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9.mai.20209.5.2020 // Les Crises

Coronavirus et Responsabilité pénale : le Medef demande la « mise à l’abri » des chefs d’entreprises

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Source : Europe 1, Antoine Cuny-Le Callet

Les chefs d’entreprises craignent d’être attaqués en justice par leurs salariés dans l’éventualité où ces derniers seraient contaminés par le virus sur leur lieu de travail, au moment du déconfinement. Invité d’Europe 1 lundi, Patrick Martin, président délégué du Medef, a affirmé que l’entreprise devait agir contre l’épidémie mais ne pouvait être rendue responsable de sa propagation.

Alors que le pays s’apprête à sortir progressivement du confinement, de nombreux salariés vont faire leur retour sur leur lieu de travail. Invité d’Europe 1, Patrick Martin, président délégué du Medef, fait état de la crainte chez de nombreux chefs d’entreprises de poursuites pénales dans le cas où un de leurs travailleurs serait atteint par le coronavirus. « Il est important que dans cette période exceptionnelle on prenne des dispositions, qui n’exonèrent certainement pas les entreprises de leurs obligations de moyens, mais qui mettent à l’abri les chefs d’entreprises d’une obligation de résultats », estime-t-il.

« On est face à une pandémie, on ne peut prétendre ni de près ni de loin que c’est l’entreprise qui est à l’origine du Covid », affirme le président délégué du Medef, après avoir martelé plusieurs fois que les salariés devaient « retourner au travail ». Il rapporte que la peur des procédures en justice a précipité l’arrêt d’activité de nombreuses PME et TPE, notamment « dans le bâtiment », à l’initiative des chefs d’entreprises eux-mêmes.

« Dissiper les doutes »

Selon Patrick Martin, ces décisions de fermetures provisoires sont la conséquence d’une inadéquation entre la loi et certaines décisions de justice. « La loi est très claire. Il y a une obligation de moyens pour les chefs d’entreprises, comme pour les responsables associatifs ou les élus » or « il y a une jurisprudence qui, par exception, a condamné un certain nombre de responsables au motif d’une obligation de résultat qui n’est pas inscrite dans la loi ».

A l’évocation d’un possible renforcement de la protection juridique des chefs d’entreprises, le responsable du Medef invite plutôt à « dissiper ce doute » : « C’est vraiment un frein pour les chefs d’entreprises qui préfèrent ne pas recommencer [leur activité] plutôt que d’être mis en cause, alors que la probabilité qu’ils soient mis en cause est très faible. »

Source : Europe 1, Antoine Cuny-Le Callet

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Robert // 09.05.2020 à 09h04

Ça me fait sourire la ‘narrative’ du « 95% des patrons sont des petits patrons, des français de base..’. Personnellement, ancien ‘patron’, ‘mon’ entreprise fonctionnait en mode anarchie. Il y avait des règles communes à tous et les décisions étaient prises par la personne la plus compétente sur le sujet. Donc, je prenais peu de décision, j’avais la responsabilité juridique mais il n’y avait pas de hiérarchie pyramidale.
Aujourd’hui redevenu salarié, j’ai un petit patron de type abruti macroniste anti-gilet jaune qui fait peser la baisse d’activité de 20% voulu par l’un des clients sur les salariés.. Bref, pour lui, c’est la privatisation des profits et la socialisation des pertes. Le travailleur doit d’après lui, prendre le risque capitalistique sans contrepartie. Il ne propose par l’achat de parts de l’entreprise, non, juste d’être solidaire avec l’actionnaire quand l’actionnaire. Au passage, le salarié lui coûte tout compris 4300€ mais lui rapporte 14000€ par mois. Il n’y a pas de petits profits pour ces petits macrons..

51 réactions et commentaires

  • Wakizashi // 09.05.2020 à 07h35

    Une musique qui ne changera jamais tant que le capitalisme n’aura pas été dépassé, privatisation des bénéfices et socialisation des pertes, un truc comme ça… Les psychopathes qui détiennent les pouvoirs ne reculent devant aucun outrage ; au mieux ils ne voient pas le problème, au pire ça les fait marrer. Un sage bien connu a dit : « pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

      +14

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  • François // 09.05.2020 à 07h48

    Que le chef d’entreprise soit responsable me semble normal mais dans qu’elles sont les limites?

    Mais dans le contexte actuel, il est impossible aux parlement d’en discuter … Nous sommes en plein défaut juridique.

    Juridiquement, nous sommes en état d’urgence SANITAIRE seulement mais pas dans un état d’urgence. Les parlements fonctionnent en mode juridique normal.

    Nous sommes dans des modes juridiques gris alors que les choses sont soit noires soit blanche.

    Le gouvernement joue sur tous les tableaux pour agir suivant leurs souhaits. La majorité des lois qui passent actuellement ne seraient pas passés en mode juridique.

    L’exemple du mobilier de l’Elysée montre l’approche Macron. Le mobilier de l’Elysée appartient au domaine public, et le président Macron n’a pas le droit de le vendre ni de le donner à une association privé.

    Autres exemples, l’accord cadre que Macron a signé avec l’OMS. On voit très bien l’OMS n’est pas une organisation mondiale public car ils existent des actionnaires privées important. Macron n’a pas le droit de signer juridiquement ce genre d’accord cadre surtout lorsqu’un état important USA sort du financement.

    Nous sommes en DICTATURE SOFT, on nous vole nos biens, nos libertés, nos droits

    DÉFENDEZ VOS DROITS JE ME SUIS INSCRIT A L’ACTION COLLECTIVE JURIDIQUE .

    Allez voir leur site noublionsrien.

    S’informer c’est bien passons à l’action c’est mieux

      +18

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    • Patrick // 09.05.2020 à 09h33

      Il est arrivé qu’un employeur soit condamné parce qu’il n’avait pas pu prouver qu’il n’y était pour rien !!!
      ( Cancer du poumon chez un gros fumeur , mais EDF n’avait pas pu prouver que ce n’était pas à cause d’une éventuelle irradiation ).
      Alors restons prudent, tout salarié se présentant au travail avec une suspicion de virus doit être mis en arrêt automatiquement, si il ne dit rien il y aura faute lourde.

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      • Enma // 09.05.2020 à 16h41

        Source ?
        En droit français on est supposé devoir prouver la culpabilité et non pas l’innocence, il serait étonnant que les avocats d’EDF ne l’aient pas fait valoir dans le cas que vous évoquez.

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        • Patrick // 09.05.2020 à 20h10

          https://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/09/edf-condamne-pour-faute-inexcusable-apres-le-deces-d-un-salarie_3473259_3234.html

          « Pour le juge, le groupe n’a pas démontré qu’une exposition à un faible taux de rayonnement ne peut concourir à un cancer bronco-pulmonaire.  »

          Que le gars ait fumé depuis 2 paquets par jour depuis 30 ans n’a pas semblé être une cause suffisante d’un cancer.

          « si le tabagisme est l’un des facteurs concourant incontestablement à la même maladie, il n’exclut nullement au contraire le facteur résultant de l’exposition aux rayons ionisants »

          Je travaille dans ce type d’environnement , donc j’avais suivi cette affaire de près.

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        • Recits d’Yves // 11.05.2020 à 12h36

          Ne pas confondre un fait avec ce que dit Patrick qui ressemble plutôt à un désir, un fantasme le rêve ultime pour tout néolibérale de voir le salarié uniquement comme un consommable et cela y compris (et surtout) par le droit.

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  • calal // 09.05.2020 à 08h10

    On va exonere tous les puissants,tous les « dominants ». Et les francais de base n’auront qu’a  » faire un effort supplementaire »…

      +16

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    • Emmanuel // 09.05.2020 à 08h15

      95 % des chefs d’entreprises sont des français de base .Il est clair que monsieur Martin ne se préoccupe que des 5 % restant mais pensons tout de même aux petits patrons.

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      • red2 // 09.05.2020 à 11h14

        Un contrat de travail entraine un lien de subordination entre l’employeur et le salarié. Ce lien de subordination impose la responsabilité de l’employeur puisque celui-ci à le pouvoir de décider seul la façon dont s’exécute le travail couplé à celui de sanctionner les manques de son subordonné si celui ci ne respecte pas ces règles.
        En clair un salarié n’a pas le choix si son employeur l’envoi en première ligne il se doit d’y aller, il est donc logique que l’employeur soit responsable, y compris sur le plan juridique, de sa sécurité.
        Il existe bien sur le droit de retrait mais il signifie souvent un conflit ouvert avec l’employeur, (Employeur qui est souvent dans notre monde capitaliste de brute, le seul moyen pour le salarié de survivre et gagner sa croûte (chantage au chômage…)), ce droit est donc pour moi bien trop limité pour permettre à l’employeur de s’extraire de ses responsabilités de sécurité et non mise en danger de ses employés.

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  • jules Vallés // 09.05.2020 à 08h14

    Et voilà, la boucle est bouclée… On comprend enfin, dans toutes ses dimensions, le slogan de 68 : « jouir sans entraves »
    Traduit en langage Medef ou politicien, ça signifie, le retour des bonnes vieilles valeurs aristocratiques des privilèges acquis à vie, mais sans aucuns devoirs vis à vis de la France, et surtout pas le prix du sang, versé sur les champs de bataille….Responsable mais pas coupables !

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    • gotoul // 09.05.2020 à 08h39

      M’étonnerait que le p’tit jeune a écrit ce slogan sur un mur en mai 1968 en voulant exprimer le souhait du monde patronal ;-))))

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      • Blabla // 10.05.2020 à 09h15

        Les slogans de mai 68 furent écrits par de jeunes gens de bonne famille qui se rebellaient contre les règles qui les entravaient encore.
        Il n’est pas étonnant que, 20 ans plus tard (les années 80), ils commencent à profiter de leur statut privilégié pour appliquer leurs slogans au patronat.

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    • LibEgaFra // 09.05.2020 à 09h56

      « le retour des bonnes vieilles valeurs aristocratiques des privilèges acquis à vie, »

      Pourquoi le retour?

      Les privilèges des capitalistes n’ont jamais été abolis. Tout risque a été évité quand ils ont guillotiné Robespierre pour qui le droit à la sacro-sainte propriété ne pouvait être opposé au droit à la vie.

      En France la propriété confère plus de droits à ceux qui en ont une plus grande. Vérifiable tous les jours.

      Cf. ceux qui ne sont « rien ».

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  • Berrio // 09.05.2020 à 08h45

    Comme tout le monde le sait, il n’y a aucun lien entre ce gouvernement et le MEDEF, aucun rapport avec la nature des mesures de dégradation sociale prises par ce gouvernement et les souhaits du patronat.
    Si on ne peut venir à bout d’un épisode viral , c’est juste de la faute à pas de chance. Et la chance on n’y peut rien, c’est bien connu

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  • Eric83 // 09.05.2020 à 08h48

    « Coronavirus: 43 victimes attaquent l’État en justice »

    « Des victimes et ayants droit de morts du Covid-19 demandent de l’État la création d’un fonds d’indemnisation sur le modèle de celui qui a été créé pour les victimes de l’amiante ».

    https://www.bfmtv.com/societe/coronavirus-43-victimes-attaquent-l-etat-en-justice-1909730.html

      +4

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  • Robert // 09.05.2020 à 09h04

    Ça me fait sourire la ‘narrative’ du « 95% des patrons sont des petits patrons, des français de base..’. Personnellement, ancien ‘patron’, ‘mon’ entreprise fonctionnait en mode anarchie. Il y avait des règles communes à tous et les décisions étaient prises par la personne la plus compétente sur le sujet. Donc, je prenais peu de décision, j’avais la responsabilité juridique mais il n’y avait pas de hiérarchie pyramidale.
    Aujourd’hui redevenu salarié, j’ai un petit patron de type abruti macroniste anti-gilet jaune qui fait peser la baisse d’activité de 20% voulu par l’un des clients sur les salariés.. Bref, pour lui, c’est la privatisation des profits et la socialisation des pertes. Le travailleur doit d’après lui, prendre le risque capitalistique sans contrepartie. Il ne propose par l’achat de parts de l’entreprise, non, juste d’être solidaire avec l’actionnaire quand l’actionnaire. Au passage, le salarié lui coûte tout compris 4300€ mais lui rapporte 14000€ par mois. Il n’y a pas de petits profits pour ces petits macrons..

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    • Emmanuel // 09.05.2020 à 09h43

      « Au passage, le salarié lui coûte tout compris 4300€ mais lui rapporte 14000€ par mois. »
      Vous dite que vous êtes ancien patron ?
      Donc dans le passé pas de charge fixe ?
      Aucun frais généraux?
      Cela devait être une période bénie .

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      • birin // 10.05.2020 à 13h42

        Je suis (tout petit) patron, et je ne me souviens pas avoir jamais payé les charges fixes de ma poche, c’est l’entreprise, une SARL, qui paye ses charges fixes.
        Donc, comme l’explique Robert, c’est bien le résultat du travail des salariés qui paye tous les frais, et génère le bénéfice.
        C’est pas le saint esprit.
        Et certaines entreprises, même petites (comme dans les service par exemple) peuvent être très rentables avec peu de frais autres que la rémunération des salariés.
        Je n’a pas les chiffres en tête, mais dans la mienne, les salaires (plus cotisations) représentent bien 80% des dépenses, … mais génèrent 100% des revenus.

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    • LibEgaFra // 09.05.2020 à 10h00

      « Au passage, le salarié lui coûte tout compris 4300€ mais lui rapporte 14000€ par mois. Il n’y a pas de petits profits pour ces petits macrons.. »

      C’est ce qui s’appelle captation de la plus-value par le propriétaire du capital.

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    • Bissecan // 10.05.2020 à 14h32

      Pourquoi n’a tu pas poursuivi ton expérience anarcho-liberale? Pas assez rentable ou c’est pour retrouver le confort du salariat ? Et pourquoi bosses tu pour un petit Macron? Peur du chômage? La liberté c’est de choisir pour qui on bosse. Si aucun patron ne te convient, remets toi à ton compte.

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  • RGT // 09.05.2020 à 09h07

    Le MEDEF, syndicat du caca-rente, se planque derrière le masque des TPE et les PME pour permettre à ceux qui sont totalement opposés à devoir « balancer le fric par les fenêtres » en permettant à leurs esclaves d’être correctement protégés d’être « indisposés ».

    Quand on parle du « patronat », il ne faut surtout pas mentionner le MEDEF.

    Dans les PME, les « patrons » sont au front et directement au contact de leurs salariés et risquent donc eux-mêmes d’être victimes de la pandémie, contrairement aux « dirigeants » des grosses entreprises qui sont bien préservés dans leurs bunkers et qui ne souhaitent pas être « dérangés » par quelques gueux contaminés par leur souci permanent de profits.

    En dehors de défendre en coulisses les intérêts du divin Carlos Ghosn pour qu’il obtienne l’intégralité de son indemnité de licenciement (qui sera payée par le con-tribuable) le MEDEF ne fait RIEN pour l’immense majorité des « patrons » et se montre encore plus servile que la CFDT.

    Dans un état de droit digne de ce nom, les actionnaires devraient être pénalement responsables des conséquences causées par LEURS entreprises car les dirigeants ne font que suivre STRICTEMENT l’agenda qu’ils ont élaboré.

    Dans la vraie vie, si vous, simple clampin, tentez « d’optimiser » vos gains vous risquez de tout perdre et de plus vous passez par la case embastillement.
    Pourquoi les « actionnaires » ne devraient-ils pas être assujettis à ce même traitement ?

    Certains sont simplement « plus égaux que les autres » au regard de ce gouvernement corrompu.

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    • Patrick // 09.05.2020 à 09h36

      Le MEDEF comme les autres syndicats est largement subventionné sur fonds publics.
      Il est grand temps de tous les mettre au régime sec.

        +13

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      • birin // 10.05.2020 à 14h36

        Tu rigoles ou …
        Non, je vois bien que tu ne rigoles pas.

        Le MEDEF est le bras armé du grand patronat (et se fout totalement des petits patrons), le véritable patron de la satarup-nation, il n’aura jamais le moindre problème de financement, même s’il se chiffrait en milliards.
        Mettre sur le même plan le MEDEF et les syndicats des employés, sensés être ses ennemis (il me semble que c’est généralement le cas de SUD par exemple), et financés par les employés, c’est insultant.
        Mais feindre de critiquer le MEDEF pour demander la mise à mort des syndicats d’employés, c’est vicieux.
        C’est même osé.
        [modéré]

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        • Patrick // 10.05.2020 à 21h07

          Un parti politique ou un syndicat , quel qu’il soit, ne devrait être financé que par ses adhérents et pas par les citoyens qui n’en sont pas adhérents .
          C’est une question d’honnêteté pour les citoyens et d’indépendance pour les syndicats.

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          • birin // 11.05.2020 à 15h48

            Toujours la même ritournelle, les pauvres n’ont qu’à se payer leur syndicat, et l’envoyer combatte celui des riches. Fight !
            L’égalité par le fric, c’est bien, surtout quand on est riche.

            Ta logique s’applique tout aussi bien à toutes les activités, qui ne devraient être financées que par ceux qui en tirent profit.
            Tu nous proposes donc la jungle comme modèle de société, merci.
            On peut tous énumérer quantité d’activités subventionnées par des fonds publics, alors qu’ells ne concernent pas l’ensemble de la population.
            En y réfléchissant 5 minutes, on réalise alors que c’est en fait le cas général.

            Prenons juste l’exemple (qui va bien en ce moment) de la santé (ou du chômage partiel, ou …).
            Pourquoi la subventionner par des fonds publics, au lieu de la faire financer par les malades ?
            (Ne rigolez pas, c’est la règle dans certains pays, et c’est même ce que l’on nous construit chez nous depuis 3 décennies, d’où le cataclisme du Covid).

            Moi je veux bien arrêter de financer les syndicats sur fonds publics (ce qui est déjà très relatif), si on arrête aussi de financer l’armée, et la police, sur fonds publics.
            Pourquoi pas, c’est exactement ce que tu proposes.
            Mais toi tu ne le proposes que pour les syndicats.
            Seuls les syndicats te dérangent.

            Un historique du financement des syndicats :
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Financement_des_syndicats_de_salari%C3%A9s_en_France

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            Alerter
    • Dominique65 // 09.05.2020 à 12h58

      Bonjour.
      Je ne vois pas comment le patron d’une entreprise pourrait être payé par le contribuable. Ce sont les clients qui vont payer Ghosn. Ce sont eux aussi qui payent la pub et toute sortes de frais qui n’ont rien à voir avec la construction de la voiture mais qui en augmentent le prix. Ce que le client paye, en tant que contribuable, c’est évidemment la TVA… plus ou moins remboursée lors de l’achat d’une voiture électrique par une prime.

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      • birin // 10.05.2020 à 14h04

        Les patrons des petites entreprises non (et encore, rien que le CICE peut couvrir une bonne partie d’une rémunération « normale » pour un petit patron, voire la totalité selon le nombre de salariés), mais pour ce qui est des très grosses boites, … tu ne vois vraiment pas ?
        La dernière fois que j’ai vérifié, le taux d’imposition de TOTAL était de … 0 !
        Voyons voir que je retrouve ma calculette.
        Si je prends le bénéfice de ce monstre, et que je divise par 3, … bingo !
        Ça en fait des patates qui devraient aller dans les caisses de l’état, et qui vont dans la poche des patrons du monstre.
        C’est donc bien les contribuables qui ont payé ces patrons, tu ne crois pas ?
        Et là c’était juste l’exemple de TOTAL.

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        • Dominique65 // 10.05.2020 à 14h32

          Merci pour ton explication, mais elle ne me semble pas très juste. En effet, si une société ne paye pas d’impôt, cela profite aux actionnaires, pas au patron.

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          • birin // 10.05.2020 à 14h59

            Ah !?
            Et c’est qui le patron alors ?
            Si ce ne sont pas les actionnaires, alors tu parles d’un … salarié.
            Et je ne crois pas qu’il y ait un seul « patron » de ces grandes entreprises qui ne soit pas actionnaire, en plus d’être gérant ou administrateur.

            Alors je ne vois pas bien à quoi sert la distinction que tu fais entre patrons / actionnaires.
            A moins de vouloir refaire le grand classique du bon flic / mauvais flic ?

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        • Patrick // 10.05.2020 à 21h16

          Total paie des impôts là où le groupe fait des bénéfices. Le total des impôts et taxes payés dans les pays producteurs est très élevé.
          En revanche, Total fait des pertes sur ses activités en France , en particulier le raffinage, activité maintenue pour sauvegarder les emplois.
          La meilleure option pour Total serait peut-être de quitter complètement la France.

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        • Patrick // 10.05.2020 à 21h28

          A noter que les salariés de Total représentent ensembles le deuxième actionnaire de Total avec presque 6% des actions.
          L’actionnariat de Total est très éclaté, rien ne vous empêche d’en acheter.

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  • Robert // 09.05.2020 à 09h12

    Depuis 1983, nous avons un gouvernement, un seul, c’est le syndicat des patrons. L’homme de paille change tous les 5 ans (7 ans pour Mitterrand et Chirac) mais c’est le même gouvernement. Après, on parle de démocratie.. 😉
    Mitterand, 14 ans au pouvoir
    Chirac, 12 ans
    Après les journaleux et ‘experts’, tous ces militants lrem osent prétendre que la France est une démocratie pas comme la Russie parce que Poutine, c’est 18 ans au pouvoir. Hypocrisie française..

      +13

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    • LibEgaFra // 09.05.2020 à 10h11

      « parce que Poutine, c’est 18 ans au pouvoir. »

      Réélu au premier tour, cherchez l’erreur.

      Pour les capitalistes:
      démocratie = dictature;
      dictature = démocratie;
      vérité = propagande;
      propagande = vérité;
      etc.

      Le double langage atteint son pic quand ils parlent de l’ « annexion » de la Crimée alors même qu’ils agressent des pays (pas tous hein!) pour imposer la « démocratie ». Mais quand la démocratie réelle s’exerce, c’est un « crime » qui doit être sanctionné.

        +9

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      • Bigtof // 09.05.2020 à 16h57

        Plan de licenciement = « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » !
        Oui, tout le monde connait…

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  • pas touche au grisbi // 09.05.2020 à 10h13

    Avec le MEDEF et les salariés en détachement des groupes privés du gouvernement, je ne sais plus s’il faut rire ou pleurer…….;ou pleurer de rire.

    En 2017, si ma mémoire est bonne,, les toubibs Macron/Pénicaud se sont précipité pour rédiger une ordonnance sur le code du travail qui diluait, entre autre, les CHSCT (pour faire bref)….

    https://www.cse-guide.fr/guide-irp/le-chsct/missions-et-role-du-chsct/

    Les boss des petites entreprises sont responsables de leurs employés depuis toujours, tout le monde le sait…

    Cette demande du MEDEF concerne surtout les PME (au sens de l’INSEE) mais surtout groupes plus importants qui veulent épargner leurs petits culs du pénal sur le dos du corona, alors que les instances de contrôle, de négociations sur les obligations sociales et sanitaires ont été démantelées..

    Avec le passage au feu du code du travail, la rotation optimisée des contrats en CDD, d’emploi de salariés détachés, de baisse d’obligations sur la formation, etc… etc… c’est le moment opportun pour demander l’irresponsabilité face à un personnel affreusement procédurier..

    Avec le transfert gouvernemental sur les maires, moi manant lambda du fond de la France, je me demande si on assiste pas à une épidémie d’ouverture de parapluie..

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  • Volodia // 09.05.2020 à 12h31

    A-t-on vu le MEDEF se battre pour protéger les travailleurs contre la contamination ?
    Exiger des masques partout, des tests en masse, des gants, du gel, des désinfections, le respect absolu des distances de sécurité?
    Non, bien sûr. Ils ont plutôt demandé que tout le monde retourne au boulot au plus vite, protections ou pas. Et même qu’on travaille plus, que les congés soient supprimés, qu’on fasse plus d’efforts etc etc etc.
    A l’instar de notre gouvernement, les grands patrons ont donc sciemment contribué à la mise en danger d’autrui. Et ils continuent de le faire. Mais la seule chose qui leur importe est d’en sortir blancs comme neige.
    Business as usual.

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  • Bientôt 78 ans // 09.05.2020 à 12h43

    Détestable MEDEF.

    La Loi devrait prévoir et stipuler que tout employeur, incluant l’État, est responsable de protéger ses employés au travail. C’est dire, notamment, qu’envoyer ses employés au casse-pipe sans protection devrait être sanctionné très sévèrement, au criminel et au pénal: peines de prison ferme et généreux dédommagement.

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    • Patrick // 10.05.2020 à 21h17

      Mais c’est le cas .. obligation de moyens

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      • Recits d’Yves // 11.05.2020 à 13h36

        Le Medef n’a cure de ses obligations de moyens car c’est facilement invérifiable. Tandis que l’obligation de résultat le mettrait face à ses responsabilités y compris sur les questions de reprises d’activités. Responsable mais jamais coupable, socialiser les pertes mais jamais les bénéfices, convertir le salarié en un consommable recyclable. Le rêve ultime du Medef.

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  • calahan // 09.05.2020 à 13h43

    encore une fois Audiard avait vu juste :

    « les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ».

    Système économique et société marchandise décadente en fin de vie, il n’y a aucun respirateur artificiel qui pourra les sauver.

    revenu de base, consommation ultra modérée, décroissance, fin des profits, écrasement des inégalités, énergie transitoire à basses émissions de co2 (le nucléaire par exemple pour ce qui concerne une bonne part de l’électricité)etc…Les solutions sont là, sous nos yeux, mais il va falloir « couper des têtes » quoiqu’on en dise.

    Finis les voyages à l’autre bout du monde pour faire les photos, finis les baskets hors de prix fabriqués par les pauvres de l’autre bout du monde, fini les cargos plein à ras bord de marchandises inutiles ou de passagers ravis, finis les supermarchés qui poussent comme des champignons ou encore ces parcs à immeuble ou à pavillons qui cherchent parfois pendant des années des acquéreurs( ah spéculation quand tu nous tiens).

    halte à la destruction des forêts, des écosystèmes pour fournir toujours plus de carburants ou d’huile alimentaire pour
    trouver de nouvelles sources de profits sous couvert d’écologie.

    C’est le moment corona de l’histoire des civilisations humaines, on dit « merde » ensemble à la société marchandise dans laquelle on vit, on la tue avant qu’elle nous tue définitivement.
    Je crains qu’il n’y ait d’autres choix avant que les riches malthusiens ne nous exterminent pour se faire une place au soleil.

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  • Christian Gedeon // 09.05.2020 à 16h00

    Impressionnant. Et inquiétant. Robespierre nous voilà en quelque sorte. J’espère que tous ceux qui veulent voir tomber les têtes de patrons sont compétents sur la machine de M Guillotin. Les TPE pme c’est 25 pour cent de l’emploi salarié fonctionnaires compris en France. Juste comme ça, pour dire.

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    • Patrick // 10.05.2020 à 21h19

      Et si l’emploi privé s’effondre , il n’y aura plus de pognon pour payer les fonctionnaires.
      Avec la crise, c’est bien ce qui risque de se produire.

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      • Recits d’Yves // 11.05.2020 à 13h38

        Plus de pognon non plus pour payer les patrons?

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  • BOURDEAUX // 09.05.2020 à 17h51

    Je ne comprends pas la démarche de Mr MARTIN qui réclame un « renforcement de la protection juridique des chefs d’entreprise ». Qu’il lui suffise de demander que les décisions de justice qui ont été rendues au nom d’une obligation de résultat soient cassées, puisqu’elles sont illégales, c’est tout. Ca me rappelle les lois « anti-casseurs » votées dans l’urgence il y a peu : il n’y avait pas besoin d’alourdir le code pénal, être déterminé à le faire appliquer aurait suffit.

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    • olivier77 // 09.05.2020 à 22h04

      Pour rouvrir nos commerces, nous devons établir un protocole sanitaire. S’il est démontré que ce protocole est appliqué, il n’y a aucun risque de poursuite, comme les élus. Mais pour une TPE, c’est vraiment pas donné et vu la pénurie de produit au norme EN 14476 (lingette, spray virucide), tout le monde ne reprendra pas lundi.
      Et pour cause, le ministère du travail planche encore sur des fiches métiers après 50 jours d’inactivité.

      Vive la France, vive la République.

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      • BOURDEAUX // 10.05.2020 à 08h41

        Ah…les fiches métiers…J’espère que cet épisode guérira définitivement les français de ce goût immodéré qu’il a des bureaucrates et des surmenés de la directive administrative. Mais je crains qu’il leur faille bien plus qu’un virus pour les guérir de ce cancer.

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  • Karine // 09.05.2020 à 22h40

    Je vois là un risque énorme pour les salariés : l’obligation de résultat inscrit dans la jurisprudence est depuis des années le seul moyen de pression que nous avons, nous élus CHSCT, sur les employeurs.
    Si je prends l’exemple du stress, du burn-out, du suicide, l’obligation de moyens n’est pas suffisante : l’employeur pourrait publier une charte comme quoi tout le monde doit être gentil avec tout le monde, la faire signer à chaque salarié, et il serait dédouané.
    En fait, il le fait! en tout cas, dans les grands groupes…
    et en cas de suicide clairement lié au travail (cas vécu), il présente sa comm, ses grands principes… si les élus CHSCT et l’inspection du travail n’avait pas cette obligation de résultat comme arme, ce serait encore pire, et pourtant la situation n’est déjà pas belle.
    Alors profiter du covid pour détricoter ça, quel bel opportunisme… et quel danger à court et long terme pour les salariés!

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    • BOURDEAUX // 10.05.2020 à 08h49

      L’espèce humaine compte une petite proportion de sadiques, de pervers et même de fumiers, contre laquelle il n’y a pas grand chose d’autre à faire que de se battre : ils existeront toujours. C’est comme l’inégalité, vous pouvez multiplier les dispositifs législatifs contre elle, elle se perpétuera parce qu’elle est au cœur de l’Homme.

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  • J-C V // 14.05.2020 à 09h05

    A oui les chef d’entreprise il faut une mise à l’abris , et les ouvriers il faut pas faire la même chose ?

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