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18.avril.202018.4.2020 // Les Crises

Gaël Giraud: « Il est temps de relocaliser et de lancer une réindustrialisation verte de l’économie française »

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Source : Le Figaro, Eugénie Bastié

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – L’économiste et directeur de recherche au CNRS nous donne ses pistes pour sortir après le confinement de la plus grave crise économique depuis 1945. Il plaide pour un retour massif de l’Etat dans l’économie et l’annulation d’une partie de notre dette.

Gaël Giraud est économiste. Ex-économiste en chef de l’Agence Française de Développement (AFD), professeur à l’Ecole nationale des Ponts Paris Tech, directeur de recherche au CNRS, il est également prêtre jésuite.

FIGAROVOX.- Le président de la République Emmanuel Macron, élu sur un pro-gramme libéral, semble avoir fait un virage à 180° assumant de soutenir l’économie en crise «quoi qu’il en coûte». Comment analysez-vous ce tournant?

Gaël GIRAUD.- Le discours du 12 mars dernier du président de la République reprenait un thème présent depuis longtemps dans ses allocutions —la mise “hors marché” des biens communs, et la santé en est un — et semblait faire un réquisitoire contre sa propre politique. Le sens qu’il convient de donner à une parole est inséparable des actes qui l’accompagnent. Attendons les actes.

On accuse volontiers les «dogmes néolibéraux» ou l’austérité budgétaire d’avoir ruiné les systèmes de santé des pays occidentaux. Cependant on voit aussi que les pays qui s’en sortent le mieux tels la Corée du sud, Taïwan, Singapour ou l’Allemagne sont aussi ceux qui disposent d’un Etat moderne, de finances publiques saines, d’une industrie puissante. Par railleurs, la France semble dépenser plus que la moyenne des pays de l’UE dans le système de santé. Faut-il vraiment accuser l’austérité?

Un peu de comptabilité nationale ne fait jamais de mal: la contribution des administrations publiques à la valeur ajoutée, et donc au PIB, est de l’ordre de 18,2% en France. Elle n’augmente quasiment pas depuis 1983. Les fameux 56,6% brandis trop souvent proviennent d’une erreur consistant à confondre la valeur ajoutée avec les dépenses de fonctionnement: les dépenses des ménages et des entreprises non financières représentent 150% du PIB mais cela n’inquiète personne, à juste titre, car tout le monde sait que ce ratio n’a pas de sens. Quant à nos dépenses publiques de santé, près des deux tiers alimentent la dépense privée: ce sont des revenus des professionnels de santé libéraux, des cliniques privées et des laboratoires pharmaceutiques.

La Corée du sud, Taïwan et le Vietnam (dans une version non-démocratique) démontrent qu’un secteur public puissant étroitement articulé à un secteur industriel qui ne rêve pas de se délocaliser en Chine ou en Europe de l’Est sont les clefs du succès économique et sanitaire.

Notre fiasco sanitaire me paraît d’abord dû à une culture comptable qui confond toujours la gestion de “bon père de famille” avec celle d’une Nation

Alors quelles sont les raisons de notre fiasco sanitaire?

Notre fiasco sanitaire me paraît d’abord dû à une culture comptable qui confond toujours la gestion de “bon père de famille” avec celle d’une Nation: non, la macro-économie n’est pas de la micro-économie élargie car les dépenses des uns y font les revenus des autres (ce qui n’est pas vrai pour un ménage ou une entreprise). Et qui confond gestion intelligente avec réduction toujours et partout de la dépense publique à (très) court terme. Le stock (de masques), la réserve (d’enzymes) ne sont pas des immobilisations inutiles, de l’argent public dormant. Le budget de l’Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires (EPRUS) créé en 2007 a été, depuis lors, divisé par dix. Résultat: par delà les morts, nous allons prendre au moins dix points supplémentaires de ratio dette publique sur PIB (un autre ratio qui n’a pas de sens) et cela fera hélas la démonstration que, jugé à l’aune de ses propres critères, cet “esprit comptable” conduit à sa propre défaite face au réel: la nécessaire explosion de la dépense publique et la destruction partielle de notre appareil productif pour sauver des vies. Mais ce n’est pas aujourd’hui l’heure des comptes. L’urgence est à la solidarité nationale avec nos compatriotes qui meurent chez eux, dans nos hôpitaux ou nos Ehpads et avec tous ceux qui souffriront de séquelles à vie. Cela doit passer par la réquisition des cliniques privées (comme en Espagne), la production de ventilateurs pour sauver des vies (comme aux Etats-Unis), de masques et matériel de dépistage sans lesquels aucun déconfinement ordonné n’est possible.

Si le pacte de stabilité a été suspendu et un effort de relance sans précédent consenti par la BCE, l’obstination des rhéno-flamands à refuser la mutualisation des dettes est toujours là. Comment outrepasser ce blocage? Faut-il que les Etats s’organisent en dehors de l’UE? La zone euro risque-t-elle d’exploser?

Le projet européen sera de plus en plus fortement remis en cause si nous ne nous montrons pas davantage solidaires. Certes, l’Italie a dû acheter le matériel livré par Pékin. Certes, la Saxe accueille des malades italiens. Reste que les Chinois, les Russes et les Albanais semblent faire davantage pour la Lombardie que les riches ouest-Européens. Les 37 milliards d’euros dégagés du budget de l’UE et les 100 milliards de l’initiative SURE prise par la Commission (pour permettre aux gouvernements de compenser les pertes des salariés en chômage partiel et des travailleurs indépendants) sont très insuffisants: nous allons vers des pertes de PIB supérieures à -10%, soit plus de 2.000 milliards pour l’Union. C’est l’ordre de grandeur des efforts budgétaires qu’il faut consentir pour raccourcir et alléger la dépression car le confinement réduit l’effet multiplicateur de la dépense.

Les ministres européens des finances n’ont réussi à se mettre d’accord que sur 500 milliards. Un début encourageant mais très insuffisant

Christine Lagarde, à raison, encourage l’Union à porter l’effort à 1.500 milliards mais, finalement, après des négociations marathon, les ministres européens des finances n’ont réussi à se mettre d’accord que sur 500 milliards. Un début encourageant mais très insuffisant si l’on en reste là. L’assouplissement des règles budgétaires a heureusement permis aux Etats de mobiliser une enveloppe de cette taille mais elle très mal répartie entre pays. En outre, la plus grande part consiste en garanties publiques aux prêts bancaires: or les PME au bord de la faillite ne peuvent guère s’endetter davantage. Elles ont désespérément besoin de liquidité sans contrepartie. Au-delà de la garantie publique, les 45 milliards d’effort budgétaire français sont presque dérisoires. Les 750 milliards de la BCE, quant à eux, risquent de s’avérer inopérants si l’argent reste gelé dans les bilans bancaires comme ce fut le cas lors des précédentes opérations de quantitative easing, ou bien termine en spéculations financières ou encore — ce qui est plus vrai-semblable compte tenu de l’effondrement boursier — dans le financement du pétrole de schiste américain. Il faut donc une dépense budgétaire mutualisée. Nos amis flamands se montrent inflexibles, pour l’instant, alors qu’ils ont un nombre de victimes rapporté à la population égal à celui de la France. L’Allemagne est divisée. Une alliance entre la France et le sud de l’Europe peut convaincre nos amis allemands d’exiger l’émission de 2.000 milliards de corona-bonds à taux nul pour financer tout de suite un effort budgétaire inédit en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Et, au passage, sauver l’idée même d’Europe tout en permettant aux investisseurs du monde entier qui sont en train de perdre leur argent sur les marchés financiers d’investir dans l’Europe de demain.

Certains experts américains ont évoqué la possibilité de faire jouer«l’hélicoptère monétaire» en distribuant par exemple 1200 dollars à chaque américain. Cette solution, popularisée notamment par Milton Friedman vous parait-elle bonne pour sortir de la crise sans dilapider l’argent public?

A la différence de 2008, nous avons un effondrement de la demande et de l’offre dans l’économie réelle. C’est là qu’il faut agir. La BCE pourrait refinancer auprès de notre Banque Publique d’Investissement (BPI) une cinquantaine de milliards de dons sans contre-partie faits aux ménages français. Cela permettrait de parer au plus pressé pour payer les loyers, etc. Aucun risque d’inflation dans le contexte actuel, sauf s’il y avait des pénuries de biens essentiels: nous n’avions déjà plus d’inflation (hors immobilier) depuis des années, la dépression ne peut qu’aggraver cette tendance déflationniste. De toutes les manières, compte tenu de l’envolée des dettes, un peu d’inflation serait la bienvenue, à condition que les salaires suivent.

Une des manières d’éviter que l’austérité ne succède à la relance serait d’effacer une partie de la dette publique. Comment est-ce possible sans créer de spéculation monétaire ruineuse et un appauvrissement généralisé de nos économies (on cite souvent le précédent de l’Argentine)?

Depuis 2015, la Banque Centrale Européenne (BCE) a racheté environ 2.000 milliards d’euros de dettes souveraines de la zone euro, dont environ 400 milliards de titres français. Décidons ensemble, entre Européens, que nous ne nous rembourserons pas à nous-mêmes cet argent, et utilisons la marge de manœuvre budgétaire dégagée pour financer un vaste plan de reconstruction post-pandémie. La BCE fera des pertes, soit, mais tout le monde sait que ce ne sont pas ses 80 milliards de fonds propres qui assurent la crédibilité de l’euro. Quoi de mieux pour crédibiliser l’euro que de reconstruire l’Europe après la thrombose économique du confinement? Les Traités européens n’obligent pas à recapitaliser Francfort en cas de pertes. Et il sera bien temps, plus tard, de lui donner quelques dizaines de milliards pour reconstituer ses capitaux propres. Quant à l’appauvrissement généralisé, c’est ce qui promet de nous arriver si nous n’inventons pas des solutions audacieuses. Heureusement, dès aujourd’hui, ce qui était impensable hier devient envisageable. Préfère-t-on avoir recours à d’autres expédients plus «classiques» qui, bientôt, cesseront d’être des tabous: emprunt national obligatoire, impôt sur la fortune, progressivité de la fiscalité du capital?

Vous préconisez la création d’emplois par l’Etat pour sortir de la crise. C’est-à-dire? L’Etat doit il employer des chômeurs dans de grands travaux? Dans quels secteurs? Quels sont les précédents dont on pourrait s’inspirer?

Aujourd’hui, 50% de l’industrie et des services français sont à l’arrêt ; 85% du bâtiment. Ce n’est pas mieux ailleurs: malgré sa propagande, l’économie chinoise tourne seulement à 40%. Les Etats-Unis risquent de s’envoler vers 30% de chômeurs au dernier trimestre. L’Inde se prépare à des famines. Il n’y aura donc pas de relais de prospérité à l’extérieur. Le plus urgent, à la sortie du confinement, sera de remettre au travail le plus grand nombre de nos compatriotes: en pratiquant des tests de dépistage aléatoires groupés pour circonscrire les risques de reprise de la contagion, en généralisant le port du masque pour tous et partout, en renforçant de toute urgence notre système sanitaire. Encore faut-il que les salariés d’hier retrouvent un travail. Le chômage partiel permet de freiner l’hémorragie mais nous n’avons pas encore les chiffres de la débâcle en matière d’emplois. Par ailleurs, le COVID19 peut malheureusement devenir une épidémie saisonnière (comme la grippe) et le réchauffement climatique risque de multiplier les pandémies tropicales. Reconduire le «monde d’hier», fondé sur la thermo-industrie et des économies de court terme faites sur le dos des services publics serait irrationnel. Il faut donc profiter du déconfinement pour inaugurer le «monde de demain».

Reconduire le « monde d’hier », fondé sur la thermo-industrie et des économies de court terme faites sur le dos des services publics serait irrationnel.

Accélerer la rénovation thermique des bâtiments (publics et privés) et le passage à la voiture électrique pourrait créer beaucoup d’emplois non délocalisables sur tous nos territoires, réduit notre dépendance au pétrole et nos émissions de CO2 tout en améliorant notre balance commerciale. Passer à l’hydrogène dans les autres modes de transports (flottes, bus, camions, trains). Généraliser une agriculture écologique de proximité, plus gourmande en main d’oeuvre, moins polluante et tout aussi productive que l’agro-industrie. Lancer un vrai programme public d’enseignement et de recherche autour de la révolution écologique, de la maternelle jusqu’au CNRS. Reconstruire notre Défense nationale: un chef d’Etat major a été limogé pour avoir osé déclarer que la réduction de son budget ne lui permettait plus d’assurer la protection des Français. Il ne faudrait pas faire, à propos de notre Défense, la même découverte qu’au sujet de notre système sanitaire.

On évoque beaucoup la nécessité de «réindustrialiser» nos économies. Mais les raisons structurelles qui ont poussé à la délocalisation (coût du travail, manque de formation, etc) sont toujours là. A quelles conditions la réindustrialisation est-elle possible? Faut-il mettre en œuvre une forme de protectionnisme? Quels secteurs faut-il réindustrialiser en priorité?

La France devrait échapper au rationnement alimentaire mais nous devons tout de même tirer les leçons de notre fragilité: les chaînes d’approvisionnement internationales à flux tendus, sans stocks et sans redondance, nous rendent beaucoup trop vulnérables. Même l’extraordinaire afflux sur les réseaux sociaux, la Toile et les visioconférences doit nous interroger: les entreprises qui fournissent ces services numériques ne sont pas européennes et se révèlent peu fiables.

Les chaînes d’approvisionnement internationales à flux tendus, sans stocks et sans redondance, nous rendent beaucoup trop vulnérables.

La stratégie de délocalisation industrielle n’avait déjà plus de sens avant la pandémie: depuis 2009, la Chine réoriente sa production sur le bassin asiatique, laisse filer ses salaires et ne recycle plus ses excédents commerciaux dans la sphère financière occidentale. La balance commerciale de l’Occident avec Pékin est à peu près équilibrée. Il est temps de relocaliser et de lancer une réindustrialisation verte de l’économie française. Cette crise doit devenir notre moment gaullien. Le protectionnisme, quant à lui, a engendré énormément de malentendus. Historiquement, il ne coïncide pas avec la guerre et le libre échange n’est nullement synonyme de paix: peu avant 1870, la France et la Prusse venaient de signer un traité de libre-échange.

Source : Le Figaro, Eugénie Bastié

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Commentaire recommandé

Urko // 18.04.2020 à 09h01

Le Figaro se montre souvent plus enclin à ouvrir ses colonnes à des anti néo libéraux que bien d’autres organes de presse se prétendant tels mais défendant la mondialisation vaille que vaille. Se dire anti néo libéral et « en même temps » pourfendre toute velleite d’en finir avec la libre circulation de la main d’œuvre la moins onéreuse, de l’outil de production, donc des capitaux et marchandises, constitue un mensonge. Car si le capitalisme s’accommodera de la demondialisation, le néo libéralisme ne saurait la supporter. Bien des choses n’ont décidément pas le sens que beaucoup s’imaginent… En revanche, Giraud commet quelques impasses : ainsi, le passage à la voiture électrique ne créera pas d’emplois, mais en détruira, la conception et la fabrication de pareils véhicules s’averant bien plus simples que celles de ceux à moteurs thermiques, dont il demeure des usines en France. Et un redéploiement industriel, après 40 ans de saccage de notre tissu productif sous l’œil amusé de nos dirigeants chantres de la mondialisation, ne se decretera pas si aisément et certainement pas en conservant le peg à la monnaie allemande, appelé Euro. Il s’agit du travail d’une generation que de rebâtir une industrie et l’accompagner en termes d’aménagement du territoire, de formation, d’approvisionnement ; défaire l’Euro en revanche prend un week-end, à l’issue duquel le système financier devra recevoir un appui que même ses ennemis réclameront tant les plus fragiles, et non les plus riches, en patiraient le plus, comme lors du confinement. Le jeu en vaut la chandelle, mais qui y est vraiment prêt ?

101 réactions et commentaires

  • Anouchka // 18.04.2020 à 08h28

    Le Figaro, Eugénie. Bastie… La messe est dite.
    Ceci étant j’aimerais mieux voir ces gens-là aux commandes de l’état plutôt que les pervers qu’on a actuellement

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    • anatole27 // 18.04.2020 à 09h12

      Je crains qu’il y ait surtout un problème d’INCOMPETENCE

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    • Emmanuel Florac // 19.04.2020 à 15h07

      Eugénie Bastié est une « écologiste de droite ». Elle a donc pas mal d’accointances avec un Giraud, un Bihouix, et même un Servigne.

        +2

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  • gracques // 18.04.2020 à 08h53

    Le,figaro , Eugénie bastie , la messe est dite …. oui comme en 2008/2009 , petit moment de doute ou soupape de sécurité pour ne pas faire exploser la colère populaire….
    Quant aux pervers au pouvoir …. franchement qu’elle différence entre les équipes Sarkozy , Hollande et macron (la synthèse des d’eux peut être ?).

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    • gracques // 18.04.2020 à 08h55

      Ceci étant , très intéressante interview ….. pas loin de LFI …. qui propose , phosphore , sans publicité.

        +16

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      • reneegate // 18.04.2020 à 17h19

        oui très proche de ce que dit Melenchon (n’ayons pas peur des mots) , qui tient le même discours sur l’annulation de la dette et Gaêl Guiraud parle même de formation professionnelle ici : https://www.facebook.com/TEDxClermont/videos/240361020679371/.
        En tout cas, très loin de la droite macronienne, et très solide (et pédagogique) dans ses arguments.

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      • RV // 19.04.2020 à 11h38

        Et bien allons y !
        Publication sur ce site du programme de la LFI avec surlignage en JAUNE !
        Chiche ?
        Il y a sans doute moyen de l’améliorer, encore faut-il le sortir de l’ombre.

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    • Urko // 18.04.2020 à 09h29

      Sarkozy, Hollande et Manu mènent la même politique, la même. Affaiblir le droit des travailleurs (ils disent « assouplir », c’est plus chic) ; démanteler le service public ; réduire la capacité de l’armée qui ne proteste pas ; laisser incontrôlés voire faciliter les flux de capitaux, de main d’œuvre à bas coût, de marchandises ; accroître la charge de prélèvements obligatoires sur les classes moyennes ; saupoudrer de mesures sociétales pour masquer la désagrégation du social et parce que ça n’exige aucune compétence particulière (créer des emplois bien rémunérés pour la population peu formée, c’est dur ; autoriser la PMA, il suffit de le décider). Certes, les discours et les caractères changent. L’un parle mal des immigrés mais les laisse entrer dans le pays comme aucun gouvernement avant lui ; l’autre se dit l’ennemi de la finance mais en détourne les yeux sitôt élu ; le dernier pourfend ses prédécesseurs… pour lesquels il a travaillé au sein d’une commission majeure voire comme ministre. Avant, ces gens du même camp dominaient tellement qu’ils pouvaient faire croire qu’ils appartenaient à des partis différents, LR PS modem udi ; maintenant, ils ont tellement échoué qu’ils ont dû abandonner ces positions pour se réfugier au sein de la même forteresse, LaRem, d’où deux ou trois fanfaronnent alors qu’il n’y ont gagné que du répit, et non pas un abri.

        +14

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  • Urko // 18.04.2020 à 09h01

    Le Figaro se montre souvent plus enclin à ouvrir ses colonnes à des anti néo libéraux que bien d’autres organes de presse se prétendant tels mais défendant la mondialisation vaille que vaille. Se dire anti néo libéral et « en même temps » pourfendre toute velleite d’en finir avec la libre circulation de la main d’œuvre la moins onéreuse, de l’outil de production, donc des capitaux et marchandises, constitue un mensonge. Car si le capitalisme s’accommodera de la demondialisation, le néo libéralisme ne saurait la supporter. Bien des choses n’ont décidément pas le sens que beaucoup s’imaginent… En revanche, Giraud commet quelques impasses : ainsi, le passage à la voiture électrique ne créera pas d’emplois, mais en détruira, la conception et la fabrication de pareils véhicules s’averant bien plus simples que celles de ceux à moteurs thermiques, dont il demeure des usines en France. Et un redéploiement industriel, après 40 ans de saccage de notre tissu productif sous l’œil amusé de nos dirigeants chantres de la mondialisation, ne se decretera pas si aisément et certainement pas en conservant le peg à la monnaie allemande, appelé Euro. Il s’agit du travail d’une generation que de rebâtir une industrie et l’accompagner en termes d’aménagement du territoire, de formation, d’approvisionnement ; défaire l’Euro en revanche prend un week-end, à l’issue duquel le système financier devra recevoir un appui que même ses ennemis réclameront tant les plus fragiles, et non les plus riches, en patiraient le plus, comme lors du confinement. Le jeu en vaut la chandelle, mais qui y est vraiment prêt ?

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    • Christian // 18.04.2020 à 12h02

       » ainsi, le passage à la voiture électrique ne créera pas d’emplois, mais en détruira, la conception et la fabrication de pareils véhicules s’avérant bien plus simples que celles de ceux à moteurs thermiques, dont il demeure des usines en France »

      Il pense sans doute à tous les emplois nécessaires pour créer l’infrastructure qui va avec, emplois non délocalisables, eux. Exemple: j’habite dans un immeuble où il n’y a même pas de prises électriques au parking, sans parler de prises rapides. Problème pratique, il va falloir reconvertir beaucoup d’emplois inutiles en électriciens.

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      • Urko // 18.04.2020 à 14h44

        Même en prenant en compte les emplois dérivés que vous mentionnez, ça ne tient pas hélas : tous les emplois chez les équipementiers en pièces de moteurs thermiques, ou dans les ateliers de mécanique pour les réparations et l’entretien afférents résisteraient mal à la généralisation du véhicule électrique à batterie, si elle advenait. Il n’y a que rarement des transitions indolores pour tous mais des emplois bien rémunérés pour des qualifications pas trop élevées (en théorie), notre pays n’en avait déjà pas un trop plein, alors perdre aussi ceux là… Peut être que cela vaut la peine ; je nourris quelques doutes toutefois sur ce point précis.

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        • olivier77 // 18.04.2020 à 19h33

          La voiture électrique est une chimère. Et si ça fonctionne aujourd’hui, c’est que le parc est insuffisant à saturer le besoin de recharge.
          Un hiver rigoureux et une bonne tempête de neige et vous verrez ces épaves sans jus tomber en carafe en 2-3 heures par très grand froid sans autre solution que l’enlèvement par dépanneuse.
          J’ai l’impression d’y voir un parallèle avec les hopitaux.

            +17

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          • cedivan // 19.04.2020 à 17h03

            il faudra surtout des centrales nucléaires pour fournir le courant : du boulot mais de l’uranium et des déchets….

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            • Goubliboulga // 26.04.2020 à 08h11

              Pour le coup pas vraiment d’après les calculs, mais sous réserve de piloter toutes les recharges pour qu’elles s’effectuent en heures creuses (en pratique, c’est aujourd’hui l’exception plutôt que la règle). C’est un peu contre-intuitif mais pas tant que ça si l’on prend en compte le rendement bien meilleur du moteur électrique et le potentiel de production inexploité des centrales.

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          • Chef Joseph // 20.04.2020 à 11h06

            Oui, je suis fasciné par les cornucopiens qui pensent que la technologie va nous sauver… et toujours ce biais cognitif qui consiste à réfléchir « toutes choses état égales par ailleurs », c’est à dire à occulter l’approvisionnement énergétique. Comme tous les courants économiques depuis le 18ème…

            Or économie = énergie. La voiture électrique, à moins de couvrir le pays de centrales nucléaires (il semblerait qu’il en faille le double pour remplacer le parc actuel de voitures thermiques par des bagnoles électriques) sans parler de l’approvisionnement énergétique…

            J’aime beaucoup Gaël Giraud, sa réflexion surtout mais, parfois, cela tient de la pensée magique.

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          • Goubliboulga // 26.04.2020 à 08h15

            C’est un peu sévère de parler d’une chimère, mais l’utilité des véhicules électriques restera certainement plus réduite que celle des thermiques, du fait des limites de la technologie des batteries, dont on nous promet d’ailleurs tous les matins depuis 10 ans qu’elles sont sur le point d’être dépassées. L’idée qu’une substitution parfaite serait possible fausse le débat.

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    • Malbrough // 21.04.2020 à 07h04

      Qui peut penser sérieusement que l’état renoncera aux taxes TIPP et autres que l’état touche actuellement sur les carburants ?
      Quand les gogos électriques auront dépassé la masse critique alors il en sera fini de la recharge à moins de 7 € .
      Non il y aura automatiquement un sorte de vignette à acquitter et de surcroit faudra financer effectivement un max de centrales nucléaires dont les prix sont totalement hors contrôle : X 4 ou 5 des devis initiaux .
      Bref avec ce type de gouvernement et dans ce système : impossible .

        +1

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      • Goubliboulga // 26.04.2020 à 08h21

        Pour le prix de la filière nucléaire des rapports extrêmement détaillés intégrant tous les coûts depuis l’origine et les coûts à venir sont disponibles sur le site de la Cour des comptes. Aucun écologiste n’a jamais osé contester les chiffres très détaillés fournis, la seule technique de défense efficace consistant à ignorer leur existence.

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    • Florent Danet // 23.04.2020 à 02h39

      Je pense que GG pense surtout à la rénovation thermique des bâtiments, qu’il cite avant la VE, et à longueur d’interview depuis bien longtemps (avec d’autres) comme pourvoyeurs d’emplois qualifiés non delocalisable (au moins pour la durée de l’investissement initial). Première fois que je l’entend parler de voiture électrique dans cette perspective.

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  • Véro // 18.04.2020 à 09h27

    Sauver l’idée européenne à travers l’UE et prêcher pour le protectionnisme, c’est totalement incompatible.
    Mais ce sera sans doute l’échappatoire de la classe dirigeante, un faux-semblant comme on en a déjà l’habitude, avec du vert partout.

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    • gina // 18.04.2020 à 15h26

      Parfaitement d’accord avec vous! Ils sont en train de nous vendre une autre Europe cette fois ci plus verte….pour nous faire sortir le carnet de chèque une fois de plus et nous faire payer pour cette autre Europe plus verte qui n’arrivera comme les précédentes (plus sociale notamment) JAMAIS. Une escroquerie intellectuelle qui dure depuis 60 ans et dont on assiste aux résultats. Le drame c’est que plus on se love dans cette idée qu’une autre Europe est possible, plus les conséquences sont graves pour les peuples et bientôt peut être irrécupérables. On voit comme nous sommes aujourd’hui submergés par l’accumulation de ces problèmes créés de toute pièce par les même qui nous vendent une autre Europe depuis 60 ans : problèmes financiers, sociaux, écologiques, sanitaires, moraux…
      Si nous ne chassons pas maintenant et ensemble ces escrocs idéologiques et messianiques et le système mafieux qu’ils ont mis en place, ils ne nous sera bientôt plus possible de le faire. Retrouvons notre souveraineté, choisissons nous même la France de demain pour nos enfants. Et cela ne peut se faire que dans le contexte de la Nation : les 2000 ans d’histoire de la France sont là pour en témoigner.
      La question est : combien de gogos vont encore gober cette idée d’une Europe plus verte qui n’arrivera jamais???

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      • Actustragicus // 18.04.2020 à 16h12

        Bref, une Union européenne non démocratique versus une République française… fort peu démocratique elle aussi ! La peste ou le choléra ?
        Il me semble que ce débat devrait être dépassé depuis longtemps. La question, c’est la souveraineté réelle de la population, quel que soit le territoire sur lequel elle s’exerce…

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        • Véro // 18.04.2020 à 17h54

          La peste ou le choléra ?
          Non.
          Se débarrasser de l’UE c’est se permettre d’avoir le choix. Donc en soi c’est déjà beaucoup mieux.
          Rester dans l’UE ça veut dire continuer d’appliquer le programme prévu depuis des années (lisez les recommandations UE chaque année et vous verrez que rien ne change), programme qui ne permet pas de créer une politique sociale, c’est même tout le contraire.
          Et bâtir un Etat européen démocratique sur la base des traités UE c’est une imposture. L’UE a évidemment été voulue pour ne pas être démocratique tout en permettant la gouvernance des Etats par « en haut » (supranational), sinon elle ne sert à rien, donc personne ne voudra changer l’UE. L’UE ce n’est pas simplement un groupe d’Etats, et ce n’est pas un territoire, c’est avant tout un système politico-économique pré-déterminé au service des multinationales et de la finance dont le coeur est constitué par les 4 libertés (circulation des marchandises, des travailleurs, des services, des capitaux) indispensables à un libre échange le plus large possible, et par le principe de libre concurrence.

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        • Guillaume // 19.04.2020 à 15h26

          La republique francaise est bien plus democratique vu que la democratie au niveau de l’UE tend plutot vers 0.

          Ensuite d’un point de vue ethymologique, vous ne pouvez avoir de democratie qu’au sein d’un meme peuple (demos). Dans l’UE comme il y a une alliance politique de differents peuples il n’y a pas de democratie possible. Aussi pour que les petits pays ne se fassent pas bouffer par les plus gros, il a ete decidé qu’un pays, quelque soit sa taille, puisse bloquer tout proposition; la fameuse regle de l’unanimité.
          Ainsi l’UE est arrivee là ou elle est a force de consensus moins disant entre des peuples qui ont des besoins divergents. Par exemple, parler de souveraineté alimentaire n’aurait aucun sens pour le Luxembourg qui preferera favoriser la finance. De même une harmonisation des regles fiscales ou salariales n’a au une chance de remporter l’adhesion des pays de l’est qui en tirent un avantage economique. Au final on a un gloubi boulga qui ne sied a personne (une forte proportion de Français, d’Allemands, de Polonais, d’Italiens, d’Espagnols, de Grecques, de Portuguais ou et Roumains veulent changer l’UE par exemple, et je vous le donne en mille, pas un n’est d’accord avec les autres pour les changements).

          Donc si, revenir a la nation, comme tous les pays du monde hors UE permettra de redecouvrir la democratie et decider par nous meme.
          Apres si on continue d’elire des incopetents a la tete de l’Etat ce sera notre decision democratique mais au moins ce sera notre choix populaire.

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  • Quercus // 18.04.2020 à 09h28

    Pas loin de LFI effectivement. C’est un condensé du programme économique de LFI. Sans entrer dans les détails ni les croisements avec d’autres thèmes de « l’Avenir en Commun » comme la croissance verte, l’économie de la mer ou l’arrêt et le démantèlement PROGRESSIF des centrales nucléaires…
    A lire , relire, partager et méditer 😉

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    • Urko // 18.04.2020 à 09h36

      Le problème de lfi sur ce point provient de ce que son dirigeant, de moins en moins dirigeant effectif d’ailleurs, a soutenu l’organisation de Bruxelles avec zèle des années durant, notamment lors d’une bonne partie de sa période au Sénat. Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis me direz vous, mais voilà, ça n’inspire pas confiance un homme politique qui découvre dix ans après les conséquences de politiques qu’il a défendues et votées, parfois avec agressivité, et qu’elles mènent à l’opposé de ce qu’il avait cru alors. La clairvoyance, chez des dirigeants, ça peut s’avérer bien aussi. Un certain Philippe Séguin lui, avait dès 1990 expliqué les dangers auxquels aboutirait Maastricht et tout s’est déroulé hélas comme il l’avait prévu et redouté. Et certes, il n’aurait jamais pris sa carte à lfi. Logique.

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      • Quercus // 18.04.2020 à 12h12

        Je veux bien entendre que la personne de jLM puisse être un obstacle rédhibitoire pour certains, l’homme est ce qu’il est…mais il n’est pas seul d’une part et surtout le projet qu’ils portent et proposent depuis plusieurs années maintenant est quand même le plus abouti et le plus juste aujourd’hui , on le voit bien avec la crise actuelle.
        Pour ma part je m’en tiens à ce projet qui porte le nom d’ « Avenir en Commun » pour m’exprimer ici. Les hommes passeront..

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        • Urko // 18.04.2020 à 14h58

          Je ne suis pas hostile à jlm ; il a son utilité dans le débat public pour mettre en avant certaines idées avec énergie et sans ciller sous les coups qu’il prend en retour. Reste que sa capacité à se laisser aveugler par ses réflexes partisans, parfois les plus primaires, aux dépens de la réflexion sur les phénomènes qu’il a à juger en tant que politique le disqualifie comme dirigeant. Sur Maastricht, il a bêlé comme presque toute la gauche sur l’Europe, alors qu’il suffisait de peu de réflexion pour comprendre que ça ne pouvait mener qu’à un « Munich social ». Je trouve qu’il s’agit d’un loupé majeur. Je n’ai pas confiance. Surtout que sur cette erreur, qu’il a admise, son retournement de veste m’a paru d’une légèreté assez stupéfiante. La gauche souverainiste n’a plus de meneur au moment où pourtant, cela devient urgent.

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          • Quercus // 18.04.2020 à 15h50

            C’est en partie pourquoi je suis désormais la trajectoire de G.Kuzmanovic et de son mouvement « République Souveraine ».

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          • RV // 19.04.2020 à 11h46

            @ Urko // 18.04.2020 à 14h58
            « son retournement de veste m’a paru d’une légèreté assez stupéfiante. »
            Votre avis n’est n’est pas argumenté sur ce point.
            JLM a voté contre le Traité constitutionnel, donc dès 2005 a tourné le dos à Maastricht.
            Le faire au sein du PS, il n’était pas seul bien entendu, n’a rien de léger !
            A chacun ses « ses réflexes partisans » (je plaisante !)

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    • Patrick // 18.04.2020 à 11h11

      Démantèlement progressif des centrales nucléaires et « en même temps » promouvoir les véhicules électriques et l’hydrogène .. va falloir construire des centrales à charbon.

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      • Anouchka // 18.04.2020 à 11h16

        Sauf si on trouve le moyen de stocker l’énergie verte. L’hydrogène justement est un bon candidat

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        • Patrick // 18.04.2020 à 11h25

          Oui, ça marche en éprouvette.
          Mais .. quelle quantité d’hydrogène faudra-t-il ? Donc quelle quantité d’énergie pour extraire l’hydrogène nécessaire ? Quelles infrastructures pour produire l’énergie nécessaire ?
          Juste un exemple : si on bascule tout en hydrogène, quelle quantité faut il pour continuer à approvisionner les 12 millions de franciliens ?
          C’est là que ça va coincer.

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          • Quercus // 18.04.2020 à 12h02

            Il n’y a pas qu’une et une seule solution ! La solution est multiple . Pourquoi balancer tout à l’hydrogène ou tout au charbon ? Il faut nuancer et adapter pour trouver une solution viable. Le problème est , c’est vrai, pour les mégapoles. La production devra venir d’ailleurs en grande partie. Mais ce n’est pas insurmontable ! Il faut en premier lieu le vouloir, ensuite se battre contre les lobbys pour enfin se donner les moyens après une vaste réflexion nationale sur LES solutions à apporter sur le territoire. Chacune ayant ses spécificités, ses problématiques, ses forces et ses faiblesses..

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        • eric51454 // 19.04.2020 à 08h27

          Avec quelle énergie produira-t-on l’hydrogène ?

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      • Quercus // 18.04.2020 à 11h52

        Les centrales à charbon et la bougie dans les grottes néolithiques sont des arguments fallacieux. Cela ne fait pas avancer le débat, bien au contraire. Le problème ne vient pas que de la production, elle vient aussi et surtout de la consommation ! Consommer moins serait peut-être un début ? Avant de démarrer une production archaïque, commençons par éteindre les spots, néons et écrans qui ne servent qu’à polluer notre environnement jour et nuit, consommer plus et faire du fric! Quant à la production il faut envisager une solution différente et décentraliser celle-ci avec des centrales locales et adaptées à chaque lieu ! Des manières de produire de l’électricité il y en a beaucoup, il faut sortir de ce cadre productiviste et mégalomane pour atteindre cet objectif.
        Il n’est rien de parfait ni de simple…

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        • Patrick // 18.04.2020 à 11h59

          Pour réduire vraiment la quantité d’énergie nécessaire, il faut revoir complètement l’organisation de la société , et pas seulement éteindre quelques ampoules.
          Combien faut-il d’énergie pour faire fonctionner une grande ville , emplois compris ?
          Combien d’énergie faut-il pour l’approvisionner, pour faire fonctionner les usines situées parfois loin mais indispensable à son approvisionnement et souvent aux emplois des citadins ( bullshit jobs ? )
          … Il faut faire un calcul global.

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          • Quercus // 18.04.2020 à 12h07

            OUI Patrick, le problème est bien de revoir l’organisation de la société !
            Encor une fois, on ne pourra jamais y arriver , quelques soient les solutions, si on ne change pas notre consommation démentielle d’énergie dont une part non substantielle est inutile et gaspillée.
            Tout à fait d’accord pour un calcul global avec un autre logiciel que celui qui nous oblige à ne tenir compte que du profit pécunier.

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          • Cornelius // 18.04.2020 à 14h11

            Je ne crois pas une seule seconde qu’une « transition énergétique » (concept à définir) puisse être négociée de manière calme et ordonnée. Comme toujours, l’être humain, incapable de se projeter au-delà d’un horizon proche, ne comprendra la réalité et la dureté de la situation qu’une fois encastré dans le mur.

            Il ne s’agit pas de réorganiser notre société pour consommer mieux. Il s’agit de consommer moins, BEAUCOUP, BEAUCOUP moins. Il s’agit de diviser par 10 (c’est l’ordre de grandeur) notre niveau de vie. Invendable au citoyen de base, pour qui l’écologie se limite à la poubelle jaune et au bio.

            La réalité est là, toute simple. Nos sociétés reposent sur une seule et unique martingale : une énergie abondante et relativement bon marché. Il n’y à ce titre aucun miracle occidental. Notre croissance n’est due qu’à une consommation croissante d’énergie.
            Plus de consommation d’énergie = plus de croissance.
            Moins de consommation d’énergie = moins de croissance.
            Rien de plus. Ce temps-là est révolu. C’est moche mais c’est comme ça.

            Cela va faire mal, très très mal, et personne n’a envie de l’entendre. Désolé de paraître négatif mais les discours lénifiants me gonflent. Yaka avoir de meilleures institutions, yaka mieux répartir les richesses. Non, cela ne suffira pas. La parenthèse de la « croissance » se referme et nous ne sommes absolument pas prêts à négocier l’après.

              +16

            Alerter
            • Philippe T. // 18.04.2020 à 14h51

              Bonjour,
              Tout à fait d’accord avec votre intervention.
              Le plus dur va être, après avoir fait une estimation de ce qui doit décroître et dans quelle mesure ça doit décroître, de répartir les pertes.
              Assisterons nous à un grand retour de la justice distributive?
              Car sachant qu’il y aura inévitablement des perdants, il faudra décider qui seront ces perdants, décider de ce qu’ils perdront et leur faire accepter ces pertes.
              Pas facile dans l’état de ruines où seront nos économies après le confinement.
              Quand il n’y a que des sacrifices à distribuer dans une société fragmentée, on peut prévoir une période difficile et plutôt agitée vu l’énervement actuel d’une partie de la population.

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              Alerter
      • olivier77 // 18.04.2020 à 19h37

        Dire que l’on vient de balancer Astrid dans les orties. Au fait c’est quoi notre politique énérgétique ?
        Dans dix ans, on va perdre un énorme savoir faire et on devra acheter (fort cher) des centrales nucléaires au chinois.
        Y a pas à dire, on a des cadors dans les ministères.

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        • Genuflex // 19.04.2020 à 22h02

          En son temps, la France avait deja acheté le brevet westinghouse pour pouvoir developper le parc nucleaire francais. Et maintenant qu’on a demantelé tout l’equipement industriel qui l’avait fabriqué, il ne faudrait quand même pas trop fanfaronner sur le nucléaire français.

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    • perceval // 18.04.2020 à 12h19

      Solutions magiques dignes de Harry Potter. La croissance verte est toujours de la croissance. Il s’agit donc de prélever encore plus les ressources de la planète qui sont limitées. L’économie de la mer est un bel exemple de cette prédation technicienne, la surpêche n’ayant pas suffi il faudrait interférer encore plus sur un domaine naturel. Et pour quoi faire ? Prétendre à faire croire en l’illusion que nous pourrions soutenir un niveau de mode de consommation effrénée que pétrole, gaz et charbon nous ont permis jusque 2008. Cerise sur le gâteau: le démantèlement des centrales nucléaires remplacées par des énergies renouvelables permettant de « consommer comme avant » est, à mon sens, un discours irresponsable.

        +11

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      • Quercus // 18.04.2020 à 12h26

        C’est tout le sens de mes réponses à Patrick, il faut en premier lieu réfléchir à la consommation énergétique et sa baisse drastique avant de repenser sa production, l’un ne peut aller sans l’autre. Mais les notions sociales et économiques ne peuvent être écartées, ce serait une faute énorme!

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        • Patrick // 18.04.2020 à 13h17

          oui , si on casse la production alors que rien n’a été fait avant pour en limiter la consommation , ce sera le chaos ,.. blackout général avec toutes les conséquences.
          Mais pour limiter la production ( voir mon post au-dessus ) , il faudra certainement « détruire » les grandes agglomérations et pour cela convaincre la population d’aller vivre autrement et ailleurs. Pas facile à faire si rien ne l’y oblige.
          Question suivante : est-il possible de redéfinir complètement notre mode de fonctionnement sans passer par une phase de crise et d’effondrement ? ( style retour à la terre suite à un effondrement économique )

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          • Quercus // 18.04.2020 à 13h33

            Je crois que définir la question de limitation de la consommation comme primordiale est commune a tous les points de vues. Les mégapoles énergivores sont le réel problème de cette nouvelle définition. Mais elles sont déjà le problème aujourd’hui et la production comme la gestion des déchets sont supportées par d’autres, ailleurs…loin des yeux loin de tout.
            Pour la question suivante, ma pensée (personnelle à moi) est qu’un tel changement ne peut sans doute se faire qu’à la suite d’une « crise » vu les enjeux, les forces contraires et les moyens économiques que cela entraîne ou suppose.
            Bien heureux celui qui se trouve être pétrit de certitudes, je n’ai pour ma part que des doutes et des questionnements.

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            Alerter
  • jlmerciers // 18.04.2020 à 10h28

    Il faut pousser les coopératives en leur donnant des avantages fiscaux sociaux etc. Donner des aides aux entreprises capitalistes c’est improductif pour nous, la planète, pour les travailleurs de ce pays.
    Une coopérative privilégie les hommes, les travailleurs, non pas les finances.
    Une coopérative ne délocalisera pas pour gagner quelques centimes d’euros.
    Une coopérative a tous les avantages dans notre période.

      +3

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    • Patrick // 18.04.2020 à 16h41

      Tout le monde est libre de créer une coopérative,il n’y a aucun frein. De même pour une Scope.
      Ce n’est pas plus compliqué que de créer une autre forme de société avec des associés. Il suffit de le vouloir.

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  • Patrick // 18.04.2020 à 11h20

    Il est gentil Gaël Giraud,
    C’est vrai que le PIB est un très mauvais indicateur qui mélange des trucs différents, mais il pourrait commencer par faire une ventilation des dépenses de l’état , un vrai audit des comptes, ça permettrait de voir clairement ou va le pognon , les fameux 56% du PIB, en gros 1100 milliards quand même .
    En ce qui concerne la dette rachetée par la BCE, il semblerait que les rachats aient en fait été faits par les banque centrale des différents pays, donc ce serait laBanque de France qui se prendrait l’impayé.

      +7

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    • Cornelius // 18.04.2020 à 14h15

      Les dettes publiques et privées (eh oui les acteurs privés sont également très endettés) ne représentent plus rien. Seulement des chiffres sur un terminal Bloomberg.

      Toute personne lucide sait qu’elles ne seront JAMAIS remboursées. Arrêtons de nous accrocher à ces concepts fétiches.

        +3

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      • Patrick // 18.04.2020 à 21h25

        La dette qui grimpe de façon continue montre juste l’incapacité de nos gouvernements d’équilibrer les comptes sur le long terme. Elle montre juste que notre modèle n’est pas viable puisqu’il consomme toujours plus de ressources qu’il n’en crée.
        Les dettes étant aussi en partie constituées par l’épargne des citoyens ´ il suffira de les ruiner.
        Une autre partie étant dans les comptes de la Banque de France , il suffira de la mettre en faillite.

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        • RD // 18.04.2020 à 23h24

          L’augmentation de la dette c’est un peu plus compliqué que cela quand cela touche une telle proportion de pays du centre du capital. La principale raison est le dévalorisation des marchandises et l’expulsion du travail humain par la révolution électronique/informatique. Au plan mondial c’est donc irréversible même si des petits malins peuvent en tirer partie (singapour, suisse,…).

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        • RV // 19.04.2020 à 12h03

          @ Patrick // 18.04.2020 à 21h25
          La dette de l’Etat est un épouvantail à moineaux et nous ne sommes plus des lapins de garenne.
          Elle n’est que le résultat de choix économico-politiques.
          C’est eux qu’il faut modifier.
          Ne mélangeons pas le modèle économique et l’Etat !
          Le modèle économique actuel enrichit fort bien une minorité, de son point de vue il est tout à fait viable.
          L’Etat est phagocyté par les représentants de cette minorité. La formule de Juan Branco est ciselée : « ils sont la corruption »
          La dette de l’Etat a notamment pour source l’asséchement systématique de ses recettes (impôt, niches fiscales, exonérations de cotisations sociales, etc) et si l’on en est encore à raisonner uniquement sur des critères comptables c’est que l’on nie l’évidence que met sous nos yeux cette crise sanitaire sans précédent.

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          • Patrick // 19.04.2020 à 14h00

            Assèchement de ses recettes ?
            Alors que les budgets, les taxes, les impôts augmentent en permanence ?
            Il est ou l’assèchement ?
            Par contre on voit bien l’augmentation continuelle des dépenses dans tout et n’importe quoi.

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          • Malbrough // 21.04.2020 à 07h23

            Les délocalisations du secteur secondaire qui contribuent largement au chômage de masse entraînent également la perte de retour fiscal .
            Inutile de mentionner en plus « l’optimisation fiscale »…Et les cadeaux faits aux grandes entreprises et transnationales .
            Si tout est délocalisable , à quoi ça sert de parler de révolution verte?
            La production nécessite de l’énergie et aujourd’hui les grands pays producteurs n’en ont rien à foutre de polluer .
            En ce qui me concerne je suis persuadé que la première chose à faire est d’arrêter la mondialisation et de récupérer une bonne part de souveraineté avec le contrôle de la monnaie et les droits de douane qui vont avec .
            Rien n’empêche ensuite d’avoir des accords commerciaux avec différents pays .
            Y’ a du boulot !

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            Alerter
    • panpan // 18.04.2020 à 14h41

      Les fameux 56,6% brandis trop souvent proviennent d’une erreur consistant à confondre la valeur ajoutée avec les dépenses de fonctionnement: les dépenses des ménages et des entreprises non financières représentent 150% du PIB mais cela n’inquiète personne, à juste titre, car tout le monde sait que ce ratio n’a pas de sens. Quant à nos dépenses publiques de santé, près des deux tiers alimentent la dépense privée: ce sont des revenus des professionnels de santé libéraux, des cliniques privées et des laboratoires pharmaceutiques.

        +2

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      • Patrick // 18.04.2020 à 21h31

        Dépense des hôpitaux publics : 70 milliards
        Cliniques privées : 20 milliards
        ( j’arrondis )
        Les dépenses de santé sont financées par la caisse d’assurance maladie alimentée par les cotisations salariales et patronales .. donc par le privé .
        L’armada d’administratifs si nuisibles en cette période est
        Donc financée par l’argent du privé ( eh oui, ce n’est pas l’état qui génère le pognon )

          +2

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        • RV // 19.04.2020 à 12h13

          Le système de santé n’est pas une dépense, mais un investissement qui par ailleurs crée de la valeur.
          Changez de paradigme, votre credo comptable est mort.
          Les cotisations sociales sont prélevées sur la valeur créée par les travailleurs, sans travailleurs pas de valeur créée, les cotisations sociales sont un choix de société fait à la sortie de la guerre en 46/47.
          Ce qui est nuisible ce n’est pas « l’armada » d’administratif mais bien des choix politiques qui prétendent gérer un Etat comme une entreprise.

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          Alerter
          • Patrick // 19.04.2020 à 14h03

            Et des gens qui veulent gérer comme une entreprise, sans avoir été formés pour ça, ce sont contentés de créer une armada de technocrates et de gratte-papier pour administrer, compter , normes, réglementer ….

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            • RV // 20.04.2020 à 18h28

              Lisez ou relisez Alain Supiot et vous aurez un point de vue argumenté sur la gouvernance anglo-saxonne par les nombres, qui s’est imposée depuis les années 70/80 en opposition au gouvernement par la loi qui prévalait sur le vieux continent et qui est en voie d’extinction.
              « les gens » comme vous dites, sont au service d’une idéologie mortifère pour le plus grand nombre.

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      • Charles // 19.04.2020 à 14h56

        « les dépenses des ménages et des entreprises non financières représentent 150% du PIB  »

        Une des methodes de calcul du PIB est justement la consommation finale (des menages). Lui ajouter une autre consommation (celles des entreprises, consommation dites intermédiaire) n’a pas vraiment de sens

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        Alerter
  • Volodia // 18.04.2020 à 11h36

    « Moment gaullien » ? Assurément. Mais sans aucun De Gaulle à l’horizon…

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    • Maguy // 19.04.2020 à 15h14

      Ce n’est pas d’un homme providentiel et paternaliste dont nous avons besoin !! Assez d’infantilisation de peuples formatés à la servitude volontaire ! C’est de la mobilisation de tout un peuple dans toute sa diversité Professionnelle et sociale, Qui n’a pas peur de s’informer, prendre son destin en main et réfléchir à un autre paradigme, soucieux du partage et du bien de tous, et qui a pris conscience de la malfaisance du système libéral capitaliste mondialisé dont l’Europe marchande mise en place et imposée par la loi aveugle et rapace des marchés en est l’implacable, insupportable et minable rejeton à courte vue, obsédée qu’elle est par sa logique comptable obsessionnelle des profits et de la domination économique préméditée de l’Allemagne sur les autres pays de l’UE.
      La domination Du continent qu’elle n’a pas pu imposer par la guerre avec Hitler, elle l’a finalement obtenue avec l’Europe, ses traités piegeux et son Euro fragile.

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  • touchepasamatuturre // 18.04.2020 à 11h36

    « le passage à la voiture électrique pourrait créer beaucoup d’emplois non délocalisables sur tous nos territoires, réduit notre dépendance au pétrole et nos émissions de CO2 tout en améliorant notre balance commerciale ».
    On aurait plutôt attendu de la part de Gaël Giraud un plaidoyer pour la réduction des voitures individuelles et pour les transports en commun. Quelle mouche le pique ?
    http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2018/11/transition-ecologique-diesel-essence-electrique.la-voiture-propre-n-existe-pas-l-humanite-jeudi-15-novembre-2018.html
    D’autant qu’Il n’y a pas si longtemps il affirmait que la voiture à hydrogène c’était la panacée (et pas la voiture électrique).
    https://twitter.com/GaelGiraud_CNRS/status/1138177005646745605
    Il faudrait qu’il stabilise sa pensée…

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  • Berrio // 18.04.2020 à 11h48

    En effet, quel beau programme, quelle belle tirade sur l’avenir. Monsieur Blackrock, dès qu’il va lire ce papier, sentira les larmes lui monter aux yeux et s’écriera : alléluia, j’ai trouvé ma raison d’espérer.
    Sérieusement, en même temps qu’imaginer un nouveau monde, il conviendrait de se donner les moyens d’éliminer (au sens premier du terme) l’ancien car ses partisans ne font pas de cadeaux.

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  • JEAN DUCHENE // 18.04.2020 à 12h09

    « il est temps de… » « il faut que », toutes ces recettes des économistes non orthodoxes sont certes intéressantes mais en dehors d’une mobilisation populaire ouvrant des perspectives politiques, cela restera des voeux pieux. L’important n’est pas d’interpréter le monde mais de le changer (Marx via Hegel).

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    • Quercus // 18.04.2020 à 12h16

      Certes, cela est vrai. Et pourtant, ici, nous ne faisons que du blabla..
      Il faut bien commencer par quelque chose me direz-vous. 😉

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  • Christian // 18.04.2020 à 12h55

    Les choses changent en Allemagne, Der Spiegel, le plus grand hebdomadaire conservateur allemand, prend clairement position pour les coronabonds:
    https://www.spiegel.de/politik/deutschland/coronabonds-die-deutsche-position-ist-unsolidarisch-kleingeistig-und-feige-a-00000000-0002-0001-0000-000170323234
    Coronabonds: la position allemande est bornée, lâche et manque de solidarité

    M’est d’avis que Merkel va devoir manger son chapeau.

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    • Fabrice // 18.04.2020 à 13h27

      Christian les coronabonds sont des bêtises totales ce sont des dettes donc des impôts à venir, qui ne font que nous lier à une dette européenne probablement en justice internationale ces mêmes dettes qui ont scellées le destin de l’argentine car la monnaie était le dollar alors qu’une dette nationale est en justice locale donc en monnaie locale le pesos ce qui est gérable en cas de défaut de paiement pas en une monnaie trop forte.

      C’est ce qui tue la Grèce qui si elle faisait désormais défaut devrait payer non plus en monnaie grecque la dette mais en Euros, ce sera notre cas aussi et là c’est une belle galère pour revenir au franc.

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      • Cornelius // 18.04.2020 à 14h20

        Toujours le couplet sur le fait que revenir au France serait une belle galère. La transition sera douloureuse, certes, mais pas plus douloureuse que de continuer à nous trimballer le fardeau qu’est l’euro.

        Avec l’euro, nous n’avons aucun avenir acceptable.
        En sortant de l’euro, on peut éventuellement envisager de reprendre notre destin en main.
        Tout observateur honnête sait que l’euro n’est pas viable. La question n’est pas : l’euro va-t-il éclater ? mais quand va-t-il éclater ? Et il vaudrait mieux faire partie des premiers à sortir.

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        • Christian // 18.04.2020 à 16h01

          « Tout observateur honnête sait que l’euro n’est pas viable. La question n’est pas : l’euro va-t-il éclater ? mais quand va-t-il éclater ? »
          répéter advitam eternam que l’euro n’est pas viable n’aide pas à la compréhension. Je pensais, bêtement peut être, que l’euro n’était pas viable car il n’existe pas d’élément de la solidarité européenne, pas de mécanisme de transfert entre les pays « riches » du nord de l’eurozone et les pays « moins riches » du sud.
          Les coronabonds, tel que je le comprends, sont cet élément indispensable.

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          • Cornelius // 18.04.2020 à 17h07

            Oui c’est vrai, il n’y a pas de nation européenne, pas de peuple européen, pas de patriotisme européen. Aucun contribuable allemand n’acceptera (et je ne l’en blâme pas) des transferts financiers massifs de sa poche vers celle du contribuable grec. Donc cette monnaie, pure construction délirante, ne peut que mener au drame. On y est déjà d’ailleurs.

            Et puis vous savez, l’Histoire est riche de monnaies « uniques » ayant échoué.

            Comme disait De Gaulle : « on ne fait pas d’omelette avec des oeufs durs ».

            L’Homme contemporain a perdu le sens du tragique et d’un concept simple : il ne suffit pas de vouloir une chose pour qu’elle puisse être réalisée. Il va falloir réapprendre l’humilité. Vaste programme, me direz-vous !

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            • Christian // 18.04.2020 à 18h10

               » Aucun contribuable allemand n’acceptera (et je ne l’en blâme pas) des transferts financiers massifs de sa poche vers celle du contribuable grec. »
              A mon humble avis, ils vont devoir l’accepter… c’est là toute la beauté de cette crise, noyer le poisson dans une complexité sans nom. 🙂
              Vous allez voir les coronabonds vont naître de cette crise et l’euro tiendra bon.

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            • Cornelius // 18.04.2020 à 18h28

              @ Christian

              L’euro tiendra bien et la France continuera sa descente aux enfers.

              Ceci dit on n’y est pas encore aux « coronabonds ».

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            • Christian // 18.04.2020 à 20h09

              @Cornelius,

              vous savez l’enfer c’est une question de point de vue. Si, comme moi, vous vivez de vos économies, j’ai une toute petite retraite ayant travaillé longtemps à l’étranger, vous n’avez pas du tout l’envie de les voir converties en francs dévalués de 50% car là, pour moi, cela serait vraiment l’enfer et je ne peux compter sur personne, pas même l’Etat, pour venir m’en sauver.
              Mais je comprends tout à fait que vous n’ayez pas le même point de vue.

              En toute humilité, Christian

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      • Christian // 18.04.2020 à 15h50

        @Fabrice,

        merci de votre réponse. Mais il me semble que vous vous contredisez vous même en citant les exemples argentins ou grecs.

        Ou bien je n’ai pas du tout compris votre commentaire, ce qui est fort possible 🙂

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  • rolland // 18.04.2020 à 13h54

    Quand j’ai eu fini de lire le titre de l’article : « Il est temps de relocaliser et de lancer une RÉINDUSTRIALISATION VERTE de l’économie française », la nausée s’était déjà emparé de moi.
    Il ne manque juste à cet article que la volonté de Gaël Giraud de vouloir sauver la planète grâce à une industrialisation écologique, une BELLE INDUSTRIALISTION VERTE !

    Vous allez voir que de cette crise systémique ou plus justement de cet effondrement systémique va apparaitre comme un pilier important de la recomposition de l’ensemble du terreau économique ( ..productivement parlant ) la très mal nommée entreprise écologiquement VERTE, l’industrialisation écologiquement VERTE, pour qu’à quelques nuances près tout puisse reprendre comme avant, tel une nouvelle organisation systémique prête à s’effondrer à nouveau à l’épreuve du temps.

    C’est pourtant simple, soit on continue comme depuis des siècles à changer les choses pour que rien ne change, soit on invente un monde réellement moderne dont le principe premier sera basé sur la légitimité du vivant dans lequel l’usure et l’accaparation ne pourront de fait avoir leur place.
    Pour se faire, les tenants de la pensée unique doivent enfin avoir face à eux des ambassadeurs qui pourront défendre les bienfaits d’une organisation globale qui encensera la vie avant tout autre chose.
    Nous restons donc jusque-là encore une fois sur le seuil de cette même porte, celle qui une fois franchie permettra à chacun d’avoir son mot à dire.

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    • Christian // 18.04.2020 à 14h23

      « on invente un monde réellement moderne dont le principe premier sera basé sur la légitimité du vivant dans lequel l’usure et l’accaparation ne pourront de fait avoir leur place. »

      désolé moi pas comprendre, quelle nouvelle organisation systémique proposez vous?

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      • rolland // 18.04.2020 à 21h03

        J’imagine aisément que les recettes qui fonctionnent sont connues là-haut, et si elle ne voient le jour ça n’est que du fait des intérêts de quelques-uns.
        Une chose est certaine, c’est qu’une fois l’usure et l’accaparation de richesses seront abolies et que l’idéologie dominante ce sera recentrée sur la préservation et le bien-être du vivant, rien ne sera effectivement plus pareil.
        De même lorsque nous aurons transmuté les divertissements promouvant sans cesse la compétition et le jugement de l’autre, abreuvant continuellement les jeunes ( et moins jeunes ) cerveaux de morts fictives et autres perversités, l’assainissement des esprits ira très vite et ils pourront tout aussi vite se concentrer sur une imagination, une pensée et une action bénéfique à la société.
        Quoi qu’il en soit on le sait le problème n’est pas là, il en est encore aujourd’hui à une prise de conscience suffisamment collective ( 25 – 30 % ) pour faire basculer l’attention ( sans leur « laisser le choix » ) des médias sur les intérêts du plus grand nombre, et sans même forcer, tout en pédagogie, les retardataires suivraient pour des mesures et des changements bénéfiques pour tous, si ce n’est les 0.1, 1 et 10 %, quoique une partie de ces derniers pourraient très vite rejoindre également ce nouveau paradigme.
        Evidemment les Marchés auraient un peu de mal à financer une telle politique, d’où la nécessité d’un changement de paradigme suffisamment important pour changer nos habitudes de bons petits consuméristes inconscients……l’éducation nationale d’ailleurs pourra enfin jouer un rôle honorable.

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  • Vincent // 18.04.2020 à 15h15

    Problème : Giraud soutient aussi que l’hydrogène fait partie de la solution.

    http://www.science-climat-energie.be/2018/07/22/lhydrogene-leternelle-illusion/

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    • Anouchka // 18.04.2020 à 15h35

      Pour l’instant ça coûte trop cher, évidemment, mais toutes les recherches pour faire baisser le prix de l’Hydrogene comme mode de stockage de l’électricité sont-elles vraiment effectuées ?

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      • Anouchka // 18.04.2020 à 16h06

        Mais ce n’est pas une ineptie pour stocker de l’énergie éolienne ou solaire en surabondance à certains moments de la journée ou de l’année… ne vous faites pas plus bêtes que vous ne l’êtes.

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        • Anouchka // 18.04.2020 à 16h08

          Jancovici que vous encensez plus bas le reconnaît d’ailleurs .
          Dans l’état actuel de la technologie c’est trop cher. Mais c’est « dans l’état actuel de la technologie « …

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        • Quercus // 18.04.2020 à 16h52

          Houla…. Circulez y a rien à voir !
          La science infuse a parlé, fin de la discussion.
          Hors de l’énergie nucléaire point de salut, Janco l’a dit ! Amen
          Les ploucs au placard(s)

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        • Patrick // 18.04.2020 à 18h44

          l’Académie des sciences avait publié un « petit » calcul.
          Dans l’état actuel de la technologie, il faudrait 12 millions de tonnes de batteries pour pouvoir fonctionner uniquement avec les énergies renouvelables … Et en plus recycler tout ça tous les ?? ( 5, 10 ans ?? ).
          Moi je dis que ça va coincer 😁

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      • Cornelius // 18.04.2020 à 17h13

        Argument classique des gens dans le déni : la Technique résoudra tous nos problèmes. Tout va bien se passer. L’être humain est un cador, maître et possesseur de la nature. Au pire, on utilisera des drones pour assurer la pollinisation assurée par les abeilles, si elles disparaissent. Un problème a forcément une solution, right ?

        Vous êtes libre de croire ce que vous voulez mais les faits restent les faits, aussi têtus et désagréables soient-ils. Et pour finir, je vous conseille quand même de prévoir un parachute ventral, l’atterrissage risque d’être compliqué.

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        • Véro // 18.04.2020 à 18h09

          Et pourquoi le progrès technique ne permettrait pas de résoudre des problèmes, alors que c’est ce que l’humain a toujours cherché à faire ?
          Pourquoi aujourd’hui ça ne pourrait plus être le cas ?
          Vous pouvez toujours l’affirmer, mais c’est juste une hypothèse.

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          • Cornelius // 18.04.2020 à 19h23

            Quand ai-je dit que la technique ne permet pas de résoudre DES problèmes ? Je m’oppose simplement à la religion technicienne qui incite à croire que la Technique permet de contourner toutes les difficultés. Il serait temps de faire preuve d’un peu d’humilité.

            On bute aujourd’hui sur des problèmes que personne d’honnête ne peut prétendre résoudre. En tous cas pas dans les délais qui permettraient d’éviter un effondrement sérieux. Penser qu’on va pouvoir subsister à la société thermo-industrielle une société « eco-responsable » c’est être dans le déni pur.

            On va devoir accepter de réduire la voilure très fortement. Ce qui amène à tourner le dos, ou au moins nuancer fortement, le projet cartésien (l’Homme comme maître et possesseur de la Nature) sur lequel notre société est largement basée.

            Croire c’est bien mais le réel est têtu.

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      • RV // 20.04.2020 à 18h42

        @ Anouchka // 18.04.2020 à 15h35
        Si nous continuons à raisonner comme des comptables nous n’aurons pas le bout d’une solution.
        Les comptables ignorent superbement les « externalités », comme ils les nomment.
        L’hydrogène doit être produite avant de pouvoir être utilisée comme stock.
        La question est de savoir si il est possible techniquement de créer une filière de production d’hydrogène dont le bilan carbone de bout en bout est neutre en émissions de CO2 ou du moins plus avantageux dans un premier temps que des techniques concurrentes, sachant qu’à terme c’est bien la neutralité qui doit être atteinte, et pas dans 40 ans !
        La filière hydrogène est en pleine effervescence, par exemple, il y a des boites qui commercialisent des cartouches pour vélo électrique.

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    • Malbrough // 21.04.2020 à 07h38

      La manipulation , le stockage et le transport de l’hydrogène sont très dangereux .
      Faut pas croire que la possible utilisation de l’hydrogène est un concept très nouveau .
      On a déjà essayé même avant guerre et il y a eu des séries d’accidents dramatiques .
      Alors oui, le progrès technique mais il y a des limites surtout quand l’utilisation deviendra individuelle .

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  • Quercus // 18.04.2020 à 16h10

    Jancovici le VRP du nucléaire ! Alors quand on parle de lobby on pense Jancovici.
    Oui il a raison sur le fond, la débauche énergétique actuelle nous mène dans un mur à grande vitesse de surcroit, mais plutôt que d’expliquer comment il faut en sortir il ne fait que répéter que la seule solution est le nucléaire, le nucléaire et le nucléaire. Il ne fait qu’une chose, faire peur pour vendre sa camelote et justifié son salaire.
    Commentaire amusant s’il en est !

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    • eric51454 // 19.04.2020 à 08h42

      Il défend le nucléaire afin d’atterrir en douceur. C’est pour lui une transition plus souple, moins abrupte.Juste pour info.🤗🤗

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    • Tatave // 19.04.2020 à 08h49

      Faux. Jancovici ne dit pas que le nucléaire est la solution. Il dit que le nucléaire peut AMORTIR le choc.
      Depuis 2 siècles nous avons tout fait pour sortir du tout renouvelable vers le tout fossile, et nous y sommes presque parvenus.
      S’imaginer revenir au tout renouvelable avec notre niveau de consommation est une illusion qu’il essaie de nous faire comprendre.
      Ce qui n’est pas gagné quand on voit le niveau des questions qui lui sont posées en commission sénatoriale par exemple !

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  • Anouchka // 18.04.2020 à 16h17

    Il aurait du préciser « plus d’ordinateur individuel, plus de tel portable » pour la masse des clampins qui vont aller s’entasser dans les campagnes où effectivement ces appareils ne leurs seront plus d’aucune utilité dans leurs nouvelles activités d’ouvriers agricoles payées en nature (genre 1 litre de lait pour une journée d’apprenti travailleur saisonnier).

    Pour les autres, ceux qui auront encore un emploi industriel dans les villes, ça sera au contraire « tracking à outrance » via les divers appli mobile, logements connectés et autres smart city… Le tout fonctionnant grâce à l’énergie nucléaire !

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  • Brigitte // 19.04.2020 à 09h02

    « Le sens qu’il convient de donner à une parole est inséparable des actes qui l’accompagnent. Attendons les actes. »
    Je renvoie à G. Guiraud sa propre phrase. Depuis le temps qu’il réfléchit et qu’il prêche, qu’a t-il fait concrètement pour changer le système? Son CV le lui permettait.
    J’ai bien peur que la crise du Covid-19 n’ait servi qu’à vendre du papier et à recycler des belles idées qui ne seront jamais mises en pratique. Pourquoi? par manque d’actes justement. A quoi bon convaincre les bourgeois du Figaro qu’il faut passer à l’économie verte et à un état fort! Qui ne le sait pas déjà. Ceux qui l’ignorent encore le veulent bien, ça les arrange.
    Alors, G. Guiraud, actez votre discours pour lui donner du sens, sinon vous ne faites que tourner le moulin à paroles qui alimente les médias et votre égo.

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  • Dionysos // 20.04.2020 à 14h34

    Ecouter ou lire Gaël Giraud m’amuse toujours… Quid des politiques monétaires Keynésiennes (comme Mr. Giraud) décidées par les banques centrales qui tuent actuellement l’épargne des petites gens avec des taux d’intérêts négatifs? Quid de la monnaie unique, ce véritable désastre diagnostiqué par de nombreux économistes, qui prétend unir des zones où les taux d’intérêts divergent fortement? Quid du niveau d’imposition délirant subis par les Français (ménages et entreprises confondus) pour un résultat catastrophique dans tous les domaines régaliens (hôpitaux, éducation nationale, police, personnel pénitentiaire etc…).

    De plus si Monsieur Giraud ne voit pas d’inflation dans les statistiques bidonnées de L’INSEE ses effets se font sentir depuis plusieurs mois avec à la clés gilets jaunes, travailleurs pauvres, hausse des découverts bancaires et hausse de l’endettement des ménages qui tentent de maintenir leurs niveaux de vie.

    Enfin je rappel à Mr Giraud que la technocratie n’a jamais fonctionné ni en URSS ni en Europe et que piloter l’économie vers une « industrialisation verte », véritable oxymore (quoi de plus polluant que la fabrication de batterie au lithium?) n’est qu’une nouvelle chimère comme celle qui consistait il y’a trente ans à abandonner l’industrie au profit du tertiaire. Nos énarques y ont cru comme vous. On en mesure aujourd’hui les résultats. « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » Jacques-Bénigne Bossuet.

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    • RV // 20.04.2020 à 19h07

      @ Dionysos // 20.04.2020 à 14h34
      …/… Quid du niveau d’imposition délirant subis par les Français (ménages et entreprises confondus) …/…
      Il a été écrasé continument depuis la fin des années 80 avec un très léger rebond en 2012 sous Hollande.
      De 1983 à 1986 le barème de l’IR est composé de 14 tranches avec un taux marginal maximum de 65%, cette composition restera en place jusqu’en 1988 – 1997 taux marginal maximum de 54% – 2002 taux marginal maximum de 49% – 2006 taux marginal maximum de 40% – 2012 à 2020 taux marginal maximum de 45%.

      La dégradation des services publics est le résultat attendu des politiques d’asséchement des finances publiques.
      Le but poursuivi est leur démantèlement. Les adeptes de la financiarisation de l’économie, aux commandes de l’Etat, lorgnent sur ce gâteau ma foi fort appétissant. Le budget de la Sécu en France c’est plusieurs centaines de milliards d’Euros.

      Quand à l’hôpital public il ne dépend nullement de l’impôt, mais des cotisations sociales, sauf marginalement depuis l’institution de la CSG en 1991 à initiative de Rocard !

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      • Dionysos // 20.04.2020 à 22h09

        Merci pour les informations que vous m apportez. Il est importants pour apprendre d avoir des contradicteurs.

        Je n ai certe pas fait la différence entre impôts, taxes et charges mais vous ne m enlèverez pas que le français moyen croule sous « la taille et la gabelle ».

        Malgré les appétits évidents des affairistes qui ont pris le contrôle de l Etat (capitalisme de connivence) nos institutions ont besoins d un grand coups de modernisation. Pour rester dans la sphère de la Santé le système de soin de Singapour affiche de bons résultats pour un coût deux fois moindre. Ce système repose sur la responsabilisation des citoyens et sur la mise en concurrence des établissements de santé (libéralisme authentique?). Vous connaissez sûrement les résultats de ce pays dans sa lutte contre la pandémie actuelle.

        En définitive je ne suis pas sûr que les services publics Français seraient plus efficaces compte tenu de leur organisation avec des sommes d argent public supplémentaires.

        Je note également que vous ne me contredisez pas à propos de la folle politique monétaire suivie par la banque centrale européenne. Rien non plus sur la monnaie unique. Soit deux éléments que semble apprecier Mr.Giraud dans ses interventions en dépit des dommages collatéraux importants. Ma critique des propos tenus par ce Monsieur reste entière.

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    • RV // 20.04.2020 à 19h14

      @ Dionysos // 20.04.2020 à 14h34
      « la technocratie n’a jamais fonctionné ni en URSS ni en Europe »

      Révisez votre histoire de France ! ! !

      …/… Le général de Gaulle a planifié et modernisé la recherche et l’industrie par l’impulsion de l’État. C’est de son époque que datent le début des grands programmes qui ont fait la force de l’industrie française et qui trouvent leur aboutissement aujourd’hui dans de grands champions français ou européens : dans l’aéronautique, la Caravelle a donné naissance à Airbus Industrie ; dans l’industrie spatiale, la création du Centre national d’études spatiales (CNES) en 1961, le programme spatial français des « Pierres précieuses » et la fusée Diamant, premier lanceur construit en dehors des États-Unis et de l’URSS, ont abouti à la naissance d’Arianespace et de l’Agence spatiale européenne ; dans l’industrie nucléaire, la création du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en 1945 a permis à la France de contrôler l’ensemble de la filière nucléaire avec la société Areva ; dans l’industrie informatique284, les objectifs du plan Calcul (1966) ne furent pas atteints, mais, notamment grâce à la création de l’IRIA (devenu INRIA) en 1967, la France est le seul pays européen qui ait réussi à conserver un constructeur informatique purement européen, Bull, qui fabrique aujourd’hui des superordinateurs et, rapproché avec Atos, forme un champion européen de l’informatique. …/…
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Gaulle

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      • Dionysos // 20.04.2020 à 22h55

        J’ai effectivement des lacunes dans ma connaissance de l’industrie française moderne. Je vous l’accorde. L’histoire de l’industrie Française ne saurait cependant recouvrir l’Histoire de France dans son intégralité.

        Je commence néanmoins à lire sur le sujet et croise dans cette aventure plus de noms d’ingénieurs, d’hommes d’affaires et d’homme de terrains que de bureaucrates. Le produit de la responsabilité individuelle de l’entrepeneur/créateur serait elle plus profitable à la société que celui d’un collectif dont la responsabilité n’ est jamais engagée?

        Je n’ai rien contre l’expertise technique mais tout contre les processus bureaucratiques omniprésents dans la sélection des technocrates que nous connaissons aujourd’hui. Les médiocres à la tête des hiérarchies présentes mettent toujours sur pied des processus de sélection permettant l’ascension de personnes plus imbéciles qu’eux. Ils gardent ainsi leurs places et les rentes qui vont avec.

        Les hommes politiques de l’époque répondaient également à une éthique, à un soucis de résultats objectifs qui semble avoir déserté l’administration. Malheureusement pour nous.

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