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4.mai.20204.5.2020 // Les Crises

Le géant des Ehpad Korian renonce finalement à verser des dividendes

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Source : l’OBS

Très touché par le Covid-19, critiqué de toutes parts après la mise en lumière de ce plan par « l’Obs », le groupe a renoncé à rémunérer ses actionnaires.

« Retrait de la proposition de versement de dividende 2019. Pleinement engagé dans la lutte contre la pandémie, Korian souhaite mobiliser tous les moyens au bénéfice de l’ensemble de ses parties prenantes. » Voilà ce qu’explique le géant des Ehpad, mercredi soir 29 avril, à la huitième page d’un long communiqué consacré à sa gestion de la crise du Covid-19 et à la publication de son chiffre d’affaires du premier trimestre. Il revient ainsi sur sa décision du 27 février de verser 0,66 euro à chaque détenteur d’une action Korian. Un plan de versement de dividendes qui, en tout, se serait élevé à 54 millions d’euros, ainsi que l’a mis en lumière « l’Obs » mercredi matin.

La position de Korian devenait intenable. Depuis deux mois, quantité de grands groupes ont amputé leurs dividendes ou les ont même tout simplement supprimés. Vendredi dernier, c’est le grand concurrent de Korian, Orpéa, lui aussi coté en Bourse, qui avait annoncé retirer ses versements, pour « marquer sa solidarité avec toutes ses parties prenantes : résidents, familles et patients, salariés, partenaires financiers, ainsi que les pouvoirs publics et les autorités de tutelle ». Jusqu’à ce mercredi soir, Korian avait gardé le silence sur le sujet, avant finalement de faire machine arrière.

Déjà plusieurs scandales sanitaires

Le géant des Ehpad est particulièrement touché par la crise du Covid-19, avec, à la date de dimanche soir 26 avril, 606 victimes du virus parmi les résidents de ses 308 maisons de retraite médicalisés. Certes, quantité de maisons de retraite, quel que soit leur statut (privé commercial, privé associatif, public), ont connu et connaissent un grand nombre de décès – presque 9 000 personnes à ce jour. Mais le nombre de décès chez Korian peut interroger et poser la question d’une éventuelle “surmortalité ». Ce à quoi Korian répond notamment qu’un grand nombre de ses établissements sont situés en Ile-de-France et dans le Haut-Rhin, où la vague épidémique est la plus intense.

Avant même la crise actuelle, le géant des Ehpad avait déjà connu plusieurs scandales sanitaires ces dernières années, avec par exemple la mort de cinq résidents en Haute-Garonne en 2018 à cause d’une probable intoxication alimentaire ou la mort de treize personnes dans le Rhône fin 2016 à cause d’une épidémie de grippe mal gérée. Les méthodes de gestion du groupe et sa chasse au moindre coût avaient également été longuement détaillées dans le livre écrit par un ancien directeur d’Ehpad Korian, Jean Arcelin (XO Editions, 2019).

Source : l’OBS


Korian, le géant des Ehpad, renonce à verser des dividendes sous la pression

Source : HuffPost

“L’idée avait été émise mais nous attendions le Conseil administratif”, a souhaité préciser au HuffPost, le responsable de la communication du groupe privé. C’est désormais acté, mais non sans avoir subi de pression politique.

Comme le rappelait une enquête du journal L’Obs, jusqu’à ce CA, aucune mention ou prise de position officielle ne laissait penser que le groupe se dirigeait vers une suppression de ce type de versement, pour le temps de la crise.

Motus et bouche cousue du côté de chez Korian jusque là, quand son concurrent Orpéa, lui, a déjà annoncé avoir annulé tout versement. Alors que le géant des Ehpad était déjà dans la tourmente et devait justifier le nombre élevé de ses décès liés au coronavirus dans les rangs de ses résidents (2,6% de morts sur un total de 23.000 patients chez Korian contre 1,7% sur 27.000 patients pour Orpéa), le groupe a ensuite été vivement prié par la gauche de s’expliquer sur le maintien ou non de ses dividendes.

Après avoir enfin annoncé la suppression des dividendes pour cette période, le groupe a également communiqué sur la baisse de 25% du salaire de sa dirigeante, de celui de son président du Conseil d’administration et de celui de ses administrateurs, comme vous pouvez le lire dans le communiqué du Conseil d’administration, publié ici.

Source : HuffPost


Décès dans un Ehpad : le groupe Korian sous le feu des critiques, et ce n’est pas la première fois

Source : France Inter6 avril 2019

Personnel insuffisant et désemparé, tarifs élevés, seniors livrés à eux-mêmes et rationnés… Le groupe Korian, qui affiche des bénéfices record, est à nouveau pointé du doigt depuis la mort de cinq personnes dans une de ses maisons de retraite, des suites d’une probable intoxication alimentaire.

Cinq résidents, de 76 à 95 ans, sont décédés cette semaine, probablement à cause d’une intoxication alimentaire, selon la préfecture. Dix-neuf ont été placés sous surveillance à l’hôpital. Le drame s’est déroulé dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de l’Herm, au sud de Toulouse. Depuis janvier, la maison de retraite privée, la Chêneraie, appartient au groupe Korian.

Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête pour homicides involontaires et blessures involontaires. Les investigations doivent notamment déterminer si les repas étaient préparés en interne ou apportés de l’extérieur. L’Agence régionale de santé a indiqué qu’elle soumettra un questionnaire alimentaire aux résidents. De son côté, le groupe Korian assure dans un communiqué que les repas sont produits « sur place par le chef cuisinier et son équipe », et qu’il va engager une enquête interne.

Qui est le groupe Korian ?

Rien qu’en Occitanie, Korian gère plus d’une vingtaine de maisons de retraite. Sur son site, il se présente comme gestionnaire du « premier réseau européen de maisons de retraite médicalisées, de cliniques spécialisées, de résidences services, de soins et d’hospitalisation à domicile », avec plus de 800 établissements et 300 000 patients, ainsi que 52 000 collaborateurs. Implanté dans cinq pays européens (la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et l’Espagne), c’est en France qu’il détient le plus d’établissements, 364.

Né de la fusion des quatre sociétés de maisons de retraite (Finagest, Sérience, Réacti-malt et Medidep), dans la foulée de la canicule de 2003, le groupe affiche depuis d’excellents résultats : un chiffre d’affaires de près de 3,34 milliards d’euros en 2018, en hausse de 6,4% par rapport à 2017, pour un bénéfice de 123 millions d’euros. Il s’efforce de poursuivre sa croissance à coups d’acquisitions : le groupe Seniors, basé en Espagne, Schauinsland en Allemagne et le groupe Omega en France.

Le groupe peut aussi se targuer d’être un investissement de plus en plus rentable. En 2016, il avait déjà doublé les dividendes versés à ses actionnaires, en l’espace de cinq ans. Parmi les actionnaires de Korian, on trouve trois investisseurs principaux, recensés sur son site en décembre 2017 : le groupe de mutuelles Malakoff Médéric, le fonds de pension canadien Investissements PSP et la compagnie d’assurance Predica, filiale du Crédit agricole.

La chute de son cours en bourse a été de courte durée, lundi, après la révélation des décès dans l’Ehpad. Il est vite reparti à la hausse. Mais ces succès financiers flamboyants se feraient parfois au détriment du bien-être des résidents et des salariés, comme le déplore cet ancien employé sur Twitter.

Malgré des tarifs élevés, certains dénoncent des exigences budgétaires très strictes dans les établissements de Korian.

Korian tient à son image. Revendiquant un service haut de gamme, il se présente comme « expert des services de soin et d’accompagnement aux seniors » et communique notamment à travers une série de vidéos « Générations indépendance », dont un nouvel épisode a été diffusé sur France 3 (1, 2, 3).

Depuis quelques années, Korian était déjà la cible de critiques

Pourtant, avant ce drame, la réputation du groupe avait déjà été plusieurs fois écornée. En particulier fin 2016, en l’espace de deux semaines, treize pensionnaires d’un de ses établissements lyonnais avaient succombé à la grippe. Un rapport de l’Inspection générale des services (Igas) avait alors pointé un « défaut de vaccination ».

Il y a quelques mois, Korian faisait l’objet d’une enquête de l’émission « Pièces à conviction », au cours de laquelle il avait refusé d’ouvrir les portes de ces établissements aux journalistes. Après sa diffusion, le groupe a porté plainte pour diffamation. L’enquête révélait des éléments troubles dans la gestion de ses maisons de retraite à but lucratif. D’abord dans un établissement sur les bords de Marne, Le Jardin de Neptune, qui accueille 78 résidents. Les tarifs : entre 111,5 et 139,5 euros la journée, un supplément tranquillité de 119 euros mensuels pour laver le linge. Soit un hébergement compris entre 3 464 et 4 443 euros par mois, deux fois plus élevé que les tarifs moyens des maisons de retraite en France.

Les journalistes se sont ensuite rendus à Marseille, à la rencontre d’un ancienne employée, Hella, licenciée pour faute grave, en raison, selon elle, d’un conflit avec sa hiérarchie. Dans cet établissement Korian, Les Parents, deux autres aides-soignantes ont été licenciées pour « faute grave », toutes trois ont saisi le Conseil des Prud’hommes.

Sur les vidéos de surveillance, on découvre qu’une nuit de février 2017, il n’y avait que deux aides-soignantes pour 96 résidents, sur 5 étages. Déambulant dans les couloirs, des résidents sont laissés livrés à eux-mêmes. Le groupe Korian rétorque qu’il s’agit là d’un manquement professionnel d’une des employées. Les aides-soignantes témoignent d’un manque d’effectifs. Dans une autre enquête d’Envoyé Spécial en 2018, Hella déclare avoir eu le sentiment de « travailler dans une usine », à force de « toilettes en dix minutes », de « gavage alimentaire » et de rationnements.

Dans cet établissement, les journalistes s’aperçoivent que depuis 2016, Korian remplace en partie ses couches destinées aux incontinences sévères par des protections conçues pour les fuites modérées, moins chères. Un modèle inadapté selon les aides-soignantes. L’une d’elles montre des photos prises dans la maison de retraite : des pensionnaires dans des lits recouverts d’excréments._« J’ai vu des résidents qui mangeaient leurs scelles »_, dénonce Hella.

Une politique de rationnements

Les couches sont rationnées, limitées à trois dans la journée et deux la nuit. « Je suis allée voir mon cadre de santé en lui disant que j’avais une résidente qui présentait une infection urinaire et que ses couches ne suffisaient plus, en lui demandant une couche supplémentaire, raconte l’aide-soignante, il m’a virée de son bureau, en me disant que la réponse était ‘non’. Ils nous ont dit qu’ils faisaient des économies », regrette-t-elle.

Les repas aussi seraient rationnés, selon un cuisinier d’une des maisons de retraite du groupe. « Les consignes sont d’essayer de respecter le prix de revient journalier au centime près », explique-t-il. Il prétend devoir préparer l’ensemble des repas de chaque résident par jour avec seulement 4,27 à 4,35 euros. “Voilà comme on fait pour rapporter de l’argent aux actionnaires », conclut-il.

Lorsque nous avons évoqué les accusations des précédentes enquêtes auprès du service de communication de Korian, il nous a été répondu que cela « n’a aucun lien » avec l’affaire de probable intoxication alimentaire mortelle.

Aujourd’hui, des familles de résidents en colère fustigent une gestion « dégradée »

Depuis le décès de cinq pensionnaires, les langues se délient à nouveau pour dénoncer la gestion de cet autre établissement, proche de Toulouse, géré par Korian. Sur le site de l’ancien propriétaire, Omega (racheté par Korian), l’établissement est présenté comme offrant une « cuisine régionale préparée sur place ». Pourtant, des témoignages indiquent que le dîner incriminé, servi dimanche soir, n’avait pas été préparé dans l’établissement, et aurait même été livré une semaine plus tôt. C’est ce qu’affirme par exemple Alain, le fils d’une nonagénaire décédée, qui tiendrait cette information du médecin traitant de l’établissement.

Alain dit avoir été longtemps laissé « sans aucune nouvelle », après avoir été prévenu par les gendarmes dans la nuit. Marie, dont le père de 78 ans est indemne, est aussi « agacée » par l’absence de tout contact avec la direction dans la matinée. « Ils sont tous au téléphone, se plaint-elle, le directeur aurait pu nous accueillir, c’est la moindre des choses ».

L’une des causes des informations distillées au compte-goutte serait « un manque de personnel » aux yeux des familles. « Il n’y a que deux personnes la nuit pour 82 résidents », relate Chantal. « Ma mère n’était levée qu’une fois par jour, s’indigne Alain, je suis venu la voir un soir à 18 heures, il n’y avait personne à l’étage, sa chambre était fermée à clé. » Il a le sentiment que l’établissement, ouvert en 2006, se dégradait depuis son rachat par Korian. « Inadmissible » pour cet homme qui ne payait « pas loin de 3 000 euros par mois » pour la prise en charge de sa mère, accueillie depuis 10 ans pour Alzheimer. « Au prix où on paie, on a droit à un service maximum. Ce n’est pas le cas », s’emporte également Marie.

« C’est sûr que depuis quatre ans, cela s’est un peu dégradé », confirme Huguette. Comme Alain, elle dit avoir l’intention de porter plainte. Sa belle-mère, accueillie à l’Ehpad depuis quatre ans, « est hors de danger », mais elle a été hospitalisée, victime de « vomissements et diarrhée ». Elle craint que tout cela soit dû à « un problème d’hygiène ». « Si l’intoxication alimentaire est avérée », l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) tient à souligner que « cette situation est tout à fait exceptionnelle dans un secteur extrêmement contrôlé ». En effet, selon Korian, le dernier contrôle réglementaire d’hygiène aurait été « réalisé par un bureau interne » le 12 février dernier. Les résultats de ce contrôle se seraient avérés « conformes ».

Source : France Inter6 avril 2019

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Commentaire recommandé

fanfan // 04.05.2020 à 07h46

A propos de partenariat public-privé en matière de santé (publique), nous voyons ce que cela peut donner avec,  par exemple au sein des EHPAD, le bilan sanitaire, social et humain désastreux du groupe Korian, pratiquant sans vergogne cet oxymore de vouloir « rentabiliser » l’entretien des aînés. 
Korian ment de manière éhonté dans ses plaquettes de présentation, rogne ensuite sur les infrastructures, sous équipe en personnel ses établissements et fait régulièrement l’objet de plaintes de parents de résidents pour non-assistance à personne en danger, maltraitance, etc.
Ils font à nouveau parler d’eux avec le Covid-19: déjà 31 décès dans leur établissement de Mougins où ils continuent à nier leurs manquements, absolument inadmissible!
Korian, c’est à la maison de retraite, une préfiguration sinistre de ce que pourraient devenir les futurs hôpitaux « Macron » relativement à l’hôpital public, si l’on n’y met pas le holà, et tout de suite!
https://laviedesidees.fr/Les-contrats-a-impact-social-une-menace-pour-la-solidarite.html

29 réactions et commentaires

  • François // 04.05.2020 à 07h27

    Toujours facile de critiquer et de faire porter le chapeau aux autres.

    Pas de masque, pas d’équipements et de formations pour les soignants, pas de test, pas de traitement, le confinement a commencé trop tard…. Les même erreurs provoquent les mêmes conséquences.

    L’horreur de départ est le ministère de la santé et les gouvernements successifs. Toujours la même propagande médiatique pour faire porter le chapeau aux autres.

    Noublionsrien de est un site collectif juridique pour demander de être soigné. Allez voir sur internet.

    agissons ensemble, plus de 20000 personnes se sont inscrits

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    • Patrick // 04.05.2020 à 13h29

      On en est à 55 décès dans un EHPAD public ( centre hospitalier gériatrique) près de Lyon.
      Donc ? Quelqu’un a les chiffres comparatifs ?

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    • chris68 // 04.05.2020 à 14h14

      Mouais . L’état n’a pas été à la hauteur pour ses soignants . Mais sauf erreur pour les EPHAD privés , le minimum est de s’équiper soi même, sachant qu’ils ont une population très fragile qui va tomber comme des mouches en cas de maladie infectieuse et qui en plus paye cher . C’est bien une maladie française de vouloir que l’état nous protège de tout , mais sans pour autant être prêt à mettre la main à sa propre poche .

        +2

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  • fanfan // 04.05.2020 à 07h41

    Charles Ruggieri, propriétaire de Korian : 90e fortune française avec 1,1 milliard d’euros.
    Sophie Boissard, la PDG : 450 000 euros par an.
    Bénéfices en 2019 : 136 millions.

    (19.04.2020) Depuis un mois, les funestes décomptes font les titres de la presse : à «la Villa Victoria» de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), 25 décès ; aux «Aurélias» de Pollionnay (Rhône), 28 décès ; à «la Vill’Alizé» de Thise (Doubs), 26 décès… Et le plus lourd bilan connu à ce jour, à «la Riviera» de Mougins et ses 36 résidants morts. Leur point commun ? Tous appartiennent au groupe Korian, spécialisé dans les maisons de retraite. En France, depuis le 1er mars, 511 décès sont attribués au Covid-19 dans les établissements de l’entreprise, selon les derniers chiffres communiqués par la direction à Libération. Un bilan probablement loin de la réalité du désastre, les décès de résidants survenus à l’hôpital n’y étant pas intégrés.
    Selon nos informations, plusieurs autres sites du groupe, passés jusque-là sous les radars, affichent aussi une inquiétante surmortalité. A «l’Epervier» du Bourget (Seine-Saint-Denis), qui compte 114 places, 24 résidants sont morts. Au « Hallage », près de Valenciennes…
    https://www.liberation.fr/france/2020/04/19/covid-19-dans-les-ehpad-korian-engloutis-par-la-vague_1785758

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  • fanfan // 04.05.2020 à 07h46

    A propos de partenariat public-privé en matière de santé (publique), nous voyons ce que cela peut donner avec,  par exemple au sein des EHPAD, le bilan sanitaire, social et humain désastreux du groupe Korian, pratiquant sans vergogne cet oxymore de vouloir « rentabiliser » l’entretien des aînés. 
    Korian ment de manière éhonté dans ses plaquettes de présentation, rogne ensuite sur les infrastructures, sous équipe en personnel ses établissements et fait régulièrement l’objet de plaintes de parents de résidents pour non-assistance à personne en danger, maltraitance, etc.
    Ils font à nouveau parler d’eux avec le Covid-19: déjà 31 décès dans leur établissement de Mougins où ils continuent à nier leurs manquements, absolument inadmissible!
    Korian, c’est à la maison de retraite, une préfiguration sinistre de ce que pourraient devenir les futurs hôpitaux « Macron » relativement à l’hôpital public, si l’on n’y met pas le holà, et tout de suite!
    https://laviedesidees.fr/Les-contrats-a-impact-social-une-menace-pour-la-solidarite.html

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  • fanfan // 04.05.2020 à 07h51

    Ce « grand plan » n’est que la poursuite de la privatisation de la Santé et la réduction du système de santé publique.
    Dans un article (https://www.mediapart.fr/journal/france/070420/etats-unis-une-economie-deja-en-lambeaux) Romaric montre les dégâts en terme d’emploi. Mais pour bien comprendre ce que signifierait le macronisme pour nous, il faut lire des articles sur le coût de la vie aux usa, où le salaire médian est de cinquante-mille euros, la moyenne un peu plus. Mais le disponible n’est plus, avec ce salaire, que de dix mille euros.
    Ce qui signifie que l’américanisation du pays par macron, la blackrockisation de son économie, implique que la moitié de la population meurt dans la rue à quarante ans, sachant que macron entend bien conserver les mêmes salaires.
    https://objectif-usa.com/revenu-pour-vivre-etats-unis/

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  • anatole27 // 04.05.2020 à 07h57

    BFM conseillait d’acheter du Korian le 20 avril :

    « 356 décès sur 308 établissements dans le groupe c’est dramatique MAIS ca reste MARGINAL »

    https://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/pepites-pipeaux-korian-2004-1240579.html

    Information FAUSSE puisque le 19 04 libé donnaient les infos suivantes :

    https://www.liberation.fr/france/2020/04/19/covid-19-dans-les-ehpad-korian-engloutis-par-la-vague_1785758

    « En France, depuis le 1er mars, 511 décès sont attribués au Covid-19 dans les établissements de l’entreprise, selon les derniers chiffres communiqués par la direction à Libération. Un bilan probablement loin de la réalité du désastre, les décès de résidants survenus à l’hôpital n’y étant pas intégrés. »

    TRISTE Monde, TRISTE INHUMANITE …

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  • calal // 04.05.2020 à 08h13

    des qu’un groupe augmente sa croissance a grands coups d’acquisitions,vous savez qu’il va y avoir des ennuis. La periode d’extension du credit est finie,y a plus assez de monde pour produire le necessaire pour rembourser seulement les interets des credits crees par le passé.
    Evitez de souscrire un credit,l’episode du covid montre que vos revenus peuvent etre suspendus d’un claquement de doigt…Il faut attendre que les prix baissent pour acheter plutot que de prendre un credit.

    Mais on peut attendre longtemps: oui.A chaque epoque,ses contraintes…les temps a venir vont etre durs,l’occident a mange son pain blanc,le capital et la banque vont augmenter la pression pour extraire plus de jus et assurer le paiement des interets…Fallait pas elire un banquier a la tete du pays…

      +5

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  • dressstone // 04.05.2020 à 08h16

    Du moment que les « maisons de retraite » sont cotées en bourse tout est dit. Le reste c’est de la mauvaise littérature. Il y a des activités qui ne devraient jamais être source de dividendes.

      +18

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  • fanfan // 04.05.2020 à 08h26

    « Les contrats à impact social : une menace pour la solidarité ? »
    par Jean-Sébastien Alix & Michel Autès & Nathalie Coutinet & Gabrielle Garrigue, le 16 janvier 2018
    Les nouveaux contrats à impact social procèdent d’une hybridation croissante des logiques financières et sociales. Loin des discours enchantés qui y voient l’alliance de l’altruisme et de l’efficacité, cet article étudie une expérience concrète de CIS pour montrer que ces instruments marchandent la solidarité…
    https://laviedesidees.fr/Les-contrats-a-impact-social-une-menace-pour-la-solidarite.html

      +2

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  • Marire // 04.05.2020 à 09h04

    L’article dit: le geant des Ehpad est particulièrement touché par le virus. Ce n’est pas lui, ce sont ses résidents qui sont touchés. Et j’espère qu’il aura des procès sur le dos.
    Dans une de ses résidences de l’Essonne, directrice malade, médecin malade, infirmière malade et aucun d’eux remplacés. A quoi cela sert-il d’appartenir à un grand groupe si ils ne sont pas capables de remplacer le personnel malade?
    Il y a eu une faute très grave du gouvernement d’interdire les visites en ehpad.( Ils suffisait de tester les visiteurs) Les vieillards sont morts du covid et d’abandon. Et comme chacun sait, dans les maisons de retraites, même les mieux gérées, il est essentiel que les familles viennent pour s’assurer que les leurs sont bien traités et en sécurité. Cette interdiction de visite a abandonné nos vieillards entre les mains quelquefois sérieuses, mais parfois âpres au gain. J’ai honte pour mon pays.

      +11

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    • Arcousan09 // 04.05.2020 à 10h37

      Ceux qui sont âpres aux gains sont les investisseurs.
      Par contre, surtout en région parisienne, c’est le personnel
      Payé au minimum possible: habitent loin, transports … etc … il y a un turn over impressionnant
      Or
      Quand vous avez des Alzheimer mais pas que le relationnel est …….. fondamental …
      Si vous changez de personnel tous les mois ou trimestre vous introduisez des perturbations
      C’est a mon avis une maltraitance … et de taille celle là
      Ajoutez une toilette de 6 mn par résident , une douche tous les 36 du mois …
      Et maintenant chambres transformées en QHS sans tribunal, sans jugement
      En province c’est mieux car les soignants peuvent un peu mieux vivre de leur travail … un peu mieux.
      Moi, aussi j’ai honte pour mon pays

        +3

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  • pseudo // 04.05.2020 à 09h11

    /super acide/ …. bon en même temps la dernières fois que j’ai mis les pieds dans un hospice ce ne sont pas les résistants de la grande guerre que j’y ai trouvé…. mais les autres.

      +1

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  • Didier // 04.05.2020 à 10h28

    J’ai personnellement eu affaire à Korian alors que je cherchais un EHPAD pour mon père.

    Après une simple visite des lieux, sans engagement de ma part, ils ont littéralement essayé d’arracher le vieil homme de l’hôpital où il se trouvait pour le transférer dans leur établissement. Quand j’y ai mis le holà, c’est tout juste si le cadre concerné ne m’a pas passé un savon, au motif qu’ils avaient mobilisé deux personnes un samedi pour cette opération…

    Korian : des méthodes de maffieux.

      +9

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  • Bientôt 78 ans // 04.05.2020 à 11h01

    « Dans le monde d’aujourd’hui, la compétition oppose deux types d’hommes : ceux qui croient à l’ancien individualisme de la jungle et ceux qui croient aux efforts de coopération pour assurer une vie meilleure à tous… Retirons le profit, le profit privé, de la médecine, et purifions notre profession de l’individualisme rapace. Faisons en sorte qu’il soit honteux de nous enrichir aux dépens de nos semblables… Les droits de l’homme sont au-dessus des privilèges professionnels. Ainsi, le vieux défi du personnage de Shakespeare dans Henry IV résonne encore à travers les siècles : «Sous quel Roi, Bezonien, parle ou meurs ! » (Docteur Norman Bethune, vétéran de la Guerre civile espagnole, directeur médical dans la Guerre de résistance contre le Japon (Armée chinoise de la 8e route), mort à Huang-shih K’ou, repose à Chu Ch’eng. (1)

    « Nous devons tous apprendre de lui l’esprit d’altruisme absolu… noble et pur, un homme d’intégrité morale et au-dessus des intérêts vulgaires, un homme qui a de la valeur pour le peuple.  » (Mao Tse-tung)

    Traduit et corrigé avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

    (1) Roderick Stewart, « The Mind of Norman Bethune », 1977.

      +1

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  • Myrkur34 // 04.05.2020 à 11h46

    Sympa les prix, en 1996 cela allait de 2400 à 3400 francs par mois. Pour une maison de retraite publique dans la région parisienne.
    C’est cette transformation que veut la CDC d’après son dernier rapport pour l’hôpital public.

      +1

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    • Patrick // 04.05.2020 à 13h27

      En 96 !!
      Quel est le tarif maintenant ?
      Le même chiffre mais en euros ?

        +1

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  • RGT // 04.05.2020 à 11h52

    « renonce finalement à verser des dividendes »…

    Comme les autres.

    Ces dividendes seront précieusement conservés dans un coffre (ou « investis » dans un but spéculatif fort juteux) pour réapparaître par magie une fois le scandale terminé afin d’être reversé aux actionnaires en toute discrétion.

    Encore des effets de manches dans la lignée des « marcheurs » qui ne servent qu’à enfumer le public mais qui au final ne coûtent absolument rien…

    Une vraie décision politique digne de ce nom aurait simplement consisté dans la saisie pure et simple de ces dividendes pour les reverser directement (sans passer par les énarques de Bercy) aux hôpitaux et aux services de santé EXCLUSIVEMENT PUBLICS qui sont bien les seuls à devoir assumer ce désastre et qui pour l’instant n’ont pour seule reconnaissance que les applaudissement vespéraux de la population.

    Applaudir les soignants, c’est bien car c’est reconnaître leur dévouement total, mais ce qui serait largement mieux serait plus simplement de leur donner les moyens d’exercer leur « apostolat » dans des conditions décentes (locaux, équipements, rémunérations, etc.).

    Et n’oublions JAMAIS que le plus ancien scandale de ce type concerne depuis des décennies les pompiers qui CHAQUE JOUR risquent leurs vies pour sauver des vies et qui vivent misérablement car les « décideurs » profitent de leur engagement et de leur motivation pour ne pas leur offrir de conditions de vies décentes.

    Chaque pompier, même volontaire, devrait bénéficier d’une rémunération supérieure à celle des « élus de la Ripouxblique » dans un simple souci de JUSTICE.

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  • step // 04.05.2020 à 13h20

    Ce qui me parait le plus absurde dans le reportage inclus dans l’article c’est que la seule sanction possible de l’ARS soit la « fermeture » de l’établissement. C’est débile car cette sanction ne sera JAMAIS appliquée. Car cela reviendrait à ce que l’ARS se retrouve avec des vieux à reloger sur les bras. Or les places sont saturées, tout le monde le sait.
    Il va falloir à un moment donné arrêter de sanctifier la propriété privée, nous n’avons qu’un usufruit sur cette terre. Si un propriétaire abuse de sa situation pour mal traiter des gens handicapés, il faut lui retirer sa propriété et ses bénéfices. Et il pourrait y avoir une gradation des sanctions qui permettrait une peur saine dans la gestion de ces établissements :

    1/ Possibilité de suspendre les versements de dividendes pendant une certaine durée. Tout les fonds amassés dans un établissement n’ont pas le droit d’en sortir. L’établissement devient « condamné » à être « sans but lucratif » jusqu’à un contrôle satisfaisant.
    2/ Mise sous tutelle directe, en particulier si des engagements de respect de la loi ne sont pas tenus. Le chaine perd définitivement la gestion de la maison de retraite, qui est reconvertie en structure associative (avec les parents des personnes au conseil) à but non lucratif.

    Tout patron qui détruit une capacité de production pour augmenter ses marges devrait, si les ouvriers le souhaitent devoir accepter la formation d’une scop, et dans ce cadre laisser l’infrastructure existante en guise de plan de licenciement.

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    • Patrick // 04.05.2020 à 13h47

      Combien faudrait-il fermer d’EHPAD publics dans ces conditions ? Ou les privatiser ?

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      • step // 04.05.2020 à 14h38

        Un certain nombre aussi, sauf que je ne parle justement pas de les fermer.
        La gestion publique n’est pas un idéal, surtout avec un état impécunieux, mais il a le devoir de punir ceux qui ne respectent pas la loi, même si c’est pour faire du « que » du fric.
        Bizarrement, je constate que les grands principes de l’état arbitre très chers aux « libéraux » deviennent difficiles à digérer quand il s’agit de les appliquer …

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        • Patrick // 04.05.2020 à 14h56

          Par principe, le rôle de l’état est bien d’assurer la sécurité des citoyens. On ne peut que constater l’inefficacité du mammouth actuel.

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          • step // 04.05.2020 à 16h56

            Et, donc que proposes tu, vu que la gestion sans contrôle aboutit à des horreurs et que l’état n’est plus capable de regarder ces grands groupes à hauteurs d’yeux. On les re-fragmente ? Pas de soucis, je suis pour. On fait une charte de bonne conduite ? Prends moi pour une bille

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  • Christine // 04.05.2020 à 13h37

    J ai eu une tante en ephad korian il y a 4 ans sur Orléans , il a fallu un comas pour qu il l hospitalise dans un état de propreté qui restait inadmissible etdu à un diabète mal suivi, suite à l hospitalisation elle n’a jamais réintégrer l établissement, nous avons fait un rapprochement familial en bretagne, maintenant elle est dans une petite structure et la note est divisé par 2,nous étions en limite de porter plainte

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  • Vincent P. // 04.05.2020 à 14h00

    Des rentiers, des assureurs et des banquiers qui font du fric jusqu’à la mort.

    Voilà : tout est dit.

    La question c’est : pourquoi cela est toléré, tolérable ?
    Qui a un compte au Crédit Agricole et préfère s’en foutre en pensant que ça ne le concerne pas ?
    Boycott à mort, jusqu’à ce qu’ils crèvent en bavant leur cupidité cynique et monstrueuse.
    Chez moi, l’écume, c’est la rage.

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  • Mimi // 04.05.2020 à 14h31

    Je travaille dans un ehpad de Korian et je trouve tout ses commentaires et reproches vraiment dégueulasse pour ma part pendant la période covid19 je ln ai manqué ni de gant ni de masques si les gens ne sont pas satisfait alors qu il s occupent eu même de leurs parents la ou je boss les résidents sont bien mangé bien korian n est pas parfait certes Mail ils ont fait de sacré effort en ce qui concernent les soins

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    • Helene // 04.05.2020 à 18h47

      Un loup voyant un très gros chien attaché par un collier lui demanda : « Qui t’a lié et nourri de la sorte ? — Un chasseur, » répondit le chien. « Ah ! Dieu garde de cela le loup qui m’est cher ! Autant la faim qu’un collier pesant. » (Ésope)

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  • Pivoine chèvrefeuille // 04.05.2020 à 17h23

    J ai fait 2 jours dans un EHPAD via ars et il n y avait pas de cas covid et je n’ étais pas en renfort c était un remplacement normal je suis rationner en masque et charlotte un par jour le lendemain je suis seule pour 13 résidents Alzheimer impossible de prendre les 2 h de pause personne pour me remplacer ces 2 h ne me seront pas payées une collègue vient voir si je m en sors et s etonne que la cadre attendait une collègue qui devait être mon binôme alors que cette employée travaille ailleurs depuis longtemps et s’interroge pourquoi mon contrat se termine le 28 04 alors que l arrêt de la collègue absente va jusqu’au 12 05 la cadre elle me dit bien qu’elle me rappellera et c est ce qu’elle fait des le 29 04 pour que je reprenne le 02/05 jusqu’au 12 05 ce que je refuse car en fait j ai travaille mes 2 h de pause qui ne seront pas payés que j ai fait le travail de 2 personnes et que pour ne pas me payer le 1 er mai la cadre a arrêté mon contrat le 28/04 espérant me faire revenir le 02/05 ma satisfaction c est que leur offre d emploi par ars depuis le 02 personne n en a voulu c est que tous les soignants du département savent que cet établissement ne respecte ni les résidents ni les salariés

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  • petitjean // 05.05.2020 à 18h19

    Une bonne fois pour toute : le secteur privé veut faire de l’argent !
    confier le soin de nos ainés dépendants, sans contrôle strict et régulier, est un crime !
    ce secteur privé d’activité est très rentable, posons nous la bonne question : comment font-ils ?
    la réponse est facile
    Donc , soit l’état, avec un plan « grand âge » et en y mettant les moyens, reprend cette activité à son compte, soit l’état met en place des contrôles très rigoureux
    Faire du fric sur le dos de nos ainés est un pur scandale

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