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7.octobre.20187.10.2018 // Les Crises

Est-ce qu’un nouveau « Suez » est en préparation pour la Syrie ? Par Alastair Crooke

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Source : Strategic Culture, Alastair Crooke, 01-09-2018

Est-ce qu’un nouveau « Suez » est en préparation pour la Syrie?

Ainsi, la métamorphose est terminée. Le président Trump a finalement, entièrement, changé le discours de sa campagne de 2016, qui consistait à imaginer de façon vague une politique étrangère grandiose basée sur des négociations pour « LA PAIX MONDIALE, rien de moins ! » comme Trump l’a tweeté quand il a imposé des sanctions contre l’Iran. Nous avons écrit, le 3 août, citant le professeur Russell-Mead, que la métamorphose de Trump du 8 mai (La sortie du JCPOA par les USA), a constitué un changement radical de direction : celui qui reflète « l’instinct de Trump, lui disant que la plupart des Américains ne désirent pas du tout un monde “post-Américain” ». Les partisans de Trump ne veulent plus de longues guerres, « mais ils ne sont pas susceptibles non plus d’accepter stoïquement le déclin des USA ».

Tout a commencé, très précisément, par « la métamorphose de Trump le 08 mai » – c’est a dire, au moment où le président des USA a définitivement adopté « la ligne israélienneé : sortie de l’accord sur le nucléaire iranien, décision de sanctionner et d’asphyxier l’économie de l’Iran et quand il a approuvé le (vieux, jamais réalisé) projet d’une « OTAN arabe » sunnite, mené par Riyad, qui s’opposerait à l’Iran chiite.

En termes pratiques, « l’art de la négociation de Trump » [référence à son livre The Art of the Deal, NdT] appliqué à la géostratégie, comme nous le voyons maintenant, s’est ainsi transformé en une utilisation radicale de moyens de pression (en utilisant un dollar fort et les taxes douanières comme armes) – en recherchant toujours les moyens de forcer l’adversaire à la capitulation. Ceci ne peut pas être dénommé « négociation » : C’est plutôt comme si ce script avait été tiré du film Le Parrain.

Mais, quand Trump a sans réserves adopté la « ligne » israélienne (ou, plus correctement la ligne Netanyahou) , il a également endossé tous « les bagages » qui viennent avec. Le document A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm [Un nouveau départ : une stratégie pour sécuriser le royaume, NdT] de 1996, préparé par un groupe d’étude mené par Richard Perle pour Benjamin Netanyahou, a lié les camps des néoconservateurs israéliens et américains en un seul ensemble. Et ils sont toujours étroitement liés. « L’équipe Trump » est maintenant remplie de néoconservateurs qui haïssent l’Iran sans retenue. Et Sheldon Adelson (un gros donateur de la campagne de Trump, un soutien de Netanyahou et l’instigateur du déplacement de l’ambassade des USA à Jérusalem), a par conséquent pu implanter son allié, John Bolton (un néoconservateur), comme conseiller principal en politique étrangère de Trump.

L’Art de la négociation a efficacement été transformé en un outil néoconservateur pour augmenter le pouvoir américain – et de nos jours il ne reste rien de l’idée « d’avantage mutuel » ni dans les discours, ni dans les actes.

Et maintenant, cette semaine, la métamorphose a été achevée. Après le sommet de Helsinki entre Trump et le Président Poutine, qui semblait avoir ouvert une petite opportunité – par la coopération entre les deux États – pour ramener la stabilité en Syrie. Beaucoup ont espéré que de ce petit terrain d’entente au sujet de la Syrie, une légère diminution de la tension entre les USA et la Russie pouvait avoir trouvé un sol fertile.

Trump a dit des choses positives ; la zone autour de Dera’a, au sud la Syrie, a été vidée en douceur des insurgés et a été reprise par l’armée syrienne. Israël n’a pas émis d’objection à avoir l’armée syrienne comme proche voisin. Mais ensuite la coopération s’est arrêtée. La raison n’en est pas claire, mais peut-être ceci était le premier signe de l’éclatement du pouvoir à Washington. La compréhension mutuelle d’Helsinki a d’une façon ou d’une autre disparu (bien que la coordination entre militaires ait continué).

Poutine a envoyé le responsable du Conseil de la sécurité russe à une réunion avec Bolton à Genève le 23 août, pour explorer d’éventuelles possibilités de coopération commune ; et, si c’était le cas, si c’était une initiative politiquement « viable ». Mais avant même que cette réunion bilatérale avec un représentant russe se soit tenue, Bolton – parlant à partir de Jérusalem (de ce que l’on a considéré comme un séminaire pour « faire reculer l’Iran » avec le premier ministre Netanyahou) – a averti que les États-Unis répondraient « très fortement » si les forces loyales envers le Président syrien Bashar Al-Assad devaient utiliser des armes chimiques dans l’offensive pour reprendre la province d’Idlib (offensive attendue pour septembre), prétendant que les USA avaient des renseignements sur leur intention d’utiliser de telles armes dans Idlib.

Le porte-parole du Ministère de la Défense Russe, cependant, a dit le 25 août « les Militants de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), [formés par une entreprise britannique identifiée], se préparaient à mettre en scène une attaque chimique en Syrie du nord qui sera utilisée comme prétexte pour une nouvelle frappe de missiles par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France – sur les installations du gouvernement de Damas ». Les officiels russes ont dit qu’ils avaient tous les renseignements sur cette opération sous faux-drapeau.

Ce qui est clair est que depuis début août les USA ont mis en place une task force navale (incluant l’USS Sullivans et l’USS Ross) en position de frapper la Syrie, ainsi que des forces aériennes dans la base aérienne des USA au Qatar. Le président français Emmanuel Macron a de même déclaré que la France était aussi prête à lancer de nouvelles frappes contre la Syrie, en cas d’attaque aux armes chimiques dans le pays.

Le journal turc Hurriyet dit que l’armée des USA jette les bases pour fermer l’espace aérien sur la Syrie du nord. Des camions militaires américains sont signalés comme ayant transporté des systèmes radar dans la ville de Kobanî, contrôlée par la milice Kurde et sur la base militaire des USA dans Al-Shaddadah au sud d’Al-Hasakah. Hurriyet prétend que les USA planifient d’utiliser ces stations radar pour établir une zone d’exclusion aérienne sur le territoire entre Manbij à Alep et Deir ez-Zor. (Cette information cependant, n’est pas confirmée)

Évidemment, la Russie prend cette menace américaine très au sérieux (elle a déployé 20 navires de guerre dans l’Est de la Méditerranée, face à la Syrie). Et l’Iran évidemment prend également la menace au sérieux. Dimanche le Ministre de la Défense iranien a fait une visite impromptue et rapide à Damas pour sceller un accord tripartite (Russie, Syrie et Iran) en réponse à tout type d’attaque américaine sur la Syrie.

Puis, à la suite des allégations de Bolton en matière d’armes chimiques et du pré-positionnement de navires lance-missiles guidés américains près de la Syrie, Petrushev et Bolton se sont rencontrés. La réunion a été un désastre. Bolton a insisté pour que Petrushev admette l’ingérence russe dans les élections américaines. Petrushev a refusé. Trump a dit que nous avons des preuves « secrètes ». Petrushev a rétorqué que si c’était le cas, quel était le but de d’exiger cet aveu. Bolton a effectivement dit : Nous vous sanctionnons quand même.

Eh bien… sans surprise, les deux n’ont pas été en mesure de s’entendre sur le retrait iranien de la Syrie (que Petrushev a mis sur la table). Bolton a non seulement dit « non » catégoriquement, mais il a ensuite rendu publique l’initiative russe de parler d’un éventuel retrait de l’Iran – la tuant ainsi dans l’œuf, et tuant cette initiative comme étant une manœuvre pour faire levier sur une diplomatie ultérieure. Même le communiqué final, insipide, terne et non informatif, qui est habituel dans de telles circonstances, n’a pu être adopté.

Le message semble clair : tout accord d’Helsinki sur la Syrie est mort. Et les États-Unis sont prêts à frapper la Syrie, semble-t-il (ils ont en fait mis des moyens en position). Pourquoi ? Qu’est-ce qui se passe ?

Un élément évident est que, jusqu’à présent, la main de Trump dans tout cela n’est pas visible. Aujourd’hui, le pouvoir semble s’être fracturé à Washington en ce qui concerne la politique au Moyen-Orient. Les néoconservateurs sont aux commandes. C’est très important, car le mince pilier sur lequel le rapport de Trump avec le président Poutine s’était construit, était la perspective d’une coopération américano-russe sur la Syrie. Et cela semble, maintenant, être lettre morte.

Lawrence Wilkerson, aujourd’hui professeur, mais ancien chef de cabinet du secrétaire d’État Colin Powell lors de l’épisode tristement célèbre des « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, le dit « froidement » :

« Cela a à voir… avec le retour des néoconservateurs (Néocons)… Ce qui se passe aujourd’hui, alors que Trump est de plus en plus préoccupé par les défis considérables et sans cesse croissants qui se posent à lui personnellement et à sa présidence institutionnelle, est le retour aux postes déterminants du gouvernement de ces gens, de ceux-là même qui ont permis aux États-Unis l’invasion de 2003 en Irak. Même ceux d’entre eux qui ont déclaré “Jamais Trump” – comme l’a résumé l’archi-Neocon Eliot Cohen – salivent à la perspective de mener à bien leur politique étrangère et de sécurité – alors que Trump macère littéralement dans les excrétions de sa propre corruption. »

« Une avant-garde, bien sûr, est déjà dans notre gouvernement pour attirer, réconforter et réintégrer d’autres personnes de ce genre. John Bolton, en tant que conseiller du président en matière de sécurité nationale, dirige cette meute bien qu’il ne soit pas, à proprement parler, étiqueté néocon… »

« Actuellement, leur première cible, et la plus identifiable, est l’affaire inachevée – qu’ils ont en grande partie commencée – avec la Syrie et l’Iran, les deux menaces potentielles les plus sérieuses pour Israël. Si les néocons obtenaient ce qu’ils veulent – et ils sont remarquablement astucieux – cela signifierait une nouvelle guerre en Syrie et une nouvelle guerre avec l’Iran, ainsi qu’un soutien accru au plus grand État parrain du terrorisme sur terre, l’Arabie saoudite. »

Bolton, Pompeo et les néoconservateurs ont clairement indiqué qu’ils n’ont pas – au moins – abandonné le « changement de régime » en Syrie comme objectif – et qu’ils restent déterminés à faire subir un revers stratégique à l’Iran (Bolton a déclaré que les sanctions seules, à elles seules, et sans un coup stratégique supplémentaire à l’Iran, seraient insuffisantes pour modifier le « comportement malveillant » des Iraniens).

Il n’est pas certain que Mattis et Votel soient pleinement d’accord avec les représailles militaires « très vigoureuses » de Bolton contre la menace syrienne (pour utilisation présumée d’armes chimiques). (Mattis a réussi à limiter le dernier tir de missiles de Trump sur la Syrie et à coordonner avec Moscou une « réponse inexistante » à la salve de Tomahawk de Trump). En sera-t-il de même cette fois-ci si les États-Unis prennent à nouveau le prétexte sans fondement (et non prouvé par la suite) de l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien?

Compte tenu du nouveau « fait » stratégique de la visite « surprise » du ministre iranien de la Défense à Damas, dimanche, pour signer une résolution commune sur la lutte contre une telle attaque contre la Syrie, Israël se joindra-t-il à toute attaque – en utilisant le prétexte de son « droit » autoproclamé d’attaquer les forces iraniennes n’importe où en Syrie ? Netayahou « pariera-t-il » sur l’absence de réaction des Russes face aux avions israéliens hostiles entrant dans l’espace aérien syrien ?

Qui baissera les yeux en premier ? Netanyahou ? Ou bien Trump sortira-t-il suffisamment de ses tribulations domestiques pour en prendre note et dire « non » ?

Quoi qu’il arrive, les présidents Poutine et Xi peuvent « interpréter les runes » de cette affaire, c’est-à-dire que les plus hauts responsables du président Trump restent engagés, ouvertement ou par de « faux drapeaux », à défendre « l’ordre mondial » américain. Ces responsables partagent un mépris commun pour le désengagement et le repli de l’administration Obama. Ils veulent arrêter, et même couper la montée des rivaux américains, tout en rétablissant leur ancienne position, ces anciens piliers de la puissance mondiale américaine, c’est-à-dire la domination militaire, financière, technologique et énergétique de l’Amérique.

La Russie tente de désamorcer la situation critique en partageant avec Washington ses renseignements selon lesquels Tahrir al-Sham (anciennement connu sous le nom d’al-Nosra), préparait une attaque chimique qui serait alors présentée à tort comme une autre « atrocité » commise par le « régime syrien ». Huit bidons de chlore ont été livrés dans un village près de la ville de Jisr al-Shughur, et un groupe de militants spécialement formés, préparés par une compagnie de sécurité britannique, sont également arrivés dans la région pour imiter une opération de sauvetage visant à sauver les « victimes » civiles. Les militants ont l’intention d’utiliser des enfants otages dans l’incident mis en scène, disent des responsables russes.

Mais Washington écoutera-t-il ? A partir du moment où le « régime » syrien ou iranien est assujetti à un jugement de délinquance morale (indépendamment des preuves) – dans le contexte de la revendication de l’Amérique à sa propre destinée (morale) évidente, ces « régimes » après avoir été des ennemis relatifs et temporaires se transforment en ennemis absolus. Car, quand on défend le « destin » de l’humanité et qu’on cherche « la PAIX MONDIALE, rien de moins », comment peut-on faire la guerre, si ce n’est au nom d’un bien qui va de soi ? Ce qui se prépare n’est pas d’attaquer un adversaire, mais de punir et de tuer les coupables.

Face à la dévalorisation morale radicale de l’« Autre » dans les médias occidentaux ; et – d’autre part – face à l’expression vertueuse de la bonne conscience occidentale, les présentations rationnelles de la Russie peuvent-elles espérer avoir du poids ? Le seul fait qui pourrait bien peser dans la balance est la menace que la Russie utilise son arsenal de missiles en Méditerranée orientale. Mais, et après ?

Alastair Crooke est un ancien diplomate britannique, fondateur et directeur du Conflicts Foum basé à Beyrouth.

Source : Strategic Culture, Alastair Crooke, 01-09-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Alfred // 07.10.2018 à 09h06

C’est vrai que l’article n’a rien à voir avec le titre de manière explicite mais de manière implicite on peut tenter le coup: La crise de Suez a à l’époque précipité / entériné la fin des vieilles puissances impérialistes du passé (France et Royaume Uni). Les nouvelles puissances lgarantes de l’ordre mondial les avaient renvoyées à la niche.
En 2019 la crise de Syrie annoncera / anterinera le changement de statut de l’occidOTANnie remise à sa place par les nouveaux garants de l’ordre mondial (Russie et Chine). C’est cela le “moment de Suez” contemporain
C’est aussi le phantasme court derrière ces articles d’Américains constatant le declin.

19 réactions et commentaires

  • Fritz // 07.10.2018 à 07h36

    Après avoir lu cet article, je ne comprends pas la comparaison du titre avec “Suez”, s’il s’agit de l’agression à trois contre l’Égypte en 1956. La menace contre la paix mondiale est effectivement effrayante, venant d’un régime en décomposition (le régime de Washington). Mais au vu des manipulations en cours sur l’arme chimique, un autre titre me paraît plus adéquat :
    « Est-ce qu’un nouveau Gleiwitz est en préparation en Syrie ? »

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    • Calal // 07.10.2018 à 08h27

      Pareil.Je pensais que l’article envisagerait une intervention des anglais et de la France tout seul en Syrie.Mais non, du Trump Dérangement Syndrome en rémission a priori.

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      • Fritz // 07.10.2018 à 08h34

        La comparaison avec Suez est d’autant plus déplacée qu’en 1956, Américains et Soviétiques ont fait reculer les agresseurs anglo-français.

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        • Alfred // 07.10.2018 à 09h06

          C’est vrai que l’article n’a rien à voir avec le titre de manière explicite mais de manière implicite on peut tenter le coup: La crise de Suez a à l’époque précipité / entériné la fin des vieilles puissances impérialistes du passé (France et Royaume Uni). Les nouvelles puissances lgarantes de l’ordre mondial les avaient renvoyées à la niche.
          En 2019 la crise de Syrie annoncera / anterinera le changement de statut de l’occidOTANnie remise à sa place par les nouveaux garants de l’ordre mondial (Russie et Chine). C’est cela le “moment de Suez” contemporain
          C’est aussi le phantasme court derrière ces articles d’Américains constatant le declin.

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  • zx8118 // 07.10.2018 à 08h06

    ” « LA PAIX MONDIALE, rien de moins ! » comme Trump l’a tweeté ”
    En même temps “La paix c’est la guerre” donc : « LA GUERRE MONDIALE, rien de moins ! » Et rien de mieux pour la croissance et pour AMERICAN GREAT AGAIN ou pas.

    Sur ce sujet Trump a-t-il jamais été sincère lors de sa campagne ? (On ne peut pas défendre et l’argent et la paix).

    Une vidéo qui fait presque croire à nouveau à l’homo politicus (à suivre) :
    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=456529468168363&id=424922021243063&_rdr

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  • Libraire // 07.10.2018 à 09h35

    L’article date un peu, les présentations rationnelles ont eu du poids, l’affaire de l’illioutchine est passée par là, l’aviation israélienne est désormais interdite sur la Syrie. Les syriens déploient des S 300.

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    • John V. Doe // 07.10.2018 à 12h11

      Doucement avec les S-300 fourni à la Syrie : pour ce que j’ai compris, il s’agit de la version “export” et les quantités de missiles fournis ne sont pas infinies. On est loin d’une “interdiction” majeure. Parfait pour intimider les attaques israéliennes à petit prix (F 16 ou équivalent via le Liban), insuffisant pour contrer une attaque massive, par exemple américaine et alliés avec des avions à faible signature radar et/ou des masses de missiles.

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  • Chris // 07.10.2018 à 11h12

    Oui mais…
    La réplique n’est pas très rassurante, dont les déclarations bellicistes de mamy Kay Bailey Hutchison, ambassadrice des USA à l’OTAN : “si les Russes déploient leurs missiles 9M729, les USA les “élimineront” préventivement, car ils violent le traité INF de décembre 1987”.
    http://www.dedefensa.org/article/le-f-35-mobilise-pour-israel
    “La décision a été prise à l’issue de consultations entre Washington et Jérusalem au plus haut niveau de l’administration et de l’armée sur la menace accrue des récentes mesures prises par la Russie concernant les opérations aériennes israéliennes contre des cibles iraniennes en Syrie.
    On trouve la possibilité d’un affrontement direct entre les USA et la Russie.
    « Les sources militaires et de renseignements de DEBKAfiles rapportent que Poutine a saisi l’occasion de l’affaire de la destruction de l’Il-20 pour établir en Syrie un système de défense antiaérienne avancé lié non seulement à la base aérienne russe de Khmeimim à Lattaquié, mais intégré au système C3 global de la Russie assurant toutes les défenses antiaériennes, y compris contre les attaques nucléaires.
    Le premier escadron américain de F-35 dans cette région serait déployé sous peu à la base aérienne Al Dhafra, à 32 km au sud d’Abou Dhabi.”
    Selon l’auteur, déployer des F35 n’est probablement pas la meilleure idée vu la médiocrité de ses exploits…

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  • Baptiste // 07.10.2018 à 11h56

    L AMERIQUE DOIT S ÉVITER.
    L ORGUEIL ET L IGNORANCE FAIT DU FORT
    UN TIGRE EN PAPIER.
    LE FAIBLE L AFFAMÉ EST DÉTERMINÉ ET NON HESITANT DE REPANDRE SON VENIN.
    GARDONS EN NOUS L ESPRIT DE:
    JUSTICE-PAIX-SOLIDARITE
    [Modération. L’usage sur internet veut que les capitales indiquent un hurlement. Veuillez ne pas en abuser. Pour la petite histoire : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/04/18/grrr-pourquoi-ecrit-on-en-majuscules-pour-crier/%5D

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  • Denis 1 // 07.10.2018 à 12h46

    Ce qui m’interroge dans ces crispations c’est la finalité… pour que les “riches, nous” continuent à pouvoir vivre encore longtemps dans l’aisance matérielle il va falloir faire des coupes radicales dans la population mondiale… seul une grosse guerre mondiale pourra permettre aux survivants de continuer à vivre de la sorte… Les Russes, chinois, iranien et syrien seront-ils assez bons stratège pour éviter le crash?

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    • Bouddha Vert // 08.10.2018 à 01h33

      Peut vraisemblable que cela se passe comme cela, car les immenses fortunes d’aujourd’hui ne sont possibles que par la consommation de produits et services en quantités titanesques.
      Donc, avec globalement des stress météos qui vont continuer de fragiliser l’alimentation mondiale, des stress sur les hydrocarbures par effondrement des TRE, de la pollution aux GES, que nous finirons par juguler, des échanges qui vont suivre la même tendance, les mouvements de population qui accompagneront l’assèchement de zones entières etc…
      En attendant on continue la cours de récréation, avec des gosses qui se prennent parfois trop au sérieux et n’entendent pas qu’on a sifflé la fin de la récrée.
      Au final, il n’y aura par préservation des acquis technologiques, en tout cas pas de tous, mais il est vraisemblable que les inégalités seront préservées dans le système, la classe moyenne en moins.

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    • Marguerite // 08.10.2018 à 04h07

      Ce n’est pas la première fois se diront:”Ça nous prendrait une BONNE guerre”!!!!

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  • Louis Robert // 07.10.2018 à 15h43

    Plus la décadence socio-politique et la décomposition morale s’accentuent dans l’unique Empire d’Occident, plus sont par lui diabolisés jusqu’à l’absurde les créateurs du nouveau monde et de son nouvel ordre mondial pour tous. Tentatives désespérées, ultimes et vaines, derniers sursauts et râles d’agonisants. La Nature y mettra le point final.

    Silence lourd: le monde sait.

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  • christian gedeon // 07.10.2018 à 16h47

    Curieux titre quand on sait comment s’est terminée l’affaire de Suez.ET curieux raisonnement aussi. Trump a changé de pied? Il peut en changer encore,puis à nouveau.Trump veut que l’Iran recule en Syrie. De la Syrie à proprement parler,il n’ a que faire. Qu’on se le dise une fois pour toutes. La reconquête du gouvernorat d’Idlib a été reportée aux calendes grecques,avec l’accord de la Russie sans la quelle rien n’est possible. Et la Russie n’ira pas à la confrontation dans ce guêpier.

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    • RV // 12.10.2018 à 19h56

      aux calendes grecques ou peut-être après les élections de mi-mandat

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  • Duracuir // 07.10.2018 à 17h46

    c’est bien mais cet article est beaucoup trop vieux pour éclairer quoique ce soit. Je ne comprends pas cette tendance de plus en plus forte du site à publier des analyses “chaudes” vieilles de plusieurs semaines.
    Le problème posé par Crooke est complètement dépassé. Depuis, il y a eu l’accord russo-turc sur Idlib, l’Il20 Russe abattu, la livraison des S300 aux Syriens et le prêt des F35 US directement aux Israeliens.
    Il serait judicieux qu’Olivier colle un peu à l’actualité. Cet article du 1/9 publié le 7/10 n’a strictement aucun intérêt.
    C’est comme publier un article de spéculation sur l’accés d’une équipe en quart de finale de la coupe du monde de foot à la vieille de la finale.

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  • oimde // 08.10.2018 à 20h13

    Je trouve que cet auteur à tendance à être homniprésent sur le site.
    Je trouve aussi que ses analyses sont souvent plus partisane que mesurée.
    Proposons une autre option :
    Comme Trump avait menacé la Korée du Nord pour finalement se rapprocher très fortement et rapidement ensuite.
    Comme Trump s’en est violemment prit à Justin Trudot avant de ressigner un traité bilateral rapidement derriere
    Ne pourrait on pas imaginer un nouveau traité bilatéral avec l’Iran ?
    Il semblerait que son bouquin “art of the deal” et ce qu’il y avait écrit corresponde à ce genre de procédés.
    Je rajoute que l’Iran si véhémente d’ordinnaire semble assez sage après ces “évenements”..
    Bref, je considère que le wait and see est plus approprié pour l’instant que les plans sur la comète.
    Cà manque de recul.
    La seule chose juste et qu’on ne peut nier, c’est que Trump a des elections serrées bientot,
    et que certaines forces sans nul doute ne le porte pas dans leur coeur et le mette sous pression.
    Il sera donc plus sage d’attendre ces elections avant d’en tirer des conclusion que je trouve personnelement très hatives étant donné les nombreux précédents Trumpiens et autres tweet dévastateurs aussitot contredit part….
    lui même… !

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  • Gavrilo Princip // 09.10.2018 à 06h42

    Cet article n’est plus d’actualité…
    Essayez peut-être de prendre des analyses plus proches des évolutions, car ça bouge vite dans cette partie du monde.
    Il y a pléthore de sites, y compris en français : De Defensa, Chroniques du Grand jeu…

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  • christian gedeon // 09.10.2018 à 20h03

    Juste pour dire…je suis un peu énervé en ce moment…parce que US Iran Syrie Ukraine et Irak et palestine et belotte et rebelotte et on recommence. Sur le Pakistan et l’Inde rien. QSur la Chine,rien. et surtout sur l’Afrique absolument rien,que dalla,comme si les africains n’existaient pas.Un continent à feu et à sang dans beaucoup de pays. Où l’exploitation des êtres humains atteint des proportions insoutenables,notamment pour nous fournir le coltan et autres terres dites rares…l’Africain n’est pas vendeur sauf quand il se noie en Méditerrannée,et encore…il y a eu un petit Aylan,mais jamais de petit Papmot. L’africain est esclave chez lui de la corruption,esclave en route des trafiquants et ignoré quand il arraive à destination,s’il y arrive. Pas d’UNRWA pour les africains,quelques moments médiatiques quand il y a une famine bien médiatique ,un massacre rwandais ou Ebola…pour le reste,chut…quelle honte!

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