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7.septembre.20187.9.2018 // Les Crises

France diplomatie-Macron AN II : Un fiasco diplomatique total 1/2

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Source : Madaniya, René Naba, 03-09-2018

France diplomatie-Macron AN II : Un fiasco diplomatique total 1/2, par René Naba

« Il y a plusieurs sortes d’intelligences dont la bêtise n’est pas la moindre». Thomas Mann.

Le président Emmanuel Macron a inauguré le 27 Août à Paris la XXVIe conférence des Ambassadeurs de France, deuxième exercice du genre depuis son élection à la magistrature suprême, en 2017. Retour sur le fiasco diplomatique français à l’arrière plan des objectifs inavoués de la diplomatie française sous la mandature Macron.

SAUVÉ PAR LE GONG

Sauvé par le gong. Pour paradoxal que cela puisse paraître, Emmanuel Macron est redevable de sa nouvelle visibilité internationale à Vladimir Poutine, si pourtant vilipendé par la presse française, en ce que la lune de miel entre Jupiter de France et le gougnafier de l’immobilier américain a tourné en lune de fiel.

Diner privé à la résidence de George Washington, le père de la nation américaine, discours devant le Congrés, pichinette pelliculaire sur l’épaule du président français, accolades, embrassades, poilade et fortes empoignades… Tout un tralala et patati et patata. Et puis patatras.

Certes, Vladimir Poutine, ainsi que se gaussaient les éditocrates français, éprouvait un besoin pressant de sortir de son isolement et d’alléger la Russie des sanctions économiques qui la frappait du fait de son annexion de la Crimée et de son soutien victorieux à la Syrie. En un parfait synchronisme, la caste intellectuelle française, symptomatiquement, donnait d’ailleurs de la voix pour freiner une orientation dictée impérativement par le principe de réalité et le désastre français en Syrie, en mettant en garde contre une « alliance qui serait contraire aux intérêts de la France».

Cf à ce propos la tribune co signée par les pontifiants Nicolas Tenzer, Olivier Schmitt et Nicolas Hénin.

C’était sans compter sur le rebond du prix du pétrole (80 dollars le baril) qui a donné une bouffée d’oxygène au trésor russe. C’était sans compter aussi sur l’unilatéralisme forcené du plus xénophobe président de l’histoire américaine qui a eu raison de la belle complicité entre deux présidents si antinomiques.

La pêche aux voix, à six mois des élections américaines du mid term (mi mandat), cruciales pour le locataire de la Maison Blanche, a terrassé la belle amitié entre la grande démocratie américaine et la « Patrie de Lafayette». En état de lévitation, Emmanuel Macron s’est retrouvé subitement en suspension devant un vide abyssal avec pour unique perspective la risée universelle.

Tulle supplémentaire, l’euphorie du Mundial 2018 dont il espérait un rebond de popularité a tourné court, phagocytée par la ténébreuse « affaire Alexandre Benhalla », dont les basses oeuvres élyséennes ont révélé la face hideuse du macronisme.

Dans l’allégresse de son élection, le président français fraichement élu avait pourtant brocardé son hôte russe, en juin 2017, dans le majestueux site du Château de Versailles, ironisant sur le travail de propagande des médias russes. Le lancement de la version française de Russia Today avait d’ailleurs donné lieu à un concert d’indignation invraisemblable de la part d’une caste journalistique qui émarge peu ou prou sur des budgets du grand capital ou des budgets publics de l’audiovisuel français, dont la quasi totalité des grands vecteurs relève d’ailleurs du service public, comme en témoigne cette liste non exhaustive (France télevision, Radio France, France 24, RFI, RFO, TV5 CFI), alors que la presse écrite est sous contrôle des comglomérats du grand capital adossés aux marchés publics de l’état (le Monde du trio BNP (Berger, Niel Pigasse), le Figaro (Dassault, aviation), Libération-l’Express (Patrick Drahi, téléphonie mobile), le Point (François Pinault), Les Echos (Bernard Arnault), le Groupe Canal + (Vincent Bolloré, le prospecteur d’une Afrique qui n’est « pas encore entrée dans l’histoire », selon l’expression de l’hôte de son yacht, Nicolas Sarkozy).

Ci joint un échantillon de la prose développée lors du lancement de RT

Sauf que la diplomatie russe s’inscrit dans la durée et le long terme et que Vladimir Poutine a survécu à quatre présidents français (Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron). De surcroît, le pardon des offenses est la marque des grands hommes.

Un an plus tard, dans un retournement de situation rare dans l’histoire, l’hôte russe brocardé a entrepris de renflouer le novice, dans un geste d’une élégance qui constitue la marque de l’assurance.

La scène, raffinement suprême, s’est déroulée devant le plan d’eau du non moins majestueux site du palais des Tsars à Saint Petersbourg, l’équivalent russe de Versailles.

Un repêchage juste au dessus de la ligne de flottaison. Car entre la Russie et la France, il existe une différence d’échelle. Celle qui distingue une puissance planétaire souveraine, d‘un sous traitant des États-Unis dans ses anciennes zones d’influence en Afrique et au Moyen Orient quand bien même il se situe au 2e rang mondial de par son domaine maritime de l’ordre de 10 millions de Km2. Suprême humiliation, le plus ancien alllié des États-Unis se retrouve à la merci de ses sanctions économiques.

Dans l‘ordre symbolique, la différence d’échelle trouve d’ailleurs son illustration la plus concrète dans celle qui distingue un des grands diplomates de l’époque contemporaine, d’un bureaucrate poussif et sans relief… Entre l’impassible et inamovible russe Serguei Lavrov, en poste depuis 2004, et son homologue français Jean Yves Le Drian, y’a pas en effet photo. Deux des prédécesseurs du français, Alain Juppé et Laurent Fabius, projetés sur le tatami par le russe, peuvent en témoigner.

Sur ce lien, le traitement énergisant réservé par Sergeuï Lavrov à Alain Juppé et Laurent Fabius :

L’erreur d’Emmanuel Macron, voire son malheur, aura été son absence d’empathie cognitive pour la quasi totalité des protagonistes des conflits du Moyen orient et son étonnant alignement sur un atlantisme exarcerbé, alors que ce pur produit de l’intelligentzia française aurait dû pourtant se livrer à cet exercice qui consiste à se mettre intellectuellement à la place de l’autre pour comprendre les enjeux. Cela lui aurait épargné les avanies, alors qu’il se savait héritier d’une décennie diplomatique calamiteuse, du fait d’une double mandature présidentielle chaotique du post gaulliste Nicolas Sarkozy et du socialo motoriste François Hollande.

UN MOYEN ORIENT SOUS LA COUPE ATOMIQUE D’ISRAËL

Dans son discours prononcé mercredi 24 avril 2018 devant le Congrès américain, M. Emmanuel Macron se proposait d’aménager un Moyen orient placé sous la coupe atomique d’Israël. « L’Iran n’aura jamais d’arme nucléaire. Ni maintenant, ni dans cinq ans, ni dans dix ans », a déclaré le président français, s’engageant en outre à réduire la capacité balistique de la République islamique iranienne de même que son influence régionale au Yémen, en Irak et au Liban, sans accompagner cet engagement d’une mesure de réciprocité concernant le désarmement nucléaire d’Israël.

Dindon de la farce, Emmanuel Macron a dû donner un violent coup de barre à sa politique moins d’un mois après sa profession de foi pour éviter le ridicule, en ce que l’idylle Macron Trump tant célébrée par la presse française a finalement débouché sur une fracture transatlantique sur fond d’une guerre commerciale potentielle des États-Unis contre l’Union Européenne du fait du retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien.

Pis, le sommet du G7, le 10 juin 2018, a viré lui aussi au fiasco avec un tweet râgeur de Donald Trump qui a complètement torpillé l’accord final. Avec dédain, la Russie a d’ailleurs refusé de réintégrer le barnum occidental préférant se tenir à distance du capharnaüm, qui s’est déroulé en toile de fond du sommet tripartite de Shanghai (Chine, Russie, Iran). Anormalement négligé par la presse occidentale, ce sommet, tenu le même jour que le G7, a mis au point la stratégie de riposte de l’axe de la contestation à l’hégémonie atlantiste, par un soutien multiforme à l’Iran.

Au delà du psychodrame occidental, la posture diplomatique de Jupiter de France a ainsi révélé les objectifs inavoués de la diplomatie française sous sa mandature: Un Moyen orient dénucléarisé, à faible capacité balistique iranienne, placé sous la coupe atomique d’Israël. Un pays qui dispose pourtant d’un arsenal de près de deux cents ogives à charge nucléaire, soustrait à tout contrôle international. Mais ce fait là, le petit génie de la vie politique française feint de l’ignorer.

LE STRABISME DIVERGENT D’EMMANUEL MACRON

La sécurisation d’Israël ne saurait se traduire par une soumission permanente à la terreur atomique israélienne de l‘Asie occidentale, zone intermédiaire entre l’OTAN (Atlantique Nord) et l’OTASE (Asie du Sud Est), deux pactes militaires de l’Occident qui enserrent la Zone. Ni sa sanctuarisation par une dépossession de la Palestine.

Atteint de strabisme divergent, ce président d’un pays qui a coprésidé au découpage du Moyen orient en application des accords Sykes Picot, a invité l’Iran à ne pas déployer une position hégémonique au Moyen Orient, sans mentionner là aussi, ni le rôle de l’Otan, ni celui des États-Unis, pas plus celui d’Israël, voire même de la France et du Royaume Uni, encore moins le terrorisme islamique d’inspiration wahhabite. Un rare cas de stratégie surréaliste.

La posture macronienne relève de l’outrecuidance d’un pays, pourtant un des grands pollueurs atomiques de la planète, équipementier du centre atomique de Dimona (Israël), de l’Afrique du sud du temps de l’Apartheid et de l’Iran impériale via le consortium Eurodif, par ailleurs co belligérant d’Israël contre l’Egypte (Suez 1956), de l’Irak contre l’Iran (1979-1989) et des Etats Unis et du Royaume Uni contre la Syrie (2018).

Pour aller plus loin sur la coopération nucléaire franco israélienne, ce lien :

Sur le potentiel nucléaire israélien :

Et sur la politique arabe de la France, ce lien :

L’outrecuidance macronienne s’était déjà illustrée dans ses fausses prévisions présidentielles sur l’annonce de la fin de la guerre anti Daech en Syrie, prévue, selon lui, pour fin février 2018, et la reprise de contact avec le pouvoir syrien. Contredite dans les faits, cette prédiction surprenante a révélé rétrospectivement l’amateurisme de ce président inexpérimenté dans les affaires internationales.

Il en a été de même sur le plan européen où la formation en Italie d’un gouvernement populiste, comportant plusieurs ministres ouvertement eurosceptiques, est venu porter un coup d’arrêt aux ambitions européennes du lauréat du Prix Charlemagne 2018.

L’exigence française de désarmer les formations para militaires chiites, -le Hezbollah libanais et le Hached Al Chaabi irakien (la Mobilisation Populaire)-, mais non les Peshmergas kurdes d’Irak, de même que les manigances françaises visant à démembrer la Syrie via la création d’une entité autonome kurde dans le nord du pays, relèvent de ce même dessein.

Toufefois, la décision de 70 tribus arabes de la riche plaine centrale de la Syrie de déclarer une guerre de guérilla contre la présence des « envahisseurs américains, français et turcs », le 1er juin 2018, pourrait refroidir quelque peu les ardeurs belliqueuses d’Emmanuel Macron, faisant resurgir le cauchemar de Beyrouth, avec l’assassinat de l’ambassadeur de France Louis Delamare, et le double attentat contre l’ambassade de France dans la capitale libanaise et le PC du contingent français de la force multinationale occidentale, en 1983 et 1984.

Sur ce lien, pour le locuteur arabophone, la décision des 70 tribus arabes de déclencher une guerre de guerilla contre les envahisseurs :

UN MAÎTRE ESPION « REPRÉSENTANT PERSONNEL DU PRÉSIDENT MACRON POUR LA SYRIE »

Luxe de sophistication qui masque mal un rétropédalage discret, Emmanuel Macron a nommé le 27 juin François Sénémaud, ancien directeur du renseignement à la DGSE, « représentant personnel du président de la République pour la Syrie». Cette astuce diplomatique devrait permettre au président français de contourner l’épineux problème de l’ambassade française à Damas, fermée sur ordre d’Alain Juppé, en mars 2012 et de lui éviter de désavouer ainsi publiquement ses deux prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande

L’absence d’affectation territoriale du représentant français en Syrie pourrait constituer l’indice d’un timide dégagement de la France de l’opposition of shore syrienne pétromonarchique, en pleine débandade, en ce que « le représentant personnel du Président de la République pour la Syrie » pourrait l’habiliter à des contacts avec le pouvoir syrien en raison de son affectation fonctionnelle de sa mission « pour la Syrie».

Autrement dit, permettre au grand espion français de grapiller à Genève ou à Astana quelques miettes d’informations et oeuvrer ainsi en coulisses pour tenter une reprise progressive des relations diplomatiques entre les deux pays. Un exercice hautement aléatoire, tant la méfiance est grande du pouvoir syrien à l’égard de Paris.

Dans le même ordre d’idées, le double triomphe électoral des formations chiites, tant au Liban qu’en Irak, au printemps 2018, et le revers corrélatif de son protégé libanais Saad Hariri, ont retenti comme des camouflets majeurs de ce novice français et vraisemblablement douché ses ardeurs.

L’exigence du désarmement du Hezbollah libanais a coincidé avec la décision du trésor américain de placer sur la « liste noir du terrorisme » Hassan Nasrallah et le conseil de gouvernance de sa formation en vue d’entraver la formation du nouveau gouvernement libanais post élections, à tout le moins de dissuader le rescapé Saad Hariri de toute coopération future avec la formation chiite, dont les états de service en Syrie ont largement contribué à renverser le cours de la guerre.

La liste a été établie le 16 mai 2018 au lendemain du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et du carnage israélien impuni de Gaza, en concertation avec les pétromonarchies suivantes : l’Arabie saoudite, Bahreïn, Les Emirats Arabes Unis, Qatar et le Sultanat d’Oman. Des états satellites de l’Amérique, réputés pour leur grande probité politique et leur pacifisme déclaré.

Sur ce lien, la décision du trésor américain pour le lectorat arabophone :

Au delà des apparences, le ciblage de l’Iran et du Hezbollah libanais figuraient en filigrane dans le projet diplomatique d’Emmanuel Macron comme en témoigne la structure diplomatique mise en place à son accession au pouvoir.

Cf sur ce lien le dispositif diplomatique présidentiel

L’INSTRUMENTALISATION DE L’HISTOIRE DE FRANCE AU PRÉTEXTE DES TURPITUDES DE LA COLLABORATION VICHYSTE

Que de surcroît le terme « Palestine » ait été complètement gommé de son discours américain, alors qu’Israël se refuse à la constitution d’une commission d’enquête internationale sur le carnage qu’il a commis à Gaza depuis le 30 Mars 2018, soit au total 97 tués et près de quatre mille blessés, confirme son extrême mansuétude à l’égard de l’état hébreu, de même que pour le Royaume saoudien, ordonnateur d’un massacre à huis clos du peuple yéménite.

La France macronienne mettra toutefois un bémol à son tropisme israélien lors du nouveau carnage israélien, le 14 Mai 2018, reconnaissant le droit à la liberté d’expression des Palestiniens et à leurs manifestations pacifiques. Elle annulera dans la foulée le déplacement du premier ministre Edouard Phillipe en Israël pour la lancement des festivités France Israël organisées pour la célébration du 70me anniversaire de la création de l’Etat hébreu. Un bémol, un laps de temps, avant de recevoir à Paris le 5 juin le premier ministre israélien, moins d’un mois après le 2e carnage israélien contre Gaza.

En juin 2018, un an après son entrée en fonction, Emmanuel Macron a dû se résoudre à l’évidence et acter un double constat d’une grande amertume. Le jeune premier de la politique internationale ne disposait du moindre levier d’influence sur les fauves du calibre de Donald Trump (États-Unis) et Benyamin Netanyahu (Israël). Le retrait de Total et de Peugeot du grand marché iranien en a apporté une preuve éclatante, révélant au grand jour l’absence de moyens de riposte aux décisions des dirigeants de ces deux grands alliés de la France.

Pis, en recevant à trois reprises le premier ministre israélien en moins d’un an, notamment à l’occasion de la commémoration de la « Rafle du Vel d’Hiv », la déportation par la police française des juifs français sous le régime de Vichy (1940-1944), Emmanuel Macron « contribue à instrumentaliser l’Histoire de France », selon l’expression de l’historienne Suzanne Citron.

Sur ce lien, la tribune de Suzanne Citron

MANOEUVRES CONJOINTES NAVALES FRANCO ISRAÉLIENNES POUR LA PREMIÈRE FOIS DEPUIS 1963

En dépit des protestations de facade, la France, sous le mandat d’Emmanuel Macron, a repris ses manoeuvres conjointes avec la marine israélienne interrompue depuis 55 ans. Pour la première fois depuis 1963, deux bâtiments de la marine israélienne ont participé à des exercices communs au large de Toulon en compagnie de la marine française, en juin 2018. La corvette INS Eilat et le navire lance-missile INS Kidon ont participé avec la frégate La Fayette à un large éventail de scénarios. Des chasseurs volant à basse altitude ont simulé le lancement de missiles anti-navires. Les exercices comprenaient aussi des entraînements au tir d’artillerie. Selon le Colonel Ronen Hajaj, commandant le département de l’entraînement et de la doctrine, « La France voit en Israël un partenaire maritime fort dans la région». En 2016 et 2017, le nombre de navires de guerre français ayant fait escale à Haifa le nombre d’escales de bâtiments américains.

LE DÉPLOIEMENT STRATÉGIQUE OCCIDENTAL FACE À L’IRAN

Doux rêveur ou redoutable ignorant ? Quoiqu’il en soit, Emmanuel Macron à Washington a dilapidé son capital de crédit, signant l’arrêt de mort d’un ré équilibrage de la diplomatie française par son alignement aux thèses les plus extrêmes du néo conservatisme israélo-américain.

Sa profession de foi tranche en effet avec les capacités stratégiques d’un pays généralement considéré à capacité limitée, malgré ses claironnades périodiques. Elle témoigne de surcroît d’une tragique méconnaissance des réalités stratégiques régionales, alors que face à l’Iran, le Golfe apparaît comme une gigantesque base flottante américaine.

La zone est, en effet, couverte d’un réseau de bases aéronavales anglo-saxonnes et françaises, le plus dense du monde, dont le déploiement pourrait à lui seul dissuader tout éventuel assaillant. Elle abrite à Doha (Qatar), le poste de commandement opérationnel du Cent Com (le commandement central américain) dont la compétence s’étend sur l’axe de crise de l’Islam qui va de l’Afghanistan au Maroc ; À Manama (Bahreïn), le quartier général d’ancrage de la Ve flotte américaine dont la zone opérationnelle couvre le Golfe arabo-persique et l’Océan indien.

S’y ajoutent, Djibouti, plateforme opérationnelle conjointe franco américaine dans la Corne de l’Afrique, la base relais de Diego Garcia (Océan indien), la base aérienne britannique de Massirah (Sultanat d’Oman) ainsi que depuis janvier 2008 la plate forme navale française à Abou Dhabi ; sans compter une vingtaine de bases américaines déployées dans le nord de la Syrie et de l’Irak, pour le faux prétexte de combattre les alliés objectifs des pays occidentaux, les groupements islamistes Daech et Al Qaida.

Enfin, dernier et non le moindre des éléments du dispositif, Israël, le partenaire stratégique des États-Unis dans la zone. En superposition à ce dispositif, des barrages électroniques ont été édifiés aux frontières de l’Arabie Saoudite et des Émirats Arabes Unis pour décourager toute invasion ou infiltration.

L’Iran, en contrepoint, est soumise à embargo depuis 38 ans, entourée par quatre puissances nucléaires (Russie, Inde, Pakistan, Israël) et qu’elle a dû riposter à une guerre d’agression menée par l’irakien Saddam Hussein pour le compte des pétromonarchies pendant dix ans (1979-1989).

La préconisation d’un accord de substitution à un précédent accord international, négocié pendant douze ans par sept parties dont l’Iran, la Russie et la Chine et entériné par l’ONU ; que, de surcroît cette proposition ait été lancée en partenariat avec un président américain totalement affranchi du Droit international par sa reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël, relève de la désinvolture à tout le moins d’un amateurisme.

Ce faisant, Emmanuel Macron s’est hissé au rang de l’adversaire le plus farouche des aspirations du Monde arabe et musulman à la sécurisation de son espace national, à égalité avec Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius et Manuel Valls, les petits télégraphistes des Israéliens dans les négociations sur le nucléaire iranien et sur la question palestinienne.

À égalité aussi avec son repousoir, François Hollande, le ROMEO de la « chanson d’amour » en faveur d’Israël dans la cuisine de Benyamin Netanyahu, le premier ministre du gouvernement le plus xénophobe d’Israël.

LA FRANCE AU YÉMEN, UN CHACAL

Le dos au mur, après la débandade de l’opposition off shore pétromonarchique syrienne et les avatars de Saad Hariri, son cheval de Troie libanais dans les projets de reconstruction de Syrie, la France a engagé ses forces spéciales auprès de ses alliés déconfis, –tant au nord de la Syrie auprès des Kurdes séparatistes, qu’au Nord du Yémen en soutien à Abou Dhabi pour la prise du port de Hodeida–, dans une tentative désespérée de demeurer dans le jeu de crainte d’une évacuation définitive de la scène régionale.

Au Yémen, la France a mis à la disposition de la coalition pétromonarchique une escadrille de 6 AirBus pour le ravitaillement en vol des chasseurs bombardiers de l’Arabie saoudite et des Emirats Arabes Unis, ainsi que 4 « Rafale » opérant depuis la base de Djibouti pour des vols de reconnaissance du théâtre des opérations et de repérage satellite.

Trois mois après le début du conflit, en mars 2015, un avion ravitailleur Airbus 330-200 MRTT a été livré à l’Arabie saoudite, le dernier d’une flotte de six. En avril 2017, deux de ces avions étaient déployés au Yémen. Indispensables à la guerre en cours, ils ravitaillent en vol les F-15 saoudiens.

Des canons Caesar 155 mm de l’entreprise française Nexter, des hélicoptères de transport Cougar du groupe EADS et des drones de renseignement militaire SDTI de l’entreprise française SAGEM sont livrés à la coalition saoudienne; En 2016, la France a livré 276 blindés légers. Ce lot est composé de blindés légers Renault Sherpa light et Vab Mark 3 du groupe Renault Trucks Defense, originellement destinés au Liban.

Au delà de la fourniture du matériel militaire, la vocation naturelle de ce pays grand marchand d’armes, la France a assuré le blocus maritime du Yémen, prenant la relève des Saoudiens lors de la phase de révision des vedettes saoudiennes, en sus de la mise à disposition de la coalition d’un détachement des forces spéciales en vue d’épauler les envahisseurs du Golfe.

La chaine TV libanaise Al Mayadeen, constituée par des dissidents d’Al Jazeera, a comparé le comportement de la France à un « chacal se repaissant des miettes » du vautour américain. « Emmanuel Macron s’imagine être plus futé que les dirigeants britanniques en enrobant son intervention militaire au Yémen par des considérations humanitaires, justifiant la présence des militaires français aux côtés des assasillants des Emirats Arabes Unis par la nécessité de déminer le port de Hodeida », a ajouté le commentateur de la chaîne.

Le zèle de la France au Yémen vise à compenser sa défaite militaire en Syrie dans l’espoir de pouvoir conserver un strapontin diplomatique dans la renconfiguration géo stratégique qui s’opère au Proche orient

Pour le locuteur arabophone, le récit sur ce lien :

LE SYNDROME DE SUEZ

Près de dix ans d’interventionnisme débridé tous azimuth au Moyen orient, le syndrome de Suez hante à nouveau la France. L’agression tripartite menée par les deux puissances coloniales de l’époque, le Royaume Uni et la France, et leur créature Israël, en 1956, contre l’Egypte nassérienne avait entrainé une rupture de dix ans entre la France et le Monde arabe et un reflux considérable de l’influence française dans la zone, dont elle ne s’est jamais complétement remise.

Le nombre des locuteurs francophone au Liban, de l’ordre de 77 % dans la décennie 1950-1960, a ainsi chuté drastiquement au profit des locuteurs anglophones, s’inversant au profit de l’anglais (60 % pour l’anglais, 40 % pour le français).

Ce fiasco diplomatique tranche avec la prospérité boursière du grand patronat sur fond de fronde sociale avec son cortège de grèves de cheminots et du personnel d’Air France, des protestations des agriculteurs et des étudiants.

La France, en 2018, est devenue la championne du monde en matière de distribution de dividendes aux actionnaires, alors qu’elle était releguée à la 7e position parmi les puissances économiques mondiales, supplantée désormais par l’Inde.

Le produit intérieur brut (PIB) de l’Inde a dépassé, pour la première fois, celui de l’Hexagone, en 2017, reléguant la France au septième rang des économies mondiales, selon le site de la Banque mondiale. Le PIB de l’Inde en 2017, première année de la mandature Macron, a ainsi atteint 2 597 milliards de dollars contre 2 582 milliards pour la France. En contrechamps, selon un rapport de l’ONG Oxfam publié lundi 14 mai 2018 et intitulé « CAC 40 : des profits sans partage », les groupes du CAC 40 ont ainsi redistribué à leurs actionnaires les deux tiers de leurs bénéfices entre 2009 – année de la crise financière mondiale – et 2016, soit deux fois plus que dans les années 2000. Cela a conduit ces entreprises à ne laisser « que 27,3 % au réinvestissement et 5,3 % aux salariés », ajoute OXFAM qui dénonce des choix économiques qui nourrissent une « véritable spirale des inégalités».

Pour aller plus loin sur ce sujet :

Plus policé que le gaullo-atlantiste Nicolas Sarkozy, plus suave que le socialo atlantiste François Hollande, Emmanuel Macron n’en a pas moins conduit une diplomatie aussi désastreuse pour la France que ses prédécesseurs.

Que le disciple du philosophe Paul Ricoeur procède à un tel artifice aussi grossier tranche avec les qualités abusivement attribuées au plus jeune Président de la République française.

L’OCCIDENT NE DICTE PLUS SON AGENDA AU MONDE

L’ours russe est mal léché. Ce fait est connu et reconnu. Mais face au bracycéphale d’outre atlantique, il va falloir, Manu, réviser ses classiques car nul n’ignore depuis Jean de La Fontaine, même les cancres, que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » (le Corbeau et le Renard).

Autre classique à réviser : L’Europe ce n’est pas l’OTAN. Pas que l’OTAN. « L’Europe, c’est de l’Atlantique à l’Oural, car c’est l’Europe, toute l’Europe qui décidera du destin du Monde».

Tel est le mot d’ordre légué par le Grand Charles, « Libérateur de la France » au micron de France, dans un discours prémonitoire prononcé à Strasbourg en novembre 1959, dix huit ans avant la naissance de son lointain successeur.

L’horloge du monde n’est plus plantée, -du moins plus exclusivement plantée -à Washington, d’autres capitales du Monde disposent désormais de leur propre fuseau horaire. « L’Occident ne dicte plus son agenda au Monde », constatera, amer, dans un rare éclair de lucidité, François Hollande, avant de jeter l’éponge, vaincu par ses déboires de Syrie. Sergueï Lavrof, ministre russe des affaires étrangères, plus laconique, édictera que le Monde est passé à « la phase post occidentale».

Pour un pays qui traîne un lourd passif militaire: Quatre capitulations militaires en deux siècles (Waterloo 1815, Sedan 1880, Montoir 1940, Dien Bien Phu 1954), soit le double de l’Allemagne (pour les deux Guerres mondiales du XX me siècle 1918, 1945), et zéro capitulation au Royaume Uni, -record absolu parmi les pays occidentaux-, il est à craindre, à n’y prendre garde, que ne surgisse une nouvelle « déposition d’un vaincu » d’« une étrange défaite». (Marc Bloch).

Pour aller plus loin sur le thème de la diplomatie française sous Emmanuel Macron

Source : Madaniya, René Naba, 03-09-2018

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Commentaire recommandé

DUGUESCLIN // 07.09.2018 à 06h18

Il est devenu très difficile pour ceux qui occupent la fonction présidentielle, en France, d’avoir une position claire. Ils sont européistes mais ignorent la réalité européenne.
Ils ne connaissent, ni ne reconnaissent l’Europe. Les présidents sont élus pour remplir une fonction, mais pas pour être “chef d’état”.
Pourtant l’Europe existe, géographiquement, culturellement et économiquement.
La mentalité anglo-américaine impérialiste est résumée dans “fuck Europe”. Et les “propulsés” à la fonction présidentielle sont dans le camp de ceux qui méprisent au plus haut point l’Europe et ses peuples.
Seule la Russie en sauve l’honneur, en résistant à son écrasement, à son mépris pendant que nos “nommés” aux plus hautes fonctions font l’inverse en bradant nos intérêts et ceux de nos peuples.
Un vrai européen ne peut qu’être “anti-européiste” et ne peut accepter d’être soumis aux impérialistes anglo-américains, qui font tout pour empêcher l’émergence d’une Europe réelle qui mettrait fin à leur empire et leur mainmise sur notre continent et leurs guerres dans le monde.

47 réactions et commentaires

  • DUGUESCLIN // 07.09.2018 à 06h18

    Il est devenu très difficile pour ceux qui occupent la fonction présidentielle, en France, d’avoir une position claire. Ils sont européistes mais ignorent la réalité européenne.
    Ils ne connaissent, ni ne reconnaissent l’Europe. Les présidents sont élus pour remplir une fonction, mais pas pour être “chef d’état”.
    Pourtant l’Europe existe, géographiquement, culturellement et économiquement.
    La mentalité anglo-américaine impérialiste est résumée dans “fuck Europe”. Et les “propulsés” à la fonction présidentielle sont dans le camp de ceux qui méprisent au plus haut point l’Europe et ses peuples.
    Seule la Russie en sauve l’honneur, en résistant à son écrasement, à son mépris pendant que nos “nommés” aux plus hautes fonctions font l’inverse en bradant nos intérêts et ceux de nos peuples.
    Un vrai européen ne peut qu’être “anti-européiste” et ne peut accepter d’être soumis aux impérialistes anglo-américains, qui font tout pour empêcher l’émergence d’une Europe réelle qui mettrait fin à leur empire et leur mainmise sur notre continent et leurs guerres dans le monde.

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    Alerter
    • DocteurGrodois // 07.09.2018 à 12h13

      Je pense que la réalité est beaucoup plus simple.

      Macron est piégé dans son jeu d’allégeances entre les réseaux néo-conservateurs, Trump qui tire sur sa laisse de temps en temps par les voies diplomatiques, la secte évangélique Européenne et l’Allemagne qui veulent le clouer sur place, les réseaux d’intérêts franco-français qui sont souvent contraires à au moins un des trois autres, et bien sur les émirs du Golfe qui tiennent la banque de ce joyeux Monopoly.

      Il n’est pas si facile d’être un vassal ces temps-ci.

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      Alerter
    • Julien // 08.09.2018 à 01h04

      « Pourtant l’Europe existe, […] culturellement et économiquement »

      Ah bon ?

      Dois-je comprendre :

      — Chaque pays a sa propre culture et son économie au sein du continent Europe ?

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      • DUGUESCLIN // 08.09.2018 à 05h44

        Quand on voyage en Europe, on se rend compte que nous sommes très proches culturellement.
        Les différences de langue ou de folklore local n’impliquent pas une différence de culture fondamentale. Entre Bretons, Alsaciens, Auvergnat, Béarnais et tous les autres, il existe un fond commun.
        De même entre Russes, Français, Italiens Espagnols, Portugais, Autrichiens et tous les autres.

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        • Julien // 08.09.2018 à 10h13

          Si je comprends bien, en gros, quand ça passe pas par la porte, faut que ça passe par la fenêtre…

          Si on exclut l’histoire, la langue, l’emplacement géographique (avec ses ressources, ses accès à la mer, l’insularité pour certains), la religion (protestantisme, anglicanisme, catholicisme, orthodoxie – le fameux “folklore” qui a donné les génocides comme la suppression des Cathares ou la Saint-Barthélemy -), le climat… Alors oui, sans doute. On peut même étendre ce raisonnement à toute l’humanité : “nous sommes très proches”.

          Le seul souci c’est que, pour ne prendre que l’exemple de la langue, il s’agit de l’identité culturelle d’un peuple, la manière dont nous construisons notre pensée et concevons le monde…

          Donc je ne vois pas trop de quel « fond commun » vous voulez parler, à part le fait que nous sommes tous des bipèdes avec un pouce préhenseur en effet…

          Pour être honnête, je me sens beaucoup plus proche d’un Gabonais qui parle français que d’un Autrichien qui parle allemand. Donc la fable des pays d’Europe qui sont “proches” je n’y adhère pas. Désolé.

          Et par conséquent, je ne comprends pas quelle « Europe réelle » vous souhaitez…

          Il faudrait me donner les détails de votre projet, pour ma part, je n’ai aucune envie de rempiler pour une « autre Europe » quand cette Union européenne sera finie.

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          • Yannis // 08.09.2018 à 15h48

            Un détail intéressant qui n’aide pas à la connaissance mutuelle des peuples d’Europe mais les tient toujours éloignés les uns des autres : depuis 30 ans que nos zélites nous chantent l’UE sur tous les tons, Europa Europapa, pas un de nos milliardaires magnat de la presse n’a eu un projet s’inspirant de Arte pour la presse, en plus ambitieux encore : créer un journal d’info voire une chaine TV qui fasse vraiment le point sur l’actualité importante et emblématique de chaque pays européen, avec des vrais envoyés spéciaux et pas des communiqués lapidaires de Reuters ou l’AFP. Une sorte de revue de presse, non orientée, parlant AUSSI des résistances des populations face au dogme néolibéral. On peut toujours rêver !… La connaissance de la réalité et des mouvements politiques à grande échelle est bien trop stratégique.

            Qui a une idée claire réellement en 2018 (et en France) de ce que vivent nos voisins ? Ne serait-ce qu’en Italie, en Espagne, aux Pays Bas, en GB ?? Si lointaines Slovaquie, Pologne, Lituanie… Le Portugal est à la mode, soit, pour faire rêver nos retraités encore pensionnés et leur proposer une autre destination que le Maroc… Mais en général, à part des reportages violents diffusés pour nous foutre la frousse et nous mettre en garde d’une remise en cause du mythe de l’UE (avec la chûte de la Grèce, les fachos à nos portes etc,) c’est le néant.

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            • Myrkur34 // 12.09.2018 à 07h10

              Votre idée est intéressante concernant un journal simili-Arte car pour prendre un exemple, le journal d’Arte de 19h45 permet un autre point de vue que le nombrilisme national. Après comme d’habitude, un peu d’esprit critique et de réflexion pour arranger le menu. Mais hélas, vu le taux d’audience d’Arte, entre 2 et 3%, je crains fort que votre projet ne soit tué dans l’oeuf. Même en rajoutant France 5, on arrive même pas à 6%.
              Donc le fameux “temps de cerveau disponible” cher à Patrick le Lay restera ad vitam aeternam disponible pour les ajustements futurs et croquignolesques.

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          • DUGUESCLIN // 08.09.2018 à 16h06

            Il se trouve, cher monsieur, que j’ai croisé à la sortie du metro à Moscou, un gabonais qui distribuait des prospectus.
            Il a compris à mon accent que je n’étais pas russe. Je lui ai dit que j’étais français, nous avons longuement parlé ensemble en langue française. J’ai trouvé en lui un bon produit de la culture européenne.
            Il m’a dit se plaire en Russie où il a appris la langue. Cet homme cultivé a partagé avec moi différentes considérations sur le monde. Il aime les musiciens européens Mozart, Granados, Bhrams, Verdi, Haendel, Debussy, Tchaîkowsky, Smetana, mais aussi les philosophes européens Socrate, Aristote, Alain, Kant, et bien d’autres, tous des produits de la culture européenne. Sa culture européenne l’ouvre au monde et au désir de protéger les autres cultures. Seuls les zombifiés par l’a-culturisme ignorent les divers cultures du monde. Le taoisme chinois, les mayas, les cultures africaines, égyptiennes, m’intéressent grâce à ma culture européenne qui m’ouvre au monde.
            Mais la destruction volontaire des cultures nous réduit à n’être que motivé par la culture de l’argent, l’égoïsme, l’individualisme, et la course à la consommation. L’absence de culture fait de nous des esclaves et laisse tous les pouvoirs aux forces de l’argent, aux maîtres du monde, qui nous zombifient et nous soumettent..Les chinois, les africains , les amérindiens, les européens ne sont pas seulement des bipèdes, ils ont aussi une culture.
            L’Europe culturelle existe.

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            • Julien // 09.09.2018 à 04h34

              Encore une fois, vous êtes en train de m’expliquer qu’il y a un « fond » européen qui forme une sorte d’unité. Mais je ne vois toujours pas quel est ce « fond » commun.

              Je vous redis que ce raisonnement peut s’étendre à toute l’humanité en ce cas.

              Tout à fait d’accord : ouvrons-nous au Monde, arrêtons de forcer les européens à manger de l’UE et de l’USA (de l’occident).

              En revanche pas d’accord sur votre conclusion. De multiples cultures européennes existent, toutes différentes. Comme il existe de nombreuses autres cultures à travers le monde. Toutes sont respectables.

              S’ouvrir à certaines cultures d’Europe ne doit en effet pas interdire de s’ouvrir à d’autres.

              Le Gabonais que vous avez croisé en Russie s’intéressait donc à divers cultures au sein de l’Europe (musiciens Viennois, anglais, russes et français ; philosophes grecs et allemands…).

              On pourrait avoir le même raisonnement avec l’Afrique : expliquez-moi le fond commun entre la culture Sud-africaine et la culture Marocaine ?

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  • Boris // 07.09.2018 à 06h56

    Je suis d’accord qu’il ne faut pas diaboliser la Russie, mais là c’est un peu de la propagande digne de l’URSS.
    “De surcroît, le pardon des offenses est la marque des grands hommes. Un an plus tard, dans un retournement de situation rare dans l’histoire, l’hôte russe brocardé a entrepris de renflouer le novice, dans un geste d’une élégance qui constitue la marque de l’assurance.”
    Sérieusement ?

    Et Poutine a peut-être survécu à je ne sais combien de président français et américain, ça veut juste dire qu’il n’y a pas d’alternance en Russie, ça ne veut rien dire sur la légitimité de Poutine et la force de la Russie. Staline, Kroutchev et Brejnev ont survécu à je ne sais combien de président Français, mais l’URSS est morte alors que la République française est toujours là.

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    • DUGUESCLIN // 07.09.2018 à 07h28

      Les plus russophobes et particulièrement poutinophobe, sont bien actuellement les anglais.
      Les impérialistes anglais qui continuent à croire que sur Terre il y a l’Angleterre et le reste du Monde, n’ont jamais été “européens”. L’émergence en Europe de la Russie leur insupporte au plus haut point.
      Dans ce contexte la poutinophobie n’a pas d’intérêt.
      Si actuellement il n’y a pas d’alternance en Russie, c’est tout simplement parce que les candidats potentiels crédibles sont d’accord avec le président actuel. Pourtant les opposants existent et sont poussés à s’exprimer en Russie.
      Hormis Navalny qui ne représente quasiment rien, il y a le parti communiste, très patriote et anti-atlantiste, il y a également un parti ultra nationaliste prêt à déclarer la guerre aux atlantistes. Puis il y a les nostalgiques du soviétisme, généralement plus âgés. Les russes aiment les débats et les “opposants” sont invités et même poussés à s’exprimer. (comme en France??)
      Une alternance donnerait accès au pouvoir à des partis beaucoup plus radicaux contre l’atlantisme.
      Une grande majorité de russes se reconnaissent dans leur Président. La propagande poutinophobe fait l’effet inverse.
      Voilà pourquoi Poutine a survécu aux divers présidents français. Voilà pourquoi la Russie est présente sur le plan international.
      La diplomatie française est morte, alors que la diplomatie russe est en pleine renaissance.

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    • dissy // 07.09.2018 à 07h38

      Et Merkel?

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      • Haricophile // 07.09.2018 à 11h36

        Elle se momifie petit a petit. Bientôt, souvenir de dirigeants de l’Est d’une autre époque, on la fera tenir debout pour qu’elle ait l’air encore vivante.

        Par ailleurs, comme dit Boris un peu plus haut :
        « Et Merkel a peut-être survécu à je ne sais combien de président français et américain, ça veut juste dire qu’il n’y a pas d’alternance en Allemagne, ça ne veut rien dire sur la légitimité de Merkel et la force de l’Allemagne. »
        ( ̄▽ ̄)ノ_彡☆バンバン!! (rire idiot)

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    • Cédric // 07.09.2018 à 07h49

      la république française est toujours là, et en pleine forme !

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      • Tonton Poupou // 07.09.2018 à 10h27

        La Russie éternelle aussi …..Don’t mess with Russia.

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      • Thomas Savary // 07.09.2018 à 10h51

        Merci, ça fait du bien de rire un bon coup ! Même si « L’humour : la politesse du désespoir. » (Chris Marker — https://www.lejdd.fr/Chroniques/Bernard-Pivot/Perquisition-chez-les-aphorismes-669540 )

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      • naif // 07.09.2018 à 11h32

        Soyons plus clair:
        “La république française est toujours là, mais dans quel état!”

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    • antoniob // 07.09.2018 à 07h59

      La Russie est là depuis l’an 800.
      Au sujet d’alternance Merkel,patronne de l’UE, fait son 4ème mandat d’affilée et la constitution allemande ne limite pas le nombre. Le tout avec un parti unique CDU-SPD.

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      • Chris // 08.09.2018 à 13h20

        Un CDU à 17% alors que AfD en pleine croissance en est déjà à 16%… ?

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    • basile // 07.09.2018 à 08h31

      ha ha ha ! La république française est toujours là.
      Vous vous êtes bien gardé de dire la France.

      car ce mot république qui a remplacé Dieu, servi à toutes les sauces pour justifier tout, commence à me lasser.

      alternance ? Chaque Français a compris que ce n’est qu’illusion. Chaque président successif n’étant (lui aussi, comme un ministre) qu’un fusible qui saute pour calmer la colère

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    • RGT // 07.09.2018 à 10h15

      Il n’y a pas d’alternance en Russie…

      En occident non plus, mais de manière bien moins visible.
      Entre les partis de pouvoir de “droite” et de “gauche” voyez-vous une différence vous ?
      Les politiques sont STRICTEMENT les mêmes, seuls quelques mots des discours changent en insistant sur les “valeurs” ou les “visions” de ceux qui les déclament.

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  • Fritz // 07.09.2018 à 07h20

    Approfondi, brillant, convaincant, cet exposé du professeur Naba.
    Hélas oui, la France otanisée n’est plus que le sous-traitant de Washington, à la fois piteux et prétentieux.
    De moins en moins de Libanais parlent français, et ce n’est que justice.
    La France est un chacal au Yémen.
    La France est un état-voyou.

    Je reste français malgré tout, et je n’ai pas l’intention de m’exiler. [modéré]

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    • basile // 07.09.2018 à 08h52

      excellent en effet. Pour répondre à Boris ci-dessus, je dirais que ce texte a aussi le mérite de nous donner une bouffée d’oxygène, intoxiqués que nous sommes par notre propagande mille fois plus nombreuse, pour ne pas dire toxique. Les attaques journalières (que dis-je, tous les quarts d’heure), de no médias russophobes, sans aucun droit de réponse, sans aucun contradicteur sur les plateaux, le tout dit avec la voix douce d’humanistes, sirupeuse, pas belliqueuse pour un sous pour mieux convaincre, la voix de ceux qui savent, prêchant ce qui est bon pour nous, pauvres ignorants que nous sommes

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  • gracques // 07.09.2018 à 07h40

    Brillante analyse de la situation de la,diplomatie française …… mais quelle piètre conclusion qui montre une méconnaissance crasse de l’histoire française et ouest européenne .
    La citation de marc bloch me paraît intéressante il s’agit de déposition et non de dépossession , le maintien français durant ces deux siècles comparativement aux deux autres puissances européennes devrait rendre plus circonspect quant au sombre avenir de notre pays tel que prophétise ici , en passant , la Russie n’à connue qu’une défaite en 1918 sur les deux siecles (je n’oublie pas Port Arthur) comparez l’état de la Russie contemporaine avec celle issue du congrès de Vienne.
    La médiocrite des élites francaises est par contre encore une foi , une constance dans notre histoire.

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    • Alfred // 07.09.2018 à 07h49

      Notre histoire est longue. Philippe le Bel et Richelieu étaient a peu près tout sauf des médiocres et il est peu probable qu’ils aient été servis par des médiocres.
      Mais je vous accorde que les dernières décennies ont vu la transformation de médiocres en nuls. Il faut reconnaître à Chirac d’avoir été le dernier dirigeant de notre nation (aussi mauvais qu’il ait été). Les autres n’ont jamais essayé tout occupés qu’ils étaient à servir exclusivement d’autres maîtres. Ce n’est pas de la médiocrité mais de la trahison. Et effectivement elle est elle même de plus en plus médiocre (et donc visible).

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      • marc // 07.09.2018 à 11h18

        Ce n’est pas de la médiocrité mais de la trahison : voilà qui est bien dit… hollande et son combat avorté contre la finance est un exemple marquant

        en même temps ça renvoie aux critiques radicales généralisées à tous les hommes politiques(tiens on se rappelle de sanders avec l’article récent ici…), et peu de pays tiennent un cap intéressant si on y pense… certaines choses sont tentées à droite à gauche mais retombent vite

        ces critiques envers les politiciens sont recevables : si la politique est prendre soin de la population, les priorités seraient de donner un toit et à manger à tous…
        les hommes politiques arrivent à justifier une sorte d’impossibilité à faire ses choses-là, en invocant le réalisme… réalisme?!
        on est dans une société absurde, paradoxale et d’un point de vue global, c’est d’une tristesse monstrueuse, 10 000 enfants environ qui meurent de faim par jour
        désolé pour la noirceur mais moi depuis 25 ans qu’on m’a donné le droit de voter, je ne l’ai jamais utilisé (mélenchon a un côté sympatique bien sur…)

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    • rene naba // 07.09.2018 à 14h01

      Gracques, Votre réponse me désole si tant est cette signature renvoie au groupe des hauts fonctionnaires socialistes critiques; Je vous conteste le droit de qualifier “piètre conclusion qui montre une méconnaissance crasse de l’histoire française et ouest européenne. Au début du XXme siècle, la France était à la tête d’un des deux grands empires mondiaux avec le Royaume Uni Un siècle plus tard, en 2018, elle n’est que plus que la 7 eme puissance économique mondiale soit une régression de six places. Elle est supplantée désormais par l’Inde, une ancienne colonie européenne, mais aussi et surtout par le Japon et l’Allemagne, c’est à dire les deux grands vaincus de la 2me Guerre Mondiale, alors qu’en Europe,même, la France est à la traîne de l’Allemagne qui dicte sa loi à l’Union européenne. La France a capitulé en 1940, ne tenant que 39 jours face à l’offensive allemande. Ceci a conduit un historien considérable Marcel Gauchet à dresser le constat suivant; depuis cette débâcle, “la France a cessé d’être une grande puissance”. J’ai bien peur GRACQUES que vous n’aviez fait preuve d’une PIETRE CONCLUSION QUI MONTRE VOTRE MECONNAISSANCE CRASSE DE l’HISTOIRE FRANCAISE. Sans rancune.

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  • rene naba // 07.09.2018 à 07h53

    Réponse à Boris:Ce n’est pas de la propagande. C’est du deuxième degré. Le fait que la Russie ai accepté de convoyer une aide humanitaire française à la population syrienne et qu’elle cherche à associer la France et l’Allemagne au règlement du problème du Nord de la Syrie (Idlib) sont des gestes présentés comme étant magnanimes, mais qui masquent en fait une humiliation de la France en ce que Emmanuel .Macron a dû passer par les fourches caudines de Vladimir Poutine., sans que la France ne titre profit tire bénéfice de son geste “humanitaire”.
    Le fait que Vladimir Poutine survive à quatre présidents français traduit certes l’absence de rotation du personnel politique mais ne dément pas le fait qu’il initie une politique dans la durée.

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    • RGT // 07.09.2018 à 10h31

      La “girouette électorale” est le meilleur instrument pour dépouiller le peuple de tous les avantages “indécents” qu’il avait acquis au prix de nombreux sacrifices.

      A chaque “alternance” le nouveau gouvernement peut profiter de son “état de grâce” pour faire valoir les intérêts des lobbies qui ont financé sa campagne.

      Comme le peuple se rend compte rapidement qu’il a été “floué” ils se précipitera dans les bras de “l’opposition” et on repartira pour un tour pour favoriser les intérêts d’autres lobbies, sans pour autant supprimer les “avantages acquis” lors de la précédente législature.
      Les seuls qui se feront essorer sont les “gueux” qui n’ont pas les moyens d’assurer de corruption “mécénat désintéressé” auprès des organisations politiques.

      Certes, cette “alternance” est présentée comme une preuve intangible de VRAIE démocratie…
      En fait, c’est juste un gros pipeau car le pouvoir sera toujours partagé entre “personnes fréquentables” qui ne laissent aucune possibilité à la “base” de s’exprimer.

      Un gouvernement plus stable sera vu comme dictatorial mais sera au final moins nuisible car il ne permettra pas de “changements de direction politique” qui ne profitera à chaque fois qu’à une caste légèrement différente, et encore.

      Continuez à élire vos “représentants”…

      Et pendant que vous y êtes exigez que les animaux destinés à l’abattoir élisent ceux qui les mettront à mort.

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  • astap66 // 07.09.2018 à 07h54

    “L’étrange défaite”, de Marc Bloch, c’était le constat que les élites française, et en premier lieu le capital français, a sciemment favorisé la victoire allemande dans le but d’imposer la mise en oeuvre en France d’un mode de gouvernement qui permettait de “tenir” les salariés et les classes populaires sous une main de fer, quitte à se soumettre à la puissance allemande.
    Nous en sommes encore là avec la puissance américaine.
    Les élites française, depuis la révolution, et sans interruption ou presque depuis 1815, sont des élites comprador qui ne s’imposent qu’avec l’aide de l’étranger.

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    • Chris // 08.09.2018 à 13h27

      des élites comprador qui ne s’imposent qu’avec l’aide de l’étranger.
      Ce fut aussi l’erreur de Louis XVI quand il appela l’armée prussienne pour casser du Parisien en révolte.

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  • FARINET // 07.09.2018 à 08h10

    IL est plus qu’urgent d’arrêter de recruter les « nominés de la politique française », les « grands serviteurs de l’état » et autres pantouflards dans les promos ENA et de l’ AMERICAN YOUNG LEADERS.
    Il est temps de se rendre compte que le soleil se lève à l’Est, la sagesse a toujours été de ce côté, il y va de notre survie de réaliser que la conquête de l’Ouest a fait le tour du globe pour le plus grand malheur de la planète depuis l’arrivée de ces cow boys.

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  • Vercoquin // 07.09.2018 à 08h21

    Je n’ai pas tout lu, mais
    Accessoirement, je propose à Micron de regarder la carte mondiale des réserves de pétrole
    https://www.connaissancedesenergies.org/sites/default/files/album_images/reserve-petrole-monde-2015_zoom.png

    Alliés des USA :………………….Arabie Saoudite, Canada,
    On lui a fait son affaire :……Irak

    Au vu de cette carte, il est aisé de comprendre pourquoi Trump et les USA sont prêts à faire la guerre à l’Iran et au petit Venezuela.

    J’dis ça, j’dis rien.
    Et toi, Manu, qu’est-ce que t’en dis ?

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  • Kiwixar // 07.09.2018 à 10h10

    Le naufrage volontaire de la diplomatie française s’explique par l’européïsme / l’eurolâtrisme : la volonté de créer une “diplomatie” de l’UE.

    C’est comme ces arrivants au Nouveau Monde qui sabordaient leurs navires pour être sûrs de ne pas souhaiter rentrer chez eux. Macron saborde le navire “France”. Ce ne sont pas ses enfants qui vont lui en vouloir (il n’en a pas). Lui, il a le canot de sauvetage de 1ère classe de toute façon, avec des larbins pour pagayer à sa place au cas où il devrait aller se réfugier en Uruguay si ça tourne mal.

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  • Tonton Poupou // 07.09.2018 à 10h12

    Une image est bien plus parlante qu’un grand discours. La photo en tête de l’article nous montre quoi ?
    Papa Trump (the boss) qui prend par la main le p’tit manu (son gamin… le kid) – avec son sourire de “ravi de la crèche” – pour l’emmener à la maison……….

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    • Fritz // 07.09.2018 à 12h04

      Trump qui tient le p’tit Manu par la main ? En langage châtié, on appelle ça : la relation transatlantique.

      Mais vu l’expression de Victoria Nuland, secrétaire adjoint aux affaires européennes : « Fuck the EU », on imagine, pour ladite relation, une position que la décence m’interdit de décrire.

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      • ellilou // 07.09.2018 à 13h36

        Vous imaginez si cette personne avait dit un truc pareil sous Trump? La levée de boucliers…Mais elle travaillait pour le gentil Obama alors tout va bien 🙁

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    • Eric83 // 07.09.2018 à 13h03

      A elle seule, cette photo révèle un grave manquement à la fonction présidentielle et justifie la destitution de ce pantin ridicule – et content de lui en plus sur la photo – de Macron.

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  • Louis Robert // 07.09.2018 à 15h47

    N’en déplaise à l’autre 82%, Macron @ 18% incarne la France. Elle et lui ont une faiblesse commune, mortelle en ces temps d’un nouvel ordre mondial, qui consiste à se donner l’air d’être tout et n’importe quoi d’autre que ce que l’une et l’autre sont.

    C’est dire que Macron ne saurait être pris au sérieux, en ce nouveau monde — surtout pas par de véritables chefs d’état — à tenter constamment de faire croire à tous qu’il est autre que Macron. Bref, il n’est ni Président Soleil, ni même Jupiter, ni… etc. Enfin…

    Quant à la France, elle a urgemment besoin d’une prise de conscience, très profonde, qui consiste en une nouvelle prise de contact avec la réalité du nouveau monde. Au terme d’un cruel déclin toujours en marche, la France de Macron n’est même plus, en effet, la France de de Gaulle. Tant qu’elle refusera de se percevoir et de s’avouer telle qu’elle est devenue, il lui sera impossible de seulement commencer à tenir la place et à jouer le rôle précieux qui lui reviennent, dans ce nouveau monde d’après l’Empire… au service du bien commun de l’humanité, donc de tous et chacun.

    Déjà, prenons-en acte, « L’OCCIDENT NE DICTE PLUS SON AGENDA AU MONDE ». Cela ne fait que commencer.

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    • christiangedeon // 07.09.2018 à 18h00

      L’Occident dictera encore plus son agenda au monde…mais regardez donc l’état de ce que vous appellez “le monde “…l’Afrique subsaharienne est à la dérive, l’Afrqiue du Nord va mal,le proche et moyen orient à feu et à sang, le Pakistan est en état de guerre intérieure et extérieure larvée,l’Inde fait face à des risques d’implosion interne et à une catastrophe &écologique et démographique en croissance exponentielle, le Bangla Desh en train de couler au sens propre du terme,l’empire chinois connaît une migration intérieure de travailleurs sous payés et maltraités qui porte sur deux cent millions de personnes,la Russie ,malgré les efforts gigantesques de Poutine et de son équipe a un PIB inférieur à celui de l’Italie,l’Amérique du Sud sombre jour après jour….et vous pensez que “l’occident ” n’est plus en mesure d’imposer son agenda? Si vous le dites…si vous le dites..aussi étonnant que çà puisse vous paraître,je suis de ceux,très rares ( ce n’est pas l’air du temps n’est ce pas?) qui pensent que ce que vous appellez l’occident n’ a jamais été aussi puissant. Et qu’il faut s’en inquiéter.

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      • Louis Robert // 08.09.2018 à 01h05

        Christian, il n’existe pas d’ « empire chinois ». Il n’existe aujourd’hui qu’un seul Empire, bien circonscrit, revendiqué et caractérisé nommément dans des centaines d’ouvrages de grande qualité rédigés par des gens qui connaissent parfaitement ce dont ils parlent… L’Afrique réunie à Beijing tout récemment se porte fort bien et se portera de mieux en mieux merci, grâce à une modernisation accélérée et à un développement sans précédent assurés par la Chine.

        Je vous signale que ce que vous appelez « le proche et moyen orient à feu et à sang », et le « Bangla Desh qui coule », c’est l’ « oeuvre » maîtresse, exclusive, peu enviable, de l’Occident… servilement en marche dans les pas de l’Empire.

        Il y a bien plus à dire mais le temps et l’espace manquent.

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      • Chris // 08.09.2018 à 13h29

        Relisez le rapport Meadows du Club de Rome (1973)… Tout est là.

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  • christiangedeon // 07.09.2018 à 15h50

    Malheureusement,ce n’est même pas un fiasco…c’est pire. Aucune ligne directrice,en fait. Des aller retour ahurissants sur la Syrie,la Russie,et même les USA. ET que dire du Sahel? On en parle peu,mais c’est la cata la plus totale.Et au Mali comme au Tchad comme en Centrafrique comme au NIgéria,Aqmi,Daech et Boko Haram sont en progression. ET que dire de la Côte d’Ivoire?Ce n’est pas un fiasco,c’est une déroute.

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    • Micmac // 07.09.2018 à 18h05

      Sarkozy et Kouchner ont “purgés” le quai d’Orsay. C’est un fait connu… Ils ont cassé les diplomates chevronnés qui entouraient Védrine puis Villepin et les ont remplacés par des gros nullos néocons. Anecdote connu : des gens ont été nommés par Kouchner pour s’occuper du moyen Orient et du Maghreb sans avoir aucune notion de l’Arabe, écrit et/ou parlé.

      Hollande et Macron sont des énarques, qui ne connaissent rien à la question. Ce sont des gestionnaires et des politicards pour qui il suffit de lire “Le Monde” pour savoir tout ce qu’il y a à savoir. C’est mon opinion, mais je pense que pour ces deux présidents et leur entourage, que l’on puisse mener une autre politique étrangère est un concept qui leur échappe complètement. C’est une chose que leur esprit ne peut même pas concevoir. Donc, ce qu’a fait (ou plutôt défait) Kouchner perdure…

      Par contre, des diplomates compétents, il en reste pléthore au Quai d’Orsay. Ils ne sont juste pas au poste de responsabilité, et ont intérêts à la fermer s’ils ne veulent pas être placardisés. Et ils appellent la clique néoconne qui a pris le pouvoir “La Meute”.

      Je pense qu’au Quai d’Orsay comme dans toute la haute fonction publique, les compétences sont bien là, prêtes à prendre la relève en cas de changement d’orientation politique. Ce sont bien toujours les politiques qui gouvernent, et un changement politique se traduirait immanquablement par quelques charrettes de nullos nécons/néolibs vers les placards dorés de la haute administration, et leur remplacement par des gens nettement plus compétents… On ne s’en porterait que mieux…

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  • caliban // 08.09.2018 à 01h29

    Quand je pense (c’est à dire relativement tard dans la nuit 🙂 ) que
    • d’un côté l’urgence est la fin de l’extractivisme, en l’occurrence arrêter de sucer le pétrole du Moyen-Orient
    • et que de l’autre toutes les armées sont prêtes à tout faire péter pour s’approprier les hydocarbures

    … je me dis que les vrais héros de nos jours sont ceux qui ont conservé une once d’optimisme quant à la survie de l’espèce.

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  • Phil // 08.09.2018 à 09h41

    La bataille de Sedan date de 1870 et non 1880

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  • Traroth // 09.09.2018 à 14h19

    L’OTASE n’existe plus de 1977, juste pour info…

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