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1.avril.20201.4.2020
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[RussEurope-en-Exil] La question du dé-confinement et des coûts de ce dernier : les prérequis au réveil de Blanche-Neige, par Jacques Sapir

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Il convient désormais de commencer à se préoccuper de la question du « dé-confinement » et de sa gestion. Un texte, rédigé par Henri Sterdyniak, circule à ce sujet et je le remercie de me l’avoir communiqué. Je voudrai, ici, chercher à explorer d’autres perspectives. La première concerne le « réveil de Blanche-Neige », autrement dit les conditions de retour à la normale. La seconde est un réexamen du coût budgétaire de l’épisode de confinement.

I. Le réveil de Blanche-Neige

La sortie du confinement prendra la forme d’un réveil, et non d’une « reconstruction » comme l’a très maladroitement dit l’inénarrable Nicolas Bouzou. Or, ce réveil va se heurter à la fois à des problèmes d’offre et des problèmes de demande[1].

A. La question de l’offre : cette question prend une double dimension, interne et externe. D’un point de vue interne, et en supposant que la levée du confinement se fasse à la même date sur l’ensemble du territoire métropolitain, la principale question résidera dans la capacité des PME et TPE à reprendre leur activité, après être restées entre 6 semaines à 8 semaines sans rentrées d’argent. En effet, si le gouvernement se préoccupe d’amoindrir les charges financières pesant sur ces entreprises, une diminution de ce qu’elles devraient payer n’est pas l’équivalent d’une rentrée d’argent frais. Or, bien souvent, cette rentrée est nécessaire pour qu’un nouveau cycle d’activité puisse reprendre. Bien sûr, on peut tabler, dès que cela redeviendra possible, sur une forte hausse de la fréquentation des restaurants et bars. Mais, cela ne concerne qu’une petite partie des PME/TPE. Le gouvernement italien a estimé que 12% des PME pourraient faire faillite à la suite du confinement. Si l’on transpose cela pour la France, ce chiffre est inquiétant, à la fois pour le tissu économique et pour l’emploi, car les PME sont le principal employeur, et de loin, de l’économie française.

D’un point de vue externe, une grande partie des pays qui exportent vers la France connaissent les mêmes problèmes que nous. Le dé-confinement ne sera certainement pas à la même date suivant ces pays. La désynchronisation du retour à l’activité économique risque de fortement perturber certaines chaînes de production. L’exemple qui vient immédiatement à l’idée, et il est loin d’être le seul, est celui de l’industrie automobile. Compte tenu de ce que les pays de l’Europe centrale et danubienne sont, pour l’heure, relativement moins touchés que la France, l’Italie et l’Espagne, on peut penser qu’ils émergeront des procédures – plus ou moins strictes – de dé-confinement après nous. Il en sera de même pour des pays comme l’Inde ou les Etats-Unis. Or, leurs contributions sont importantes dans de nombreuses branches de la production. Nous importons pour à peu près 31,3% du PIB. Il est donc clair que dans de nombreuses branches, la production ne pourra pas revenir à son niveau d’avant le confinement avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Ces problèmes, internes et externes, seront lourds. Contrairement à ce que j’avais supposé dans mon texte publié sur « Les Crises »[2] le 29 mars, ils pourraient retarder le retour à une production identique à celle d’avant le confinement de 6 à 12 semaines et non de 3 semaines. J’ai pêché par optimisme…

 

B. La question de la demande. Cette dernière a, elle aussi, un volet interne et un volet externe. Pour ce qui est du volet interne, largement traité par Henri Sterdyniak et mes collègues dans leur article dans La Tribune, la question de la psychologie des consommateurs pèsera lourd. Or, cette psychologie n’est pas la même suivant les différents milieux sociaux, les conditions de confinement, le niveau d’éducation. Si l’on peut raisonnablement anticiper une bouffée de consommation dans l’immédiat post dé-confinement, comme on le vit dans l’après-guerre, il est loin d’être sûr qu’elle soit durable. Certaines des consommations, les voyages, les vacances, ne pourront plus avoir lieu de la même manière et devront, au moins en partie, être reportées sur l’année 2021. Les consommations de biens durables seront soumises à un arbitrage avec la constitution d’une encaisse de précaution. Ici, la responsabilité du gouvernement sera importante. S’il annonce des mesures laissant présager que les ménages pourraient avoir à payer une partie du cout du confinement, et s’il prépare un possible retour de l’épidémie avec la même incompétence qu’il a fait face en février et début mars à l’arrivée du Covid-19, on peut craindre que le volume de cette épargne de précaution soit très important. Par ailleurs, et au-delà de ce problème, se posera celui d’un changement dans les priorités des dépenses. Il est d’ores et déjà acquis que les ménages des classes moyennes et moyennes supérieures, chercheront à se procurer soit des logements principaux plus vaste que ceux qu’ils occupent soit à acheter des résidences secondaires afin de pouvoir passer le « prochain confinement » dans les meilleures conditions possibles. Autrement il y aura un basculement de la structure de la consommation en faveur de l’immobilier.

Pour ce qui est du volet externe, la France réalise environ 29% de son PIB à l’exportation. Or, quelle sera la demande étrangère ? Si on peut penser que la demande de produits de luxe sera relativement peu affectée, il n’en va pas de même pour le matériel de transport par exemple. Cette baisse, ou cette reprise très lente, de la demande extérieure va pénaliser le rétablissement de certaines des branches de l’économie française. La consommation ne retrouvera pas automatiquement son volume, ni sa composition, de l’avant-confinement. Cela pourrait, là aussi, retarder considérablement le « retour à la normale » de l’économie.

 

Ainsi, il existe un risque réel, que le gouvernement peut accentuer par une politique macro-économique inadaptée, que l’économie s’enferme dans un équilibre dépressif, se situant de manière stable à un niveau inférieur de 1% à 2% à celui atteint en 2019. L’impact sur la croissance globale pour 2020 serait donc plus élevé que ce que j’avais pu calculer dans mon précédent papier[3]. Les inconnues dans les différentes hypothèses étant importantes (rythme de récupération des différents pays touchés, psychologie des ménages…), les chiffres que l’on peut estimer à l’heure actuelle risquent fort d’être majorés. Ils n’ont donc pour but que d’indiquer les ordres de grandeur du phénomène que nous connaissons.

Le réveil de Blanche-Neige sera donc difficile, et il n’y a que dans les contes que l’on trouve un Prince Charmant ramenant le monde à son ordre d’antan. Le rôle du gouvernement sera donc décisif et, compte tenu de ses performances, qu’il s’agisse de la gestion de la crise des « Gilets Jaunes » ou de sa gestion de la crise actuelle, il n’y a rien qui invite à l’optimisme.

Tableau 1

Pertes globales en pourcentage du PIB

INSEE H3 H-4 Composite
Perte totale (6 semaines en % du PIB) -6,5% -8,2% -7,6%
Perte totale (8 semaines en % du PIB) -8,0% -10,3% -9,7%

 

Un tel choc aura des conséquences désastreuses sur l’emploi. La hausse du chômage pourrait atteindre entre 500 000 et 1 million de personnes, suivant la nature des mesures prises pour éviter une catastrophe dans les PME et TPE.

Le risque est donc réel, compte tenu des mesures modifiant l’accès aux assurances chômages qui sont entrées en vigueur au 1er janvier 2020, que l’économie française entame un cycle de récession-dépression.

II. La détérioration des finances publiques

La dépression engendrée par l’épidémie du Covid-19 sera donc importante, tant en raison du choc direct que de ses conséquences (effets de 2ème et de 3ème tour).

Graphique 1

Source : CEMI- Centre Robert de Sorbon

 

Cette situation va entraîner des conséquences importantes pour les dépenses publiques. Il y aura la combinaison de moindres recettes, issues de la contraction du PIB, mais aussi de dépenses supplémentaires, liées aux mesures prévues par le gouvernement pour faire face à l’épidémie. Il est donc clair que le déficit budgétaire, prévu dans la loi de finances à -2,2% sera largement dépassé. Le gouvernement table sur un déficit global de -3,9%. Ceci n’est pas réaliste au vu des hypothèses concernant le PIB. Il faut donc ré-estimer le déficit en fonction des diverses hypothèses ici présentées. En fonction des hypothèses quant à la durée du confinement, on peut estimer les valeurs du déficit budgétaire de la manière suivante.

Tableau 2

Evaluation du déficit budgétaire

INSEE H3 H4-composite
Perte en PIB (6 semaines) -6,5% -8,2% -7,6%
Perte en PIB (8 semaines) -8,0% -10,3% -9,7%
Pertes en recettes (6 semaines) en milliards d’euros** -81,6 -102,9 -95,4
Pertes en recettes (8 semaines) en milliards d’euros** -100,4 -129,3 -121,7
Nouvelles dépenses (6 semaines) en milliards d’euros# 45 45 45
Nouvelles dépenses (8 semaines) en milliards d’euros## 60 60 60
Déficit supplémentaire (6 semaines) en milliards d’euros -126,6 -147,9 -140,4
Déficit supplémentaire (8 semaines) en milliards d’euros -160,4 -189,3 -181,7
Déficit prévu par la loi de finance en milliards d’euros -54,5 -54,5 -54,5
Déficit prévu en % du PIB initialement prévu -2,2% -2,2% -2,2%
Total déficit (6 semaines) en milliards d’euros -181,1 -202,4 -194,9
Total déficit (8 semaines) en milliards d’euros -214,9 -243,8 -236,2
Total déficit (6 semaines) en % du PIB* -7,9% -9,0% -8,6%
Total déficit (8 semaines) en % du PIB* -9,6% -11,0% -10,6%

# Montant annoncé. ## Montant déduit si prolongement du confinement sur 8 semaines

* Volume du PIB corrigé suivant les hypothèses.

** Pertes en recettes sur les recettes de l’Etat, recettes des administrations publiques et recettes de la sécurité sociale.

Sous réserve que les estimations de dépenses publiques soit justes (hypothèse peu probable, il faut le reconnaître), le déficit pour 2020 pourrait ainsi se situer entre -7,9% du PIB et -10,9% du PIB.

Comment gérer ce problème de la très forte hausse des déficits publics et de la dette ? Plusieurs solutions ont été avancées, avec plus ou moins de succès.

  • Emmanuel Macron et le Premier-ministre italien ont proposé à nouveau des « euro-bonds », appelés des « corona-bonds ». On retrouve ici la vieille idée de mutualisation des dettes. De manière logique, l’Allemagne, mais aussi les Pays-Bas, se sont opposés à cette idée, qui est pour l’instant renvoyée dans les limbes.
  • Les Allemands, mais aussi Bruno Le Maire pour la France, pensent au MES (Mécanisme Européen de Solidarité). Mais, ce mécanisme, qui fut utilisé pour la Grèce en particulier, passe par des « mémorandums » extrêmement contraignants. L’Italie et la France proposent de supprimer ces contraintes[4], ce que l’Allemagne naturellement refuse. Devant l’opposition allemande, le recours au MES semble, lui aussi, bloqué.
  • La Banque Centrale Européenne (BCE) a mis en place la semaine dernière (le 25 mars) le Pandemic Emergency Purchasing Program ou PEPP. Il consiste en un rachat massif (pour l’instant une somme de 750 milliards d’euros est prévue) sans limites de la dette des Etats de la zone euro. Sur les journées de jeudi 26 et de vendredi 27 mars, les achats ont atteint 20 milliards (10 milliards par jour). Il est possible qu’ils accélèrent dans les jours ou les semaines qui suivent. Ce mécanisme revient à faire du financement monétaire direct des dettes publiques, ce que faisait la Banque de France jusqu’en 1973…Mais, le PEPP pourrait être l’objet de procédures légales car il contrevient de manière assez évidente avec la charte de la BCE. Politiquement, l’Allemagne ne pourrait cependant pas assumer et une position ferme sur le MES et une position demandant l’arrêt du PEPP. Elle apparaîtrait alors comme le pays refusant toute solidarité dans le cadre de l’UE et de la zone euro. Aussi, on peut penser qu’elle laissera faire la BCE, du moins pour l’instant.

A moyen terme, l’arbitrage pour les divers gouvernements sera entre la rapidité d’un « retour à la normale » de l’économie et un endettement supplémentaire. Les conditions de sortie du confinement seront certainement plus difficiles que ce qui est prévu aujourd’hui, et les subventions, aux ménages comme aux entreprises, devront être massive. Dans cette situation, si la question des dettes n’est pas réglée d’ici la fin de l’année, elle pèsera lourdement sur les conditions économiques de l’année 2021 et des suivantes. Le risque étant que le choc exogène de l’épidémie soit alors suivi par un choc récessif endogène d’origine budgétaire. En effet, le montant des dettes est aujourd’hui tel qu’il est exclu, sauf à provoquer une nouvelle dépression avec ses conséquences politiques, de faire payer ces dettes par les ménages. L’idée avancée par Mme Christine Lagarde et le FMI en 2013 d’un prélèvement autoritaire de 10% de l’épargne[5] aurait, lui aussi, des effets dépressifs importants, car les ménages voudraient reconstituer leur épargne au plus vite et limiteraient fortement leur consommation. Quelle solution de moyen terme est alors possible ?

On peut penser, dans un premier temps, à une prolongation du PEPP jusqu’en décembre 2022, avec des montants plus importants que prévus. La BCE absorberait ainsi, par création monétaire directe, une bonne partie de la dette publique des Etats maintenant les taux d’intérêts à un niveau très bas. Ceci étant fait, elle se transformerait en « caisse de défaisance » pour procéder à l’annulation de cette dette, tandis que les pays de la zone euro retrouveraient leurs monnaies nationales. Une telle solution aboutirait à une dissolution programmée de la zone euro, ce qui rendrait possible, le cas échéant, des accords de co-fluctuation des monnaies.

La question de l’avenir se pose aujourd’hui, au-delà de l’urgence immédiate. Qu’il s’agisse du rythme de dé-confinement ou des conséquences financières et politiques.

Nous sommes aujourd’hui confrontés à une crise d’une ampleur telle qu’elle peut, effectivement, s’apparenter au passage à une « économie de guerre », même si, dans la vie publique, le vocabulaire « guerrier » est largement inadapté. Comme dans les économies de guerre, les processus économiques se transforment et les économies s’adaptent. Ainsi, la structure de la consommation après la crise pourrait être sensiblement différente de celle de l’avant-crise.

Le choc provoqué par cette épidémie ne sera pas que sanitaire ; il affectera, aussi, l’économie, les relations sociales, notre rapport aux libertés publiques, et les institutions. L’UE, minée par ses divisions et par des oppositions irréductibles, n’y survivra probablement pas. Cette épidémie constitue, ainsi, un « fait social global ».

Notes

[1] On consultera à ce sujet le texte rédigé pour la Tribune par deux collègues : www.latribune.fr/opinions/tribunes/covid-19-choc-d-offre-ou-choc-de-demande-rate-les-deux-843729.html

[2] https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-lhypothese-blanche-neige-les-previsions-de-linsee-et-leur-discussion-par-jacques-sapir/

[3] https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-lhypothese-blanche-neige-les-previsions-de-linsee-et-leur-discussion-par-jacques-sapir/ op.cit..

[4] https://www.euractiv.fr/section/economie/news/la-france-veut-declencher-le-mecanisme-europeen-de-stabilite/

[5] https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/10/09/20002-20131009ARTFIG00524-le-fmi-propose-une-supertaxe-sur-le-capital.php

Commentaire recommandé

sergeat // 01.04.2020 à 08h25

Si l’Europe accepte les « corona-bonds » proposés par Macron ,Conte..cela amènera la féodalisation de la France à la BCE donc à l’Allemagne,par le contrôle de nos finances donc de nos dépenses….c’est peut être le projet de Jupiter.
Je vais donner un seul exemple de ce qui se passe ACTUELLEMENT:
Macron a décidé de construire « l’avion futur de combat »le SCAF avec l’Allemagne
(projet de plusieurs dizaines de milliards d’euros),pratiquement le seul pays a avoir toutes les expertises est la France,l’Allemagne a demandé d’avoir la même charge de travail et surtout TOUTE DÉPENSE égale ou supérieur 50 millions d’Euro passe par l’autorisation du PARLEMENT ALLEMAND vous comprenez bien qu’ils contrôlent tout et Macron accepte et notre expertise stratégique est transférée.

44 réactions et commentaires

  • sergeat // 01.04.2020 à 08h25

    Si l’Europe accepte les « corona-bonds » proposés par Macron ,Conte..cela amènera la féodalisation de la France à la BCE donc à l’Allemagne,par le contrôle de nos finances donc de nos dépenses….c’est peut être le projet de Jupiter.
    Je vais donner un seul exemple de ce qui se passe ACTUELLEMENT:
    Macron a décidé de construire « l’avion futur de combat »le SCAF avec l’Allemagne
    (projet de plusieurs dizaines de milliards d’euros),pratiquement le seul pays a avoir toutes les expertises est la France,l’Allemagne a demandé d’avoir la même charge de travail et surtout TOUTE DÉPENSE égale ou supérieur 50 millions d’Euro passe par l’autorisation du PARLEMENT ALLEMAND vous comprenez bien qu’ils contrôlent tout et Macron accepte et notre expertise stratégique est transférée.

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    • Macarel // 01.04.2020 à 23h13

      Français il vous faut regarder la vérité en face :

      « La France n’a pas pu accepter le fait qu’elle n’est plus une puissance majeure. Je veux dire avant même la Seconde Guerre mondiale, Paris était l’un des principaux centres de la vie intellectuelle et culturelle. Mais maintenant Paris est une sorte de filiale de l’Allemagne … » Noam Chomsky

      https://twitter.com/noamchomskyT/status/1244795865371496448

      Todd ne dit pas autre chose, le Président français n’est que le vice-chancelier d’Allemagne (et encore…).

        +4

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      • sergeat // 01.04.2020 à 23h34

        Mais c’ est après la défaite de 39 qu’elle est devenu une puissance nucléaire,spatiale,aéronautique,énergique..et dès les années 70 tout est parti en vrille avant elle était une puissance coloniale

          +2

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        • sergeat // 02.04.2020 à 08h37

          Tout cela a été initié dans l’après guerre:Nucléaire sous contrôle américain (Alstom..;quid ),turbines de nos sous marins…,,Airbus Space sous contrôle allemand(siège Munich,achat par Munich d’une petite banque allemande pour plus d’indépendance…)
          ……Macron essaie d’intéresser l’Allemagne à notre dissuasion
          …..futur char pour remplacer le Leopard 2/Leclerc…

            +2

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        • Macarel // 02.04.2020 à 13h30

          De Gaulle avait une certaine idée de la « grandeur » de la France, on l’a d’ailleurs souvent moqué pour cela.

          Il a été le dernier président français à défendre la souveraineté du pays, l’on se souviendra de : « La politique de la France ne se fait pas à la Corbeille. ». Dès Pompidou, c’est la Banque qui a pris le manche !

          https://www.youtube.com/watch?v=y3wgKZOjZIM

            +1

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        • TZYACK // 02.04.2020 à 17h03

          La main de celui qui prête est toujours au-dessus de celle de celui qui reçoit

            +0

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    • sergeat // 01.04.2020 à 23h28

      Pout info le F35 a coûté 400 milliards de dollars,le rafale (hors furtivité qui se détecte maintenant) équivalent a coûte 40 milliards de dollars et a fait ces preuves au combat contrairement au f35.
      L’ avion futur est prévu pour 2040 avec probablement des essaims de drones supersoniques.
      La seule coopération réellement scientifique et technique ne peut se faire qu’avec l’UK,où la complémentarité technologique est évidente et où les coopérations ont toujours été excellentes (missiles…)
      Mais Macron VEUT l’Allemagne qui n’a pas les compétences qui ne veut en plus pas d’avions marinisés(ils n’ont pas de porte avions),tout cela va finir par un don de technologie à l’Allemagne,…un exemple a été le A400M les allemands ont favorisé leurs entreprises (surcoût:10 milliards,problème de fiabilité….)
      Les SU 35 et 37 regardez pour les Philippines qui les ont commandé la semaine dernière les US ont imposé leur F35.

        +4

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      • sergeat // 02.04.2020 à 08h24

        Les 10 milliards de surcoût vient de la baisse des commandes de l’Allemagne et des problèmes (largage des parachutistes,ravitaillement des hélicoptères….);et surtout changement des spécifications de l’avion en construction par l’Allemagne…..
        La furtivité semble dépassé par la détection des ondes passives(ne venant pas d’un radar….) ….
        Le F35 est là pour vous expliquer que notre engineering SEUL a coûté depuis le premier prototype 40 milliards contre 400 milliards pour les américains et pour des avions pratiquement équivalents,si vous suivez META,AIR et COSMOS,OPEX….vous comprendrez peut être.

          +3

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  • raloul // 01.04.2020 à 08h59

    Rebonjour,

    Voici l’adresse complète, sorry:
    http://www.chictr.org.cn/index.aspx

    longue vie au blog quand même…

      +6

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  • Narm // 01.04.2020 à 09h34

    «  »Participez-vous à l’Etude Européenne Discovery qui évalue des traitements antiviraux ?
    Pr Christian Perronne. J’ai refusé d’y participer car cette étude prévoit un groupe de patients sévèrement atteints qui ne seront traités que symptomatiquement et serviront de témoins-contrôles face à quatre autres groupes qui recevront des antiviraux. Ce n’est pas éthiquement acceptable à mes yeux. » »

    TOUT est dit

    on ne sortira pas du confinement avant mi mai

    La cause : le manque de masques ! S’il y avait des masques pour tout le monde ( + test ), on pourrait sans doute en finir avec le confinement strict
    le graphique avec les zone en rouge dont on pourrait faire partie

      +15

    Alerter
  • Patrick // 01.04.2020 à 09h40

    Conclusions de l’article :
    – on est dans la m…
    – situation totalement inédite ( tous les pays à l’arrêt en même temps ) , on n’a pas d’outils ou d’exemple sur lesquels s’appuyer.
    – on est surtout au bout d’un processus qui s’est mis en place pendant des années ( interdépendance totale des économies, surendettement de tous et en particulier des états ).

    Quand même une bonne nouvelle : fin probable de l’Euro et de l’UE.

    Pour le reste , faites des provisions et mettez vous à l’abri si vous le pouvez.

      +30

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    • Narm // 01.04.2020 à 13h30

      faux, la chine fonctionne et sera la grande gagnant au final

      protection, et soins, confinement des personnes touchées, c’est la seule solution viable (et je ne suis pas un fan de l’économie/mondialisation/productivisme)
      vulgarisation
      https://youtu.be/bM7AOBxqjnE
      enseignements : (exemple, dépot sur un bureau du virus, survie 5 à 7jours)

      il faudra qu’on apprenne à vivre avec un masque
      dire qu’on se moque des asiatique qui le portaient systématiquement
      https://youtu.be/gAk7aX5hksU?t=640

        +4

      Alerter
      • Patrick // 01.04.2020 à 14h39

        la Chine fonctionne ? bof
        Au mieux à 50% après un arrêt total d’une de ses principales zones industrielle.
        Et pour l’instant ses clients sont à l’arrêt , donc la production n’est pas prête à repartir à plein.

        La grande gagnante ? alors que sa stratégie avait été de devenir l’usine du monde et que le reste du monde est en train de se rendre compte que c’est extrêmement dangereux et qu’il est urgent de renverser la vapeur ? je ne suis pas convaincu.

        L’économie chinoise n’était déjà plus en pleine forme avant l’arrivée du virus , la suite risque d’être intéressante.

          +9

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  • raloul // 01.04.2020 à 09h42

    Bonjour,

    Ce qui est insupportable sur ce blog, c’est que des scientifiques sont traînés dans la boue par des gens qui manifestement ne maîtrisent absolument pas du tout le sujet.

    Voici en passant les résultats d’un essai clinique chinois randomisé:
    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.03.22.20040758v2

    Je m’en fous de M. Raoult, que je ne connais pas personellement. Seuls m’intéressent les résultats scientifiques qui nous sortiront au plus vite de cette m….
    C’est totalement incompréhensible hors de France, toute cette polémique et ce pataquès, la virulence des « arguments », etc…

      +18

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    • RGT // 01.04.2020 à 12h35

      Cher raloul,

      Une VÉRITABLE étude SCIENTIFIQUE doit obligatoirement respecter les CONTRAINTES suivantes :
      – Suivre un PROTOCOLE STRICT permettant de GARANTIR que l’objectif de cette étude n’est pas pollué par des facteurs ou des conditions externes qui pourraient influencer cette étude et ouvrir la voie à des conclusions erronées.
      – Le protocole d’étude complet doit être transmis à d’autres équipes scientifiques qui vérifieront cette étude afin de garantir la RÉPÉTABILITÉ des résultats. Particulièrement dans le domaine médical dans lequel la taille de l’échantillon de malades testés est réellement CRITIQUE.
      – Être ensuite confirmé ou infirmé par des analyses statistiques SÉRIEUSES qui permettront de GARANTIR que les résultats de cette étude (particulièrement dans le domaine médical sujet à de nombreuses variables, effet placebo par exemple) qui permettront de s’assurer que le traitement a une efficacité STATISTIQUE supérieure au simple hasard.

      Pour parvenir à ce résultat, la seule méthode FIABLE est le test en double aveugle qui DOIT être répété par plusieurs équipes différentes et présenter des résultats SIGNIFICATIFS pour TOUTES les différentes équipes participant à cette étude.

      Dans le cas de « l’étude » controversée ce protocole n’a PAS été respecté, tant au niveau de la méthode qu’au niveau de l’échantillon représentatif.
      Il aurait certes obtenu des résultats, mais ces résultats pourraient être largement biaisés par l’effet Placebo et des études complémentaires SÉRIEUSES doivent être menées.
      Dans attente de ces résultats je suspends mon jugement.
      Cordialement.

        +9

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      • Geneviève B 30 // 01.04.2020 à 16h42

        Je comprends votre position scientifique. Le problème est le temps que ces études demandent, alors qu’il y a urgence. D’où le côté « immoral » d’être sous placebo et … d’attendre (dénoncé par le Professeur Peronne, infectiologue à l’hôpital de Garches). Cela pose le problème du choix entre science et conscience. Le Professeur Raoult a choisi la conscience et prend un risque certes mais comme pour tout traitement médical (exemple le paracétamol dangereux à forte dose) sans parler des chimiothérapies pour le cancer.

          +0

        Alerter
  • Denis // 01.04.2020 à 10h23

    Je vis à la campagne: c’est un choix.
    Je cultive un potager: c’est un choix.

    Cela fait des années que, comme d’autres,
    que je pressentais que le système
    allait mal finir: je ne suis pas étonné.

    Pendant ce temps certains, à l’égo démesuré,
    ( la télé rend fou) tapent sur un médecin qui agit.

    Chacun ses obsessions!

    Laquelle permettra de survivre?

      +33

    Alerter
    • Araok // 01.04.2020 à 21h16

      Un troisième choix auquel vous devriez réfléchir : vous armer ( et pas de patience).
      Je plaisante, quoique…

        +1

      Alerter
      • Denis // 02.04.2020 à 16h13

        Pas vraiment utile d’avoir une arme
        pour le moment. Vaut mieux vivre en paix
        avec son voisinage immédiat, ce qui permet
        une vie harmonieuse.
        Que peut on craindre de gens qui stockent du PQ? 🙂

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  • un citoyen // 01.04.2020 à 10h28

    « Vous feriez mieux de vous intéresser aux conséquences économiques du confinement »
    Ben, c’est une phrase que je vous retourne car l’article de J.Sapir ne fait aucunement mention de la chloroquine. Alors pourquoi en re-parler ici ?

    « Arretez votre croisade » => N’êtes-vous pas en train d’en faire une ?

    Si c’est vraiment fini les-crises pour vous, je vous souhaite une bonne continuation quelque-soit nos opinions repsectives.

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  • X-101 // 01.04.2020 à 10h45

    Ce genre de commentaires est fatiguant, alors quoi nous devrions tous rentrer dans l’église Raoult ? C’est marrant, la plupart des gens qui viennent s’informer sur les crises veulent un contrepoint, du discernement que l’info mainstream ne peux pas leur fournir, et tout d’un coup en ce qui concerne le professeur Raoult nous devrions dire amen à tout ce qu’il dit et à tout ce qu’il fait et perdre toute notre objectivité ?
    À titre personnel je ne viens pas consulter les crises pour y retrouver une messe et un prêcheur.

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  • moshedayan // 01.04.2020 à 11h13

    Merci M; Jacques Sapir, et comme vous êtes aussi de langue russophone, vous connaissez forcément ce fameux proverbe « Skupoi platit dvazhdi ! « Le radin paye deux fois! »
    Vous dites « Certaines des consommations, les voyages, /…/ ne pourront /…./ et devront, au moins en partie, être reportées sur l’année 2021 ». vous dites reportées, je dirai simplement annulées. La faillite de petites entreprises dans les zones touristiques sera inévitable… Enfin, je me permets d’imaginer que les touristes chinois, asiatiques ne vont pas se précipiter pour revenir à Paris pour une durée d’au moins 2 ans… Y seront-ils d’ailleurs si bien accueillis ? Il serait naîf d’oublier que des peuples ont maintenant un profond ressentiment sur des pratiques culinaires de certains Chinois (ou provinces..), même si faibles en quantité. En rappel : ces « pratiques » sont contraires aux recommandations internationales de protection de la nature (et la liste des « infractions » chinoises ici est assez fournie…).
    Avec le proverbe selon mo… Votre pays n’a pas les moyens d’un confinement au-delà de 4 semaines, sans grave conséquence. i. Il vaut mieux tester et donner massivement à prix dérisoire des masques à toute la population à risque et active et étudiante, en rappelant les précautions… qu’un confinement… Sans cela, ce seront des pays moins grands qui s’en sortiront le mieux…

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  • DVA // 01.04.2020 à 11h23

    Le jeu d’échec du monde d’avant contient trop de pièces perdues et remplacées par des bouchons ou autres objets hétéroclites qui donnent aux traditionnels joueurs l’envie de tout retourner…pour s’adonner demain au jeu de Go? !

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  • Actustragicus // 01.04.2020 à 11h41

    Le postulat de cet article, nonobstant sa qualité, me paraît être « comment diable faire pour que tout redevienne comme avant ? », c’est-à-dire retrouver une économie qui fonctionne toute seule par la seule magie de la croissance et de la recherche individuelle du profit… mais il est impossible de faire repartir un tel numéro d’équilibriste sans une coordination totale de tous les paramètres, ce qui suppose une organisation réfléchie, détaillée et dirigée : le libéralisme économique sera tout simplement inopérant ici. Le « laisser-faire », c’est bon quand les choses marchent, c’est mauvais quand elles marchent mal, et c’est juste débile quand elles ne marchent plus…
    Cette obsession du « retour à la normale », très présente chez beaucoup de cadres, signe de l’incapacité de nos pseudo-élites à imaginer autre chose que ce qui existe, commence à être fatigante et finira par être tragique.

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    • Charles Michael // 01.04.2020 à 12h14

      C’est un peu vrai, et je me suis fait la même remarque; d’autant plus que le confinement et éventuelle remise en marche pourrait durer AMA jusqu’à fin Juin et très certainement en Mai

      mais Jacques Sapir, je pense, met ici de coté toute prospective géo-politique et notament sur l’avenir de l’Europe et de l’euro
      Je ne vois pas les Italiens pardonner l’UE de Merkel et Macron; surtout avec Salvini en embuscade.

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    • Patrick // 01.04.2020 à 13h22

      imaginer autre chose ??
      et comment le mettre en oeuvre en 3 mois ?
      La région parisienne c’est 12 millions d’habitants , dont une partie a fui rapidement mais ils reviendront.
      Nourrir 12 millions de personne c’est amené 10.000 tonnes d’approvisionnement tous les jours et je ne sais pas combien d’énergie nécessaire. Il est impossible de changer les choses en quelques semaines , soit on redémarre comme avant ( même si c’est en mode un peu dégradé ) , soit ce sera le chaos.
      Et ce sera la même chose pour toutes les grosses agglomérations. Et ce ne sont pas 3 AMAP et 2 jardins collectifs qui vont changer quoi que ce soit.

        +14

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  • NulH // 01.04.2020 à 13h17

    Merci M. Sapir ; suggérons de bien lire votre article.

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  • wilouby // 01.04.2020 à 13h19

    En comparant les adhérents et commentaires d’y il y a quelques années, ne vous semble-t-il pas que le niveau et l’objectivité très caractéristique que l’on pouvait retrouver sur les-crises aurait très fortement baissé? C’est navrant de devoir subir un tel niveau d…

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  • Ubu // 01.04.2020 à 13h23

    « Le rôle du gouvernement sera donc décisif et, compte tenu de ses performances, qu’il s’agisse de la gestion de la crise des « Gilets Jaunes » ou de sa gestion de la crise actuelle, il n’y a rien qui invite à l’optimisme. »
    Je prendrais bien cette phrase comme synthèse…

      +15

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  • tchoo // 01.04.2020 à 14h19

    la reprise de l’activité va générer un surcroit de travail parce qu’il faudra remettre dans l’organisation qui existait tout ce que l’on a pu générer sous confinement (télétravail) ou modifier cette organisation parce que plus rien ne sera comme avant.
    Ce qui manquera surtout dans l’immédiat aux entreprises c’est de la trésorerie, pour faire face à l’absence de commercialisation de produits pendant 6 ou 8 semaines.
    La prise en charge par l’état des intérêts de prêts de trésorerie ne pourrait elle pas être une piste, compte tenu de la faiblesse des taux actuels, ces montants pourrait ne pas être si important que cela

      +2

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  • jan // 01.04.2020 à 14h38

    Bonjour,

    Où en est le sommeil de Blanche Neige, dans quel confinement réel sommes-nous?
    Pour moi il existe un véritable angle mort sur la situation réelle du travail dans les entreprises actuellement.
    Pour les seuls salariés il y a, d’après l’insee , 23 millions d’actifs en emploi.
    D’après des données glanées sur différents sites, 1 sur 3 en télétravail, 2 millions 200000 en chômage partiel.
    Combien en arrêts divers (renvoyés chez eux..), congés, garde d’enfants etc..?
    Combien continuent à travailler sur place dans les entreprises?
    merci à qui a la réponse.
    Quelqu’un peut-il m’éclairer? Il doit me manquer une ou des données importantes, ou bien je commets une erreur d’appréciation.

      +1

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  • serge // 01.04.2020 à 16h42

    « si le gouvernement se préoccupe d’amoindrir les charges financières ».
    Pour l’instant, le gouvernement n’envisage que des reports et des aides (aux banques) pour lisser les prêts. Donc cela va être triple peine. Lors d’une éventuelle reprise, où en seront les contrats/livraisons/factures avec des clients/fournisseurs peut-être déjà zombie, ne permettant pas de compléter, avec retard, le chiffre prévisionnel? Il faudra gérer, forcément mal puisque les services de l’Etat, en temps habituel, sont assez mauvais quant à la compréhension des difficultés des entreprises (hors CAC40) et que chaque chef d’entreprise risque d’entendre les habituels silences ou injonctions à payer classiques. Et enfin, lorsque ces « reports » vont revenir en débit d’un éventuel chiffre, à la baisse probablement, comment les entreprises vont s’en sortir?
    Bref, le plantage va être général et fort profond.

      +4

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  • hyac // 01.04.2020 à 19h37

    Le confinement devrait durer 60 à 90 jours de plus pour être efficace et la sortie graduelle
    avec en priorité des personnes testées négatif, c’est ce que dit la majorité des soignants.
    Maintenant il semble que le redémarrage de l’économie est la préoccupation principale de tous les  »dirigeants » . Courage à tous …

      +1

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    • FLYING BLUE // 02.04.2020 à 09h43

      c’est clair…
      Dans ma boite (très grosse boite aero), ils ont même eu le toupet de mettre un « kit » sur chaque bureau et contenant pas moins de 10 masques et du gel… le tout multiplié par des milliers de personnes, à chaque bureau, et renouvelable chaque semaine… (sauf que les syndicats résistent pour certains,… mais combien de temps, sachant qu’ils espèrent rouvrir semaine prochaine ?)…

      Quand on voit que le personnel soignant n’a pas de masques et quand on voit une société dont l’Etat est l’actionnaire et qui ne fait rien d’essentiel (armement) a un tel stock de masques pour faire revenir le personnel en plein milieu du pic,… il y a de quoi être assez ebahi, pour ne pas dire en colère….

        +5

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    • Florent // 02.04.2020 à 17h45

      Cela veut dire quoi efficace ? Pour enrayer l’épidémie ? Sûrement. Mais à quel prix ?

      Quid des coûts à long terme sur les conséquences sanitaires (tant physiques que mentales) du confinement chez soi ?

      Et c’est assez hypocrite de mettre tout dans « l’économie ». Il faut bien produire de quoi boire et manger. Et pour produire ces services il y a besoin de tout un tas de chose à côté. Bref, nous ne sommes pas devenus autosuffisant par miracle.

      Stopper le virus mais mettre tout le monde à terre ensuite, belle avancée.

        +1

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    • Subotai // 02.04.2020 à 19h16

      Ce qui me fait (pas) marrer c’est l’ignorance totale, dans les propos que je lis, de certaines conséquences du confinement.
      Chais pas moi, par exemple:
      l’augmentation des grossesses et dans 9 mois des naissances
      l’augmentation des maladies vénériennes

      Alors, redémarrage de |l’économie| ouais! Ils peuvent toujours causer.
      Moi j’attends le plan d’urgence pour les fondamentaux:
      Énergie
      Communication
      Nourriture
      Logement
      Soin
      Si redémarrage de l’économie (par l’entreprise) il doit avoir, ce sont les entreprises servant ces fondamentaux qui devraient redémarrer en premier.
      Notez que j’ai mis Énergie et Communication en premier. Parce que pour l’instant, TOUT VA BIEN: nous avons de l’électricité et les communications fonctionnent.
      Mais imaginez que l’électricité et les communications soient coupées sur une partie significative du territoire.
      Je laisse les lecteurs de Les Crises à leur réflexion…

        +2

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  • FLYING BLUE // 02.04.2020 à 09h35

    Il. va falloir revoir vos contes de Grimm et de Perrault, monsieur Sapir…

    celle qui s’endort, c’est La Belle au Bois Dormand,… ce n’est pas Blanche Neige.
    Seriez vous en indélicatesse avec elle,… un peu comme l’obsession d’un OB face à un Raoult ?

    Sinon, bravo pour vos analyses eco… j’adore… 😉

      +3

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    • Ensursis // 02.04.2020 à 12h17

      Non, non. Blanche Neige s’est bien « endormie » après avoir goûté à la pomme empoisonnée de la sorcière.
      Elle se réveillera grâce à un baiser.

        +3

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      • FLYING BLUE // 02.04.2020 à 12h40

        diantre… j’avais oublié, ce détail.
        merci 😉

          +1

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  • Subotai // 02.04.2020 à 18h59

    Pourquoi je n’arrive pas à être convaincu par l’optimisme de Sapir?
    Optimisme?
    Oui! Optimisme.
    Parce que même quand il égrène les chiffres catastrophiques et des prévisions pas moindre, il reste dans une continuité de « rationnels », or c’est précisément ce qui en train de voler en éclat.
    Alors, oui, toussa toussa, mais c’est du raisonnement raisonnable, vu que c’est évident puisque, comment que un objet plus lourd que l’air, ah que, pourrait voler..?
    Je ne rigole pas.
    Il serait intelligent de cesser de ressasser votre méthode de self-défense apprise dans les livres ou en quelques heures de formation. Dans la rue, ça ne sert à rien, sinon à vous rassurer.
    C’est peut être le but, finalement.

      +0

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  • paradox1 // 02.04.2020 à 21h05

    Une remarque : on dit « fait social total », à la suite du sociologue Marcel Mauss.
    Article intéressant, merci.

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  • JP Collignon // 03.04.2020 à 11h24

    Coronavirus bonjour les dégâts . Avec une facture haute pour la France sur 8 semaines de 200 milliard d’euros, approximativement 10% du-PIB. Ramené au monde avec un PIB de 85000 milliards de dollar (chiffre FMI 2018) 10% on a une facture 8500 milliards de dollar,sans compter la remise en marche de l’économie mondiale La question de la rentabilité des externalisations à tout crin se pose . Et surtout comment géré une une telle crise sanitaire, en disposant d’arme efficaces et disponible immédiatement, pour faire face à se type de pandémie

      +0

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    • Observateur // 08.04.2020 à 15h39

      Notre modèle économique était à bout de souffle, nos économies fragilisées au nom de la recherche de performance des seuls critères financiers à très court terme aux dépends de critères purement économiques Il faut maintenant tirer partie de ce que nous vivons , pour dénoncer cette mécanique qui nous a conduit vers une grande catastrophe économique , et relancer massivement des industries, conserver la maitrise nationale par l’état de nos industries stratégiques. Les réformes du code du droit du travail doivent être poursuivies notamment par exemple sur le droit de retrait et une obligation de continuité de la vie économique de l’entreprise ….Cela pourrait produire en très peu de temps un grand boom économique….

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  • Ming Tong // 08.04.2020 à 14h40

    En 1993, mes collègues d’économie clamaient haut et fort dans les amphithéâtre d’un institut de gestion célèbre devant des étudiants médusés que nous allions voir avec l’UE la fin du chômage, la prospérité, la paix, sécurité, et avec les délocalisations une chance pour une nouvelle division du travail permettant de travailler moins et gagner plus. Toute voix discordante était alors qualifiée de rétrograde…. Depuis ce tableau idyllique s’est bien assombri…..

      +0

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