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14.septembre.201814.9.2018 // Les Crises

L’affaire Benalla : nouvelles pitreries et nouveau déshonneur, par Jacques Sapir

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Alexandre Benalla, mis en cause dans diverses affaires dont une usurpation de fonction et des violences sur personnes à l’occasion de la manifestation du 1er mai, bref M. Benalla, ce sicaire employé par l’Elysée, va donc finalement se rendre devant la commission d’enquête du Sénat. La déclaration qu’il a fait ce 12 septembre au matin à France-Inter n’en est pas moins étonnante : “Aujourd’hui, on me contraint, envers et contre tous les principes de la démocratie française. (…) Parce qu’on m’explique qu’on va m’envoyer des gendarmes et des policiers. (…) Je vais venir, à la convocation. Parce qu’on me menace. On me menace vraiment d’une manière directe.”[1]

Cette déclaration met fin à ce mouvement de tango auquel se livrait M. Benalla depuis ces derniers jours, une fois se disant « prêt » à se rendre devant le Sénat, une autre fois disant que, puisqu’il était partie prenante à une procédure judiciaire, il ne « pouvait pas » s’y rendre, pour enfin reconnaître qu’il n’avait d’autre choix que de s’y rendre.

Quand Benalla fait le pitre mais ne fait rire personne

La question est en effet assez simple. Une personne partie prenante d’une procédure judiciaire doit réserver ses déclarations sur les faits couverts par cette procédure, au juge d’instruction. Mais, cela n’empêche nullement le Sénat, comme l’Assemblée Nationale, d’entendre cette personne sur d’autres points qui ne sont pas couverts par la dite procédure. La déclaration du 11 septembre de son avocat, disant qu’il ne se rendrait pas devant la Commission d’enquête, avait provoqué une légitime émotions tant de la part des sénateurs[2] que de constitutionnalistes réputés. Car, le pouvoir des commissions d’enquêtes parlementaires est bien défini dans un texte (une ordonnance) datant de 1958[3]. Si M. Benalla n’avait pas décidé de se rendre devant la commission sénatoriale, il aurait été punissable de deux ans d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende[4]. Rappelons que M. Cahuzac, pourtant lui-aussi visé par une procédure judiciaire, s’était rendu devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale en son temps.

Bref, M. Benalla se comporte en pitre. Il amuse la galerie et « fait le buzz ». Mais, il faut se rappeler que les charges qui pèsent sur lui sont politiquement extrêmement lourdes. Ce qui met en danger la démocratie en France n’est donc pas le fait qu’il ait été convoqué et qu’on lui ait rappelé qu’il ne pouvait se soustraire à cette convocation. Ce sont les faits qui lui sont reprochés et les comportements qui ont entouré ces faits, comme la constitution d’une cellule de sécurité en dehors de toutes les règles et hors de tout contrôle, qui constituent une réelle menace pour la démocratie. Et c’est là que la responsabilité du Président se trouve, directement ou indirectement, mise en cause.

 

Le déshonneur de Nicole Belloubet, Ministre de la justice

Mais M. Benalla n’est pas le seul à faire le pitre, et cela pose aussi un problème de démocratie. Madame Belloubet a pris fait et cause pour Alexandre Benalla. Elle a déclarée le 11 septembre : “Il ne doit pas y avoir d’interférence entre une commission d’enquête parlementaire et une information judiciaire (…) au nom de la séparation des pouvoirs[5]. Cette déclaration est grave pour la démocratie en France, comme le montre Paul Cassia, dans un interview donné à l’hebdomadaire Marianne.[6]

Nicole Belloubet explique ainsi que le Parlement, s’il contrôle le gouvernement en particulier, ne devrait pas contrôler l’exécutif en général et donc l’Elysée. Le constitutionnaliste Paul Cassia[7] remarque néanmoins qu’il s’agit d’une lecture partielle de l’article 24 de l’ordonnance de 1958 à laquelle la ministre fait référence[8]. On peut le constater en lisant la troisième phrase : “Le Parlement évalue les politiques publiques“. Or, l’Elysée est un service public comme un autre, et non une zone de non-droit, ou une bulle constitutionnelle.

Le problème, évident pour tous, est que Madame Belloubet est ministre de la justice. Si elle souhaite se constituer conseiller juridique de M. Benalla, qu’elle le fasse, mais qu’elle démissionne d’abord de sa fonction ministérielle. Cela devrait être une évidence. Le rôle de la Ministre n’est pas de prendre parti en cette affaire. S’il y avait nécessité de rappeler la loi, non seulement les textes mais aussi la pratique, un communiqué de la chancellerie aurait amplement suffi.

Que cette évidence n’ait pas empêché Mme Belloubet de faire ces déclarations, et qu’elle n’hésite pas à prendre parti dans un conflit, montre qu’elle totalement perdu de vue les impératifs comme les contraintes de sa fonction. De ce point de vue, on a du mal à concevoir qu’en bonne logique elle puisse se maintenir à son poste.

Le président de la commission d’enquête sénatoriale, M. Philippe Bas un homme qui fut en son temps secrétaire général de l’Elysée, lui a, de fait répondu : « Les faits judiciaires, c’est la justice qui s’y intéresse, moi je m’intéresse au fonctionnement de l’Etat (…) Nous voulons savoir clairement les choses et s’il y avait des interférences avec les services officiels chargés de la sécurité du président de la République. Ce n’est pas un problème secondaire (…) , c’est la continuité de l’Etat dans un monde où le terrorisme rôde. [9]»

S’il y avait un conflit de compétence, ou un conflit de juridiction, ce qui n’avait visiblement pas soulevé de problèmes lors d’autres affaires, c’était à une cour de dire le droit. Car, la Ministre de la justice est elle-même tenue par le droit ; elle n’en est pas le gardien. Ce sont les cours de justice ET le législateur (l’Assemblée nationale et le Sénat) qui peuvent jouer ce rôle et non une Ministre.

 

La décomposition de l’Etat sous l’action d’Emmanuel Macron

Ces divers scandales, qu’il s’agisse du comportement de M. Benalla ou de celui de Mme Belloubet, renvoient en réalité à une situation de décomposition de l’Etat. Cette situation découle directement de la pratique et de la politique du Président de la République, M. Emmanuel Macron. C’est lui qui, par son action ou par son inaction donne l’exemple du non-respect de la forme comme du fond de la loi. On en a un récent exemple dans le coup de fil passé par Emmanuel Macron à Gérard Larcher le mardi soir 11 septembre à la veille de la reprise des auditions par la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla. Le président de la République a exprimé son souhait que les esprits se calment. Mais il s’est aussi montré critique vis-à-vis de la tournure des travaux de la commission d’enquête[10]. Or, ce n’est pas au Président de la République de juger ou d’intervenir dans les travaux d’une commission d’enquête parlementaire. C’est une violation nette et incontestable du principe de séparation des pouvoirs.

Ce non-respect de la Constitution s’accompagne, il faut le souligner, d’un respect sourcilleux des règles issues de l’Union européenne. Tout se passe comme si Emmanuel Macron ne se sentait pas tenu par les règles de la République parce qu’il aligne son comportement sur d’autres règles, dites ou non dites, qui proviennent de la Commission européenne. A cela s’ajoute, mais c’est péché mineur par comparaison, le fait que la gestion de ces scandales par l’équipe présidentiel a été déplorable. Mais, cette gestion elle-même déplorable, les contradictions dans lesquelles la « communication » de l’Elysée s’est empêtrée, renvoie elle aussi à ce mépris que montre Emmanuel Macron pour les règles les plus élémentaires de la République. La déclaration qu’il fit à la fin de juillet devant les députés de son parti, rompant ainsi avec la tradition qui veut que le Président de la République ne soit pas un « chef de parti », en est un exemple.

 

Les pitreries des uns et des autres ne font rire personne. La pratique politique d’Emmanuel Macron, quant à elle, inquiète de plus en plus de français à juste titre. Oui, la démocratie est aujourd’hui mise à mal en France. Mais, ce n’est pas en raison de la convocation devant la commission d’enquête de M. Benalla comme ce dernier le prétend. La démocratie est mise à mal par l’action et par le comportement du Président de la République, et par les effets que cela induit sur ses amis politiques. Nous en sommes donc la en France en ce mois de septembre de 2018.

 

Notes

[1] http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/09/12/25001-20180912ARTFIG00065-benalla-etrille-les-petits-marquis-du-senat-pour-qui-il-n-a-aucun-respect.php

[2] https://www.youtube.com/watch?v=mMXdzbLiTvc

[3] Ordonnance 58-1100, https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000705067

[4] Article 5 bis de l’ordonnance 58-1100. Voir aussi : https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/affaire-benalla-le-debat-s-enflamme-pour-la-reprise-des-travaux-du-senat_2034812.html

[5] https://fr.news.yahoo.com/belloubet-juge-laffaire-benalla-instrumentalisée-065909126.html

[6] https://www.marianne.net/politique/affaire-benalla-nicole-belloubet-instrumentalise-la-separation-des-pouvoirs?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1536753242

[7] https://www.marianne.net/politique/affaire-benalla-nicole-belloubet-instrumentalise-la-separation-des-pouvoirs?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1536753242

[8] C’est aussi le cas de l’article 5-ter : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=78CA6530DA999C80680201540A17178C.tplgfr38s_2?idArticle=LEGIARTI000023519111&cidTexte=LEGITEXT000006069203&dateTexte=20180912

[9] https://fr.news.yahoo.com/belloubet-juge-laffaire-benalla-instrumentalisée-065909126.html

[10] https://www.nouvelobs.com/politique/20180912.OBS2270/commission-d-enquete-sur-l-affaire-benalla-macron-proteste-aupres-de-larcher.html

Commentaire recommandé

Alfred // 14.09.2018 à 07h36

Le non respect des regles de la republique mais le respect des regles de l’Union, le lapsus en acte de la “desacralisarion” de l’Elysée comme un vulgaire Femen le 14 juillet, les insultes regulieres faites aux personnes qu’il represente devant d’autres personnes qu’il ne represente pas, tout cela est d’une continuité et d’une coherence sans failles: ce monsieur n’est pas le president de la republique francaise autrement que “de papier”. Il l’est de moins en moins “formellement” “souverain” car il ne l’est pas “fonctionnellement”. C’est un dirigeant de republique bananiere. Un “possesseur” de pays sans peuple. Un comprador.

98 réactions et commentaires

  • Alfred // 14.09.2018 à 07h36

    Le non respect des regles de la republique mais le respect des regles de l’Union, le lapsus en acte de la “desacralisarion” de l’Elysée comme un vulgaire Femen le 14 juillet, les insultes regulieres faites aux personnes qu’il represente devant d’autres personnes qu’il ne represente pas, tout cela est d’une continuité et d’une coherence sans failles: ce monsieur n’est pas le president de la republique francaise autrement que “de papier”. Il l’est de moins en moins “formellement” “souverain” car il ne l’est pas “fonctionnellement”. C’est un dirigeant de republique bananiere. Un “possesseur” de pays sans peuple. Un comprador.

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    • Manu // 14.09.2018 à 14h26

      Le but de Macron est de faire disparaître les nations au profit de l’Europe. Je pense que son schéma de pensée est clair pour tout le monde. Peut-être qu’il ne vous convient pas, mais c’est ce que la majorité des personnes veulent ou laissent faire…

      C’est comme cela, c’est la démocratie !! Enfin 😉 Démocratie qu’ils manipulent selon leurs bons vouloirs 😉

      Ils sont les plus forts et nous sommes soumis à leur volonté. C’est tout et c’est comme cela. Ni OB, ni JS ne peuvent changer quoi que ce soit…

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      • Alfred // 14.09.2018 à 16h05

        Pour ce qui est de changer les choses rien n’interdit d’espérer qu’il y en ait “qui ne sont pas au courant que c’est impossible et qui le feront peut être”.
        En tous cas si ce vilain train déraille un jours ce sera bien grâce à des personnes comme “OB et JS” (entre autres biens sur).
        Laissez moi vous rappeler quand même le rôle d’un impromptu nommé “EC” (comme vous dîtes) dans le référendum de 2005, la défaite des puissants, la trahison qui en a résulté et la prise de conscience que cela provoqué chez bien des “Européens” (pour peu qu’ils aient été de véritables démocrates). Compte tenu des rapports de forces et de la disproportion colossale des moyens le résultat est bénéfique et considérable.
        Vous pouvez juger ces textes et ces actions vaines car ils ne produisent pas le résultat que vous escomptez à votre échelle de temps. Mais tout laisse des traces et il n’est pas impossible que les nations enterrent l’oligarchie impériale et ses outils pour le bénefice de nos enfants si ce n’est du notre.

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        • Louis // 15.09.2018 à 12h06

          En ce qui me concerne, je soutiens à 200% OB et JS (pour imiter votre paresse), qui sur ce point comme sur bien d’autres, travaillent avec zèle à éveiller la conscience des gens. La meilleure preuve qu’ils ont raison, c’est que Jacques Sapir (vous voyez, ce n’est pas si dur à écrire en entier…) vient d’être suspendu par Twitter, la faucheuse aux ordres de la pensée unique de l’UE (pour ce qui concerne la France), c’est un critère de la qualité de ses publications. “On” a d’abord saqué son blog “Russeurope”, Olivier l’a hébergé et relayé, maintenant Twitter lui supprime son compte. C’est qu’il est sacrément dangereux, à asséner des vérités.

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      • Zylo // 14.09.2018 à 16h45

        @Manu : Je crois que je hais les gens comme vous encore plus que les macrons et juncker. Inciter à l’inaction la minorité qui se bat pour faire bouger les choses (et cela commence par une prise de conscience, que OB et JS s’acharnent à provoquer) fait de vous un complice non apparent mais très réel de ce système qui nous tue à petit feu…

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        • Manu // 15.09.2018 à 12h46

          Je vois que mon droit de réponse a été supprimée.

          Alors je recommence.

          Si dans votre tribunal de votre pensée, vous me condamnez sans avocat au statut de complice, je vous applaudis.

          Partagez vos actions qui permettent de changer notre situation, svp ? Je suis toujours curieux et ravi de vous prendre en exemple.

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          • Zylo // 16.09.2018 à 12h37

            Militant dans un parti qu’il est mal venu de nommer ici (celui de FA), suppléant pour les élections législatives, colleur d’affiches,… je fais ce que je peux à mon échelle. Mais il n’est pas question que j’aille dire à ceux qui essaient de faire bouger les choses que ça ne sert à rien et qu’il faut baisser le regard et courber l’echine…

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      • OCCITAN // 15.09.2018 à 18h45

        Mon petit (ou ma petite ?) Manu, mon âge (80 ans) doit, je pense, me permettre de vous faire remarquer que si vos ascendants avaient eu la même attitude résignée que la vôtre, ils seraient restés serfs, esclaves, ouvriers misérables, tous illettrés, ou bien (tout dépend de votre ascendance), riches et instruits. Si bien que vous ne pourriez comprendre, dans un cas comme dans l’autre, ce que je vous suggère de commencer à faire dès maintenant : lisez attentivement l’Histoire sociale de notre pays.

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        • Manu // 15.09.2018 à 22h59

          Mon vieux (ou ma vieille – je vous vole le ton condescendant, permettez moi l’usage !) Occitan, j’ai commencé à 13 ans le combat social dans ma cité HLM avec ma communauté d’immigrés, des ouvriers misérables , femmes de ménage ignares, couturières illettrés (je suis aussi un con-descendant, je peux me permettre aussi le mépris de classe), et sûrement pas dans les bancs de l’école à lire l’Histoire sociale de votre pays. Parce que vous si vous l’aviez lue, vous sauriez que le combat se passe dans la rue par des gens qui ne comprenaient pas tout ce qui se passaient sauf la violence qu’ils ressentaient dans leur cœur (cf émeute de 2005). Ils ne restaient sûrement pas dans leur chambre à se lamenter sur leur sort !

          Quant à l’argument d’autorité, ou celui de votre âge, il est très déplacé surtout sur un site qui s’appelle Espace Autodéfense intellectuelle. Mais que dirait Schopenhauer ?

          Mais qu’avez-vous à proposer ? Donnez moi des exemples que je peux suivre pour renverser la vapeur ?

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          • vert-de-taire // 16.09.2018 à 09h36

            Dispute imbécile.
            Si les luttes contre l’oppression ne débouchent que rarement, c’est cause de notre incapacité à filtrer l’émotivité du discours, à filtrer les provocations accessoires, à passer au dessus de nos tendances à rechercher dans l’autre ce qui nous dérange.

            Pourquoi nous embarquer dans de futiles considérations devant la nécessité de lutter efficacement contre une véritable dictature ?

            Depuis toujours les pouvoirs usent de leurs savoirs et capacités formidables pour anéantir les oppositions. Tous les moyens sont bons.
            Sachons nous concentrer sur l’essentiel, dire, diffuser, partager, confronter des idées et non pas des émotions paralysantes (cela-dit les émotions nous servent aussi de stimulants).
            Les pouvoirs oppresseurs (politique ou commerciaux) ont trouvé les éléments brouilleurs de nos idées.
            Les images émouvantes, les mots détournés de leur contexte, les enchaînements d’arguments trompeurs, …

            Ne nous laissons pas aveugler par l’écume.

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            • Manu // 16.09.2018 à 15h20

              Allez vous retrouver devant une armée de CRS et demandez vous : ” si les luttes contre l’oppression ne débouchent que rarement, c’est cause de notre incapacité à filtrer l’émotivité du discours, à filtrer les provocations accessoires, à passer au dessus de nos tendances à rechercher dans l’autre ce qui nous dérange.”

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            • Kilsan Aïtous // 17.09.2018 à 10h13

              Sincèrement, je ne pense pas que les manifs avec affrontements physiques face aux CRS fasse bouger les lignes.

              Le monde a changé, la communication virtuelle règne.

              Il faut trouver autres choses.

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              Alerter
  • Rond // 14.09.2018 à 07h52

    En effet, la démocratie est mise à mal, depuis des lustres, déjà. Et nos libertés se réduisent comme peau de chagrin, quelles que soient les “excellentes” fallacieuse raisons invoquées.
    C’est curieux cette propension constante des pires d’entre nous à s’immiscer jusqu’au plus haut. Je ne vois là aucun hasard.

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    • geedorah // 14.09.2018 à 11h01

      les gens simple, “biens”, ne cherchent pas le pouvoir
      avec le temps (long ou court) on se rend bien compte que 95% du temps c’est le même genre de personnes qu’on retrouve en haut de la pyramide (de temps à autre un sankara tombe du ciel, mais bon c’est vite rattrapé par l’histoire)

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      • Dominique65 // 14.09.2018 à 11h14

        « de temps à autre un sankara tombe du ciel » … ou un mahatma.

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    • tchoo // 15.09.2018 à 00h46

      Les gens bons ne se préoccupent pas de gouverner (Alain)

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  • xc // 14.09.2018 à 08h10

    Au juste, qu’a dit Belloubet ? Si quelqu’un a un lien vers une relation complète de ses propos, je suis preneur. Si elle a voulu dire que la commission sénatoriale ne doit pas interroger Benalla sur les faits qui donnent lieu à procédure judiciaire, je ne vois pas où est le problème.
    Quant au coup de fil de Macron à Larcher, il relève d’un manque de savoir-vivre. Mais dire qu’il constitue une entorse à la séparation des pouvoirs ne serait fondé que s’il était vraiment de nature à influencer l’enquête sénatoriale. Je pense les Sénateurs assez indépendants pour que ce ne soit pas le cas.

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    • Charles // 14.09.2018 à 08h49

      Le quelqu’un en question n’a pas la science infuse. Il tape juste 2 mots dans un moteur de recherche : “belloubet benalla” et de nombreux articles apparaissent. En voici un avec une vidéo :

      https://www.marianne.net/politique/affaire-benalla-nicole-belloubet-instrumentalise-la-separation-des-pouvoirs

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    • ellilou // 14.09.2018 à 08h51

      Il est toujours intéressant de voir à la manœuvre les indéfectibles soutiens macroniens: on a comme l’impression d’être un chercheur dans un laboratoire, l’œil rivé à son microscope en train de voir une levure (organisme unicellulaire). Merci pour cette démonstration d’une rhétorique incroyable tant elle est sans gêne 🙂

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    • Serge WASTERLAIN // 14.09.2018 à 09h11

      “Mais dire qu’il constitue une entorse à la séparation des pouvoirs ne serait fondé que s’il était vraiment de nature à influencer l’enquête sénatoriale.”
      Non, je ne suis pas d’accord ! Dès qu’il y a tentative d’influencer il y a entorse au principe de la séparation des pouvoirs. Cette démarche en dit long sur le respect de nos institutions par ce monsieur…

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    • Charles // 14.09.2018 à 09h19

      Et j’ajoute : Sapir lui-même donne le lien que je vous ai donné (sa note 6).

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    • calal // 14.09.2018 à 09h22

      d’apres ce que j’ai cru comprendre, la procedure judiciaire est conduite par des fonctionnaires non elu ( donc possibilite de “deep state”) tandis que le senat reste legitimé par le fait qu’il est “elu”.

      Je pense de plus en plus que les americains ont raison quand ils disent ” lorsque le gouvernement craint le peuple,il y a liberte, quand c’est le peuple qui craint le gouvernement (radar?) c’est le debut de la tyrannie”.

      trop de nos chefs se sentent “superieurs” et negligent le fait qu’en democratie, on est legitime a commander uniquement que si notre apport a l’interet general est superieur a ce que l’on lui coute.
      c’est sans doute a cause du peuple qui tarde a botter les fesses a tous ces gens.Mais apres tout,peut etre que la majorite est satisfaite de son sort et consent a continuer de payer.

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    • lvzor // 17.09.2018 à 18h42

      “Au juste, qu’a dit Belloubet ? …”

      La pauvre femme, membre de l’exécutif, a juste interféré sur le législatif alors qu’il est dans son rôle exact, et donné un avis que seul le judiciaire serait habilité à prononcer, — tout ceci au nom de la séparation des pouvoirs 😀

      A ce degré d’incompétence et de stupidité toute analyse est superflue. Mais que voulez vous? se mettre au service de micron n’implique-t-il pas de conjuguer une ambition d’aigle avec un QI d’oxyure?

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  • Pierre Kiroul // 14.09.2018 à 08h14

    De quelle démocratie parlons-nous ? Il y a des lustres que la France n’est plus une démocratie, et se gargariser sans cesse du mot ne change rien, mais au contraire prouve le contraire. Il en est ainsi de toutes les Républiques dites Démocratiques et qui n’ont rien de démocratique. Alors constatons le fait, et si nous sommes des démocrates sincères, demandons à revenir à la véritable démocratie (si elle a jamais existé en France), la démocratie directe.

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    • Alfred // 14.09.2018 à 08h23

      A ce stade il ne s’agit MÊME plus de democratie ou pas mais simplement de souveraineté ou pas. Le problème n’est meme plus celui de la legitimite du pouvoir mais celui de sa realité. Autrement dit macron est il souverain ou bien au service d’autres interets?

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      • Wakizashi // 14.09.2018 à 10h21

        Ca revient au même : Jupiter est au service d’autres intérêts que l’intérêt général et celui du pays, parce que précisément nous ne sommes pas en démocratie. En démocratie de toute façon, c’est le peuple qui est souverain. A partir du moment où les hommes politiques sont des maîtres et non pas des serviteurs, ce qui est mécaniquement engendré par le système des élections, il n’y a de fait pas de démocratie.

        Tant que la majorité des Français n’aura pas pris acte du fait que nous ne sommes pas en démocratie, je ne vois d’issue. La résolution de tout problème commence par la reconnaissance de l’existence du problème. C’est là tout le génie du piège de la novlangue : on nomme “démocratie” ce qui est son exact contraire, ce qui empêche les gens de penser le problème parce qu’ils n’ont même pas de mot pour le nommer, pour le formaliser.

        Bref, tant que la majorité des gens n’auront pas compris qu’il faut faire la grève du mot démocratie, qu’il faut remettre l’Eglise au centre du village en reprenant quiconque utilise ce mot pour désigner notre régime actuel, on pourra continuer à se plaindre sur des forums ou des blogs comme celui-ci. Nous sommes collectivement responsables des malheurs que nous dénonçons.

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        • Alfred // 14.09.2018 à 13h18

          Effectivement le fait que nous ne soyons pas en démocratie permet qu’il en soit ainsi. Mais cela ne revient pas du tout au même pour autant. Si nous étions dans un régime totalitaire qui poursuivait son propre intérêt vous verriez la différence. Voyez simplement Singapour. Le jour et la nuit par rapport à la France.
          Bien évidement je préfèrerai la démocratie ET la souveraineté mais ce n’est pas synonyme. Certains on la souveraineté sans la démocratie. Nous n’avons ni l’un ni l’autre.
          Pour le reste je partage votre opinion.

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          • Barbe // 14.09.2018 à 14h06

            Les libéraux veulent transformer la souveraineté populaire en souveraineté des lois : en gros, on est en démocratie parce que, vous le voyez bien, on n’est pas en dictature, il y a des lois… certes, certes…
            Mais qui les vote? Qui en est à l’origine? et c’est là que l’on voie qui est vraiment démocrate ou pas : soit on veut que ce ne soit que quelques uns (les nobles, la clique), soit on veut que ce soit tous ; j’ai bien dit voter les lois, pas les écrire (l’objection de de maistre à rousseau tombe) : on peut tous voter les lois, même si ce sont les députés qui les écrivent, et continueront à les écrire sous la prochaine constitution.
            Merci Alfred. Toujours au top.

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          • Wakizashi // 14.09.2018 à 14h14

            Oui nous sommes d’accord : si la démocratie implique nécessairement la souveraineté, la réciproque n’est pas vraie.

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            • RGT // 15.09.2018 à 02h04

              Mais surtout la démocratie impose que le peuple ait droit de regard sur ses “représentants” et puisse les “répudier” et les traîner devant un tribunal populaire (un vrai, composé de tous ceux qui ont été floués) qui puisse les condamner à des peines très sévères en cas de trahison.

              Pour répondre à cette contrainte il faudrait supprimer l’immunité parlementaire qui n’est que le cache-misère de l’impunité des “élus du peuple” et instaurer le référendum révocatoire (comme dans la “dictature” vénézuélienne) qui permettrait de virer tout “représentant” qui trahit ses électeurs…

              J’ai la certitude que ni moi, ni mes enfants ni même mes petits-enfants (à venir) ne verront ces modifications des institutions en France.
              Pour qu’elles soient mises en place il faudrait d’abord que ceux qui les adoptent soient totalement exemplaires et respectueux du peuple qu’ils sont censés “écouter”.

              Depuis la révolution française cette “conjonction de planètes” ne s’est JAMAIS présentée et compte-tenu du mode de scrutin et de la caste de hauts fonctionnaires qui copulent allègrement avec les milliardaires plus nantis il y a peu d’espoir que ça arrive dans le calme et sans violences.
              Quand on détient le pouvoir (qui corrompt plus que tout) on ne le lâche surtout pas car une fois qu’on l’a perdu on ne le retrouve plus, sauf grâce à un coup d’état.
              En parlant de perdre le pouvoir, je ne parle pas de “l’alternance” qui permet à une caste de nous sortir des boniments de marchands de cravates. TOUS les “partis de pouvoir” ne sont que l’émanation de la même entité et sont au services des mêmes intérêts, contrairement à ce dont les couillons sont convaincus.

              Un VRAI système politique devrait en premier lieu strictement interdire les partis politiques car ces derniers ne sont que des mercenaires qui se vendent au plus offrant.
              Un VRAI représentant du peuple devrait être issu des classes sociales qu’il est censé représenter, mais surtout il ne devrait prendre ses instructions qu’auprès de ceux qui l’ont élu et appliquer les décisions des électeurs, même si elles ne conviennent pas à son intérêt personnel.
              Après tout ils sont payés par le peuple, qui est donc leur employeur.
              Dans une entreprise, un salarié a l’obligation de suivre les instructions de son employeur sinon il est viré.

              Et il en va de même pour les hauts fonctionnaires énarques qui méprisent les “bas du front” incapables de comprendre leurs enfumages alambiqués.

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      • Traroth // 18.09.2018 à 04h22

        En démocratie, le souverain, c’est le peuple, pas le président.

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    • calal // 15.09.2018 à 08h20

      On est en democratie encore pour l’instant.Sauf qu’une classe d’age a egoistement tout construit depuis des annees pour s’accaparer une part trop importante du gateau.
      a priori une grande partie de nos problemes s’expliquent par les choix imposes par la generation nombreuse des babyboomers qui forment actuellement encore la majorite des 15 millions de retraites (un president de la rep est elu avec grosso merdo 20 millions de voix).
      Macron s’est tire une balle dans le pied en augmentant la csg sur les retraites:je crois qu’il a compris le message.On en a encore pour 10 ans de domination de cette classe d’age apres les cartes seront redistribuees.

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  • Eric // 14.09.2018 à 08h25

    Oui, la démocratie est aujourd’hui mise à mal en France, le président fait ceci, fait cela, un ministre fait ceci, cela, un tel ceci, cela, les autorité font ceci, cela… la liste est longue mais n’oublions pas que si nous en sommes là, dans une progression négative continuelle c’est AUSSI parce nous (le peuple, l’ensemble des personnes) le laissons faire. Ils fut un temps où nos ancêtres, nos parents, nos prédécesseurs savaient se battre, s’unir, aller à l’essentiel… pour avancer vers du positif, du bon pour tous… Depuis 20-30 ans nous assistons à une régression progressive mais permanente. J’ai bien peur que le point de non retour soit déjà dépassé et que par la “zombification” et d’autres processus nous soyons entrainé irrémédiablement vers des temps très sombres!

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    • Serge WASTERLAIN // 14.09.2018 à 09h17

      Que voulez-vous ! Quand la toute grande majorité du peuple occupe l’essentiel de son temps à survivre et, pour les plus déterminés, résister aux attaques incessantes de “l’élite” sur ses moyens de subsistance, il n’en a plus pour réfléchir sur sa conditions. Alors, c’est seulement lorsque sa survie est mise en cause qu’il est bien forcé de réagir. La grenouille dans la marmite sur le feu, vous connaissez je suppose !

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      • Eric // 14.09.2018 à 09h29

        Oui cela explique éventuellement mais ne justifie pas et n’excuse pas. Il faut arrêter de donner, de se donner des excuses! Caresser toujours dans le sens du poil n’est pas de la vrai amitié! …

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      • RGT // 15.09.2018 à 02h26

        La grenouille dans la marmite sur le feu, c’est un conte de fées.

        Des scientifiques ont fait le test et la grenouille a sauté hors du bocal dès que la température a atteint la température physiologique maximale compatible avec la survie de l’animal.

        Le problème de la population humaine occidentale ne tient pas à ce phénomène de changement graduel, il teint simplement à la soumission aux “autorités” qui est inculquée depuis leur plus tendre enfance aux habitants des pays “civilisés”.

        Dans certaines sociétés “primitives” les arguments d’autorité n’ont aucune valeur car ce concept est totalement absent de leur éducation.
        Et ces “primitifs” vivent dans des conditions bien plus équitables et démocratiques que les “civilisés” car il ne se laissent pas dicter leurs opinions et leur mode de vie par les “élites” mais ne suivent que leurs “valeurs” personnelles non contaminées par la “civilisation”.
        Ces valeurs sont simples et innées : Équité pour les membres de la communauté, compromis négociés entre tous pour décider de la vie commune, ne jamais léser quiconque, entraide entre tous les membres et prohibition du parasitisme social.
        Il est inutile d’écrire des tonnes d’ouvrages de lois car tous les comportements peuvent être déduits de quelques règles innées simples.

        Finalement, ces sociétés “primitives” ne sont rien d’autres que des systèmes anarchiques qui ont réussi.
        C’est pour ça qu’elles sont la cible des “civilisations” car elles ne permettent pas à une “élite” de s’accaparer le pouvoir et l’ensemble des ressources.

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        • Alfred // 15.09.2018 à 09h11

          Votre commentaire est très intéressant. Je tique simplement sur les sociétés primitives où personne ne se laisserait imposer sa façon de faire. J’ai eu la chance de pouvoir passer quelques temps chez des populations n’étant que peu voire très peu passées sous le joug de la civilisation occidentale (privilège de riche bobo à l’époque): il m’a semblé que c’était des sociétés extrêmement conservatrices d’une part (ce qui assurait leur survie mais qui est un gros mot chez nous surtout à gauche). Dans la communauté la plus “loin” de nous (des chasseurs ceuilleurs exclusivement) (les plus conservateurs de tous) les individus étaient assignés à des rôles aussi bien que chez nous et cela n’était pas si simple à vivre bien que l’ensemble était “plat” en termes de “hiérarchie” (quasi absente). Le conce’sus mais aussi les règles heritees remplacent les chefs (la “dictature de l’héritage”..). Par ailleurs partout dans toutes ces communautés il y a avait ceux qui étaient tentés par les mirages lointains du bling bling “civilisationel” (c’est une blague ce mot) et ceux qui lui tournaient résolument le dos. Les sociétés primitives ne constituent pas un ailleurs social merveilleux très différent de nous mais elle constituent bien une cible à détruire pour la société de consommation et leur disparition continue est un crime.

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          • vert-de-taire // 16.09.2018 à 11h13

            Les sociétés primitives sont très conservatrices.
            Par nécessité de survie.

            C’est bien l’extrême prudence au changement qui garantit les continuités, les invariants constitutifs qui déterminent les rapports sociaux auxquels ‘on’ tient.

            L’acceptation du changement sans boucle de contrôle, sans contre-pouvoir mène au chaos, celui que nous vivons.

            Le conservatisme est ici une mesure de prudence pour la survie.
            Cela n’empêche pas l’évolution mais freine les dérives non consensuelles.

            Les indiens d’Amérique discutaient chaque disposition à prendre pour lutter contre les envahisseurs exterminateurs. Il fallait s’entendre car la notion de chef totalitaire omniscient n’existait pas. Pas le même consensus à l’optimum.
            Le rôle de chef ou de responsable de … y parait temporaire. Un indien se devait de tout savoir faire et donc se rendre capable de refuser toute autorité asservissante. Cela permet à chacun de prendre un rôle social temporaire et consensuel.
            Cela oblige à résoudre en commun les rapports sociaux, la soumission consensuelle. Forme de contrat social.

            Notre civilisation a perdu les avantages du partage du travail.
            En atomisant les rôles (destruction des forces sociales), nous en perdons les buts et la perspective globale.
            L’injonction de participer à la cohérence sociale, par le don d’une part de son temps à la communauté en échange du bon fonctionnement d’icelle a été substitué par la nécessité de survie par la soumission au marché du travail.

            Nous ne sommes plus des acteurs sociaux déterminant nos rapports sociaux par choix de l’évolution collective de nos vies mais nous sommes des individus devant nous soumettre au réel – son évolution n’est plus de notre ressort. Le réel servant de base à toute justification – l’argument du terrain ou celui du TINA, l’argument d’expert devant celui de consensus social. Cet argumentaire permet de faire l’impasse sur toute idée, toute contestation. Le réel a toujours raison – cf les incessants arguments des économistes orthodoxes pour justifier la dictature financière.

            Le partage du travail devenu l’adaptation au marché du travail, sa dictature de fait, nous empêche de penser la fin dernière de la société humaine : une bonne vie pour chacun. C’est à nous de trouver les moyens de bonne vie, et non plus à l’organisation sociale de le permettre, je suis seul, plongé dans le monde, je passe ipso-facto d’humain à grain de sable.
            D’où la géniale invention du défavorisé, celui qu’a pas de chance d’être né.
            Le défavorisé est soumis à l’esclavage du marché du travail afin de survivre. Le favorisé dispose d’esclaves défavorisés pour le servir. La société ne sert plus chacun mais le statu-quo donc les dominateurs. La paix sociale des riches par l’esclavage. Dans le monde non humain animal, cette organisation hiérarchico-clanique sert l’espèce, une forme d’optimisation génique et simplification organisationnelle. Dans notre ‘civilisation capitaliste’, cette organisation sert les pouvoirs a-démocratiques, a-sociaux et mène au chaos planétaire.

            Socialement, globalement nous acceptons de demeurer (dans tous les sens) des animaux non ou peu humain.

            Cette acceptation de fait, est liée à la forme sociale qui nous impose ce comportement. Et qui (quoi et comment) fait évoluer notre civilisation ?

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  • Le Belge // 14.09.2018 à 09h36

    Pauvre France. Vu de chez-moi c’est un triste spectacle offert par des gens se prenant pour, pour quoi au juste ? Je donne aucune leçon, mais je vois très mal Philippe Ier (notre Roi) être protégé par une espèce de réincarnation de cagoulard ou la Reine Mathilde jouer dans une série télé (Brigitte devrait prendre exemple sur Yvonne Vendroux, ça serait bien). Pauvre France [gros soupir].

    Si Monsieur Sapir veut changer parfois d’air (même si mon pays a aussi ses problèmes), il est le bienvenu chez-nous.

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    • farinet // 14.09.2018 à 10h31

      Je suis d’ accord avec “Le Belge” étant frontalier d Outre Quiévrain, mais n oublions pas que ce charmant petit pays par son étendue géographique mais varié et oh combien sympathique, (surtout en Wallonie mais pas que), accueille dans sa capitale des institutions peu recommandables cause de pas mal de ces dérives démocratiques… Pauvre Belgique très gros soupir

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      • Le Belge // 14.09.2018 à 11h31

        Hélas, concernant les deux sièges (politique et militaire) de l’OTAN, c’est vrai. Croyez-moi, je ne demande qu’à voir le départ définitif des troupes d’occupation américaines et canadiennes de mon pays.
        Concernant l’Europe, les peuples doivent s’en mêler absolument. Nos gouvernants sont trop soumis à l’atlantisme que pour être fiables.

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        • FARINET // 14.09.2018 à 12h09

          Jeanne d’Arc est venue pour “Bouter les Anglais hors de France”, une chance les anglais devraient partir d’eux même de Bruxelles avec le Brexit !
          Pour l’Otan vous n’y êtes pour rien, et je vous présente d’ailleurs nos excuses. Avec beaucoup de courage De Gaulle à l’instar de Jeanne d’Arc, a bouté les Américains hors de France. Dans la précipitation ils sont partis au plus prés d’abord à Casteau, près de Mons puis à Bruxelles où ils se sont installés à demeure.
          Là maintenant il vous faudra faire quelque chose, mais j’ai confiance en mes voisins et amis belges, en 1830 ils ont chassé les Pays Bas. Donc aujourd’hui en cas de succès l’Otan ira s’installer au plus prés à Maastricht peut être !!
          Un peu d’humour et de dérision permet de mieux supporter l’insupportable.

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          • RV // 14.09.2018 à 17h53

            Vous oubliez que Sarkozy et Hollande nous ont réintégré dans l’Otan . . .

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            • farinet // 14.09.2018 à 20h09

              Non je n ai pas oublié malheureusement pas…. Je voulais seulement rappeler à notre ami belge l origine de la présence de l OTAN à Bruxelles. Maintenant que nous ayons depuis plusieurs quinquennats des presidents americanises, européanisés serviteurs du systeme c est franco français mais pas que et c est bien triste.

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  • rolland // 14.09.2018 à 09h51

    Honte d’être français aujourd’hui ?

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    • R.C. // 14.09.2018 à 11h57

      Ah, certainement pas !
      Ce n’est pas parce que des pitres font la sarabande et prétendent régenter le pays que je vais avoir honte d’être Français.
      Je ne me reconnais pas dans des Benalla, dans des Macron, pas plus que dans des Cahuzac, des BHL, des Juppé ou des Le Drian. La France est bien au-dessus de tous les minables – même sortis des urnes – qui n’ont de cesse de la trahir, de la vendre et de lui cracher dessus.

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      • Marie // 14.09.2018 à 16h38

        Oui bah la France est tellement au-dessus…comme un joli coin de ciel bleu qu’elle en est inaccessible!
        J’ai beau faire des bonds chaque jours à lire à entendre tous ces fieffés pendards, qui sait, pour mieux la rejoindre,
        mais elle ne cesse de toute sa hauteur de me narguer comme un cerf-volant dans sa belle échappée!
        Malgré le déshonneur dont nous accable nos dirigeants je ne veux surtout pas avoir honte d’être française,
        ce serait complaire à la-haine-de-soi de nos Bien-pensants.

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    • Sam // 15.09.2018 à 12h55

      Des fois oui, des fois non.
      Quand mon pays se comporte comme un état voyou, je n’en suis pas fier non.

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  • Charles // 14.09.2018 à 09h54

    BREAKING NEWS – Un conte de fée (une narrative ?) de Bourget (le journaliste du Rainbow Warrior) :
    https://www.legrandsoir.info/benalla-et-macron-le-froid-de-la-vengeance.html

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    • Chris // 14.09.2018 à 14h44

      Rien compris !
      C’est qui, ou quoi ce “malabar”. QQ’un peut m’expliquer ?

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  • Euskadi // 14.09.2018 à 10h11

    Il faudrait cesser de parler de Démocratie pour caractériser notre régime. La démocratie c’est le pouvoir du peuple, par le peuple … Elire ses maîtres n’est en rien démocratique. Le seul pays qui se rapproche de la démocratie c’est la Suisse avec leur votation, tout le reste n’est que de la poudre aux yeux.

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  • Guillaume81 // 14.09.2018 à 10h17

    J’approuve ce texte sauf sur un point essentiel. Jacques Sapir attribue cette déliquescence de la démocratie au comportement d’un homme : “Cette situation découle directement de la pratique et de la politique du Président de la République, M. Emmanuel Macron”.
    Ce faisant, Jacques Sapir ne fait que reprendre paradoxalement les critiques en surface de notre régime politique telles qu’elles étaient formulées par exemple par le PS lors de la présidence de Sarkozy : “ce n’est pas notre régime politique qui est en cause, c’est “l’hyperprésidence” de Sarkozy”, disaient alors les socialistes. Mais comment ne pas s’apercevoir que, les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, la Ve République, par les pouvoirs exorbitants qu’elle donne à l’exécutif, produit toujours et nécessairement de “l’hyperprésidence”, quelque soit l’homme élu à l’Elysée ? Jacques Sapir ne veut pas le voir parce qu’il soutient depuis toujours la Ve République.

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  • DUGUESCLIN // 14.09.2018 à 10h46

    Un enfant-roi, sans autre expérience que celle d’être adulé, ne peut pas comprendre qu’il puisse avoir des comptes à rendre, sinon, à des méchants qui ne reconnaissent pas qu’il est le sauveur comme son entourage ne cesse de lui faire croire.
    Un tel crime de lèse-majesté, celui de la remise en cause, ne peut être acceptable pour lui.
    Ceux qui l’ont pré-sélectionné le savent très bien, ils ont trouvé le candidat idéal jusqu’au moment où, devenu inutile, ils s’en débarrasseront.

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    • Scorpionbleu // 15.09.2018 à 17h17

      Il est avant tout un “transgressif”

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    • Philippe13 // 16.09.2018 à 10h02

      Et je rajouterai:
      “Malheur à la cité dont le prince est un enfant”.

      Salutations

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  • René Fabri // 14.09.2018 à 10h46

    Les pitreries de cette affaire ne me font pas rire non plus. Le dictionnaire de l’Académie française indique : “Pitre : Acteur populaire chargé d’amuser la foule …” On attend autre chose du Président de la République et de la Garde des sceaux.

    Le problème de fond serait que Macron et ses proches ont peur des nouveaux groupes de casseurs. Alexandre Benalla avait pour mission d’étudier comment contrer ces groupes le premier mai, selon la dernière version donnée par BFM-TV dans l’émission Grand Angle. Ce n’était donc pas une activité hors service. De plus, Benalla n’était pas seul, mais avec Vincent Crase, le major de police Philippe Mizerski, le soutien du chef d’état-major adjoint à la Direction de l’ordre public et de la circulation Laurent Simonin, ainsi qu’une quinzaine d’hommes sans tenues policières que l’on voit entrer dans le Jardin des plantes sur une vidéo visible, par exemple, sur la chaine du youtubeur Trouble Fait. Pourquoi ne pas améliorer les solutions existantes, plutôt que de créer une nouvelle milice spéciale ?

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    • Alfred // 15.09.2018 à 18h57

      Une idée comme ça : par ce que la raison d’être de cette milice est antagoniste à la raison d’être de ce qui existe déjà ? En moins cryptique: parce que la police est sensé assurer l’ordre public et cette milice contribuer aux tensions et au chaos?

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  • Dominique65 // 14.09.2018 à 11h25

    Dans le verbatim qu’à laissé France Inter sur son site de l’interview de Benalla
    https://www.franceinter.fr/justice/benalla-on-m-explique-qu-on-va-m-envoyer-des-gendarmes-et-des-policiers-je-vais-venir-a-la-convocation
    les questions qui lui sont posées sont absentes. C’est la première fois que je vois ça. Serait-ce que rétrospectivement la chaîne a eu honte de la complaisance de ces questions, qui transpire malgré tout ?

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  • nulnestpropheteensonpays // 14.09.2018 à 11h28

    manu vient d’allumer deux par feux , la france va reconnaitre l’exécution d’un communiste par l’armée en algérie , et ce salopard vient d’usurper la croix de lorraine au grand charles , si ça c’est pas de la com’

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    • Alfred // 14.09.2018 à 13h22

      Tout ce que vous respectez et chérissez il va s’assoir dessus et le profaner avec une délectation infantile. Attendez vous à pire.

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      • Kilsan Aïtous // 17.09.2018 à 10h25

        C’est un pervers narcissique

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    • lvzor // 17.09.2018 à 19h06

      “…ce salopard vient d’usurper la croix de lorraine…”

      Une petite croix de Lorraine est enfermée dans un petit rectangle, qui sert de support à une grosse francisque.

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  • Michel Ickx // 14.09.2018 à 11h30

    L’affaire Benalla : Un clou de plus dans le cercueil de l’Union Européènne.

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  • Ardéchoix // 14.09.2018 à 11h46

    “Aujourd’hui, le Sénat bafoue les règles fondamentales de la démocratie française”
    Monsieur Benalla
    “Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. ”
    Michel Audiard

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    • Pinouille // 14.09.2018 à 11h54

      “Voici donc Francis Lagneau, dit « Petit Marquis », dit « Chérubin », dit « Talon Rouge », dit « Falbala », dit « Belles Manières ». Il est également connu, dans certains milieux, sous le sobriquet de « Requiem », dit « Bazooka », dit « La Praline », dit « Belle Châtaigne ». C’est curieux comme les gens sont méchants.”

      Michel Audiard
      Les Barbouzes

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  • Pinouille // 14.09.2018 à 11h50

    Du grand Sapir dans toute sa partialité et sa subjectivité.
    Certes, le texte pose de bonnes questions.
    Mais:
    – présenter M Benalla comme un sicaire (cad un tueur à gages)
    – prétendre que les agissements de M Benalla, ou du président mettent en danger la démocratie
    – avancer l’existence d’une cellule de sécurité en dehors de toutes les règles et hors de tout contrôle
    – etc
    Tout ceci est soit faux, soit tendancieux, soit pas (encore) prouvé.
    A ceci s’ajoute l’emploi systématique de termes péjoratifs:
    – mouvement de tango (sûr que Benalla se sent maintenant l’âme d’un danseur)
    – se comporte en pitre (sûr qu’un homme impliqué dans un affaire de cette gravité se sent l’âme d’amuser la galerie)
    – décomposition de l’Etat
    Et on a au final un bon cocktail bien chargé, sous un éclairage bien dramatisant, qui répond parfaitement aux attentes d’un public anti-système fidèle au rendez-vous. La boucle est bouclée. La représentation du monde est affermie. Les certitudes sont confortées. Tout est cohérent.

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    • Geof’ // 14.09.2018 à 12h39

      ton commentaire est bien pensé…

      ceci étant, la démocratie représentative se fonde depuis le tout début sur une imposture, un conte de fée : le président œuvre uniquement au Bien commun, ce qui légitime et justifie ses prérogatives et autres pouvoirs. Il serait un autre type d’homme, un être sans failles, comme un pape infaillible…

      mais quand le roi est nu, on voit son petit zizi : c’est dangereux de devoir légalement faire confiance à des gens qui sont objectivement au service d’autre chose que le Bien commun – le cerveau reptilien prendra tôt ou tard le contrôle du corps du citoyen. Praxis : le refus des banlieusards de respecter la police – pq respecter des gens qui obéissent à des voyous au motif que ces derniers sont élus (genre balkany) ? Tout le monde peut utiliser l’argument de la subjectivité : “ce n’est pas un policier, c’est un type qui porte l’uniforme des policiers, donc je n’obtempère pas”…

      c’est là que la démocratie est en danger. J. Sapir l’a déjà répété : la démocratie, ce n’est pas un ensemble de procédures, ce sont des principes (difficilement mesurables quantitativement et néanmoins) bien concrets. Un peu comme la peur ou la concorde civile… par exemple, si personne ne vote aux prochaines élections, et préfèrent faire le grève, macron va-t-il faire donner la gendarmerie ? Un peuple entier hors-la-loi ?

      Marxiste, je n’ai pas les pudeurs de J. Sapir : quand le fruit est pourri, il faut le jeter…

      Geoffrey, neo-communiste belge

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      • Pinouille // 14.09.2018 à 14h45

        “des gens qui sont objectivement au service d’autre chose que le Bien commun”
        Libre à vous de le penser. C’est le terme “objectivement” que je conteste, et qui dénote amha d’une assurance démesurée dans votre représentation du monde au point de ne pas envisager d’autres perspectives. Vous trouverez toujours des éléments factuels qui alimenteront cette représentation: le présent article, notamment, les fournit (un peu capillotractés à mon goût, mais bon…). Mais rien ne vous empêche de les relativiser avec d’autres éléments factuels qui vous amèneraient ailleurs.
        Bref, on est là dans la subjectivité la plus totale: vous avez choisi les bribes de réalité auxquelles vous raccrocher.

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        • RV // 14.09.2018 à 18h04

          @ Pinouille // 14.09.2018 à 14h45
          Jacques Généreux parle lui de privatisation de l’Etat.
          Est-ce que cela vous convient lieux ?

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          • Pinouille // 14.09.2018 à 21h46

            Ce qui me convient mieux, c’est de toujours douter plutôt que de prétendre détenir une quelconque vérité. Parce qu’au delà de la fatuité qu’elle implique, une telle certitude est un enfermement: une vision finie qui ne cherche dans le réel que sa propre confirmation.

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            • lvzor // 17.09.2018 à 19h12

              Pour être bref, selon vous seuls les gens qui n’ont pas d’avis sont autorisés à l’exprimer? Ou j’ai manqué quelque chose?

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    • Alfred // 14.09.2018 à 13h23

      “avancer l’existence d’une cellule de sécurité en dehors de toutes les règles et hors de tout contrôle”
      sur ce point renseignez vous. macron s’est piqué de “reprendre” certains dossiers.

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      • Pinouille // 14.09.2018 à 16h10

        “sur ce point renseignez vous”
        Vous feriez économiser un temps considérable aux intéressés en donnant les liens idoines.

        “macron s’est piqué de “reprendre” certains dossiers.”
        Cela reste vague.

        Concernant la phrase en question. Il existe probablement une cellule de sécurité qui échappe aux règles officielles, et au contrôle parlementaire. Mais il est exagéré d’en déduire qu’elle serait en dehors de toute règle et hors de tout contrôle. Manifestement, l’Elysée contrôle cette cellule, et on peut supposer qu’il lui a donné quelques règles à respecter (et qui ont d’ailleurs peut-être été transgressées). Que tout ceci soit légal ou pas, est une autre question.
        Plus généralement, je ne serais pas choqué de l’existence de cellules dépendant directement de tel ou tel service de l’Etat et œuvrant dans l’ombre pour quelques sales besognes qui doivent rester secrètes. C’est plutôt l’inverse qui m’inquièterait car nous serions dans ce cas le seul pays à ne pas en être doté. ref: les barbouzes dans mon commentaire précédent.
        Considérer que tout ceci met en danger la démocratie me paraît relever de la plus grande hypocrisie.

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        • RV // 14.09.2018 à 18h09

          Vous semblez confondre “services de renseignements” qui ont une existence légale républicaine et “cellule de sécurité”, cachée jusqu’à son dévoilement, dont les membres agissent en toute illégalité républicaine.

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          • Pinouille // 15.09.2018 à 20h26

            Je dois admettre que votre remarque est pertinente, mais je vais m’efforcer de la nuancer.
            Je doute que quelqu’un puisse affirmer que les activités secrètes dont on parle soient toutes légales et relèvent toutes des services de renseignement qui ont une existence légale et républicaine. Si la France estime nécessaire d’assassiner un individu en off, elle n’a tout simplement pas intérêt à confier cette mission à un fonctionnaire assermenté avec fiche de paye (j’ose espérer qu’on a tiré les leçons du passé: Rainbow Warrior par ex). Quant à savoir qui contrôle quoi, on ne le saura jamais.
            A l’heure actuelle, l’illégalité républicaine des agissements de la cellule de sécurité n’est pas statuée. Il est fort probable que M Benalla soit condamné pour ses agissements individuels, mais il est aussi fort probable que le reste du sujet se règle en dehors des projecteurs afin de ne pas fragiliser le président/gouvernement/république.
            Ceci dit, sur le principe, je ne trouve pas aberrant que le président bénéficie d’une certaine autonomie pour régler des sujets relevant de la sécurité du pays. La république lui a tout de même donné l’autonomie de déclencher le feu nucléaire: c’est bien le signe de la reconnaissance de sa légitimité pour des sujets hautement sensibles (qu’à l’échelle individuelle on accepte ou pas cette situation, c’est une autre histoire). C’est justement cette légitimité qui à priori devrait l’emporter sur le traitement de cette affaire actuelle. Nous verrons bien.
            Compte tenu de tout ceci, la mise en danger de la démocratie pour ces sujets qui font l’actualité me parait donc relever de la politique politicienne ou d’analyses partisanes: d’où ma remarque sur les propos de J Sapir.

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        • Louis // 15.09.2018 à 12h31

          ““sur ce point renseignez vous”
          Vous feriez économiser un temps considérable aux intéressés en donnant les liens idoines.
          “macron s’est piqué de “reprendre” certains dossiers.”
          Cela reste vague.”
          C’est exactement ce que vous faites vous-même: pas de liens ni de preuves, formulation vague dans vos réponses, par exemple celle faite à RV (Pinouille // 14.09.2018 à 21h46) dans une formulation pompeuse, empreinte de fatuité.

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          • Pinouille // 15.09.2018 à 22h11

            “pas de liens ni de preuves”
            Je ne sais pas à quel(s) commentaire(s) vous faites référence, mais concernant mon premier, je me contente d’exprimer mon avis (que j’estime argumenté) sur l’article. Pour pas mal d’autres, je me contente de souligner le caractère subjectif de certaines positions. Y-a-t-il besoin de preuves pour cela? Je ne pense pas. Qu’auriez vous préféré?

            “par exemple celle faite à RV”
            En effet: ne connaissant pas Jacques Généreux, je me suis abstenu d’émettre un avis et me suis retourné vers mon fil conducteur, qui me parait important.

            “une formulation pompeuse”
            Peut-être, mais elle fait tout de même beaucoup écho à: https://www.les-crises.fr/citations/

            “empreinte de fatuité”
            Hep hep hep: je revendique la paternité du terme sur cette page 🙂
            Ceci dit, je ne vois pas ce qu’il y a de prétentieux dans mon propos.

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          • Alfred // 15.09.2018 à 18h59

            D’accord. merci pour votre réponse courtoise.
            Comprenez vous néanmoins que l’on ne peut pas forcément etayeer tous ses propos de notes de bas de pages?

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    • Eric // 14.09.2018 à 16h25

      Le pire étant que lorsque les faits (têtus) sont très nombreux l’on puisse s’obstiner à nier la réalité sous prétexte que certains forceraient le trait ! Pourtant je remarque que la folie de ceux qui “sont aux manettes” dans “les pays occidentaux” émerge, apparaît sans même pouvoir être éviter, on pourrait dire “à l’insu de leur plein gré” tant il est vrai qu’il ne peut naturellement en être autrement. Ce qui les conduit à se lâcher, à dire ce qu’il serait préférable de ne pas dire bref à révéler le fond, les principes abjectes à la base de leurs agissements… Leur “bouche est lisse comme le beurre, mais la guerre est dans leur cœur; leurs paroles sont douces comme de l’huile, mais elles sont des épées nues.”

      J’ai eu dernièrement une conversation avec un ami bien diplômé et intelligent qui m’a démontré dans ses comportement notamment vis à vis des banques (mais pas seulement) être bien conscient de situations très anormales contre lesquelles il s’oppose et lutte mais d’un autre côté incapable de faire le lien avec les politiques ultralibérales mises en place. Manifestement il ne va pas au bout de ses constats, reste dans les émotions les faisant passer avant la raison… et il me défendait, magnifiait, exaltait “bec et ongles” la macronie, ses réformes, les changements…!!!

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      • Pinouille // 14.09.2018 à 18h27

        “l’on puisse s’obstiner à nier la réalité”
        Je vous fais la même réponse qu’à Géof un peu plus haut.
        N’est-il pas un peu présomptueux d’être convaincu de détenir envers et contre tous l’unique vérité que ce monde ait à offrir?
        Indice: la réponse est dans la question

        “mais d’un autre côté incapable de faire le lien avec les politiques ultralibérales mises en place”
        Et pour cause: elles ne sont pas ultralibérales (à moins que vous ne considériez que tout ce qui n’est pas communiste est ultralibéral).
        Je vous suggère de regarder cette vidéo dans laquelle un libéral (un vrai) décrit les mécanismes actuellement à l’œuvre sur les marchés, qui expliquent la hausse des inégalités et la crise à venir.
        https://www.youtube.com/watch?v=2WORV8HHq3A

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        • RD // 15.09.2018 à 01h02

          Ce que je craignais : le pitre, pour le coup, Charles Gave…
          Il a reconnu ne rien comprendre à l’économie politique me semble-t-il mais a toutefois répété à maintes reprises que toute personne ne prenant pas des risques sur les marchés financiers, ira en enfer, littéralement. Je précise que ce n’était pas du second degré.
          Il n’est en outre que libéral par intermittence car à la première crise majeure du rapport capitaliste, il fera systématiquement appel à l’état et aux banques centrales…

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    • R.C. // 14.09.2018 à 16h32

      @Pinouille
      Donc, selon vous, tout est bien dans le meilleur des mondes. Et Benalla est un modèle du fonctionnement de la démocratie dans l’administration élyséenne et de la clarté de fonctionnement du ministère de l’intérieur…

      Il faut croire que les méchants anti-système ont influencé, ont fèqueniouzé les auditions des commissions parlementaires d’enquête !

      Au risque de paraître zélecteur de Sapir, j’approuve totalement le qualificatif “pitres”. Il ne saurait mieux décrire ce que l’on a vu, entendu et observé à l’occasion de cette affaire.
      L’épisode consternant du disruptif macronien haranguant ses phalanges et défiant – tel un catcheur – les “ils”, ne fait qu’illustrer la pitrerie érigée en mode de communication et de gouvernement. Le cirque est en marche…
      Y a-t-il un lion qui va bien vouloir se dévouer pour bouffer ces clowns ?

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      • Pinouille // 15.09.2018 à 10h10

        “Donc, selon vous, tout est bien dans le meilleur des mondes.”
        Dissipons le malentendu: je ne défend personne, ni aucun système.
        Je me contente juste d’insister sur le fait que la vision de J Sapir (manifestement très partagée ici) n’est rien d’autre qu’une vision très orientée, partiale, voire même racoleuse compte tenu du vocabulaire employé et repris en chœur dans les commentaires.
        S’il vous convient de réduire les acteurs de la vie politique/économique à des pitres décérébrés, libre à vous. Vous trouverez toujours des éléments factuels ou des articles qui alimenteront cette vision.
        Mais personnellement, je me désole de constater que certains réduisent le monde à cette unique vision. Aucune relativisation. Aucune tentative d’en comprendre d’autres. Que des certitudes et des jugements à l’emporte pièce. Bref: une pensée radicale, pauvre, amère, qui s’est imposée sur un site qui défend tout bonnement le contraire, et qui a fait fuir presque tous ses contradicteurs.

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    • Louis // 15.09.2018 à 12h24

      Les termes sont péjoratifs car les faits sont négatifs. Finalement, votre commentaire est celui du simple troll sur Twitter ou Fb, qui s’attache à critiquer la mauvaise orthographe (pas le cas de Sapir) ou la syntaxe défaillante (idem que pour l’orthographe), mais ne s’attache absolument pas au fond ni aux arguments présentés (et documentés en bas de l’article, ce que vous ne faites pas pour étayer les vôtres).

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      • Pinouille // 15.09.2018 à 23h50

        “Les termes sont péjoratifs car les faits sont négatifs”
        L’un n’oblige pas l’autre. J Sapir a fait un choix.

        “qui s’attache à critiquer la mauvaise orthographe”
        Clairement pas

        “Finalement, votre commentaire est celui du simple troll”
        « troller », c’est créer artificiellement une controverse qui focalise l’attention aux dépens des échanges et de l’équilibre habituel de la communauté.
        Je considère avoir exprimé un avis argumenté. Les controverses qui s’en sont suivies n’ont rien d’artificiel. Elles sont d’ailleurs fondamentales à mes yeux. Et elles participent à l’équilibre de la communauté, qui en a bien besoin.
        Je dois admettre être incapable de comprendre pourquoi le simple fait d’émettre une opinion différente de la droite ligne de pensée de la plupart des commentateurs (et certainement aussi de la plupart des lecteurs) de ce site est ressenti comme une agression/menace/hostilité et suscite souvent des réactions dont l’hostilité est la mesure de ce ressenti.
        Mon interprétation (je tâtonne) est qu’une partie grandissante du peuple souffre, de plus en plus, et se construit une représentation du monde/société/pouvoir où ses souffrances ont une origine claire et précise (volonté ou incompétence des élites) et donc des remèdes clairs et précis. Ainsi, toute contestation de cette représentation, quand elle n’est pas accueillie comme la voix de ladite élite qui cherche à assoir son hégémonie, induit soit la menace de la disparition de la possibilité de l’expiation de cette souffrance, soit le sentiment d’un cruel déni de cette souffrance. On est là purement dans le psychologique.

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    • Sam // 16.09.2018 à 10h28

      Pitre ? tango ? Quel clasheur ce Jacques Sapir, très tendancieux, très péjoratif…
      Faut sortir Pinouille, ca fait deux mois que toute la presse est bien plus virulente.

      Attaquer la forme, prudemment éviter le fond. Renvoyer l’auteur et son public à un entre soi fermé, la boucle et bouclée.

      Relativiser, détourner, brasser de l’air d’un air pompeux. Si ce n’est pas du macronisme, c’est très bien imité.

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  • Complotiste c’est sur !! // 14.09.2018 à 13h59

    Dans le but d’emmener le monde vers un libéralisme global tout puissant (ce que d’aucuns appellent le nouvel ordre mondial) et transformer la planète en un marché unique totalement déréguler, il faut détruire les barrières qui s’opposent à ce mouvement. Les frontières en sont, les États en sont, les religions en sont, la morale et même le genre sont un obstacle. La démocratie elle en est clairement un ! Le but est d’atomiser toute référence, toute culture et de transformer l’être humain en travailleur servile et en consommateur compulsif une fois ces heures de boulot effectuées, contribuant ainsi H24 et 7/7 à faire tourner la machine. Suivre finalement les idées morbides d Atali et consorts. Il semble donc que Macron et ses sbires fassent le job !

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  • Louis Robert // 14.09.2018 à 14h42

    Le pourrissement des institutions occidentales se poursuit depuis plusieurs décennies déjà, tandis que l’opinion publique est constamment conditionnée à mépriser celles du reste de l’humanité et à conclure qu’il n’y a pas d’alternatives (chère TINA…).

    Qu’il y ait pourrissement généralisé, voilà seulement que cela se sent désormais, avant-goût de l’étouffement prochain.

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  • Pierre D // 14.09.2018 à 16h53

    Il semblerait qu’au gouvernement un “concours de pitres” soit en cours puisque autre prétendant à la pitrerie, Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement a déclaré: “Je regrette une chose, c’est qu’au Sénat, la commission parlementaire ne soit pas présidée par quelqu’un qui puisse venir de La République En Marche” .

    On ne sait pas si le ministre portait une parole, ou concourrait à titre personnel.

    Ce qui est sûr, c’est que si Benalla avait été nommé à la tête de la commission sénatoriale, il n’y aurait plus d’affaire politique Benalla… juste du droit commun.

    … en tout cas c’est du grain à moudre pour le citoyen, à la veille d’une réforme de la constitution.

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  • AfterChèvre // 14.09.2018 à 22h02

    Tout ce qui est arrivé depuis 40 ans a été accepté et voulu par la “majorité” des dits “citoyens” !
    Que personne ne se plaigne : tant de renoncements, de corruption, de mensonges, d’avidité et d’idéologie ‘universelle’ ont pourri ce pays.
    Les ‘citoyens du monde’ n’ont que ce qu’ils méritent et bientôt ils seront minoritaires dans leur propre pays, anti-racisme oblige – et ils continuent !

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    • Kilsan Aïtous // 17.09.2018 à 10h34

      Mais vous ne voyez donc pas qu’il y a de la triche… Les dès sont pipés. Même quand le résultat d’un référendum est clairement NON, on passe outre si ce résultat ne convient pas. Nous avons affaire à des tricheurs sans scrupules.

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  • caliban // 15.09.2018 à 02h46

    Des ministres & portes-paroles qui interviennent de concert pour jeter de l’huile sur le feu en mettant en cause le Sénat …

    • soit au sommet, ils paniquent (thèse avancée par certains politiques selon laquelle Benalla saurait des choses qu’il serait bon de taire à tout prix)
    • soit il s’agit d’un plan de comm’ consistant à créer une affaire dans l’affaire (vieille stratégie éprouvée qui permettrait de faire oublier les agissements de cette brute épaisse et de son patron)
    • soit enfin Macron compte pour s’en sortir alimenter l’antiparlementarisme et la haine du “vieux monde politique” (stratégie qui lui a permis en bonne partie d’occuper son poste)

    Dans les 3 hypothèses et quelque soit le proooooojet, il y a de la politique politicienne et du peu ragoutant qui ne donnent pas envie de penser printemps mes amis.

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  • Scorpionbleu // 15.09.2018 à 17h16

    L’affaire Benalla est une affaire d’Etat qui non seulement témoigne d’un Président et d’un gouvernement qui ne respectent pas les règles de la République, qui tentent d’entrainer la France à se noyer dans une Europe dont on connait l’orientation politique, les pratiques, les choix, la propagande. On s’avance vers la fin de la démocratie déjà bien entamée !
    Mais cette affaire Benalla témoigne aussi du comportement personnel transgressif du Président qui le structure depuis son adolescence, de ses choix dans les personnes qui l’entourent et à quelles fins ?L’inquiétude et la peur transpirent chez eux en ce moment mais les français devraient s’en inquiéter davantage. Benalla n’est pas un clown mais un voyou en service et dont nous citoyens nous ne savons pas grand chose en dehors de sa violence, de son outrance, des actes de surpuissance et sa relation très proche avec Macron et sa femme. Ces derniers mois dans le comportement du Président interrogent vivement.
    A mon avis, nous n’assisterons pas à la Commission d’enquête, elle se fera à huis clos. Mais où est l’opposition ?

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  • Scorpionbleu // 15.09.2018 à 17h48

    On croit rêver : Macron et Benalla de vrais comparses sans scrupules et qui font des coups avec l’argent des contribuables et les structures d’Etat ! Audition du 20 Juillet 18 de Benalla : «J’ai sous ma responsabilité la mise en place d’une boutique en ligne et le projet d’une boutique physique qui a pour objet la vente de produits dérivés.»
    ” Si la nouvelle plateforme de vente en ligne de l’Elysée, lancée le 14 septembre, atteste que «l’intégralité des bénéfices est affectée [aux] projets de restauration» du palais présidentiel, elle suscite diverses polémiques depuis sa création. En effet, nombre de produits qui y sont vendus jouent de références à Emmanuel Macron, plus ou moins sérieuses, telles que les expressions employées par le chef de l’Etat pendant sa campagne présidentielle et le début de son mandat : «Poudre de perlimpinpin», «Croquignolesque» ou encore «Parce que c’est notre projet». En outre, les prix des produits, à l’image de tee-shirts – assez communs – à 55 euros, peuvent être jugés élevés.
    Enfin, la boutique a retiré à la dernière minute des produits qui portaient la mention «porcelaine de Limoges», appellation protégée par une indication géographique protégée (IGP). Or ces mugs étaient du faux Limoges fabriqué ailleurs et décorés à Toulouse, selon l’Union des fabricants de porcelaine de Limoges. Prévenu avant de les avoir envoyés au Palais présidentiel, «Mug in France», le fournisseur basé en Dordogne, les a immédiatement remplacés.
    Vendus via un site internet mais aussi dans une boutique éphémère installée dans le palais à l’occasion des Journées du Patrimoine , les produits dérivés seront disponibles dans les points de vente des entreprises partenaires à partir de 2019.”
    source RT.

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  • Sam // 16.09.2018 à 10h31

    On parle beaucoup des pressions sur la commission sénatoriale de la part de tout l’exécutif jusqu’au coup de fil de Manu himself.
    On imagine assez bien les pressions en coulisse.
    On ne parle pas de l’enquête judiciaire. Je n’ose imaginer les pressions qu’ils subissent ?
    Des nouvelles de ce coté ?

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