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8.avril.20208.4.2020 // Les Crises

Coronavirus: ce qui attend les Français avec la récession économique historique qui vient

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Source : Huffington Post, Jean-Luc Ginder

Cela pourrait signifier à moyen terme un taux de chômage à 30%. Nous venons de passer dans un nouveau monde et il est urgent que nos dirigeants disent la vérité.

La crise financière et économique était annoncée. La crise sanitaire causée par le coronavirus n’en est pas la cause mais l’accélérateur.

Depuis 2008, une course à l’endettement jusqu’à l’excès a été permise. Cette course folle a créé la bulle mondiale de dette publique de 254.000 milliards d’euros. Pour conséquence, une hausse des prix des actifs en lien avec la hausse du taux d’endettement privé et l’octroi de crédits à des personnes et agents de moins en moins solvables.

Cette bulle a éclaté le 12 mars. On a constaté la chute des bourses, pourtant le virus n’est pas passé du mode pathogène à destructeur de richesses. Il n’est que l’accélérateur de l’histoire économique mondiale. Cette crise était prévisible. Et nous sommes aujourd’hui au cœur d’une crise financière et économique mondiale. Crise que certains de mes confrères et analystes sous-estiment encore.

Cette situation aura pour conséquence une augmentation du chômage en France, en Europe et dans le monde, réduira la consommation, et bloquera l’investissement dans les activités productives.

Qui dit crise dit changement. Cette crise correspond à la fin de l’expansion économique. Nous sommes entrés dans une phase de récession fulgurante. D’un point de vue économique, l’offre et la demande de crédit se contractent à cause de la crise bancaire depuis le 12 mars 2020. On est depuis cette date en plein “credit crunch”.

Inexorablement, cette situation aura pour conséquence une augmentation du chômage en France, en Europe et dans le monde, réduira la consommation, et bloquera l’investissement dans les activités productives. Cette situation qui est historique sera la récession mondiale de tous les temps.

Nous venons de faire un saut dans un nouveau monde. Oui, nous venons de passer dans un nouveau monde et il est urgent que nos dirigeants disent la vérité aux Français.

Cette approche repose sur le fait que l’économie risque de ralentir et peut-être même de se figer jusqu’à la création d’un vaccin reconnu, jusqu’à un calme revenu pour la situation sanitaire, sans doute pour une période allant de 8 à 12 mois minimum. Nous ne reviendrons que plus tard à notre vie calme et normée. Quoi de plus pernicieux? Car, comme nous ne pouvons espérer que le marché financier s’auto-régulera, c’est bien au ralentissement de la demande par l’augmentation du chômage et la fragilité des banques que nous allons assister, en un mot à la décélération et la fragilisation des PMEs.

Nous ne reviendrons que plus tard à notre vie calme et normée.

Tout laisse à prévoir qu’en 11 mois, en France, 930.000 petites et moyennes entreprises seront en stagflation dans le domaine des services et de l’industrie, cela pouvant signifier à moyen terme un taux de chômage national à 30% avant une forte reprise de l’économie nationale post crise sanitaire.

Si nous devions suivre la logique de Keynes, à ce stade, une intervention de l’État pour préserver l’activité économique est attendue. Mais avec un endettement public français de 2358,9 milliards d’euros, soit 99,6% du PIB, même avec la meilleure volonté, la France ne peut voler au secours de son économie, des PMEs et des employés sur une période courte (moins de 1 à 3 mois). L’urgence économique et sociale ne pourra pas être soulagée longtemps.

Le virus n’est que le facteur déclencheur. Tout autre événement majeur aurait eu le même effet.

L’économie était déjà très fragilisée, les bourses étaient sur-cotées, le surendettement public a été ignoré. Tout était prévisible. Le virus corona en sera l’excuse. Pour moi, il est nécessaire de dire les choses telles qu’elles sont et non pas comme nous souhaiterions qu’elles soient. Le courage des institutions et du pouvoir politique est demandé par les concitoyens.

Nous venons de passer dans un nouveau monde économique qui ne pourra plus compter sur la croissance pour se stabiliser, mais qui reposera sur une profonde notion d’humanité et de valeurs morales

Nous venons de passer dans un nouveau monde économique qui ne pourra plus compter sur la croissance pour se stabiliser.

Comme déjà souligné dans une tribune que j’ai publiée en juin 2019, et intitulée “une crise financière trente fois plus puissante qu’en 2008 est imminente mais nous sommes dans le déni”, la fragilité des économies entières, des nations était connue et rien n’a été fait depuis 2008. Cette nouvelle crise économique sera 30 fois plus forte et se positionnera à 254.000 milliards d’euros.

Au travers des revendications des gilets jaunes s’exprimaient déjà l’émotion et le ressenti des Français, et cette mobilisation visait à dénoncer les effets néfastes pressentis de l’argent facile. Les plus fragiles de nos concitoyens savaient déjà dans leur quotidien que l’argent vaut de moins en moins. Maintenant la situation s’aggrave dramatiquement.

Nous allons tous en prendre conscience. Chacun paiera proportionnellement son écot à la société pour que la relance puisse être au rendez-vous.

Dans les jours à venir les bourses vont encore baisser. La France et l’Europe seront à l’arrêt pour de long mois dans l’attente d’un apaisement et la récession s’installera. La promiscuité et l’économie parallèle prendront un semblant de relais. Il est donc légitime et urgent que les marchés s’inquiètent vraiment, surtout si les banques centrales ne font rien, d’ailleurs, le peuvent-elles encore suffisamment?

Combien de temps pourrons-nous tenir en théorie?

Nous sommes arrivés à la limite élastique de la mondialisation. Si cette situation trouvait une solution dans les 15 jours à venir, il y aurait peu de conséquence économique, mais il y a fort à parier qu’elle va s’installer et qu’elle durera sous une forme ou une autre pendant 8 mois à 1 an.

Cette crise économique mondiale fera date car elle changera nos vies et nos modes de production et de consommation, et bouleversera nos institutions.

Nous n’observons à ce jour que les premiers effets micro-économiques secteur par secteur. Dans quelques semaines les effets macro-économiques apparaîtront. Les faiblesses systémiques sont visibles, les moyens financiers des nations sont ancrés aux dettes publiques. Quelle suite peut-on imaginer?

Comme vous, je suis très inquiet, mais je ne suis pas surpris.

Pourtant, en toute situation nouvelle s’inscrit un espoir et une nouvelle vision. Le futur monde prendra en compte le besoin d’une production locale, française et européenne. Cela générera dans un deuxième temps une explosion des offres d’emplois à tous les niveaux et une logique économique hors mondialisation. Une redéfinition de la valeur travail et surtout une prise de conscience de la valeur de la vie économique et de la vie tout court.

En toute situation nouvelle s’inscrit un espoir. Le futur monde prendra en compte le besoin d’une production locale, française et européenne. Cela générera dans un deuxième temps une explosion des offres d’emplois et un développement hors mondialisation.

Nicholas Taleb avait émis un jour le principe du “Cygne noir”, la puissance de l’imprévisible et de sa conséquence majeure. Le cygne noir s’appelle aujourd’hui virus corona.

Je mets à défaut cette théorie car la crise, conséquence elle, était annoncée, était prévisible.

Le virus n’est que l’accélérateur de l’histoire, de plus il sera peut-être l’élément qui aura permis de changer nos modèles économiques. Cela dépendra du choix de chacun de nous.

Source : Huffington Post, Jean-Luc Ginder

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Commentaire recommandé

Bisounours // 08.04.2020 à 14h27

Pas plus de cygne noir dans l’économie que dans la santé. Le Covid-19 n’est ni le premier ni le dernier virus, et pas même le premier virus couronné. Gouverner c’est prévoir, on ne l’a pas prévu (ce cygne blanc) donc on a pas gouverné.
La mauvaise gestion est tributaire de la mauvaise préparation (en raison des diverses pénuries), mais pas seulement. On aurait du se donner les moyens de produire massivement tests et masques (etc.) immédiatement après avoir constaté leur manque au lieu de s’enfermer dans le déni ou le mensonge. L’idéologie néolibérale semble s’accompagner d’une absence totale de cohérence, de responsabilité et de parole donnée, dans ces conditions l’avenir est hypothéqué.

Le bon sens voudra des relocalisations pour garantir une sécurité sanitaire et redémarrer les PME, la République en Marché (avec accent aigu) lancera un plan européen pour que des transnationales produisent masques, etc. Au lieu de donner plus de moyens aux hôpitaux on continuera les privatisations des services publics au prétexte de leur défaillance. Plutôt que d’abandonner le dogme néolibérale (en reprenant le droit régalien de création monétaire, en effaçant les dettes illégitimes, en mettant un terme à la spéculation, …), on continuera à nourrir la bête financière par des dettes comme jamais, et pour éviter toute contestation on restreindra les liberté en mettant en place une surveillance et une répression féroce sous prétexte de sécurité sanitaire.

85 réactions et commentaires

  • Brian64 // 08.04.2020 à 13h26

    Le business va continuer en Chine et en Asie de l’Est plus généralement mais les frontières de ces pays seront fermées.

      +0

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    • RD // 08.04.2020 à 22h19

      Le bilan bancaire de la Chine est en outre hypertrophié. croire qu’ils vont traverser tout cela sans brocher comme du temps de Mao est probablement un assez mauvais calcul.

        +2

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      • Gggg // 09.04.2020 à 06h28

        Et chez nous en occident c’est mieux ? Rien n’est caché chez nous, mais TOUT est faux.

          +15

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        • jules Vallés // 09.04.2020 à 11h33

          Dans la société du spectacle le vrai est un moment du faux. Guy Debord

            +7

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  • douarn // 08.04.2020 à 13h59

    « Cela pourrait signifier à moyen terme un taux de chômage à 30%. »
    Parle t-on QUE de la catégorie A ?
    Les demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle emploi selon 5 catégories : A, B, C, D et E. Si on ne parle dans l’article QUE de la catégorie A, alors faut-il considérer qu’en tenant compte de toutes les catégories il soit envisageable que ~50% des français soient inscrits à Pôle emploi ?
    Il va falloir transformer les salles des fêtes municipales en succursale de Pôle emploi…

    https://statistiques.pole-emploi.org/stmt/publication

      +9

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    • Marie Pan-Pan // 08.04.2020 à 17h56

      Et cette masse de nouveaux chômeurs sera prise en charge par le même nombre d’employés de PE? faute d’embaucher, le ministère en appellera aux bonnes volontés pour seconder son personnel?

        +0

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      • Catalina // 09.04.2020 à 10h18

        euh ? des murs pour fusiller ? tout va bien, l' »état » s’est procuré de quoi vous mutiler jusqu’à la fin de son mandat !!
        PS, cela fait un bail que le chomage en france à passé la barre des 20% mais faut surtout pas le dire !comme notre modèle us qui veut nous faire croire à 6% de chomage !!! mouarffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff !!!!

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  • Le Belge // 08.04.2020 à 14h02

    Que dire des déclarations d’Heinrich « Henry » Kissinger demandant à préserver la mondialisation ( https://francais.rt.com/international/73786-covid-19-kissinger-appelle-monde-preserver-principes-ordre-liberal-international ) ? Ce monsieur prouvant, par-là, son extrême nocivité.
    Combien de souffrances endurées dans tous les pays avant d’arriver à la conclusion du rédacteur de cet article ? Inutile de quantifier ce qui est sans limite.
    Il y a plus de quarante ans, de vieux idiots déclarèrent la guerre sans limite aux classes laborieuses et à la jeunesse. Cela se passe de commentaires.

      +40

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    • Phil // 09.04.2020 à 06h21

      Il faut comprendre ce bon Henry. Les premières armes de l’école de Chicago se sont faites avec la dictature de Pinochet. Si le père de l’ultra-libéralisme c’est Friedman, Henry c’est un peu le parrain.
      Economiquement au Chili ça été un fiasco au bout de quelques années mais c’était à la taille d’un pays. Avec la mondialisation c’est plus grand, il y a plus d’inertie, tout les pays sains ne tombaient pas en même temps dans les tentacules de l’ultra-libéralisme. Quand on atteint les limites ça se casse la gueule. Les Brics ont résisté, un peu le début de la fin. Fin de partie il n’y a plus rien à piller sans trop d’efforts.

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      • patrick // 09.04.2020 à 08h47

        Friedman a juste donné quelques conseils à Pinochet qui voulait sortir le Chili de la situation dans lequel l’avait mis Allende. Il ne faut pas exagéré l’importance de leur collaboration.
        L’ultra-libéralisme ça n’existe pas , c’est un truc de politicien pour cacher la faillite de la sociale-démocratie.
        Le truc de Friedman c’était le monétarisme … dommage , la monnaie n’a jamais créé la richesse.

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        • Pseudo // 09.04.2020 à 10h00

          Je crois que tu as bien appris tes leçons, et que tu les récites à merveille; de mon côté et selon mes sources, le pays était bien plus prospère sous Allende, et Pinochet avec ses potes «monétaristes », l’a ruiné en 2 temps 3 mouvements… (mais ce n’est effectivement pas ce qu’on apprend dans les écoles de commerce…).
          Tout ceci opéré contre la volonté du peuple, et avec la bénédiction des « économistes » états-uniens donc, prix Nobel de ceci et grand moufti de cela…
          il y a nombre de sources convergentes sur le sujet, avec toute les justifications et traçages possibles.
          Depuis lors, ces théories toxiques ont pris le dessus sur toute éventualité de réflexion basée sur le bien commun, en Amérique latine, puis en Angleterre, puis en Europe, puis…, toujours contre la volonté des peuples, there is no alternative… 🖕🖕🖕
          Pointer les personnes ne sert à rien si ce n’est promouvoir un manichéisme stérile, il faut une réflexion systémique bienveillante, apaisée, et non pervertie par les modèles malsains de la domination de celui qui a la plus grosse… C’est pas gagné…

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  • calal // 08.04.2020 à 14h22

    « Cette crise économique mondiale fera date car elle changera nos vies et nos modes de production et de consommation, et bouleversera nos institutions. »

    S’en est fini du pognon et du credit qui coule a flots dans les poches des consommateurs.Fini les « youtubeurs » qui se font des couilles en or en coachant,fini les magasins qui vendent des bougies parfumees a prix d’or,fini les restos a 5 euros le cafe dans le bourg, fini les artisans qui facturent des travaux a des boomers alzheimer dont la montant en euros correspond a une valeur nominal en francs.
    Les banques vont continuer a vouloir augmenter leurs prets pour pouvoir racheter votre collateral a bas cout en cas de non paiement. Le capital va continuer a augmenter le taux marginal de profit en reprenant tous les avantages sociaux comme il l’a fait depuis des annees. L’etat va continuer a faire circuler la monnaie en claquant les entrees d’argent (impots et taxes) en conneries inutiles et emprunter pour payer les depenses indispensables (augmentation du ca des banques).

    ET les chomeurs? d’abord on va bien les desesperer pour qu’apres ils se precipitent dans les bras du permier fuhrer venu et apres ca sera une guerre quelconque quelque part pour les tuer…

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    • Marie Pan-Pan // 08.04.2020 à 18h14

      Bah faudra leur faire lire la fin de l’article pour qu’ils gardent espoir: « explosion des offres d’emplois…valeur de la vie tout court ».C’est beau ce genre de « révélation », d’abord l’auteur ne craint pas de dire la vérité toute crue (enfin il fait le service minimum) sur la fin de notre monde, pour finir par nous promettre des lendemains qui chantent…mouais.

        +10

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    • red2 // 08.04.2020 à 20h21

      Pas de guerre possible du fait de la bombinette. Ils devront trouver une autre solutions. Ou plutot nous devrons faire sans eux et imposer des solutions humanistes non basées sur le fric et le profit.

        +3

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      • Blabla // 09.04.2020 à 16h43

        Les guerres n’ont pas cessé depuis le 9 août 1945. Les USA en sont même le champion.
        Même des guerres entre puissances nucléaires ont déjà eu lieu (au Cashemire).
        D’ailleurs, les « mini nukes », actionnables par un simple général sont sortis.

        Nous devrions être meilleurs, mais nous ne le sommes pas.

        Par contre, le covid-19 rappelle la moralité du lion et du moucheron : tous ces empires s’effondrent quand leur socle est bougé par un avorton contre lequel ils n’ont pas prévu de lutter.

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    • Bellot // 09.04.2020 à 11h37

      Pour plus de visibilité:

      Chiffres pour 2017 total Crédit des ménages en France: 7,2 milliards d’euros (dont 30,8 prêts immobiliers)
      Crédit des entreprises … : 1 043 milliards d’euros.

      Ce sont à quelques variantes près les mêmes chiffres aujourd’hui.
      Que va t’il se passer lorsque les entreprises (surtout les PME, artisans, services tertiaires…) vont mettre la clé sous la porte dans les prochaines semaines faute de refinancement? avec les banques qui ne parlent pas aux entrepreneurs en difficulté du PGE (Prêt garanti par l’État) car il ne leur rapporte rien et essaie de leur fourguer des prêts à des taux scandaleux et avec des garanties qui finiront pas ruiner ces mêmes entreprises. Et l’État laisse faire, c’est comme avec les dividendes. Dur avec les faibles, conciliant avec les forts. Juste dégueulasse!

        +5

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  • Bisounours // 08.04.2020 à 14h27

    Pas plus de cygne noir dans l’économie que dans la santé. Le Covid-19 n’est ni le premier ni le dernier virus, et pas même le premier virus couronné. Gouverner c’est prévoir, on ne l’a pas prévu (ce cygne blanc) donc on a pas gouverné.
    La mauvaise gestion est tributaire de la mauvaise préparation (en raison des diverses pénuries), mais pas seulement. On aurait du se donner les moyens de produire massivement tests et masques (etc.) immédiatement après avoir constaté leur manque au lieu de s’enfermer dans le déni ou le mensonge. L’idéologie néolibérale semble s’accompagner d’une absence totale de cohérence, de responsabilité et de parole donnée, dans ces conditions l’avenir est hypothéqué.

    Le bon sens voudra des relocalisations pour garantir une sécurité sanitaire et redémarrer les PME, la République en Marché (avec accent aigu) lancera un plan européen pour que des transnationales produisent masques, etc. Au lieu de donner plus de moyens aux hôpitaux on continuera les privatisations des services publics au prétexte de leur défaillance. Plutôt que d’abandonner le dogme néolibérale (en reprenant le droit régalien de création monétaire, en effaçant les dettes illégitimes, en mettant un terme à la spéculation, …), on continuera à nourrir la bête financière par des dettes comme jamais, et pour éviter toute contestation on restreindra les liberté en mettant en place une surveillance et une répression féroce sous prétexte de sécurité sanitaire.

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  • gotoul // 08.04.2020 à 14h32

    Attention : le système ultralibéral est loin d’avoir dit son dernier mot et il ne lâchera rien. Il a des dizaines de milliers de serviteurs zélés (et intéressés) dans toutes les sphères de pouvoir de cette planète.

      +37

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    • Patrick // 08.04.2020 à 15h56

      Ce système n’a plus rien de libéral depuis longtemps. Les états et les banques centrales ont pris le pouvoir depuis longtemps pour le plus grand bien de leurs copains.
      Il y a des milliers de gens ( et tous les gouvernements , occidentaux comme chinois ) qui ont le seul objectif de faire tenir ce système encore quelques mois , quelques années parce qu’ils ont compris que le jour ou ça va s’écrouler ( et ce jour semble se rapprocher à grands pas ) ça va très mal finir et qu’il n’y a aucun moyen de s’en sortir indemne.
      exemple : les grandes métropoles , aucune résilience , aucune possibilité de subvenir en interne aux besoins vitaux de la population , des besoins en milliers de tonnes d’approvisionnement tous les jours et des besoins en énergie monstrueux … quelle est la voie de repli en cas de crise économique totale ?

        +24

      Alerter
      • Marie Pan-Pan // 08.04.2020 à 18h25

        Patrick,
        Et ce n’est pas faute d’avoir les exemples de l’Histoire pour nous le rappeler.
        A marcher résolument vers l’avenir dans ces métropoles, on en oublie, que dis-je, on en vomit les leçons du passé.

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      • Alligator427 // 08.04.2020 à 22h18

        Patrick,

        Vous noterez que le commentateur à qui vous répondez parle d’ultra-libéralisme. Pas de libéralisme. J’imagine que vous connaissez la nuance ? L’hétéronomie de la loi.

        Ce n’est pas trop d’Etat qui est le problème, c’est la capacité des acteurs économiques
        • à dicter la loi, qui elle même devient un bien marchand (= dumping social et fiscal)
        • et à imposer leurs paradigmes (main invisible, destructions créatrices et autres fadaises du XIXe) à tous, non seulement les décideurs politiques mais également une partie des citoyens convaincus par le TINA (« there is no alternative » comme disait Tatcher)

        Et je trouve très audacieux de dénoncer l’excès d’Etat en ce moment, alors que des Agents de la fonction publique hospitalières se tuent à la tâche. M’enfin, si je ne me trompe, vous êtes aussi l’intervenant qui dans un autre billet parlait de « sélection naturelle » à propos des inconscients du département 93 qui ne restaient pas confinés…

        Il y a certainement une cohérence ?

          +9

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        • Patrick // 08.04.2020 à 23h06

          Les soignants se tuent à la tache, malgré tous les problèmes créés par les bureaucrates.
          Les cliniques privées se sont réorganisées pour prêter main forte au public, mais il a fallu longtemps avant que les administratifs se décident à leur envoyer des malades.
          Les labos privés ont annoncé qu’ils pouvaient faire des tests : d’abord refusé par les bureaucrates, idem pour les vétérinaires qui auraient pu aider.
          Et on ne parle même pas des ratages de l’état à tous les niveaux.
          On découvre tous les méfaits de la gestion par l’état

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        • Patrick // 08.04.2020 à 23h47

          « On découvre tous les méfaits de la gestion par l’état »

          L’Etat démantèle systématiquement les Services publics depuis 40 ans. Avec pour cadre de pensée :
          • le néolibéralisme,
          • le laisser-faire / laisser passer (suppression des frontières) devant assurer la prospérité globalisée
          • le mythe de la Main invisible et des homo-economicus (individus capables par nature de maximiser rationnellement leur intérêt privé, la somme des intérêts privés devant – magiquement – constituer l’intérêt global)
          • le ruissellement, etc.

          C’est d’une mauvaise foi incroyable ou d’un dogmatisme rappelant le pire de la mentalité soviétique de reprocher à l’Etat ses actions sachant qu’il s’est dépossédé de tous ses leviers d’action. Exemple type : vider les stocks de masque parce que cela coûte cher. C’est une logique à court terme qui est celle du secteur privé et qui est contraire à la mission de l’Etat qui est la sauvegarde / le développement du Bien commun, la « gestion du temps long ».

          Tout le monde a des biais cognitifs, ils servent à occulter nos incohérences. Vos propos confrontés à l’actualité catastrophique du moment me font penser que vous être plutôt confortables avec l’idée de cultiver vos incohérences, elles ne vous gênent pas trop. Pas de remise en cause surtout.

          Alors vive la concurrence libre et non faussée, vive la mondialisation et vive la liberté d’entreprendre pour une croissance infinie dans un monde fini 🙂

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          • patrick // 09.04.2020 à 08h51

            Quand l’état devient obèse , il démantèle tout par sa simple action  » tu leur donnes le Sahara , dans 5 ans ils importent du sable « .
            Je ne vois où est l’incohérence quand on on regarde la (non) gestion de la crise actuelle on ne peut que constater que l’état a fait tout et n’importe quoi , que la bureaucratie ( ministère, ARS … ) est nuisible et bloque la plupart des initiatives locales ou privées qui pourraient aider à la résolution de la crise.
            Et que tous les budgets et les coûts de l’état et de ses filiales ont explosé ces dernières années pour arriver à un résultat désastreux … juste des faits , prouvez moi l’incohérence.

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            • step // 09.04.2020 à 10h07

              L’incohérence Patrick c’est que l’état n’est pas obèse de sa gestion du secteur public (il est à l’abandon et les décisionnelles s’en foutent, voir s’appuient dessus pour justifier sa liquidation) mais des intérêts privés (balance moi cette rente elle m’intéresse).
              La CDC le dit, pour une fois dès son introduction dans un de ses derniers rapports. Ce qui troue le budget de l’état, ce n’est pas son niveau de dépense, mais le gruyère qu’est devenu son assiette fiscale, C’est à dire son incapacité à prélever l’impôt auprès des intérêts privés qu’il sert.
              Dans tous les cas, quand des dirigeants d’états sont de simples affairistes, la faillite n’est jamais loin. Et ceci quelque soit les grandes théories économiques.

              J’ai observé avec bonheur le sort que vous réserviez un peu plus loin aux retraites du public (hors forces de l’ordre, elle seront préservées pour taper sur la gueule des mécontents et maintenir les affairistes à leur poste). Ne vous inquiétez pas, il n’y aura pas que celles du publics qui seront sabordées. Celle du privé (vu votre amour du privé, la votre donc) aussi, et si vous vous imaginez garder votre pognon dans la maelstrom boursier qui se prépare…

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              Alerter
            • Pseudo // 09.04.2020 à 10h10

              Tous les furoncles cités dans votre commentaire (ARS…), sont le fruit du travail d’une bande de 1ers de la classe (Sarkozy pour les ARS), qui ont transformé un système vertueux en la gabegie qui nous sert de système aujourd’hui.
              La méthode :
              Détruire un outil public, une fois l’outil détruit, dénoncer son état défectueux, puis proposer de le remplacer par une machine privée sous quelque prétexte fumeux et non vérifié. Si les gens font mine de réagir, envoyez les CRS.
              On commence à la connaître votre recette…, et ses résultats…

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            • Véro // 09.04.2020 à 15h56

              Mais ce n’est pas la bureaucratie qui est nuisible, c’est sa manière d’agir ou de ne pas agir.
              Une fonction publique conséquente est indispensable dans un pays développé et qui veut le rester.
              Donc rien n’empêche que dans un système qui vise à favoriser la main invisible et à limiter les interventions de l’Etat (système mortifère comme on peut le voir aujourd’hui), il y ait quand même un appareil bureaucratique très important, justement pour veiller à ce que le système de non interventionnisme étatique soit bien appliqué (et c’est d’autant plus vrai que le système vise à détruire le service public, car il faut aussi des bureaucrates pour le détruire).

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            • ouvrierpcf // 10.04.2020 à 13h21

              de la crise actuelle on ne peut que constater que l’état a fait tout et n’importe quoi , que la bureaucratie ( ministère, ARS … )

              une crise mais quelle crise? Tout est pourtant écrit dans les GOPE grandes orientations de Politiques économiques de notre chère UE Du traité de Maastrich et ses critères de déficits dit des 3% les fameux 3% qui suppriment les lits d hôpital les lignes ferroviaires qui privatisent les autoroutes les postes les Telecom les fameux 3% t ETAT NATION PAYS L’ARS qui l’a créé l’état français? ou les recommandations des GOPE pour la France ? la réduction des lits d’hôpital français c’est l’ état français ou les recommandations des GOPE ? ou est inscrit sur le marbre la concurrence libre et non faussée dans le Traité de LISBONNE ou dans la Constitution Française? les filiales de l’état comme celles de la SNCF devenue SA et et ses 4 grosses filiales ce sont la Directive européenne 91440 ou le plan le dernier plan POMPIDOU ?
              patrick [modéré] ne lit pas les textes les traités les directives européennes et le résultat du référendum de 2005 ou nous avions voté NON pour se faire entubé par un OUI de notre président SARKOZY (tiens lui est éteint on lui a coupé le son et limage ) aidé par Jack LANG et consor qui votèrent OUI au Parlement à VERSAILLES

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      • Karine // 09.04.2020 à 10h23

        Je pense la même chose sur l’ultralibéralisme, mais avec un autre mot : oligarchie.
        ce qu’on nous présente comme une théorie économique, n’est-ce pas le pouvoir de quelques-uns, grâce à l’argent?
        En disant oligarchie, cela rappelle que ce n’est pas une fatalité, mais un choix politique…

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  • Berrio // 08.04.2020 à 15h17

    « On » va certainement nous seriner qu’il faut (encore) sauver les banques et que le fardeau de la dette qui s’est creusé à force de service public, d’avantages sociaux doit être résorbé.
    « On « nous expliquera que les mesures prises par la BCE et le FMI ont fait leurs preuves en Grèce, en Afrique, en Amérique du Sud, aux USA même.
    « On »oubliera de nous rappeler que les milliards donnés aux banques pour racheter leurs douteuses créances spéculatives constituent l’essentiel du poids de la dette de l’Etat français.
    À « nous »de ne pas oublier.

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    • Patrick // 08.04.2020 à 16h00

      Exact , le « dette grise » , le hors bilan constitue un problème énorme à venir.
      Toutes ces sommes que l’état s’était engagé à payer , comme les retraites des fonctionnaires , il va bien falloir dire que  » désolé, on peut pas  » ..
      Le déficit commercial signifie aussi que nous consommons plus que nous produisons , ce n’est pas tenable à long terme. Tant qu’il s’agit de chinoiseries en plastique on pourra faire sans ,mais sans gaz et sans pétrole ça va tout de suite devenir plus compliqué.

        +6

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      • Berrio // 08.04.2020 à 16h27
      • douarn // 08.04.2020 à 17h39

        Patrick, pardonnez moi je voudrais développer votre propos en mettant en avant l’importance des importations d’hydrocarbures.

        Olivier Rech, ancien responsable du pétrole à l’Agence internationale de l’énergie, est l’un des rares à faire le rapprochement entre croissance, dette et consommation d’hydrocarbures. Il observe que les masses monétaires représentées par la croissance, la dette souveraine et la facture énergétique sont égales et évoluent de concert quelques soient les pays considérés (Fr, De, Esp, …). Ses travaux mènent à conclure que nous fabriquons de la croissance à crédit, crédit qui coûte ce que nous coûte l’énergie importée.

        Bref il semblerait qu’il y ait un éléphant dans le salon pendant que tout le monde s’échine à compter le plus précisément possible le nombre des souris.

        https://www.lemonde.fr/blog/petrole/2013/04/11/croissance-dette-facture-energetique/

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        • Patrick // 08.04.2020 à 20h31

          Article intéressant.
          Les graphiques commencent au début des années 90, mais on peut aussi constater que les déficits systématiques de l’état français commencent avec le 1er choc pétrolier, il fallait coûte que coûte continuer à croître et fournir ce qui avait été promis.

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        • Genuflex // 08.04.2020 à 23h06

          Ce genre de choses a été dit des dizaines de fois, à commencer par l’équation de Kaya. Enfin croissance, il faudrait plutôt dire que : PIB = alpha x consommation d’énergie = +/- alpha x consommation de pétrole. Quand a dire qu’il faut s’endetter pour importer de l’énergie, c’est extrêmement secondaire. On a créé une économie qui n’intègre pas l’énergie dans l’équation de la création de valeur. Quand il te faut de l’ordre de 100 heures de travail physique pour obtenir l’équivalent du contenu énergétique de 1 seul litre d’essence… L’idée de rembourser la dette globale dix ans après le passage du pic pétrolier est une vaste fumisterie.
          Le mot d’ordre rasinnable aujourd’hui est cet excellent titre de livre :
          « Collapse Now, and Avoid The Rush », JM Greer.

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        • calal // 09.04.2020 à 08h56

          autre hypothese: le prix du petrole monte en parallele avec la masse monetaire qui sert aux financiers a speculer a la hausse sur le prix du baril.
          Le petrole etant indispensable,les banquiers se placent en intermediaire entre le producteur et le consommateur et rackettent le marche.
          Moins de petrole? peut etre juste les producteurs,certains de force d’autres volontairement, qui coupent la production pour maintenir les prix…

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    • Karine // 09.04.2020 à 10h44

      A l’époque de la crise de 2008, j’ai découvert une expression : « mutualiser la dette, privatiser les bénéfices ». Apparemment, cela s’applique autant au sauvetage des banques par les états qu’aux dernières opérations de nationalisation/privatisation.
      Il me semble qu’à la sortie de la guerre, des entreprises avaient été nationalisées par punition, ou pour l’intérêt général de l’état?
      Allez, rêvons un peu : si seulement on pouvait nationaliser la production de médicaments et de tous les établissements de santé… apparemment, c’est rentable, et c’est stratégique pour la collectivité!

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  • jp // 08.04.2020 à 17h02

    pas que des vieux, les enfants sont touchés aussi : asthme, bronchite, etc.
    Les oiseaux sont heureux en ville : presque pas de voiture, plus de bruit, parcs fermés donc ils ne sont pas dérangés pour nicher.
    C’est le bon côté des choses.

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    • Bourdeaux // 08.04.2020 à 17h23

      Certes, mais les dettes publiques ne seront pas remboursées par les pigeons parisiens. Quoique…

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  • xavier37 // 08.04.2020 à 17h06

    « Que les dirigeants disent la vérité? ». Quelle vérité? Ayant navigué au jour le jour depuis 1 mois, je serais surpris qu’ils puissent énoncer une quelconque vérité, sauf pour dire que « ca craint un max. »
    Ce qu’il faut chercher (créer) ce sont les pôles de stabilité politique et de compétence. Et je pense, à la Chine (parce qu’elle a beaucoup à perdre et que gros risques sociaux sont possibles…), à la Russie, à l’Allemagne et quelques autres en Asie.
    Les puissances « anglo-saxones » (US, UK) semblent en pleine déliquescence (dénis, instabilité politique, incompétence…).
    Si l’UE ne prend pas un leadership des solutions à mettre en oeuvre (règlementaires, financière (maitrise des flux de capitaux…), protectionnisme négocié… très rapidement pour créer un modèle, avec d’autres (Asie?), le risque de chaos est élevé.
    Pour le moment, il n’y a pas de signaux publics dans ce sens, mais c’est ce que j’aimerais entendre dans les prochains jours de la part de nos dirigeants.

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    • Véro // 10.04.2020 à 19h33

      Pour faire ça il faudra complètement changer d’UE, virer celle qu’on connait et la remplacer par une autre, mais je ne pense pas que ce soit nécessaire de la remplacer.

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  • DVA // 08.04.2020 à 17h22

    Oui, les bourses vont encore baisser, mme si elles jouent au yoyo là, pareil pour le pétrole non?Le monde est à l’arrêt et l’Arabie, la Russie et les USA continuent de produire …pour stocker où?!!!l Les 1er concernés pour une diminution drastique de la production sont les USA pour moi car ils pompent à perte…Non?

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    • Catalina // 09.04.2020 à 09h28

      la Russie a besoin de 22 $ le baril,
      ben non, le baril est déjà descendu en dessous de 22 dollars et la Russie est toujours là. L’Arabie saoudite a besoin elle d’un baril à plus de 8 dollars, en fait, la seule richesse de ce pays est le pétrole, on ne peut donc pas comparer avec la Russie qui a elle bien d’autres richesses. La Russie a déjà prévu une baisse des prix et peut tenir au moins 5 ans, là où l’Arabie saoudite ne tiendra que quelques mois, et puis, il y a l’or russe….
      Les Russes n’agissent pas de manière irréfléchie, ils comptent sur le temps long, temps que n’a pas l’Arabie saoudite.

        +3

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      • patrick // 09.04.2020 à 10h02

        Le coût d’extraction est faible en Arabie Saoudite , mais le pays ( en fait une grosse PME familiale ) a besoin d’énormément d’argent pour faire vivre sa population qui n’en fout pas une amis vit royalement.
        Donc avec un baril trop bas le niveau de vie ne peut pas être maintenu et le concessionnaire Bentley risque de faire faillite.
        Les quelques millions d’immigrés qui font le boulot pour un salaire de misère ne pourront plus être payés et les princes saoudiens vont être obligés d’aller bosser.

        Les Russes ont des réserves , c’est pour cela qu’ils sont plus sereins.

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  • Koui // 08.04.2020 à 17h57

    L’auteur a raison de souligner que le covid19 n’est que le déclencheur de la crise financière. La bulle de crédit a commencé à gonfler démesurément depuis 2003 et n’a jamais cessé de le faire malgré l’accident vite oublié de 2007-2008. Pendant tout ce temps, la base industrielle de la France s’est évaporée vers l’Asie. A l’heure de l’effondrement économique, l’Asie garde une base industrielle certes en surcapacité, et nous des infrastructures touristiques désertées. Incapables de fabriquer de simples masques, nous pourrons toujours nous protéger avec des carrés Hermès.

      +16

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  • FlyingZone // 08.04.2020 à 18h04

    Je pense que c’est une erreur de croire que cette crise va va changer no mœurs, pire, elle ne changera en rien le paradigme, celui de la dominance mondiale par la finance.

    C’est tout l’inverse, chaque crise assoit un peu plus la domination de la finance, et chaque fois en rétrécit le cercle de pouvoir, c’est normal, une juste conséquence du capitalisme libéral.

    CQFD : Libre concurrence ==>> Monopoles ===>> Dictats financiers

    Nous allons assister à une nouvelle accélération de l’agenda mondialiste rien de plus, avec toujours plus de nouvelles technologies et de contrôle des masses et d’isolement/confinement. Plus de pauvreté et donc de violences, donc plus de guerres et de coup d’états (jamais au service des peuple).

    Non … voyez … rien ne va changer, car c’est le marché qui décide. Et demain tant qu’il sera plus rentable de produire en Chine et bien la Chine continuera d’être l’usine du monde. De plus rien ne changera à cause de l’Europe qui veille au grain.

    Et non les gestes barrières ne feront jamais partie de nos mœurs comme au Japon ou en Chine.
    Nous sommes une civilisation qui n’a pas se genre de savoir vivre ensemble.

    Demain tout sera pire encore …. ce n’est que le début, il n’a aucun sursaut d’intelligence qui sauvera les gens.

      +15

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    • Véro // 10.04.2020 à 19h19

      « rien ne changera à cause de l’Europe ».
      Plutôt à cause de la volonté de la classe dirigeante qui a entre ses mains un instrument très efficace et qui s’appelle l’UE.

      Rien ne changera parce qu’aucun groupe de poids (partis, syndicats, opinion, médias, gilets jaunes etc.) ne dénonce l’UE.
      Alors c’est très simple. La critique que l’on entend ça et là le plus souvent porte sur le néo-libéralisme, ou bien sur le capitalisme, ou bien sur le réchauffement climatique, ou bien sur l’augmentation de la précarité etc. etc., et à cette critique la classe dirigeante répond qu’elle va faire ceci ou cela pour améliorer les choses, mais comme l’UE existe toujours, et que personne n’ose la remettre en question, parce que c’est la paix, parce qu’on est plus fort etc., ce que fait la classe dirigeante est juste suffisant pour donner le change ou mettre en place des actions qui en apparence répondent aux revendications mais qui permettent sur le fond de créer par exemple de nouveaux marchés, ou de faire de l’argent d’une autre manière (plan climat etc.). En réalité les principes de l’UE continuent de s’appliquer et ni vu ni connu, rien ne change (enfin si, mais toujours dans le sens du marché et du délitement de la société bien sûr).

      On peut faire changer les choses mais il faut s’attaquer aux causes directes et premières du problème.

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  • Casimir Ioulianov // 08.04.2020 à 18h35

    Hum … pour revenir sur le rôle des banques centrales … d’aucuns sont à croire que Trump a nationalisé la FED.
    https://consortiumnews.com/2020/04/07/covid-19-was-the-fed-just-nationalized/
    En fait , le DNC a poussé hier soir tard un billet à la chambre pour filer les clefs du trésor US à la FED et c’est donc l’inverse qui a plus de chances d’arriver : la privatisation du gouvernement des états unis d’Amérique par ses banques.
    Si ça , ça passe , je change de planète.

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    • Catalina // 09.04.2020 à 09h30

      partez vite car c’est déjà fait !!! (la privatisation du gouvernement des états unis d’Amérique par ses banques.
      Si ça , ça passe , je change de planète.)

        +1

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  • Ergon // 08.04.2020 à 18h56

    « Nous sommes arrivés à la limite élastique de la mondialisation »
    « Cette crise économique mondiale fera date car elle changera nos vies et nos modes de production et de consommation, et bouleversera nos institutions. »

    Je pense que la plupart des conclusions de cet articles sont fausses. Rien ne changera et le système ne s’effondrera pas. Pourquoi ? Jean Tirole la redit dans son article des échos « Quatre scénarios pour payer la facture de la crise », je le cite : «Comme je l’explique dans Economie du bien commun, il n’y a pas de chiffre magique pour le maximum de dette qu’un pays peut soutenir. » Entendez, il n’y a pas de limite à l’endettement des États. La France est endetté à 99,6 % du PIB, elle s’endettera à 120 % voire 150 % du PIB s’il le faut. Quel est le problème avec des taux à 0 % et l’accord de toutes les instances européennes et internationales ?

    Alors, il y aura bien sur une récession, une augmentation du chaumage (ce qui est bien sur terrible pour les gens que cela concernera) mais rien qui ne fera changer le système. On assistera tout au plus à l’accélération de relocalisation (démondialisation) qui ont déjà commencées (voir cette analyse de Patrick Artus https://www.youtube.com/watch?v=ejXbt9S1xkg )

      +4

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  • Ergon // 08.04.2020 à 18h56

    Pourtant le système s’effondrera un jour. Mais par manque de ressources ce qui conduira à la famine et a une réduction drastique de sa population. Mais ça fait 50 ans qu’on le sait (Rapport Meadows).
    Regarder cette vidéo de Jean Marc Jancovici qui explique bien que la croissance c’est avant tout de l’énergie (ce que ne comprenne pas bien je pense la majorité des économistes avec leur indicateur trompeur de PIB) et que c’est seulement bien après l’épuisement des ressources que l’effondrement interviendra : https://www.youtube.com/watch?v=oy-94IgDz3w

      +4

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  • Ubu // 08.04.2020 à 19h06

    « Chacun paiera proportionnellement son écot à la société pour que la relance puisse être au rendez-vous »,
    Chacun ? Vraiment ? Toutes les entreprises qui font de l’évasion,heu pardon, de « l’optimisation » fiscale ? Les entreprises du CAC40 et les dividendes ? Trop bien ! J’attends de voir ça.

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  • robess73 // 08.04.2020 à 19h47

    aucune confiance a l auteur de cet article .dette publique .dette publique etc etc .ce monsieur ne parle jamais de dettes privees beaucoup plus importantes.

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  • fabrice // 08.04.2020 à 21h45

    Il n’y a qu’un seul parti à prendre le défaut de paiement d’une partie de la dette nationale, au moins la moitié. Les requins se sont bien gavés, il est temps de couper le cordon. La BCE ne suffira pas, et si la France plonge, je ne donne pas cher de cette Europe qui a pratiqué l’austérité pendant 15 ans. Si nous restons confinés trois mois, l’économie française ne s’en relèvera pas avant 10 ans. La BCE n’a plus aucun levier depuis la dernière crise. Le FMI pourrait éventuellement agir, mais si c’est pour ajouter de la dette à la dette…

      +0

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    • Catalina // 09.04.2020 à 09h36

      « Le FMI pourrait éventuellement agir, mais si c’est pour ajouter de la dette à la dette… » et c’est exactement ce qu’il va faire comme en Grèce, AGIR CONTRE LES PEUPLES !!! qui bono ?
      les malades qui ont spéculé et ont perdu vont refiler la lèpre aux peuples, comme d’habitude, pour que tout change il faut que rien ne change
      Pour nous, c’est la vie à la grecque qui se profile, rien d’autre et macron vendra tout comme il sait si bien le faire…il vendra les Français en leur volant le patrimoine français, les savoir-faire, etc, pour faire plaisir à sa Kaste de racketteurs !
      Bienvenue dans l’enfer français qui a jeté le masque depuis trois mois.

        +3

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    • patrick // 09.04.2020 à 10h07

      l’ensemble des dettes est tellement élevé qu’il est évident que ces dettes ne seront jamais remboursées, et qu’il y aura un grand « reset » comme avait déjà annoncé C.Lagarde.
      La dette française est maintenant détenue en partie par la banque de France ( QE de la BCE = rachats d’actifs par les banques nationales ) et constitue aussi l’épargne des français ( assurance vie , plan épargne … ), donc tout le monde va être rincé au bout du compte.
      Il y a de fortes chances que l’UE ne résiste pas à la crise, ce sera au moins un point positif.

        +0

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      • bob // 09.04.2020 à 14h04

        Avant le grand reset, un petit coup de pélèvement sur les assurances vies, puis les comptes bancaires…pas de rouspétence, tout le monde sera concerné…ou presque…car on ne touchera pas aux actions…

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  • Julien // 08.04.2020 à 22h00

    Je penses que cette épidémie permet au gouvernement de cacher une crise qui allait survenir inévitablement en faisant porter le chapeau à l’épidémie. C’est pas nous c’est le virus. Tenez voilà 300 milliards prélevés sur vos impôts futurs la planche à billet pour sauver les banques. Voilà la vérité. Le fait de confiner toute une nation et de mettre l’économie à l’arrêt est un second mensonge sous couvert de « c’est pour votre sécurité » depuis le début ils mentent, manipulent les chiffres, hystérisent les statistiques, distribuent de l’anxiété à profusion, donnent de fausses infos, se contredisent, noient la population sous un flot d’infos hallucinant et jamais vu dans ce pays sur le même sujet. ce qui se passe est un mélange d’ingénierie sociale et de guerre économique dirigée contre le peuple et uniquement le peuple. Ceux qui assènent en permanence « rester chez vous » dans les médias sont des propagandistes sans même sans rendre compte. Et le bas peuple suit, en chœur sur les réseaux sociaux comme je peux le lire quotidiennement. les gens deviennent cons et dingues.

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    • rafades // 09.04.2020 à 08h35

      La réponse aux Gilets Jaunes
      On est là -> non restez chez vous, on vous surveille et on vous punit si vous ne le faites pas

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  • Vince // 08.04.2020 à 22h05

    Pour taleb cette crises n’est pas un signe noir, elle était prévisible, il a d’ailleurs fait des recommandations (fermeture de frontières, isolement..) dès fin janvier, qui malheureusement n’ont pas été suivie par nos dirigeants

      +3

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  • Alligator427 // 08.04.2020 à 22h05

    Encore un économiste qui vient nous bassiner avec ses chiffres et la crise. Toujours pas compris que le concept clé c’est l’effondrement (pas de retour en arrière possible). C’est physique : le CO2 que l’on balance dans l’air actuellement nous fabrique le climat de 2040. Dit autrement, on peut déjà dire adieu au climat d’aujourd’hui, on ne le reverra plus jamais.

    Profitons du ciel bleu sans les balafres des longs courriers. Du jamais vu depuis des décennies du fait de ce petit virus qui nous a tous cloués au sol.

    Petit virus parce le prochain sera sans doute bien plus ravageur. Et prochain virus il y aura, tout le monde le sait : c’est une réaction en chaîne qui part de la déforestation, qui prive la faune sauvage de son espace vital et fait se rencontrer des espèces habituellement étrangères. Elles échangent des milliers de virus qui finissent par atteindre l’homme.

    Si rien ne change donc, le prochain virus sera pire. Et pour savoir l’avenir, il suffit de regarder le ciel : si les longs courriers reviennent balafrer l’azur, c’est de mauvaise augure 🙁

      +12

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    • ouvrierpcf // 10.04.2020 à 14h44

      c’est sur les crocs magnon ne connaissaient ni le liquide vaisselle ni les châteaux d’eau ,ni le vélo pas plus que la roue et tout le monde baisais folâtrait tripotait sa voisine mais les gosses étaient bien gardés et personne le les tripotait n’est ce pas Monsieur COHN BENDIT ? il ne connurent ni pollution ni virus ni stress ni burn out ni chômage ni crise et si tout cela commença par les colonisateurs hollandais les boers et consort au début du virus dénommé CAPITALISME

        +0

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  • Catalina // 09.04.2020 à 01h30

    Symphonie confinée
    Parce que la vie ne s’arrête pas au covid et que ça nous rend plus forts.
    Bravo aux artistes !

    https://www.youtube.com/watch?v=rEjvRktXeis&feature=emb_logo

      +4

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    • Vincent P. // 09.04.2020 à 04h00

      Merci pour ça Catalina : ce chœur fut bien utile à mon cœur.

        +2

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    • Vercoquin // 09.04.2020 à 06h29

      Bravo,
      J’aime bien la brosse à dents.

      J’étoffe:
      Dans un soucis de qualité, merci d’étoffer un peu votre idée, votre commentaire semble bien court.
      C’est mieux ?

        +2

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  • calahan // 09.04.2020 à 04h31

    Dans ma ville, pas le bruit sourd du ronronnement de l’activité automobile et industrielle même la nuit, pas d’odeurs de carburants, les oiseaux qu’on entend bien mieux qu’avant, la lumière du ciel sans brume artificielle, le calme.

    J’avais oublié ce que c’était .

      +3

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  • Nadjil Kallisto // 09.04.2020 à 06h03

    « Mais avec un endettement public français de 2358,9 milliards d’euros, soit 99,6% du PIB, même avec la meilleure volonté, la France ne peut voler au secours de son économie, des PMEs et des employés sur une période courte (moins de 1 à 3 mois). »
    MENTEUR!!!
    La dette française est échelonnée sur 7 ans et 31 jours. Lorsque ce guignol nous sort ce chiffre effrayant (et extravagant) de 99% du PIB, c un peu comme si un particulier prend un crédit voiture sur 5 ans mais que la banque rapporte son prêt à UNE seule année de revenus, alors que le crédit s’étend en fait sur 5 ans de revenus…
    Lorsqu’on ramène la date française à son échéance RÉELLE, le pourcentage tombe à 12% du PIB…
    Mais c’est l’argument préféré des libéraux de jouer de la propagande pour justifier la destruction des services publics et de l’État.
    On voit le résultat lors d’une crise grave.
    MENTEUR!!!!

      +13

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  • rafades // 09.04.2020 à 06h34

    Alors d’un côté nous avons un virus, méchant certes, mais un virus comme les hommes ont déjà connu
    Un virus qui fait, dans ma région 0,05% de victimes recencées officiellement. Victimes s’entendant avec les gueries, les malades et les mortes. Rencensées qui ont été rencensées officiellement. Mettons qu’officieusement, il y en ait le double qui ont eu le virus, presque sans s’en apercevoir.

    Donc d’un côté 0,05%

    De l’autre une énorme récession qui va peut-être faire exploser le taux de chômage comme jamais vu.
    Et qui va faire d’autres victimes. Peut-être 5% de victimes de la pauvreté, de la malnutrition, du suicide post dettes, de pas de sous, puisque Macron l’a affirmé haut et fort : pas touche à l’ISF, pas touche à la Flat Tax, pas touche au CICE pérennisé, pas touche aux ex-privatisation.

    Donc voyez d’un côté 0,05%
    De l’autre 5%

    Dans le genre des mauvais choix stratégiques, la Macronie se pose belle et bien là.
    Regardez l’Allemagne. Au moment où Macron se concentrait exclusivement sur la réforme des retraites et le 49.3, l’Allemagne, elle se préparait à l’épidémie.

    Finalement, si le choix c’est Macron ou Le Pen, je propose que l’on se vende directement aux Allemands et qu’ils nous annexent enfin. On y perdrait peut-être pas au change, en l’état actuel.

      +7

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  • astap66 // 09.04.2020 à 07h59

    Il n’appartient qu’à nous que cela ne se passe pas
    Que penser de la solution de ne pas garantir les banques ?

      +1

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    • rafades // 09.04.2020 à 08h20

      L’Islandais de base, pas riche du tout, l’a payé très très très très cher …

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      • step // 09.04.2020 à 10h11

        Le grec de base, lui c’est saigné pour le contraire. Dans tous les cas, cela va piquer.

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  • Santerre // 09.04.2020 à 08h04

    Et pendant ce temps là les bourses gavés de fric par la Fed et la BCE restent guillerettes.

      +3

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  • Gabriel RABHI // 09.04.2020 à 09h05

    Je partage largement cette analyse. Maintenant… Il faudrait poser la question du système monétaire, et en quoi le système de monnaie-dette est un ENORME problème pour déployer une stratégie de décroissance soutenable, seul horizon certains – la décroissance n’est pas évitable, elle est notre avenir. La monnaie permanente, qui n’est pas détruite par le remboursement des crédits, est la seule solution. Dit autrement, on pourrait généraliser l’Hélicoptère Money dans une stratégie de maîtrise des prix (pour éviter tout début d’hyper-inflation) et de politique sociale. Mais là, vous l’aurez compris, je parle d’un changement de paradigme tellement grand qu’il n’adviendra jamais.

    NOTE : la monnaie est créé par le crédit, et elle est DETRUITE lors du remboursement des crédits. C’est pour cela que la baisse du crédit (crédit crunch) débouche fatalement sur une baisse de la masse monétaire, donc la réduction des échanges économiques, donc du chomage et des faillites d’entreprises. Mon documentaire explique tout cela dans le détail : « Dette, crise, chomage : qui créé l’argent ? »

      +3

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    • joe billy // 09.04.2020 à 15h02

      Vous avez bien bien raison G. Rabhi. Je ne sais pas pourquoi mais le sujet de la monnaie-dette n’intéresse personne autour de moi. Serait-ce parce que les gens croient intuitivement comprendre le système alors que dans les faits non, ils ne le comprennent pas ?
      (ou moi qui suis une tanche dans mes explications, j’opte pour cette solution)

      Un argument qui parfois les déstabilise : Si la dette est la conséquence d’Etats mal gérés, comment se fait-il que, sauf exceptions, tous les pays (et notamment ceux l’OCDE) aient une dette abyssale (même les Allemands) ? Tous les pays sont donc des cigales ? ou ne serait-ce pas plutôt le système qui tend nécessairement vers une dette généralisée et obligatoire ?

      Ce changement de paradigme va peut-être bientôt arriver car on a, depuis très récemment, des forceps à la comprenette :p
      Bien à vous 🙂

        +0

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  • BA // 09.04.2020 à 11h43

    La leçon que nous donne l’épidémie de coronavirus :

    Pour se financer, un Etat NE doit PAS emprunter sur les marchés internationaux. Pour se financer, un Etat doit emprunter à la banque centrale nationale.

    Exemple : au Royaume-Uni, la Bank of England va financer directement l’Etat.

    11h29 : La Banque d’Angleterre financera directement certaines dépenses de Londres.

    La BoE va financer directement certaines dépenses du gouvernement britannique afin de limiter sa dépendance aux marchés et de s’assurer qu’il a assez de liquidités pour relancer l’économie face au choc du coronavirus, a-t-elle annoncé. Cette mesure avait déjà été utilisée pendant la crise de 2008.

    https://www.lesechos.fr/direct

      +0

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    • EugenieGrandet // 09.04.2020 à 14h03

      Oui la France emprunte à la Banque Centrale Européenne
      Et les marchés internationaux mettent des bonnes ou mauvaises notes et les emprunts coutent plus ou moins chers.

        +0

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    • jean-pierre Georges-pichot // 10.04.2020 à 10h22

      Il reste deux états en Europe : la Grande-Bretagne, qui a rompu avec Bruxelles, et la République Fédérale Allemande, dont la Cour suprême a édicté que la loi allemande était supérieure à la loi européenne. Ailleurs : des colonies. Moins que des colonies,en fait, puisqu’on ne sait pas qui nomme les pouvoirs locaux. Des ‘espaces’ tout au plus, aussi peu organisés que possible. C’est comme cela que l’on dit à Bruxelles et à Washington, et cela va bien aussi pour Pékin et Moscou.

        +1

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  • Bientôt 78 ans // 09.04.2020 à 13h33

    «….ce qui attend les Français avec la récession économique historique qui vient »?

    Le pillage des nouveaux Barbares!!!

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  • EugenieGrandet // 09.04.2020 à 14h01

    L’auteur connait mal N Taleb. Il n’a jamais dit que le cygne noir était imprévisible, il a dit que c’était un événement d’une probabilité extrêmement faible mais aux conséquences désastreuses (voir ce qu’il appelle son extremistan.)
    Tel quel, l’être humain n’arrive pas à intégrer ce type d’événement (le métaboliser comme diraient certains.)

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  • Véro // 09.04.2020 à 19h15

    Je partage l’analyse que fait l’article sur cette crise.
    En revanche je trouve la conclusion un peu naïve.
    Je ne vois pas pourquoi on retrouverait des emplois, pourquoi on changerait de système de production. On peut très bien conserver le même. Et d’ailleurs cette crise est ou sera le prétexte pour accélérer les réformes structurelles. Bien sûr quelques concessions seront faites mais ça ne changera pas grand-chose.
    Si on veut changer le système il faut le décider consciemment. Et si c’est pour choisir un système plus protectionniste, avec intervention directe de l’Etat dans l’économie (par exemple pour nationaliser certaines entreprises, ou pour fixer les prix…), il faut déjà faire le constat que notre appartenance à l’UE, qui est un instrument de politique économique, ne convient pas du tout. La conclusion évidente est que pour changer de système il faut déjà revendiquer ouvertement la sortie de l’UE et de l’euro. Il n’y a que de cette façon que l’Etat peut retrouver sa capacité d’action (et un moyen différent de se financer).
    Je pense que tant que les citoyens, nombreux, ne seront pas en mesure de comprendre l’obstacle que représente l’UE, et ne seront donc pas prêts à envisager clairement cette sortie, rien ne changera. On aura droit à des discours, mais tout continuera comme avant parce que nos dirigeants ne veulent rien d’autre.

      +2

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  • Load // 10.04.2020 à 07h42

    « Nous venons de passer dans un nouveau monde économique qui ne pourra plus compter sur la croissance pour se stabiliser, mais qui reposera sur une profonde notion d’humanité et de valeurs morales »

    Aïe, aïe, aïe !
    Des philosophes psychanalyste comme Cynthia Fleury ou Pierre Henri Castel nous ont expliqué qu’Auschwitz et Hiroshima ont signé l’effondrement de l’idéologie des Lumières et qu’aujourd’hui ça n’est plus des valeurs éthique de progrès morale et sociale qui mènent le bal, mais bien la jouissance de l’argent et du pouvoir. L’état de délabrement du climat et de notre environnement en est une preuve.

    Nous serions dans les temps de la fin c’est à dire le temps qui précède la fin des temps : le réchauffement climatique et la destruction de l’environnement menant inévitablement à une pluie de bombes H.

    J’ai bien peur que la crise actuel soit un pas de plus vers l’abîme.
    Cela fait maintenant 10 mois de suite que nous observons des températures supérieur à la normale (série encore jamais observé depuis le début des relevés de température) et de mauvaise récoltes due à des sécheresses et de fortes chaleurs additionné à une crise sanitaire majeur pourrait être un cocktail explosif pour cet été…
    Nous ne pouvons plus nous permettre d’être pessimiste ou optimiste.

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  • jean-pierre Georges-pichot // 10.04.2020 à 10h12

    Les mesures antivirales de type policier ne changeront rien au déroulement de la maladie en cours. En revanche, elles répondent adéquatement aux exigences qui sont inscrites en filigrane dans les rapports du GIEC sur le climat. Après tout, ce dont il s’agit, c’est d’élaguer l’économie pour la ramener au strictement indispensable, et de se débarrasser du bois mort. N’est-ce pas exactement ce que fait le ‘confinement’, qui est en réalité une forme d’euthanasie sélective pour de vastes secteurs de la vie collective. Ruse de l’histoire ou grande habileté et sens de l’opportunité de la gouvernance mondiale ? Il est vrai qu’il est difficile de se figurer de la ruse et de l’habileté en écoutant Castaner et Sibeth. Mais qui commande vraiment ? En tous cas, on peut parier que la liberté de circuler et de consommer ne reviendra pas.

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    • Load // 10.04.2020 à 14h24

       » En tous cas, on peut parier que la liberté de circuler et de consommer ne reviendra pas. »

      Dans le journal de la décroissance (excellent mensuel, à consommer sans modération) on peut lire des trucs du genre : nous sommes dans une dictature dans le sens où nous sommes justement manipuler pour être des consommateurs au service de la croissance qui permet à un petit pourcentage de la population de jouir tout en s’appropriant les ressources de la planète au détriment des conditions nécessaire à la vie sur terre.

      Je ne suis vraiment pas convaincu qu’il y ait une quelconque liberté à être un consommateur, au contraire, j’ai bien l’impression que nous sommes bel et bien manipuler pour être les esclaves du capitalisme au service de la jouissance du pouvoir d’une petite minorité (travail, consomme et ferme ta … :).
      Oui, il y a des choses à dire au sujet du GIEC : leur com qui malheureusement semble bien faire, inconsciemment sans doute, le jeu de la minorité dominante (héhé, mettre le paquet sur les éoliennes et les panneaux solaires est stupide), mais il est impossible de passer à coté du réchauffement climatique. Aussi bien qu’on est sûr que la terre est ronde, on sait que les émissions de gaz à effet de serre sont responsable du réchauffement que l’on observe.
      Je ne vois vraiment pas comment on va pouvoir éviter l’apocalypse… et, par pitié, ne me parler pas d’optimisme niai infantilisant svp :]

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  • ouvrierpcf // 10.04.2020 à 15h00

    Après tout, ce dont il s’agit, c’est d’élaguer l’économie pour la ramener au strictement indispensable, et de se débarrasser du bois mort. N’est-ce pas exactement ce que fait le ‘confinement’, qui est en réalité une forme d’euthanasie sélective pour de vastes secteurs de la vie collective. Ruse de l’histoire ou grande habileté et sens de l’opportunité de la gouvernance mondiale ?
    La vie collective? mon séjour aux Maldives ma BA au Congo? mes orphelines des philippines (filles d’ex chanteur adulé) mon pétrole mon gaz ?ma BM electric gazoline diesel propre ? mes terres rares ? pour mon Phone ? ou mes actions chez BOUZIGUES pour commander par mail? pour aller chercher au drive ouf je suis sur les cilps de stars pour les soignants l’honneur (et le retour sur investissement ) est sauf

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