Excellent blog sur les élections US que je conseille vivement

Source : Marianne, Stéphane Trano, 09-03-2016

La campagne de Trump montre des signes possibles – mais encore très incertains – d’essoufflement, face aux attaques massives des médias et de l’establishment politique américain. Ted Cruz, le candidat le plus obscurantiste que l’Amérique a connu depuis des décennies, tente de rallier tout ce qu’il y a de plus inquiétant à travers l’Amérique, couteau entre les dents

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Dans un contexte où le lobbying des politico-médiatique n’a jamais été aussi explicite, les deux candidats considérés comme « antisystème », Donald Trump, chez les conservateurs et Bernie Sanders, chez les démocrates, font actuellement l’objet d’une entreprise de déstabilisation de grande ampleur.

Une femme, oui, mais un Juif…

Le Washington Post mène campagne contre Bernie Sanders, dont il désapprouve les attaques contre son adversaire Hillary Clinton, tandis que CNN enfonce le clou en relayant l’activisme Afro-Américain à l’encontre du Sénateur du Vermont. Pour avoir osé prononcer le mot « ghetto » lors du débat organisé à Flint (Michigan), dimanche soir, Sanders s’est attiré les foudres d’une minorité déjà très hostile et acquise à la cause de Clinton, dans un procès en racisme surréaliste. Balayés, le passé très engagé en faveur des droits civiques du sénateur et ses arguments contre la corruption du système électoral américain par les super-donateurs. Apprécié par les plus jeunes, il peut désormais compter sur un barrage organisé des minorités, non pas pour ce qu’il dit mais en réalité, pour ce qu’il est : la question, en effet, n’est pas de savoir si l’Amérique est prête à avoir une femme pour présidente – l’un des thèmes favoris de Clinton – mais plutôt celle que l’on ne pose pas, et pour cause. Cette question est : l’Amérique est-elle prête à avoir un Juif pour président ? Ni les évangéliques, ni les Afro-Américains, ne le souhaitent, et Sanders ne peut rien y faire. Interpellé sur son judaïsme lors du débat démocrate, par la représentante d’une église pour laquelle Hillary Clinton n’a pas caché sa sympathie, Sanders a opposé une réponse sobre, se disant fier d’être juif, dans un silence de plomb, qui en dit long.

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Ted Cruz, Sénateur du Texas (Photo: Gage Skidmore)

Torquemada contre “Hitler”

Du côté des républicains, c’est un front uni qui organise la descente progressive de Donald Trump, qui ne devance plus l’ultra-conservateur Ted Cruz que de 80 délégués. Le jeune sénateur de Floride, Marco Rubio, considéré comme le candidat de l’establishment, a été le premier à dégainer contre Trump, rapidement suivi par Ted Cruz. L’hypocrisie des attaques, massives, ne manque pas de piquant. Trump, expliquent-ils, n’est pas un véritable conservateur, a donné de l’argent à des démocrates, et ne pourra jamais l’emporter sur Clinton dans un face à face. L’ancien candidat à la présidence, Mitt Romney, défait face à Obama, a apporté tout son poids à la campagne de dénigrement de Trump, joignant sa voix à ceux qui traite l’hommes d’affaires de « nouvel Hitler » et qui promettent une période noire pour les Etats-Unis s’ils venait à être élu. Ce sont les mêmes, engagés dans un combat qui pourrait se poursuivre lors de la convention nationale républicaine, qui soutiennent Ted Cruz. Le sénateur du Texas, il est vrai, n’a pas le verbe haut et ses outrances sont dans un tout autre registre. Contrairement à Donald Trump qui veut abolir l’Obamacare pour lui substituer un système d’assurance santé universel, Cruz veut en finir avec la tentative ratée d’Obama pour laisser la loi du marché reprendre tous ses droits. Contrairement à Donald Trump qui veut expulser les immigrants illégaux mais leur laisser l’option de revenir en passant par la voie administrative, Cruz considère cela comme une nouvelle amnistie et n’entend pas les laisser revenir. Il souhaite même créer des brigades spéciales pour aller déloger les illégaux partout où ils se trouvent, et favoriser la délation généralisée. Contrairement à Donald Trump qui n’entend pas fermer les centres de planning familial, arguant à juste titre que leur principal défaut, aux yeux des républicains, est de pratiquer l’avortement, ce qui ne constitue que 3 pour cent de leur champ d’activités, Cruz veut saisir la justice américaine, dès son arrivée à la Maison-Blanche, pour engager une guerre impitoyable contre ces centres qu’il perçoit, comme tous les évangéliques, comme des antres du diable. Contrairement à Donald Trump qui ne veut pas se positionner comme un candidat pro-Israélien ou pro-Palestinien, Cruz, de concert avec Rubio, annonce un tournant radical pour appuyer Israël contre les Palestiniens.

Absurdité médiatique

Evidemment, les sorties de Trump sur les Musulmans, ses envolées lyriques contre les délocalisations infligés aux Etats-Unis par les traités commerciaux gigantesques passés avec le reste du monde et la Chine en particulier, ses salves sans aucun tact contre le Mexique ou ses impolitesses à l’encontre de ceux qui le défient, n’en font pas un candidat des plus sympathiques. Mais c’est là que l’hypocrisie joue à plein. Les candidats, de quelque bord qu’ils soient, qui piétinent les électeurs qui se positionnent en faveur d’un Sanders ou d’un Trump, font simplement mine d’ignorer que depuis près de 8 ans, le Congrès américain est l’un des plus inefficaces de l’histoire américaine, et que bon nombre d’Américains ne le supportent plus. Est-ce une situation uniquement attribuable à la féroce opposition des républicains à Barack Obama depuis son arrivée ? Ce serait ignorer, d’une part, que le président a disposé à deux reprises de majorités dans l’une ou l’autre des assemblées – ce qui ne l’a pas poussé à faire passer des législations que l’on attendait de lui – et que, d’autre part, il est entré de plein pieds, dès son arrivée à la Maison-Blanche, dans une défiance frontale vis-à-vis du pouvoir législatif.

Prêts pour le pire

Le paradoxe de la situation présente est que l’obsession médiatique qui vise Donald Trump masque la réalité du candidat le plus probable pour la nomination si celui-ci perd son élan, à savoir Ted Cruz. L’Amérique aura alors pour candidat républicain l’un des plus obscurantistes depuis des décennies, pour lequel la paix sociale est un facteur totalement inexistant. Quant au pauvre Sanders qui n’a aucune chance de survivre au milliard engagé par Clinton dans sa campagne, il aura, au moins, rendu le mot « socialiste » audible pour certains Américains.

Pour le moment, l’objectif numéro de Washington, de ses élites et de bon nombre de médias, est d’abattre Trump, dans un pays où cette étrange coalition fait mine de croire qu’un président ne rencontre aucune opposition face à ses éventuelles dérives, alors que depuis deux mandats, le Congrès bloque l’actuel président. Ce mur sanitaire a des chances sérieuses de fonctionner. Si tel est le cas, la voie sera libre pour la possibilité d’une Amérique moyen-âgeuse.

Source : Marianne, Stéphane Trano, 09-03-2016

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Quand le journalisme prend les lecteurs pour des…

Source : Marianne, Stéphane Trano, 07-03-2016

Un dimanche parmi tant d’autres à New York, et une carte postale pour mes lecteurs de Marianne et d’ailleurs.

NY

La pression normative des écosystèmes médiatiques aboutit à une uniformisation de l’information, sous l’œil légitimement sceptique des lecteurs. Il est permis, et parfois utile, de s’exprimer à la première personne, dans un blog, et ce n’est pas se fourvoyer dans une « mode » que d’y avoir recours, lorsque l’on est un journaliste quelque peu instruit dans son domaine. Ce préambule étant posé, je suis bien désolé qu’un flux continu de lieux communs et de mimétismes corporatistes noie en permanence des analyses plus proches du terrain. Pour ce qui me concerne, résident américain et vivant aux Etats-Unis depuis dix ans, je constate avec effarement la caricature largement répandue de la vie américaine, en général, et de l’actualité politique, en particulier, depuis que j’écris pour Marianne, c’est à dire depuis 2012 où je couvrais déjà une élection présidentielle.

Il n’y a rien à apporter ni à opposer à certaines catégories de lecteurs qui, pour différents motifs, entretiennent une perception émotionnelle et volontairement tronquée des Etats-Unis. Qu’ils considèrent ce pays comme l’épicentre du mal à l’échelle planétaire, qu’ils croient – mêmes lorsqu’ils sont brillants par ailleurs – en toutes sortes de théories conspirationnistes (ou simplement « sionistes », ce qui va souvent de paire) ou qu’ils pataugent dans un marécage fantasmatique, ces lecteurs appauvrissent n’importe quel travail d’auteur ou de chercheur à travers des commentaires qui n’apportent aucune valeur ajoutée ou même, tentent de délégitimer le contenu, son auteur – quand ils ne versent pas tout simplement dans l’insulte ou l’ironie idiote.

C’est tout à l’honneur d’un magazine tel que Marianne d’accueillir sur son site Internet des contributeurs qui n’adhèrent pas forcément aux idées qu’il défend, mais qui apportent un angle de lecture décalé à l’actualité, quand bien même l’éternelle opposition rencontrée auprès des « vrais » journalistes, ceux du « papier », se manifeste systématiquement par un manque de considération pour ce que les blogueurs apportent. Je suis bien reconnaissant à l’égard des équipes de TSFJAZZ et Radio Nova, pour l’intérêt régulier qu’ils portent à ce blog.

Si vous suivez ce que l’on appelle le « mainstream » aux Etats-Unis, c’est à dire l’opinion dominante, forgée et entretenue par les médias de masse mais également des niches très activistes, vous obtenez une vision stupéfiante de l’actuelle élection présidentielle américaine : les républicains sont devenus fous et sont engagés dans une forme de « guerre civile » – c’est le martelage quotidien de type CNN ; Donald Trump est un « nouvel Hitler », disent ses plus farouches opposants, emboîtant le pas aux deux anciens présidents mexicains qui ont, il est vrai, beaucoup d’expérience en matière d’anti-démocratie ; ou bien, Donald Trump est un show man sans grande consistance; Obama reste une figure sacrée qu’il est difficile de contester puisque, après tout, il est Noir, et toute critique prêterait le flanc à des procès en racisme ; l’Amérique d’Obama va très bien, pour preuve, un taux de chômage à 4,9 pour cent, ce qui est une aberration; Hillary Clinton et Bernie Sanders sont nécessairement des gens plus fréquentables que les affreux républicains. La liste peut ainsi se poursuivre à l’infini, et se compléter avec quelques “oublis” ou silences curieux, comme, par exemple, une explication assez vérifiable de la raison pour laquelle le sénateur Sanders peine à recueillir le vote Afro-Américain: il serait bien trop dangereux de souligner les antagonismes sérieux qui opposent une partie de cette communauté, et d’autres, à la communauté juive américaine, et le judaïsme de Sanders ne le rend guère sympathique à celles-ci. Une fois que tout cela est dit ou que certains faits sont passés sous silence – et le phénomène n’est pas prêt de se tarir – que savez vous de plus au sujet du processus en cours aux Etats-Unis ? Après tout, ce sont les mêmes qui alimentent la légende d’un Kennedy prétendument admirable, qui font de Nixon le sommet de l’abjection, qui considèrent Bush (George W.) comme le mal incarné, et qui assurent que l’Obamacare est une formidable avancée sociale.

Il existe une ligne médiane entre la haine antiaméricaine, indispensable à beaucoup pour justifier de leur propre pureté, et l’adoration ridicule pour un pays fort méconnu. Dans l’Amérique de 2016, un candidat ouvertement socialiste prône une révolution sociale, avec le soutien de millions d’électeurs. Un candidat républicain veut abolir l’Obamacare pour lui substituer une véritable assurance santé universelle, ce que celle d’Obama n’est en rien. Un autre candidat veut permettre à des commerçants ou pourvoyeurs de services de refuser leurs prestations à des hommes ou des femmes dont les orientations sexuelles ou les choix de vie ne leur conviennent pas. Un autre veut compléter le mur déjà largement construit à la frontière mexicaine pour endiguer le flux continu d’immigrants illégaux. Et un autre, encore, veut lancer un vaste plan de rénovation des infrastructures dans un pays où deux mille ponts tombent en ruines, où les trains roulent à la même vitesse qu’il y a cinquante ans et où une panne d’électricité peut durer durant des semaines. Bon, ce ne sont là que quelques exemples, parmi des centaines, de ce qui agite le débat public américain. Encore faut-il vivre parmi ces gens-là pour comprendre que, non seulement, ils ressemblent étrangement à des êtres humains, mais aussi, qu’ils sont en fait de vrais êtres humains, avec leurs convictions, leurs contradictions, leurs préoccupations, leurs bons et mauvais côtés.

Ce n’est donc pas dans ces colonnes que l’on se livrera à la surenchère ridicule, ou à la répétition d’informations tout aussi ridicules. Rendez-vous dans les prochains jours pour une reprise du blog Objectif Washington, ce blog que tant adorent détester et que quelques uns aiment aimer.

A New York, Stéphane Trano

Source : Marianne, Stéphane Trano, 07-03-2016

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Lire du coup l’excellent article du jour :

Washington vs. Trump: La démocratie dans le caniveau

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

44 réponses à Derrière Trump se cache bien pire, par Stéphane Trano

Commentaires recommandés

bm607 Le 20 mars 2016 à 11h00

Le titre du billet me fait penser à cet article :
https://francais.rt.com/international/17249-anonymous-guerre-totale-trump-attaque
Anonymous déclare une guerre totale à Donald Trump et planifie des attaques pour avril

Si anonymous est bien un groupe de hackers indépendant de groupes financiers et politiques, je me demandais quel est l’intérêt pour eux de “descendre” Trump, qui aujourd’hui semble avoir des chances de se retrouver au final dans un face-à-face avec Hillary “Poutine c’est Hitler” Clinton ?

Certes Trump traine quelques casseroles verbales par rapport à Clinton plus policée dans sa manière de présenter les (pires) choses, mais au global, vouloir la seconde à la maison blanche, le monde (et pas seulement les u$A) va-t-il mieux s’en porter ?

Donc soit ces anonymous sont un groupe financé par des intérêts économico-politiques et on comprend leur position, soit il vaudrait mieux qu’ils passent moins de temps à étudier les failles des logiciels et plus de temps à analyser la situation internationale (où ce ne sont pas les actes bien pourris à dénoncer qui manquent) avant de jouer à Zorro.
Favoriser le choléra pour éviter une bronchite, c’est surprenant.

  1. Julien Le 20 mars 2016 à 06h10
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    Je viens de lire ses autres papiers sur http://www.marianne.net/obj-washington et c’est enfin du vrai journalisme sur l’élection américaine. Ca fait plaisir


    • Charles Michael Le 20 mars 2016 à 06h58
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      Oui, je le suis régulièrement et c’est vraiment très bien.

      bravo et merci à Stephane Trano
      et à ce site pour le relayer.


  2. DUGUESCLIN Le 20 mars 2016 à 06h39
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    On ne s’en sort pas des faux arguments des invectives des affirmations “chocs” dans les campagnes électorales, mais pas que aux Etats-Unis.
    Ceux qui ont vaincus le nazisme sont aujourd’hui accusés d’en être, ceux qui n’en parlent pas sont aussi accusés d’en être. Ceux qui le condamnent sont soupçonnés d’hypocrisie et d’en être quand même.
    Pourtant hitler est bel et bien mort. mais il semble qu’il ait encore de beaux jours devant lui.
    Pourtant à force d’en user à tout va comme un passage obligé, la méthode finit elle aussi par s’user.


    • Renaud Le 20 mars 2016 à 21h23
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      Le grand philosophe et écrivain français Raymond Abellio (1907-1986) écrivit, en substance, que le nazisme et le fascisme politiques ont été écrasés en Europe, mais leurs vainqueurs en sont sortis nazifiés et fascisés. Ce que l’actualité confirmerait.


    • Bouddha Vert Le 20 mars 2016 à 21h35
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      Bonjour,

      Un petit fait d’Histoire, ce ne sont pas les USA de Roosevelt qui ont défait le nazisme mais l’URSS de Staline.


      • Renaud Le 21 mars 2016 à 13h32
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        Oui c’est tout à fait vrai.
        Mais Staline était un national-communiste. Selon toute probabilité, grâce au contenu d’interrogatoires des anciens de la première mouture des révolutionnaires d’octobre 17, presque tous trotskistes (c’étaient des mondialistes avant l’heure) et presque tous exécutés par Staline très peu d’années avant la 2èmeGM. Staline n’avait sans doute pas prévu la guerre si proche, car il avait aussi fait exécuter la majorité de l’état-major de son armée… Il parvint de justesse à se hisser, et il y fut aidé décisivement par Roosevelt, au rang des “Alliès”. Son “régime” étant ainsi sauvé (bien que ce fut des “alliés” contre nature) il s’en suivi toute la fausseté de la “guerre-froide”.
        Ainsi, effectivement, c’est bien l’Urss d’alors, aidée par les “Alliés” de l’Ouest, qui fut l’élément décisif de la victoire des “Alliés”. Ce sont alors les Russes qui payèrent le plus cher cette victoire en nombre de victimes.


      • Dommage Le 21 mars 2016 à 13h59
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        Les 2 l’ont fait.
        L’aide matérielle des USA à la Russie a été massive.


        • Annouchka Le 21 mars 2016 à 14h21
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          L’aide à la Russie a été tout sauf massive. Je ne sais pas ce qui permet à Renaud de dire que Roosevelt a aidé Staline décisivement. Personnellement j’ai surtout retenu de toute cette histoire que les Américains ne sont entrés en guerre contre les Allemands qu’une fois ceux-ci la leur ayant déclarée et surtout une fois qu’il était clair pour tout le monde que la blitz Krieg à l’est était un échec (échec devant Moscou en plein hiver 41)
          Quand au fait de savoir si les alliés sont sortis nazifies ou fascisés de l’expérience de la guerre, je dirais plutôt qu’ils ont continué à être impérialistes, à se comporter de manière raciste et à adorer le Dieu technique comme avant-guerre mais simplement peut-être avec un peu plus de mauvaise conscience


  3. jeanpatrick Le 20 mars 2016 à 08h00
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    excusez-moi, mais je suis fatigué de lire, d’entendre, de voir toute cette kermesse folklorique de ces élections américaines. J’aimerais savoir à qui profite vraiment toute cette confusion qui nous fait prendre de vue les vrais problèmes?


    • Fraël Le 20 mars 2016 à 09h06
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      C’est important pour nous car les USA dominent la France. L’élection d’un président américain nous concerne donc. A plus forte raison quand des candidats détestés par l’establishment ont du succès.


      • GLEB Le 20 mars 2016 à 09h23
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        Certes, mais nous ne participons pas au vote pour élire le président US.
        Pour l’économie de la France et celle de l’Europe, les élections en Chine sont au moins aussi importantes .. que connait-on de la vie politique en Chine ? Que dalle.
        Dans tous les cas on subit … je suis donc d’accord avec jeanpatrick, les élections américaines, ça me fatigue au moins autant que la nomination du prochain chef de service dans la ré-organisation de mon entreprise


    • ErJiEff Le 20 mars 2016 à 11h39
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      Fraël vous donne la raison, qui mérite une légère correction qui a quand même son importance : les USA gouvernent la France via l’UE.

      Et certes, comme le dit GLEB nous ne participons pas au vote nous avons donc le choix de subir cette tutelle ou nous révolter contre notre soumission à l’UE.

      Ni l’une ni l’autre de ces alternatives n’est confortable, le seul espoir qui nous reste vient précisément d’Orient, par une nouvelle intégration Eurasiatique grâce à des projets multilatéraux du genre Nouvelle Route de la Soie.

      Quoique nous n’ayons plus rien à y proposer sur cette route là… sinon notre porte-monnaie


  4. DvD Le 20 mars 2016 à 08h07
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    S’agissant des thèmes économiques, il est intéressant de voir avec Trump aux Etats-Unis que des candidats non traditionnels touche l’opinion en s’appropriant des thèmes comme le déficit extérieur et la politique monétaire qui ont longtemps été négligés politiquement pour être relégués au rang de préoccupations techniciennes et, de ce côté-ci de l’Atlantique, délégués aux institutions européennes. Thèmes qui sont au cœur des problèmes de croissance, d’endettement et de distribution des richesses. Ce faisant, Trump dirige le débat économique et se différencie des candidats traditionnels discrédités par leurs échecs répétés. Le “système” est entièrement ligué contre lui, c’est vrai. Mais, aux Etats-Unis comme presque partout, la crédibilité de l’establishment a tellement baissé que ça en devient un atout.

    Cette observation devrait largement finir de convaincre de nouveaux candidats en France de s’approprier ces thèmes : s’ils fournissent une explication crédible à la crise persistante et aux échecs à la résorber jusqu’à présent, ces thèmes feront mouche dans l’opinion. Ils permettront aussi aux nouveaux candidats de se differencier de leurs prédécesseurs discrédités par leurs échecs passés. Enfin, ils retireront aux extrêmes le monopole du discours sur l’Europe, l’euro, la mondialisation et les inégalités . D’une pierre, trois coups. Il n’y a pas à hésiter.


  5. Nerouev Le 20 mars 2016 à 09h03
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    J’ai du mal à croire qu’avec un tel folklore électoral, de gabegie outrancière, nous puissions voir surgir des urnes américaines un véritable démocrate. Et si le discours de Trump sort quelque peu de l’ordinaire, j’ai bien peur qu’une fois élu, il ne rentre vite dans le rang de ses prédécesseurs. Il y a quand même près d’un millier de personnes tuées par la police tous les ans, une police qui inquiète plus qu’elle ne semble protéger et il y a bien une raison à cela. Si l’Amérique doit changer ce ne sera pas par un Président exceptionnel mais par le peuple ou par l’extérieur avec la vision plus claire d’un autre monde.


    • Chris Le 20 mars 2016 à 11h46
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      Si Trump parvient à enrayer le chaos actuel, ce serait déjà un tour de force. La majorité des corps armés sont derrière lui.
      C’est en tout cas, ce que j’attends de son élection.


  6. Eric83 Le 20 mars 2016 à 10h08
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    A la lecture des articles de Mr Trano, il ressort que Trump est le seul candidat républicain dont le programme – sur le papier pour le moment – est clairement orienté dans l’intérêt général du peuple américain et donc au détriment des néocons et des tenants du pouvoir.

    Le seul but de ces derniers étant de conserver le pouvoir, il faut “casser” Trump et adeptes de “la fin justifiant les moyens”, tout est mis en oeuvre, manipulation, désinformation, propagande, violence…

    Mais dites-moi, dites-moi, jusqu’où s’arrêteront-ils ? ( Coluche, trublion du Système )


  7. bm607 Le 20 mars 2016 à 11h00
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    Le titre du billet me fait penser à cet article :
    https://francais.rt.com/international/17249-anonymous-guerre-totale-trump-attaque
    Anonymous déclare une guerre totale à Donald Trump et planifie des attaques pour avril

    Si anonymous est bien un groupe de hackers indépendant de groupes financiers et politiques, je me demandais quel est l’intérêt pour eux de “descendre” Trump, qui aujourd’hui semble avoir des chances de se retrouver au final dans un face-à-face avec Hillary “Poutine c’est Hitler” Clinton ?

    Certes Trump traine quelques casseroles verbales par rapport à Clinton plus policée dans sa manière de présenter les (pires) choses, mais au global, vouloir la seconde à la maison blanche, le monde (et pas seulement les u$A) va-t-il mieux s’en porter ?

    Donc soit ces anonymous sont un groupe financé par des intérêts économico-politiques et on comprend leur position, soit il vaudrait mieux qu’ils passent moins de temps à étudier les failles des logiciels et plus de temps à analyser la situation internationale (où ce ne sont pas les actes bien pourris à dénoncer qui manquent) avant de jouer à Zorro.
    Favoriser le choléra pour éviter une bronchite, c’est surprenant.


    • Batnonymous Le 20 mars 2016 à 12h28
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      Anonymous n’est pas un groupe mais un mouvement. N’importe qui peut s’en prétendre tant qu’il opère sans révéler son identité civile ou numérique.
      Les Anonymous n’existent donc pas au sens où les médias voudraient le croire.

      “Le nom de ce collectif est considéré comme un mot fourre-tout désignant des membres de certaines communautés d’internautes agissant de manière anonyme dans un but particulier (souvent pour défendre la liberté d’expression).
      –> En raison de l’anonymat de ce groupe d’affinité décentralisé, des opérations sous fausse bannière au nom d’Anonymous par des services de renseignement sont potentiellement réalisables.”

      La campagne anti-trump par les “AnonyMouse” est donc une mascarade visant bien évidement à convaincre la jeunesse connectée que ce type ne vaut pas mieux qu’un dictateur nord-coréen.

      Cette bande de soit disant hackeurs democrates est une belle carotte 2.0:

      “Ne vous inquiétez pas des dérives totalitaires, Batman veille…”


      • Batnonymous Le 20 mars 2016 à 12h44
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        PS:
        En parlant de Trump, voici une nouvelle petite trouvaille.
        Un logiciel capable de modifier les expressions faciales sur une vidéo en temps réel.
        (http://youtu.be/ohmajJTcpNk)


      • tonio Le 20 mars 2016 à 23h45
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        Les “anonymous” sont autant la proie des médias que toi et moi.


    • Lysbeth Lévy Le 20 mars 2016 à 13h49
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      One point ! Oui moi aussi je me pose des questions sur “anonymous” car au final la police ou le FBI n’arrêtent que ceux, rares, qui s’attaquent à l’oligarchie. Les autres c’est l’oligarchie qui les manipulent.. Je me pose des question aussi sur wikileaks, Assange ou Snowden parfois .(mais bon je suis assez soupçonneuse)
      ..Qu’en pensez vous ?


      • fanfan Le 20 mars 2016 à 20h00
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        Is Soros Funding WikiLeaks? A new report by Trevor Loudon, 3 Feb 2012 .
        The Soros Files: http://sorosfiles.com/soros/2012/02/is-soros-funding-wikileaks-a-new-report-by-trevor-loudon.html#ixzz43THBuIIZ
        Under Creative Commons License: Attribution Share Alike


      • Vince Le 21 mars 2016 à 03h16
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        Concernant Anonymous Soros n’a même pas (ou plus, quelque soit la genèse de ce mouvement) de lever le petit doigt pour pousser les jeunes à aller en son sens. Quant bfmwc dit “Anonymous a dit que (…)” il faut comprendre “Une bande de geeks boutonneux aux bonnes intentions a dit que (…)”, rien de plus. Allez vous perdre deux minutes sur leur forum Français (via Google) et vous verrez que ca part dans tous les sens, à chaque fois qu’une ´op’ (opération que vous verrez le lendemain sur les mainstream) est lancée ils lancent des messages genre ´mais quel est l’idiot qui a fait ca en notre nom’. Je me demande même si les membres fondateurs de la branche pirate du mouvement n’ont pas jeté l’éponge depuis bien longtemps… Par contre la réalité du mouvement qui par exemple boycotte l’église de scientologie en Allemagne, ca c’est à prendre en compre, oui


  8. bluetonga Le 20 mars 2016 à 11h28
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    Ma première impression en lisant ces billets était très favorable. En consultant brièvement le blog, je tiédis un peu et reste avec l’impression que nous avons affaire à un journaliste décentré et offrant un point de vue indépendant, certes, mais finalement, assez conventionnel. S’il s’insurge contre la lapidation et on peut le dire, malgré son aversion pour le terme, la conspiration républicaine contre Donald Trump, à aucun moment il ne semble vouloir intégrer le phénomène à une dynamique immunitaire de la part de l’establishment politique et financier de Washington et de Wall Street. Il ne semble pas y avoir dans ses écrits de préoccupation relative aux manœuvres sourdes d’un état profond, mais un rappel régulier que les Américains sont des êtres humains comme les autres, avec leurs qualités et leurs défaut. De ceci nul ne doute. La question est plutôt de savoir si la démocratie américaine vit toujours, ou si elle a été rongée de l’intérieur par un alien militaro-financier.


  9. danièle Le 20 mars 2016 à 12h18
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  10. triari Le 20 mars 2016 à 13h53
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    (ses envolées lyriques contre les délocalisations infligés aux Etats-Unis par les traités commerciaux gigantesques passés avec le reste du monde et la Chine en particulier…n’en font pas un candidat des plus sympathiques.)

    Ha ? Bon ? Dénoncer les délocalisations, c’est être antipathique ?

    Faudra m’expliquer !

    C’est fou ça, en France : on loue les démocrates et on voue aux gémonies les républicains…et pourtant, dès qu’un républicain tient un discours que l’on aimerait plus souvent entendre (oui, on crève des délocalisations, c’est un fait avéré) on estime que c’est antipathique.


  11. theuric Le 20 mars 2016 à 15h24
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    Il est tout de même incroyable que les élections étasuniennes retiennent plus l’attention, même ici, que pour des élections se passant dans notre propres pays ou celles de nos voisins.
    Même l’Allemagne n’a pas cette audience, elle qui, pourtant, est devenue centrale pour toute décision de l’Union-Européenne.
    Et cela semble tout naturel pour une majorité d’entre-vous: alors, êtes-vous démocrates ou républicains?
    Au-delà de cet agacement, il faut bien discuter du thème abordé, Messieurs Trump et Sanders poussent, à leur corps défendant, leurs électeurs dans la radicalité et, par-delà, le peuple américain dans son entier.
    Dorénavant, le nouveau président ne sera pas considéré comme légitime par une majorité de la population, sachant que dans la constitution U.S., la constitution de milice et le renversement d’un gouvernement illégitime y est inscrit.


    • Spectre Le 20 mars 2016 à 16h13
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      Il est tout de même incroyable que les élections étasuniennes retiennent plus l’attention, même ici, que pour des élections se passant dans notre propres pays ou celles de nos voisins.

      Pas vraiment, puisque nous faisons partie de la 51è province de l’Empire. Il est donc parfaitement naturel de s’intéresser à ce qui se passe outre-Atlantique ; ça aura plus d’impact sur nos vies que les élections régionales en Allemagne !


    • DvD Le 20 mars 2016 à 17h55
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      Dans l’Union Européenne, le droit européen l’emporte sur les droits nationaux. En dernière analyse, les élections européennes sont donc les seules qui importent. Or, peu de citoyens européens s’intéressent aux élections européennes. Peu de gens connaissent simplement le nom de leur député européen. Encore moins connaissent son programme. Normal, aucun parti ne prend la peine de présenter le moindre programme de législature européenne, ceci expliquant peut être cela. Le parlement européen issu des élections européennes de 2014 a donc été élu avec 43% de participation à travers toute l’Union. Ainsi, s’il y a un risque que le futur président américain soit considéré comme illégitime, c’est d’ores et déjà le cas du “gouvernement” européen.

      Ainsi donc, contrairement à leurs homologues des “Etats-Unis” d’Europe, les candidats des Etats-Unis d’Amerique ont le mérite pas tout à fait négligeable de dire et d’annoncer des choses. Ça ne vole pas forcément très haut, mais c’est forcément plus intéressant que de ne rien dire du tout. Il ne tient qu’aux dirigeants politiques et aux citoyens européens pour que ça change bien sûr.


      • Renaud Le 20 mars 2016 à 21h50
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        DvD, @ le 20 mars 2016 à 17h55, pour faire court mais vrai, Goldman&Sach et consorts, que je sache ne s’embarrassent pas de votes politiques. Il suffit de noter les CV et les parcours des “dirigeants” “européens comme de beaucoup de dirigeants “nationaux” en “Europe” pour comprendre (et ça fait longtemps!) que les “peuples” n’ont plus leur mot à dire en ces domaines…. Qui contrôle la monnaie d’un pays ou de plusieurs pays, contrôle ce ou ces pays. Pas besoin de faire de longs discours.


        • DvD Le 20 mars 2016 à 22h01
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          C’est vrai a fortiori aux Etats-Unis où se situe le siège de Goldman Sachs. Ça n’empeche visiblement pas un candidat de se saisir de thèmes économiques qui sortent un peu de la vulgate ordinaire et de toucher une corde sensible dans l’opinion.


  12. philbrasov Le 20 mars 2016 à 16h06
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    d’un stric point de vue européen et français, étant pour une europe des nations et le retour a la souveraineté pleine des dites nations, je ne peux que pencher pour Trump..
    Sanders, est de mon point de vue éliminé d’office dans la course démocrate.. et on ne peut jouer sur un cheval perdant, sachant toutefois que Sanders ne semble pas hostile a un monde domine par l’administration US.
    Clinton est le prototype de l’administration va t’en guerre, de l’establishement mondial que de plus en plus de peuples rejettent ( le fameux systeme..), le tout sous la protection des lobbys, finançant sans compter sa campagne.
    Reste Trump ( j’exclu Cruz pour l’instant)..
    ses paroles dignes d’hitler? le fameux murs entre le mexique et les USA .. il existe deja sur une longueur de plus de 1200 km…je l’ai vu c’est impressionnant…C’est pas Trump qui l’a construit…
    les musulmans?.. mais relisons ce que disent les plus hautes autorités des européens de visegrad a propos des musulmans. Trump passerai presque pour un modéré…
    donc oublions ce qui fâche auprès des médias mainstream. et voyons ce que dit Trump sur
    – TAFTA
    – Russie
    – Syrie
    – Irak
    et si je me fiche de savoir quel va être le programme Trump en interne… je ne me fiche aucunement de ce que serait le programme Trump, qui pour ce qui concerne l’Europe, et qui pour ce qui concerne les relations internationales..
    OUI decidement Trump est mon candidat.


    • GLEB Le 20 mars 2016 à 17h36
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      Trump est sûrement quelqu’un de bien, juste parce que Mac Cain le déteste ..
      C’est largement suffisant comme argument pour un colonisé us (copyright theuric) ou plus simplement pour un esclave de l’empire.


    • theuric Le 20 mars 2016 à 17h43
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      En tant que français je me fous complètement de savoir qui sera élu aux U.S.A., je ne vote pas là-bas, ce n’est donc pas mon problème, c’est celui du peuple étasunien et ce sera seulement son choix.
      Ensuite, en tant qu’indépendantiste de l’U.E. et dès lors des U.S.A., je ferais avec celui qui sera élu.
      De quel droit vais-je prétendre me mêler de ce qui ne me regarde pas?
      Mais qu’est-ce que c’est que ce délire voulant que ce soit juste aux portes de sa disparition que tout le monde révère à ce point l’empire U.S.?
      Mais quand donc les gens apprendront à penser par eux-mêmes?
      La politique a sa logique, je vote dans mon pays et j’abhorre qu’un quelconque chef d’état ou n’importe quel quidam autre vienne s’en mêlé, parce que ce n’est pas son problème mais le mien et celui de mes compatriotes,
      Je ne vais tout de même pas faire ça chez les autres, non?


      • DvD Le 20 mars 2016 à 19h11
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        Pas d’accord.

        L’impasse économique et sociale française a trois origines :

        – Nationale : taxer la quasi-intégralité de sa base fiscale (dépenses des administrations publiques ~ €1250 milliards ; valeur ajoutée du secteur marchand ~ €1340 milliards) entraîne naturellement quelques difficultés à croître et créer des emplois. Aux français de formuler un contrat social meilleur.

        – Européenne : si plusieurs pays font monnaie unique mais suivent des politiques économiques et sociales divergentes, par exemple l’Allemagne fait baisser le coût unitaire du travail pour soigner sa compétitivité internationale alors que la France fait l’inverse, il se crée naturellement une divergence au sein de la zone qui, en l’absence d’ajustement par les taux de change, ne peut se résoudre que par la déflation dans le pays le moins compétitif. Aux européens de formuler une meilleure gouvernance économique de la zone euro.

        – Internationale : si le système commercial et monétaire international permet délocalisations et arbitrage salarial qui érode la demande globale, ainsi que la duplication du credit entre pays déficitaires et excédentaires qui fait enfler la dette mondiale. et que les deux se conjuguent en une force déflationniste qui menace la prospérité de tous, c’est un problème international dont la solution passe par une “diplomatie de la prospérité” impliquant nécessairement les Etats-Unis.


        • theuric Le 20 mars 2016 à 19h22
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          Et alors, lorsque des accords internationaux se font n’est-ce pas avec le chef de l’état ou de gouvernement du moment?
          Mais le plus étrange dans tout cela c’est que personne, même nos journalistes, ne croit et n’a jamais cru en l’Union-Européenne, la preuve en est que la météo, hormis celle de France 24, ne s’intéresse qu’à la France et jamais au temps qui fait dans les autres pays européens, même celle de nos proches voisins n’intéresse les émissions de météorologie.
          Percevez-vous la logique de tout cela une fois que tous les fils sont tirés?
          En fait, le plus difficile est de ne pas compartimenter le sens de ce qui est perçu pour faire un tout cohérent de l’ensemble de ce qui est lié par nature.


          • DvD Le 20 mars 2016 à 21h25
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            Les accords internationaux se font en effet avec les représentants des autres pays, au moment où ils se font. Il s’agit là d’une lapalissade sans aucun intérêt. Ce qui est intéressant, c’est que le moment où se font les traités dépend justement de la convergence de vue, à un certain moment, des représentants des principaux pays. C’est précisément pour cela qu’il est intéressant d’essayer de comprendre la vision des candidats des principaux pays (ceux dans lesquels il y a des élections en tous cas) s’agissant des sujets intéressants la prospérité mondiale. C’est sur ce sujet qui nous intéresse également qu’on sent quelque chose chez Trump qui diffère de la vulgate américaine habituelle. Il n’est bien sûr pas interdit que les dirigeants français sortent de leur insignifiance et passent en pointe sur ce sujet de la “diplomatie de la prospérité”. On a tout de même eu Lamy à l’OMC. On a maintenant Lagarde au FMI. Qu’est ce qu’on en tire comme enseignements ? Quelles propositions en vient-on à formuler ?


  13. theuric Le 20 mars 2016 à 19h05
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    Il est normal que nombre de gens réagissent de la sorte, soit cette américano-mania, puisque justement les U.S.A. vont disparaître dans peu de temps, ad minima en tant qu’empire.
    C’est une réaction face à l’angoisse que cela génère, consciemment ou inconsciemment, une sorte de système de sécurité mental en quelque sorte.
    Après tout, depuis Don Quichotte nous savons qu’il est inutile de se battre contre des moulins à vent, ça ne fait que brasser de l’air.
    J’ai dit ce que j’avais à dire, le reste ne m’appartient plus.
    Du-moins, que personne ne vienne dire quoi que ce soit lorsque nous apprendrons que tel ou tel non français est intervenu d’un manière ou d’une autre lors de nos prochaines élections, nous venons de faire la même chose lors notre petite discutions.


  14. Renaud Le 20 mars 2016 à 22h27
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    L’amusant serait que si Hilary Clinton était élue présidente des USA, elle prenne Donald Trump comme secrétaire d’État des États-Unis, ce serait “savoureux” comme cocktail d’acides…
    H. Clinton avait été, de 2009 à 2013, ministre des affaires étrangères d’Obama avec lequel, bien qu’étant du même parti (démocrate) mais concurrents, ils s’étaient déversés mutuellement des tombereaux de discriminations pour ne pas dire plus.
    Plus sérieusement, au tout début de sa campagne, j’ai lu quelque part que Trump aurait été “un peu poussé” vers la candidature à la présidence pour servir de repoussoir à l’opinion et faciliter, in fine, la victoire de Madame Clinton. Tout en sachant que je peux me tromper, j’avoue que je crois assez à ce stratagème.
    Mais hélas, à cette heure, aucun des deux candidats (sans parler des autres) ne paraît à sa place. Tandis que, jusqu’à nouvel ordre, les États-Unis sont plus une gêne et une source de drames considérables pour le monde entier qu’autre chose.
    De plus, dans son parcours, Madame Clinton trimballe une couche de zones d’ombres impressionnantes… Potentiellement, ce serait l’un des personnages les plus dangereux du monde actuel.


  15. thmos Le 21 mars 2016 à 12h02
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    Parce que vous croyez que nous pouvons vraiment voter ? n’avez-vous jamais acheté une lessive qui lave plus blanc que blanc ? et le vote blanc au fait ? Depuis l’élection de Bush et tous ces frais de recomptage tout est arrangé par le vote électronique contrôlé (!) par une gentille société privée. Avez-vous voté en 2005 ?


  16. Andrae Le 21 mars 2016 à 19h08
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    Campagne d’une saleté ahurissante. Les questions politiques sont étouffées.

    L’angle homosexualité est effleurée (2e article), elle participe au marasme. Un seul ex.: Cruz est supporteur d’un pasteur qui prone publiquement l’execution des homosexuels. Cruz parle à ses réunions.

    http://www.huffingtonpost.com/michelangelo-signorile/post_10496_b_8544540.html

    Les raisons les *plus importantes* pour abattre Trump, amha.

    Tout en clamant fort la suprématie des USA, il se montre souvent anti-guerre, anti-militaire (p. ex à quoi servent toutes ces bases à l’étranger..) Il est 100% contre Daesh (al-Nusra..) et se prononce contre l’Arabie Saoudite. Il semble être pro-Poutine, et n’est certainenement pas anti-Russe; et n’apporte pas un soutien sans faille à Israel.

    Bref, un présage (??) d’un renversement complet de la politique étrangère actuelle, sans mentionner la politique intérieure ou les propositions sont tout aussi anti-système, farfelues, troubles et peu claires.

    (je ne suis pas fan de Trump!)


  17. kapimo Le 21 mars 2016 à 20h52
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    L’auteur est dans une posture qui se veut du centre, celle des gens qui selon certains n’ont quasiment jamais de convictions mais critiquent très souvent celles des autres.
    Moi, j’aimerais que l’auteur, qui se présente comme bon connaisseur des USA, nous dise ce qu’il pense des propos de Mitterrand, qui avait une immense expérience géopolitique:
    « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »


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