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16.mai.202016.5.2020 // Les Crises

Covid-19 : 700 000 tests par semaine, vraiment ?

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Source : France Culture

Pour réussir le déconfinement, le gouvernement table sur 700 000 tests virologiques par semaine. Mais cet objectif sera très difficile à atteindre. Révélations sur les véritables chiffres du dépistage, et sur des robots de test chinois installés dans la plus grande improvisation.

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« Testez, testez, testez. » Depuis le 16 mars 2020, c’est le message très clair martelé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

Mais en France, les retards s’accumulent dans l’organisation de ce dépistage, poussant même le gouvernement à mandater un cabinet privé afin de l’assister « dans le développement des capacités de production nationales » de tests.

Le 28 avril 2020, le Premier ministre, annonce « 700 000 tests virologiques à partir du 11 mai » et la mise en place de « brigades » dans chaque département, chargées d’identifier les contacts des personnes présentant des symptômes du Covid-19. « À la sortie du confinement, nous serons en capacité de massifier nos tests », assure Édouard Philippe. Mais qu’en est-il réellement ?

Impossible de connaître les bons chiffres

Pendant plusieurs semaines, lors de son point quotidien sur la progression de l’épidémie, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, évoquait le nombre de tests réalisés, à l’hôpital et dans les laboratoires de ville. Puis cette mention a disparu…

En agrégeant les données publiques disponibles, 149 800 tests virologiques ont été réalisés la semaine 18 (du 27 avril au 3 mai 2020) en France. Très loin donc des 300 000 tests avancés par la direction générale de la Santé. Quant à l’objectif affiché des 700 000 dépistages hebdomadaires à partir du 11 mai, aucune donnée détaillée ne vient l’étayer.

Selon des chiffres disponibles sur le site de Santé publique France, depuis le 24 février, 831 174 tests virologiques ont été réalisés, à la fois dans les hôpitaux publics et dans les laboratoires privés de ville (respectivement 627 464 et 203 710). Un peu plus de 830 000 tests en 10 semaines d’épidémie quand on parle d’en faire 700 000 par semaine, on se dit qu’il va falloir mettre le turbo !

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Un objectif inatteignable ?

Partout les graphiques en attestent : la montée en puissance des tests n’existe pas.

Aujourd’hui, la France n’a en fait jamais dépassé les 150 000 tests par semaine. C’est dire si la marche pour atteindre les 700 000 est haute !

Pour le président du Syndicat national des biologistes des hôpitaux (SNBH), Xavier Palette, « c’est impossible d’arriver à 700 000 tests en une semaine. Il manque des surblouses, des kits de prélèvement, du personnel… Et puis c’est encore un peu le bazar : tous les lieux de prélèvements n’ont pas encore été recensés vers la plateforme censée centraliser ces données. » « Cette liste est en cours de consolidation », répond la direction générale de la santé. « La connexion informatique ne fonctionne pas partout, poursuit Xavier Palette. Mon labo n’est pas encore connecté à la base nationale. Pour l’instant, on fait remonter nos résultats avec des tableurs Excel. Je doute qu’on soit vraiment prêts le 11 mai. »

« 700 000 dépistages : ça me parait difficilement atteignable, estime aussi Jean-Paul Feugeas, président du Syndicat national des médecins biologistes des CHU (SNMBCHU). Pas tellement par manque d’automates mais à cause des problèmes de logistique. »

« J’affirme que dans le privé, on a la capacité de faire plus de 140 000 tests par jour, assure en revanche François Blanchecotte, le président du Syndicat des biologistes. Bien sûr, s’il arrive un foyer de contamination important, on risque de manquer de bras pour prélever dans un temps court beaucoup de personnes.

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Des robots chinois appelés à la rescousse

Pour tenter d’atteindre cet objectif de 700 000 tests par semaine, la France s’est notamment tournée vers la Chine.

C’est ainsi que fin mars, 20 machines ont été commandées par la direction générale de la santé, au nom de l’État français, à la société MGI qui appartient au groupe chinois BGI (Beijing Genomics Institute). Ces robots chinois sont des machines haut-débit MGISP-960 qui permettent d’effectuer plus de 2 000 tests de dépistage par jour, en augmentant le débit d’extraction des acides nucléiques dans les échantillons à analyser.

Selon les informations recueillies par la cellule investigation de Radio France, la société chinoise a présenté à certains CHU un devis affichant un prix de vente de « 121 400 euros » par machine avec une proposition finale de vente à « 103 190 euros ».

Soit une facture théorique totale de plus de deux millions d’euros pour les vingt extracteurs, sans compter le matériel associé au dépistage. « Le coût de ce type de système chez des marques occidentales oscille plutôt entre 150 000 et 200 000 euros, en fonction des options que vous prenez », confie un bon connaisseur du milieu.

Un mode d’emploi inconnu des français

« Cette machine chinoise n’a pas nos standards de qualité et de fonctionnement », s’agace Vincent Thibault, au CHU de Rennes. On nous a envoyé une machine et un fournisseur qu’on ne connaissait pas. Si on m’avait donné le budget débloqué pour cette plateforme, j’aurais pu mettre en place quelque chose de beaucoup plus fiable et maitrisé. On a l’impression qu’une décision a été prise par des technocrates qui n’ont jamais mis les pieds dans un laboratoire et qui se sont dit : ‘Comme il faut faire 700 000 tests par semaine, on va balancer 20 automates à des hôpitaux.’ D’autres solutions étaient possibles pour arriver à 2 000 tests quotidiens. »

« En temps normal, il est évident que nous n’aurions pas choisi ce nouveau matériel, estime de son côté, le chef de pôle biologie médicale au CHU de Poitiers, Nicolas Lévêque. Il nous faudra faire avec, du mieux possible. Quand l’agence régionale de santé nous a demandé de nous prononcer sur notre capacité à accueillir une plateforme de dépistage, on s’est demandé si nous aurions les moyens de nos ambitions. Une soixantaine de personnes était annoncée comme nécessaire pour en assurer le fonctionnement 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 alors que tous les laboratoires du CHU de Poitiers en abritent à peine 300. Difficile, pourtant, de se défausser devant l’urgence de la situation, donc on a dit oui… sans trop savoir où on allait. »

Une trentaine de techniciens ont finalement été recrutés pour faire fonctionner la machine chinoise au CHU de Poitiers.

« Ces machines ont été envoyées aux mauvaises personnes au mauvais moment, estime de son côté le chercheur au CNRS Philippe Froguel, directeur de la plateforme de génomique Ligan, à Lille, et responsable de l’Institut européen de génomique du diabète (EGID). Il aurait fallu faire ça bien avant, et ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier. C’est de la gabegie de fonds publics. Quand Olivier Véran réunit tous les professionnels du test à la mi-mars, cette société chinoise n’est même pas autour de la table puisqu’elle ne dispose alors d’aucune équipe en France, c’est quand même incroyable. Dès la fin mars, le gouvernement savait qu’il ne s’en sortirait pas pour les tests. C’est pour ça qu’ils se sont tournés vers les Chinois. »

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Un robot destiné à Lille se retrouve à Amiens

Une vingt-et-unième machine d’extraction a, elle, été donnée à la France par la Fondation Mammoth, dirigée par l’un des cofondateurs chinois de la société BGI, Wang Jiang. Ce robot « cadeau », à l’origine, semblait destiné au laboratoire lillois de Philippe Froguel.

« Ça s’est négocié au plus niveau de l’État, en lien avec le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, affirme Philippe Froguel. Le lundi de Pâques, l’Élysée et la société chinoise m’informent que je vais recevoir ce robot. »

Mais les jours passent et Philippe Froguel ne voit toujours rien venir. Finalement, le 21 avril 2020, son téléphone portable sonne. Au bout du fil : un conseiller de l’Élysée. « Il m’appelle pour me dire qu’ils sont très embêtés mais que je n’aurai pas le robot chinois, raconte le chercheur lillois. Le dossier a été bloqué au ministère de la santé parce que j’étais un labo de recherche et pas un hôpital, fulmine Philippe Froguel, alors que nous sommes l’un des plus gros centres de génomique européen. »

Le même jour, le ministère de la santé l’informe par mail que sa « plateforme de génomique ne peut pas être une structure d’accueil pour cet automate » qui ira finalement… « au CHU d’Amiens ».

Quand cette machine sera-t-elle livrée au CHU d’Amiens ? « Dans la semaine du 11 mai, nous assure MGI. Elle n’est pas encore partie de Chine, ça va dépendre des vols. » « Une fois qu’on l’aura reçue, il faudra encore une semaine avant qu’elle ne soit opérationnelle… dans le meilleur des mondes », estime la responsable du laboratoire de virologie au CHU d’Amiens, Sandrine Castelain.

« Un immense gâchis »

Faute de robot chinois, Phippe Froguel s’est fait prêter un robot de démonstration de la société américaine Perkin Elmer qu’il connait bien. « Le CNRS a dit qu’il allait l’acheter 75 000 euros, explique le chercheur lillois. Mais cette machine, c’est une Twingo, pas une Ferrari. Je ne pense pas que j’effectuerai plus de 800 tests par jour. »

Le 6 mai 2020, Philippe Froguel envoie un mail à l’Élysée et au ministère de la santé dans lequel il se dit « scandalisé » que le robot chinois qu’on lui a refusé « ne soit toujours pas installé à Amiens ». « Les difficultés de livraison depuis la Chine sont terribles. Le premier avion disponible est le 14 mai », lui répond un conseiller élyséen.

« Si l’Élysée avait été plus ferme ce robot aurait été en place depuis trois semaines et je vous aurais été très reconnaissant, réplique Philippe Froguel. Il me reste un goût de cendre et la contemplation d’un immense gâchis qui a contribué au gros ratage des 700 000 tests. »

Source : France Culture


Covid-19 : “Sur les tests, tout le monde ment, on ne pourra pas en faire 700 000”, affirme le Pr Froguel

Source : France 3 – 01/05

Entretien avec le Professeur Philippe Froguel, professeur au CHU de Lille et à l’Imperial College de Londres. Sur les tests, le déconfinement et la « 2ème vague ».

À l’institut de recherches sur le diabète (EGID) du CHU de Lille, le professeur Philippe Froguel a rapidement décidé de transformer son activité pour participer à la lutte contre le coronavirus Covid-19. Il a notamment lancé un programme permettant de réaliser 1000 tests par jour.

Généticien et endocrinologue, Philippe Froguel est un acteur-observateur engagé de cette crise. Il aime bousculer la « bureaucratie » de la santé et entend bien faire entendre sa voix, quitte à déplaire.

Pourquoi, selon vous, le gouvernement a évité de parler des tests ?

Dans l’histoire des tests, tout le monde ment. Des directeurs d’hôpitaux à Emmanuel Macron en passant par la Direction générale de la Santé ou Olivier Véran. On nous dit qu’on fait actuellement 250 000 tests par semaine alors qu’on sait que c’est plutôt 120 à 140 000. On nous dit qu’on va en faire 700 000 à partir du 11 mai alors que c’est impossible.

Au CHU de Lille, la communication nous dit par exemple qu’ils devaient faire 2800 tests par jour. En fait, ils n’en font que 400. En ce moment, le nombre de tests effectués a même tendance à baisser par exemple dans les Hauts-de-France. Peut-être grâce au confinement mais ce qui est sûr, c’est que les prélèvements dans les Ehpad ne sont pas suffisamment faits. On n’est pas organisés. On a d’abord dit à l’hôpital public de tout faire et bloqué toutes les autres initiatives. Et maintenant, on dit au privé de prendre tout en charge. C’est la désorganisation totale.

Sur quels éléments vous fondez-vous pour dire qu’on n’arrivera pas à 700 000 tests ?

D’abord, la France a commandé 21 robots à la Chine pour les tests. Selon mes informations, pour l’instant, aucun ne fonctionne. Un robot, ça pèse 500 kilos, il faut l’isoler. Les choses, techniquement, ne sont pas simples. On n’a pas le personnel formé pour bien les faire fonctionner. Les protocoles sont arrivés au compte-gouttes.

Il y a une telle désorganisation qu’on se repose maintenant sur le privé. Nous, avec mon équipe, on a monté une chaîne mais on nous a mis des bâtons dans les roues. Et aujourd’hui, on fonctionne à un tiers de nos capacités. On devait traiter les tests des Ehpad mais comme l’État n’a rien organisé, on ne teste pas assez. Le CHU de Lille n’est pas plein aujourd’hui. Le personnel pourrait aller dans les Ehpad.

Autre souci : les commandes de réactifs. La France n’a jamais centralisé les demandes. Les labos doivent chacun de leur côté se débrouiller pour avoir ces réactifs. Du coup, la France n’est jamais prioritaire. A noter qu’il y a aussi un problème pour se fournir en écouvillons. Notre équipe essaie d’ailleurs de mettre en place des tests par la bouche.

Quelle solution prônez-vous pour éviter une 2ème vague après le déconfinement ?

D’abord les masques. Une chose incontestable : ils ne serviront que si tout le monde les met. Si c’est le cas, à 90%, cela empêchera la transmission du virus. Sur ce sujet, au départ, les médecins ont été serviles. Ils auraient dû contredire le gouvernement qui affirmait que les masques étaient inutiles. On nous dit qu’on on a menti pour la bonne cause, je ne suis pas d’accord.

Il y a aussi une autre chose à faire : détecter les asymptomatiques. La différence, elle se fera là. Les vrais clusters, ce seront les entreprises. Il faut prendre la température à l’entrée, isoler les cas. On va trouver des gens qui, sans s’en rendre compte, ont 38 ou 38,5°C. Je ne pense pas qu’il y ait tant que ça de vrais asymptomatiques.

Quant aux brigades qu’on nous promet après le 11 mai, seront-elles vraiment mises en place ? Ce n’est pas un boulot simple. Les gens vont devoir appeler au téléphone, convaincre. De ce que je vois, il y a une panique par rapport à ça. Elles ne seront pas prêtes.

Y aura-t-il une deuxième vague inévitable selon vous ?

On vit dans la peur mais je ne pense pas qu’il n’y aura une énorme 2ème vague. Au Danemark, par exemple, il ne s’est pas passé grand chose après le déconfinement. Je suis optimiste. Mais si on ne veut pas de 2ème vague, il faut des tests pour repérer et isoler les nouveaux cas. A ce sujet, il faut aussi redire à tous les médecins généralistes qu’il faut maintenant envoyer tous les patients qui ont des symptômes faire des tests.

Source : France 3

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Commentaire recommandé

François // 16.05.2020 à 08h19

Heureusement que ce n’est pas Ebola 😊

En lisant ses articles, j’ai l’impression de voir le film la 7eme compagnie… C’est drôle et pathétique en même temps.

Ce qu’il faut avoir à l’esprit, tout ce qui arrive en politique n’est pas du hasard mais c’est fait exprès. Nos politiques creusent nos tombes, nous courrons à pieds joints…

24 réactions et commentaires

  • anti mondialiste // 16.05.2020 à 07h06

    Il ne s’est pas passé grand chose au Danemark faut dire qu’il y a eu très peu de morts,logique.

      +1

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  • Somebulles // 16.05.2020 à 07h09

    Je ne sais pour vous mais, pour moi, au petit déjeuner, ca me donne des « hauts de coeur «  » pour ne pas dire «  » la gerbe » ».
    Quand est ce que les incompetants et «  » mafiosi » quitteront les sphères décisionnelles de l Etat.
    Ca nous coute «  » un pignon de dingue  » !!!
    Un de mes fils « au front » » dans un hopital parisien : » » on ne peut nous tester si l on n a pas de symptomes » »!!!!

      +12

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    • Cordialement // 16.05.2020 à 08h02

      Jamais, nous les désignons comme nos maîtres et leurs donnons tous les pouvoirs, y compris celui de nous asservir par le remboursement de la dette, de verser sur nos main le sang du pillage et des armes, celui d’organiser la misère de millions de gens afin que nous puissions jouir sans entrave dans ce pays l’un des plus riche du monde et en guise de mille merci continuer à les désigner comme nos maîtres.
      Un blanc seing ça parait pratique comme ça, ça fait un peu virginal blanche colombe…. sauf qu’à la fin, de ta vie ou de celle de tes enfants ….tu payes ton irresponsabilité d’avoir délégué ton pouvoir de peuple.

        +5

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    • Frexit // 16.05.2020 à 10h16

      Les premiers de cordée sont les derniers de la classe. Et de la classe ils n’en n’ont point.

        +9

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  • François // 16.05.2020 à 08h19

    Heureusement que ce n’est pas Ebola 😊

    En lisant ses articles, j’ai l’impression de voir le film la 7eme compagnie… C’est drôle et pathétique en même temps.

    Ce qu’il faut avoir à l’esprit, tout ce qui arrive en politique n’est pas du hasard mais c’est fait exprès. Nos politiques creusent nos tombes, nous courrons à pieds joints…

      +22

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    • Incognitototo // 16.05.2020 à 14h20

      Oui pour Ebola 🙂 , et il y a une blague qui circule sur net où on voit Bernard Blier demander : « Dites, en cas d’accident nucléaire majeur, c’est la même équipe qui gère ? »…

        +10

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      • Owen // 16.05.2020 à 15h15

        Bah, cette fois-ci, Sibeth nous dira qu’il y a des masques en rab, pour se protéger des radiations.

        Avec Castaner qui rappellera que c’est 135 euros l’amende, pour ceux qui n’en porteront pas.

          +4

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    • Barachin // 16.05.2020 à 21h25

      « Ce qu’il faut avoir à l’esprit, tout ce qui arrive en politique n’est pas du hasard mais c’est fait exprès. »

      Ah bon ? En vertu de quelle loi humaine ou autre la vie de la cité ne serait régie que par des intentions ? Ni hasard, ni incompétence, ni contrainte … tout serait voulu « exprès » ?

      On sait où cela mène ce genre de penchant à voir de l’intentionnalité partout. D’ailleurs la suite de votre propos l’illustre assez bien :
      ›› « Nos politiques creusent nos tombes » : l’hécatombe est souhaitée par le Pouvoir
      ›› « nous courrons à pieds joints… » : vos concitoyens sont des veaux qui vont à l’abattoir
      ›› … heureusement il reste des gens lucides pour déchirer le voile du mensonge … et disons le mot, du complot

      Je sur-interprète certainement, votre propos étant probablement juste de dire que vous êtes une personne lucide. Mais faites gaffe quand même, voir de l’intentionnalité partout, trouver une cause unique à une série de conséquences … n’aide pas à comprendre les faits, juste à passer à côté.

        +2

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      • Veloute // 17.05.2020 à 02h46

        La politique, c’est l’art de la décision.

        Un décision, cela se prend de manière éclairée ou non. Mais cela procède toujours d’un choix.

        Je me prends à espérer qu’aucune décision politique, fût-elle le reflet d’une incompétence ou dictée par la nécessité/contrainte, n’est prise (je reprends vos mots) « au hasard »… Vous voyez, ainsi reformulé, le non sens de votre propos ?

        « Plouf-plouf, une poule sur un mur qui picorait du blé dur, pour.. la.. ma… chi… ne… de… test… on… va… pas… ser… com… man… deuh… aux… chinois ! Bon, la chance à décidé. On refait un tour avec un dé de six, ou à pierre-feuille-ciseaux pour valider le choix ou on s’arrête là ? »

        Faites gaffe quand même, ne pas voir de ‘l’intentionnalité » (pas sûr que le terme soit pertinent, mais c’est vous qui l’avez choisi) nul part et surtout dans les domaines où nécessairement il y en a… n’aide pas à comprendre les faits (en l’espèce politiques), juste à passer à côté.

          +3

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  • yann // 16.05.2020 à 08h40

    Ndiaye : « L’OMS a commencé à dire qu’il fallait tester de manière massive, quelque part, DE MEMOIRE, au mois d’avril ».

    Allons bon. En plus de la pénurie de tests,masques et respirateurs, y’a plus non plus de cahiers et de stylos?

      +17

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    • Dominique65 // 17.05.2020 à 00h43

      J’ai un message très simple pour tous les pays : tester, tester, tester. Il faut tester chaque cas suspect » Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, 16 mars 2020

        +1

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  • obermeyer // 16.05.2020 à 08h50

    Au début de la pandémie , on nous disait qu’au moins 85% des gens exposés au virus ne seraient pas infectés du tout .
    Est ce toujours le cas ? Y a t-il un moyen de le savoir ?
    Honte totale à nos gouvernants .

      +1

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    • anatole27 // 16.05.2020 à 09h15

      Il me semble que 85% c’était plutôt le nombre de gens infectés qui n’iraient pas à l’Hosto.

        +6

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    • Diogène // 16.05.2020 à 11h15

      obermeyer
      Je crois que vous avez fait une erreur d’interprétation.
      Personne n’a jamais dit cela.
      En plus cela aurait voulu dire que 85% des gens seraient immunisés contre un virus qui n’avait jamais sévi. Ça n’a pas de sens.

        +1

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  • Bats0 // 16.05.2020 à 09h11

    Un calamité ce gouvernement, avec un homme qui se prend pour un président, alors qu’il n’est qu’un pitre…
    Sans autre commentaire, si ce n’est quel gâchis !

      +17

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    • Cordialement // 17.05.2020 à 06h58

      C’est curieux cette façon de toujours dénier la réalité! Cette homme ne se prend pas pour un président, il l’est puisque nous l’avons désigné comme tel!
      Comment voudriez vous changer quoique ce soit au mode de gouvernance si vous ne vous remettez pas en question?

        +1

      Alerter
  • fanfan // 16.05.2020 à 09h11

    Test Covid : John Pombe Joseph Magufuli, Président de la République unie de Tanzanie (https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Magufuli), pense qu’il se passe des choses étranges
    … La papaye aussi a le corona ! L’OMS va donc devoir travailler beaucoup.
    Et si le corona peut infecter une chèvre, un arbre, un homme, cela signifie que la science n’a pas fait son travail ! …
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=53&v=V-ZHsMnkaFI&feature=emb_logo

      +4

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  • anatole27 // 16.05.2020 à 09h12

    Hôpital de Lannion , 500 tests réalisés depuis le 1er Mai : 50 contaminés
    dont 27 parmi les membres du personnel

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-cinquante-cas-de-covid-19-l-hopital-dont-3-trestel-6835072

      +4

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  • Sybillin // 16.05.2020 à 09h33

    Sur le site Our World on Data qui analyse très finement tous les facteurs qui ont eu un impact sur la mortalité Covid: le nombre de tests apparaît comme un facteur très important de réduction de la mortalité, notamment dans les pays développés. France , Itale, Espagne et UK sont en haut de l’affiche pour la mortalité et plutôt en bas du podium pour les tests . L’âge apparaît aussi déterminant car nos pays ont plus de 20% de plus de 70 ans.
    Les USA ont une mortalité (par million d’habitant) identique à la nôtre malgré un nombre de tests important mais ils ont le taux d’obésité , de diabètes , de maladie cardio vasculaire parmi les plus élevés de la planète.
    Ce site ne montre aucune corrélation entre l’importance des soins de santé et la mortalité puisque l’Afrique semble très épargnée. La revanche des pays pauvres?

      +6

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  • Volodia // 16.05.2020 à 11h42

    Si le gouvernement français est incompétent dans la protection de la santé de ses citoyens, ce n’est pas seulement par désorganisation, stupidité et arrogance cumulées, mais plus fondamentalement parce que ce n’est pas son sujet.
    Le seul sujet pour ces gens c’est eux-mêmes et leurs donneurs d’ordre économiques.
    Mais il leur faut faire croire aux gens le contraire. ils n’ont donc qu’une seule méthode possible de gestion publique: mentir, mentir et encore mentir.
    Sur les masques, sur les tests, sur les respirateurs, sur l’abandon de nos anciens dans les EPHAD, sur les morts à domicile, sur le vrai nombre de victimes, sur tout.
    Quant à faire 700.000 tests par semaine, cela aboutirait à combattre réellement l’épidémie par la détection et l’isolement de millions de malades. Or, la plupart de ces malades risquent d’être les travailleurs pauvres qui s’agglutinent dans les RER franciliens.
    Que dirait le MEDEF s’ils étaient dépistés et se mettaient tous en arrêt maladie?

      +10

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  • serge // 16.05.2020 à 17h10

    M’enfin, pourquoi le gouvernement serait-il plus efficace pour les tests que pour les masques, les appareils de réa, les surblouses et autres gants? Après 3 mois de constat et malgré le déconfinement « partiel » engagé, ces éléments de base, censés être fournis au fil de l’eau (quand on n’a pas de stock…) ne le sont toujours pas. Aucun de nos hauts fonctionnaires en charge de la santé, bien que le nez sur toutes les stats, n’a été fichu de s’inspirer des spots de tests asiatiques ni des actions des autres pays de l’UE. Rien appris, tout oublié. Des crétins dangereux…

      +3

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  • feuilleton // 16.05.2020 à 17h29

    Lorsque le frottis des fosses nasales, couplé à une analyse de laboratoire (PCR), est réalisé chez les patients qui présentent des signes ou des symptômes du Covid-19 (toux, fièvre, …), il s’agit de poser le diagnostic de cette maladie. Ce contexte engage une responsabilité claire : soulager, soigner une plainte, même si celle-ci est considérée comme légère. Cette stratégie diagnostique n’est pas la plus simple, en raison de sa sensibilité non optimale (environ 70-80 %) et donc d’une valeur prédictive négative bien inférieure à 100 % quand la probabilité prétest est élevée (https://www.revmed.ch/RMS/2020/RMS-N-689/Performance-du-frottis-nasopharynge-PCR-pour-le-diagnostic-du-Covid-19.-Recommandations-pratiques-sur-la-base-des-premieres-donnees-scientifiques). Cela dépend notamment des compétences de celles et ceux qui frottent (variabilités intra et inter-observateur) et de l’importance de la charge virale, qui peut être basse au niveau nasopharyngé. Dans la très grande majorité des situations, le frottis n’est donc pas un test de dépistage, contrairement à ce qui est souvent relaté par la presse.
    …/…

      +0

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    • feuilleton // 16.05.2020 à 17h29

      Le dépistage est une intervention réservée aux personnes sans symptôme de la maladie recherchée, donc asymptomatiques, et qui permet, soit d’instaurer un traitement qui améliore le pronostic du patient, soit des mesures de santé publique pour protéger d’autres personnes. Notre responsabilité concerne dès lors la gestion du résultat : s’il est positif, s’assurer de la suite de l’intervention (test de confirmation) et s’il est négatif, préciser l’intervalle pour répéter ce test, tout en gérant l’information à transmettre quant au risque de faux-négatif…

      Espérer monitorer la contagiosité d’une population au moyen du dépistage est un vœu pieux !
      https://www.revmed.ch/covid-19/Donald-Trump-et-le-depistage-du-Covid-19

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  • Staal // 18.05.2020 à 12h53

    Bonjour,
    j »ai découvert votre site en 2014, au moment du Maïdan et du coup d’Etat en Ukraine et, l’appréciant, je le suis régulièrement depuis lors. Je voudrais juste faire une remarque de détail, mais détail qui compte. Il y a plus d’un demi siècle, alors que j’étais « apprentis » au CFJ, on m’enseignait  » qu’une information non datée n’a aucune valeur »… de même « qu’une photographie non légendée n’est pas ne information ». Je crois que ce précepte tient toujours… Vous publiez souvent d’excellents articles piochés dans d’autres médias, en citant la source, mais généralement sans donner la date de la publication d’origine. C’est une faute… Il serait bon de la corriger.
    Bien à vous.
    Staal

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