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8.septembre.20188.9.2018 // Les Crises

Concernant l’Amérique, Malcom X avait raison, par Chris Hedges

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Source : Truthdig, Chris Hedges, 02-02-2015

Malcolm X environ deux semaines avant d’être assassiné en 1965. AP/Victor Boynton

NEW YORK – Malcolm X, contrairement à Martin Luther King Jr. ne croyait pas que l’Amérique avait une conscience. Pour lui, il n’y avait pas de grand malaise entre les nobles idéaux de la nation – qu’il disait être une imposture – et l’incapacité à rendre justice aux Noirs. Peut-être mieux que King, il comprenait les rouages internes de l’empire. Il n’avait aucun espoir que ceux qui dirigeaient l’empire entreraient un jour en contact avec le meilleur d’eux-mêmes afin de construire un pays libéré de l’exploitation et de l’injustice. Il a soutenu qu’à partir de l’arrivée du premier navire négrier jusqu’à l’apparition de notre vaste archipel de prisons et de nos colonies urbaines internes sordides, où les pauvres sont emprisonnés et maltraités, l’empire américain était implacablement hostile à ceux que Frantz Fanon a appelés « les damnés de la terre ». Malcolm savait que cela ne changerait pas tant que l’empire ne serait pas détruit.

« Il est impossible pour le capitalisme de survivre, principalement parce que le système du capitalisme a besoin de sang à sucer », a dit Malcolm. « Le capitalisme était comme un aigle, mais maintenant il est plutôt comme un vautour. Avant, il était assez fort pour aller sucer le sang de n’importe qui, qu’il soit fort ou non. Mais maintenant il est devenu plus lâche, comme le vautour, et il ne peut que sucer le sang des sans défense. Au fur et à mesure que les nations du monde se libèrent, le capitalisme a moins de victimes à sa merci, moins à sucer, et il devient de plus en plus faible. Ce n’est qu’une question de temps, à mon avis, avant qu’il ne s’effondre complètement. »

King a pu remporter une victoire juridique grâce au mouvement des droits civiques, représenté dans le nouveau film Selma. Mais il n’a pas réussi à instaurer la justice économique et à contrecarrer l’appétit rapace de la machine de guerre dont il savait pertinemment qu’elle était responsable des abus de l’empire à l’égard des opprimés dans le pays et à l’étranger. Et 50 ans après l’assassinat de Malcolm X dans la salle de bal Audubon à Harlem par des tueurs à gages de Nation of Islam [organisation politico-religieuse américaine, à l’origine de la plupart des organisations musulmanes actuelles de la communauté afro-américaine, NdT], il est clair que c’était lui qui avait raison, et non pas King. Nous sommes la nation que Malcolm connaissait pour ce qu’elle était. Les êtres humains peuvent être rachetés. Les empires ne le peuvent pas. Notre refus de faire face à la vérité sur l’empire, notre refus de nous dresser contre les multiples crimes et atrocités de l’empire, a entraîné le cauchemar prédit par Malcolm. Et comme l’ère numérique et notre société post-alphabétisée implantent une terrifiante amnésie historique, ces crimes sont effacés aussi rapidement qu’ils sont commis.

« Parfois, j’ai osé rêver… qu’un jour, l’histoire pourrait même dire que ma voix – qui a perturbé la suffisance de l’homme blanc, son arrogance et son autosatisfaction – que ma voix a aidé à sauver l’Amérique d’une catastrophe grave, voire fatale », a écrit Malcolm.

L’intégration des élites de couleur, y compris Barack Obama, aux échelons supérieurs des structures institutionnelles et politiques n’a rien fait pour atténuer la nature prédatrice de l’empire. La politique de l’identité et du genre – on est sur le point de nous vendre une femme présidente sous la forme d’Hillary Clinton – ont favorisé, comme Malcolm l’a compris, la fraude et le vol par Wall Street, l’éviscération de nos libertés civiles, la misère d’une classe inférieure dans laquelle la moitié des enfants de toutes les écoles publiques vivent dans la pauvreté, l’expansion de nos guerres impériales et l’exploitation acharnée et peut-être fatale de l’écosystème. Et tant que nous ne tiendrons pas compte de Malcolm X, tant que nous ne nous attaquerons pas à la vérité sur l’autodestruction qui se trouve au cœur de l’empire, les victimes, dans le pays et à l’étranger, seront de plus en plus nombreuses. Malcolm, comme James Baldwin, a compris que ce n’est qu’en faisant face à la vérité sur ce que nous sommes en tant que membres d’une puissance impériale, que les gens de couleur, avec les Blancs, peuvent être libérés. Cette vérité est amère et douloureuse. Elle exige la reconnaissance de notre aptitude au mal, à l’injustice et à l’exploitation, et elle exige la repentance. Mais nous nous accrochons comme des enfants étourdis aux mensonges que nous nous racontons sur nous-mêmes. Nous refusons de grandir. Et à cause de ces mensonges, perpétrés à travers le spectre culturel et politique, la libération n’a pas eu lieu. L’Empire nous dévore tous.

« Nous sommes contre le mal, contre l’oppression, contre le lynchage », a dit Malcolm. « Vous ne pouvez pas être contre ces choses à moins d’être aussi contre l’oppresseur et contre le lyncheur. Vous ne pouvez pas être anti-esclavagiste et pro-maître d’esclave ; vous ne pouvez pas être anti-crime et pro-criminel. En fait, M. Muhammad enseigne que si la génération actuelle des Blancs étudiait leur propre race à la lumière de la vraie histoire, ils seraient eux-mêmes anti-blancs ».

Malcolm a dit un jour que s’il avait été un Noir de la classe moyenne encouragé à faire des études de droit, plutôt qu’un enfant pauvre dans une maison de détention qui a abandonné l’école à 15 ans, « je serais probablement aujourd’hui parmi l’élite bourgeoise noire de quelque ville, sirotant des cocktails et me faisant passer pour le porte-parole d’une communauté et leader des masses noires dans la souffrance, alors que mon principal souci serait de ramasser quelques miettes supplémentaires dans les réceptions des blancs hypocrites auprès de qui ils “quémandent de s’intégrer” ». La famille de Malcolm, pauvre et en difficulté, a été brutalement déchirée par les organismes d’État selon un modèle qui demeure inchangé. Les tribunaux, les écoles inférieures aux normes, les appartements remplis de cafards, la peur, l’humiliation, le désespoir, la pauvreté, les banquiers avides, les employeurs abusifs, la police, les prisons et les agents de probation ont fait leur travail comme ils le font aujourd’hui. Malcolm voyait l’intégration raciale comme un jeu politiquement stérile, joué par une classe moyenne noire soucieuse de vendre son âme comme auxiliaire de l’empire et du capitalisme. « L’homme qui jette des vers dans la rivière », dit Malcolm, « n’est pas nécessairement un ami des poissons. Tous les poissons qui le prennent pour un ami, qui pensent que le ver n’a pas d’hameçon, finissent généralement dans la poêle à frire ». Il s’est référé aux batailles apocalyptiques dans le livre de l’Apocalypse où les persécutés se révoltent contre les méchants.

« Martin [Luther King Jr.] n’a pas le feu révolutionnaire que Malcolm a eu jusqu’à la toute fin de sa vie », dit Cornel West dans son livre coécrit avec Christa Buschendorf, Black Prophetic Fire [Le feu prophétique noir, NdT]. « Et par feu révolutionnaire, je veux dire comprendre le système dans lequel nous vivons, le système capitaliste, les tentacules impériaux, l’empire américain, le mépris de la vie, la volonté de violer le droit, qu’il s’agisse du droit international ou du droit intérieur. Malcolm l’a compris très tôt, et ceci a frappé Martin si fort qu’il est devenu un révolutionnaire à sa propre manière morale plus tard dans sa courte vie, alors que Malcolm a eu le feu révolutionnaire très tôt dans sa vie ».

Il y a trois grands livres sur Malcolm X : The Autobiography of Malcolm X : As told to Alex Haley [traduit sous le titre « l’autobiographie de Malcom X », NdT], The Death and Life of Malcolm X [Vie et mort de Malcolm X, NdT], de Peter Goldman, et Martin & Malcolm & America : A Dream or a Nightmare [Martin et Malcolm et l’Amérique: rêve ou cauchemar, NdT] par James H. Cone.

Vendredi, j’ai rencontré Goldman – qui, en tant que journaliste pour un journal de Saint-Louis et plus tard pour Newsweek, connaissait et couvrait Malcolm – dans un café de New York. Goldman faisait partie d’un petit cercle de reporters blancs que Malcolm respectait, y compris Charles Silberman de Fortune et M.S. « Mike » Handler du New York Times, dont Malcolm a dit un jour qu’il n’avait « aucun des préjugés ou des sentiments habituels à l’égard des Noirs ».

Goldman et son épouse, Helen Dudar, qui était également reporter, ont rencontré Malcolm pour la première fois en 1962 au Shabazz Frosti Kreem, une cantine musulmane noire dans le ghetto nord de Saint-Louis. Lors de cette réunion, Malcolm a versé de la crème dans son café. « Le café est la seule chose que j’aimais mélangée », commenta-t-il. Il a continué : « Le Noir moyen ne laisse même pas un autre Noir savoir ce qu’il pense, il se méfie tellement. C’est un acrobate. Il devait l’être pour survivre dans cette civilisation. Mais en tant que musulman, je suis d’abord noir – mes sympathies sont noires, mon allégeance est noire, tous mes objectifs sont noirs. En tant que musulman, cela ne m’intéresse pas d’être américain, parce que l’Amérique ne s’est jamais intéressée à moi. »

Il l’a dit à Goldman et Dudar : « Nous n’avons pas de haine. L’homme blanc a un complexe de culpabilité – il sait qu’il a mal agi. Il sait que s’il avait subi de notre part ce que nous avons subi de la sienne, il nous détesterait ». Quand Goldman a dit à Malcolm qu’il croyait en une société unique dans laquelle la race n’avait pas d’importance, Malcolm a dit sèchement: « Vous fantasmez. Vous devez tenir compte des faits. »

Goldman se souvient : « Il était le messager qui nous apportait les mauvaises nouvelles, et personne ne voulait l’entendre ». Malgré les « mauvaises nouvelles » de cette première rencontre, Goldman a continué à avoir plusieurs autres entrevues avec lui, entrevues qui ont souvent duré deux ou trois heures. L’écrivain attribue maintenant à Malcolm le mérite de sa « rééducation ».

Goldman a été frappé dès le début par la courtoisie sans faille de Malcolm, son sourire éblouissant, sa probité morale, son courage et, étonnamment, sa douceur. Goldman mentionne le jour où le psychologue et écrivain Kenneth B. Clark et son épouse ont escorté un groupe d’élèves du secondaire, la plupart blancs, pour rencontrer Malcolm. Quand ils sont arrivés ils l’ont trouvé entouré de journalistes. Mme Clark, estimant que la rencontre avec les journalistes était probablement plus importante, a dit à Malcolm que les adolescents attendraient. « L’important, ce sont ces enfants », a dit Malcolm aux Clark en demandant aux élèves de s’approcher. « Il ne faisait pas de différence entre les enfants blancs et les enfants en général », comme le dit Kenneth Clark dans le livre de Goldman.

James Baldwin a aussi écrit sur la profonde sensibilité de Malcolm. Lui et Malcolm participaient à une émission de radio en 1961 avec un jeune militant des droits civiques qui revenait tout juste du Sud. Baldwin s’est souvenu de Malcolm demandant au jeune homme : « Si tu es un citoyen américain, pourquoi dois-tu te battre pour tes droits en tant que citoyen ? Être citoyen signifie que tu as les droits d’un citoyen. Si tu n’as pas les droits d’un citoyen, alors tu n’es pas un citoyen ». « Ce n’est pas aussi simple que ça », a répondu le jeune homme. « Et pourquoi non ? » a demandé Malcolm.

Baldwin a écrit que pendant l’échange : « Malcolm comprenait ce jeune et lui parlait comme s’il parlait à un jeune frère, et avec la même attention vigilante. Ce qui m’a le plus frappé, c’est qu’il n’essayait pas du tout de faire du prosélytisme auprès du jeune homme : il essayait de le faire réfléchir. … Je n’oublierai jamais Malcolm et ce jeune qui se faisaient face, et l’extraordinaire douceur de Malcolm. Et c’est la vérité sur Malcolm : c’était l’une des personnes les plus gentilles que j’aie jamais rencontrées », a dit Goldman. « Ce qu’il voulait dire par là, c’est que si tu me frappais, je te frapperais en retour. Mais pendant la période où je l’ai connu j’en suis venu à croire que cela signifiait aussi que si tu me respectes, je te respecterai à mon tour ».

Cone développe ce point dans Martin & Malcolm & America :

« Malcolm X est le meilleur remède contre le génocide. Il nous a montré par l’exemple et la prédication prophétique qu’il n’est pas nécessaire de rester dans la boue. Nous pouvons nous réveiller ; nous pouvons nous lever ; et nous pouvons entreprendre cette longue marche vers la liberté. La liberté c’est d’abord et avant tout une reconnaissance intérieure du respect de soi, une connaissance qu’on n’a pas été mis sur cette terre pour n’être personne. L’usage de drogues et le fait de s’entre-tuer sont les pires formes de négation de la personne. Nos ancêtres se sont battus contre vents et marées (esclavage, lynchage et ségrégation), mais ils ne se sont pas autodétruits. Certains sont morts au combat, et d’autres, inspirés par leur exemple, ont continué à se diriger vers la terre promise de la liberté, en chantant “nous ne laisserons personne nous faire faire demi-tour”. Les Afro-Américains peuvent faire de même aujourd’hui. Nous pouvons nous battre pour notre dignité et notre respect de soi. Être fier d’être noir ne signifie pas être contre les blancs, à moins que les blancs ne soient contre le respect de l’humanité des noirs. Malcolm n’était pas contre les Blancs ; il était pour les Noirs et contre leur exploitation. »

Goldman a déploré la perte de voix comme celle de Malcolm, des voix imprégnées d’une compréhension de nos vérités historiques et culturelles et dotées du courage de dire ces vérités en public.

« Nous ne lisons plus », a dit Goldman. « Nous n’apprenons plus. L’histoire est en train de disparaître. Les gens parlent de vivre l’instant présent comme s’il s’agissait d’une vertu. C’est un horrible vice. Entre la twittosphère et le cycle de nouvelles de 24 heures du câble, notre histoire ne cesse de disparaître. L’histoire est quelque chose d’ennuyeux que vous avez dû supporter au lycée et vous en êtes débarrassé. Ensuite, vous allez à l’université et étudiez la finance, la comptabilité, la gestion des affaires ou l’informatique. Il reste fichtrement peu de diplômés en littérature et sciences humaines. Et cela a effacé notre histoire. Le personnage le plus éminent dans les années 60 était, bien sûr, King. Mais ce que l’immense majorité des Américains savent de King, c’est [seulement] qu’il a prononcé un discours dans lequel il a dit “J’ai fait un rêve” et que son nom est attaché à un jour de congé ».

Malcolm, comme King, comprenait le coût d’être prophète. Les deux hommes ont dû faire face quotidiennement à ce coût.

Malcolm, comme l’écrit Goldman, a rencontré le journaliste Claude Lewis peu de temps avant son assassinat le 21 février 1965. Il avait déjà fait l’expérience de plusieurs tentatives d’assassinat.

« C’est une ère d’hypocrisie », a-t-il dit à Lewis. « Quand les Blancs prétendent qu’ils veulent que les Noirs soient libres, et que les Noirs affirment aux Blancs qu’ils croient vraiment que les Blancs veulent qu’ils soient libres, c’est une ère d’hypocrisie, mon frère. Tu me trompes et je te trompe. Tu prétends que tu es mon frère, et je prétends que je crois vraiment que tu crois que tu es mon frère. »

Il a dit à Lewis qu’il n’atteindrait jamais la vieillesse. « Si vous lisez, vous verrez que très peu de gens qui pensent comme moi vivent assez longtemps pour vieillir. Quand je dis par tous les moyens nécessaires, je le pense de tout mon cœur, mon esprit et mon âme. Un homme noir devrait donner sa vie pour être libre, et il devrait aussi être capable, être prêt à prendre la vie de ceux qui veulent prendre la sienne. Quand on pense vraiment comme ça, on ne vit pas longtemps. »

Lewis lui a demandé comment il voulait que l’on se souvienne de lui. « Sincère », a dit Malcolm. « Dans tout ce que j’ai fait ou fais. Même si j’ai fait des erreurs, elles ont été faites avec sincérité. Si j’ai tort, j’ai tort avec sincérité. Je pense que la meilleure chose qu’une personne puisse être c’est sincère. »

« Le prix de la liberté », disait Malcolm peu avant d’être tué, « c’est la mort ».

Source : Truthdig, Chris Hedges, 02-02-2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

RGT // 08.09.2018 à 10h07

N’oublions pas que Malcom X était membre de la communauté la plus pauvre et la plus discriminée des USA.

À l’époque, encore plus que maintenant, les noirs étaient considérés comme la 50ème sous-espèce après les cochons et le fait de tuer un noir était du même niveau de gravité que d’écraser un cloporte.

Ça n’a d’ailleurs pas beaucoup changé depuis, particulièrement dans certains états.
C’est bien le système qui impose aux citoyens de considérer ces faits comme “normaux”. L’argument d’autorité est toujours très puissant et ce sont bien ceux qui détiennent le pouvoir qui déterminent ce que doit penser la populace.

Actuellement le bouc émissaire est la “russosphère”, mais à l’époque c’était la “négrosphère” qui était très pratique pour faire diversion et inciter le peuple à regarder ailleurs au lieu d’observer les “turpitudes” (je suis gentil) des “élites” dirigeantes.

Tous ceux qui ne font pas partie des “élites” sont bel et bien dans la même galère et tant qu’ils ne prendront pas réellement leur destin en main ils continueront à se faire essorer par un “système” qui ne fait que garantir la reproduction des “élites” pour leur propre profit.

Système qui garantit d’ailleurs l’impunité totale des “représentants” contre toute poursuite de ceux qu’ils trahissent sans état d’âme. Ils auraient tort de se gêner. À vaincre sans péril on triomphe sans gloire, mais au moins on ne prend aucun risque.

34 réactions et commentaires

  • bobforrester // 08.09.2018 à 07h54

    ce sont les communistes “noir” américains” qui avaient raison et non le raciste “X”

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    • Duracuir // 08.09.2018 à 08h46

      traduction svp.

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    • Geof’ // 08.09.2018 à 12h10

      raciste ou racialiste ?

      plus on dispose de mots, plus le degré de nuance augmente – un raciste définit le mal/le bien en fonction de la race, un racialiste préfère sa race et la valorise (jusqu’à la mauvaise foi, comme les anglais par ex).

      Monsieur Malcolm a malheureusement initié le gauchisme en racialisant la lutte des classes : blanc-riche versus noir-pauvre, alors que le capitalisme n’est ni raciste ni anti-raciste, il est cupide…; bien sûr la classe moyenne blanche était et est encore hypocrite : elle s’accuse aujourd’hui d’être “trop raciste” pour cacher l’essentiel, que ses motivations visent surtout à maintenir son train de vie (d’où l’accueil des migrants, sorte de catharsis de fausse rédemption).

      Geof’, neo-communiste et grand admirateur de Monsieur Malcolm

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      • Patrick // 08.09.2018 à 13h51

        un raciste est un blanc , un racialiste est un raciste noir.
        mais comme la race n’existe pas , ces gars là ne peuvent pas exister.
        ou alors ils existent et donc la race existe.

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      • Bahut // 09.09.2018 à 09h03

        Hahaha sujet typiquement casse-gueule pour ceux (non racisés – j’ai peu de chances de me tromper sur ce point) qui revendiquent (terme non polémique) une approche marxienne des rapports de classe.
        Je me permets donc de recoller une citation de l’article: « Vous fantasmez. Vous devez tenir compte des faits. »
        Amicalement

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        • Patrick // 09.09.2018 à 09h55

          Approche marxienne ( martienne ? marxiste ? ) des rapports de classe.
          Appliquée à tous les critères ( race, sexe, … ) ça s’appelle le marxisme culturel , on transpose les élucubrations de Marx à l’ensemble de la société divisée en communautés et on instaure la lutte de toutes les communautés les une contre les autres.
          On peut même découper la société en micro-communautés ( ex : les femmes noires lesbiennes handicapées exploitées par tout le monde ) , ça permet de mieux manipuler et contrôler les citoyens.
          Le marxisme culturel est un élément essentiel de la guerre de 4ème génération de l’état contre les citoyens.

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          • Bahut // 09.09.2018 à 10h23

            D’autres le formulent mieux que je ne saurais le faire donc je vais citer:
            “Etre “marxiste”, c’est adhérer aux conceptions fondamentales de Marx et d’Engels, notamment celle qui vise à définir un projet politique d’abolition du capitalisme en rapport avec la lutte révolutionnaire de la classe ouvrière. Tandis que “marxien” décrit une approche économique, philosophique et politique inspirée par Marx mais non militante.”
            (https://www.alternatives-economiques.fr/precision-marxiste-marxien/00083721)

            De rien.

            En tout cas “merci” de m’avoir fait découvrir le concept de “Marxisme culturel”, qui l’utilise et dans quel contexte. C’est édifiant.
            Donc si on suit votre raisonnement, “les communautés” sont en lutte parce que “l’état” tire les ficelles afin de diviser la population et la détourner de son véritable adversaire ? Si on prend l’exemple des homosexuels, ça fait un bon moment que partout ils sont persécutés non ? Je crois même que la bible en parle. C’était la “quatrième génération” déjà ?

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            • Patrick // 09.09.2018 à 12h29

              La lutte des communautés entre elles est très pratique pour l’état, il est peut-être exagéré de dire que l’état l’organise , quoique … quand on voit ce que font nos chers gouvernants on peut se poser la question.

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            • Patrick // 09.09.2018 à 12h33

              le concept de marxisme culturel a été développé par William Lind qui avait bossé pour le pentagone sur le sujet des guerres hybrides et plus généralement des guerres de 4ème génération.
              J’ai l’impression que de sa part , la notion de marxisme culturel est pus un constat sur l’état des USA qu’une stratégie développée au départ dans le cadre des G4G. Même si l’idée a été évidemment reprise pour aller mettre le b..l chez l’adversaire.

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          • Geof’ // 09.09.2018 à 13h59

            @Pat’…

            le marxisme culturel, c’est la formulation utilisée par les national-libéraux pour stigmatiser le marxisme, en lui attribuant la paternité du gauchisme, doctrine mai 68-tarde petit-bourgeoise. Un amalgame pratique qui permet de mobiliser contre la solidarité et les valeurs de réciprocité et de justice, les gens aux mœurs tradi’…

            d’ailleurs, le gauchisme est objectivement au service de la mondialisation : le multiculturalisme est essentiel au-dit projet, la destruction des nations passant par la destruction des identités culturelles…

            tout le monde a compris, Pat’, que tu es un anar’ de droite, disciple du minarchisme – quand est-ce qu’on en débat ?

            Geof’, invincible idéologue

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            • Patrick // 09.09.2018 à 14h41

              Il n’est pas nécessaire d’utiliser le “marxisme culturel” pour stigmatiser le marxisme tout court.
              Les “moeurs tradi” intègrent tout naturellement la solidarité , une vraie solidarité au niveau de la famille , du clan, du village , donc une solidarité solide. Contrairement à la solidarité obligatoire gérée par l’état en fonction de ses clientèle électorale.
              En ce qui concerne le multi-culturalisme au service de la mondialisation, je suis tout à fait d’accord avec vous.
              Quant à me considérer comme anar de droite ou minarchisme … non , simplement libéral ( canal historique ).

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            • Geof’ // 11.09.2018 à 15h59

              @Pat’
              justement, je viens de finir JC Michéa, L’empire du moindre mal, où il est rappelé que Tonton Marx avait écrit dans le manifeste que…..roulement de tambour….c’est le libéralisme qui détruit les familles patriarcales.

              donc, l’expression “marxisme culturel” est bel et bien une formulation stigmatisante et surtout malhonnête (l’hôpital qui se moque de la charité).

              avec la modernité, les sociétés tradi’ sont mortes, des gens font encore de la résistance ; être de droite quand on a des valeurs humanistes, c’est être masochiste…

              minarchiste ou libéral, tu n’es pas de taille idéologiquement parlant (Einstein est de mon côté !!!)

              Geof’, neo-communiste belge

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  • Kilsan Aïtous // 08.09.2018 à 09h36

    “En fait, M. Muhammad enseigne que si la génération actuelle des Blancs étudiait leur propre race à la lumière de la vraie histoire, ils seraient eux-mêmes anti-blancs ».

    Ce serait donc génétique ?

    Malcom X regarde les Blancs comme irrémédiablement exploiteurs dès qu’ils ont quitté l’enfance (jusqu’à quel âge les enfants ont-ils grâce à ses yeux ?). C’est une “humanité” à part, entièrement dans la domination de ceux qui ne seraient pas Blancs ? Il n’y a pas et n’y jamais eu de Blancs exploités par des Blancs ? Ni de Noirs exploités par des Noirs ? ni de Blancs exploités par des Noirs ? Les civilisations des Blancs sont génocidaires, esclavagistes et capitalistes, jamais celles des non-Blancs ? D’où viennent les germes de cette civilisation du capitalisme et de cette volonté de puissance et de domination ? des gènes marqueurs de la couleur de peau ?

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    • Fritz // 08.09.2018 à 09h54

      Vous avez raison, cette obsession raciale devient pénible.
      Ou comment voir le monde en noir et blanc… Et les Asiatiques ?
      Et les Amérindiens (d’origine asiatique, semble-t-il) ?
      Et les premiers Australiens ? Les Maoris ? Les Polynésiens ?

      Cette manie de couper le monde en deux (Blanc “civilisé” ou “raciste”, Noir “sauvage” ou “opprimé”, selon les versions) remonte peut-être aux Anglo-Saxons, qui parlaient des « Noirs Bretons » comme s’ils étaient les seuls “Blancs” [Livre d’Exeter, énigme 24 : le cuir] :

      gif me feorh losað fæste binde
      swearte wealas, hwilum sellan men

      (Si la vie me quitte, je lie solidement
      les Noirs Bretons, parfois de meilleurs hommes)

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    • RGT // 08.09.2018 à 10h07

      N’oublions pas que Malcom X était membre de la communauté la plus pauvre et la plus discriminée des USA.

      À l’époque, encore plus que maintenant, les noirs étaient considérés comme la 50ème sous-espèce après les cochons et le fait de tuer un noir était du même niveau de gravité que d’écraser un cloporte.

      Ça n’a d’ailleurs pas beaucoup changé depuis, particulièrement dans certains états.
      C’est bien le système qui impose aux citoyens de considérer ces faits comme “normaux”. L’argument d’autorité est toujours très puissant et ce sont bien ceux qui détiennent le pouvoir qui déterminent ce que doit penser la populace.

      Actuellement le bouc émissaire est la “russosphère”, mais à l’époque c’était la “négrosphère” qui était très pratique pour faire diversion et inciter le peuple à regarder ailleurs au lieu d’observer les “turpitudes” (je suis gentil) des “élites” dirigeantes.

      Tous ceux qui ne font pas partie des “élites” sont bel et bien dans la même galère et tant qu’ils ne prendront pas réellement leur destin en main ils continueront à se faire essorer par un “système” qui ne fait que garantir la reproduction des “élites” pour leur propre profit.

      Système qui garantit d’ailleurs l’impunité totale des “représentants” contre toute poursuite de ceux qu’ils trahissent sans état d’âme. Ils auraient tort de se gêner. À vaincre sans péril on triomphe sans gloire, mais au moins on ne prend aucun risque.

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  • christiangedeon // 08.09.2018 à 10h20

    Sérieusement! Malcom X! Franchement,je suis estomaqué.mais c’est quoi cette nouvelle tendance à reracialiser le monde?On est dans le Cran et le Pir,là,non? la remontée des tensions raciales dans le monde ne suffit pas? Il faut en remettre une louche? Ce n’est pas bien sérieux,dis donc là !L’inde,théoriquement la plus grande démocratie du monde,est en plein prurit racial,entre autres…çà me fait penser au pompier pyromane,cette publication.

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    • PsyyyX // 08.09.2018 à 11h06

      Mais la race était (est encore) le moteur de l’exploitation capitaliste aux USA. Ce n’est pas lui qui se définit comme Noir, mais la société entière jusqu’à ses plus hautes instances (la bourgeoisie… blanche; la classe moyenne… blanche et la classe prolétaire blanche).

      Le pêcher originel de l’Amérique est racial ! Au début les esclaves noirs et les serfs blancs d’Europe étaient traité pareille; et ils se révoltaient ensemble. Dès lors la bourgeoisie Américaine à choisie de privilégier quelque peut les blancs (divide et impera !).

      On arrêtera de “racialiser” quand les gens arrêterons de voir les races. Mais ce n’est pas en oubliant le problème qu’il disparaitra.

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      • Fritz // 08.09.2018 à 11h15

        Les esclaves noirs d’Europe ? Si vous parlez des esclaves en Europe au Moyen Age, ils étaient soit d’origine locale (bretonne, dans les royaumes anglo-saxons), soit d’origine musulmane (dans les royaumes espagnols de la Reconquête), soit d’origine slave.

        La Traite des Slaves est bien oubliée, mais elle avait une telle ampleur que le mot “slave” a donné “esclave” dans la plupart des langues européennes.

        Quant au “péché originel” de l’Amérique (car un “pêcher” donne des pêches…), je serai moins catégorique que vous… Les premiers Américains n’étaient ni Noirs ni Blancs, mais d’origine asiatique, et entre ces Amérindiens ce n’était pas toujours la franche amitié : qu’il suffise de rappeler l’élimination des Arawak par les Caraïbes, ou l’oppression aztèque…

        Et diriez-vous que le péché originel du Maghreb, c’est la Traite saharienne ? Ou la Traite barbaresque ?

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        • Pierre D // 08.09.2018 à 15h46

          Non, il parle d'”une histoire populaire des Etats Unis”, d’Howard Zinn.

          Par “serfs blancs d’Europe” il faut comprendre “travailleurs pauvres”. Les “blancs” aussi sont des immigrés aux USA.

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      • Jérôme // 08.09.2018 à 16h27

        C’est historiquement faux. La race n’a jamais été le moteur principal de l’exploitation aux USA.

        On oublie que, jusqu’à la guerre d’indépendance qui a donné naissance aux USA, la majorité des européens qui ont émigré dans les colonies britanniques du continent nord-américain étaient des « indentured servants », autrement dit des esclaves temporaires sous contrat. Et qu’ils étaient traités d’une manière à peu près aussi cruelle, violente et implacable que ne l’ont été les esclaves noirs.

        La différence, assez importante, était que les esclaves européens avaient la perspective de redevenir libres au terme de leur contrat, s’ils ne succombaient pas auparavant aux mauvais traitements.

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        • Patrick // 09.09.2018 à 09h59

          Les esclaves blancs étaient gratuits alors que les noirs étaient achetés ( donc c’était du capital )
          Il fallait donc prendre soin des noirs alors que les blancs pouvaient être remplacés sans frais.

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      • christian gedeon // 10.09.2018 à 18h50

        En même temps,mon cher ami, les US ont eu un président noir, des secrétaires d’état noirs, des juges constitutionnels noirs,des chefs d’état major noirs,des députés noirs,des sénateurs noirs, d’immenses vedettes noires, des présentateurs iconiques noirs,etc….les blancs seraient privilégiés aux US? Aujourd’hui? Peut-être…ou pas. Et quels blancs,les Wasp de la côte est et les branchés de la côte ouest? Allez donc faire un tour aux US pour voir à quel point les petits blancs de la corn belt sont privilégiés…çà vous instruira. Le péché originel est racial? Quelle blague…les états du nord ont mené une guerre sanglante oh combien contre les états du sud,pour entre autres,ne soyons pas angéliques, abolir l’esclavage… et dites moi,en afrique subasaharienne,comment qualifierez vous la situation d’une partie immense de la population? Zut alors…

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  • oublie ta télé, stp // 08.09.2018 à 10h37

    ” Quand Goldman a dit à Malcolm qu’il croyait en une société unique dans laquelle la race n’avait pas d’importance, Malcolm a dit sèchement: « Vous fantasmez. Vous devez tenir compte des faits. »

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  • rolland // 08.09.2018 à 13h28

    Bon, si l’on détaille un peu, on comprend que Malcom avait compris beaucoup de choses très tôt.
    La plus importante semble donc être sans le moindre doute de comprendre où l’on va, en sachant d’où l’on vient et où est-ce qu’on se situe au moment présent.
    Alors si nous sommes dans une forme de conscience qui nous permet de comprendre cela, on se doute que Malcom X savait déjà bien à son époque que tout portait ( et porterait à nous faire ) à croire en la non-possibilité qu’advienne un peuple suffisament éveillé au point de défendre ses propres intérêts…ceux des 85-95-99%
    Mais voilà, cet homme a poursuivi de par son entièr engagement à lutter dans une guerre qu’on nous promet quotidiennement perdue d’avance.

    Alors pourquoi cet acharnement ?

    Comme le fait transparaitre l’excellent Chris Hedges, Malcom X se sera donné en toute connaissance de cause la possibilité d’être un Homme Libre….jusqu’au dernier jour.
    Le fait d’être croyant aura forcément aussi été important pour lui.

    Si en partant de cela tout en étant conscient de l’état de la mondialisation capitalistique et financiarisée en 2018, on comprend très vite que l’on peut individuellement porter un coup assez fort à notre organistion anti-inhumaniste qui détruit actuellement toute forme de vie sur terre, humaine, faunesque et florale.
    Alors si en partant de cela on cessait au maximum d’alimenter “le système” tout en ne comptant que sur soi-même pour se lancer puisque chacun dépend de son niveau d’éveil et d’urgence. Ce serait aussi la meilleure façon de convaincre : Par l’exemple, en étant sereint et apaisé, heureux de vivre et d’oeuvrer contre un système d’asservissement et de négation totale de toute dorme de vie sur terre.
    Individuellement puis collectivement de manière individuelle puis peut-être individuellement de manière collective il nous faut aller vers :
    ..Une Déconsommation la plus grande possible….dans tout les domaines…renoncement aux écrans évident
    ..Une Reconnexion avec la nature….et la production agricole saine….donc fuir les villes.
    ..Un Recentrage, un travail sur soi….susciter et créer une pensée personnelle complexe quant aux questions existancielles et organisationnelles……ou au contraire méditer…..tout ça pour être en accord le plus parfait avec sa nature profonde ( son soi ) et donc avec les autres.

    D’où l’on part le travail semble énorme mais ne sous estimons pas la capacité humaine à s’adapter et à s’habituer très vite à son changement d’environnement, au sens large……quant celui-ci lui sera bénéfique, nous pourrons facilement le remarquer du point vu psychique comme physiologique.

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  • moshedayan // 08.09.2018 à 17h44

    Pas d’accord avec RGT sur le “bouc-émissaire” la “Russophère”. Faut pas tout mélanger.
    La russophobie qui, aujourd’hui, est développée par les Occidentaux n’est pas un “bouc-émissaire” mais une stratégie pour soit préparer la guerre -3e Guerre mondiale avec la Chine en dernier tir, soit éviter l’effondrement de l’UE et de l’OTAN qui sont au bout de leurs ressources de développement. En 2020, les budgets de l’UE et de l’OTAN ne seront plus suffisants pour “arroser largement” tous les politiques d’Europe de l’Est après l’effondrement du communisme.
    Désormais 2018-2020 sont des années clés selon moi.

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    • RGT // 08.09.2018 à 22h28

      Cher amoché-dayan 😉 (il n’y a pas de smiley avec une capote à œil façon Le Pen ou vous-même),

      Si vous ne vous êtes pas encore rendu compte qu’il était nécessaire d’avoir un bouc-émissaire permettant de canaliser la colère populaire afin de préserver les “élites” et leur statut je ne peux pas faire grand chose pour vous.
      Et une fois la populace bien remontée il suffit simplement d’attendre qu’elle se lâche sur “l’ennemi intérieur” ou qu’elle réclame à corps et à cris d’aller “botter le cul” de l’ennemi extérieur… Et dans ce cas on envoie les plus excités au casse pipes ce qui permet d’éviter qu’ils ne décident de s’en prendre aux “élites” qui sont bel et bien responsables de la situation si préjudiciable à la population.

      Il suffit de regarder l’histoire aussi loin que possible, puis de revenir époque par époque jusqu’à la période actuelle.

      Il y a eu pour les romains il y a eu Hannibal, puis les “gaulois” qui ont permis à ce cher J.C. (pas celui qui disait “aimez-vous les uns sur les autres, celui qui aimait être sur de jeunes éphèbes en portant des couronnes de lauriers)…
      Ensuite il y a eu (déjà) la “russosphère” pour les chevaliers teutons, les polonais, les lituaniens, les suédois,…
      En France il y a eu les croisades (comme dans toute l’€urope d’ailleurs), les cathares, la perfide Albion, les sorcières, remplacées en partie par les protestants,…
      En Angleterre les “mangeurs de grenouilles”, les écossais, les irlandais, les catholiques…
      En Espagne il y a eu les “z’arabes” lors de la reconquête, grandement aidés par les “sorcières” qui permettaient d’organiser des spectacles “son et lumière” pour égailler les fêtes populaires,
      Etc, etc, etc.
      En passant par les deux guerres mondiales qui ont quand-même “explosé les perfs” dans la “vaporisation” de boucs-émissaires variés en fonction des “traditions locales” de chaque belligérant.

      Et de nos jours il y a bien sûr ces sales russes mangeurs d’enfants, ces sales iraniens qui puent des pieds, ces sales palestiniens qui viennent envahir le “peuple élu”, etc, etc, etc…

      Si cette liste très succincte ne vous suffit pas j’aimerai savoir comment trouver des arguments pour vous convaincre…

      Je n’ai mentionné que quelques exemples, mais il est possible (mais long et fastidieux) de faire une liste à la Prévert qui pourrait remplir des encyclopédies entières…

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      • christian gedeon // 10.09.2018 à 18h34

        Hannibal donc… Style Hollywwod,Hannibal contre l’Empire. A part que le Hannibal fantasmé et le vrai Hannibal ne ont pas les mêmes. Oh,je connais bien le sujet depuis quarante ans que je le travaille,et que je lis à peu près tout ce qui est sorti là dessus. Hannibal était l’homme de Cartahage,et Carthage l’ a trahi. Mais surtout Hannibal était le général des mercenaires( pour l’essentiel) et les mercenaires l’ont trahi aussi. Hannibal Barca(d’où barcelone,barcelonnette) était un génie militaire. Mais dans son époque l’homme du passé. il s’est heurté,avec des armées de mercenaires,à des armées “nationales “…il ne pouvait que perdre. Fin de l’histoire.

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        • Bahut // 10.09.2018 à 19h42

          J’aime bien le parallèle avec Carthage et le “Delenda est Carthago” de cette vieille Caton parce que si on transpose ça aujourd’hui (disons depuis à peu près 101 ans…) sur les rives de la Москва ça ne vous semble pas familier ?
          J’en profite au passage pour rappeler que le bouc-émissaire-si-nécessaire extérieur est toujours – le hasard fait décidément bien les choses – un endroit très riche en ressources ou d’un intérêt stratégique de premier ordre et dont le contrôle échappe pour une raison ou une autre aux appétits des nos capitaux à nous.

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  • Vincent // 08.09.2018 à 22h34

    L’esclavage nord-américain a d’abord ciblé la plèbe blanche, on l’oublie un peu : les irlandais, les serfs, les endettés..

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  • Kilsan Aïtous // 09.09.2018 à 08h59

    Si les “Blancs” basent leur structure civilisationnelle sur le racisme comme le croit Malcolm X, ce n’est pas en basant sa lutte sur la même structure qu’on sortira de cet enfer. En fait Malcolm X a tellement intégré l’apartheid des zélites de son temps qu’il ne peut plus penser autrement. Je pense qu’un Martin Luther King était au final bien plus dangereux que lui pour le Système, en ne voulant pas diviser les Hommes sur la couleur de peau mais entre exploiteurs et exploités.

    Enfin je ne comprends pas sa foi dans une religion comme l’islam qui est une religion d’empire dès sa création, légiférant sur l’esclavage, la propriété, la guerre, les peines et l’infériorisation des femmes. C’est incohérent.

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  • Gentil Mais Pas Trop // 09.09.2018 à 10h53

    en fait son discours est complètement brouillé par son racisme inversé et “gentil” et sa religion. La preuve en est apportée par le fait qu’il ait été tué par des musulmans noirs, montrant qu’il n’y a rien à espérer de l’alliance des deux.

    Il aurait mieux fait de se “contenter” d’un discours marxiste, parce que les Noirs n’ont pas été les seuls à être écrasés par le capitalisme américain. Les ouvriers irlandais l’ont été à l’aube du XXème (il y a même eu des esclaves blancs) les Amérindiens bien sûr, la classe paysanne des années trente etc.
    Des Noirs, on peut certes dire qu’ils l’ont été depuis les débuts jusqu’à au moins les années 70, mais on peut aussi constater qu’alors qu’il y a eu un président noir, qu’il y a une bourgeoisie noire, qu’une partie des médias est tenue par les Noirs, le peuple noir n’arrive pas à émerger et cela est peut-être plus à rechercher au sein du peuple lui-même qu’ailleurs.

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    • Patrick // 09.09.2018 à 12h40

      la lutte des classes est entre :
      – blancs et noirs
      – noirs chrétiens et noirs musulmans
      – noirs musulmans pauvres et noirs musulmans riches
      – noirs musulmans riches et noirs chrétiens riches
      – noir homosexuels chrétiens pauvres et noirs musulmans riches
      etc …. quelques centaines de combinaisons possibles , la lutte de tous contre tous.

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  • caliban // 09.09.2018 à 21h29

    Texte intéressant, pour les infos qu’il contient mais également sur ce qu’il dit (en tout cas il me semble) de la période que traverse actuellement la société yankee.

    C’est bien dans les années 60 que tout s’est joué aux Etats-Unis, c’est à partir de cette période que tout à dérapé.

    La lutte pour les Droits civiques a été une formidable avancée … mais suivie d’un violent retour de bâton fait d’assassinats, de guerres (Vietnam) et d’incarcération de masse (sous prétexte de lutte anti-drogue). La population afro-américaine a été systématiquement en première ligne.

    Sanders a suscité un intérêt électoral incontestable. Il faut espérer que ce phénomène encourage les Etatsuniens à se réapproprier leur histoire. En dehors d’Hollywood.

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    • Jérôme // 11.09.2018 à 00h39

      Sanders n’est qu’un imposteur qui a trompé son électorat, validé la triche massive organisée par les instances du comite national démocrate pour attribuer la victoire à Clinton, et s’est vendu aux oligarques dont il prétendait dénoncer les abus.

      Tout a dérapé aux USA dès 1607.

      Ceux qui essaient de trouver une date plus ou moins récente où les USA auraient dérapé alors qu’avant cette date ils auraient été bons, équilibrés, se trompent ou sont dans le déni.

      Les valeurs, les objectifs et les réalisations des USA depuis l’origine des 13 colonies, sont parfaitement cohérentes et continues depuis 4 siècles : une conception de la liberté qui consacre la loi du plus fort, un utilitarisme matérialiste sans limite (d’où le besoin de sempiternellement invoquer Dieu pour ne pas ouvertement reconnaître que le seul Dieu des USA, c’est Mammon).

      Les USA ont dès le départ été construits comme usa oligarchie affairiste et impérialiste. Et les sacro-saints pères fondateurs étaient les 1ers oligarques et ont veillé à ce que les oligarques gardent toujours le contrôle, quelques soient les évolutions du droit de suffrage aux USA.

      Aucun autre pays n’a été comme les 13 colonies devenues USA le pays de la guerre. Les 13 colonies puis leur nouvel avatar les USA ont quasiment toujours été en guerre pour voler ou tenter de voler les terres et les ressources des autres :
      – jusqu’à la fin du 19ème siècle, au détriment des amérindiens, français, espagnols, mexicains pour l’Amérique du Nord, puis autres pays latino-américains,
      – a partir du début du 20eme siècle, au détriment de l’Asie de l’est, du Moyen-Orient, de l’Europe.

      Tout cela est masqué, occulte, parce que les USA nous ont aidé les rares années où on avait besoin d’eux : pendant les 2 guerres mondiales.

      Mais pour un propos de vérité sur les USA, je vous rappelle les confidences de Mitterrand, pourtant atlantisme historique, à Benjamin dans le livre « le dernier Mitterrand ».

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