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21.mars.201821.3.2018 // Les Crises

[RussEurope-en-Exil] La réélection de V. Poutine : enseignements, par Jacques Sapir

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Billet invité

La réélection de Vladimir Poutine n’était pas une surprise. Elle s’est faite dans de bonnes conditions, même si des problèmes mineurs ont été constatés lors de l’élection elle-même[1]. Mais les résultats contiennent cependant de quoi surprendre certains des « observateurs », et l’on veut parler ici de la grande majorité des journalistes occidentaux qui parlent de la Russie depuis Londres ou Paris. Certains de ces résultats peuvent conforter Vladimir Poutine dans sa stratégie, mais d’autres devraient lui indiquer qu’il est temps, et même plus que temps, d’infléchir cette dernière. Enfin, ces résultats devraient aussi convaincre les dirigeants français qu’il est futile et vain de s’entêter dans leur attitude actuelle.

Les conclusions évidentes

Ces résultats sont tout d’abord un succès évident pour Vladimir Poutine et cela pas seulement parce qu’il a été réélu. Il a reçu 76,7% des votes exprimés mais, et ceci est important, le pourcentage de votes exprimés est de 68% à la fin du décompte final (les premières estimations ne comptant que 75% des votants – essentiellement dans l’est de la Russie – donnaient 64%). Cela indique que, proportionnellement, la participation a été plus importante dans la partie Ouest du pays. Or, traditionnellement, c’est dans cette partie de la Russie que sont concentrés les « libéraux ». Cela montre qu’ils n’ont pas du tout été sensible aux consignes de boycott lancées par Navalny, dont on a la confirmation qu’il ne pèse rien en Russie.

Tableau 1

Participation aux élections présidentielles en Russie

Date 1996 2000 2004 2008 2012 2018
Participations 70% 69% 64% 70% 65% 68%

Source : Commission électorale fédérale

Le contexte de ces élections fut, naturellement, bien différent. En 1970, la compétition avait été rude entre Guennadi Ziouganov, le candidat du KPRF et Boris Eltsine. Pourtant le taux de participation n’est pas fondamentalement différent de celui que l’on a eu dimanche 18 mars. Cela traduit le fait que le vote pour Vladimir Poutine a d’abord été un vote de confiance pour ce dernier.

L’opposition a toujours été partagée entre trois courants : les « ultra-nationalistes » (Zhirinovsky et le LDPR), les « Libéraux » qui sont les héritiers de Gaïdar et des politiciens des années 1990, et la « gauche », représentée par le Parti Communiste (le KPRF) mais aussi par diverses organisations. Or, et c’est le second résultat marquant de cette élection, le courant libéral a été écrasé.

Tableau 2

Poutine face aux candidats libéraux

2000 2004 2012 2018
Poutine 52% 71% 64% 77%
« Libéraux » 5,8% 3,8% 8,0% 2,8%
Candidats « libéraux » G. Yavlinsky I. Khakamada M. Prokhorov K. Sobtchak et G. Yavlinsky

Source : Idem tableau 1

On constate que le vote « libéral » et pro-occidental est aujourd’hui au plus bas en Russie. Cela traduit tant la réaction des russes face aux conséquences des politiques que l’on appelle « libérales » (et de ce point de vue le chaos existant aujourd’hui en Ukraine rappelle fâcheusement la situation en Russie dans les années 1990), qu’une réaction patriotique face aux tentatives d’ingérence des puissances occidentales sur la politique russe. Cet effondrement du vote libéral est lié à la bonne participation que l’on a pu constater dans le dernier scrutin.

Deux conclusions s’imposent donc : les russes ont massivement exprimé leur confiance en Vladimir Poutine et, pour l’heure, les « libéraux » n’existent plus en Russie comme force politique. Ils peuvent, certes, compter sur les moyens financiers de certains oligarques et sur l’appui des médias occidentaux, mais cela équivaut pour eux au « baiser de la mort ».

Des conclusions moins évidentes…

Mais, ces conclusions n’épuisent pas les leçons que l’on peut tirer du scrutin. Le bon résultat de Pavel Groudinine, le candidat soutenu par le KPRF et les « forces de gauche », qui fait 11,4% des suffrages (et auquel on peut associer un candidat dissident des « communistes de Russie » qui a fait 0,7%) est à noter. Ce résultat est pratiquement le double de celui du nationaliste Zhirinovsky qui voit son électorat se restreindre drastiquement. En fait, avec 14,5% en Extrême-Orient et des scores au-dessus de 13,5% en Sibérie, en règle général Groudinine est largement au-dessus de sa moyenne nationale dans l’Oural et en Sibérie. Cela correspond à ce qui avait pu être noté lors de la campagne électoral.

Pavel Groudinine

Cela traduit le malaise social qui a été décrit par de nombreux observateurs et ce que j’ai décrit dans plusieurs notes[2]. Il traduit les effets de la crise que l’économie russe a traversée en 2015 et 2016 du fait de l’effondrement des prix du pétrole. Ce malaise, Vladimir Poutine en avait lui-même pris acte lors de son discours devant les « corps constitués » du jeudi 1er mars. Plus généralement, il indique la nécessité d’une inflexion dans l’idéologie du pouvoir russe. Cette idéologie peut être qualifiée de « national-conservatrice ». La dimension « patriotique » est évidente, et semble d’ailleurs convaincre une bonne partie des russes. Elle trouve sa source dans le sentiment d’humiliation engendré par le comportement des pays occidentaux vis-à-vis de la Russie dans les années 1990. Et il faut se souvenir que quand E. Primakov devint Premier-ministre en septembre 1998, il s’attacha d’emblée à faire respecter la souveraineté de la Russie, que ce soit face au FMI ou sur d’autres terrains. Mais, on a tendance à ne pas mesurer l’ampleur de la vague « conservatrice » actuellement en Russie (mais vague qui touche aussi de nombreux pays européens). Ce « conservatisme » s’enracine à la fois dans le souvenir des troubles inouïs que la Russie a connus dans les années 1990, mais aussi dans un sentiment de très grande insécurité sociale qui est le produit tant des changements économiques qui se déroulaient à cette période (et qui ont continué par la suite) que des transformations que la société russe continue de connaître. De ce point de vue, la prégnance de l’idéologie conservatrice n’est nullement surprenante. Elle correspond à une réaction classique chez les individus qui ne peuvent tolérer de voir l’ensemble des aspects de leur vie changer en même temps et qui recherchent dans le cas de changement importants des plages de stabilité. D’ailleurs, le thème de la « stabilité » a été mis en avant par Vladimir Poutine, et cela non sans un évident succès.

Ce « national-conservatisme » peut évoluer dans deux directions. L’une d’entre elles pourrait être qualifiée de tendance réactionnaire (on pourrait alors parler de national-conservatisme réactionnaire), avec un renforcement des inégalités appuyé sur une rigidification des formes patriarcales qui continuent de demeurer fortes en Russie. Cette évolution cependant se heurtera de front avec la montée de nouvelles générations qui supporteront de plus en plus mal les inégalités inhérentes à la forme « réactionnaire ». Ou alors, ce « national-conservatisme » peut prendre une forme « sociale », conservant le besoin de sécurité qui est patent dans la population, mais l’accompagnant d’une forte réduction des inégalités et de la montée d’une protection publique (par le développement des services publiques) qui sera d’ailleurs à même d’assurer cette demande de « sécurité ». C’est le ressort principal du vote pour Groudinine, et c’est vers cette forme idéologique, que l’on peut appeler le « national-conservatisme social » que devrait évoluer l’idéologie du pouvoir en Russie s’il entend se consolider dans la durée. Or, ce problème de la durée se posera, et plus rapidement qu’on ne le croit, car tout porte à croire que le mandat obtenu dimanche 18 mars sera le dernier pour Vladimir Poutine. Ce dernier a exprimé, à de maintes reprises, sa volonté de respecter l’ordre constitutionnel qui lui interdit de se représenter pour un troisième mandat consécutif.

Des leçons pour l’étranger

Le scrutin du 18 mars contient aussi des enseignements et des leçons pour les partenaires de la Russie. La première leçon réside dans les résultats du vote en Crimée ? La participation y a été légèrement supérieure à la moyenne nationale (71,5%) mais Poutine y a fait son score le plus élevé : plus de 90%. Autrement dit, plus de 64% des électeurs de Crimée se sont prononcés pour Vladimir Poutine. Ce vote écrasant vaut second référendum pour le rattachement de la Crimée à la Russie. L’attitude des pays occidentaux se devrait donc d’évoluer sur ce point et de reconnaître un fait d’évidence : l’immense majorité des habitants de Crimée veut être russe et se sent russe. Il convient de le reconnaître et de tirer les conséquences de la décision d’une population. C’est un cas où le droit international, ce droit qui fut si souvent bafoué du Kosovo à l’Irak et à la Libye, doit se mettre au diapason des réalités.

La seconde leçon réside dans l’attitude du gouvernement ukrainien qui a empêché les russes vivant en Ukraine de voter. C’est une décision mesquine, mais une décision grave dans son principe et ses conséquences. Elle montre le peu de cas que fait le gouvernement de Kiev quant aux droits démocratiques. Cette décision vient à la suite du refus répété de ce gouvernement d’appliquer les accords de Minsk du début février 2015[3]. Les pays de l’Union européenne, qui viennent de revoter pour une période de 6 mois les sanctions à l’égard de la Russie, seraient bien aviser d’appliquer aussi ces mêmes sanctions à l’Ukraine, car très matériellement et très concrètement c’est elle qui se comporte de manière non-démocratique et qui empêche la mise en œuvre des accords de Minsk. Il devient incompréhensible de pénaliser un pays sans pénaliser l’autre. Ou alors, cela revient à dire que pour les gouvernements des pays de l’UE, il y a deux poids et deux mesures dans tout ce qui touche à la Russie.

D’une manière plus générale, les gouvernements des pays occidentaux seraient bien inspirés de prendre en considération ce que nous apprend cette élection, qu’il s’agisse de la légitimité de Vladimir Poutine, légitimité qui a été incontestablement renforcée le dimanche 18 mars, ou qu’il s’agisse des deux crises qui cristallisent le conflit avec la Russie, la question de la Crimée et celle de la crise dans l’est de l’Ukraine. La tiédeur – et c’est un euphémisme – du message d’Emmanuel Macron à Vladimir Poutine à l’occasion de sa réélection montre que l’on en est encore loin[4]. Pourtant Emmanuel Macron a été élu avec 43% du corps électoral et Vladimir Poutine avec 52%. Cette différence de 9 points devrait inciter le Président français à une certaine humilité…

 

[1] Voir le compte-rendu fait par Jacques Myard de sa mission d’observation en Crimée : https://www.facebook.com/Jacques-MYARD-532814636848757/

[2] Voir les notes du 17 mars https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-la-situation-economique-de-la-russie-et-les-elections-par-jacques-sapir/ et du 1er mars https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-les-defis-de-leconomie-russe-video-par-jacques-sapir/

[3] Voir la note que j’ai consacrée à cette question le 14 février 2015 : https://russeurope.hypotheses.org/3448

[4] http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/communique-entretien-telephonique-entre-emmanuel-macron-president-la-republique-et-vladimir-poutine-president-de-la-federation-de-russie/

Commentaire recommandé

Linder // 21.03.2018 à 06h28

La conclusion est : “Macron élu avec 43 % du corps électoral et Poutine avec 52 %. Cette différence de 9 points devrait inciter le Président français à une certaine humilité…”

Mais la différence est bien plus significative : Macron a été élu au second tour, Poutine au premier.
Au premier tour, Macron a eu 8 656 346 voix sur un corps électoral inscrits de 47 582 183, soit 18,2% du corps électoral.

62 réactions et commentaires

  • Linder // 21.03.2018 à 06h28

    La conclusion est : “Macron élu avec 43 % du corps électoral et Poutine avec 52 %. Cette différence de 9 points devrait inciter le Président français à une certaine humilité…”

    Mais la différence est bien plus significative : Macron a été élu au second tour, Poutine au premier.
    Au premier tour, Macron a eu 8 656 346 voix sur un corps électoral inscrits de 47 582 183, soit 18,2% du corps électoral.

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    • wesson // 21.03.2018 à 09h32

      sans oublier non plus que pour le second tour de l’élection Française, l’essentiel de l’argumentaire a tourné autour de la nécéssité de battre “le diable” (Mme Le Pen), avec notamment l’accusation de proto-fascisme à l’encontre de la France Insoumise n’ayant pas appelé à voter pour M. Macron.

      C’est dire si le vote de second tour pour M. Macron était un vote d’adhésion – ou pas !

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    • kasper // 22.03.2018 à 00h47

      clairement, le second tour de 2017 comporte trop de biais pour etre pris en compte comme mesure de l’adhesion a Macron. et meme avec ses biais, il eet extremement mediocre.

      Macron c’est son score de premief tour: 17% du corps electoral. a corriger a la baisse a cause des gens qui ont vote “utile” des le premier tour pour eviter un duel Fillon Le Pen. et a rabotter encore un coup pour tenir compte du barrouf mediatique qui a permi de gonfler la baudruche Macron, dont l’effet s’estompe avec le temps.

      reste pas grand chose.

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  • Nicolas // 21.03.2018 à 06h32

    Il y a une coquille : 1970 au lieu de 1996.

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  • KafK // 21.03.2018 à 06h33

    Plus de 90% de vote Poutine en Crimée. Le gouvernement ukrainien empêche les ressortissants russes de voter.
    Tout est dit.

    Mais qui va l’entendre parmi nos chers hybrides politico-médiatiques ?

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  • Duracuir // 21.03.2018 à 06h51

    Incroyable, je regarde ce matin 20′, puis le Monde et… pas un seul article de Russia-bashing. Ils ont décidé de faire un no-Russia-day ou ils sont en panne d’inspiration ou encore ce sont ceux qui leur donne les éléments de langage qui sont en panne?
    Arriverait-on dans la troisième étape du deuil? Après la stupeur et la colère, arrive la dépression?

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    • Kiwixar // 21.03.2018 à 07h19

      Les 5 phases : déni, colère, négociation, dépression, acceptation. Poutine essaie de guérir les otaniens de leur colère (risque d’escalade menant à la guerre nucléaire) en les amenant à négocier (révélations récentes sur les nouvelles armes nucléaires russes supersoniques, S500, Kalibr, chasseur de 5e génération vu en Syrie, etc).

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      • basile // 21.03.2018 à 09h31

        dans le même temps, Trump ne veut pas (plus) d’une course aux armements. On a connu les Américains vouloir le contraire. Sûrement que ce genre de match leur coûte cher à eux aussi, avec leur goût de matériel sophistiqué hors de prix, pour des résultats de plus en plus incertains, vu que que les Russe ont sorti comme nouveauté.

        Les Américains habitués à faire impunément les guerres chez les autres, commencent à se sentir vulnérables.

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        • Haricophile // 21.03.2018 à 17h00

          Trump ne veut plus la course aux armement ? Je vois pas mal de sites américains qui ne disent pas ça, au contraire, et je n’ai pas spécialement analysé le sujet mais il ne me semble pas que les budgets US se tournent vers l’éducation et la santé au détriment du militaire ! On ne doit pas avoir les mêmes sources, ou j’ai raté un épisode ce qui est possible mais j’ai un très gros doute…

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      • Ben // 21.03.2018 à 10h37

        Je ne pense pas que l’on soit sorti de la phase de déni. Celle ci prend la forme d’un silence meprisant Je suis certain que les médias fourbissent continuellement de nouvelles armes contre la Russie. Pour l’instant, face à l’évidence, il y a une tactique de repli. Ça ne durera pas.

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        • Ben // 21.03.2018 à 11h25

          Ajout: je viens de jeter un coup d’œil sur Le Monde en ligne. L’éditorial de S. Kaufmann titre: “Chaque fois que les Européens et les Américains ont manqué de fermeté, les Russes en ont profité”. Autrement dit, un appel à l’escalade dans l’agrresivité.

          Le Monde est un journal neo-conservateur belliciste.

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          • moshedayan // 21.03.2018 à 19h59

            Vous avez bien raison, la machine occidentale, je le crains, est “en marche” pour la confrontation directe avec la Russie.
            Et ce, parce que, les futurs “gaffeurs” Macron-Merkel et Junker voient leur projet et leurs économies approcher de l’impasse finale.
            Ils n’ont pas l’intention de calmer le jeu en Ukraine et les Ukrainiens sont leurs “idiots utiles” collaborateurs.
            Tant qu’on ne réécrit pas ce qui s’est passé depuis 1991, avec le rétablissement de la Yougoslavie et le reflux de l’Allemagne, l’Europe des nations sera au bord de la catastrophe.
            Il est impératif que la Russie réussisse économiquement à l’intérieur et à l’extérieur avec les Bric’s .

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          • jules vallés // 21.03.2018 à 21h37

            Une seule solution avec ce torchon: ne pas s’en occuper… ah! rectification, on peut aussi l’utiliser dans “la cabane au fond du jardin”

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    • UnJournaliste // 21.03.2018 à 19h23

      Un petit peu encore. L’AFP est allée chercher une histoire de décharge. C’est ça les actualités internationales : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/03/21/97001-20180321FILWWW00199-rejet-toxique-d-une-decharge-pres-de-moscou-50-enfants-soignes.php

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  • DUGUESCLIN // 21.03.2018 à 06h52

    Il serait bon, pour les américano-européistes, de cesser de parler de la Crimée “occupée” ou “annexée”.
    La Crimée est un territoire russe occupé par ses propres habitants, lesquels sont russes, les élections permettent de le vérifier.
    Parlerait-on de la Flandre et de l’Artois, par exemple, comme d’un territoire annexé et occupé par ses propres habitants, qui sont, personne n’en doute, bien français?
    Les russes seraient-ils interdits de résidence chez eux?
    Faut-il libérer Moscou de ses habitants russes? Et Paris de ses habitants français?

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    • Alexandre Clément // 21.03.2018 à 08h27

      Vous avez raison, mais les Européistes, et donc Macron, entendent bien libérer la France des Français en les remplaçant par des migrants moins rebelles aux directives du gouvernement de tout privatiser

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    • moshedayan // 21.03.2018 à 20h48

      Pour être un peu plus précis, entre le XVe et XVIIIe, les Tatars de Crimée étaient en forte relation avec les Russes et même les Lituaniens de Jagellons, et les traités entre ces nations étaient fréquents, avec des serments dans leurs foi respectives. Le cas de princes tatars demandant l’aide des Russes face aux Ottomans était fréquent, s’inspirant probablement des Tatars d’Astrakhan qui passèrent (bien obligés) au service des Russes, après la défaite du khanat de Kazan en 1552. En fait tout se jouait alors entre l’influence ottomane ou russe pour le contrôle du Nord du Caucase, la Crimée n’avait pas trop de choix dans sa volonté de conserver son autonomie “féodale”. Au XIXe, l’assimilation russe de la Crimée s’achevait.

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  • Nerouiev // 21.03.2018 à 07h02

    Quand Eltsine à dû quitter le pouvoir et choisir un successeur il a cherché “un homme qui représente le peuple” et il a nommé Poutine. Depuis, cet inconnu à gagné toutes les élections et même de façon brillante après 18 ans à la tête de la Russie. C’est pour moi ce qui transparaît le plus dans ces élections en parfait accord avec sa continuelle côte de popularité et c’est ce qui fait la grande différence avec les scores à l’arraché dans les élections occidentales. Autrement dit, la politique de Poutine semble contenir aussi celle de ses adversaires avec une grande stabilité, capable d’évoluer car il écoute et fait ce qu’il dit.

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    • SARTON Bernard // 21.03.2018 à 16h30

      Je crois en effet que Poutine et son équipe correspondent à la Russie d’aujourd’hui. Le vote actuel n’est surement pas crédible sur un pur plan démocratique car le pouvoir d’Etat et ses fonctionnaires influencent le peuple pour qu’il vote pour le pouvoir. Cela étant dit Poutine ,qui est un “communiste déguisé” avec son discours programme du 1er Mars à la Douma, en accord avec le PCR de Ziouganov et Groudinine(très influent dans la Russie profonde et nostalgique de l’URSS), va orienter la politique du Kremlin sur le modèle économique Chinois très efficace. Avec 9 habitants au km la Russie n’a pas assez de bras pour développer son immense pays aux multiples richesses. Pour cela il faut mettre à bas la corruption endémique qui gangrène l’Etat russe et permettre aux dirigeants vertueux et dévoués de s’exprimer sur le terrain comme Groudinine l’a fait dans son sovkhoze. L’église orthodoxe, par sa morale, peut aider les pionniers courageux à développer cet immense pays. Communistes, anciens Communistes de Russie Unie et nationalistes honnêtes sont des militants sur lesquels la Russie peut compter pour son développement social et culturel .

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      • Haricophile // 21.03.2018 à 17h06

        @ SARTON Bernard : Je pense que pour le peu que j’ai vu, le vote actuel en Russie n’est pas parfait, mais nous n’avons absolument aucun droit en tant que Français et UnionEuropéen de le critiquer d’aucune manière que ce soit. Ce serait le cochon qui critique la souris de trop manger.

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        • SARTON Bernard // 22.03.2018 à 16h18

          Vous avez raison , nous n’avons pas trop à critiquer le résultat du vote russe pour Poutine, ce que j’explique dans mon papier . Mais je pense que Groudinine aurait eu plus de voix (vers les 20%) si l’élection avait été plus ou moins équitable en laissant l’électeur libre de son choix sans aucune pression ; Cela n’aurait pas empêcher Poutine de gagner . Nos médias devrait se taire tant elles encensent Macron and co à longueur d’heures d’info en continu . Même Sarko , un maffieu-escroc patenté , trouve encore grâce à leurs yeux malgré toutes les casseroles financières qui lui collent à la peau ; Mais les censeurs russophobes de l’hexagone n’arrivent pas à convaincre le petit peuple que les russes sont méchants alors qu’ils nous ont délivré du nazisme au prix de 27 millions de morts , ce que Poutine n’arrête pas de rappeler avec juste raison . Bon vent à la Russie alors que La France décline à cause de dirigeants médiocres sans souffle à la botte américaine .

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  • Roman_Garev // 21.03.2018 à 07h19

    Concernant la Crimée, pour être précis, on y a 92,15% (soit 994 569 voix) de vote Poutine.
    À y ajouter 90,19% (218 303 voix) qui ont voté pour Poutine en Sébastopol qu’on oublie si souvent d’évoquer séparément de la Crimée. Cependant cette ville-héros, avec sa base navale et ses alentours, devenue la troisième ville d’importance fédérale en Russie (après Moscou et Saint-Pétersbourg), ne faisait de jure jamais, contrairement au reste du péninsule, partie de l’Ukraine qui l’a de facto annexée en 1991.

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  • Roman_Garev // 21.03.2018 à 07h50

    L’un des faits les plus frappants de ces élections était la vote massive des citoyens de la Russie se trouvant en dehors de ses frontières.
    394 bureaux de vote ont été ouvert dans 145 pays.
    Les participations ont atteint 98% (de 1 875 408) ! (Avez-vous vu ces longues queues devant les bureaux de vote, y compris à Berlin ou à Phuket,Thaïlande, avec ses 40 degrés de chaleur ?) On laisse ces 2% à la conscience de l’Ukraine qui a interdit le vote aux Russes.
    Résultat du vote : 84,7% pour Poutine.
    Ça, c’est vraiment du jamais vu… Sans parler de 500 000 touristes russes qui, normalement, auraient dû se reposer sans penser politique, les Russes installés à l’étranger ne devraient pas témoigner de tant de sympathie envers Poutine. Pourtant même à Londres (!!!) 51,7% ont voté Poutine (à comparer à 27,7% en 2012). Berlin a donné 82,1% (contre 49,7%), Paris 61,3% (contre 30%). Et à Rome même les bulletins ont fait faute, on ne s’attendait pas au nombre pareil d’électeurs…

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    • basile // 21.03.2018 à 09h37

      c’est significatif en effet, car on peut estimer que les Russes vivant en France, le sont pour l’appât du gain, et seraient naturellement enclins à vouloir une Russie identique.

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      • Globule rouge // 21.03.2018 à 12h35

        Votre commentaire est dur, “les russes” apprecient aussi beaucoup la culture francaise.

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      • moshedayan // 21.03.2018 à 21h34

        Basile vous oubliez les Russes qui ont fui l’Union Soviétique pour l’El Dorado capitaliste et ceux qui se sont mariés et bi-nationaux non officiels , puisque la double nationalité n’est pas reconnue ni en Russie ni en France (c’est une tolérance du silence, non-dit). Ceux-là, en majorité ont voté Poutine, mais pas ceux bien sûr qui sont devenus des “chiens de garde”, anciens refuznikis, pistonnés au CNRS, dans les Universités françaises ou les médias occidentaux – ceux-là en majorité pleuraient l’absence de Navalny. Ils s’empressent déjà de préparer des études pour démontrer la dictature de Poutine et la nature “artificielle” des élections en Russie (faut bien justifier sa place…)

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  • reneegate // 21.03.2018 à 08h11

    Parlons chiffres : Poutine a été élu par 52% du corps électoral moins les 10 bulletins “frauduleux” glissés dans une urne (vidéo diffusé sur France2 le lendemain des résultats). Si vous ne l’avez pas vu, attendez les proches élections russes et France2 vous ressortira la même (une femme se lève et glisse 10 feuilles A4 dans une urne, 10/144 Millions est tout à fait significatif vous en conviendrez).
    Macron ne représente que 18% des Français et le ministre de l’économie (me souviens plus du nom) 4% de son propre parti. Forts de ces résultats, ils gouvernent par ordonnances.

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    • Haricophile // 21.03.2018 à 17h10

      Et justement les caméras étaient là pour filmer cette fraude massive de 10 bulletins… un coup de chance pour sûr !

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  • RGT // 21.03.2018 à 08h26

    Vladimir Poutine a été élu (plébiscité) par les russes, et nous n’avons pas à émettre de jugement sur le résultat de cette élection. C’est le “problème” des russes et qu’on leur foute la paix.

    Bien sûr, de nombreuses affirmations de “fraudes massives” ont été proférées par nos médias oligarchiques nationaux mais les russes ne se sont pas “indignés” d’une “ingérence occidentale” dans ces élections.
    Visiblement ils semblent largement moins “ennuyés” que les chiliens à l’arrivée de Pinochet et pour l’instant aucune information n’a filtré concernant des massacres de masses d’opposants rassemblés dans des stades…

    Quant aux “assassinats commandités” d’opposants, TOUS les gouvernements le font, même la “Patrie des Droits de l’Homme” (Hollande avait reconnu qu’il nommait les personnes à “effacer”).
    Le champion toutes catégories d’assassinats et d’ailleurs de l’autre côté de l’atlantique avec une loi qui permet au président de le faire tout à fait légalement n’importe où dans l’univers.

    Le plus beau, c’est que les assassinats qui lui sont reprochés ne lui apportent que des problèmes et aucun avantage…

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  • Chris // 21.03.2018 à 08h39

    Quand je lis tous ces chiffres en faveur de la politique et du personnage Poutine, je me dis que si le bloc atlantiste poursuit ses attaques (sanctions, ingérences, faux-drapeaux, voire guerre), ils vont tomber sur un os : les Russes sont mentalement prêts à en découdre et résisteront comme à Stalingrad.
    Ils ont parfaitement identifié les dissonances de nos pseudos démocraties.
    La cruauté purgative des années Yeltsine aura finalement été un fantastique chaudron du Phoenix ! Ils leur a fallu quelques lustres pour assimiler la chose, mais ils ont fini par comprendre ce que valaient les “partenaires”.
    Longue vie à la Russie !

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    • Laurent // 21.03.2018 à 12h07

      Comme me l’a dit il y a quelque temps un collègue russe qui vit et travaille en France, “Les Américains et les Européens doivent comprendre que, nous les Russes, pour défendre notre pays, nous sommes prêts à manger la racine des arbres si nécessaire”

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    • SARTON Bernard // 21.03.2018 à 16h45

      Tu as raison , la Russie nous a libéré du joug nazi au prix de 25 millions de morts . La Russie a aussi libéré l’Europe du début du 19ème siècle du “Furher Napoléon 1er” avec sa soldatesque pseudo révolutionnaire . Donc sans la Russie et sa force de frappe militaire l’Europe serait à feu et à sang sous l’égide Anglo-Saxonne mercantile. La France doit développer son amitié avec ce pays très attachant par sa population très cultivée. Notre bourgeoisie est si médiocre que je ne pense pas que cela se réalise à court terme , il faut virer cette classe décadente avec ses élites pour qu’on puisse enfin “respirer” un autre air dans notre bon vieux pays celte et gallo-romain .

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  • Le Wallon // 21.03.2018 à 08h46

    Il reste à Vladimir Poutine le temps pour consolider son œuvre et de “former” un successeur. En tout cas, il aura permis à la Russie de redevenir une grande puissance planétaire et de, bientôt, devenir la première puissance d’Europe.

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    • Kiwixar // 21.03.2018 à 10h23

      Avec les derniers pshits en cours des hydrocarbures de la mer du Nord, je pense que l’Europe sera bientôt coupée en 4 :
      – ceux qui en auront pour eux et pour exporter (Russie, Norvège)
      – ceux qui auront des devises fortes (mark) pour en acheter (Allemagne et Europe du nord)
      – ceux qui voudront les hydrocarbures russes sans payer (France, RU, Europe de l’Est)
      – ceux qui réinventeront le gazogène pour se déplacer et qui prendront des douches froides

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      • madake // 21.03.2018 à 21h38

        Si les non-conventionnels américains vont “flamber” cette année. je gage que dans les 5 années qui viennent, on aura compris que par définition, ces pétroles là font pschitt.
        Il ne reste alors qu’à forer encore et encore pour extraire de moins en moins.
        Les bienfaits écologiques de ces forages seront alors plus médiatisés qu’ils ne le sont aujourd’hui, et le public le comprendra mieux.

        Celà devrait coïncider assez bien avec l’article d’Olivier, sur la carence pétrolière qui va succéder à la surproduction actuelle.
        A ce moment là, parlerons nous encore des sanctions économiques contre la Russie, et de contre-sanctions?
        Toute source d’hydrocarbures deviendra fascinante:
        Les gazoducs européens, russes, syriens, qataris, iraniens, seront convoités, la côte israëlo-libanaise, sera-t-elle paisible?
        Qu’en sera-t-il des champs pétroliers lybiens, irakiens, ou syriens, laissés en une propice “jachère”?
        L’époque sera intéressante, au sens de l’Histoire…

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    • Scytales // 21.03.2018 à 10h54

      Objectivement, je pense qu’on peut raisonnablement estimer que, depuis le 2nd suicide des nations européennes au cours de la guerre de 1939-45, l’Union soviétique, à laquelle a succédé la Russie qui en a émergé en 1991, est la première puissance européenne.

      La période Eltsine n’aura été qu’un intermède.

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    • Geof’ // 22.03.2018 à 08h51

      peut-être d’Europe, peut-être d’Asie : ce n’est pas clair si elle est l’une ou l’autre.

      c’est dur pour Jacques Sapir d’écrire national-socialiste, c’est dur pour tout le monde :

      Ou alors, ce « national-conservatisme » peut prendre une forme « sociale », conservant le besoin de sécurité qui est patent dans la population, mais l’accompagnant d’une forte réduction des inégalités et de la montée d’une protection publique (par le développement des services publiques) qui sera d’ailleurs à même d’assurer cette demande de « sécurité ».

      et y a plein de formules interdites dans l’espace public, marquées du sceau du tabou, sur les juifs par exemple.

      Geof’, neo-communiste de Tournai

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  • Alain // 21.03.2018 à 08h56

    Poutine devrait remercier les dirigeants occidentaux, avec leur hystérie anti-russe ils ont démontré aux Russes qu’ils ne devaient surtout pas élire un de ces pantins valets de l’occident comme Eltsine mais quelqu’un qui sait leur tenir tête

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  • ANNA // 21.03.2018 à 09h19

    J’ai vu comment 4 policiers russes ont traîné par les cheveux des nombreux retraités russes, vers les bureaux de vote, les ont frappé au visage, en criant :
    “Vous avez voté aujourd’hui q’une seule fois pour Poutine, pensez-vous que cela est suffisant pour convaincre nos ennemis ?”

    * les faits hautement véridiques, qui serons bientôt relayés par
    Marie Mendras
    Hélène Blanc
    Galina Ackermann

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    • Roman_Garev // 21.03.2018 à 09h40

      C’est de l’humour noir ou quoi ?
      Comment quatre policiers seulement auraient pu traîner des nombreux retraités à la fois ?
      C’était où en fait ? Et quand ?
      Ont-ils filmé cela, ceux qui “l’avaient vu” (y compris cette brillante amie du peuple russe nommée Ackermann), ou bien les batteries de leurs smartphones se sont soudain avérées déchargées à zéro ?

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      • ANNA // 21.03.2018 à 14h46

        Vous m’avez pas reconnu avec une moustache, Romain Garev ?
        Je plaisante toujours…
        Quoi que, avec Marie Mendras je n’étais pas loin.
        Si quelqu’un veut écouter le délire de Marie Mendras, et ses “prévisions” de “chercheuse” juste la veille des élections russes, elle était l’invitée chez Ives Calvi sur Canal+
        https://www.mycanal.fr/docus-infos/l-info-du-vrai-20-h-l-evenement-du-14-03-edition-speciale-russie-elections-presidentielles/p/1485783
        a partir de 27 minute
        pour constater que cette “spécialiste” de la Russie s’est foutu le doigt dans l’œil avec ses prévisions, et on comprend que Madame Mendras roule pour Navalny

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        • Roman_Garev // 21.03.2018 à 16h28

          Je reconnais mon tort, Anna.
          Mais soyez miséricordieuse envers celui qui se trouve à une centaines d’années-lumière de toutes ces maries mendras…

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        • tepavac // 22.03.2018 à 19h07

          Merci Anna pour ce lien éclairant et édifiant !!!

          Je dirais même que cela mérite un billet, tant la mauvaise foi mêlée à une sorte de jalousie maladive transpire dans chaque phrase. C’est absolument ahurissant que de tels discours puissent être prononcés médiatiquement, qui passe graduellement d’un discours de haine contre un dirigeant étranger sur son peuple.

          Si OB en fait un billet, c’est prévoir une avalanche de coms plein d’insultes et de vociférations contre ces deux énergumènes.
          Je passe sur le reportage lénifiant de 25 mn, mais je conseille vivement de regarder et d’écouter les élucubrations de ces deux corbeaux.

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    • jmk011 // 21.03.2018 à 09h56

      @Anna :
      Enfin une réaction (c’est le cas de le dire) négative sur Poutine et sa réélection !!
      Vous avez VRAIMENT vu des policiers russes « traîner par les cheveux «  de pauvres retraités pour les pousser à voter plusieurs fois pour le méchant « maître du Kremlin « ? Il faut vite prévenir nos médias occidentaux de cet incroyable déni de démocratie !! A rapprocher des images « vues à la tv «  de bourrage des urnes par d’immondes suppôts du nouveau Satan bolchevique.
      Sans ces atteintes inqualifiables à la démocratie il est certain que Poutine n’aurait pu être réélu 😀

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      • ANNA // 21.03.2018 à 14h57

        @jmk011
        😀
        Comme vous dites, dans la série “vues a la télé” je vous propose une vidéo, publié par RT (ni plus ni moins) :
        https://www.youtube.com/watch?v=onuDMwlg9nU

        * Ou on voit Dmitri Medvedev de ne pas voter pour Poutine ! On voit Medvedev dessiner un petit cœur en face du nom de Poutine et ensuite cocher la case avec le nom de Groudinine !
        Dommage que ce fake n’a pas fait le tour des télés françaises, mais en revanche les fakes avec “le bourrage de urnes” on été montrés
        😀

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  • Roman_Garev // 21.03.2018 à 09h33

    Un fait frappant de plus : durant toute la présidentielle, ainsi que dans la discussion sur les résultats des élections, pas une seule fois le nom du parti “Russie unie” (présumé par certains être “le parti du président Poutine” et constituant 76,1% de députés de la Douma d’État, chambre basse du parlement russe) n’a été évoqué.
    En 2012, quand Poutine a quitté la présidence du parti, c’était ce parti quand même qui l’avait porté candidat à la présidence.
    Aux élections 2018 Poutine s’était présenté comme un candidat auto-désigné. Il n’a soufflé mot de la “Russie unie” ni durant son discours de plus de deux heures devant le Parlement russe le 1 mars, ni en rendant grâce à ses partisans la nuit suivant les élections, lorsque les résultats préalables ont été annoncés…

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  • Michel Ickx // 21.03.2018 à 10h16

    L’occident et le bloc otanien avec nos chers journalistes à la solde du pouvoir ont tout fait pour inciter les russes à voter pour leur président.
    On a du mal à imaginer tant de génies s’engager dans un processus masochiste de cette envergure.

    N’était-ce pas Einstein qui disait qu’il n’y a pire folie que de faire plusieurs fois la même chose et d’en espérer une issue différente ?

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  • Ardéchoix // 21.03.2018 à 10h58

    Élection de Poutine, alors qu’il n’a pas fait l’ENA, vraiment faut que les russes arrêtent la vodka.

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  • Jeanne L // 21.03.2018 à 11h05

    Cet article de Monsieur Sapir me paraît très intéressant. Il montre bien qu’au delà de sa réélection Vladimir V. Poutine est face à un choix qui va être déterminant pour la Russie (et le monde). Ce que je trouve tout à fait fin dans ce qui a été relevé c’est ce choix entre une possibilité “réactionnaire” de l’évolution de la Russie et la possibilité de l’évolution “sociale”. Les résultats respectifs en Russie de Pavel Groudinine et des autres candidats (portés par le choix occidental) qui viennent derrière le vote Poutine vont-ils être déterminants? En début de nuit lorsque seuls les résultats de Sibérie étaient complets Groudinine atteignait 15%), quand on sait “le décentrement vers l’orient” que cherche à effectuer la politique russe, la question cruciale de la “démographie” générale mais aussi “locale”, la question fondamentale de l’aspiration sociale des masses à la fois vers la stabilité mais aussi vers la justice sociale et le bien-être, la tâche de Poutine, nouvelle et pas simplement sur sa lancée, est immense. Aura-t-il les forces pour le faire? sur qui pourra-t-il s’appuyer réellement ? Aura-t-il le temps de procéder à une évolution irréversible?

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  • René Fabri // 21.03.2018 à 11h37

    “Encore réélu”, aurait dit …………………………………………………………. Angela Merkel !

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  • christian gedeon // 21.03.2018 à 12h27

    Nous sommes en train d’en finir avec les principes “universalistes”. Avec la fongibilisation des institutions politiques.Avec les internationalismes qui ont pollué le monde depuis la fin du XIX ième siècle. Avec des “pensées “,il faut le dire vite,comme la pensée libérale et son corollaire marxiste,qui ont voulu ignorer les peuples et leurs histoires,conduisant à des catastrophes. L’exemple russe est peut-être le premier exemple patent d’un retour à l’Histoire,que certains avaient vue finie,comme Fukushima,l’ultralibéral,ou avoir un “sens ” comme les marxistes.(dont les nazis ne sont qu’un avatar inversé et diabolique). C’est au sein des nations et de la collaboration entre nations que se trouve la solution,et nulle part ailleurs. Liberté,Egalité,Fraternité.

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    • Ellilou // 21.03.2018 à 13h31

      Petite faute de frappe: Francis Fukuyama , pas Fukushima 😉

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      • Christian Gedeon // 22.03.2018 à 12h29

        Au temps pour moi,merci. Mais l’obsession de la centrale sûrement. Tiens vous avez remarqué qu’on n’en parle plus du tout?

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    • Geof’ // 22.03.2018 à 08h59

      la collaboration entre nations, ça s’appelle l’inter-nationalisme, bilout’

      …….eeeeet c’est quoi, un projet de société centré sur les peuples/nations ?

      parce que je ne vois pas bien la dimension économique dudit projet : ‘faut une théorie a-minima

      je devine qu’elle se fonderait sur la propriété privée des terres, des forêts, des mines, des puits, des machines…de droite, en somme mais avec un petite pointe de charité, histoire d’avoir la paix sociale. Tout ça fait de toi un poujadiste…terme qui pourrait être censuré car c’est pas mal péjoratif.

      Geof’, neo-communiste belge

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  • Nanker // 21.03.2018 à 15h41

    “Incroyable, je regarde ce matin 20′, puis le Monde et… pas un seul article de Russia-bashing. Ils ont décidé de faire un no-Russia-day ou ils sont en panne d’inspiration ou encore ce sont ceux qui leur donne les éléments de langage qui sont en panne?”

    C’est vrai ils se sont pris un tel coup sur le groin que, piteux ils ont décidé de garder le silence.

    Sinon vous avez remarqué la colossale différence dans la couverture des élections américaines et russes? On “bouffe” littéralement des 1ères, avec envoyés spéciaux qui suivent au jour le jour le candidat Démocrate et le Républicain et ce des semaines avant le vote. Le jour du vote c’est “édition spéciale permanente” et les jours suivant le vote, on a le débrief de la présidentielle US avec “experts” à la clef (qui sont souvent les deux navrants Bacharan et Durpaire).

    Quand il s’agit de couvrir la présidentielle russe, on ment on biaise, on donne la parole à des non-existants comme Navalny et quand les résultats tombent on met l’accent sur les trois cas de bourrage d’urnes qui se sont produits.

    Bizarre ce déséquilibre..

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  • Eric Noiré // 21.03.2018 à 19h19

    Dans un documentaire ARTE qui mettait en vedette un voyageur “chez l’habitant” au sein des anciennes républiques russes et lors de son passage en Crimée, les gens du cru disaient vouloir essentiellement être rattachés à la Russie parce qu’ils y retrouvaient les services sociaux (logement, santé, éducation) qu’ils avaient connus sous l’URSS alors que le régime “libéral” de l’Ukraine les abandonnait à leur sort.
    Sans pouvoir préciser exactement la date à laquelle le documentaire a été tourné, il était antérieur à “l’annexion” de la Crimée par Poutine.
    Peut-être y’a-t-il là aussi matière à comprendre le résultat des élections russes et par ricochet ce qui se joue en ce moment en France…

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  • julie // 22.03.2018 à 11h45

    impossible d’ouvrir le lien n° 1 de Jacques Myard, observateur officiel des éléctions en Russie et son compte rendu. Une piste? Par ailleurs, où peut-on trouver le(s) compte(s) rendu des observateurs étrangers? Et russes?
    Dès la clôture des bureaux de vote, nos médias ont claironné des nombres impressionnants d’irrégularités observés par des ONG et je ne sais qui trop, qu’en est-il de leurs publications?

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  • Krystyna Hawrot // 26.03.2018 à 16h28

    Le “‘national conservatisme” des Russes est à relativiser… Personne ne parle en Russie d’interdire l’avortement, de ramener les femmes à la maison ou de limiter le divorce… On n’en est pas encore au fanatisme des fondamentalistes polonais, croates ou autres nationaux cathos! C’est plutôt l’idée qu’il y a “des bonnes et des mauvaises traditions”, et que les bonnes traditions à conserver ce sont les traditions soviétiques – une bonne école qui enseigne la culture du pays, le travail pour tous, le patriotisme au dessus de l’individualisme… C’est vrai que réduire les inégalités ne nuirait pas dans ce pays aux immenses richesses ou ces inégalités sont hélas bien visibles, même si la misère noire a disparu, grace à la politique de Poutine.

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  • Krystyna Hawrot // 26.03.2018 à 16h37

    La déclaration d’un autre observateur francophone des élections russes, Oumar Mariko, le chef du parti malien de gauche SADI, et candidat à la présidentielle malienne
    https://www.facebook.com/mohamed.diarra.39/videos/1593441517418698/

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