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13.novembre.202013.11.2020 // Les Crises

Crise des Opiacés : Condamnée à verser $8,3 milliards, Purdue Pharma pourrait malgré tout poursuivre sa quête de profit

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Source : Consortium News, David Herzberg
Traduit par les lecteurs du site Les Crises

David Herzberg analyse la proposition de Purdue Pharma pour le dédommagement des plaintes en justice.

Le 21 octobre, le procureur général adjoint Jeffrey A. Rosen a annoncé un accord entre le ministère de la Justice et le fabricant d’opiacés Purdue. (Yuri Gripas/Pool via AP)

Purdue Pharma, la société qui fabrique l’OxyContin et d’autres opioïdes sur ordonnance, potentiellement addictifs, a accepté de plaider coupable aux trois chefs d’accusation de crime et a conclu un accord d’une valeur possible d’au moins 8,3 milliards de dollars avec le ministère de la Justice.

L’accord pourrait ouvrir la voie à la transformation de Purdue, société privée à but lucratif en un organisme public qui servira l’intérêt public, comme la société l’a proposé. [Cette opération permettrait aux propriétaires de mettre fin aux poursuites en transférant au nouvel organisme public, le règlement des plaintes avec le revenu de ses ventes. Parallèlement, la famille Sackler serait en train de dissimuler sa fortune. De fait, l’opération s’apparente à l’amputation d’un membre gangréné pour sauver le malade (ici la famille Sackler), NdT]

Mais le règlement est soumis à l’approbation du juge fédéral qui supervise le dossier de la faillite de Purdue. Mais il se peut que cela ne règle pas les milliers de procès auxquels Purdue est confronté pour son rôle dans la genèse de la crise des opiacés. En particulier, pour les procureurs généraux de 25 États qui ont fait appel au gouvernement une semaine avant que le ministère de la Justice n’annonce l’accord, il s’agissait tout simplement de contraindre le fabricant de drogue à vendre à un nouveau propriétaire.

J’étudie l’histoire des médicaments sur ordonnance (j’ai été consultant et témoin expert rémunéré dans des litiges concernant les opiacés). Bien qu’il y ait eu récemment des efforts pour installer des fabricants de médicaments à but non lucratif afin de rendre certains produits pharmaceutiques plus facilement disponibles, je ne connais pas de précédent historique d’un grand fabricant de médicaments comme Purdue devenir un fournisseur de santé publique à but non lucratif.

Cependant deux efforts tout aussi ambitieux visant à mettre en place des alternatives au modèle pharmaceutique axé sur le profit pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale suggèrent les limites éventuelles de la façon dont cet arrangement pourrait fonctionner.

Les antibiotiques

La pénicilline a été découverte en 1928 mais n’a été utilisée qu’à partir de la Seconde Guerre mondiale. C’était le premier antibiotique : une famille de médicaments véritablement révolutionnaire qui a permis de vaincre des maladies infectieuses jusque-là incurables.

En raison de l’importance de la pénicilline dans l’effort de guerre, le gouvernement fédéral a joué un rôle actif dans son développement. Les scientifiques fédéraux ont mis au point des moyens de la produire en masse, les agences fédérales ont persuadé les compagnies pharmaceutiques réticentes de la fabriquer et le « tsar de la pénicilline » du gouvernement a décidé quels patients recevraient le précieux médicament.

Malgré le niveau des enjeux et la foi dans une planification centralisée, personne à l’époque ne semble avoir envisagé la possibilité d’un développement non commercial ou à but non lucratif des antibiotiques.

Comme c’était le cas pour les fournitures de guerre telles que le caoutchouc et les chars, des entreprises privées ayant des contrats fédéraux ont fabriqué de la pénicilline. Comme pour d’autres produits de guerre, l’accord a été un succès incontestable. Il a permis d’augmenter considérablement la production et de répartir l’antibiotique de manière à servir au mieux l’effort de guerre.

Une boite de Petri contenant la première pénicilline à partir de laquelle Alexander Fleming a fabriqué le remède en 1928. (AP Photo/Alastair Grant)

Pour la pénicilline, comme pour d’autres produits, les contrôles économiques fédéraux ont rapidement disparu après la guerre. Comme l’a observé l’historien médical Scott Podolsky, les fabricants de médicaments, libérés des contraintes de l’Etat, ont déversé une avalanche d’antibiotiques de marque dont les puissantes campagnes de marketing ont encouragé la surconsommation et le mauvais usage.

Il est intéressant de noter que les frères Sackler ont commencé par vendre des antibiotiques. Les Sackler, futurs propriétaires de Purdue Pharma, étaient des pionniers de la publicité médicale qui ont délaissé les contraintes antérieures et ont conseillé à leurs représentants de considérer les médecins comme des « proies ».

L’administration des anciens combattants et le service de santé publique ont cherché à garder le contrôle en entreprenant des études massives sur le nouvel antibiotique encore plus puissant, la streptomycine, afin de déterminer la meilleure façon d’utiliser ce médicament contre l’un des ennemis microbiens les plus mortels de l’humanité, la tuberculose. Mais leurs appels à la rigueur et à la retenue n’ont guère eu de chance face aux spécialistes du marketing des médicaments qui ont habilement exploité le désir de miracles des Américains.

Le Métopon

Le deuxième précédent concernait le métopon, un opioïde semi-synthétique, découvert pendant la Seconde Guerre mondiale par des pharmacologues travaillant pour le U.S.National Research Council [Conseil national de la recherche des États-Unis, NdT].

Depuis les années 1920, les opioïdes ont été beaucoup plus réglementés que les autres produits pharmaceutiques afin de protéger les consommateurs. Comme je l’explique dans mon nouveau livre White Market Drugs, ils ne pouvaient être vendus que par un pharmacien agréé, sur prescription médicale. Pendant des décennies, le Federal Bureau of Narcotics (Bureau fédéral des stupéfiants), en collaboration avec les pharmacologues du National Research Council, a imposé des restrictions strictes sur le développement et la commercialisation des nouveaux opioïdes.

C’était une bataille quotidienne pour ces agences gouvernementales d’identifier puis de contrecarrer ce qu’elles considéraient comme un dangereux matraquage publicitaire de la part des sociétés pharmaceutiques en faveur du dernier opioïde miracle.

C’est donc avec audace qu’en 1946, les deux agences ont eu une idée originale : elles allaient déposer un brevet sur le Metopon et le commercialiser elles-mêmes. Au lieu d’essayer de réaliser un profit maximum, elles ne serviraient que la santé publique. Elles ne feraient aucune publicité pour le Métopon. A la place, les médecins l’apprendraient par des déclarations sobres et informatives d’experts dans des revues médicales. En outre, les ventes seraient initialement limitées aux patients souffrant d’un cancer en phase terminale.

Le gouvernement pensait que Metopon allait l’emporter sur ses concurrents, non pas à cause d’un battage publicitaire, mais parce qu’il était en fait supérieur. Mais cela n’a pas fonctionné de cette manière.

Les ventes ont été moroses après le lancement de Metopon en 1947, et sont restées faibles même après que les autorités en aient autorisé la vente pour d’autres types de douleurs. Même Harry Anslinger, chef du Federal Bureau of Narcotics et critique par ailleurs féroce de la publicité pour les opioïdes pharmaceutiques, s’est plaint de la médiocrité du marketing. Bien qu’il soit resté techniquement disponible, le Metopon n’a jamais représenté qu’une infime partie du marché américain des opioïdes.

Des nouveaux propriétaires

La modification que propose Purdue diffère de ces tentatives antérieures de trouver des alternatives au modèle de distribution de médicaments axé sur le profit.

Plutôt que de tenter d’amener les sociétés à but lucratif à faire ce qui est le plus juste, ou d’espérer qu’un seul médicament commercialisé de manière éthique puisse l’emporter, l’accord de Purdue exigerait légalement qu’un grand fabricant pharmaceutique donne priorité à la santé publique plutôt qu’au profit des actionnaires.

Cela servirait, au moins en théorie, deux objectifs importants.

Premièrement, en définissant légalement les obligations de l’entreprise en matière de santé publique plutôt que celles des actionnaires, elle éliminerait les abus qui peuvent résulter de la recherche du profit, comme le marketing qui encourage une utilisation inutile ou inappropriée.

Deuxièmement, en offrant un traitement gratuit de la toxicomanie, il améliorerait l’accès aux soins de santé pour les types de patients – toxicomanes, pauvres et sans assurance maladie adéquate – généralement mal soignés ou même ignorés du système actuel.

Par ailleurs, l’accord de Purdue semble moins s’écarter des procédures opérationnelles standard que les tentatives de l’époque des années 1940 visant à réduire ou à éliminer l’influence du profit dans les produits pharmaceutiques.

Les intervenants d’urgence utilisent ce médicament pour traiter les overdoses de narcotiques. (AP Photo/Keith Srakocic)

Au dire de tous, le nouvel organisme serait une entité à but lucratif. En effet, les bénéfices tirés de la poursuite des ventes d’analgésiques comme l’OxyContin et de médicaments de traitement de la dépendance comme la buprénorphine et la naloxone – estimés par Purdue à 8 milliards de dollars par an – sont cruciaux car le « versement » offert par Purdue vise à compenser la part des coûts de la crise des opiacés revenant à la société.

En d’autres termes, pour accomplir sa mission, le nouveau Purdue devrait rechercher des profits tout comme l’ancien. Et puisque toutes les entreprises pharmaceutiques déclarent officiellement se consacrer au service du bien public, en quoi cela serait-il différent ?

De même, la nouvelle entreprise serait toujours Purdue Pharma, une société dont la culture bien ancrée est de maximiser les ventes et les profits, même si la crise des opiacés s’est aggravée. On pourrait affirmer de manière crédible que l’innovation de Purdue – la « plus-value » qu’elle a apportée – n’était pas liée à une percée thérapeutique particulière dans les médicaments qu’elle a mis au point, mais plutôt à son génie dans la commercialisation de ces produits.

Je comprends pourquoi il est tentant de s’enthousiasmer à l’idée d’une nouvelle entreprise publique consacrée à la lutte contre la toxicomanie.

Mais pour que l’arrangement proposé ait un sens, Purdue aurait besoin des outils et de l’expertise nécessaires pour poursuivre une mission radicalement différente de celle pour laquelle elle a été conçue. Et l’histoire n’offre pas beaucoup d’assurance que des fabricants de médicaments isolés du secteur public et à but non lucratif puissent faire une grande différence dans un système pharmaceutique conçu pour le profit et alimenté par celui-ci.

David Herzberg est professeur associé d’histoire à l’université de Buffalo.

Source : Consortium News, David Herzberg, 23-10-2020
Traduit par les lecteurs du site Les Crises

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Commentaire recommandé

Micmac // 13.11.2020 à 08h30

Il y a pire que Servier, il y a le scandale incroyable de la Dépakine. Plus de 30 000 familles touchées, avec des gosses (maintenant adultes pour beaucoup d’entre eux) lourdement handicapés aux frais du contribuable. Et personne en taule (hallucinant!)! Avec l’État considéré comme responsable qui va devoir payer!

En plus SANOFI a fermé ses labos de recherche et certaines de ses usines de productions de médicaments et réactifs, parce que pas assez rentables, ce qui nous rend complètement dépendant de l’étranger pour des approvisionnements médicaux absolument nécessaires en cas de crise, comme on vient de s’en apercevoir!

Mais bon, c’est SANOFI (ex Rhône Poulenc avant privatisation…), intouchable.

Plus personne ne croit « Big Pharma », et c’est un problème de santé publique grave. Il y a l’addiction aux opiacés au ztazunis, et tous ces innombrables faits de corruptions en tous genres. Les gens sont maintenant même réticents à se faire vacciner. Pas parce qu’ils sont « irrationnels » et/ou « complotistes », mais parce qu’ils ne croient plus personne sur ces questions! La popularité du professeur Raoult vient de là, quoi que l’on pense de lui.

Il faut absolument réquisitionner SANOFI, non pas nationaliser, mais réquisitionner. Rien pour les rentiers (on dit actionnaires de nos jours, ça fait plus présentable). Et qu’ils s’estiment heureux de ne pas être poursuivi pour avec gagné de l’argent sur toutes ces magouilles. Afin que la confiance revienne…

14 réactions et commentaires

  • gracques // 13.11.2020 à 07h25

    Personne n’à eu la,même idée en France à propos de SERVIER ?
    Nous avions pourtant le’précédent ‘Renault’.

    Même si l’article est critique quant à la solution proposée , il me paraît intéressant de noter qu’elle émerge aux States.

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  • Micmac // 13.11.2020 à 08h30

    Il y a pire que Servier, il y a le scandale incroyable de la Dépakine. Plus de 30 000 familles touchées, avec des gosses (maintenant adultes pour beaucoup d’entre eux) lourdement handicapés aux frais du contribuable. Et personne en taule (hallucinant!)! Avec l’État considéré comme responsable qui va devoir payer!

    En plus SANOFI a fermé ses labos de recherche et certaines de ses usines de productions de médicaments et réactifs, parce que pas assez rentables, ce qui nous rend complètement dépendant de l’étranger pour des approvisionnements médicaux absolument nécessaires en cas de crise, comme on vient de s’en apercevoir!

    Mais bon, c’est SANOFI (ex Rhône Poulenc avant privatisation…), intouchable.

    Plus personne ne croit « Big Pharma », et c’est un problème de santé publique grave. Il y a l’addiction aux opiacés au ztazunis, et tous ces innombrables faits de corruptions en tous genres. Les gens sont maintenant même réticents à se faire vacciner. Pas parce qu’ils sont « irrationnels » et/ou « complotistes », mais parce qu’ils ne croient plus personne sur ces questions! La popularité du professeur Raoult vient de là, quoi que l’on pense de lui.

    Il faut absolument réquisitionner SANOFI, non pas nationaliser, mais réquisitionner. Rien pour les rentiers (on dit actionnaires de nos jours, ça fait plus présentable). Et qu’ils s’estiment heureux de ne pas être poursuivi pour avec gagné de l’argent sur toutes ces magouilles. Afin que la confiance revienne…

      +34

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    • Papagateau // 13.11.2020 à 15h07

      Les pénalités soigneusement ajustées aux prix des soins aux victimes (et rien de plus) me rappelle l’affaire française du sang contaminé avec le « responsable mais pas coupable » de Laurent Fabius, profondément mouillé dans l’affaire, et aujourd’hui notre président du conseil constitutionnel (la plus haute juridiction française).

      L’institution judiciaire est pareille partout.

        +12

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  • calal // 13.11.2020 à 09h04

    crise des opiaces:

    Un truc qui m’a fascine depuis 4-5 ans dans les films americains,c’est le changement qui s’est produit dans les scenes de « salle de bain ».
    Souvent dans les films, il y a des echanges necessaires entre les personnages pour faire avancer l’histoire.Parfois ces echanges ont lieu dans le cadre d’une famille ou d’un couple de personnages et dans certains cas,l’un ou les protagonistes sont dans leur salle de bain.
    Avant,dans ces scenes,typiquement l’homme se rasait en parlant et la femme se maquillait ou se demaquillait,voir un des deux se brossait les dents. Depuis 4-5 ans, les protagonistes dialoguent en ouvrant une boite de cachet et en en avalant…De meme,dans beaucoup d’autres films,des emballages carateristiques de « pillules », « gellules » sont presents et leurs contenus sont avales a l’ecran lors des scenes…

      +16

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    • isary // 13.11.2020 à 09h54

      cela doit être le « soft power » de l’ image…..

      Saviez-vous que Mark Randolf 1er PDG de Netflix a comme grand oncle paternel Edward
      Bernays(auteur de Propaganda à lire ou à relire par les temps qui court),lui-même « double « neveu de Freud……?
      Bonne journée!

        +6

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    • Briggs // 13.11.2020 à 10h16

      Ce n’est pas faux mais ce changement dans les films US reflète sans doute une réelle évolution dans les faits. Pour ce qui est de la France, notre pays reste en tous cas l’un des plus gros consommateurs d’antibiotiques et d’anxiolytiques au monde. Montrer à l’écran cette surconsommation est peut-être la première étape d’une prise de conscience du problème…

        +3

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  • RGT // 13.11.2020 à 10h50

    Le problème que rencontrent TOUS les gouvernements « démocratiques » totalement enfermés dans la « mondialisation », c’est que les « labos » de big pharma ont atteint une telle puissance financière qu’ils peuvent « tordre le bas » de n’importe quel état sur cette planète (hormis la Chine et la Russie, et encore).

    L’industrie pharmaceutique est de loin la plus profitable aujourd’hui, ce qui lui confère une puissance jamais égalée.

    Ces entreprises ont de nombreuses filiales disséminées sur toute la planète, profitent de « subventions » publiques, planquent leurs profits dans des montages financiers crapuleux et font de plus un chantage au « boycott » de pays qui ne cèdent pas à leurs injonctions en produisant les médicaments dans d’autres pays et en fermant les labos du pays qui leur cause des « tracas ».

    Tout n’est plus axé que sur le profit à court terme des actionnaire$ (dont les plus puissants sont des banques ou des fonds de pension et autres « Blackrock » dans lesquels les couillons viennent investir leurs économies pour se faire encore plus tondre dans la « vraie vie »).

    La santé est un domaine qui relève du public, pas de profits privés.
    Ne vous étonnez donc pas si du jour au lendemain votre traitement voit son prix doublé ou si une « pénurie » survient brutalement.
    C’est simplement parce que les actionnaires ont exigé que leurs profits soient encore augmentés et que le seul moyen d’y parvenir consiste simplement à prendre les malades en otage en les faisant payer toujours plus, directement ou via la « sécu » qui se retrouvera en difficulté et devra augmenter les cotisations.

    Les profits sont privés et les pertes socialisées, c’est le principe de base du « néo-libéralisme » si cher à « nos » élites.

    Ensuite on rabiote sur les remboursements et les « services publics » pour « combler le trou » mais au final ce sont bel et bien toujours les gueux qui payent.

    C’est le « ruissellement » si cher aux « grands économistes ».
    De bas en haut.

      +16

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    • Obscur // 13.11.2020 à 15h09

      Mon propos ne sera pas en contradiction, mais en complément.
      Voilà. Pourquoi AUCUN de nos gouvernants ne prend-t-il la mesure de la dépendance aux autres nations/continents ? On me répondra « mondialisation », « efficacité », etc… Mais, AU PLAN STRATEGIQUE qui devrait être le leur ? Et pas inaugurer les chrysanthèmes comme note EM aime tant à le faire (d’ailleurs, pour y réfléchir, je crois que c’est dans ces moments là qu’il se « sent » vraiment président… C’est pourquoi il les affectionne tant)
      Nous manquons cruellement de visionnaires, et il faut bien le dire, le quinquennat n’arrange rien. Les problèmes à résoudre demandent de la continuité dans l’action : cela ne va pas dans le sens d’élections rapprochées.
      Pour revenir à la phramacie, pourquoi n’est-il pas simplement possible que des laboratoires d’état fabriquent les génériques ? Cela réglerait déjà une partie du problème…

        +5

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  • Casimir Ioulianov // 13.11.2020 à 13h59

    On a une crise qui a fait des milliers de morts , des millions d’accros aux opiacés, des milliards de bénéfices aux dealers , a réussi à diminuer la statistique d’espérance de vie de tous les américains et la seule préoccupation des instances représentant le gouvernement des états unis c’est d’éviter de sanctionner trop fortement ceux qui en sont les commanditaires et de faire payer aux contribuables les conséquences de la bavure.
    Là c’est difficile de plaider l’incompétence seule … il y a des gens qui prennent 20 ans pour simple possession de stup aux US … et on parle pas d’opiacés. Leur justice a-t-elle autant de vitesses que la boite d’un 18 weeler ?

      +6

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  • Betula // 13.11.2020 à 14h32

    L’Altim, (Laboratoire exploitant: Sanofi-Aventis France) corticoïdes injectable en intramusculaire, n’est plus fabriqué suite à un problème sur la chaine de production, problème trop onéreux à réparer et mettre « aux normes ».
    Altim n’est plus commercialisé depuis le 10-02-2017.
    Aucune alternative identique n’existe, les autres corticoïdes injectables en intra-articulaires présentent des particules susceptibles de faire précipiter les éventuels cristaux d’urates donc d’entrainer des crises de goutte!
    Aucun génériqueur ne le fabrique!
    Pourquoi?

      +2

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  • Ourobouros // 13.11.2020 à 17h50

    Beaucoup de ces actionnaires sont les mamies et les papis (boomers) qui n’ont que ces rentes comme retraite, validant ces politiques de bénéfices dans les comités d’actionnaires, permettant à leur enfants et petits enfants de naviguer dans les paradis perdus pour oublier le monde que les premiers leur ont laissé.
    Je sais pas pour vous, mais je trouve que cette crise des opioïdes est un magnifique « après moi le déluge ».
    Le résume de cette fin de millénaire et la mise en bouche du nouveau ?

      +4

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  • christian gedeon // 13.11.2020 à 18h49

    C’est le prix à payer pour pouvoir continuer à vendre de la drogue moderne. Ceci étant dit personne n’est obligé de se droguer. Je plains les drogués, je pense que c’est un devoir de les soigner, mais ils n’ont pas a priori la sympathie. Pas de consommateurs de drogue, pas de drogue.

      +1

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