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28.avril.202028.4.2020 // Les Crises

Le SARS-CoV-2 se réplique 10 fois plus vite que le SRAS de 2003

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Source : Futura Sciences

Le nouveau coronavirus du Covid-19 se reproduit à une vitesse fulgurante et produit trois fois plus d’agents pathogènes que le virus à l’origine de l’épidémie de SRAS de 2003. Il arrive pourtant à passer incognito auprès du système immunitaire, ce qui explique pourquoi des personnes à très haute charge virale demeurent asymptomatiques.

En 2003, il avait fallu six mois pour contenir l’épidémie de SRAS, majoritairement cantonnée à la Chine et à quelques pays asiatiques. Celle-ci avait affecté au total 8.098 personnes dans le monde et causé 774 décès. En moins de trois mois, le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 a, lui, déjà touché plus 2,4 millions de personnes dans 193 pays avec 165.000 morts. Et ce, malgré un taux de mortalité bien inférieur (entre 0,25 % et 5 % selon les estimations contre 10 % pour le SRAS).

Le SARS-CoV-2 se réplique jusqu’à 100 fois en 48 heures

Une des explications possibles à cette flambée réside peut-être dans l’efficacité redoutable du nouveau virus, rapporte une étude publiée dans la revue Clinical Infectious Diseases par un éminent virologue de l’université Hong Kong, Yuen Kwok-yung. Le chercheur et son équipe ont mené une procédure inédite pour comparer les deux virus, en infectant des échantillons de tissus pulmonaires donnés par des patients. Les résultats ont de quoi faire frémir. « Dans certains cas, le SARS-CoV-2 se réplique jusqu’à 100 fois en 48 heures, contre 10 à 20 fois avec le SARS-CoV », rapporte Chu Hin, un assistant du professeur et coauteur de l’étude, dans le South China Morning Post. Non seulement le virus infecte beaucoup plus vite les cellules, mais il produit aussi 3,2 fois plus de particules virales en 48 heures, indique le chercheur. Du coup, alors que la charge virale maximale dans les sécrétions nasales est observée au bout de 10 jours chez les patients avec un SARS-CoV, ceux atteints du SARS-CoV-2 atteignent cette charge virale maximale beaucoup plus rapidement.

Un virus qui « masque » sa présence auprès du système immunitaire

Pourtant, malgré l’importante charge virale induite par le SARS-CoV-2 dans l’organisme, ce dernier semble réagir avec un gros retard à l’allumage. « Le virus agit comme un ninja, sa réplication entraînant une plus faible inflammation et production d’interférons », explique Jasper Chan Fok-woo, autre coauteur de l’étude. Or, ce sont justement les interférons, des molécules de la famille des cytokines, qui participent à l’efficacité de la réponse immunitaire. « Alors que le SARS-CoV active 11 marqueurs de gènes pro-inflammatoires sur les 13 types possibles, le SARS-CoV-2 en active seulement 5 », indique l’étude. Cette faible réponse immunitaire explique pourquoi le virus parvient à se développer si rapidement et aussi la légèreté voire l’absence de symptômes chez de nombreux patients, qui possèdent sans le savoir une très forte charge virale et sont donc susceptibles de propager la maladie insidieusement.

Mais comment fait le virus pour ainsi passer incognito dans l’organisme ? Les chercheurs n’en sont sur ce point qu’aux hypothèses. « Si le SARS-CoV-2 de 2019 et celui de 2003 se fixent et pénètrent dans les cellules hôtesvia l’ACE2 [le récepteur auquel s’accroche la protéine virale], le mécanisme par lequel le premier surmonte la réponse immunitaire et supprime la production d’interférons ainsi que des cytokines pro-inflammatoires pour atteindre un degré plus élevé de réplication virale est encore insaisissable », avouent les auteurs. Le SARS-CoV-2 pourrait contenir des protéines antagonistes de l’interféron différentes ou s’exprimant plus fortement.

Moins de 48 heures pour empêcher la réplication du virus

Tout cela explique en partie pourquoi la plupart des patients du nouveau coronavirus sont bien plus contagieux et beaucoup plus tôt qu’avec le SRAS de 2003, ce qui rend la maladie plus difficile à détecter. Cela complique aussi le traitement, puisque l’on dispose de moins de 48 heures pour administrer des antiviraux capables de limiter la réplication du virus, contre une période de 7 à 10 jours avec le SRAS.

De plus, les médicaments anti-inflammatoires qui limitent la trop forte réaction immunitaire, plutôt efficaces dans le cas du SRAS, sont complètement inutiles au début de l’infection par le SARS-CoV-2 puisque ce dernier possède son propre mécanisme d’autolimitation inflammatoire. En revanche, les produits type bêta-interféron [des cytokines médiatrices de l’activité antivirale] pourraient avoir une utilité, indique Yuen Kwok-yung au South China Morning Post. Cette étude, limitée à un faible nombre d’échantillons, ne représente pas à elle seule la variété des réponses immunitaires induites par le SARS-CoV-2. Mais elle met en exergue toute la difficulté à laquelle nous sommes actuellement confrontés pour combattre le virus et sa diffusion.

Source : Futura Sciences

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Commentaire recommandé

MS // 28.04.2020 à 07h19

Ce résultat est cohérent avec le fait que les contaminés peuvent devenir contagieux en moins d’une journée.

53 réactions et commentaires

  • MS // 28.04.2020 à 07h19

    Ce résultat est cohérent avec le fait que les contaminés peuvent devenir contagieux en moins d’une journée.

      +5

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  • calal // 28.04.2020 à 07h47

    « Tout cela explique en partie pourquoi la plupart des patients du nouveau coronavirus sont bien plus contagieux  »

    ben je croyais que plus un virus etait contagieux,moins il etait dangereux pour l’hote?

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    • LibEgaFra // 28.04.2020 à 08h04

      « ben je croyais que plus un virus etait contagieux,moins il etait dangereux pour l’hote? »

      Exemples: Ebola, HIV…

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      • Fabrice // 28.04.2020 à 08h21

        dans 2,3% en moyenne des cas il est mortel c’est effectivement peu mais si on est dans la partie à risque (âge, autre maladie,…) là ça devient un gros problème.

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        • Fabrice // 28.04.2020 à 08h24

          j’ajoute cet article du quotidien du médecin qui évoque la volatilité de la mortalité :
          https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/recherche-science/un-taux-de-mortalite-lie-au-covid-19-plus-eleve-en-italie-pas-si-sur

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          • Bigtof // 28.04.2020 à 09h14

            Encore un article anxyogène ce matin !
            pour dédramatiser, voici de quoi largement relativiser l’impact du Covid-19…
            Au 27/04 (soit après 3 mois pleins), 14.497 personnes sont mortes en Hôpital et 8.796 en Ehpad, au total : 23.293 personnes
            Nous avons donc pour l’instant 0,03% de personnes officiellement mortes du fait du Covid… En sachant que la plupart avaient des facteurs de co-morbidité (diabète, etc..)
            En 2018, ce sont 596.000 personnes qui sont décédées. Le Covid-19 représente donc pour l’instant 3,9% des décès en France ! Oh Quelle angoisse !!
            Surtout, que du fait des co-morbidité, il faudrait en fait diviser ce chiffre par deux (car enfin, il y a bine des personnes qui seraient morte de toutes façons, d’une grippe, d’un rhume, d’une insuffisance cardiaque ou respiratoire !)
            Au Danemark les chiffres, avec dépistages, confirment un taux de décès de l’ordre de 0,016% !!
            On est loin, mais alors très loin de d’une catastrophe à l’échelle d’un pays !
            Alors, je passe sur les querelles de HCQ ou pas, de l’efficacité du confinement ou pas, mais cette ambiance catastrophiste n’a aucune justification rationnelle !

            Ah, et au fait, quel est le taux de réplication du rhume ?

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            • fanfan // 28.04.2020 à 09h48

              Communiqué de presse du 21.04.2020 de l’Institut Pasteur
              source : https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/covid-19-modelisation-indique-que-pres-6-francais-ont-ete-infectes
              Des chercheurs de l’Institut Pasteur et du CNRS, en collaboration avec l’Inserm et Santé Publique France, ont réalisé une analyse détaillée des hospitalisations et des décès dus au Covid-19 en France.
              Niché au milieu de ce communiqué, on y apprend que «  le taux de mortalité chez les personnes infectées est de l’ordre 0,5% ».
              0,5 % et non pas les 15 % de mortalité initialement ! Les entre 3 et 5 % d’il y a 1 mois ! Les environs 2 % à la mi-avril !
              0.5%. Soit le taux de mortalité observé lors des grippes saisonnières les plus virulentes comme en 2015 ou 2017…
              Le confinement et la crise économique et sanitaire qui nous attend sont intégralement imputables à l’incurie absolue du pouvoir en place, de ses prédécesseurs et auraient parfaitement pu être évités.

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            • fanfan // 28.04.2020 à 09h50

              De plus, la vaxxination anti-grippale favorise les infections à coronavirus (« Influenza vaxxination and respiratory virus interference among Department of Defense personnel during the 2017-2018 influenza season. » Wolff GG (Il ne s’agit pas du covid-19 mais d’autres coronavirus, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31607599).

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            • Subotai // 28.04.2020 à 17h56

              C’est à la fin du match qu’on sait qui a gagné.
              La bonne méthode pour savoir qui est mort du Covid?
              On fait la différence entre le nombre de morts les années précédentes et le nombre de morts les années Covid. L’un dans l’autre on aura le chiffre…
              Quand on passe d’une page et demi de notices nécrologiques à onze pages en une semaine, c’est qu’il y a quelque chose qui se passe. Les pourcentages dans cette situation c’est de la merde.

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            • Arno // 28.04.2020 à 23h32

              Tu as raison, bigtof; comme dirait un immense charlatan bien connu par ici, il faut relativiser les risques: Comme la route tue bien moins que le cancer, cessons de vouloir régenter la circulation, on pourra même faire de grandes économies de personnels (police), matériels (signalisation et autres). Les homicides ne représentant que 0,14% des morts en France, il faut immédiatement arrêter de s’en occuper, on pourrait même libéraliser la vente d’armes pour booster l’économie. On continue, ou tu commences à comprendre ?

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            • Bigtof // 03.05.2020 à 18h12

              Mon pauvre Arno,
              Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas s’en occuper, (peut-être devrais-tu bien lire ce que j’ai écrit…), mais que le niveau de catastrophisme ambiant était déraisonnable. (Tu vois, pour toi, je répète pour que tu puisse comprendre…
              Voilaaa..

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    • MS // 28.04.2020 à 14h01

      Il y a deux paramètres qui entrent en jeu : la légalité et la contagiosité. Les deux sont reliés dans la mesure où un virus très létal tue avant d’avoir pu être transmis. Ici il semble qu’il soit assez peu létal et très contagieux parce que le virus se multiplie vite.

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    • MS // 28.04.2020 à 14h09

      Je voyais plutôt la suite logique suivante : si la multiplication du virus est importante, la charge virale augmente et le patient devient vite contagieux. Cette charge virale rend le virus dangereux s’il n’est pas trop létal : les patients sont contagieux, ont le temps de transmettre la maladie puisqu’ils ne meurent pas tous et pas de suite… tout ce qu’il faut pour qu’une épidémie se propage.

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  • LibEgaFra // 28.04.2020 à 08h02

    « Mais elle met en exergue toute la difficulté à laquelle nous sommes actuellement confrontés pour combattre le virus et sa diffusion. »

    Quelle difficulté, quelle difficulté, il n’y a plus de difficulté, plus aucune difficulté, puisque nous disposons de la molécule miracle antivirale, antiinflammatoire, antipaludéenne du bon docteur marseillais.

    Allons donc on va encore me reprocher une histoire marseillaise, style sardine qui… on connaît la suite.

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  • jmathon // 28.04.2020 à 08h13

     » Cela complique aussi le traitement, puisque l’on dispose de moins de 48 heures pour administrer des antiviraux capables de limiter la réplication du virus, … »

    Il y aurait des antiviraux capables de limiter la réplication du virus ?

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    • Eric83 // 28.04.2020 à 08h56

      « Il y aurait des antiviraux capables de limiter la réplication du virus ? »

      Oui mais quand ils sont administrés, sur les savants conseils de « hautes autorités scientifiques » et sur les décisions politiques du régime de Macron, aux patients hospitalisés – donc à un stade avancé de la maladie – ces antiviraux n’ont plus d’intérêt…le virus ayant passé le « relais » aux bactéries.

      Mais chut, ces propos pourraient être sont assimilés à du conplotisme.

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  • catherine // 28.04.2020 à 08h15

    Futura sciences a des intérêts dans les anxiolytiques ?

    « Mais elle met en exergue toute la difficulté à laquelle nous sommes actuellement confrontés pour combattre le virus et sa diffusion ».
    Cela ne semble pas être le cas à (pardon) Marseille et dans le département des bouches du Rhône département pourtant à population dense.

    Ni en France (au 24 avril) :
    99,755% de la population en France n’est pas infectée.
    99.9,9664% n’est pas morte du Covid.

    Ni dans le monde (au 24 avril) :
    99,964% de la population du monde n’est pas infectée.
    99.9,9983% n’est pas décédée du Covid.

    Bonne journée !

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    • Eric83 // 28.04.2020 à 09h03

      @ Catherine

      Partageons le lien pour les données que vous indiquez :

      90 jours d’hystérie : les chiffres officiels prouvent que le COVID-19 RESTE bénin

      « Voilà le topo, chers lecteurs. Selon les données officielles, ce « fléau dévastateur » massacre impitoyablement 0,0001% de la population mondiale chaque jour. »

      « Les données officielles le démontrent clairement. J’aimerais juste que plus de gens prêtent attention à ce que racontent réellement les données, au lieu d’ingurgiter le poison que nous servent allégrement les faux prophètes sévissant dans les médias. »

      « 99,99% d’entre nous ont survécu et survivront à cette chose. Pour ce qui nous attend après, je suis moins catégorique. »

      https://fr.sott.net/article/35435-90-jours-d-hysterie-les-chiffres-officiels-prouvent-que-le-COVID-19-RESTE-benin

        +13

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    • Ben // 28.04.2020 à 09h08

      Très bonne remarque Catherine

      C’est comme l’obligation de la ceinture de sécurité, avant on ne la mettait pas, et 99,99% des gens survivait.
      Pareil pour le tabac, pourquoi mettre des taxes et faire de la prévention, et l’interdire au mineur. Les cancers du poumons tuent seulement autant que le covid. On peut même plus fumer dans les bureaux parce que ça tue 0.01% des collegues.
      Quel monde anxiogène, on va pas s’empêcher de vivre pour si peu.

      Et je parle pas de ce foutu permis à points qui nous empêche de profiter des apéros.

      Profitez de la vie bon sang.

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      • Arno // 28.04.2020 à 23h38

        Et puis pourquoi limiter les ventes d’armes ? Les homicides ne font que 0,19% des morts en France. Mince on veut toujours nous empêcher de nous amuser !
        Excellent Ben !

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    • Sharivan // 28.04.2020 à 09h17

      @ Catherine « 99,755% de la population en France n’est pas infectée. »
      Vous savez que toute la population n’a pas été testé et que les malades sont pour la plupart asymptomatiques.

      99,87422% des gens qui balancent une statistique invérifiable se trompent

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      • fanfan // 28.04.2020 à 10h06

        Les « morts du Corona » sont-ils vraiment morts à cause du virus ?
        Décédées AVEC le SARS-Cov2 mais non DU SARS-Cov2 ?
        Mortalité quotidienne en France du 01.03 au 06.04 :
        Un virus multi tache qui a la capacité de drainer une grande partie de la morbidité totale à partir du 31/03/2020
        https://www.casimages.com/i/20042410310422678116760177.png.html

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        • riton // 28.04.2020 à 12h19

          « Les « morts du Corona » sont-ils vraiment morts à cause du virus ?
          Décédées AVEC le SARS-Cov2 mais non DU SARS-Cov2 ? »

          Un peu comme le SIDA, quoi.

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          • marc // 28.04.2020 à 12h58

            Non, rien à voir avec le SIDA…
            Le covid s’ajoute aux autres maladies et aggrave l’état général.
            Avec le SIDA, les défenses immunitaires sont tellement faibles qu’un petit rhume peut tuer.

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            • Onfrey-Milleux de Seterre // 29.04.2020 à 09h14

              « Le covid s’ajoute aux autres maladies et aggrave l’état général. »

              Un peu comme le SIDA quoi.

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      • Berrio // 28.04.2020 à 10h48

        Une certitude en tout cas : pour se prémunir d’une épidémie mieux vaut avoir un hôpital public avec un nombre de lits suffisant et un personnel adapté. Mieux vaut avoir également une médecine de ville autorisée à soigner !

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    • Olivier // 28.04.2020 à 10h18

      Aaaaaaah, comme ça fait du bien de ne pas avoir un membre de sa famille ou un ami ou une simple connaissance qui n’a pas été touché par le virus ou qui n’en est pas décédé! Ca permet de gloser sur des chiffres à virgule. Et des abstractions.

        +10

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      • catherine // 28.04.2020 à 12h48

        Non il ne s’agit pas de cela Olivier, la perte d’un être cher est toujours une terrible épreuve, mais quelque soit, ou presque, la raison du décès.

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        • Sharivan // 29.04.2020 à 08h11

          « 99.9,9664% n’est pas morte du Covid. »
          Évolution des décès cumulés du 1er mars au 13 avril 2020 rapportés aux décès cumulés du 1er mars au 13 avril 2019 par département …
          https://www.insee.fr/fr/information/4470857
          Haut-Rhin +144,3%
          Moselle +65,4%
          Seine-et-Marne +71,7%
          Vosges +88,9%
          Hauts-de-Seine +127,8%
          Seine-Saint-Denis +128,1%
          Val-de-Marne +96,5%
          etc….
          Par exemple: pour Le Haut-Rhin et pour la même période c’est 1206 personnes décédées supplémentaires cette année…
          Ce sont les 0.0033% que vous relativisez

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 29.04.2020 à 07h40

      Il est clair que ce n’est pas ce petit pathogène qui ramènera les populations humaines à un niveau soutenable. Il en viendra d’autres. Nos hommes de laboratoire, en revanche, font du bon boulot, comme dirait Fabius. A côté de ces quelques mignons agents qu’ils ont lâchés dans la nature, ils ont aussi inventé la bombe atomique. Pour ceux qui comptent sur ‘la science’ pour ménager leur santé, rappelons que la recherche civile, partout dans le monde, est naine par rapport à la recherche militaire, et qu’elle ne fabrique des anti-poisons que pour défendre le bon camp des poisons qu’elle invente pour tuer la concurrence.

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  • Sara // 28.04.2020 à 08h26

    https://www.huffingtonpost.fr/entry/covid-19-le-tocilizumab-un-medicament-prometteur-face-aux-orages-inflammatoires-touchant-certains-malades_fr_5ea6fa19c5b6a30004e5dfff
    Connaît-on le pourcentage de patients traités avec des anti-inflammatoires pour une maladie auto-immune qui feraient des formes graves du Covid19? Ou sont-ils, en partie, protégés par leur traitement?

      +2

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  • gainoffunction // 28.04.2020 à 08h40

    Cela repose la question de l’origine naturelle ou artificielle du virus qui fait du bruit sur les réseaux sociaux. Déjà la controverse était apparue lors d’une manipulation scientifique H5N1
    http://controverses.mines-paristech.fr/public/promo14/promo14_G5/www.controverses-minesparistech-1.fr/_groupe5/index9829.html?page_id=40
    elle avait rebondi en 2015 avec les travaux de Baric et Shi Zhengli (Wuhan)
    https://www.sciencedaily.com/releases/2015/11/151110115711.htm

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  • RGT // 28.04.2020 à 08h44

    Grande nouvelle !
    Les virus évoluent et se montrent de plus en plus efficaces !

    Il serait sans doute temps que les humains comprennent enfin que comme l’avait préconisé Darwin, les espèces évoluent, n’en déplaise aux défenseurs des théories fumeuses du « dessin intelligent ».

    Et malheureusement, plus le cycle de reproduction d’une espèce est court, plus les mutations s’accumulent et les espèces qui se reproduisent « comme des lapins » jouissent d’un avantage certain pour leur propagation.

    Par contre, personne ne remettra en cause le mode de vie de l’humanité qui offre une porte ouverte à ce type d’agent infectieux qui se propage de proche en proche grâce à la grande concentration de populations et surtout à la « libre circulation des biens et des personnes » qui permettent de disséminer des espèces en dehors de leur habitat naturel, chose qui serait impossible sans une aide illimitée des humains.

    Il suffit de se rappeler de quelques « importations » d’espèces invasives qui causent quelques « menus » problèmes pour les espèces endémiques.

    Citons par exemple les frelons asiatiques, la jacinthe d’eau, les moustiques tigre, les écrevisses américaines, les plathelminthes terrestres (vers plats), les tortues de Floride, etc, etc.
    Toutes ces espèces sont facilement visibles, contrairement aux virus, mais elles représentent un réel danger car elles passent sous les « écrans radar » parce qu’elles n’influent pas (pour l’instant) sur le « Saint PIB ».

    Finalement, ce virus n’est qu’une espèce invasive comme les autres mais qui s’attaque aux humains.

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    • Wakizashi // 28.04.2020 à 10h31

      « Il serait sans doute temps que les humains comprennent enfin que comme l’avait préconisé Darwin, les espèces évoluent »

      A ceci près que les mécanismes darwiniens (à savoir le couple mutation/sélection) sont largement insuffisants pour expliquer le passage d’une espèce à l’autre. Il est évident que les espèces mutent et s’adaptent, mais un moustique qui s’adapte au DDT reste un moustique, c’est de la banale dérive génétique.

      Attribuer la totalité de l’évolution à ce mécanisme, alors que l’on sait très bien que les mutations génétiques sont au mieux neutres pour l’organisme qui les subit, au pire mortellement dangereuses (raison pour laquelle on se protège des agents mutagènes), c’est un aimable conte pour enfants.

      D’où provient la nouvelle information génétique codant le nouvel organe ou la nouvelle fonctionnalité du nouvel organisme dans le cas d’une nouvelle espèce, ça c’est une question intéressante… et irrésolue à ce jour.

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      • TZYACK // 28.04.2020 à 12h21

        Dans quel but les espèces vivantes cherchent-elles à se multiplier en s’adaptant constamment à leur environnement ?

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        • Wakizashi // 28.04.2020 à 14h06

          A part l’être humain, les espèces n’ont pas de « but ». Elles se contentent de vivre… et l’être humain serait bien avisé de faire pareil.

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          • CHRIS // 28.04.2020 à 23h31

            c’est vrai, mais formaté dés sa naissance par ses parents, puis par l’école le travail, les médias, les reseaux sociaux. Alors ça devient une richesse de simplement pouvoir vivre tel un animal moins intelligent ?………

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    • marc // 28.04.2020 à 13h21

      attention, un virus n’est pas un être vivant! contrairement à ce qui se dit à gauche à droite, ce n’est qu’un morceau d’ADN dans une bulle…
      aussi, avec le dégel de certaines parties du globe, il y a plein de nouveau virus qui se répandent

      et attention : avant la surpopulation des zones urbaines, il y a 4 grandes causes à la gravité de ce type d’infection :
      -mal bouffe
      -pollution
      -stress
      -sédentarité
      qui aboutissent à des personnes faibles avec des maladies chroniques… c’est l’illustration parfaite de la médiocrité extrême de nos sociétés modernes perverties et perverses

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  • Eric83 // 28.04.2020 à 09h11

    « Le SARS-CoV-2 se réplique 10 fois plus vite que le SRAS de 2003 »

    Ben, pour ma part, je dirais que « La peur irrationnelle suscitée par le Covid19 se réplique 10 fois plus vite à cause de l’hystérie politico-médiatique terrorisante.

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    • fanfan // 28.04.2020 à 10h27

      Entre le 1er novembre 2002 et le 31 août 2003, le SARS-CoV aurait infecté 8 096 personnes dans une trentaine de pays, causant 774 décès, essentiellement en Chine, à Hong Kong, à Taïwan, et en Asie du Sud-Est. Divers traitements ont été utilisés pour tenter d’enrayer l’épidémie de SRAS. Parmi eux, les plus fréquents ont été : la ribavirine, un analogue de nucléotides, des anti-inflammatoires stéroïdiens et, après identification formelle du pathogène et des criblages de sensibilité, l’interféron-alpha et des inhibiteurs de protéases. L’efficacité de ces traitements est cependant discutable : aucune étude clinique adéquate n’a été effectuée sur eux ; l’analyse des études disponibles a montré qu’une grande proportion d’entre elles reste inconclusive, ayant été réalisées sur de petits nombres de sujets ou bien sans protocole et doses fixes, certaines indiquant même que des traitements pourraient avoir nui à l’éradication du virus.
      Pour ce qui est des vaxxins, l’éradication rapide de l’épidémie n’a pas laissé place à beaucoup d’essais cliniques. Un vaxxin inactivé, de même que d’autres basés sur les protéines S et N sont à l’étude depuis plusieurs années (http://www.cmi.ustc.edu.cn/1/3/193.pdf).

      Concernant la vaxxination, l’explication concernant la difficulté d’en mettre un au point est celle-ci :
      https://www.vidal.fr/actualites/24740/vers_un_vaXXin_covid_19_les_lecons_du_ sras_du_mers_et_des_donnees_recentes_sur_la_reponse_immunitaire_au_sar s_cov_2/

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      • riton // 28.04.2020 à 12h25

        Pour ce qui est des vaxxins, l’éradication rapide de l’épidémie n’a pas laissé place à beaucoup d’essais cliniques. Un vaxxin inactivé, de même que d’autres basés sur les protéines S et N sont à l’étude depuis plusieurs années.

        « Vaxxin » ???? Quézaco ?????

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      • Owen // 28.04.2020 à 13h50

        3 aspects à la lutte contre le covid: la science, la politique, la prophylaxie.

        La science n’apporte PAS de réponse: mais de la connaissance. Les pays les plus « avancés » sont les plus atteints par le covid. Par confiance aveugle à la science et technologies, on attend la solution magique qui va terrasser le virus. Et la politique a perdu les pédales.
        Les autres pays, moins conditionnés par « la science qui résout tout » ont agi politiquement par prophylaxie: dépister, masquer, laisser faire les médecins de villes avec les médocs qu’ils connaissent, isoler les foyers et confiner, fermer les frontières, etc… La politique a fait son travail.

        Vaxxin: celui annuel contre la grippe agit a 60/70%, mieux sur les jeunes que sur les vieux (on connaît, maintenant), plus ou moins selon les années et les souches virales, etc… Il n’a jamais enrayé la grippe qui date au moins d’Hippocrate et que le monde entier connaît.
        Et on imagine qu’on va trouver un vaxxin contre les covid, tout neuf et plus pernicieux ? Ça va être d’autant plus compliqué, maintenant que les médias nous ont habitués au randomisé double aveugle avec groupe témoin. La population ne se contentera plus des campagnes à coup de slogans: « c’est nouveau, c’est magique »

        C’est aux pays à prétention scientiste de rabattre leur caquet, de revenir à la bonne vieille prophylaxie, d’admettre que les traitements, sont toujours imparfaits, mais aussi perfectibles. Avec la bonne science: en intelligence avec les praticiens de terrain qui ont des patients rentrant souvent mal dans les profils statistiques. Et puis cette horreur qu’est le placebo (auquel seuls les big pharmas ont droit parce qu’ils incarnent la science scientiste). Raoult est maintenant devenu un puissant placebo, bah oui. En attendant mieux.

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  • pas touche au grisbi // 28.04.2020 à 09h32

    Ah ça se complique, on disposerait donc de moins de 48h pour administrer un anti viral alors qu’il faut trois jours pour détecter les symptômes d’un corona qui a investi la place..
    Ou je n’ai rien compris .. pas grave, moins on comprend, plus on est poreux à la peur..

    Si ça continue va falloir avoir fait l’école du cirque, section funambulisme ou contorsionniste, pour accéder aux spécialités « virus » des écoles de médecine..

    J’entrevois bien une solution, et je mets ce commentaire en archive pour prouver que je suis le père de l’idée en cas de dépôt de brevet dans les prochains mois..

    Solution : asperger avec des hélicos ou des avions genre canadairs, du médoc liquide type « coronacide » pour désinfecter des grandes superficies (à 5 mètres des habitations) , ou mieux, mettre coronacide en canette soda…

    Le liquide, si possible je le fabriquerais saveur pognon, mais bon ça se discute

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  • jules Vallés // 28.04.2020 à 11h22

    «  »Le SARS-CoV-2 se réplique 10 fois plus vite que le SRAS de 2003″ »
    Alors là, on est loin de la rigueur scientifique exigée pour certains médicaments en rapport avec le sus-nommé…! parce que 10 fois plus vite et non pas 8,512 ou 11,762 (par exemple) ça ressemble furieusement à de la pensée magique, mais chiffrée !

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  • pas touche au grisbi // 28.04.2020 à 12h17

    Je voudrais apporter ma modeste contribution à la veille en cours sur ce site, sur tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à une info corona

    Cet article s’adresse à celles et ceux qui verraient un liquidambar à proximité de leur domicile.. Si vous voyez ses fruits, surtout pas de panique!!, ce n’est pas un corona dans un arbre

    http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/arbres/liquidambar.htm

    de rien…

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    • Arno // 28.04.2020 à 23h44

      Joli , ptag ! suffit de l’arroser de désinfectant pour qu’il tombe, non ?

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  • clauzip12 // 01.05.2020 à 22h40

    Si j’ai bien compris la maladie se déclarant très vite il aurait fallu pratiquer en masse les test et imposer le masque.
    Des le début de l’infection les test auraient semble t il permis la détection avant les symptômes,non?et la mise en 14zaine des la première phase(48 H) aurait limité les infection par contagions au maximum.
    Le problème a été la manque majeur de l’un et de l’autre.
    La priorité devenait donc le port des masques industriels ou artisanaux dans la mesure de l’absence de test fiables et en trop faible quantité avec ,comme l’on sait pour tout,notre dépendance à l’extérieur.
    En soi,ce n’est pas étonnant ,nous avons perdu toute souveraineté et ce avec l’appui des gouvernements et de l’UE.

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