (au sens noble) faire le contraire est au mieux une imbécilité

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  • cording // 14.08.2018 à 15h51

    Il oublie la politique fiscale de Trump qui encourage la relocalisation des entreprises aux USA.

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  • georges glise // 14.08.2018 à 16h10

    la relance de l’économie se fait d’abord par la relance de la consommation (stimulation de la demande! il me semblait en effet que stiglitz “tait keynésien. il me semble être aujourd’hui plut*ot prêt à privilégier l’épargne et non la consommation. serait-il proche des austéritaires européens qui règnent ç bruxelles comme à berlin et à paris!

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    • Pinouille // 14.08.2018 à 16h18

      “il me semblait en effet que stiglitz “tait keynésien”
      Il est moins aisé d’être keynésien avec 18 000 milliards de dette et en sachant qu’une bonne partie de la consommation US enrichit la Chine.

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      • Pinouille // 14.08.2018 à 16h44

        … Pardon: 21 000 milliards de dette

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  • SARTON Bernard // 14.08.2018 à 16h11

    Le peuple américain n’est pas très politique car il y a seulement 45% des gens qui votent . Economiquement ce peuple est nul malgré quelques économistes de valeur . Le dollar que la planche à billets produit sans aucun discernement ne correspond pas aux valeurs créées par le peuple américain(la dette américaine est pharamineuse ). Le complexe militaro-industriel ventripotent gave des centaines de généraux et quelques 500000 soldats qui ne foutent rien tout au long de l’année , cela coûte au peuple américain avec un système de santé obsolète , des ponts et des routes non entretenus et plus de 100 millions de citoyens américains qui ne travaillent pas sur 350 millions d’habitants ; les chinois eux travaillent jour et nuit 7 jours sur 7 d’où le rattrapage en cours qui fait peur à l’Amérique de Trump . La misère s’accroit aux Etats-Unis , la misère régresse en Chine . La guerre commerciale oblige chaque pays à se protéger d’une manière ou d’une autre (exemple Cuba révolutionnaire qui subit un embargo depuis 1959) .Stiglitz a raison sur le fait que cette guerre commerciale coûtera très cher aux Etats-Unis tant sur le plan économique que sur le plan politique et stratégique . Cela amènera le peuple Américain à se poser des questions sur son système politique et son capitalisme arrogant passé de mode . En tous cas cela n’empêche pas la planète de tourner avec plus de 7 milliards d’individus et bientôt 10 milliards , le poids de tous ces humains va peut-être corriger sa trajectoire céleste et nous perdre dans l’infini ?????

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    • georges glise // 15.08.2018 à 08h18

      il me semble qu’on prévoit 12 milliards d’humains pour la fin du siécle, c’est beaucoup trop par rapport aux ressources de la planète. le probléme démographique pourrait bien être résolu par les armes de destruction massive!

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  • lupo // 14.08.2018 à 17h31

    Les USA étaient avancés, dans un monde ou il était convenable de se servir des autres (et même d’un continent) pour assouvir ses besoins …

    Aujourd’hui ils sont làchés, dans un monde qui doit maintenant se poser des questions de base pour sa propre survie …

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  • Christian gedeon // 14.08.2018 à 18h07

    Elle risque de la perdre…mais elle risque aussi de la gagner,ptet ben qu’oui,ptet ben qu’non…mdr. Mais je suis toujours stupéfait de lire des économistes «  brillants » continuer à parler du « déficit budgétaire » des us…le déficit est en dollars,et c’est qui qui tient la planche à billets? Mmmm? Quant aux rêveurs qui voien,t une monnaie de remplacement a l’horizon,les mésaventures d’Iznogoud Erdogan devraient leur donner à reflechir’et Deux fois plutôt qu’une.

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  • Spartel // 14.08.2018 à 23h43

    Le pire : tout ce qui vient des USA embrouille Le Monde loin de l’éclairer. Le texte de Stiglitz patauge, comme une fin de partie de l’intelligence US, comme s’il n’arrivait plus à déchiffrer ce qui arrive, comme s’il perdait pied, comme un burn out généralisé. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve mes Amis nord-américains très maussades, grincheux, et à vrai dire totalement perdus après Bush, Obama. Avec Trump, c’est la dépression totale qui t’oblige à offrir une deuxième tournée de Jack Daniels. Pourtant, j’évite de leur parler économie ou stratégie pour faire des parties d’échecs reposantes. L’automne sera dure et l’été indien rouge-sang.

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  • Spartel // 14.08.2018 à 23h45

    Le pire : tout ce qui vient des USA embrouille Le Monde loin de l’éclairer. Le texte de Stiglitz patauge, comme une fin de partie de l’intelligence US, comme s’il n’arrivait plus à déchiffrer ce qui arrive, comme s’il perdait pied, comme un burn out généralisé. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve mes Amis nord-américains très maussades, grincheux, et à vrai dire totalement perdus après Bush, Obama. Avec Trump, c’est la dépression totale qui t’oblige à offrir une deuxième tournée de Jack Daniels. Pourtant, j’évite de leur parler économie ou stratégie pour faire des parties d’échecs reposantes. L’automne sera dure, et l’été indien rouge-sang.

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  • vert-de-taire // 15.08.2018 à 12h45

    C’est l’impasse de l’évolution du capitalisme qui est effarante.
    Personne n’a plus de solution intrinsèque …

    La manière de résoudre le besoin capitaliste vital d’augmenter (ou seulement maintenir) la rente est la dette (sous toutes ses formes : dévastation, monétisation de tout, fausse monnaie, ..).
    Autant en Chine qu’aux USA/UE (bien que les contextes soient différents).
    Cette dette croissante exponentiellement est une fuite en avant non maîtrisée et surtout non maîtrisable.
    De fait, cette dette financière et environnementale n’a pas de résolution financière sinon la banqueroute et/ou catastrophe (guerres), la première n’excluant pas les autres.

    On peut peut tourner le problème dans tous les sens, il n’existe pas de solution autre que beaucoup de casse, volontairement ou non.

    L’agitation du basculement de la civilisation que nous vivons ne doit pas nous cacher la dure réalité des faits. À force de se rassurer avec des limites encore repoussées, chacun espère trouver des solutions.
    Détruire les grands et lents (dés)équilibres de la biosphère par surpopulation humaine et ses effets, fonder l’activité humaine sur la l’opportunisme (imbécile) de la rente capitaliste et donc asseoir nos sociétés sur une économie prédatrice a des effets délétères qui ne peuvent que provoquer un effondrement planétaire, lequel a commencé.

    Les solutions économistes (au sens capitalistes) sont ridicules ;
    Malgré les prises de consciences de presque tous, nous constatons que depuis au moins 20 ans il ne se passe RIEN sinon aggravation de toutes les tendances.

    L’agitation des politiques et des ultra-riches n’a rien changé :
    les dettes financières augmentent empêchant d’agir,
    les dettes environnementales explosent augmentant l’effet de serre et réduisant les chances de solutions court terme en dévastant la biodiversité.

    Il vient à l’esprit une seule conclusion valide : le capitalisme mondialisé et dominateur (dictateur) est incapable de résoudre les problèmes qu’il produit.

    donc …

    Mais existe-t-il un après ?

     5

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  • Geneviève B 30 // 15.08.2018 à 15h23

    Sur la guerre qui provoquerait un essor économique. Pas la peine de faire des morts, on peut s’amuser à tout détruire pour reconstruire sans faire la guerre ou mieux il y a toujours aujourd’hui un besoin énorme dans tous les pays (hôpitaux, écoles etc…) même développés. Alors? Où est le problème?
    En fait la guerre permet de faire “gober” aux citoyens le fait de dépenser de l’argent public, donc des impôts ou de la dette pour fabriquer des armes et de reconstruire après la dévastation c’est à dire de faire du keynésianisme sans le dire.
    Tout cela n’est qu’une question de choix de société et de classe sociale à favoriser (Marx n’est pas mort).

     4

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