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22.mars.202022.3.2020 // Les Crises

[RussEurope-en-Exil] Le coronavirus, la crise et « l’effet Blanche-Neige », par Jacques Sapir

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L’épidémie du COVID-19 engendre une situation à la fois dramatique, de par le nombre de mort, et extraordinaire, de par ses conséquences économiques. La situation que nous connaissons est complètement inédite. Le passage au confinement dans divers pays met alors les économies en sommeil. Le risque, évidemment, est qu’elles ne se réveillent pas une fois l’épidémie passée. C’est ce que j’ai appelé dans l’émission diffusée sur RT-France le jeudi 19 mars l’effet Blanche-Neige. Tout le monde connaît le conte : le virus, ici, est l’équivalent de la pomme qui plonge Blanche-Neige dans le sommeil. Et les 7 nains, les Banquiers centraux, ne peuvent rien y faire…

On le sait, dans la vie réelle, il n’y a pas de Prince Charmant. Mais il y a l’Etat.

Il faut donc permettre aux salariés et aux entreprises de traverser cette période dans les moins mauvaises conditions. Seulement, on peut se demander si les mesures qui sont, et qui seront prises, ne dessinent pas une économie très différente de ce que nous connaissions avant l’épidémie

 

1. Les origines de la crise

 

Il faut alors commencer par regarder les cartes de la contamination. On constate que, presque systématiquement, ce sont les régions les plus développées qui sont le plus touchées. On le voit pour l’Italie, mais on le voit aussi en Allemagne.

En Italie, ce sont donc les régions de Lombardie, de Vénétie, et globalement le Nord industrialisé du pays, ainsi qu’une partie de l’Italie médiane, ce que les géographes appellent la « troisième Italie », qui sont les plus touchées.

 

Graphique 1

Ces régions industrielles, largement exportatrices, maintenaient d’étroites relations avec la Chine.

Pour l’Allemagne, la carte disponible au début du mois de mars montre que ce sont les régions qui ont le plus de relations, directes ou indirectes, avec la Chine qui ont été touchées les premières.

 

Graphique 2

Contamination en Allemagne

En Allemagne, qui est un gros partenaire industriel de la Chine, la carte de la contamination correspond aux régions les plus mondialisées. Le va-et-vient d’ingénieurs, de cadres commerciaux, de techniciens, a apporté le virus. A partir de là, ces régions ont progressivement contaminé le reste du pays.

 

2. Ampleur de la Crise

 

On peut donc penser que cette crise sera forte. Pour tenter d’évaluer l’ampleur du choc à venir, on peut d’abord raisonner par comparaison : prenons l’exemple chinois. La consommation d’énergie a chuté en Chine à moins de 40% de son niveau normal dans les premières semaines de février 2020, à la suite de l’application d’une politique d confinement. Comme les gens confinés doivent continuer de se chauffer, de s’éclairer, on peut penser que c’était 80% de l’industrie et des activités économiques qui étaient à l’arrêt ou qui ne fonctionnaient que de manière très ralentie.

Dans le cas de la France, l’impact économique dépendra, évidemment, de la sévérité comme de la durée du confinement. Comment, alors, estimer cet impact ? Il convient de savoir le PIB (annuel) est calculé comme la somme des valeurs ajoutées à laquelle on ajoute les impôts de type TVA. Ainsi, pour 2018, on avait :

 

Tableau 1

PIB aux prix courants, milliards d’euros

Produit intérieur brut, dont : 2 353,1
Dont, Valeur ajoutée au prix de base 2 090,9
Dont impôts sur les produits nets des subventions sur les produits 262,2

(INSEE)

 

Compte tenu de la croissance, et de la hausse des prix (1%) en 2019, on obtient pour la somme des valeurs ajoutées, à la fin d 2019 un montant de 2137,2 milliards d’euros, soit 41,1 milliards par semaines. Par branches d’activités, cela se décompose ainsi :

 

Tableau 2

Décomposition de la valeur ajoutée

Agriculture, sylviculture et pêche 0,750
Industrie manufacturière, industries extractives et autres 5,508
Industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution 1,019
Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 0,820
Cokéfaction et raffinage 0,099
Fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques ; fabrication de machines 0,606
Fabrication de matériels de transport 0,545
Fabrication de textiles, industries de l’habillement, industrie du cuir et de la chaussure 0,094
Travail du bois, industries du papier et imprimerie 0,237
Industrie chimique 0,379
Industrie pharmaceutique 0,243
Fabrication de produits en caoutchouc, en plastique et d’autres produits minéraux non métalliques 0,367
Métallurgie et fabrication de produits métalliques, hors machines et équipements 0,528
Autres industries manufacturières ; réparation et installation de machines et d’équipements 0,572
Construction 2,308
Services principalement marchands 23,345
Commerce ; réparation d’automobiles et de motocycles 4,250
Transports et entreposage 1,848
Hébergement et restauration 1,212
Information et communication 2,201
Activités financières et d’assurance 1,585
Activités immobilières 5,305
Activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien 5,757
Administration publique et défense – sécurité sociale obligatoire 3,209
Enseignement 2,210
Activités pour la santé humaine 2,419
Hébergement médico-social et social et action sociale sans hébergement 1,351
Total des branches 41,100

(INSEE)

 

On considère alors deux hypothèses, avec des coefficients de réduction de la production, en fonction de la sévérité du confinement (H1 et H2).

 

Tableau 3

Hypothèses de réduction de la production

H1 H2
Agriculture, sylviculture et pêche 0,70 0,80
Industrie manufacturière, industries extractives et autres 0,55 0,67
Industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution 0,85 0,95
Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 0,95 1,00
Cokéfaction et raffinage 0,70 0,80
Fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques ; fabrication de machines 0,30 0,50
Fabrication de matériels de transport 0,25 0,33
Fabrication de textiles, industries de l’habillement, industrie du cuir et de la chaussure 0,25 0,33
Travail du bois, industries du papier et imprimerie 0,40 0,60
Industrie chimique 0,50 0,75
Industrie pharmaceutique 1,00 1,00
Fabrication de produits en caoutchouc, en plastique et d’autres produits minéraux non métalliques 0,50 0,75
Métallurgie et fabrication de produits métalliques, hors machines et équipements 0,24 0,33
Autres industries manufacturières ; réparation et installation de machines et d’équipements 0,25 0,33
Construction 0,33 0,50
Services principalement marchands 0,543 0,704
Commerce ; réparation d’automobiles et de motocycles 0,10 0,20
Transports et entreposage 0,50 0,75
Hébergement et restauration 0,15 0,25
Information et communication 0,75 0,85
Activités financières et d’assurance 0,60 0,80
Activités immobilières 0,10 0,25
Activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien 0,33 0,50
Administration publique et défense – sécurité sociale obligatoire 0,66 0,80
Enseignement 0,10 0,10
Activités pour la santé humaine 1,00 1,00
Hébergement médico-social et social et action sociale sans hébergement 1,00 1,00
Total des branches 0,413 0,532

(Source CEMI-Fondation Robert de Sorbon)

 

Ces deux hypothèses font alors apparaître des pertes de production hebdomadaires, et l’on peut comparer les effets des durées de confinement. On constate que l’impact est assez violent, car il s’élève par semaine entre 1,1% et 0,9% de la valeur ajoutée ANNUELLE produite. Ainsi, pour un confinement de 6 semaines, qui est à l’heure actuelle l’hypothèse la plus probable, on aboutit à une perte de valeur ajoutée allant de -5,4% à -6,8%. Ainsi, en admettant que la production reprenne INSTANTANEMENT (ce qui n’est pas une hypothèse réaliste), le PIB de la France reculerait de -4,4% à -5,6%, des niveaux de dépression qui sont supérieurs à ceux de la crise de 2008. Pour un confinement de 8 semaines, qui n’est pas impossible, on arrive à des chutes dans la production qui ne sont comparables qu’aux prélèvements imposés par l’Allemagne durant la période de l’occupation.

 

Tableau 4

Pertes en valeur ajoutée (milliards d’euros courants)

Semaines de confinement
1 2 3 4 5 6 7 8
Confinement H1 -24,105 -48,211 -72,316 -96,422 -120,528 -144,63 -168,739 -192,844
Confinement H2 -19,217 -38,434 -57,651 -76,87 -96,086 -115,30 -134,520 -153,737
Valeur ajoutée 2019 2137,2 2137,2 2137,2 2137,2 2137,2 2137,2 2137,2 2137,2
1 2 3 4 5 6 7 8
Confinement H1 -1,1% -2,3% -3,4% -4,5% -5,6% -6,8% -7,9% -9,0%
Confinement H2 -0,9% -1,8% -2,7% -3,6% -4,5% -5,4% -6,3% -7,2%

(Source CEMI-Fondation Robert de Sorbon)

 

On dira que ces chiffres restent inférieurs à ceux de la crise de 1929. C’est vrai. Le PIB des Etats-Unis avait baissé de plus de 20%, celui de l’Allemagne de plus de 30%. Mais, cette forte baisse avait eu lieu sur plusieurs années, de la fin 1929 au début de 1932.

Ce qui est exceptionnel, dans la crise actuelle, est que cette chute pourrait être concentrée sur quelques semaines. On revient, alors, au syndrome « Blanche Neige » évoqué en introduction. On a effectivement le sentiment que l’économie entre dans une phase d’endormissement. Plus longtemps cette phase durera, et cette durée ne peut être déterminée économiquement mais uniquement d’un point de vue sanitaire, plus difficile risque d’être le réveil.

 

3. La crise budgétaire

 

A la crise économique, viendra nécessairement s’ajouter une crise budgétaire. Crise par contraction des ressources : avec la baisse de la production et de l’activité, les recettes fiscales de l’Etat vont baisser. Mais aussi, crise par augmentation des dépenses, pour lutter contre les effets de cette crise.

Il faut en effet comprendre les effets de la crise sanitaire sur les entreprises. Elles ne vont plus avoir de rentrées d’argent. Par contre, leurs emprunts, eux, courent toujours. Il y a donc tout d’abord un problème de liquidité immédiat. Or, cette liquidité peut provoquer un faillit de l’entreprise. Puis, au-delà de ce problème de liquidité, il va y avoir un problème de solvabilité. Les entreprises n’ont plus de revenu, mais elles doivent toujours payer leurs employés, les frais fixes. Si cela dure, la survie de nombreuses entreprises sera affectée. Ainsi, on annonce une possibilité de 12% de faillite pour les PM italiennes. Ces effets touchent aussi, naturellement, les travailleurs. Pour les salariés, la question du chômage technique ou partie va se poser. On sait que déjà, au mardi 17 mars, en France plus de 2 millions de salariés étaient concernés par des mesures de chômage technique ou de chômage partiel. Pour les travailleurs indépendants, cela risque d’être encore plus dramatique.

Une partie des mesures déjà annoncées, les mesures fiscales en particulier, visent à diminuer les coûts instantanés pour les entreprises. C’est le cas pour les reports d’impôts. D’autres visent a garantir les revenus des travailleurs. Ces mesures sont bonnes. Elles traitent la crise de liquidité. Mais, elles ne suffiront pas. Il faudra aller plus loin. Ces mesures couteront cher. Déjà, le gouvernement annonce une dépense supplémentaire de 45 milliards (environ 2% du PIB).

 

On peut calculer le choc sur les recettes que cette crise va engendrer.

 

Tableau 5

Manque à gagner fiscal (milliards d’euros)

Semaines de confinement
TVA et impôts sur les produits à l’exclusion de la TVA sur les importations 1 2 3 4 5 6 7 8
H1 (41,3%) -3,74 -6,03 -9,04 -12,05 -15,07 -18,08 -21,09 -24,11
H2 (53,2%) -2,98 -4,80 -7,21 -9,61 -12,01 -14,41 -16,82 -19,22
Impôts sur les salaires et la main d’œuvre (1,7%) 1 2 3 4 5 6 7 8
H1 (41,3%) -0,41 -0,82 -1,23 -1,64 -2,05 -2,46 -2,87 -3,28
H2 (53,2%) -0,33 -0,65 -0,98 -1,31 -1,63 -1,96 -2,29 -2,61
Impôts divers sur la production (3,5%) 1 2 3 4 5 6 7 8
H1 (41,3%) -0,84 -1,69 -2,53 -3,37 -4,22 -5,06 -5,91 -6,75
H2 (53,2%) -0,67 -0,17 -0,25 -0,34 -0,42 -0,50 -0,59 -0,67
TOTAL pertes (hors impôts sur le revenu) 1 2 3 4 5 6 7 8
H1 (41,3%) -4,99 -8,53 -12,80 -17,07 -21,33 -25,60 -29,87 -34,13
H2 (53,2%) -3,98 -5,63 -8,44 -11,25 -14,06 -16,88 -19,69 -22,50

(Source CEMI-Fondation Robert de Sorbon)

 

Suivant les hypothèses, le « manque à gagner » fiscal pour l’Etat irait, dans l’hypothèse d’un confinement de 6 semaines de 17 à 26 milliards d’euros, et dans le cas d’un confinement de 8 semaines de 22,5 à 34,1 milliards. Si l’on y ajoute les 45 milliards de dépense prévus actuellement on va donc à un écart budgétaire qui serait de 62 milliards (2,7% du PIB) à environ 80 milliards (3,5%). Le budget ayant été calculé, avant la crise, pour un déficit de 2,2%, le déficit réel se monterait alors entre 4,9% et 5,7%.

On resterait en dessous des 7,2% de déficit de 2009. Mais, ces estimations sont certainement trop optimistes. Les dépenses que l’Etat devra engager, pour éviter que des entreprises stratégiques ne fassent faillites ou simplement pour garantir les dettes d’entreprises en difficultés, alourdiront l’estimation initiale de dépense entre 15 et 30 milliards. On pourrait, en ce cas, et pour un confinement de 8 semaines, atteindre une somme de 110 milliards pour les effets immédiats de la crises et les 7,3% de déficit (en tenant compte du déficit initialement prévu et de la contraction du PIB).

L’importance de ce déficit, son caractère « obligé », inviterait alors à reconsidérer les règles de refinancement pour les Etats de la zone Euro. La commission européenne vient de lever les restrictions aux dépenses publiques et les limites au déficit. Cela ne suffira pas. Il faudra, nécessairement, en venir au refinancement direct par la Banque centrale. Si les règles de la BCE étaient modifiées en ce sens, cela poserait un véritable problème aux pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande, qui se sont toujours fait les gardiens de l’orthodoxie monétaire. Cela pourrait signifier la mort de l’Euro sous la forme où nous le connaissons actuellement.

 

Alors que le nombre de cas hospitalisés dans des services de réanimations et le nombre de morts augmentent tous les jours, il n’est plus en notre pouvoir d’éviter à l’économie d’entrer en léthargie, d’éviter « l’effet Blanche-Neige ». Les efforts du gouvernement (et la prime de 1000 euros promise par Bruno Le Maire) n’auront qu’une très faible efficacité. Par contre, il est essentiel que les fonctions vitales de l’économie ne soient pas affectées par cette période de léthargie. Et, comme il n’y a pas de Prince Charmant dans la vie réelle, il est essentiel que l’Etat ait les moyens de financement pour mettre en œuvre les politiques nécessaires pour assurer à l’économie le réveil le plus prompt et le plus souple possible.

Commentaire recommandé

Santerre // 22.03.2020 à 11h12

C’est mal barré pour ce genre de chose. Je vous ferai remarquer que le premier réflexe gouvernemental de protection de l’économie est d’attaquer le code du travail. Pourtant, le gouvernement aurait pu geler les versement des dividendes 2019, à verser vers mai 2020, pour imposer aux entreprises de conserver ce cash en réserve. Que dalle. Nos actionnaires si attentifs à la santé des entreprises se goinfreront bien les centaines de milliards de dividendes, en fragilisant ainsi les trésoreries dans ce moment dramatique. Prends l’oseille et tire toi, on s’en fout, le Prince Charmant mutualiser les pertes. Ecoeurant

85 réactions et commentaires

  • LBSSO // 22.03.2020 à 07h23

    Et un jour « la communauté mondiale », les 7 nains du G, avec d’autres, étudieront l’annulation de la dette.Je l’espère.
    Pour souffler un peu O Berruyer et son équipe pourront alors ressortir d’anciens billets.J Sapir également.
    Merci

      +29

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    • Patrique // 22.03.2020 à 08h43

      Je dirais plutôt, pour reprendre votre métaphore, le Gourou et les 6 nains pour décrire la réalité des EU et des 6 pays vassaux du G7.

        +16

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    • Santerre // 22.03.2020 à 11h12

      C’est mal barré pour ce genre de chose. Je vous ferai remarquer que le premier réflexe gouvernemental de protection de l’économie est d’attaquer le code du travail. Pourtant, le gouvernement aurait pu geler les versement des dividendes 2019, à verser vers mai 2020, pour imposer aux entreprises de conserver ce cash en réserve. Que dalle. Nos actionnaires si attentifs à la santé des entreprises se goinfreront bien les centaines de milliards de dividendes, en fragilisant ainsi les trésoreries dans ce moment dramatique. Prends l’oseille et tire toi, on s’en fout, le Prince Charmant mutualiser les pertes. Ecoeurant

        +85

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      • beatrix // 22.03.2020 à 12h00

        Pendant que le tortionnaire Macronakrash fouettait les esclaves les spoliant et les mutilant pour le compte des oligarchies, il n’avait pas vu qu’au dessus de lui, sa pyramide et ses pharaon allaient s’effondrer dans l’océan capitaliste néolibéral.
        droit du travail, retraites, santé etc. confisqués… Plus nu, on ne peut pas!
        Le saint virus Corona a fait le travail qu’aucun parti, même d’ultra gauche n’a osé faire: remettre tous les compteurs à zéro. Hélas, en tuant beaucoup d’innocents et en jetant massivement les esclaves d’hier dans la misère de demain. Le tissus économique pour nourrir et habiller les rescapés aura du mal à se retisser.
        Encore une fois, mon intuition me dit que les petits continueront de disparaître tandis que les gros prendront leur revanche.

          +11

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        • PoissonPilote // 22.03.2020 à 12h31

          Tsunami financier, désastre humanitaire ?
          Néolibéralisme, entretien avec Gaël GIRAUD :

          – Chef économiste de l’agence française du développement (banque public).
          – Directeur de recherche au CNRS en économie.
          – Directeur de la chaire énergie et prospérité.
          – Professeur a l’école des ponts.
          – jésuite, prête catholique romain.

          Minute 28 :
          en 2008 si les gens comprennent ce que nous (financiers) ont fait, ils vont nous massacrer. Description du shadow-banking. Margin Call.
          Sexualité=pouvoir ; pédophilie ; désastre écologique… changer notre style de vie.
          Preuves de la méthanisation ?

          Minute 58 :
          Réflexions de la sphère financière face au défit écologique (COP21):
          « ça nous obligerait à détricoter ce que nous avons mis 40 ans à mettre en place, c’est-à-dire la capture du régulateur et de la finance publique, le démantèlement de l’état providence, l’indépendance de la BCE, la privatisation des profits et mutualisation des pertes, etc. On n’est pas prêts à remettre en cause le modèle social hyper inégalitaire qu’on a mis en place.
          Pour résoudre la question climatique, on compte sur un régime totalitaire comme la Chine pour faire le sale boulot »

          1h04 : Investissement dans le dérèglement climatique de l’ordre du PIB mondial :
          80’000 milliards sur 20 ans.
          La sphère financière rejette son financement malgré tous les capitaux qui circulent (240’000 milliards).

          https://www.youtube.com/watch?time_continue=106&v=2oFARgqG0NA

            +3

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        • maowlo // 22.03.2020 à 14h28

          Mais si, on peut
          On en est pas encore à assumer ouvertement l’esclavage au sens 1er sur notre sol, mais vu comme on le tolère très bien ailleurs, z’ont encore une ‘tite marge
          L’opportuniste microbe à trouvé qu’un virus pour l’aider dans sa tâche, c’est « pratique » ça lui pose 0 problème d’envisager 500 000 morts fin janvier, de mentir éhontément jusqu’au pied du mur et d’ensuite brouiller le message en permanence https://blogs.mediapart.fr/laurent-thines/blog/190320/avant-le-big-one-premices-d-une-catastrophe-sanitaire?fbclid=IwAR27SEQdDp61X8GAGWpgV03KJ0F4YnA8AIPI6QH1fiwdvZm56kmmL7Xe-MI

          J’hallucine qu’on laisse encore ce sociopathe mégalo aux commandes, apparemment personne n’envisage de l’éjecter : ça me laisse sur le cul mais pas besoin d’être Nostradamus pour redouter le pire.
          Il est garantit

            +13

          Alerter
      • PoissonPilote // 22.03.2020 à 12h31

        Loi PACTE (privatisation)
        LOI n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises.

        Résumé, Modification :
        du code de commerce,
        du livre des procédures fiscales,
        du code civil,
        du code de l’aviation civile,
        du code de la construction et de l’habitation,
        du code forestier,
        du code général des impôts,
        du code général des collectivités territoriales,
        du code rural et de la pêche maritime,
        du code de la sécurité sociale,
        du code du tourisme,
        du code du travail,
        du code du service national,
        du code monétaire et financier,
        du code de la mutualité,
        du code général de la propriété des personnes publiques,
        du code de l’artisanat,
        du code des assurances,
        du code de la commande publique,
        du code des juridictions financières,
        du code de la propriété intellectuelle,
        du code de la recherche,
        du code de l’énergie,
        du code des transports,
        du code de l’environnement,
        du code de la consommation,
        du code de l’action sociale et des familles.

        https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038496102&dateTexte=&categorieLien=id

          +4

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      • LBSSO // 22.03.2020 à 13h35

        « Je vous ferai remarquer que le premier réflexe gouvernemental de protection de l’économie est d’attaquer le code du travail ».Entre nous il ne s’agit pas du tout d’un « réflexe gouvernemental » mais d’une démarche réfléchie et anticipée. Passons.
        Merci toutefois pour votre remarque , je l’ignorais…je vous assure, cela m’avais échappé.Si vous êtes en faveur de la solution de l’annulation des dettes mieux vaut l’évoquer dès maintenant afin que cette idée (re)circule plutôt que d’alimenter le café du commerce par « un commentaire réflexe » .Cette option est d’une très grande complexité .

          +4

        Alerter
        • Santerre // 22.03.2020 à 15h23

          Généralement, les tartuffes disent d’une chose qu’elle est compliquée quand en fait elle est très simple mais contraire à leurs intérêts ou et parti pris.

            +5

          Alerter
          • Pinouille // 22.03.2020 à 16h50

            Généralement, les tartuffes disent d’une chose qu’elle est simple quand en fait elle est très compliquée mais favorable à leurs intérêts ou et parti pris.

            Ca marche aussi

              +2

            Alerter
        • tepavac // 22.03.2020 à 20h33

          « .Si vous êtes en faveur de la solution de l’annulation des dettes »

          C’est certain que du point de vue euro-atlantiste cela serait une sortie miraculeuse, mais je ne suis pas certain qu’après avoir fait des crédits par milliers de milliards, tantôt racheter les meilleurs terres arables du voisin, tantôt pour racheter les industries concurrentes, et cerise sur le gâteau, pour souvent, tous les ans, se donner les moyens militaires pour soumettre les récalcitrants, soit du gout du reste du monde, surtout venant de ceux qui n’ont cessé de promouvoir la libre concurrence non faussée.

          On ne peut pas s’auto-amnistier sans que le reste du monde réagisse, surtout ceux qui ont couvert les dettes d’état.
          Ya même pas besoin de se poser de question sur la finalité d’un tel acte, dont les conséquences se répercuteraient dans tous les pays de la planète.
          Mais regardons;
          La dète et les créanciers
          https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2019/09/perrin-3.png
          la répartition en chiffre
          https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2019/09/perrin-4.png
          L’UE venant au secours des USA
          https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2019/09/perrin-7.png

          C’est cocasse, l’ensemble de l’UE endetté à 85% achète pour 1600 milliards de la dette Américaine…
          C’est mort mon cher Lbsso, bientôt les crédit à 0,1% cela sera un lointain rêve. Les congés payés, la sécu, et tout ce que nos aïeux ont pu faire disparaitra. Dans le meilleur des cas, on sera les Chinois des Chinois, et dans le pire on sera dans les tranchées…

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    • PoissonPilote // 22.03.2020 à 12h33

      Pantouflage ou pillages ?
      Depuis 1980, déclassement de la France au sein de l’UE au titre de pays abritant le plus de fonctions stratégiques.
      Ce rapport date d’avril 2016, le même mois où Emmanuel Macron quittait la tête de Bercy pour prendre celle d’En Marche pour viser celle de la République.

      Les politiciens ont vendues depuis 1980 :
      – Alstom (nucléaire, TGV)
      – Technip (pétrole)
      – Lafarge (cimentier)
      – Thomson (électronique)
      – Alcatel (câble sous marin)
      – STX (paquebot)
      – Pechiney (aluminium)
      – d’Arcelor (fonderie)
      – autoroutes (infrastructures)
      – Barrages (énergie)
      – Suez (gaz)
      – Saint-Gobain (matériaux)
      – Paribas (banque)
      – CCF (finance)
      – TF1 (media)
      – Havas (communication)
      – Matra (mécanique)
      – France Télécom (Orange) 
      Etc…

      Les politiciens vendent :
      – Aéroports de Paris
      – Photonis (photo-détection)
      – Latécoère (cybersécurité)
      – Française Des Jeux (jeux)
      – Engie (gaz)
      – SNCF (ferroviaire)
      – EDF ??
      – RATP ??

      https://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2018/06/12/l-etat-ouvre-la-voie-aux-privatisations-de-la-francaise-des-jeux-d-adp-et-d-engie_5313803_1656968.html

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    • Patapon // 22.03.2020 à 13h23

      Je rêve que le virus couronné remette les compteurs à zéro : un matérialisme économique à partir de moyens en bon état et d’objectifs négociés, optimisés et planifiés. Les banques ? Les bourses ? Ça ne se mange pas.

        +7

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      • maowlo // 25.03.2020 à 07h56

        Crois-tu qu’avant de s’éteindre, le dernier humain trouvera ses possessions ainsi valorisées plus digestes que le produit d’un environnement vivant ?

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        • Patapon // 30.03.2020 à 15h45

          On serait plutôt d’accord il me semble, avec d’autres mots : l’économie n’est pas la finance et possède un sens noble et une racine commune avec l’écologie, optimiser est nécessaire car nous sommes nombreux, négocier est préférable car nous espérons la démocratie, planifier est le contraire de croire en une main invisible. Ce qui ne se mange pas, c’est ce qui n’est pas indispensable.

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  • Fritz // 22.03.2020 à 07h43

    Refinancement direct par la banque centrale ? Ça peut se faire au niveau national, à condition de sortir de l’euro et de l’UE. C’était le cas pendant les Trente Glorieuses (1945-1973), il me semble.

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    • LBSSO // 22.03.2020 à 09h48

      Une précision @Fritz, les mesures ont évolué.La BCE pourra,d’après ce qui a été annoncé, acheter directement des obligations grecques sans passer par les banques (marché secondaire) par exemple.

      « Ce dispositif sera plus flexible que le programme d’achat d’actifs (QE) lancé en 2015 et toujours en cours. La BCE pourra par exemple acheter des obligations de la Grèce, ce qui n’était pas le cas avec le programme en place. Il pourra être utilisé sans plafond de dépenses mensuelles. Et la BCE pourra au besoin s’écarter temporairement de la clé de capital qui détermine la part des achats consacrée à chaque pays de la zone euro. »
      https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/la-banque-centrale-europeenne-se-reunit-en-urgence-1186717

      Certes: la « BCE » n’est pas la Banque de France. »Temporairement » n’est pas définitivement.

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      • Recits d’Yves // 22.03.2020 à 13h25

        Je ne suis pas expert mais quid de la valeur de l’euro face au yuan et au dollar sir la BCE fait tourner la planche a billet?

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        • LBSSO // 22.03.2020 à 16h46

          @Recits d’Yves
          Les banques centrales du monde entier sont à la manœuvre.Le dollar joue pour l’instant son rôle classique de monnaie refuge.Ce qui me semble plus important à observer que les parités monétaires, ce sont :
          – à court terme : le fait que les entreprises sont quasiment à l’arrêt.Il faut bien réaliser ce que cela signifie.C’est pire que la crise des « subprimes » dont nous n’étions de fait toujours pas sorti malgré les milliards injectés.On se prend un coup de massue ,alors que nous n’étions pas encore relevés.Je devais embaucher 50 personnes d’ici 3 mois.C’est autant de candidats auprès desquels je ne pourrai m’engager.Ça ne m’est jamais arrivé. Le gouvernement dans cette première phase a été plutôt bon, contrairement à sa gestion de la crise sanitaire.
          D’autre part, va se jouer un bras de fer avec l’Allemagne concernant les mesures inédites qui seront prises par la BCE.
          – à moyen terme: ce sont les questions que vous connaissez d’endettement,d’inégalités,écologique et démographique auxquelles il faudra s’attaquer autrement que par « la théorie du ruissellement ». Les solutions deviennent politiques, pas monétaires (au sens strict).
          En résumé, je ne pense pas que les parités monétaires soient le point d’observation le meilleur.Les sous-jacents sont plus fondamentaux.Si, mais je l’ignore, votre arrière pensée concernait la survie de l’euro, là encore,les facteurs politiques seront déterminants.

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          • Recits d’Yves // 22.03.2020 à 21h43

            En effet, j’y vois une crise dans la crise:
            L’euro pourrait ne pas résister à cette crise, déprécié sur le plan international et mal aimé dans la zone euro notamment par les pays du sud qui réclament des capacités de devaluation que refusent les pays du nord, principalement.
            J’ajoute à cela l’aspect politique où l’absence de solidarité européenne a été mise en lumière par nombre de pays européens qui accentuent la crise de la politique européenne.
            L’UE n’a jamais été aussi affaiblie.
            J’y vois donc un triple risque: à la crise sanitaire et économique, il faudra rajouter la crise monétaire. En fait, je pense même que l’UE risque d’imploser et que l’euro allumera la mèche.
            Mais bon, je ne suis pas un expert, sans doute même un mauvais Cassandre donc je peux bien sûr me tromper.

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            • Robert // 24.03.2020 à 10h36

              Tout va dépendre de la volonté politique de maintenir l’ Euro, notamment de l’ Allemagne… mais pas seulement. Le vrai patron de l’ UE est américain : c’est le président des Etats-Unis. Question : la FED a t elle intérêt à la survie de l’ Euro ?

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          • ramanujan // 23.03.2020 à 00h58

            Je lisais une entrevue de l’un des directeurs de la FED et il a évoqué un taux de chômage aux USA pour les 3 ième et 4 ième trimestre de 30 % et une baisse du PIB de 40 %…
            Ca va être la même chose ailleurs. Nous changeons de paradigme.

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            Alerter
        • ramanujan // 22.03.2020 à 17h42

          Le cours du yuan est fixé par le gouvernement chinois et sa valeur est arbitraire. Toutes les monnaies ont baissé par rapport au $ US.

          Les dettes ? Quelles dettes ? Celles de 2008 n’ont jamais été remboursé.

          La BCE fait marcher la planche à billet ? La FED a injecté 5000 milliards de $ la semaine dernière. La BCE 800 milliard d’euros, la Banque du Japon 1.500 milliards de yen.

          Les dettes actuelles (particuliers et entreprises) représentent 250.000 milliards de $ soit 340 % du PIB mondial, un peu plus…un peu moins.

          Pour les produits dérivés on parle de quadrillion..

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          • Recits d’Yves // 22.03.2020 à 21h53

            Pardonnez ma question stupide mais si le cours du yuan est dévalué, quel serait l’impact sur l’euro sachant la dépendance de l’UE avec les importations chinoises?
            Et si la chine exige que le yuan soit utilisée comme monnaie d’échange avec l’UE, quels impacts sur la zone euro?

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            • ramanujan // 23.03.2020 à 00h48

              La Chine ne peut rien exiger sur ce chapître, je m’explique.

              Le yuan n’est pas transigé de gré à gré sur les marchés des changes et il représente 8 % du total mondial des échanges.
              Pour que le yuan soit utilisé il faudrait que la Chine le laisse flotter, qu’il soit disponible librement partout et que sa valeur soit déterminé par des arbitragistes et pas par le PCC comme les autres devises ce qui ferait baisser sa valeur donc entrainerait une inflation en Chine pour tous les produits importés.
              La Chine a absolument besoin de $ US (comme les autres) pour son commerce international et sa PREMIERE source reste son commerce avec les USA.
              Je résume..La Chine laisse flotter le yuan, ne contrôle plus sa monnaie et sa compétitivité baisse de 20 %..elle refuse..elle a besoin de $ US (800 milliards de $ us l’année dernière).
              Le $ us est la monnaie dominante pas seulement parce que les USA sont un empire (explication un peu juste) mais SURTOUT parce cette devise est disponible en tout temps, partout et que sa valeur est arbitré pas fixé.

              On peut le regretter, etc, mais c’est un autre sujet.

              Si le cours du yuan baisse les prix à l’exportation de la Chine baissent et le prix de toutes ses importations augmentent.

              Ne pas oublier que la Chine est le premier producteur agricole ET le premier importateur agricole..le consommateur chinois ayant a faire face a une inflation de 20 % peut ne pas apprécier..

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      • Loredana // 22.03.2020 à 16h20

        non, la BCE ne peut toujours pas acheter sur le marché primaire, soit une véritable monétisation de la dette. Elle doit acheter sur le marché secondaire des titres qui sont déjà émis et ayant déjà produit des effets: elle renfloue toujours les banques, ce qui peut être nécessaire, mais ne se transmet pas forcément (ou pas du tout) à l’économie réelle

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      • Pinouille // 22.03.2020 à 17h13

        J’ai lu que quand la BCE achète des obligations d’un pays (quantitative easing), elle les revend dans la foulée à la banque centrale nationale du pays en question.
        Dans son bilan 2018, la Banque de France affichait détenir 543 milliards € de titres conservés dans le cadre de la politique monétaire européenne.

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    • ramanujan // 22.03.2020 à 17h17

      Non justement non. Le renflouement d’une banque centrale peut se faire par l’intermédiaire de la BIS située à Bale, qui est la banque centrale..des banques centrales.
      L’une des conséquences directes de cette crise est la demande internationale de $ US et cette monnaie est à un sommet jamais vu avant.
      La FED vient d’annoncer la mise à disposition de 3000 $ par mois pour les familles de 4 personnes et plus, sans limite de temps. La BCE peut imprimer pratiquement sans limite de la même façon.
      Ce que l’on nomme en anglais – Helicopter Money –
      Tout ceci va se payer plus tard par un 2 mécanismes, l’inflation qui permet de détruire les dettes et des taux négatifs sur les dépôts bancaire des particuliers.

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  • calal // 22.03.2020 à 08h00

     » Elles ne vont plus avoir de rentrées d’argent. Par contre, leurs emprunts, eux, courent toujours. Il y a donc tout d’abord un problème de liquidité immédiat. »

    Il suffit de tout suspendre pendant la duree du confinement. Ne pas confondre manque a gagner avec perte. Des salades non vendues qui seront jetees ce n’est pas aussi grave que si la terre qui les a produites etait polluee a la poussiere radioactive par exemple. Les credits et mensualites dues par le producteur peuvent etre reportees sans penalites.

    cette epidemie est un choc externe qui va reveiller beaucoup de gens sur la realite du decor potemkine de nos societes occidentales. Mefiez vous et preparez vous,les ennuis ne font que commencer.
    (1915-1945 dernier hiver/ 1945-1975 printemps/ 1975-2005 ete/ 2005-2035 automne / 2035-2065 nouvel hiver : cycle kondratieff de 30 ans dus a la creation monetaire des banques)

      +13

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    • VVR // 22.03.2020 à 09h34

       » Les credits et mensualites dues par le producteur peuvent etre reportees sans penalites. »

      Et l’agriculteur peut bien les bouffer, ses salades. Ce n’est pas comme si il avait investit pour les planter et les faire pousser, ce n’est pas comme si il avait besoin d’une source de revenus pour vivre, il fait ça pour le fun et tout cela ne coûte rien, c’est bien connu…..

      Si vous faites plonger les banques comme en 2008, globalement on s’en fout: Si vous avez de l’argent sur votre assurance vie ou des sicav, c’est que par definition vous n’en avez pas besoin, sinon il vous servirait au lieu d’alimenter les bulles speculatives.

      Là c’est du réel qui se casse la gueule, avec de l’argent qui ne rentrera dans la poche de gens qui en ont vraiment besoin.

        +10

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      • Calal // 22.03.2020 à 10h13

        Vvous avez fait le choix d’une agriculture pleine d’intrants ( serre chauffée,graines achetées, phyto) ben faut assumer les conséquences…ça c’est des pertes et pas du manque a gagner.
        Si votre argent vous l’avez gagne a la sueur de votre front,il a de la valeur pour vous et vous le défendez: en ne le confiant pas en totalité aux banques, ni a la bce et en investissant dans le plomb. Les prophétes abondent sur internet,faites vos choix parmis les différents modèles explicatifs et assumez les.

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        • VVR // 22.03.2020 à 21h46

          Ce sont justement les gros qui vont s’en sortir le mieux, ceux qui on choisit d’y aller a fond dans l’agriculture dégueulasse.

          Outre le fait que les subventions vont tomber quoi qu’il arrive, il leur suffit de mettre les quelques permanents au chaumage technique pour que les coûts de fonctionnement tombent au minimum. Si vous rajouter une aide gouvernementale, ils devraient même pouvoir s’en sortir avec un peu plus d’argent en poche.

          Les petits, eux, n’ont souvent aucune autre variable d’ajustement que leurs propres revenus, et comme ils sont petit il ne toucheront au final presque aucune aide.

          Ceci vaut d’ailleurs pour tous les secteurs, pas seulement l’agriculture.

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          Alerter
  • grub // 22.03.2020 à 09h03

    Les gens consomment moins et la pollution est au plus bas. On a donc la solution. Pas sur que cela plaise aux gens. Pas sur qu il y ait autant d ecolo en fin de compte.

      +19

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  • Pepin Lecourt // 22.03.2020 à 09h34

    Pendant l’épidémie les entreprises contraintes de cesser leur activité voient leur revenu cesser, pourquoi celui du capital devrait continuer, pourquoi les intérêts des emprunts ne devraient-ils pas aussi passer par profit et pertes ?

      +27

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    • LibEgaFra // 22.03.2020 à 10h23

      Idem avec les loyers, que ce soient ceux des locaux à but commercial aussi bien que des particuliers louant leur logement. Activité économique stoppée ou salaire non versé égale paiement du loyer annulé pour la même période.

        +8

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      • Berrio // 22.03.2020 à 10h49

        Une des revendications de la Commune de Paris était le moratoire sur les loyers

          +4

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      • Anouchka // 22.03.2020 à 12h23

        Mais est-ce qu’ils restent du? Je pense que oui. Leur paiement sera seulement étalé.

          +1

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        • Recits d’Yves // 22.03.2020 à 14h20

          Il suffit que l’Etat ne réclame pas l’impôt froncier et que les banques annulent les traites pour la période concernée.
          Il n’y aucune raison valable à ce que l’immobilier échappe à la crise d’autant qu’il n’y aucune plus value à le faire. Solidarité.

            +11

          Alerter
  • nulnestpropheteensonpays // 22.03.2020 à 09h42

    et si les entreprises ne rembourse pas leurs emprunts , y’a que les banques qui se cassent la gueule , donc la capacité d’investissement mais c’est deja le cas maintenant donc , le mieux , c’est de ne pas rembourser les banques pour que l’économie continue .Que va choisir notre président ? a votre avis :
    un: il coule l’économie
    deux: il coule les banques
    En sachant que les banques vont couler quand meme …

      +9

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  • moshedayan // 22.03.2020 à 09h43

    Cet article de Jacques Sapir est au moins clair, enfin j’ai écouté pendant près de 2 heures vos médias lci, bfm… et j’ai eu l’impression qu’actuellement c’est vos médecins-experts auprès du Président qui ont la main et évoquent une confinement de 6 à 8 semaines et même jusqu’à plus 3 mois, etc… Une drôle d’impression de surenchère… de prise de pouvoir ?
    Votre économiste a fort justement replacé des responsabilités grâce aux cartes et la cause principale. Je n’en dis pas plus. …

      +12

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    • ramanujan // 22.03.2020 à 18h30

      Surenchère..la Chine est à l’arrêt depuis début Janvier. Et quelle est la cause principale je ne comprends pas bien ?

      Je pourrais croire les autorités chinoises, sur la situation de l’épidémie, quand les conditions suivantes existeront;

      Les écoles seront ouvertes en Chine.
      La Russie, la Corée du Nord, le Vietnam, la Mongolie auront ouvert leurs frontières avec la Chine.
      Les entreprises fonctionneront de nouveau.
      La réunion au sommet du PCC a lieu réunion nommée Lianghui.

      Aucune de ces conditions n’est en place. De la surenchère ?

        +2

      Alerter
  • nulnestpropheteensonpays // 22.03.2020 à 09h52

    A la finale ne seront pénalisés que ceux qui ne travail pas directement pour des biens nécessaires , on mangera toujours , j’ai du veau de l’agneau de la salade et ça va pousser là avec le printemps , pommes de terres , carottes , betteraves ,tomates , aubergines , courgettes , fraises ….

      +1

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  • catherine // 22.03.2020 à 09h56

    Je ne vois pas comment les banques pourraient résister à tout ça, a moins que l’on fasse tourner la planche à billet ou que l’on utilise le bail-in pour taper dans l’épargne du peuple.

      +4

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    • florian lebaroudeur // 22.03.2020 à 10h56

      Tous les moyens inimaginables seront mis en oeuvre pour sauver le culte du veau d’or.
      Mais il ne faut pas se leurrer, cet crise va laisser des traces indélébiles que les appareils financiers, politiques et médiatique tenteront coute que coute d’occulter en mettant à l’index les dernières personnalités critiques et lucides sur la tournure des évènements.
      Ils iront jusqu’au bout de leur folie quitte à tout détruire autour d’eux, tant que rien ne pourra les stopper, soyez-en certain.

        +14

      Alerter
      • Beatrix // 22.03.2020 à 12h25

        Vous avez mis le doigt dessus. C’est eux le virus dévastateur.

        Avec cette crise, l’opportunité est unique pour que les États reprennent leurs pouvoirs régaliens et choisissent une orientation économique. On verra s’ils sont capables de s’affranchir de cette servitude aux prédateurs financier mondialistes.
        Le tournant c’est maintenant.
        Chacun chez soi. Chaque pays un état. Chaque état sa monnaie. Solidarité sans ordre de marche.
        Il n’y a pas d’ennemis du peuple, il n’y a que des guerres capitalistes néolibérales sur notre dos. Pour vivre et prospérer en paix, il faut laisser la bête immonde se dégonfler toute seule et débrancher toute perfusion pour l’achever.
        Vive la Souveraineté des Peuples!

          +14

        Alerter
        • LPP // 22.03.2020 à 13h32

          Ce n’est pas ce GVT qui n’a que 2 touches de fonction : COM et POLICE qui va pouvoir reconstruire quoique ce soit. Ils continueront autant qu’ils le peuvent dans leur logique folle à démolir tout ce que leur demande l’UE, l’oligarchie et leurs amis du MEDEF et cela par tous les temps y compris la crise sanitaire actuelle du Covid-19.

            +12

          Alerter
  • scorpionbleu // 22.03.2020 à 10h01

    Tant que ceux qui nous ont conduit dans ce triste contexte de vie et de travail seront aux manettes en France, en Europe et dans le Monde rien ne changera pour le peuple, pour la plupart des gens. Ils tireront toujours vers l’intérêt des plus riches…

    Il faudrait ou faudra beaucoup de souffle pour renverser la table et repartir avec d’autres fondements économiques avec d’autres dirigeants responsables pour donner priorité aux valeurs indispensables au bien vivre..

      +14

    Alerter
  • Brigitte // 22.03.2020 à 10h05

    Je suis de plus en plus perplexe sur cette crise sanitaire. Si l’on écoute les voix qui critiquent la gestion de l’épidémie en France, disant qu’elle n’est en soi pas plus grave que la grippe en nombre de morts, bien moindre que les cancers ou autres maladies cardio-vasculaires et alzheimer, pourquoi cette panique généralisée et cette décision de mettre l’économie en veilleuse?
    Est-ce à cause de la propagation du virus? Il semble qu’elle ne soit pas très supérieure à celui de la grippe.
    Est-ce à cause de sa dangerosité? Il semble qu’elle soit restreinte à des personnes à risque (grand âge ou comorbidité), comme pour la grippe.
    Pourquoi la Chine a pris la décision de confinement fin janvier alors qu’il n’y avait qu’une centaine de morts? Car ces questions étaient encore sans réponses et à cause de la nature de ce virus, un coronavirus proche de celui du SRAS, très dangereux celui-là.
    Mesure de précaution au départ, engageant une course contre le virus très infectieux et potentiellement dangereux mais heureusement, nous le savons maintenant, beaucoup moins que celui du Sras.
    Mais alors pourquoi reproduire ce scénario catastrophe maintenant que nous savons?
    Parce que nous n’avons pas tiré les leçons de la Chine.
    Nous aurions pu en effet éviter le confinement généralisé, donc l’arrêt de l’économie et avions les moyens de juguler l’épidémie bien plus tôt.
    Notre impuissance à le faire est donc le symptôme d’une crise d’une autre nature: politique

      +27

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    • florian lebaroudeur // 22.03.2020 à 10h27

      Crise politique certes, mais qui dissimule une crise sociétale bien plus préoccupante en arrière fond…

        +10

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      • Chris // 22.03.2020 à 15h15

        @Florian
        J’y vois plutôt et tout d’abord une crise financière/monétaire masquée, révélée par l’irruption du Covid19 !

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    • red2 // 22.03.2020 à 10h38

      « Il semble qu’elle ne soit pas très supérieure à celui de la grippe. »

      Vous en êtes encore là franchement ? il va y avoir des dizaines de millier de morts en Italie… et peut être chez nous.

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      • Chris // 22.03.2020 à 15h17

        J’ai lu un article qui relevait que justement le Covid19 avait pris le pas et mis en retrait la grippe classique que nous connaissons depuis des décennies.
        Un virus en tuerait-il un autre ? Question bizarre.

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        • XPT // 27.03.2020 à 00h55

          C’est un sujet intéressant car les épidémiologistes ne voient pas actuellement de surmortalité compte tenu de la baisse du nombre de morts par grippe : 13 000 morts en France pendant l’hiver 2017-18, sans déclenchement d’une politique de confinement, de limitation des libertés publiques et de réduction des droits sociaux. C’est pour cette raison que nous avons besoin de la parole de scientifiques comme Raoult, qui apparaissent déconnectés de la gestion politicienne et médiatique de la crise » (tout en présentant une offre de soin tout à fait considérable à leur échelle,il faut le souligner).

          Par conséquent, cette affaire est surtout intéressante d’un point de vue économique : elle fait apparaître les poches de sous-développement dans les pays les plus développés, fait apparaître aussi un axe du libre échange absolu (depuis l’élection de Trump, la Chine s’était érigée en hérault du monde libre (du libre échange). Dévoile la nature de l’Union européenne (qui a injecté 1000 milliards d’euros dans le système financier) aux illettrés de la « construction européenne » (qui n’en connaissent pas les mécanismes et les règles).

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    • Babar // 22.03.2020 à 10h45

      La réponse est simple, sans aucune mesure le nombre de victimes aussi bien simple syndrome grippal que hospitalisés que formes graves ou décès, tout cela double tous les 3 ou 4 jours.
      Ceci est dû aux caractéristiques de ce virus et au fait que personne au départ n’est immunisé… Cela durerait tant qu’au moins 50% de la population ait été atteint. Vous verrez qu’on atteint rapidement de chiffres astronomiques. C’est la caractéristique d’une exponentielle.
      Rappelez vous l’échiquier et les grains de blés on double sur chaque case et la production mondiale ne suffit pas à atteindre la fin de l’échiquier

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      • Didier // 22.03.2020 à 23h54

        Le nombre de décès supplémentaires par jour ne semble plus suivre une loi exponentielle

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    • Arcousan09 // 22.03.2020 à 12h29

      Allez donc faire un tour dans les archives sur la grippe Hong Kong 1968/69
      30.000 morts en France
      Donc ce n’est pas la première crise sanitaire et tout comme vous je trouve cette affaire bien trop politisée pour ne pas suspecter des arrières pensées politico-économiques ….
      L’avenir nous le dira
      En tous cas nous payons au prix fort la destruction (lire: « réforme ») programmée depuis une trentaine d’année de notre système de santé …. déserts médicaux, fermeture de lits, fermeture de maternités (c’est pour la sécurité des femmes !!!) en attendant dans 3 ou 4 mois la rupture massive de stocks de médicaments indispensables car tous, tous, les produits de base viennent de Chine ou Indes. Là il y aura aussi des morts indirects du covir-19 mais directs des carences des politiques et des labos pharmaceutiques qui privilégient l’argent des actionnaires à la santé publique.
      Cf: la crise des masques sanitaires de protection du personnel soignant qui arriveront …. peut être un jour …. bien tardivement.

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  • florian lebaroudeur // 22.03.2020 à 10h06

    Cet crise sanitaire met à nu tous les principes qui ont guidé le monde Occidental depuis 50 ans.
    Le culte de l’individu-roi n’est d’aucun secours face à ce choc de nature anodine démultipliée par la rapidité des transports, les canaux d’informations et la désintégration des sociétés.
    Nos démocraties dites libérales et moralement supérieur se sont d’abord moqué de la Chine et de ses mesures contraignantes, elles ont poussé des cris d’orfraie quand l’Italie a commencé à confiner sa population, puis elles se sont résignés en calamiti à adopter les mesures à la chinoise.
    Alors que des pays comme la Corée du Sud et le Japon qui ont dés le début placé l’intérêt de la communauté au dessus de l’intérêt individuel ont réussie à vaincre le virus sans avoir besoin d’un confinement stricte.

    Malheureusement, j’ai bien peur que nos sociétés priment une fois de plus l’émotion à la réflexion et face fi des enseignements de cet crise et des dizaines de milliers de morts qu’elle aura provoqué. Nous sommes je crois condamné à subir jusqu’au bout les conséquences de notre arrogance et de notre dépravation jubilatoire jusqu’à ce que le drame ultime nous emporte.

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    • LibEgaFra // 22.03.2020 à 10h33

      « elles se sont résignés en calamiti à adopter les mesures à la chinoise. »

      Non, pas vraiment. La seule manière de la combattre efficacement passe par des dépistages systématiques, ce qui n’est pas fait en Europe. Et porter des masques.

      Exemple hier samedi, supermarché: beaucoup de monde, aucune personne avec un masque, même pas les employés aux caisses, aucun filtrage des clients pour limiter leur nombre à l’intérieur du magasin et préserver les distances interpersonnelles.

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      • Bichau // 22.03.2020 à 12h43

        Chez nous dans le Gard, pas de policiers, un filtrage à l’entrée de l’Intermarché, autant qui rentrent que de sorties, pas pour moi puisqu’il n’y avait presque personne, il était midi, rayons bien achalandés, hormis les pâtes, mais caissières avec enfin un masque, seulement depuis jeudi, et une grande vitre en plexis au passage des clients. Je connais une personne, jeune pourtant, qui ne veut pas sortir, elle habite dans le 77, car il n’y a plus rien dans les rayons et des bagarres à l’entrée des magasins ! Et des policiers partout qui surveillent vraiment.

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      • hyac // 22.03.2020 à 13h06

        Ils ne peuvent PAS acheter de masques, un de mes fils a fait confectionner des masques en étoffe, lavables, c’est mieux que rien et installer des plexiglass pour protéger un tant soit peu les caissières, lui et ses employés sont en première ligne comme les soignants car il faut se nourrir; il a aussi organisé son Inter en limitant à un panier par client et en surveillant les distances minimum et la fréquence.

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  • gégé // 22.03.2020 à 10h11

    https://www.youtube.com/watch?v=f3BakeOBAPc

    écouter le commentaire de loic le froch-prigent à la minute 25 et 30 seconde , on entend ce patron dire que le gouvernement ne veut pas produire des, respirateurs pour les hôpitaux ……………………

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    • LibEgaFra // 22.03.2020 à 10h51

      Oui, c’est un exemple pathétique de l’incurie de ce gouvernement. Avec la méthode du confinement – mais pas dans les magasins – il y en a pour 18 mois d’épidémie.

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    • chb // 22.03.2020 à 23h38

      Le gvt ne veut pas non plus admettre que la santé et la recherche publiques ont besoin de plus de financement maintenant, et sur le long terme.
      La formule de Macron « quoi qu’il en coûte » a pu faire croire qu’il avait viré sa cuti, pourtant.

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  • bdb30 // 22.03.2020 à 10h48

    Pour tout changer on ne change rien.
    Au fond Sapir nous modélise une crise de « survie » du capital, pour repartir de plus belle vers la prochaine en socialisant les efforts pour « sauver » le « système ». De plus, le modèle est très figé, les calculs ressemblent à l’emploi d’une « règle de trois », on se demande si les interactions entre secteurs sont pris en compte, une sorte de tableau inter sectoriel.Encore des calculs de fondation privée, comme si l’INSEE ne disposait pas de modèle économétriques.
    Arrêter les cotations boursières? Fermer les bourses? Faire mal, très très mal au capital? Chiche! La capital tue, maintenant ce n’est pas une hypothèse, il tue chez nous et plus chez les autres, il tue en occident, il tue l’homme blanc civilisé. Nos éditocrates se marraient de voir les chinois confinés. Nos hôpitaux? Nos services à la personne? Nos retraites? Notre sécu? Nos universités? Dans les comptes en banque, offshore bien sûr, de quelques personnes qui jouent à « que c’est moi le plus riche ». Entre eux et nous il n’y a pas que nos fins de mois, il y a des morts,nos compatriotes. A Athènes, Milan, Marseille, il y a eu de grandes pestes et des gens dévoués, mais aussi des actes de décivilisations. Ils étaient prêts à accepter une contamination générale pour soi disant être immunisés par le nombre. A combien de morts se situait « l’acceptable » pour eux? Et il veulent qu’on les sauve?

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  • Bernardo // 22.03.2020 à 10h49

    On nous dit sans cesse qu’il n’y a plus d’argent pour les citoyens. Mais en cas de nécessité ou pour arranger les copains de nos oligarques (les plus riches pour être précis) il y en a toujours. La BCE par exemple ne peut refinancer les états d’après les règles européennes. Mais quand elle le veut, elle contourne ces règles en finançant ou en protégeant les banques qui financent les états ou en rachetant leurs dettes. Il lui suffit de créer de la monnaie à clavier déchaîné et de leur distribuer (tout est virtuel). Un tour de passe-passe et l’affaire est arrangée.
    Et on nous redit sans cesse que l’économie est une science maîtrisée par ceux qui savent (les capitalistes et leurs comparses et affidés). On voit ce que ça donne. Qui a déjà vu des prévisions du FMI par exemple qui se sont avérées exactes. Mais on ne compare jamais le réel aux prévisions. Si on le faisait, il n’y aurait plus de prévisions. Alors on se contente de nous donner très vite les nouvelles prévisions qui s’avéreront aussi fausses.

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  • pseudo // 22.03.2020 à 10h58

    si le système économique n’était pas le château de carte de dette qu’il est, et qu’on se refuse à laisser des gens y perdrent emploi, statut social, investissement, qualité de vie cette baisse d’activité, il faudra bien l’admettre un jour, est un cadeau fait à notre survivance de plus long terme…… Tout ce qui se produit maintenant est la faute de gouvernant incapable de gouverner, tout simplement, de choix qu’ils ont endossés, ou laissé faire.

    L’économie est un moyen et non pas une fin en soi.

    Sortons du cadre pour repenser les réponses à, non pas, cette crise imprévisible qui nous fauche, mais un phénomène prévu et prévisible qui devait, d’une manière ou d’une autre, se présenter à nous pour que nous puissions, ou non, décider des choses que nous avons trop longtemps ignoré, répudié, laissé de côté.

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  • LibEgaFra // 22.03.2020 à 10h58

    Coronavirus matin midi le soir… un peu ras le bol. De quoi tourner neuneu quand on est confiné. Même pas un sujet sur la guerre du pétrole qui est en train de se dérouler.

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  • DenisG // 22.03.2020 à 10h59

    Jacques Sapir, pour conclure son analyse, dit avec raison : « Il faudra, nécessairement, en venir au refinancement direct [des Etats] par la Banque centrale. Si les règles de la BCE étaient modifiées en ce sens, cela poserait un véritable problème aux pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande, qui se sont toujours fait les gardiens de l’orthodoxie monétaire. Cela pourrait signifier la mort de l’Euro sous la forme où nous le connaissons actuellement. »
    Nous avons là la démonstration in vivo tragiquement que les règles budgétaires et financières imposées par l’UE sont bien conçues pour les besoins des marchés et non pas ceux des peuples. Cette crise pourrait bien signifier leur effondrement.

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  • Brigitte // 22.03.2020 à 11h01

    (suite)
    L’Europe est ainsi devenue l’épicentre de la pandémie, révélant des disparités entre les nations. Touchées d’abord les nations de l’Europe de l’Ouest faisant le plus commerce avec la Chine et ayant le PIB le plus élevé. Ensuite, différence Nord/Sud, calquée sur celle de la dette publique. Enfin et surtout des différences de gouvernance. Donc crise politique puisque l’économie revient au final à des choix politiques.
    Le Covid-19 me fait penser à un projecteur qui éclaire tout d’un coup ce qui était dans l’ombre, caché par l’idéologie mortifère de l’euro-libéralisme.
    Nous avons la preuve maintenant que l’UE ne protège de rien, bien au contraire. Que le PIB ne sert à rien, que la dette publique nous affaiblie au point de nous tuer.
    Le pire, c’est que le gouvernement français essaie de tirer profit du Covid-19, martelant une propagande médiatique incessante. C’est un gouvernement de pompiers pyromanes, nous faisant croire qu’ils nous sauvent après avoir laissé le virus et la peur se répandre. Ils sont coupables de haute trahison et de crime d’état.
    Souhaitons que cette crise sanitaire soit le pas de trop qui les entraine dans le vide politique et la dépendance économique qu’ils ont érigé en système depuis des décennies.
    Du chaos naitra peut-être un état démocratique souverain.
    Non non, ce n’est pas l’effet de la fièvre….j’y crois encore!

      +19

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    • Arcousan09 // 22.03.2020 à 12h34

      S’il fallait une preuve que cette Europe là est uniquement et exclusivement une Europe financière sans aucune harmonisation entre les différents états ….. Elle est là !!!!!
      Aucune, aucune solidarité …
      Chacun pour soi .

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      • Jeanne L // 22.03.2020 à 15h33

        Article de » la Repubblica » repris par le figaro: les arrêts « techniques » et involontaires aux frontières de la solidarité internationale en provenance de Chine: la république Tchèque soustrait 680 000masques et respirateurs destinés à l’Italie.
        https://www.lefigaro.fr/international/la-republique-tcheque-a-soustrait-680-000-masques-et-respirateurs-destines-a-l-italie-20200322?fbclid=IwAR2gz2qGUg-hUuy-RuHvbnQFPJ5Rr0MSnGdAoxZl0EdBbPXr6snPwYkRrXU
        La solidarité de la Chine ,elle, s’exprime toujours quelque soient leurs arrières pensées que d’aucuns sont si prompts à soupçonner:
        http://histoireetsociete.com/2020/03/22/xi-jinping-appelle-la-france-a-une-communaute-de-sante-commune-pour-lhumanite/
        L’UE salvatrice ? pas de frontières internes ? Solidarité des peuples européens? A l’exclusion de tout autre lien?
        Racisme et mépris à tous étages chez nos gouvernants.
        , En tous les cas le discours de XI Jinping est clair la France devrait jouer un rôle important car elle a (encore) un siège au conseil de sécurité.
        « La Chine, a-t-il ajouté, est prête à faire des efforts concertés avec la France pour renforcer la coopération internationale en matière de prévention et de contrôle des épidémies, soutenir les Nations Unies et l’Organisation mondiale de la Santé qui jouent un rôle fondamental dans l’amélioration de la gouvernance de la santé publique mondiale, et construire une communauté de santé commune pour l’humanité. »
        Les choses sont claires: COORDONNONS et retrouvons un peu de dignité et d’honneur.

          +5

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  • Eric83 // 22.03.2020 à 13h16

    La grippe asiatique en 1957 a infecté 9 millions de français et a causé 100 000 décès…d »après un article de 2009, fouillé, publié par la Tribune.

    https://www.latribune.fr/journal/edition-du-2210/enquete/294134/1957-100.000-morts.html

    Oui mais ça, c’était avant…aujourd’hui !

    Parce que ce jour, 22 mars 2020, soit 63 ans après l’épidémie, Checknews publie un article « révisionniste » avec le concours d’un historien et démographe, Patrice Bourdelais, qui croit, maintenant, que les chiffres donnés à l’époque – et donc pendant des décennies – étaient certainement erronés.

    D’après lui, la mortalité aurait certainement été de l’ordre de 25 000 et non de 100 000 !?

    Du révisionnisme en pleine pandémie. Vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre.

    https://www.liberation.fr/checknews/2020/03/22/une-grippe-asiatique-avait-elle-vraiment-fait-100-000-morts-en-france-en-1957-1958_1782091

      +4

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  • hyac // 22.03.2020 à 13h45

    L’UE n’est qu’une union douanière, réussie, tout le reste: des ajouts bureaucratiques délirants, des concepts d’amateurs comme la monnaie unique sans commencer par la monnaie commune, un parlement à une chambre en oubliant la seconde chambre des Etats,
    une constitution tardive tellement verbeuse qu’elle a été rebaptisée » traité constitutionnel »

      +6

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  • ramanujan // 22.03.2020 à 17h33

    Merci à Jacques Sapir de rappeler les 2 faits suivants;

    L’italie a eu le redoutable privilège de recevoir des touristes asiatiques (surtout chinois) tardivement à cause de son climat et principalement dans le nord de l’Italie.
    L’Italie est l’un des pays dont l’enthousiasme pour la route de la soie a facilité l’installation d’entreprises chinoises, dans le nord du pays, accompagné de voyages incessants entre l’Italie et la Chine.

    Je pourrais croire les autorités chinoises, sur la situation de l’épidémie, quand les conditions suivantes existeront;

    Les écoles seront ouvertes en Chine.
    La Russie, la Corée du Nord, le Vietnam, la Mongolie auront ouvert leurs frontières avec la Chine.
    Les entreprises fonctionneront de nouveau.
    La réunion au sommet du PCC a lieu réunion nommée Lianghui.

    Aucune de ces conditions n’est en place.

    Notons que le Vietnam qui a fermé ses frontières à la Chine dès le début du mois de Décembre 2019 n’a eu que 87 cas, Taiwan qui a appliqué la même procédure 129.

      +2

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  • Alligator427 // 22.03.2020 à 18h43

    Les économistes sont des rigolos.

    Leur principale activité est de limiter le champ des possibles, d’être les serviteurs zélés de la déesse TINA (« there is no alternative »). De fait, ils sont incapables de raisonner en dehors de leur dogme de la croissance. Ces doctrinaires ont bâti le monde qui s’écroule sous nos yeux … et ils se sentent encore légitimes pour élaborer des scénarios sur le futur.

    Quand est-ce qu’ils vont comprendre qu’ils font partie du problème ?
    Que le problème c’est leur foutue croissance économique ?

    Jamais ne leur viendrait à l’idée que, par exemple, l’immobilisation des avions est une excellente chose et qu’il faudrait tout faire pour éviter qu’ils redécollent en masse ? Le secteur du tourisme est d’ores et déjà ravagé : c’est le moment d’interdire les voyages de loisir en avion, à la fois pour une question sanitaire et à la fois pour question écologique.

    Fermez vos bouches les économistes. Vous avez tué assez de gens.

      +3

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    • ramanujan // 22.03.2020 à 22h52

      L’industrie du tourisme représente 10 % du pib mondial et est associée en France avec les produits de luxe, principale industrie exportatrice française, Cette industrie représente aussi un savoir faire unique au monde.

      On peut écrire ce que l’on veut mais au moins avoir une idée des chiffres permet d’avoir une idée du problème.

      Les économistes ne sont pas contrairement à ce que vous pensez…tous les mêmes et Jacques Sapir, ici, Lordon ailleurs en sont la preuve.

        +1

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      • Alligator427 // 22.03.2020 à 23h06

        Les économistes que je dénonce sont des personnes raisonnent de façon étroite.

        Ce n’est absolument pas le cas de M. Lordon, qui n’est d »ailleurs pas connu pour son cursus d’économiste. Je n’ai rien contre M. Sapir :
        • je n’ai absolument pas le niveau pour aller sur son terrain de compétence
        • c’est son terrain de compétence qui pose problème

        Les « économistes » tiennent le crachoir médiatique depuis plusieurs décennies, imposant leurs courtes vues (PIB, Tina tatchérien, globalisation heureuse …) au point de faire de l’économicisme le paradigme indépassable de la pensée contemporaine.

        Typiquement dès qu’un problème se pose, le réflexe (conditionné) pour le résoudre est de d’abord répondre « combien ça coûte ». Chez un économiste c’est compréhensible, cela relève de la déformation professionnelle. Mais le souci c’est que ces raisonnements « économicistes » sont également passés chez les quidams que nous sommes, avec pour effet notable de limiter le champ des possibles, résigner les populations au sort que leur impose les « Lois de l’économie ».

        Est-ce bien sérieux aujourd’hui de s’inquiéter de l’excellence française dans la filière du luxe ?

        C’est le luxe (matériel) qu’il faut bannir ! On n’a plus les moyens de tuer des crocodiles pour faire des sacs à mains à de vieilles rombières du XVIe arrondissement de Paris ou de jeunes pétasses youtubeuses / influenceuses. De même on n’a plus les moyens de voyager au quatre coins de la planète pour se faire plaisir.

        C’est fini le temps de la gabegie et de l’insouciance.

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        • ramanujan // 24.03.2020 à 16h05

          Le luxe a toujours été avec nous et les Médicis à Florence n’ont pas fait autre chose.

          Les crocodiles c’est de l’élevage en Thailande.

          Les problèmes à résoudre sont bien plus complexes que vos simplifications qui séparent les bons des méchants (à vos yeux). Les exemples d’appauvrissements collectifs, les intellectuels renvoyés dans les champs c’est une histoire connue, tragique.

            +1

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        • Alligator427 // 25.03.2020 à 00h19

          Intéressant ce grief de « simplisme ».

          Personnellement j’appelle ça avoir les idées claires : le luxe matériel c’est du superflu qu’on ne peut plus se permettre. Fabriquer des voitures de luxe ou des yatchs ne devrait plus être autorisé, de même que le tourisme polluant (avion, croisières, …)

          De votre côté, pourquoi parler du grand bond en avant ?
          Par compris votre rapprochement.

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        • Alligator427 // 25.03.2020 à 19h51

          « les intellectuels renvoyés dans les champs c’est une histoire connue, tragique. »

          Pardon, ce n’est pas Mao que vous évoquiez mais Sibeth Ndiaye 🙂

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