Billet invité

La question du franc CFA continue de hanter les relations entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique. Lors de son récent voyage en Afrique, Emmanuel Macron a été directement confronté à ce problème. Il convient ici de rappeler que cette question avait été traitée dans l’une de mes émissions, diffusée le 26 novembre, sur Radio-Sputnik, dans le cadre des « Chroniques de Jacques Sapir ».

De nombreuses idées fausses continuent de circuler sur la question du franc CFA, que ce soit chez ses partisans, et Emmanuel Macron a repris certaines de ces idées fausses ce qui est inquiétant vue sa fonction et son passé, ou que ce soit chez les opposants de ce système. Certaines de ses idées ont la vie dure. Elles correspondent trop bien aux intérêts de ceux qui les propagent pour que l’on ne soit pas tenté de penser que, plus que d’idées fausses, il s’agit en réalité d’idées qui sont justement et sciemment produites pour obtenir certains effets, et par des gens qui savent parfaitement qu’elles n’entretiennent aucun rapport avec la réalité.

La naissance et la survie du franc CFA

Le franc CFA fut pensé avant la seconde guerre mondiale, avec son proche parent le franc CFP pour les colonies françaises du Pacifique. Il n’entra dans le monde des réalités qu’avec la fin de la guerre, et dans le cadre de la participation de la France aux accords de Bretton Woods.

Il est intéressant, et important, de rappeler que la décolonisation n’entraîna pas, et souvent à la demande même des nouveaux pouvoirs dans les pays ayant gagné leur indépendance, une remise en cause de ce système (sauf sans le cas de la Guinée). Rappelons aussi que, lors des négociations de 1945-1946 entre Ho-Chi-Minh et le gouvernement français, le dirigeant vietnamien (communiste, faut-il le rappeler) avait accepté que le Vietnam indépendant délègue sa souveraineté monétaire à la France. Il y avait donc, et ce en dépit de l’amère contexte de décolonisation, comme une évidence qui s’imposait aux nouveaux dirigeants : le maintien d’un système géré par la Banque de France serait, au moins à court terme, plus avantageux pour les pays décolonisés que s’ils devaient créer leur propre monnaie.

Les arguments en faveur du maintien du franc CFA

Cela peut se comprendre aisément. Plusieurs raisons militaient pour le maintien de la situation héritée de la colonisation. Acquérir sa souveraineté monétaire impliquait de dépenser de l’argent, mais aussi des compétences, qui étaient rares pour se doter d’une Banque Centrale. La situation, ici ne se compare nullement avec celle des pays de la zone Euro qui, eux, ont tous conservé leur Banque Centrale, et avec elle l’ensemble des compétence nécessaire à la gestion d’une souveraineté monétaire. La question donc, telle qu’elle se posait dans les premières années de l’indépendance, était de savoir si un pays pouvait se payer le luxe, compte tenue de l’immensité des taches auxquelles il faisait face par ailleurs, d’accorder assez de ressources à la construction d’une administration monétaire complète. Bien entendu, la pertinence de cet argument tend à s’amoindrir avec le temps. Ce qui était vrai en 1959 et 1960 ne l’était plus dans les années 1970 et les années 1980.

Outre ces dépenses, se posait aussi la question de la crédibilité de la politique monétaire des nouveaux Etats. Or cette crédibilité était nécessaire à la défense d’une convertibilité raisonnable. Enfin, il y avait la question du risque inflationniste. Un pays aux structures étatiques faibles car juste naissantes, dans une situation économique rendue complexe par les contraintes du développement, peut très bien sombrer dans l’hyperinflation, ou au moins dans une inflation très forte. D’ailleurs, les pays qui ont gardé le franc CFA ont connu, en moyenne, dans les années 1960 et jusqu’aux années 1980, des taux d’inflation plus faibles que leurs voisins.

Les problèmes posés par le maintien du franc CFA

Mais, le maintien du franc CFA soulevait, et il soulève toujours, de nombreux problèmes. Le premier tient à sa structure même. Le franc CFA repose largement sur une structure liant les pays concernés à la France. Les réserves de change sont détenues par le Trésor français (non, contrairement à ce qu’a dit Emmanuel Macron, elles ne sont pas sous le contrôle de la BCE). La politique monétaire est très largement supervisée par la Banque de France et par le Trésor français, une situation qui n’est pas favorable – et c’est un euphémisme – au développement d’une responsabilité dans les affaires monétaires dans les pays concernés.

Peut-être plus important, le lien entre le franc CFA et la monnaie française (franc puis euro) conduit à une surévaluation du franc CFA. Cette surévaluation permet aux classes moyennes émergentes, et à la petite minorité aisée d’acquérir au moindre coût des produits importés. Par contre, du fait de la perte de pouvoir d’achat qui survient du fait de cette surévaluation pour les exportations (faites en dollars ou en euro et converties ensuite en franc CFA), le franc CFA pénalise l’économie des pays concernés. Cela devient particulièrement évident quand les prix mondiaux des matières premières (arachide, cacao, café ou encore pétrole…) baissent. Logiquement, les monnaies des pays exportateurs devraient baisser. Mais, du fait du système du franc CFA cela ne peut se produire. Il en découle de nombreux déséquilibres, et en particulier une pression très forte sur les investissements publics qui contribue à maintenir de nombreux pays dans la trappe du sous-développement.

Vrais problèmes et fausses évidences

Les problèmes créés par le franc CFA sont aujourd’hui devenus sans doute plus évidents que ses avantages. On comprend dès lors l’importance prise par la question de la dissolution du franc CFA.

Mais, cette question tend à être obscurcie par diverses fantaisies que l’on entend au sujet du franc CFA. Sa fonction est moins d’assurer une domination directe de la France sur ses anciennes colonies, contrairement à ce que prétendent de nombreuses voix en Afrique, que de donner à une (petite) fraction de la population (les classes moyennes embryonnaires et la bourgeoisie, qui est largement compradores) la possibilité d’acheter à des prix raisonnables des produits d’importation. C’est en cela que le franc CFA est bien un outil du néo-colonialisme, mais de manière très indirecte. Il faut donc faire l’effort de comprendre les mécanismes détournés et complexes qui assurent la reproduction d’une situation de domination. Le franc CFA contribue à acheter des fractions des populations et à leur faire penser qu’elles n’ont pas d’avenir hors du cadre néocolonial. Par ailleurs, l’idée d’utiliser les réserves aujourd’hui détenues par le Trésor français pour financer le développement est un non sens. Car, un pays avec sa propre monnaie aura encore plus besoin de réserves que s’il était dans le cadre du franc CFA. Par contre, un pays avec sa propre monnaie, et donc non lié au franc CFA, pourrait laisser cette monnaie se déprécier quand les prix des matières premières baissent, et ainsi maintenir le volume (en monnaie locale) des investissements.

La centralité du problème politique

L’un des principaux défis posés par le franc CFA est qu’il maintient les pays qui l’utilisent dans l’illusion qu’ils pourront se passer d’institutions qui sont néanmoins nécessaires, et qu’ils peuvent continuer avec des systèmes de gouvernement qui sont largement corrompus ou plus précisément des systèmes patrimoniaux et prédateurs. Ces défis doivent être relevés. De ce point de vue, la critique la plus radicale que l’on peut faire au franc CFA est le fait qu’il contribue à maintenir les pays qui l’utilisent dans un système politique archaïque et pervers. Ce simple fait est largement suffisant pour le condamner aux yeux de l’histoire, mais aussi des peuples.

Jacques Sapir

59 réponses à {RussEurope en exil} Macron, le franc CFA et ses contradictions, par Jacques Sapir

Commentaires recommandés

isidor ducasse Le 02 décembre 2017 à 08h38

Oh ! purée, je viens de relire et je me suis rendu compte que c’était sur le Franc CFA et pas sur l’Euro comme je l’avais cru lors de ma première lecture.

  1. isidor ducasse Le 02 décembre 2017 à 08h38
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    Oh ! purée, je viens de relire et je me suis rendu compte que c’était sur le Franc CFA et pas sur l’Euro comme je l’avais cru lors de ma première lecture.


    • Silk Le 03 décembre 2017 à 02h08
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      Oui : dans le dernier paragraphe Sapir peut remplacer « franc CFA » par « euro » et il a déjà un chapitre de prêt 🙂


  2. Fox 23 Le 02 décembre 2017 à 09h20
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    La corruption des dirigeants africains est une évidence et comme la plupart furent formés en France…
    Jacques Sapir à raison pour les premières décennies d’indépendance, les chantiers étaient suffisamment nombreux pour se dispenser de celui de la politique financière et de l’Armée.

    Pourquoi cette liaison pouvant sembler bizarre ? En fait, ce sont les deux principaux outils permettant d’assumer réellement cette indépendance et ce n’est pas en la remettant dans les deux cas dans nos mains qu’ils vont avancer dans cette direction.

    Par contre, ça a permis d’alimenter moult comptes en Suisse ou ailleurs pour les prédateurs de leur propre nation.


    • Kiwixar Le 02 décembre 2017 à 09h35
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      « La corruption des dirigeants africains est une évidence »

      La paille et la poutre. A mon avis la corruption des dirigeants français n’a rien à leur envier. Ils ont bien vendu la France à leur suzerain, et pour des valises de billets (dixit PC Roberts). Un pays entouré d’autant de paradis fiscaux (Suisse, Luxembourg, Jersey, Andorre, Monaco), c’est un record du monde.

      Enfin bon, on se rassure comme on peut pendant que le pays sombre en s’accrochant à un radeau de la merduse (EURSS)…


      • Paul Le 02 décembre 2017 à 17h51
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        Oui !!! ,mais qui a inventé l’eau tiède,l’égagalité , liberté ,fraternité .

        Cdlt


  3. christian gedeon Le 02 décembre 2017 à 09h48
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    Problème pour le moment totalement insoluble.Il est aberrant que le franc cfa soit géré à Paris. Il serait tout aussi aberrant de le confier en l’état actuel des choses aux états concernés pour des raisons évidentes. Comme disait mon oncle Georges,c’est ce qui s’appelle être dans la merde!


    • Bigman Le 07 décembre 2017 à 00h08
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      Foutez -Ns le camp avec votre vision courte et erronée de ce genre de paternalisme hérétique, aveugle et bienfaisant et malveillant. Dites-ns un peu comment les pays de l’Amerique latine ou du Pacifique s’en sortent-ils avec leurs monnaies non arrimées au colonisateur eux qui manquent de Paternalistes bien gentils et bien généreux ? Nos pays sont tout aussi mal gérés que d’autres qui ont leurs propres monnaies. Donc arrêtez de nous divertir en ns en nous entûbant chaque jour plus profondément. Partez de-là avec votre FCFA et votre Armée Française de merde qui ne protège personne, mieux qui nous livre aux vendeurs et acheteurs d’esclaves de noirs malgré leur Barkane et ses faux services de renseignements. La Guinée vie les mêmes problèmes que les pays des zones francs hyper protégés par la France sauf Q la Guinée comme la Mauritanie n’ont pas comme le Cap-Vert leurs réserves de change depuis 1960 récupérées et avalées par la France pour faire de la plus-value ou pour payer ses propres d’aides.
      Savez-vs Q mm Qd un pays de la zone Franc CFA reçoit un don ou un prêt en devises ceux-ci sont récupérés par la France pour être convertis en FCFA pour lesquels il nous faut encore payer des taxes de conversion? En gros une escroquerie totale quoi!


      • Bigman Le 07 décembre 2017 à 00h12
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        Si tous ces pays ensemble se tapaient une monnaie commune rien ne les arrêteraient qu’ils financeraient mm le DEVELOPPEMENT de la France elle-même. Comment en plus expliquer 3 Zones Francs entre elles qui ne peuvent pas commencer parceque les monnaies ne sont pas convertibles d’une zone à une autre! Une totale aberration Machiavélique.


  4. Perret Le 02 décembre 2017 à 09h53
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    Il était temps que Jacques Sapir s’exprime sur cette grave question.
    Il manque cependant un parallèle avec l’euro.
    L’euro a favorisé la domination de l’Allemagne sur l’Europe. Le FCFA a favorisé la domination de la Côte d’Ivoire sur l’Afrique de l’Ouest et, dans une moindre mesure, celle du Cameroun sur l’Afrique Centrale.
    Cette domination était voulue par Houphouët-Boigny d’un côté, Ahidjo de l’autre.
    La contrepartie de la domination était l’accueil massif de travailleurs immigrés issus des pays enclavés : Burkina-Faso et Mali surtout pour la Côte d’Ivoire, RCA et Tchad surtout pour le Cameroun. Cet accueil a été méthodiquement organisé, en tout cas pour la Côte d’Ivoire d’Houphouet-Boigny avec attribution périodique de la nationalité ivoirienne à des centaines de milliers de travailleurs immigrés.


  5. Perret Le 02 décembre 2017 à 09h54
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    Le FCFA a été déstabilisé en plusieurs phases dont les plus récentes sont :
    1 lorsque Sarkozy, ministre du budget, rejette l’accompagnement social de la dévaluation de 1994 exigé par Foccart ( Foccart se résoud à soutenir Chirac et à faire battre Balladur). Cette affaire se double d’un aveuglement total de la caisse de compensation du FCFA, sous l’autorité du ministre du budget, qui ne voit pas s’opérer le transfert de milliers de milliards de FCFA se convertissant en devises dans les mois précédant la dévaluation et se transformant en FCFA dès le lendemain.
    2 lorsque Henri Konan Bédié, pour tenter d’empêcher la candidature à la présidentielle d’Alassane Ouattara, lance la notion d’ivoirité ce qui revient à mettre en cause une condition essentielle du maintien des pays enclavés dans la zone franc : l’accueil de leur population surnuméraire. A partir de là, le Burkina-Faso et le Mali n’ont d’autre solution que de prendre le contrôle politique de la Côte d’Ivoire afin d’éviter leur propre effondrement sous le poids du retour de millions de travailleurs qui ne pourront même pas être nourris.
    Le FCFA mal géré est source de guerre. Comme l’euro ?


  6. Perret Le 02 décembre 2017 à 10h00
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    En outre, le FCFA s’adossait à l’armée française. De la même manière, comme le souligne Jacques Sapir, que les pays nouvellement indépendants ne pouvaient ni ne voulaient prendre le risque de l’indépendance monétaire, ils ont aussi délibérément choisi de limiter au maximum les dépense militaires et de sous-traiter à la France la défense.
    Or, le 24 décembre 1999, un Jacques Chirac “ne comprenant plus rien à l’Afrique” comme il l’a avoué par la suite, n’applique pas les accords de défense avec la Côte d’Ivoire et laisse une petite mutinerie emporter le pouvoir certes médiocre mais légitime et constitutionnel de Bédié. A partir de ce jour, tous les chefs d’Etats de la zone franc ont su que la parole de la France n’avait plus aucune valeur.
    Depuis, le FCFA est en sursis.


  7. Perret Le 02 décembre 2017 à 10h15
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    On comprend alors que le maintien de l’armée française en Afrique ne peut plus se justifier par les mêmes raisons qui avaient encore leur pertinence jusqu’en 1999 et que le FCFA n’intéresse plus en haut lieu. On ne tente même plus de faire le lien avec le place de la France au conseil de sécurité. C’est Foccart lui-même qui, juste après le victoire de Chirac à l’élection présidentielle de 95 lui impose (le mot n’est pas trop fort) de mener une dernière campagne d’essais nucléaires dans le Pacifique, moyennant l’engagement qu’à l’ONU, il n’y aura pas une voix africaine contre la France et que la plupart des pays voteront pour. Et il a tenu parole. Une apothéose en forme de chant du cygne.
    FCFA et Armée française étaient les deux piliers de la politique gaulliste en Afrique, ce qui exigeait de défendre les intérêts des pays concernés. La dérive du système, dès Giscard, a distendu la justification de cette double tutelle puisque la prédation est devenu de plus en plus clairement le mobile.
    Nous sommes allés jusqu’à massacrer nos propres soldats dans cette logique prédatrice : http://prospectiveafricaine.net/?p=320
    Et la destruction de la Libye et le soutien à la partition du Mali, avec les conséquences en termes de développement de l’islam radical dont nous sommes les premiers responsables donne une sinistre coloration à notre présence militaire.
    Des motifs supplémentaires pour organiser la sortie du FCFA. Il manque le mode d’emploi, Jacques Sapir pourrait-il y réfléchir ?


    • Bigman Le 07 décembre 2017 à 00h29
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      Vous en tant Q Français comprenez bien la situation tout autant dramatique pour la France qui par cupidité des matières premières gratuite nécessaire en son temps pour le DEVELOPPEMENT de la France, celle-ci s’est fourvoyée perdant mm la tête pour créer tout un chao dans une zone l’Afrique autrefois havre de pays et maintenant tourmentée par des conflits tribaux alimentant les réseaux Djadistes surtout avec le gâteau sur la cerise cette dynamite jetée en Libye par l’étourdi de Sarkozy. L’Afrique devient incontrôlable et ingérable avec des migrants qui vont de toute et partout remplissant la Méditerranée des carcasses des cadavres africains


  8. Menthe Le 02 décembre 2017 à 11h00
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    En d’autres termes, un dirigeant africain non corrompu qui oserait partager cette analyse ne serait-il pas promis à une mort prématurée…si vous voyez ce que je veux dire?


    • Black-micmac Le 03 décembre 2017 à 11h29
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      Si on regarde l’exemple de Thomas Sankara, formé en France, pourtant il n’a pas obéi.
      Il avait très bien cerné les problèmes de son pays qu’il fit renommer en Burkina Faso le “pays des hommes intègres” plutôt que Haute Volta synonyme de colonies.
      Et il avait également des solutions.
      Mais remettre en question l’endettement des pays Africains en invitant les autres pays d’Afrique à en faire de même, ça ne passe pas. Assassiné, avec la complicité de son frère d’armes, Blaise Compaoré….


      • Jamal Le 03 décembre 2017 à 18h37
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        Tout à fait, juste une petite remarque, Thomas Sankara a été formé au Maroc, Madagascar, Cameroun et bien sûr chez lui au Burkina Faso au Prytanée par des enseignants déjà politiquement engagés. 😉


  9. Descartes Le 02 décembre 2017 à 11h16
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    Peu importe les arguments des avantages inconvénients du franc CFA , le symbole en est le plus important. Avoir un domaine régalien confié à un Etat tiers, c’est de facto une part de souveraineté perdue. Tant que l’on a pas la libre disposition de tous les domaines régaliens, l’Etat n’est pas souverain. Par conséquent le colonialisme françafrique perdure toujours . Tout le reste c’est de la climatisation à faire réparer par le président burkinabé LOL


    • Thanos Le 02 décembre 2017 à 15h57
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      Mais oui… sauf que la “convention CFA” se fait sur libre adhésion et ce que vous appelez transfert de souveraineté régalienne est tout sauf imposé mais bien volontaire. Chaque pays CFA peut demain décider d’en sortir mais se posera la question de la crédibilité de la monnaie du pays. Aucun pays ne prend ce risque car trop conscient de l’apport en crédibilité de la garantie française. Perdre cette garantie, en l’état actuel, conduirait à des catastrophe monétaire et humanitaire (type Zimbabwe, cherchez les chiffre de l’inflation dans ce pays). C ‘est triste mais aujourd’hui aucun pays CFA n’a les capacités d’en sortir sans drame. Enfin l’idée d’émission monétaire comme domaine régalien est un mythe ou un mensonge, un cours initiation à l’économie niveau lycée permet de le savoir, sinon une simple recherche internet permet de se documenter facilement.


      • Perret Le 03 décembre 2017 à 22h26
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        Comme pour l’euro, c’est le pays qui profite de la monnaie unique qui, seul, peut en sortir avantageusement. Donc la Côte d’Ivoire pour l’UMEOA et le Cameroun pour la CEMAC. Les autres se débrouilleront alors pour survivre. Certains s’en sortiront, les autres seront colonisés.
        La question de la garantie des nouvelles monnaies va se concrétiser dans un duel entre dollar (l’Afrique anglophone et lusophone – hors Guinée Bissau – est zone dollar) et yuan.
        Les pays de la zone franc vont récupérer leur part des 14 milliards d’euros en dépôt au Trésor français. Ceux qui dilapideront leurs réserves se retrouveront sans devises et pour en sortir : il faudra acheter dollar et euro au marché noir (par ex. en Angola, il faut payer 5 fois le prix au marché noir pour acheter de l’euro avec du kwanza).
        Le côté surréaliste du débat actuel sur le FCFA (donc zone euro en Afrique) c’est que personne ne semble voir que le reste est, pour le moment encore, zone dollar.
        Derrière Kemi Seba, il y a la tendance américaine des services français (il est tenu pour ses délires d’un racisme absolu il y a quelques années). Le but du jeu est d’exclure la France. Certes, Sarkozy est responsable de la tragédie libyenne, mais c’est pour le compte des Etats-Unis. Curieusement, l’attention se focalise sur le caniche français mais pas sur le maître US. Le réveil sera douloureux.


      • Bigman Le 07 décembre 2017 à 01h12
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        Tout ce mensonge désormais en Afrique ne passe plus aux oreilles de la jeunesse Africaine qui sait pertinemment Q mm Sankara le visionnaire ne pouvait librement sortir du F CFA d’où d’ailleurs pourquoi il a vite été étouffé et zigouillé. Il n’y a personne qui décide de quoi Que ce soit ni rien de volontaire dans l’enfermement des pays Africains dans cette maudite prison du Francs CFA et de l’Armee Française. La politique de De Gaulle était tout aussi pareille un grand fossé entre ce qui se dit et la réalité qui se fait en dessous des tables . C’est ce qui s’appelle bien ingénieusement la FRANÇAFRIQUE. Cette relation investie use mafieuse colorée toute noire et scabreuse dedans mais PEINTE de blanc dehors.


        • Bigman Le 07 décembre 2017 à 01h14
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          Vous nous direz personne de plein gré be sortira du franc CFA bien Q Macron l’ait martelé à Ouagadougou. Tous le savent Q celui qui osera y laissera sa peau! Tous le savent Q la colonisation n’est JAMAIS terminée tant qu’une révolution véritable ne sera possible. Il fallait une guerre contre la France pour Q l’Algerie se libérasse de la même colonisation . Peut-être qu’il faudra aux pays africains noirs de passer par ce chemin pour se libérer. That Is the question!


  10. Max Le 02 décembre 2017 à 11h42
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    Nos dirigeants en France sont autant corrompus, et sont les premiers corrupteurs des dirigeants africains, via les aides au pseudo développement.


  11. Max Le 02 décembre 2017 à 11h49
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    Le franc Cfa, est inspiré du même système imposé par Hitler aux pays annexés. Le franc Cfa, permet de siphonner les économies africaines au profit de la France. 500milliards d’ euros environ par an, selon un institut Allemand.


    • Fabien Le 02 décembre 2017 à 15h13
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      Ne croyez pas ce baratin.
      L’histoire des 440 milliards cité dans l’article auquel vous faîte référence est fantaisiste.

      Un seul argument : Le PIB des pays de la zone franc est d’environ 150 milliards €.


  12. marire Le 02 décembre 2017 à 12h14
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    J’ai un vague souvenir d’avoir lu que Khadafi voulait créer une monnaie africaine. Qu’en est-il?


    • Lili Le 02 décembre 2017 à 14h02
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      Apparemment, ce n’était pas une bonne idée. Il est mort …


      • Bigman Le 07 décembre 2017 à 01h26
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        Il est bien mort c’est justement à cause de cela que La France a décidé Q cette idée ne voit pas le jour qu’il été tué. Les pays Africains, sa Jeunesse également en est consciente qu’elle voudra toute être dans la tombe pour poursuivre et nous y parviendrons jusqu’à son aboutissement cette idée grandiose, magique et salvatrice du Colonel Khadaffi


    • Thanos Le 02 décembre 2017 à 16h03
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      C’est une vaste connerie. Ce soit disant projet de dinar-or n’a jamais existé, jamais. Aucune déclaration, aucun document officiel, rien. C ‘est une pure intox de complotistes internet, rien de plus.


      • --gilles-- Le 02 décembre 2017 à 16h39
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        Lors du Sommet de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) qui a lieu moins d’un an plus tard, du 10 au 12 juillet 2000, à Lomé (Togo), Muammar Gaddhafi relance un projet proposé en 1924, visant à réaliser : « Un ensemble, dit-il, que l’on appellera les États-Unis d’Afrique. C’est la solution historique pour le continent. La solution à la guerre et au sous-développement. A mon sens, je pense que l’Afrique n’est absolument pas un continent pauvre. Il n’a peut-être pas de liquidités, mais il a des ressources et des matières premières. Je considère l’Afrique comme un continent riche. »
        Après une première conférence dite “Conférence Mondiale de Mathaba en 1996”, une autre Conférence Mondiale est organisée, en cette année 2000, sur la monnaie commune africaine : le Dinar-or.


        • Thanos Le 02 décembre 2017 à 17h55
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          Oui… votre commentaire est un copié collé intégral de http://www.francoisepetitdemange.sitew.fr/#LA_LIBYE_REVOLUTIONNAIRE_.A
          Or, c’est marrant pour cette conférence de 2000 il n’existe ni source, ni communiqué officiel ou quoique ce soit, pas même un compte rendu… si vous avez un dans vos copiés/collés je suis preneur…


          • Lysbeth Levy Le 02 décembre 2017 à 20h02
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            Il suffit de chercher sur Google, et il y trop de “faits non révélés” (no news) par nos médias c’est pas une raison pour que rien ne se passe “sans les occidentaux” voyez : https://www.globalsecurity.org/intell/world/libya/mathaba.htm
            Entre eux des dirigeants, pays, nations africaines, arabes, asiatiques se réunissent sans “les grands prédateurs” que sont nos pays “démocratiques” voulant garder leur leadership puisqu’ils ont tenté plusieurs fois de l’assassiner et de détruire son pays.
            Patrick Mbeko géopoliticien canadien a écrit un livre sur Kadhafi : https://blogs.mediapart.fr/amdb/blog/041116/patrick-mbeko-objectif-kadhafi
            Donc contrairement a ce que vous pensez ces faits existent même si non relatés par les dizaines de médias dominants. Pourquoi doutez vous ? si ce n’est pas dans le Monde ou Libération c’est que ça n’est pas arrivé ?


            • Thanos Le 02 décembre 2017 à 22h18
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              Des faits non-révélés révélés… Oui c’est important de multiplier sources et médias, regardez, j’y arrive puisque je suis là. Quant à la lecture du Monde et de Libération, elle est intéressante pour saisir l’état d’esprit des courants centre gauche européistes qui nous “gouvernent”. Connaitre l’émetteur d’un signal est capitale dans l’interprétation de ce signal. “L’identité” de l’émetteur, de la source, éclaire parfois tout autant que l’information elle même et sa véracité. En ce qui concerne l’actualité “non occidentale” je suis désolé de vous dire que les africains et les asiatiques ont accès à internet et savent mettre en ligne des documents, incroyable non ?
              Pour notre dinar or aujourd’hui le seul élément est le mail d’un gars qui fait une hypothèse non sourcée et dont le but, il ne faut pas l’oublier, est de se faire mousser auprès de la futur présidente des USA.


      • --gilles-- Le 02 décembre 2017 à 16h58
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        Un projet d’Union africaine a été adopté par les 33 dirigeants de l’Organisation de l’unité africaine (O.U.A) réunis à Lomé.
        Il s’inscrit dans la ligne tracée par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi il y a un an lors du sommet extraordinaire de l’O.U.A à Syrte.
        Mais il faudra, pour que l’Union entre en vigueur et remplace officiellement l’O.U.A, que l’ensemble de textes juridiques approuvé mardi soit ratifié par les deux tiers au moins des 53 États membres de l’organisation panafricaine.
        Kadhafi prône une union fédérale semblable à celle des États-Unis d’Amérique alors que d’autres dirigeants préfèrent le modèle de l’Union européenne, dont le principal moteur est l’intégration économique.

        Le siège de cette nouvelle Union serait, comme celui de l’O.U.A, à Addis Abéba.
        A Syrte en septembre 1999, les dirigeants de l’OUA avaient convenu l’adoption solennelle en 2001 d’une “loi constituante”.
        Depuis cette date néanmoins, les dissensions ont surgi sur la nature de l’Union ou sur le calendrier de création.
        Pour Kadhafi et plusieurs autres chefs d’Etat, l’OUA créée en 1963 a fait son temps.

        Source : https://www.sangonet.com/FichActuaInterAfric/Oua2000/Oua2000D.html


      • Lysbeth Levy Le 02 décembre 2017 à 17h19
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        Ah bon ? Pourtant c’est écrit partout non ? https://wikileaks.org/clinton-emails/emailid/6528 encore ici arrêtez de nous parler de “complotisme” ça n’existe que dans le langage des médias et de l’oligarchie et des “militants” a leur service .
        Il y a moults preuves désormais que c’était une des causes en plus que de voler les milliards des fonds libyens. Je trouve mal venue votre “énoncé” et votre “ton” envers “les méchants penseurs” indépendants.
        Oui la Libye a voulu aider les autres pays africains à s’émanciper encore plus de l’Occident a tous les niveaux. Et voilà ce dont les grands démocrates anglo-saxons, européens sont capables : que dans la violence et la destruction et les conséquences actuelles (esclavage,traite humaine) leur sont imputable.


        • Thanos Le 02 décembre 2017 à 18h09
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          Je confirme qu’il n’existe aucun, absolument aucun document officiel d’aucun gouvernement ou banque central d’aucun pays d’Afrique mentionnant ce projet. Quant à votre source, on parle d’un mail d’un conseiller de H. Clinton citant un projet hypothétique émis par une source anonyme, projet dont la banque centrale libyenne ne serait même pas au courant… Donc vous prêtez totale crédibilité à ceux que vous diabolisez lorsqu’ils flattent vos préjugés. Bref donnez le lien d’un document officiel d’un acteur concerné plutôt que le mail d’un individu faisant cette hypothèse sur la base d’une source jamais citée. En effet s’il existait la moindre intention d’opérationnaliser un tel dispositif monétaire il existerait au moins un document officiel des institutions concernées. Néanmoins si vous en trouvez ne serait-ce qu’un seul, je suis preneur, et pas un “je fait l’hypothèse que… d’après une source que je ne saurais citer”


          • Lysbeth Levy Le 03 décembre 2017 à 11h58
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            Je pense surtout que vous ne voulez pas “y croire” bien que se soit dans tous les médias alternatifs ou dominants vous préférez sans doute accréditer les fables des va-t’en-guerre médiatiques (le tyran qui tue son propre peuple, vite il faut sauver ces gens avec l’OTAN etc ) qui seraient intervenu en Libye afin de “libérer” les libyens à coups de “mensonges” médiatisés et suivis de bombardements destructeurs. Il n’y a pas que ce mail mais même si je cites d’autres faits vous continuerez à la jouer “naaan” c’est faux ou “complotiste”; Votre mauvais foi est évidente même pour le franc CFA . Et vs vous fichez de la réalité et des faits mais c’est sur vous nous parlerez comme vos “collègues” de “gauche”, financés par l’Etat ou l’Union européenne. Faire semblant de pleurer alors que les mêmes crocodiles ont appelés à bombarder le pseudo-tyran, détruire le pays, au nom de l’humanitaire ou R2P a la sauce Samantha Power..
            https://palestine-solidarite.org/analyses.bruno_guigue.191117.htm.


            • Thanos Le 03 décembre 2017 à 14h51
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              N’avez vous jamais d’arguments ou de faits à part des extrapolations hasardeuses et des attaques ad hominem basées sur des préjugés ? A quel moment ai je dit que le renversement de Kadafi était légitime ? Jamais. Donc pas besoin de me prêter des propos imaginaires afin d’essayer d’avoir le dernier mot. La Libye, les printemps arabes, la Syrie sont des manipulations tant occidentales que pétromonarchiques. Pour autant pas la peine d’inventer une conspiration auro-monétaire qui s’appuie sur un fantasme en vogue chez les net complotistes, à savoir l’or et la monnaie. Rappelez vous que tous ceux qui vous on venté les bienfait d’acquisition d’or et d’argent après la crise de 2007 grâce à des arguments fantaisistes (et parfois humanistes) comme les Max Keiser et autres étaient aussi les vendeurs. Max et autres vous avait croire à la once d’argent à 50$, l’or à 3000 ou 5000$. Ou en est-on ? Intéressez vous à la notion de pump n dump (éco ou idéologique) vous comprendrez d’ou viennent nombres de sites et lettres d’informations “alternatives”. Sinon sur Kadhafi, il existe plusieurs bouquins comme celui de Catherine Graciet et d’autres.


      • Bigman Le 07 décembre 2017 à 01h50
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        Eh bien je sais pas de qui détenez-Vs Votre assurance pour confirmer et vouloir convaincre tout le monde qu’un tel document n’ait jamais existé mais nous continuerons de croire sur la pertinence d’une telle idée. Ns les Africains nous avons une tête dure. Qd Ns avons une idée Ns ne la quittons plus et personne ne peut nous en convaincre sur son contraire. Vs avez donc tres mal fait de tuer Khadaffi mais Vs ne réussirez pas d’éliminer l’idée que le colonel Khadaffi était celui qui devrait sauver l’Afrique à l’inverse de la France qui depuis des siècles n’a été d’un prédateur depuis le 13eme siècle.


  13. Fabien Le 02 décembre 2017 à 15h00
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    Les politiques monétaires des Banques centrales de la zone CFA ( BCEAO et BEAC) ne sont pas “très largement supervisée par la Banque de France et par le Trésor français”. Elles sont établies par les comités de politique monétaires de ces institutions dans lesquels le trésor français (et non la banque de France) est représenté mais de façon très minoritaire ( 1 représentant sur 16 à la BCEAO et 2 sur 15 à la BEAC).

    Il est également faux de dire que “Les réserves de change sont détenues par le Trésor français”. La moitié des avoirs extérieurs nets des banques centrales sont déposées sur des comptes courants ouverts auprès du trésor français (les comptes d’opérations). Ces comptes sont rémunérés et leur autorisent un découvert illimité en cas de manque de réserves.

    “l’idée d’utiliser les réserves aujourd’hui détenues par le Trésor français pour financer le développement est un non sens”, oui parce qu’elles sont la contrepartie d’une émission monétaire, et qu’elles n’appartiennent en aucun cas aux budgets publics.
    Si les états s’amusaient à piocher dans ces réserves, ce qui est évidemment illégal, les banques centrales seraient mises en faillite.


    • Jamal Le 02 décembre 2017 à 19h10
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      Les représentant du Trésor français ont un droit de veto. Ils viennent avec un calendrier prédéfini des activités pour chaque commission et c’est ce calendrier qui est suivi par les ministres des Finances des pays concernés.
      Au départ c’était 100 % puis 70 % et maintenant 50 % des réserves de change utilisés étaient ponctionnés. En effet, cela ressemble au système créé par Hitler pour les pays annexés…

      Aujourd’hui et contrairement à l’époque des indépendances l’Afrique francophone d’aujourd’hui fait commerce avec de nombreux pays(Maroc , Inde, Chine) en plus de la France et elle dispose des gens bien formés pour gérer une banque.
      Enfin politiquement la sortie du franc CFA signifierait la fin d’une monnaie coloniale et le début de l’indépendance véritable des pays africains francophones qui sont monétaire ment pauvres.


      • Fabien Le 03 décembre 2017 à 00h16
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        Les représentants français n’ont pas de droit de véto. Cette affirmation, souvent répétée est un hoax.
        Il suffit de lire les statuts des banques centrales disponibles sur leurs sites.

        Bien sûr que les pays de la zone franc disposent de cadres parfaitement compétents pour gérer la banque centrale, et c’est ce qui se passe depuis plus de 40 ans.

        Je ne sais pas ce que vous entendez par “monnaie coloniale” et “monétairement pauvre”.


        • Jamal Le 03 décembre 2017 à 08h09
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          Fabien, vous avez raison de vous interesser au sujet mais ce n’est pas un hoax.
          LE MONDE du 27 sept 2017

          Ainsi les deux banques centrales de la zone franc sont de facto des administrateurs du taux fixe par rapport à l’euro et la France dispose d’un droit de veto sur leurs décisions. La monnaie est imprimée en Auvergne et les réserves de change gardées au Trésor français.
          En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/09/27/il-faut-changer-l-identite-du-franc-cfa-qui-cree-une-violence-symbolique_5192504_3212.html#o9gDAYOcFiSriEX0.99


          • Jamal Le 03 décembre 2017 à 08h27
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            Franc des Colonies Francaises d’AFrique = Franc CFA, les administrateurs ont changé le nom mais le CFA est resté, comique non? Franchement, quel interet à garder le franc CFA.
            monétairement pauvre car le continent est riche en ressources naturelles mais l’argent manque. en zone franc , si je fais un pret c’est au taux d’interet de 20% alors que la rentabilité d’une entreprise tourne en moyenne autour de 5% (ce qui n’est pas mal mais insuffisant pour la banque) et je dois produire en euro , une monnaie bien trop forte pour etre competitifs. alors que les pays anglophones sont beaucoup plus competitifs. Il suffit de se rendre à la frontiere Ghana , Burkina ou Cote d’Ivoire Ghana pour s’en rendre compte, sans parler du Nigeria Benin (c’est l’inondation des produits made in Nigeria 😀 )
            ce sont des exemples concrets. Bonne lecture!


            • Perret Le 03 décembre 2017 à 15h51
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              Le taux d’intérêt est proche de 5% en Côte d’Ivoire depuis plusieurs années. Et il a chuté dans la plupart des pays.
              Quand à l’évolution des pays anglophones depuis leur indépendance comparée à celle des pays francophones, il me semble que, pour ne prendre qu’un exemple, la Gold Coast (Ghana) était très loin devant la Côte d’Ivoire et qu’aujourd’hui, ce pays, rapporté à la population, est seulement légèrement au-dessus.
              La communication anglophone est remarquable, mais le résultat réel, bientôt 60 ans après les indépendances, n’est pas impressionnant. Nous avons fait aussi bien.
              Et si l’on prend la période où l’Etat français défendait les intérêts de ses anciennes colonies (décolonisation-1974) nous faisions beaucoup mieux.
              Notre démission a coûté à l’Afrique francophone un non développement qui la met aujourd’hui au même niveau que les anglophones si l’on compare la croissance globale par pays rapportée à la population depuis les indépendances.


          • Fabien Le 03 décembre 2017 à 16h18
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            Le Monde ? En plus c’est une tribune.
            Regardez directement les documents officiels, vous verrez que c’est faux :
            https://www.bceao.int/IMG/pdf/StatutsBCEAO2010.pdf
            https://www.beac.int/download/statuts-02102010.pdf

            Le fait que les billets soient imprimés par la BdF n’a rien à voir avec les accords monétaires. C’est un simple détail technique sans rapport avec la politique monétaire.


            • Jamal Le 03 décembre 2017 à 19h10
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              5% ? Si une banque fait ça je suis preneur! Même l’année passé les taux en zone uemoa franc CFA tournaient autour de 18-21%(vous avez dit taux d’usure ?…) . D’où le fait que le majorité des entrepreneurs autofinancent leur projets… Triste réalité méconnue .
              Les imprimeries délocalisées à l’étranger, un détail vous dites? Si pour vous les délocalisations sont un détail…

              Pour le “c’était mieux avant “et autres nostalgique des réseaux Foccarts, bref…, Place à la jeunesse et à l’avenir . Et l’avenir ne peut pas se faire avec des outils totalement dépassés, précoloniaux et étroits comme le FCFA. Au moins ça les pays africains francophones sont en train de le comprendre. Good luck to those folks.


            • Michel Le 04 décembre 2017 à 07h48
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              “Les imprimeries délocalisées à l’étranger, un détail vous dites?”

              Oui, c’est un détail. Il y a beaucoup de pays “développés” qui n’impriment pas leur leur propre monnaie et ce ne sont pas des “monnaies de singe” pour autan.

              A l’évidence vous n’avez jamais entendu parler de De La Rue, Giesecke & Devrient ou Oberthur… (liste non exhaustive)…..

              L’impression de monnaies demande des technologies que “tout le monde” ne maitrise pas. Le Zimbabwe a eu recours à la photocopieuse on a vu ou cela l’a mené.


            • Jamal Le 04 décembre 2017 à 08h05
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              J’y croirai le jour où la Chine siégera à la banque de France et les billets de banque seront imprimés à Shanghai…


            • Michel Le 04 décembre 2017 à 08h57
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              D’un point de vue purement “technologique”, il vaudrait mieux imprimer les billets chinois en Auvergne, ils seraient de bien meilleure facture (plus difficile à copier) mais couteraient certes un peu plus cher à produire. De La Rue imprime les billets de de près de la moitié de la planète et si je suis votre raisonnement tous ces pays sont donc “contrôlés” par cette société. Le franc Djiboutien est imprimé en Auvergne et pourtant il est adossé au dollar US.


            • Jamal Le 04 décembre 2017 à 09h25
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              La plupart des élites africaines sont conscients de l’obsolescence du FCFA. Vous savez en 1994, quand la dévaluation a eu lieu, Abdou Diouf et la plupart des pays de la zone franc étaient contre. Balladur a admis par la suite que c’était sur leur instigation. Qui contrôle la monnaie contrôle le pays. En Afrique, c’est la prise de conscience de la nouvelle génération qui n’a pas connu la colonisation et comme Macron souhaite passer à autre chose.

              « La monnaie n’est pas un sujet technique, mais politique, qui touche à la souveraineté et à l’indépendance des nations » – Édouard Balladur (ancien Premier ministre français, Le Monde, 9 février 1990). Dixit Édouard Balladur après la dévaluation du franc CFA de 1994 « parce qu’il nous a semblé que c’était la meilleure formule pour aider ces pays dans leur développement. »

              Tout est dit.


            • Michel Le 04 décembre 2017 à 09h54
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              Je pointai le fait que qui imprime une monnaie donnée n’est pas un facteur d’importance primordiale. En ce qui concerne le domaine économique, je ne suis pas économiste et ne disserterai donc pas sur ce sujet.

              Lors de la création du franc CFA post colonial, la Mauritanie qui en faisait partie a très vite quittée cette union monétaire pour des raisons que je vous laisse deviner. Le Mali qui n’en faisait pas partie l’a très vite rejointe ainsi que bien plus tard la Guinée Bissau.

              Tout pays qui souhaiterait quitter la zone CFA pourrait très bien le faire. C’est une “simple” décision politique. Il serait peut-être judicieux de se demander pourquoi jusqu’ aujourd’hui aucun des pays concerné n’a souhaité le faire.


    • Sergio Le 06 décembre 2017 à 21h15
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      Enfin un point de vue avisé sur le FCFA! Merci, Fabien.


    • Bigman Le 07 décembre 2017 à 02h14
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      Si l’idée selon laquelle les réserves de change n’arrange pas la France qu’est qui empêche la France de rendre cette importante masse d’argent qui apporte des juteux taux d’intérêts à la France aux possesseurs? D’ailleurs Qd on lit dans Google l’homme le plus riche du monde qui n’a jamais été de tout le temps on découvre Q c’est l’Empereur Kankan Musa du Mali.


      • Bigman Le 07 décembre 2017 à 02h56
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        Après sa chute inexpliquée où est parti son incommensurable richesse si ce n’est la France qui Apres son règne s’est hissée comme colonisateur? Qd pensez-vous ramener ce butin comme tous les objets d’arts et de cultures Q la France A frauduleusement pillés et spolié de ses nombreuses riches colonies ?
        Si Vs osez dire Q toutes les réserves de change depuis 1945 des zones FCFA des Colonies françaises réunies (15) ne représentent à ce jour Q la maudique somme 150 milliards d’ € Pkoi ne pas dire simplement que la France est plus riche Q toutes les 15 pays réunis ce qui à nos yeux be serait qu’une aberration alors qu’elle reste accrochée à ces mêmes pays comme une sangsue affamée ?


  14. Le Rouméliote Le 02 décembre 2017 à 17h07
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    “celle des pays de la zone Euro qui, eux, ont tous conservé leur Banque Centrale, et avec elle l’ensemble des compétence nécessaire à la gestion d’une souveraineté monétaire.” En théorie oui, mais en pratique, via l’eurogroupe dirigeant le MES, non ! C’est “une souveraineté monétaire limitée” pour paraphraser Brejnev à propos des pays du COMECON ! Et même, une souveraineté factice,il n’y a qu’à demander à la Grèce après le référendum de juillet 2015 !


  15. Bellettre Maryse Le 02 décembre 2017 à 18h04
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    “Pourquoi le francs CFA ne peut plus perdurer” (que l’on soit anti ou pro CFA)
    http://afrique.lepoint.fr/economie/franc-cfa-pourquoi-il-faut-reformer-cette-monnaie-franco-africaine-15-09-2017-2157203_2258.php


  16. Krystyna Hawrot Le 03 décembre 2017 à 14h52
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    Le seul endroit ou je ne suis pas d’accord avec Jacques Sapir c’est l’idée que les pays accèdant à l’indépendance n’avaient pas la possibilité matérielle ne crée une monnaie à aux. Bourguiba l’a fait pour la Tunisie dès 1957 avec la création du Dinar tunisien, de la Banque Centrale. Il a fait face aux retrait massif des capitaux orchestré par le gouvernement français en menaçant de se tourner vers l’URSS mais en s’appuyant sur un prêt… américain. Finalement la France accepte de négocier le transfert du budget du protectorat dans les mains des fonctionnaires tunisiens. Non sans garder une certaine rancune qui se matérialisera trois ans après dans le massacre de Bizerte… Cela dit, l’existence du Dinar n’a pas empéché la Tunisie de s’endetter et de tomber dans le piège de la dette, des plans d’ajustement structurel et i, fine de l’économie néocoloniale dans les années 80.


  17. KABORE MOUSSA Le 04 décembre 2017 à 00h01
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    L’image de la France est fortement écornée sur cette persistance à vouloir jouer un rôle qui n’est le sien. La France n’est rien sans les réserves de ses anciennes colonnies et sa prétendu puissance n’est que de faciès… Pour redorer son image dans le concert des puissances, La France doit en toute responsabilité se débarrasser de ce boulet qu’est le FCFA qui lui colle à la peau


  18. sergio Le 06 décembre 2017 à 15h30
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    Le problème du FCFA est qu’il a davantage été utilisé par les dirigeants africains pour consommer importé et pour placer leur fortune hors de la zone, que pour investir dans le savoir-faire technique qui permet l’industrialisation. Un pays qui n’exporte que des matières premières soumises à des bourses versatiles ne retire aucun avantage d’une monnaie faible en dépréciation régulière. Il continuera d’exporter ses matières premières donc ses possibilités de création de valeur ajoutée, pour importer des produits de bas de gamme parce que ce sera ce que sa population pourra acheter. Le Fcfa dans sa forme actuelle (garantie de convertibilité et de stabilité) donne au moins la possibilité d’en faire un moyen d’acquisition de machines -outils et de paiement de formateurs en savoir-faire technique. C’est ce qu’il faut faire pour enfin industrialiser ces pays au moins dans l’essentiel, l’agro-industrie et la fabrication de médicaments génériques, industries de bases qui favorisent les autres activités en amont (production agricole assurée d’être vendue à des usines) et en aval (commercialisation et services).


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