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12.avril.202012.4.2020 // Les Crises

Le Covid-19 provoque une envolée du chômage dans le monde

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Source : Le Figaro, Anne Cheyvialle

L’Asie est de loin la zone la plus touchée, selon les données de l’OIT. Mais les inscriptions explosent aux États-Unis et le chômage partiel grimpe en Europe.

Une crise inédite depuis l’après-guerre. Le constat s’impose à mesure que le virus se propage sur la planète. « L’impact du Covid-19 sur l’emploi est profond, d’une grande portée et sans équivalent », alerte mardi l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les ravages sanitaires et sociaux du Covid-19. Sur une population active de 3,3 milliards de personnes, plus de quatre sur cinq sont affectées par la fermeture totale ou partielle des lieux de travail, évalue l’OIT. La pandémie provoque un double choc économique d’offre et de demande, sous l’effet du confinement et de l’arrêt des chaînes de production.

Ce choc se traduit par une envolée du chômage. Les chiffres sont effrayants aux États-Unis avec 10 millions de nouvelles inscriptions en deux semaines. Bien plus que le pic de 800.000 atteint en 2008 ! Idem au Canada avec 2,13 millions d’inscrits aussi sur la quinzaine. En Grande-Bretagne, le nombre – 950.000 nouvelles demandes entre le 16 et le 31 mars – est dix fois plus important que la normale. Dans une Europe plus protectrice qui dispose de filets de sécurité, la part du chômage partiel explose. En Allemagne, près de 500.000 entreprises ont fait la demande en mars, c’est vingt fois plus qu’après la crise financière sur un mois. En France, les demandes concernent 5,8 millions de travailleurs, plus d’un salarié du privé sur quatre. « Du jamais vu ! Le choc est immédiat, ponctue Stefano Scarpetta, directeur de la division emploi et affaires sociales de l’OCDE. Pendant la crise de 2008, l’augmentation du chômage, aussi très importante, a pris du temps ».

Mi-mars, lors de sa première évaluation du Covid-19, l’OIT estimait que 25 millions de personnes risquaient de perdre leur emploi, venant grossir les rangs mondiaux des chômeurs estimés à 190 millions. « La pandémie évolue avec une telle ampleur et des situations très disparates (chômage partiel, baisse d’activité, licenciements…) que nous nous basons désormais sur les heures effectuées », explique Guy Ryder, le directeur général de l’OIT. L’organisation basée à Genève estime que 6,7 % des heures de travail dans le monde pourraient disparaître au deuxième trimestre, soit 195 millions d’équivalents temps plein pour une semaine de 48 heures, dont 125 millions en Asie, 24 en Amérique et 20 en Europe. « Cette distribution géographique va certainement évoluer, nous redoutons une aggravation dans les pays en développement », souligne le directeur général. Une étude de l’Union africaine publiée lundi avance le chiffre de 20 millions d’emplois supprimés sur le continent et une hausse de l’endettement. L’inquiétude est d’autant plus forte, insiste l’OIT, qu’une part significative de la main-d’œuvre travaille dans l’économie informelle dans ces pays, jusqu’à 90 % en Inde. Or, ces travailleurs « au noir » n’ont quasiment pas de protection sociale, pas d’allocation-chômage et peu accès aux infrastructures de santé.

L’OIT pointe les secteurs les plus à risque, le transport, les services d’hôtellerie et de restauration, l’industrie manufacturière, et le commerce de détail. Cela concerne 1,25 milliard de travailleurs exposés à des licenciements, pertes d’activité et de revenus. Si l’OIT suit en temps réel l’évolution, ses experts n’avancent pas de prévision de chômage sur l’année. « Cela dépend de la maîtrise de la pandémie et du rythme de sortie du confinement », explique Guy Ryder qui appelle à des mesures d’urgence. « Des efforts importants ont été consentis au niveau national dans les économies développées pour limiter l’impact économique et social mais il manque une véritable coordination internationale, comme on l’a vu en 2008 au sein du G20, et surtout une solidarité envers les pays en développement qui n’ont pas les ressources à disposition ». Les États ont appris de la grande récession, cherchent à éviter les licenciements secs en ­élargissant l’accès du chômage partiel, en particulier aux PME plus vulnérables. L’Allemagne a fait figure d’exemple en 2008 avec le Kurzarbeit. « Les entreprises ont beaucoup mieux récupéré de la crise. Il y a une logique économique et aussi sociale à aider les personnes à surmonter la crise », argue Guy Ryder. Cela permet aussi de préserver les compétences.

Cette crise pousse par ailleurs à inventer des méthodes alternatives comme le télétravail. Ce n’est pas sans risque, souligne l’ancien syndicaliste britannique : « Il y a des éléments de stress, d’isolation sociale qui rentrent en jeu ».

Autre priorité : il faut veiller à la protection sanitaire de ceux qui continuent de travailler. La reprise de l’emploi dépendra des modèles épidémiologiques et des tests sérologiques, conclut de son côté Stefano Scarpetta. « Il faut beaucoup de R&D sur les traitements et les tests. Nous vivons une crise inédite où les politiques sociales et de santé sont liées ».

Source : Le Figaro, Anne Cheyvialle

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Commentaire recommandé

Someone // 12.04.2020 à 07h31

L’économie mondiale allait très bien, le néo-libéralisme était génial, puis vint le Coronavirus…
…zut alors, c’et vraiment pas de chance !

Quand la faim tue, dédouaner la misère c’est osé… …le Coronavirus est un coupable idéal !

27 réactions et commentaires

  • Someone // 12.04.2020 à 07h31

    L’économie mondiale allait très bien, le néo-libéralisme était génial, puis vint le Coronavirus…
    …zut alors, c’et vraiment pas de chance !

    Quand la faim tue, dédouaner la misère c’est osé… …le Coronavirus est un coupable idéal !

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  • ecocho // 12.04.2020 à 08h30

    « La pandémie du coronavirus s’inscrit dans une crise multidimensionnelle du capitalisme » : http://cadtm.org/La-pandemie-du-coronavirus-s-inscrit-dans-une-crise-multidimensionnelle-du
    « Plutôt que de s’endetter allègrement, il faut commencer par suspendre le paiement de la dette : http://cadtm.org/La-bas-si-j-y-suis-Les-sous-et-les-morts-Entretien-avec-Eric-Toussaint
    Comment annuler la dette pour redémarrer l’économie : https://melenchon.fr/2020/04/07/comment-annuler-la-dette-pour-redemarrer-leconomie/
    Patrick Saurin – « Une mesure indispensable s’impose dans cette situation : la socialisation de l’intégralité des banques et des compagnies d’assurance avec la mise en place d’un service public bancaire. » > « Pourquoi la socialisation du système bancaire est-elle préférable au système privé actuel ? » :
    http://cadtm.org/Pourquoi-la-socialisation-du

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  • catherine // 12.04.2020 à 09h03

    Il est tant d’arrêter ce couvre-feu installé d’une manière stupide, sans méthode, sans connaissance, décalé par rapport à la réalité, aux effets pervers, issu de la peur et de l’ignorance.
    Personne ne comprend rien aux virus, c’est un mythe, un objet de terreur, sous-tendu par des croyances plus que par des certitudes.
    Il suffit de confondre le délire que nous vivons avec la réalité des chiffres. aucune logique, aucune science dans ce qui nous est imposé. Il s’agit ni plus ni moins que d’une hallucination ou plutôt d’une hypnose collective. Sortons- en !
    https://insee.fr/fr/information/4470857

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    • catherine // 12.04.2020 à 09h04

      « Au niveau national, le nombre de décès totaux enregistrés à la date du 10 avril 2020 et survenus entre le 1er et le 30 mars 2020 est supérieur à celui enregistré sur la même période en 2019 : 57 441 décès ont été enregistrés en 2020 en France contre 52 011 en 2019. Ce nombre reste néanmoins inférieur au nombre des décès enregistrés sur la même période en 2018 (58 641 décès en France), année où la grippe saisonnière était encore virulente au mois de mars. »
      « Il n’est cependant pas possible d’imputer systématiquement cet excès de mortalité à l’épidémie du Covid-19 notamment dans des départements où le nombre de décès est relativement faible et fluctuant d’une année sur l’autre. C’est par exemple le cas de Mayotte. C’est aussi le cas des Deux-Sèvres, qui a connu un excès de décès au début du mois de mars 2020 par rapport à 2019 a priori sans lien avec l’épidémie du Covid-19. Il ne s’agit donc pas d’une estimation de la surmortalité liée au Covid-19 qui nécessite la mobilisation de modélisations économétriques mises en œuvre par Santé Publique France. »

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    • calal // 12.04.2020 à 09h15

      « Afin de comparer directement les décès survenus en 2020 aux décès survenus en 2019 et 2018, en neutralisant les évolutions des taux de dématérialisation, les décès survenus jusqu’à la date du 3 avril sont communiqués à partir de cette semaine sur le champ – constant – des communes ayant opté pour une transmission dématérialisée au 1er avril 2020. »

      ils seraient en train de changer leur facon de compter?

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      • VVR // 13.04.2020 à 16h55

        Oui, et non, il changent l’indicateur pour sortir les chiffres plus vite. Certaine mairie continue a faire du papier, il va falloir du temps pour transmettre (par la poste), depouiller, saisir, veririfer. Par trés compatible avec la demande de quasi temps réel actuel.

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    • Ardéchoix // 12.04.2020 à 09h30

      Me revient une lecture sur la période 14.18 : un colonel en quatrième ligne voir cinquième dans sa casemate avec un troufion a l’entrée. A chaque fois qu’un obus tombait à proximité, le colon demandait « où il est tombé ?  » . Le soldat lui répondait « parterre mon colonel, parterre  » .On a les mêmes 100 ans plus tard, et nous on fait la tenaille confiné.

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    • ecocho // 12.04.2020 à 09h46

      En France, selon les chiffres apportés par l’Inserm, ce sont environ 17 000 personnes qui meurent chaque année de bronchopneumopathie chronique obstructive (47 décès par jour). En 2013, environ 145 000 personnes atteintes de formes sévères de cette pathologie ont bénéficié d’une oxygénothérapie de longue durée, associée ou non à un traitement par ventilation (400 personnes par jour). Par ailleurs, selon les statistiques officielles, ce sont environ 31 000 personnes qui décèdent du cancer des poumons, tous les ans (85 décès par jour). Combien de ces personnes atteintes d’un cancer terminal des poumons sont accueillies, dans les hôpitaux, en service de réanimation oxygénée ?
      Concernant les maladies nosocomiales, les statistiques varient de 750 000 à 1 million chaque année de patients infectés et ce sont entre 7000 et 10 000 décès annuellement (http://www.infonosocomiale.fr/stats.php)

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  • Louis de Constance // 12.04.2020 à 09h14

    Actually, therefore full isolation is a bad,very bad decision. This choice is pretty irrelevant.

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    • RGT // 12.04.2020 à 10h33

      Réponse en français (je ne vois pas pourquoi je ferais l’effort de traduire mes pensées pour un type qui n’a même pas le simple respect de traduire les siennes sur un site de langue étrangère).

      Si le virus pouvait venir rendre une petite visite de courtoisie à votre organisme ce serait un bienfait à plusieurs niveaux :

      – Vous pourriez comprendre les raisons qui poussent (à contre cœur) les dirigeants à confiner la population contre l’avis des malthusiens et des financiers cupides,

      – Pendant la durée de votre infections nous serions débarrassés de vos commentaires « éclairés » (voire illuminés par votre foi sans bornes dans votre dogme sectaire),

      – Une fois remis (ou trépassé) nous n’aurions plus à supporter vos commentaires désobligeants car cette épreuve, en cas de guérison, vous aurait permis d’atteindre un niveau de maturité suffisant et de comprendre les réalités de la Vie.

      P.S. Au début je pensais que vos commentaires « décalés » étaient simplement destinés (à la Hara-Kiri – renseignez-vous, ça vous permettra de comprendre le sens du mot provocation) à faire réfléchir les lecteurs.
      Mais hélas, votre logorrhée permanente de commentaires repoussants sans l’ombre d’un soupçon d’empathie pour les victimes des excès d’un capitalisme prédateur et sanglant m’a vite fait comprendre que vous veniez simplement troller ce site en exprimant vos dogmes nauséabonds.

      I wish you a pretty contamination with joyful complications.
      Regards

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      • jp // 12.04.2020 à 12h01

        On peut comprendre les implacables réalités biologiques tout en ayant de l’empathie pour son prochain.
        Depuis l’émergence des systèmes multicellulaires dans ces systèmes une cellule ne survie que grâce à la survie du groupe. L’humanité n’échappe pas à cette règle. Tuer la vie du groupe pour faire survivre un individu n’a pas de sens biologique. Si le virus actuel se comportait comme Ebola ou Variole l’analyse malthusienne la surpopulation n’aurait plus de sens. Heureusement, du moins pour l’instant, ce nouveau bout de code génétique qui cherche à trouver sa place dans le monde biologique est relativement soft en tout cas plus que le H1N1 de la grippe de1918-20 avec ses 20 à 50millions de morts, pendant laquelle l’économie mondiale ne s’est pas arrêtée, surtout pour réparer l’ énorme casse de la 1° guerre mondiale.

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  • ecocho // 12.04.2020 à 09h39

    Romaric Godin – « Etats-Unis: une économie déjà en lambeaux »
    (les dégâts en terme d’emploi)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070420/etats-unis-une-economie-deja-en-lambeaux) Romaric les
    ————
    Michel Muller – « Aux États-Unis, les ravages de la crise de 1929 »
    https://www.humanite.fr/aux-etats-unis-les-ravages-de-la-crise-de-1929-678990

    Boris Borisov (économiste et démographe) a utilisé les données officielles du Bureau du recensement des États-Unis. Après avoir calculé le nombre d’habitants, les taux de naissance, l’immigration et l’émigration, il en est venu à la conclusion que les États-Unis ont perdu …
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/propagande-et-holodomors-oublies-180294

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    • Catalina // 12.04.2020 à 21h45

      perso j’aimerai que la ruine effective des USA change la donne pour ce pays le plus grand agresseur du monde, ça lui fera du bien un peu d’humilité !!
      Ce pays ment pour tout et ne respecte aucun traité, c’est Le pays voyou par excellence et la dédollarisation s’accélère mettant fin au racket mondial ! Ce pays vit au-dessus des moyens de toute la planète et ce n’est aujourd’hui qu’un pays parmi tant d’autres, dépassé par la première puissance économique, la Chine (qui par hasard a été le lieu de « découverte » du covid….)

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  • BayBee // 12.04.2020 à 10h23

    C’est clair, les États ont l’air désorienté et désœuvré face à ce qui se passe et ce qui nous attend.Ils ont l’air d’assister à l’effondrement de leur système sans prendre d’initiatives efficaces. A croire qu’ils sont pétrifiés par la menace et cherchent par où prendre la fuite … à trop attendre, on est vite rattrapé … par la réalité …

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  • chris68 // 12.04.2020 à 10h33

    On est devenu des lavettes . Avant mourir , surtout quand on est âgé , c’était normal . Maintenant mourir est sensé devenir une exception . On met des pays à genoux pour satisfaire les bisounours . Je n’ai que 56a mais je suis prêt à mourir , non pas pour sauver mon pays , mais pour assurer un meilleur avenir à ma fille . On pensait collectif maintenant c’est l’individualisme qui prime . On ne respecte pas les consignes pour sauver nos parents ( Que de toute façon on a mis en Ehpad pour s’en débarrasser ) mais pour se sauver soi même .

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    • JEAN DUCHENE // 13.04.2020 à 07h13

      on croit mourir pour sa famille, on meurt pour les industriels (emprunt à R Rolland)

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  • Catalina // 12.04.2020 à 12h37

    Je recommande cette lecture, l’une des plus fines analyse qu’il m’ait été donnée à lire;
    Géopolitique du coronavirus I – entretien avec Valérie Bugault

    https://strategika.fr/2020/04/01/geopolitique-du-coronavirus-entretien-avec-valerie-bugault/

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    • Narm // 12.04.2020 à 23h05

      impressionant

      impressionant

      impressionant

      et qu’en pense @Tevapac ?

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  • David D // 12.04.2020 à 12h49

    Les pays asiatiques produisent tout et ne sont pas endettes, ils repartiront. L’Europe ne produit rien et est endettee, sachant que la dette c’est de l’argent doublement vole, vole a nos descendants qu’on veut obliger a supporter le prix, vole a la population par des ges a la tete de l’Etat vu qu’une dette n’est pas equitablement reconduite sur l’ensemble de la population. En plus, il y a le probleme de la monnaie europeenne. De leurs cotes, les Etats-Unis vont vers une crise sanitaire pire que l’Europe vu leur absence de couverture sociale (les americains preferent liberer des milliards pour des crises Boeing que pour la population basique) et leur economie est particulierement precaire. Ceci dit, ils ont la monnaie de reference mondiale, la premiere armee du monde et une economie plus a meme de rebondir que l’Europe, il va de soi que cette crise ne signe pas la fin des Etats-Unis, c’est plutot le cas de l’Europe qui est vraiment inquietant, non ? Moins que les autres, les pays euorpeens peuvent vivre cela comme une pause temporaire ou on ne perd que le present du confinement avant de repartir sur les bases d’avant le confinement.

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    • Catalina // 12.04.2020 à 21h41

      « La Chine per-capita est le pays le plus endetté du monde.  » ben non, les plus endettés so,t les USA et le Japon, forcément à faire sans cesse des QE !

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  • Roger // 12.04.2020 à 13h40

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  • Bisounours // 12.04.2020 à 19h02

    La bataille du chômage est sur le terrain du capitalisme.
    Se battre sur notre propre terrain, celui des salariés, est la solution. Et elle est simple : le salariat pour tout le monde. C’est-à-dire le salaire à vie attachée à la personne, instituant ainsi le statut de producteur pour chaque personne.
    Pour vaincre, battons-nous là où nous sommes le plus fort.
    Laissons la bataille contre le chômage aux capitalistes.
    Battons POUR le salariat ; nous nous émanciperons de nos dominateurs actuels.
    Bisous

      +3

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  • Narm // 13.04.2020 à 00h41

    chomage, pas pour tout le monde
    ça serait bien , au lieu de chercher des poux à Raoult de se pencher sur ce qui se passe en ce moment au niveau financier international
    avec un lien de Catalina, on peut se retrouver très loin, serions-nous réellement en guerre totale, celle que décrivait François Mitterand ?

    « Les banquiers rejouent le coup du IIIe Reich avec l’UE intégrée »
    http://www.revuemethode.org/m022012.html
    « À cela s’ajoute Christine Lagarde, en provenance directe du FMI, au poste de gouverneur de la Banque Centrale Européenne.
    Les instances européennes seront donc intégralement aux mains de « Français » plus intéressés à la construction du globalisme qu’à la pérennité de la nation France. N’oublions pas que Macron, qui a officiellement nommé (pardon « proposé » ; après un premier « échec », probablement prévu, de Sylvie Goulard) Thierry Breton, est lui-même un ardent défenseur de la souveraineté « européenne », en aucun cas de la souveraineté française qu’il n’évoque jamais… Ce même Macron liquide au contraire consciencieusement tout ce qui faisait la puissance de la France, en passant par ses infrastructures, ses entreprises stratégiques, son régime de retraite… pour confier ces différents enjeux de puissance à des institutions privées internationales.
    Il faut donc prendre acte que les nouveaux acteurs majeurs du jeu politique européen n’agissent pas en fonction des intérêts français mais en fonction des intérêts de la haute finance internationale.  »

    perso, j’estime qu’il y a, à minima, une OPA sur l’europe (juste l’europe ?)
    https://www.theguardian.com/business/2020/apr/12/blackrock-eu-environmental-rules-for-banks

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  • Léon // 13.04.2020 à 13h58

    Les pays ne sont plus souverains depuis que les banques nationales ont été livrées aux marchés financiers et condamnées à emprunter auprès de ceux-ci.
    C’était l’arnaque ultime des Grands Prêtres du néolibéralisme, de ces apôtres de l’École de Chicago et nos dirigeants n’ont pas su faire preuve d’assez de « vertébralité » pour y résister.
    Tant que cette situation n’aura pas été corrigée et que les États n’auront pas recouvré leur entière souveraineté, le moindre grain de sable dans les rouages économiques ne pourra qu’engendrer une montagne de problèmes.
    SOUVERAINS ou SOUMIS !
    Il n’y aura pas d’autre choix possibles.
    Pour redevenir et demeurer souverains , il n’y aura pas d’autre chemin que celui qui passera par l’éviction pure et simple de ceux qui tiennent mordicus à continuer à VENDRE LA NATION aux banquiers et à toute organisation supra-nationale.
    Une fois SOUVERAINS et le pouvoir de la monnaie revenu dans le giron qu’il n’aurait jamais dû quitter, la NATION sera à même de SE REDÉFINIR et de SE RÉALISER telle qu’elle est intrinsèquement car elle possédera l’outil par lequel elle pourra définir LIBREMENT ses politiques intérieures et extérieures.
    La propriété de la création de monnaie et la liberté d’en user permettra à la nation de se relever de cet épisode, et de tout autre, avec davantage de facilité, de flexibilité et d’adaptabilité que si l’État demeure inféodé aux banquiers et à ce mur de briques SANS MORTIER qu’est l’ U.E.
    Les BANQUIERS sont APATRIDES.
    LIBERTÉ ou ESCLAVAGE.
    À chacun de choisir !

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  • Philanthrope // 13.04.2020 à 17h59

    0,0012% de la population mondiale décédés du covid-19….et on en est la aujourd’hui ,panique général , économie qui s’effondre , chômage de masse , en si peu de temps …c’est extraordinaire , si ce chiffre décolle a 1% ( ce qui n’est pas près d’arriver) on fait quoi? On part sur Mars?

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