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28.avril.202028.4.2020 // Les Crises

Coronavirus : le ministère de la Santé avait été averti du manque de masques dès 2018

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Source : Ouest-France

En 2018, Santé publique France avait alerté Jérôme Salomon, directeur général de la Santé sur le manque de masques. En 2019, c’est au tour de plusieurs experts missionnés par le ministère de la Santé, de recommander un stock plus important. Sans succès.

Les membres du gouvernement ont beau justifier les stocks très faibles par une demande mondiale qui a explosé, des usines de fabrication à l’arrêt en Chine, ou des décisions regrettables prises par les gouvernements précédents, la polémique sur le manque de masques n’a pas fini de mettre le ministère de la Santé dans l’embarras.

D’après les informations de Challenges , le ministère de la rue Duquesne avait été alerté du faible niveau des stocks dès 2018. Santé publique France avait alors été missionnée pour évaluer le nombre et l’état des protections disponibles. Sur les 750 millions de masques en réserve, une centaine de millions seulement étaient encore utilisables.

Interrogé sur ce point par un député UDI ce jeudi 23 avril, Jérôme Salomon a affirmé avoir passé commande pour 100 millions de masques, à la suite de cette expertise. À ceux-ci s’ajoutent 350 millions de masques « non conformes, datant des années 2000 » et 72 autres millions « utilisables » mais périmés « pour des raisons d’élastique » a-t-il précisé.

Des recommandations non suivies

Toujours bien en deçà des recommandations dont le ministère avait été informé deux ans auparavant déjà. En 2016, l’agence Santé publique France avait en effet été chargée de déterminer le nombre de masques suffisant pour faire face à un scénario de pandémie. Un comité d’experts, médecins et pharmaciens, réunis pour l’occasion avait alors recommandé, dans un avis rendu public en mai 2019, un stock d’un milliard de masques. « En cas de pandémie, le besoin en masques est d’une boîte de 50 masques par foyer, à raison de 20 millions de boîtes en cas d’atteinte de 30 % de la population française ».

Lors d’une conférence de presse le 21 mars, « exercice de transparence absolue » selon ses mots, Olivier Véran a botté en touche : « Quels que soient les processus de décision ayant conduit à ce que ces stocks ne soient pas renouvelés dans la durée, toujours est-il que ces stocks de masques se sont réduits année après année ».

De sorte que, « lorsque le Covid est apparu, il ne restait qu’un stock d’État de 117 millions de masques chirurgicaux pour adultes », a indiqué le ministre.

Source : Ouest-France


Pénurie de masques : le gouvernement était averti depuis 2018

Source : Marianne

L’agence Santé publique France avait alerté sur l’état des stocks dans une note adressée en 2018 au directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. En 2019, un collège d’experts recommandait quant à lui de stocker un milliard de masques en prévision d’une pandémie.

Ils étaient prévenus. Comme le révèle Challenges ce jeudi 23 avril, le ministère avait été averti dès 2018 du nombre insuffisant de masques stockés en prévision d’une pandémie comme le Covid-19. Selon nos confrères, l’agence Santé publique France avait fait remonter l’information il y a deux ans au gouvernement dans une note adressée au directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Une note réclamée… par le ministère lui-même. Santé publique France avait alors décidé de recourir à un audit externe pour déterminer l’état des 750 millions de masques en réserve. Selon cette expertise, seuls 100 millions de masques sont alors jugés efficaces. Interrogé par les députés ce jeudi, Jérôme Salomon a confirmé avoir “fait analyser” les stocks en 2018, assurant avoir commandé 100 millions de masques cette année-là. Le directeur général de la santé a fait état d’un stock de 350 millions de masques périmés et de 72 millions de masques encore “utilisables” en 2019 malgré des élastiques vieillissants.

Un stock sous dimensionné

Le ministère de la Santé, à l’époque piloté par Agnès Buzyn, était donc au courant de l’état des stocks dès 2018. Qui plus est, un collège d’experts formé en 2016 – toujours à la demande du ministère – par Santé publique France pour définir une « stratégie de constitution d’un stock de contre-mesures médicales face à une pandémie grippale » avait clairement signifié que les réserves ne suffiraient pas à éviter une pénurie en cas de pandémie. Dans un avis publié en mai 2019, les médecins écrivent : « Les recommandations d’utilisation des masques n’ont pas à être modifiées. En cas de pandémie, le besoin en masques est d’une boîte de 50 masques par foyer, à raison de 20 millions de boîtes en cas d’atteinte de 30% de la population française. » Soit un stock d’un milliard de masques. “Le stock devrait être renouvelé pour éviter d’atteindre la date de péremption des masques”, insistaient-ils.

Depuis le début de l’épidémie, l’exécutif s’est pourtant arrangé pour faire porter le chapeau de ces incuries aux précédents gouvernements. « Sur les stocks, je ne ferai pas le procès de mes prédécesseurs, même si parfois ce serait plus facile« , déclarait Emmanuel Macron dans Le Point le 17 avril. Pas plus tard que jeudi, la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher en remettait d’ailleurs une couche auprès des Echos. “Le ministre de la Santé a été très transparent sur le niveau de notre stock stratégique qui n’avait pas été alimenté par des décisions des gouvernements successifs”, déclarait-elle. “De surcroît, le scénario épidémique actuel n’avait pas été imaginé.” Il semblerait pourtant que si, au moins par Santé publique France.

Source : Marianne

 

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Commentaire recommandé

wuwei // 28.04.2020 à 08h24

Les Français avaient été avertis depuis mai et juin 2017 qu’ils avaient élu un adulescent psychopathe et une bande de clowns incompétents.

47 réactions et commentaires

  • wuwei // 28.04.2020 à 08h24

    Les Français avaient été avertis depuis mai et juin 2017 qu’ils avaient élu un adulescent psychopathe et une bande de clowns incompétents.

      +93

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    • gotoul // 28.04.2020 à 09h05

      « une bande de clowns incompétents »
      Peut-être pas tant que ça. Ils ont été mis en place pour chouchouter le CAC40 et consorts et ils font très bien le job.

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      • groctx // 28.04.2020 à 10h34

        Euh…peut être?
        Pas possible d’être aussi bête (ô Sibeth ?), à ce stade moi je considère que c’est volontaire, et effectivement ils font très bien le job pour lequel ils sont mis en place.

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        • TAMARAIV // 28.04.2020 à 14h01

          Buter les personnes âgées pour payer moins de frais sécu et retraites…humm…faut voir.
          Pour ce qui concerne le CAC 40…pas sûr qu’ils apprécient tant que ça !

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        • Linder // 28.04.2020 à 15h20

          Les parents de 6 Bet sont des prophètes qui ont su prénommer leur fille. Elle est là pour servir de paratonnerre. Je me demande juste si elle en a conscience ou pas …

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        • Dominique Gagnot // 30.04.2020 à 07h57

          Pour les Hyper riches, l’effondrement de la bourse c’est comme les soldes : on peut y dénicher des affaires en or pour 3 sous.
          Ainsi ils raflent l’essentiel des ressources en tous genres pour leur usage familial.
          Les peuples (y compris les « petits » riches) auront alors été tondus jusqu’à l’os. Game over.

          « Comprendre la tragédie capitaliste, Imaginer le système d’Après! »
          PDF à partager : http://bit.ly/tragédiecapitaliste

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    • Gévaudan // 28.04.2020 à 10h22

      En termes mesurés mais parfaitement clairs, Mme Frédérique Hébrard, députée, démissionnaire de la République en Marche après l’affaire Benalla précise bien à qui nous avons affaire : au sommet, à un autiste, inaccessible à la réalité parce qu’enivré par sa propre logorrhée verbale, entouré de quelques autres autistes dont le Secrétaire Général de l’Élysée. Cette petite bande décide de tout, dans les moindres détails, en asphyxiant toute vie démocratique.
      La pandémie est le révélateur ultime de cette pathologie désastreuse au sommet de l’État.

      https://www.youtube.com/watch?v=iYH097yQqOg

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      • Suzanne // 28.04.2020 à 10h59

        La vidéo de Frédérique Hébrard est essentielle à voir, en effet, merci d’avoir mis le lien. Elle éclaire parfaitement sur la mentalité des dirigeants, et à propos, ça rejoint complètement les propos d’Emmanuel Todd sur le même sujet !

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      • Toine // 28.04.2020 à 11h10

        un peu de respect pour les autistes s’il vous plaît, trouvez un autre terme. Ce serait d’ailleurs plutôt à l’inverse de l’autisme en matière de relation aux autres, l’insensibilité n’est pas ce qui caractérise l’autisme…

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        • Gévaudan // 28.04.2020 à 11h37

          Oui. Vous avez raison. Je regrette cette facilité de langage et vous demande de l’excuser. Macron et sa bande ne sont pas des autistes : ce sont des irréductibles et des butors.

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    • beserker // 28.04.2020 à 11h39

      Macronavirus vient de faire allégeance à Bill Gates, après Rothschild…Il semble y avoir une ligne de conduite n’est-ce pas? Il faut absolument arrêter de le traiter d’incompétent (ainsi que les clowns qu’il dirige) car cela le déresponsabilise alors qu’il occupe les plus hautes fonctions de l’état. Lui et ses clowns remplissent parfaitement les rôles pour lesquels ils ont été missionné et ce n’est pas par nous.

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    • Rémi // 29.04.2020 à 11h25

      Attention si vous dites clowns incompétents c’est insultant pour les clowns. Vous risquez un procés.

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  • Pegaz // 28.04.2020 à 08h25

    Non exhaustif : Voici le réseau de ressources dont dispose le gouvernement pour l’aider à prendre ses décisions en matière de santé.

    Le gouvernement dispose de son ministre et de son – Ministère des Affaires sociales et de la Santé – ainsi que de sa – direction générale de la Santé (DGS) – qui a pour, entre autres mission, celle de : protéger la population des menaces sanitaires.

    Pour remplir ses missions, la DGS s’appuie sur les – Agences de Sécurité Sanitaires – qui lui fournissent des avis, et sur les – Hautes Autorités. Notamment le – Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) – une instance chargée d’apporter une aide à la décision au ministre de la Santé en réalisant des rapports sur la santé et en formulant des recommandations. Ayant une fonction de « vigie », il transmet ses rapports à la – Conférence Nationale de Santé (CNS). Le HCSP est doté d’une – Commission Spécialisée Maladies Infectieuses et Maladies Émergentes (CSMIME).

    (suite)

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    • saxo // 28.04.2020 à 08h36

      Et tout cela, coûte un pognon de dingue. Fabuleuse technocratie à l’inefficacité récurrente.

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    • Pegaz // 28.04.2020 à 08h36

      Il y a également le – Conseil national de l’Ordre des médecins – composé de 4 sections dont :
      La section santé publique qui coopère avec les services de l’État sur les dossiers relevant de la veille sanitaire, de l’éducation à la santé et de la prévention.

      Il y a également – l’Académie Nationale de Médecine – qui peut être saisie d’une demande d’avis par les Pouvoirs publics. Académie dont les membres sont répartis en 4 divisions et qui ne compte pas moins de seize commissions permanentes, chargées des principaux thèmes concernant la santé.

      Il y a également – l’Inserm – et ses partenaires – d’Aviesan – qui ont mis en place – REACTing (2013), – un consortium multidisciplinaire rassemblant des équipes et laboratoires d’excellence, afin de préparer et coordonner la recherche pour faire face aux crises sanitaires liées aux maladies infectieuses émergentes.

        +9

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    • fanfan // 28.04.2020 à 12h12

      Ce rapport publié en 2019 est le résultat d’une saisie de la Direction Générale de la Santé afin de disposer d’un avis relatif à la stratégie d’utilisation des antiviraux pour faire face à une pandémie…
      PDF : https://www.santepubliquefrance.fr/content/download/186926/2320488
      Le groupe d’experts, présidé par Jean-Paul Stahl, Professeur des universités – Praticien hospitalier, maladies infectieuses et tropicales, au CHU Grenoble Alpes, écrit en préalable à ce rapport : « Le risque et la gravité d’une pandémie ne peuvent être prévus, ni la date de sa survenue. (…) Le risque doit être considéré comme important, mais sa survenue ne peut être datée. En conséquence un stock peut arriver à péremption sans qu’il y ait eu besoin de l’utiliser. Cela ne remet pas en cause la nécessité d’une préparation au risque. La constitution d’un stock devrait être considérée comme le paiement d’une assurance, que l’on souhaite, malgré la dépense, ne jamais avoir besoin d’utiliser. Sa constitution ne saurait ainsi être assimilée à une dépense indue ».

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      • fanfan // 28.04.2020 à 12h12

        Les recommandations des experts en termes de stock de masques sont sans appel :
        • En cas de pandémie, le besoin en masques est d’une boîte de 50 masques par foyer, à raison de 20 millions de boîtes en cas d’atteinte de 30% de la population.
        • L’importance du stock est à considérer en fonction des capacités d’approvisionnement garanties par les fabricants.
        • Le stock doit être positionné au plus près des utilisateurs, avec un processus de distribution simple et lisible dans la communauté.
        • Le stock devrait être renouvelé pour éviter d’atteindre la date de péremption des masques. Il convient plutôt de constituer un stock minimal à renouveler, l’objectif étant que ce stock puisse tourner pour être utilisé dans les établissements de santé et médico-sociaux un an avant leur péremption.
        • Certaines associations en charge de patients particulièrement défavorisés devraient être dotées d’un stock de masques à distribuer.
        Ainsi donc, le gouvernement français n’était pas prévenu ?
        Et le rapport de Santé Publique France, en mai 2019, est passé inaperçu ?

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    • Patrick // 28.04.2020 à 13h48

      Ça fait beaucoup de monde et de « machins », ça permet de caser les copains mais c’est le meilleur moyen de diluer les responsabilités et de bloquer toute forme de décision.

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      • Pegaz // 28.04.2020 à 15h32

        Absolument, mis à part en ce qui concerne les décisions. Car eux et leurs outils, on les paye pourquoi à ce moment là ? La question du stock de masque est significative mais n’en reste pas moins anecdotique quant aux réactions et actions du gouvernement, dès lors de l’évidence épidémique, de l’alerte OMS et des caractéristiques de celle-ci au travers d’informations venant directement de Chine. Exemple mis en ligne au 24 janvier
        Clinical features of patients infected with 2019 novel coronavirus in Wuhan, China
        https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30183-5/fulltext

        Plutôt bien fourni en informations multiples, même certaines dont on a l’impression de les découvrir que récemment ! Vous avez dit bizarre…

          +2

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  • LibEgaFra // 28.04.2020 à 08h34

    « Sur les stocks, je ne ferai pas le procès de mes prédécesseurs, même si parfois ce serait plus facile. »

    Evidemment qu’il ne va pas faire le procès de ses « prédécesseurs ». A propos, qui peut me rappeler qui était ministre de l’économie du précédent gouvernement? Et avant, conseiller du président?

    Ou quand hypocrisie et courte mémoire se conjuguent.

      +29

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  • catherine // 28.04.2020 à 08h38

    Ça c’est très bien de l’avoir relayé parce que cela signifie que :

    – Le gouvernement connaissait parfaitement le besoin pour couvrir un risque.

    – N’en a pas tenu compte et n’a entrepris aucune action.

    – La mise en cause des gouvernements précédents est nulle et non avenue.

    – C’est un motif sérieux pour une action judiciaire :
    (a écouter chez Bourdin :https://www.youtube.com/watch?v=6VKXvMzhwvE)

      +13

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    • pascalcs // 28.04.2020 à 09h12

      L’action judiciaire ne sera qu’une punition mais elle n’eradiquera pas le mal qui ronge ce pays depuis des décennies: l’absence de contrôle du gouvernement par des institutions dignes de ce nom et des citoyens exigeants et participatifs. La France va de désillusions historiques en désillusions historiques pour la simple et bonne raison que sa population se satisfait de contes et de fables récitées au quotidien par des édiles dont le talent consiste principalement dans la communication et dont le sport préféré est l’évitement. Comme toujours, on attendra le « sauveur », jusqu’au prochain épisode.

        +20

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      • Toine // 28.04.2020 à 11h15

        Les édiles en questions ne peuvent pas communiquer s’ils ne sont soutenus et relayés par les principaux médias, commentateurs, … qui ont besoin d’être financés,… Cela va donc plus loin que la crédulité face à un personnage doué, d’ailleurs ils ne sont pas très doués, c’est systémique.

          +5

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    • Jean neymar // 28.04.2020 à 10h09

      Cette interview est à diffuser et rediffuser car de Villiers fait preuve d’une formidable et terrifiante lucidité.

        +2

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    • TZYACK // 28.04.2020 à 13h43

      Parce que çà coûtait un pognon de dingues : A trop vouloir gagner, souvent on perd !

        +2

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  • Julien // 28.04.2020 à 08h41

    Il suffit de regarder comment la France a été définitivement pillée par cette bande de « néo politiques » l’équipe de Macron est composé de gens qui n’ont aucune expérience en politique, des jeunes « petits cons » rien de plus, Attal, Schiappa, Madjoubi, sans parler des conseillers. Je me souviens lors de l’investiture et de l’arrivée de ces gens à l’Élysée, m’être dit on cours à la catastrophe en voulant à tout prix virer les vrais pros de la politique, certes ils ne sont pas blancs comme neige mais pour beaucoup aimaient la France et la respectait. Pour le ministère de la santé, pardon, mais effectivement on peut se poser des questions sur les intentions de ces gens. est ce voulu ? Oui très certainement. Quels intérêts ont ces gens à détruire ce qu’ils touchent ? Réponse interdire. Un certain intellectuel a dressé leur portrait et effectivement, la question de l’origine de tous ces gens à la manœuvre est légitime. Pourquoi ces personnes sont dans tous les coups de P…. ? réponse une nouvelle fois interdite.

      +17

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    • Brigitte // 28.04.2020 à 09h06

      Julien, vous plaisantez ou quoi? Les « pros » de la politique comme vous dites, n’ont pas attendu les « jeunes cons » pour les devancer en traitrise et incompétence, et au final se ranger à leur côté. Avec tout « renouveau » politique, arrive une moisson de jeunes cons, le PS a eu la sienne, L’UMP aussi, qui se recyclent ensuite pour ne pas être mis à la casse. Voyez ce cher Valls, le pro du pro bien qu’un peu le « poupou » de la poulitique, toujours en selle mais jamais gagnant, toujours second, Tour d’Espagne après Tour de France, il n’a toujours pas usé ses fonds de culotte….confiné aux Baléares, le Cayenne espagnol, il nous donne des conseils pour traiter la crise sanitaire française! En voilà un qui aime la France assurément….

        +10

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    • Jean D // 28.04.2020 à 09h43

      Julien, vous caricaturez en ciblant des personnes et il me semble que vous passez à côtés des véritables enjeux.

      Macron est un professionnel de la politique, depuis 20 ans il vit de la politique, pour la politique et par la politique, ce n’est donc pas un problème d’expérience. Lire ou écouter Crépuscule de Juan Branco pour achever de s’en convaincre : https://www.youtube.com/watch?v=0IXhr5p_BPE

      Le problème est double :
      • conjoncturel : l’élection de 2017 a fait exploser les partis traditionnels mais pour autant le parti « En marche » ne les remplace pas, il s’agit d’un coquille vide sans élus de terrain, sans soutien populaire et qui ne tient que par son chef. En retour celui-ci n’a aucun compte à rendre à son parti de carpettes.
      • structurel : dans ces conditions particulières, la constitution de la Ve République montre toute sa dangerosité. Sans opposition interne, Macron se trouve également sans opposition politique capable de l’empêcher (majorité absolue et pléthorique à l’Assemblée)

      De ces deux points convergents il apparaît que Macron fait ce qu’il veut et qu’il n’a aucun garde-fou.

        +14

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      • Wakizashi // 28.04.2020 à 10h11

        « dans ces conditions particulières, la constitution de la Ve République montre toute sa dangerosité. »

        Objection : la Constitution n’est pas problématique en fonction de la situation ; elle est la racine du problème depuis le début.

        Dans la mesure où la Constitution établit les règles du pouvoir, et donc les limites du pouvoir, il est illusoire de penser qu’une Constitution digne de ce nom (c’est-à-dire protégeant contre les abus de pouvoirs) puisse être rédigée par ceux-là même qui devraient la craindre, pour paraphraser Etienne Chouard.

        Autrement dit, tant que ce sont les hommes de pouvoir qui écriront les règles du pouvoir, ils seront en situation de conflit d’intérêt, et il n’y aura rien à en espérer. Le pouvoir va toujours aussi loin que possible tant qu’il ne rencontre pas de limite.

          +15

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        • Anfer // 29.04.2020 à 22h22

          Le problème de la 5eme république, c’est l’élection du président de la république au suffrage universel direct depuis 1962.

          Avant cela, il y avait un président doté de pouvoirs forts, mais d’une légitimité faible, du fait de son élection indirecte.
          Face à une assemblée aux pouvoirs dilués, mais avec une légitimité forte du fait de l’élection au suffrage directe.

          Après on a un président au pouvoirs forts, et à la légitimité très forte.
          Ce qui déséquilibre les pouvoirs en faveur de l’exécutif.

          L’alignement des mandats présidentiel et législatif depuis le quinquennat a encore renforcé le pouvoir présidentiel.

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      • Jean D // 28.04.2020 à 13h11

        Objection tout à fait valide 🙂

        Cela dit, je me plaçais dans l’optique non pas du droit constitutionnel mais dans celle de la configuration politique créée par l’élection de 2017.

        Celle-ci a été une déflagration dans le paysage :
        • on ne s’en rend pas forcément compte car les têtes sont les mêmes
        • mais les rapports de force sont totalement changés

        Avant 2017 le Président devait composer avec son parti politique et avec les « barons » qui l’avaient aidés. Aujourd’hui la classe politique est pour Macron un paillasson. S’il doit rendre des comptes c’est à ses « financiers » de campagne pour qui s’enchaînent les cadeaux fiscaux.

        Il n’a quasiment aucun contre-pouvoir politique, fait fâcheux aggravé par le fait que la Constitution elle-même lui donne tous les pouvoirs. C’est une particularité de la Ve Répubique, mise à nue aujourd’hui par la pratique du pouvoir proche de l’absolutisme.

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        • Wakizashi // 28.04.2020 à 14h37

          Je vous reçois 5 sur 5. D’ailleurs, le fait qu’il n’ait aucun opposant politique sérieux, eu égard à son « impopularité » (euphémisme mainstream) qui croît plus vite que la gourmandise d’un financier de Wall Street en dit long sur l’état de déliquescence de nos institutions (et de la classe politique française).

          Ceci dit, bien que ce soit un truisme, je trouve que son élection aura au moins eu pour mérite de clarifier les choses, en détruisant l’illusion de l’alternance gauche/droite.

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    • Alain // 28.04.2020 à 11h02

      Réponse à Julien: Raisonnement complètement faux analyse très superficielle. Le problème ce n’est les 3 secrétaires d’État que tu mentionnes. Ce n’est pas une question de blanc ou pas. T’es complètement a côté de la plaque.
      Il faut se concentrer sur les origines des problèmes qui sont la dette publique et le manque de souveraineté. Tous les autres problèmes en découlent .
      La dette pousse les gouvernement a pratiquer des politiques d’austérité qui affaiblissent les services public dont les services de santé, de détruire le modèle social …
      Le manque de souveraineté est la conséquence de l’appartenance à l’union européenne et à l’euro.
      La majorité des règles imposées ne sont pas de l’intérêt de la France ni du peuple français : concurrence non maîtrisée, mondialisation sauvage, préviligier les secteurs privés, bref encourager le néolibéralisme. Le résultat: explosion des médias privées contrôlées par les milliardaires et qui orientent le choix politique des francais en créant des diversions (engorger l’espace médiatique avec des sujets clivants et des faits divers, immigration…).
      Sans oublier les délocalisations des industries (on constate les méfaits avec les masques , les tests et les respirateurs).
      Bien-sûr l’euro est une vraie catastrophe car trop cher pour la France avec un déficit commercial permanent.

        +5

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      • Lois-economiques // 28.04.2020 à 12h24

        Demandez aux Britanniques si ils se portent mieux…
        Cela clos cette fable de l’euro.

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        • Paul Hichinelle // 28.04.2020 à 15h08

          Ça ne clôt rien du tout.
          Les Britanniques ont un autre problème bien spécifique, ils ont la City. Et la City n’a rien à foutre des Britanniques…et la Livre est son jouet.
          Le peuple britannique n’est pas plus maître du jeu que le peuple français. Il subit lui aussi les conséquences de sa mise en esclavage par les maîtres de la monnaie. Une monnaie nationale n’a d’intérêt pour le peuple que si elle est considérée comme un bien public et gérée au mieux des intérêts du peuple. Mais cela n’est qu’une condition nécessaire mais (largement) non suffisante pour qu’une société radieuse advienne, nous sommes bien d’accord…
          Pour en revenir à l’euro, c’est bel et bien un boulet pour la France et elle en paye lourdement le prix depuis vingt ans.

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      • olivier77 // 29.04.2020 à 11h27

        La dette publique, c’est de fournir une très belle rente aux prêteurs de l’Etat Français. Qui donc profite de cette rente?
        A une époque où l’on trouve de l’argent à taux négatif, n’importe quel être humain sensé va convertir sa dette négative en dette positive qui va tuer le rentier. Assurément, il y a des intérêts qu’il ne faut pas toucher.
        On en revient à la question du pourquoi et pour qui ?

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    • Julien // 28.04.2020 à 12h50

      Citer Attal et consorts n’était qu’un exemple, l’exemple visible, il y a aussi l’état profond, l’invisible. Schiappa et compagnie participent à la déstruction de la société, ils jettent de l’huile en permanence donc ont une grosse responsabilité aussi. Je sais très bien que Macron est un professionnel mais pas de la politique, mais du coup de p…. et de la com. Alain Minc l’a lui même dit, pour être ce qui l’a été (EM) il faut être une P….
      Ensuite, Macron n’est rien puisque que c’est Alexis Kohler qui prend quasi toutes les décisions. Macron et ses sbires sont des incompétents et surtout des pantins. Ils sont déconnectés. Qui a mis ce pouvoir en place ? Macron ? Non, Jouyet, Kohler, Attali etc… dans ce gouvernement, Ils ne comprennent pas ce qu’ils font. Ils sont bêtes et sont doté d’un logiciel progressiste 2.0 sans aucune mise à jour possible. les enjeux je les connais, je sais très bien que la dette est principalement la genèse de notre politique actuelle. Mais ces gens au pouvoir sont censés nous protéger OR ils baissent tous leurs frocs. Sans exception. Aucun n’a osé dire le problème c’est la dette et l’Europe qui a annihilé la souveraineté française. Aucun n’a osé le faire comme il le fallait. Biensur il y a eu des révélations, mais toujours en demi teinte pour pas trop risquer « sa peau » . Enfin bref, tout le système actuel est pourri de la vie politique au système bancaire qui nous tient par les co… on aura beau débattre, tant qu’on ira pas tous sans exception les chercher pour les juger, rien ne changera.

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      • Wakizashi // 28.04.2020 à 14h15

        « on aura beau débattre, tant qu’on ira pas tous sans exception les chercher pour les juger, rien ne changera. »

        C’est le problème du grand nombre, pas facile de se mettre d’accord à 65 millions et des brouettes. C’est triste à dire, mais entre la bourgeoisie acquise à Macron quoi qu’il arrive (environ 20%) et tous ceux qui râlent en disant que ça ne va pas MAIS qui au fond ne veulent surtout pas de changement de système (on s’en rend compte dès qu’on creuse un peu), il ne reste plus grand monde ; en tout cas pas sûr que ça fasse une majorité d’entre nous.

        Finalement, on a beau accuser les pouvoirs politiques et économiques de tous les maux, ils ne peuvent faire ce qu’ils font que parce que l’immense majorité le permet. Collectivement nous jouons le jeu que le système nous demande de jouer, en votant, en consommant, etc. De ce point de vue, nous sommes tous coresponsables du désastre global.

        La société humaine est la manifestation du niveau de la conscience collective de l’humanité… comment pourrait-il en être autrement ?

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      • Barachin // 28.04.2020 à 15h37

        Arf… 2e fois que mon message passe à la trappe.

        Décidément les modérateurs n’aiment pas qu’on critique l’expression bas de plafond « état profond ». Ennuyeux pour un site qui défend l’auto-défense intellectuelle de laisser se diffuser des expressions complotistes 😉

        Vous fatiguez pas à supprimer, je repasse dans 1 heure ou 2.

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    • Barachin // 28.04.2020 à 13h17

      Je ne suis pas certain que psychologiser le personnel politique aide à la compréhension des enjeux du débat politique.

      Mettre la focale sur la personnalité de tel ou tel :
      • crée un filtre déformant sur ses idées (qu’elles soient bonnes ou mauvaises)
      • ravale le débat à un échange d’attaques superficielles
      • et in fine renforce le doux rêve d’un chevalier providentiel qui viendrait tout régler

      On peut détester Macron pour ses idées et sa politique, pas parce qu’ils habitent à plusieurs dans son crâne d’oeuf d’enfant victime de pédophilie.

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  • pascalcs // 28.04.2020 à 08h53

    Ou l’on voit que la France de 2020 (ou 2018 en l’occurrence), c’est le même logiciel de fonctionnement que la France de 1914 ou de 1939. Dirigée encore et toujours par des édiles issus d’une « consanguinité sociale » récurrente, toujours droits dans leurs bottes et d’une supériorité d’analyse et de compréhension au dessus du lot des gueux. Là où leur seule supériorité consiste souvent en leur capacité à masquer l’évident décalage entre leur habileté professionnelle intrinsèque et le défi que présente les fonctions de la mission qui leur est confiée.
     
    Aussi longtemps que nous plébiscitons ce mode failli de désignation et contrôle de nos dirigeants, accepterons la déliquescence évidente du parlement, accepterons l’étouffement des lanceurs d’alertes la France restera la France dans toutes ses dimensions…

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  • Czerny // 28.04.2020 à 09h02

    Les rubriques « faits divers  » de ces dernières semaines nous rapportent plusieurs cas d’individus ayant ,commandés, payés et reçus livraisons de dizaines de milliers de masques .Pourquoi l’état français organise-t-il une fausse pénurie ?

    http://www.rfi.fr/fr/france/20200426-coronavirus-la-police-saisit-140-000-masques-contrebande-à-saint-denis

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  • Volodia // 28.04.2020 à 09h59

    Des incompétents guidés uniquement par l’intérêt personnel.
    Pour eux-mêmes, leurs amis et leurs donneurs d’ordre ils dépensent sans compter.
    Mais dès qu’il s’agit de protéger la population, même pour des montants ridicules comme ceux des masques, ils se dressent tels des dragons crachant le feu contre « le gaspillage » .
    Ajoutons le mensonge pathologique, l’arrogance sans limites et « le virus s’arrêtera aux frontières » et nous voilà plongés dans la pire crise depuis 1945;

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  • jflag // 29.04.2020 à 09h58

    Il ne faut plus laisser diriger ce pays par une bande d’enarques imbéciles et/ou malfaisants associés à des idiots utiles, tous inféodés au grand capital international dont les décisions politiques sont guidées par 2 motifs: Garder le pouvoir et obéir à leurs maîtres.

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  • Gin // 03.05.2020 à 16h47

    Et les autorités sanitaires savaient qu’elle devaient se tenir prêtes face à une pandémie de syndrôme respiratoire depuis 2011. Mais je pense qu’elles se pensaient au dessus de tout cela.
    Voir le plan de pandémie grippale de 2011 consultable sur internet !

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