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5.septembre.20205.9.2020
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[Russeurope-en-Exil] Un plan de relance en trompe l’Œil ? par Jacques Sapir

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Le plan de relance, qui était très attendu depuis la fin du mois d’août, a été enfin présenté par le Premier-ministre Jean Castex. La France est donc l’un des tous derniers pays d’Europe à dévoiler son programme économique pour faire face à la crise engendrée par le Covid-19. Mais, ce plan rassemble des choses très disparates. Ce qui fait penser qu’il reste, en bonne partie, au niveau de la communication politique et ne répond pas aux besoins de l’économie française, exsangue après la crise du COVID-19, et ce alors que le rebond qui avait été enregistré depuis le dé-confinement, s’étiole.

Les objectifs du plan

Il s’agit donc d’un plan que l’on présente comme très ambitieux. Son montant, 100 milliards, en témoigne. Ses grands axes étaient connus depuis le mois de juillet, voire depuis le Projet de Loi de Finances Rectificative du 10 juin.

Le plan veut tout d’abord accélérer la transition vers une économie « verte ». Il reprend le principe de subventions pour des travaux d’isolation, mais il souhaite aussi accélérer la transformation du secteur de l’automobile et marquera une priorité pour le train. Tout ceci avait déjà été annoncé, voire même budgété depuis près de deux mois.

Le plan veut aussi relancer l’industrie et aider à la relocalisation de certaines activités. Le gouvernement prévoit donc de baisser ce que l’on appelle les « impôts de production » de 20 milliards sur deux ans. Mais, si la France a les « impôts de production » parmi les plus élevés, elle a aussi des montants de subventions aux entreprises importants. De fait, le système impôts-subventions revient à transférer des ressources de certaines entreprises vers d’autres. Ce n’est donc pas en supprimant le volet « impôts » que l’on règlera le problème de compétitivité de l’économie française. Les travaux du FMI, et en particulier les External Sector Reports qui sont régulièrement publiés tous les ans[1], montrent que le problème provient de l’euro, qui construit un écart de 25% entre l’Allemagne et la France, et qui empêche notre pays de recouvrer un taux de change adapté.

Une troisième priorité concerne l’emploi et les PME. Ici encore on mélange les genres et les sommes. Le gouvernement a compris que l’on ne pouvait pas aider seulement les grandes entreprises. Sauf que, là, ce sont essentiellement des promesses. En effet, il veut agir pas les crédits et non en assurant un débouché pérenne aux PME.

Le détail du plan

Le plan qui nous a été présenté le jeudi 3 septembre est donc organisé en trois blocs qui sont à peu près de même taille.

Le premier poste du plan concerne la compétitivité des entreprises et la relocalisation industrielle. Le gouvernement y engage 35 milliards. Mais, cette somme est trompeuse ; il y a seulement 15 milliards d’argent « frais ». En effet, 20 milliards proviendront des diminutions d’impôts, qu’il faudra financer autrement. Sur les quinze milliards restants, la distribution surprend.

Le renforcement des fonds propres des entreprises, qui constitue un véritable sujet quand plusieurs entreprises stratégiques françaises se font racheter par l’étranger, reste sous-financé. On peut penser que la somme de 3 milliards d’euros est ici bien trop faible. Par ailleurs, on ne trouve que 1 milliard pour le soutien à l’investissement industriel. Ici encore, le compte n’y est pas.

Graphique 1

Le deuxième poste concerne la transition énergétique pour laquelle le gouvernement va dépenser 30 milliards, dont 7 milliards pour la rénovation énergétique des bâtiments et 4,7 milliards pour la SNCF, somme qui était déjà prévue et qui, logiquement, aurait dû être exclue du plan de relance. Les dépenses y sont plus réalistes, encore que les sommes affectées à la SNCF ne permettront sans doute pas de faire les investissements nécessaires.

Dans le poste énergie et technologies vertes, l’automobile et l’aéronautique émargent à hauteur de 2,6 milliards.

Graphique 2

Le 3ème poste du plan concerne les dépenses liées aux compétences et à la solidarité. C’est en réalité un poste fourre-tout à 35 milliards on l’a dit, où l’on retrouvera les 6,5 milliards du plan jeunes pour l’emploi (déjà décidé), les 6,6 milliards budgétés pour le chômage partiel (qui logiquement ne devaient pas faire partie du plan de relance mais des actions de soutien à l’économie), les 5,2 milliards d’aides aux collectivités locales et les 6 milliards d’investissement pour les hôpitaux liés au Ségur de la santé (elles aussi déjà annoncées). Ces dépenses ne sont pas nouvelles comme on peut le voir.

Alors, si l’on fait les comptes, et que l’on enlève les 20 milliards d’abattements d’impôts, les 6,6 du chômage partiel, le 6 du Ségur de la santé et les 4,7 prévus pour la SNCF, ce n’est plus 100 milliards que l’on obtient mais 62,7 milliards…Bref, on a l’impression que, pour des raisons de communication politique, le gouvernement veut afficher absolument 100 milliards, quitte à jouer avec les mots, à additionner les pommes et les oranges…

Les mesures non financières

Un point intéressant de ce plan est qu’il contient aussi des mesures dites « non financières ».

Jean Castex veut installer sur le terrain, partout en France, des sous-préfets à la transformation et à la relance. Il s’agira de jeunes hauts fonctionnaires, dont la mission sera de débloquer des actions spécifiques et de s’assurer que, quand on décide à Paris, il se passe quelque chose sur le terrain. Ces préfets vont dire si plus de soutien est alors nécessaire.

Se pose la question de l’efficacité de ces sous-préfets…

Il aurait sans doute mieux valu introduire le principe d’un guichet unique. Ces nouveaux préfets, qui seront sans expérience, risquent de conduire à une dispersion des sommes engagées en fonction des demandes et des pressions auxquelles ils seront exposés. Cela s’appelle le saupoudrage, et c’est une plaie traditionnelle des actions de l’Etat. La simplification des procédures administratives est aussi essentielle si l’on veut que ce plan soit réellement efficace. Jean Castex veut un choc de simplification, dont acte.

Mais, le Premier-ministre prépare en fait une batterie de mesures administratives pour d’une part d’alléger certaines normes, et d’autre part de remédier aux lourdeurs administratives en accélérant la numérisation de certaines démarches. A la clé notamment, l’inscription dans la durée de certaines dérogations prises sous le sceau des différentes lois d’urgence pour faire face à l’épidémie de coronavirus. Or, certaines de ces dérogations pourraient être contradictoires avec l’objectif de « verdir » l’économie française.

On retrouve, là, un problème général de l’action de ce gouvernement, qui donne d’une main pour reprendre de l’autre.

Quelle efficacité ?

La question essentielle reste néanmoins celle de l’efficacité de ce plan. Si l’on retient le chiffre de 100 milliards, chiffre très discutable comme on l’a montré plus haut, ce plan ne représente plus, sur deux ans, que 50 milliards. Or, l’économie française va connaître, au-delà de la perte liée aux effets du confinement, une récession importante. La « croissance » que l’on connaitra en 2021 ne sera, en réalité, qu’une partie de la récupération du niveau de production de 2019.

Pour effacer le choc de l’épidémie, il faudrait que ce plan de relance soit capable de nous tirer hors de la trappe à récession que nous risquons de connaître. Autrement dit qu’il puisse engendrer une croissance au-delà du niveau de 2019 mais aussi accélérer la récupération de ce niveau. Or, on peut en douter quand on regarde ce dont ce plan est constitué :

  • Les 20 milliards d’abattements d’impôts vont constituer, au mieux, un nouveau CICE. Or, l’effet de ce dernier a été très limité, voire nul, en matière de croissance.
  • Les 6 milliards pour la poursuite de l’indemnisation du chômage partiel peuvent sauver des emplois mais non en créer. L’effet de relance sera nul.
  • Le plan « Jeunes pour l’emploi » aura, lui aussi, un effet très diffus sur la croissance.

Les sommes susceptibles d’engendrer un effet de relance sont limitées : 68 milliards.

Il faudrait donc que ces 68 milliards soient capables de produire, sur deux ans, à peu près 136 milliards de production supplémentaire si l’on veut que l’économie se cale sur une logique de réelle croissance, autrement dit un multiplicateur des dépenses publiques de 2. Le FMI, dans une étude de 2013, avait calculé un multiplicateur pour les pays européens de l’ordre de 1,5 – 1,7. Mais, c’était sans tenir compte de l’incertitude radicale créée par l’épidémie et les limitations de production engendrées par ses effets directs et indirects.

On peut donc considérer que, quoi qu’en dise le gouvernement, ce plan est en réalité sous-dimensionné par rapport à la situation actuelle. Il faudrait, au minimum, 30 milliards d’euros supplémentaires pour obtenir les effets recherchés, où alors que la France retrouve sa souveraineté monétaire et laisse sa monnaie se déprécier de 15% à 20% par rapport à l’Allemagne.

[1] IMF, External Sector Report, Washington DC, Juillet 2019.

Commentaire recommandé

RGT // 04.09.2020 à 08h39

« En effet, il veut agir pas les crédits et non en assurant un débouché pérenne aux PME »

Cette phrase ne veut strictement rien dire.
Connaissant jacques Sapir et son grand respect de la langue française je pense qu’il s’agit d’une erreur de retranscription.
si vous pouviez clarifier cette phrase ce serait un bienfait.

Autrement, concernant le fond, nous avons la confirmation (complotiste) que le gouvernement suit sa stratégie initiale et ne fait rien de réellement efficace pour permettre à la majorité de la population de sortir de l’ornière.

Bref : Le Caca-rente reçoit des aides à foison et les gilets jaunes continuent leur descente aux enfers.

Mais n’oublions pas que cette politique « sociale » (socialisme pour les ultra-riches et ultra-libéralisme pour les gueux) est la ligne officielle qui a connu sa plus grosses expansion sous Saint François au début des années 80.

Depuis ses successeurs se contentent de suivre ses « principes divins » et les gros actionnaires n’ont jamais été aussi heureux qu’aujourd’hui.

De toutes façons, les gueux ne servent qu’à nourrir les plus puissants et n’ont surtout pas le droit de quémander une seule ration de croûton supplémentaire.
Ils ont juste de quoi pouvoir à peine survivre pour permettre le « fonctionnement des institutions et de l’économie », c’est à dire engraisser la caste des « élites » en fermant leurs gueules.

Pauvre humanité.

30 réactions et commentaires

  • RGT // 04.09.2020 à 08h39

    « En effet, il veut agir pas les crédits et non en assurant un débouché pérenne aux PME »

    Cette phrase ne veut strictement rien dire.
    Connaissant jacques Sapir et son grand respect de la langue française je pense qu’il s’agit d’une erreur de retranscription.
    si vous pouviez clarifier cette phrase ce serait un bienfait.

    Autrement, concernant le fond, nous avons la confirmation (complotiste) que le gouvernement suit sa stratégie initiale et ne fait rien de réellement efficace pour permettre à la majorité de la population de sortir de l’ornière.

    Bref : Le Caca-rente reçoit des aides à foison et les gilets jaunes continuent leur descente aux enfers.

    Mais n’oublions pas que cette politique « sociale » (socialisme pour les ultra-riches et ultra-libéralisme pour les gueux) est la ligne officielle qui a connu sa plus grosses expansion sous Saint François au début des années 80.

    Depuis ses successeurs se contentent de suivre ses « principes divins » et les gros actionnaires n’ont jamais été aussi heureux qu’aujourd’hui.

    De toutes façons, les gueux ne servent qu’à nourrir les plus puissants et n’ont surtout pas le droit de quémander une seule ration de croûton supplémentaire.
    Ils ont juste de quoi pouvoir à peine survivre pour permettre le « fonctionnement des institutions et de l’économie », c’est à dire engraisser la caste des « élites » en fermant leurs gueules.

    Pauvre humanité.

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    • Totote // 04.09.2020 à 09h11

      Je suppose que c’est « Il veut agir PAR les crédits et non en assurant un débouché pérenne aux PME. »
      Puisqu’effectivement il a été proposé aux entreprises en difficultées d’emprunter (avec une garantie de l’état) or c’est bien joli de s’endetter mais si votre carnet de commande est vide, vous ne faites que creuser votre tombe. C’est la consommation qu’il faudrait relancer…

        +17

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      • LibEgaFra // 04.09.2020 à 10h34

        Coquille facilement rectifiée.

        Autrement dire, agir sur l’offre plutôt que sur la demande. C’est ce qui a été fait depuis hollande au moins, l’adversaire bien connu de la finance et l’ami des sans dent.

        On connaît le résultat.

          +10

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        • VVR // 04.09.2020 à 17h49

          La politique de l’offre, c’est qui est fait depuis au moins Giscard. Vous savez, quand on considère que l’argent est quelque chose de sacré dont le contrôle doit être laissé au privé sinon l’état fait n’importe quoi, et ou il faut baisser les impôts pour favoriser l’investissement.

          Mais du coup réduire les dépenses pour que la dette soit contrôlable (dette principalement causée par les 2 premiers principes), et en finir avec les privilèges de tel ou telle partie de la population, mais qui, étrangement, ne gagne jamais plus de 5000 euros par mois, parce que au delà c’est du bon privilège qui ruisselle.

          Il est très vite devenu visible que le privé fait lui aussi n’importe quoi avec l’argent, que les baisses d’impôts favorisent plus l’industrie du luxe que l’industrie tout court, qu’au final l’argent ne ruisselle pas et que quand les anciens privilégiés tirent la langue, tous les autres aussi (parce que le sérage de ceinture, ça ruisselle trés bien).

          Mais bon, il parait que c’est uniquement parce qu’il y a encore trop d’état.

            +11

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          • Anfer // 04.09.2020 à 19h33

            Les baisses d’impôts vont favoriser l’épargne. (Pas la votre bien sûr, celle des quelques pourcents les plus fortunés)

            Pour la théorie néoclassique, l’investissement vient de l’épargne, donc pour eux c’est ce qu’il faut faire.
            Augmenter l’offre, car la demande est toujours égale à l’offre (abracadabra loi de Say)

            Sauf que c’est faux, l’investissement vient de l’épargne pour 3% seulement, le reste ce sont des bénéfices réinvestis, et surtout de la dette.

            Si l’investissement n’est pas fléché, il ira la ou la marge est la plus élevée.
            Favoriser l’épargne des plus aisés ne favorisera pas l’investissement, mais l’achat de valeurs refuges, or et spéculation immobilière.

            On est toujours dans le mythe du marché autoregulateur, de l’homo économicus maximisant son utilité de façon rationnelle.

            Donc, effet d’annonce, mais tout continue comme avant.

              +12

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    • naïf // 04.09.2020 à 09h49

      Pas mal!
      C’est bien connu: « les riches c’est fait pour être très riche, et les pauvres très pauvre ».

        +7

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      • LibEgaFra // 04.09.2020 à 10h29

        « et les pauvres très pauvre ». »

        Et surtout enrichir les riches.

          +6

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    • FREXIR // 04.09.2020 à 12h08

      Rien ne sera efficace si, auparavant on ne fait pas deux choses :
      1/ Sortir de l’UE et rétablir le contrôle de la circulation des capitaux (évite les délocalisations abusives et la fraude fiscale)
      2/ Sortir de l’euro (si on sort de l’UE, dans l’état actuel des traités, on sort automatiquement de l’euro) pour rétablir la compétitivité-coûts de nos entreprises. Le FMI lui-même dit qu’il y a une différence de compétitivité dûe à l’euro de l’ordre de 25%. Si on avait notre propre monnaie, il faudrait la dévaluer par rapport à la monnaie allemande du même ordre de grandeur. Le problème est identique pour l’Espagne, l’Italie, la Grèce.
      Certes ce n’est pas une garantie de réussite. Ce sont seulement deux conditions NECESSAIRES pour rétablir l’économie française

        +16

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      • TZYACK // 04.09.2020 à 16h38

        Ce serait plus facile si l’Allemagne sortait de l’UE !

          +3

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  • LibEgaFra // 04.09.2020 à 10h28

    « Se pose la question de l’efficacité de ces sous-préfets… »

    Bah, des postes en plus pour les amis, et on renforce le contrôle territorial depuis Paris. D’une pierre deux coups.

      +14

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    • Patrick // 04.09.2020 à 22h48

      Non, nous ne nous posons même pas la question.
      Encore des couches administratives, au mieux inutiles , au pire nuisibles.

        +4

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  • Casimir Ioulianov // 04.09.2020 à 13h48

    Ils ont voté Fuzac et ils vont finir fubar.
    J’avais un patron de PME très « en marche » en 2017 , en 2020 il n’essaye même plus de demander des aides d’états, selon lui, c’est plus rentable de faire du chiffre et de s’occuper des clients que de se taper pendant des mois avec l’administration pour avoir trois sous.
    Donc c’est super de filer des sous théoriquement à tout le monde mais en pratique à personne vu qu’il y a un gatekeeping de l’administration envers toutes les boites qui peuvent pas se payer un service juridique.
    Rappelez moi les deux derniers mots de la « devise de la république » ? J’ai du les oublier en route …

      +4

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    • step // 04.09.2020 à 15h08

      « Donc c’est super de filer des sous théoriquement à tout le monde mais en pratique à personne »… Si,si justement ceux qui ont un service juridique, comme vous le remarquez plus bas 🙂

        +3

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  • Nanann // 05.09.2020 à 21h28

    Je retiens  » que la France retrouve sa souveraineté monétaire et laisse sa monnaie se déprécier de 15 à 20 % par rapport à l’ Allemagne « . L’ euro a été fait pour l’ Allemagne. Nous avons applaudi et les gens lucides s’ en mordent tous les jours les doigts. La souveraineté monétaire serait un premier grand pas pour nous en sortir. La souveraineté tout court, avec une sortie de l’ UE, serait ce qui pourrait arriver de mieux à la France et aux Français, l’ indépendance enfin retrouvée.

      +3

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  • Jean Paul B. // 06.09.2020 à 13h52

    Une fois de plus la preuve que les annonces de Macron sur l’économie ne sont que du vent destiné à berner les braves gens un peu naïfs.
    Le libéralisme n’a jamais eu comme objectif de créer ou de sauver des emplois mais seulement de maximiser les profits des plus gros.
    En 2022 les benêts seront appelés à « sauver la République et la Démocratie » tout en oubliant de lire le programme du « Sauveur » européiste que l’Oligarchie leur vendra. Quelque chose me dit que comme en mai 2017, ils vont se ruer vers les bureaux de vote pour se faire cocufier tout en étant persuadés d’avoir répondu à l’appel du 18 juin!
    En en sortira jamais!

      +7

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