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3.décembre.20183.12.2018 // Les Crises

[RussEurope-en-Exil] La crise politique et la responsabilité du gouvernement, par Jacques Sapir

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Nous sommes entrés en crise politique. Les incidents du samedi 1er novembre, mais l’évolution aussi des revendications et des slogans des Gilets Jaunes l’attestent. Ces incidents sont regrettables, et dans un certain nombre de cas condamnables. Mais, la première des violences, une violence bien supérieure à ce qui s’est passé dans les rues de Paris ou de Marseille, est bien le fait de forcer des millions de français de vivre dans les conditions qui sont les leurs. Cette violence là est réellement intolérable, et c’est pour ne pas l’avoir compris que ce gouvernement et ce Président doivent aujourd’hui faire face à une telle colère. Cette colère n’est pas prête à s’éteindre, mais de cela il n’est pas sûr que le pouvoir politique l’ait compris.

Cette crise, d’ailleurs, n’est pas sans rappeler celle de mai 1968. Bien sûr, on pointera les différences, et elles sont évidentes. Mai 1968 avait commencé comme un mouvement étudiant, parisien qui plus est. Rien, ici, de comparable en apparence avec le mouvement actuel. On a suffisamment insisté sur son émanation de la « France Périphérique » pour qu’il ne soit pas besoin d’y revenir. Des ressemblances importantes cependant existent néanmoins.

1 – Les Gilets Jaunes, un mouvement qui s’inscrit dans la continuité des grandes insurrections sociales des français

En 1968, le mouvement étudiant, en fait relativement minoritaire même s’il faut se souvenir qu’il y avait dans les universités bien moins d’étudiant qu’aujourd’hui, s’était heurté initialement à l’intransigeance du pouvoir. Cela avait donné lieu à des manifestations extrêmement violentes (biens plus que ce qui s’est passé autour des Champs Elysées). Le phénomène de sympathie et d’identification aidant, les travailleurs étaient entrés dans la lutte après le 13 mai, de manière largement spontanée, on parlait à l’époque de « grèves sauvage ». Ce mouvement ne fut contrôlé qu’ex-post par les syndicats. Les grèves et occupations d’usine spontanées se sont donc multipliées. La première a lieu à l’usine Sud-Aviation de Bouguenais, en Loire-Atlantique, le 14 mai avec plus de 2500 salariés ; il s’agira à la fois du premier et du plus long des mouvements ouvriers de Mai 68, prenant fin le 14 juin. Le 22 mai, au plus haut de la grève générale, ce sont dix millions de salariés ne travaillent pas. La grève générale avait rapidement fait tâche d’huile. Cette grève avait alors débouché sur les « accords de Grenelle », marquant ainsi la dissociation, probablement inévitable, entre les revendications des manifestants (qui scandaient « De Gaulle démission ») et des revendications directement tangibles pour les salariés (hausse du SMIC, quatrième semaine de congés payés, etc…).

Nous voyons bien aujourd’hui certaines ressemblances. Le mouvement actuel, issu de la « France périphérique » a gagné la sympathie de la grande majorité des français, et le soutien, du moins implicite des très nombreux salariés. Parti sur une revendication antifiscale (le refus de la taxe sur les carburants), revendication parfaitement compréhensible du fait des problèmes auxquels cette « France périphérique » est confrontée, il a évolué vers des revendications de justice fiscale. Ces revendications sont elles aussi justifiée du fait de la politique des gouvernements depuis ces dernières années. Le sentiment d’injustice est très fort. Ces revendications ont alors abouti à des revendications sociales, comme la hausse du SMIC à 1300 euros, une forte revalorisation du minimum vieillesse. On le voit, ces revendications sont de nature à réaliser l’union, autour des Gilets Jaunes de la population, dans un mouvement où l’on chante plus la Marseillaise que l’Internationale. Le gouvernement aurait dû y prendre garde. Un mouvement de masse qui chante la Marseillaise signifie que quelque chose de fondamental est en train de se passer. Les syndicats ne s’y sont d’ailleurs pas trompés qui sont passés d’une attitude de méfiance à une attitude de soutien.

Les affrontements du 24 novembre et du 1er décembre n’ont, semble-t-il, pas affectés la popularité du mouvement[1]. Près de 72% des français soutiennent les Gilets Jaunes et plus de 90% condamnent l’attitude du gouvernement qui, selon eux, n’a pas été à la hauteur des événements. Nous sommes ainsi passés de la crise sociale à la crise politique et, avec la multiplication des slogans appelant à la démission du Président, nous sommes désormais au bord de la crise de régime. C’est une situation inouïe depuis mai 1968. Ces événements conduisent cependant le gouvernement à une impasse : soit il accepte de négocier au fond soit il s’enferme dans une spirale de répression.

Un gouvernement sans marges de manœuvres pour répondre à ce mouvement

La négociation apparaît donc comme la seule issue raisonnable. Mais, le pouvoir a-t-il les moyens de négocier ? Il peut céder sur la mesure qui a tout provoqué, la taxe sur le carburant diésel. Mais, à l’heure actuelle, cette revendication, certes toujours présente, apparaît comme dépassée. Il pourrait, aussi, annuler les hausses prévues le 1er janvier. Mais, alors, compte tenu de la privatisation des entreprises de service public (gaz, autoroutes), il sera confronté à un refus d’investir. Il peut, comme certains le suggèrent, rétablir l’ISF. Là aussi, même si cette revendication a une évidente dimension symbolique, on est loin du compte. On voit que c’est toute la fiscalité qui est à revoir dans un sens de plus grande justice. De plus, s’il se décide à rétablir l’ISF, c’est tout son discours sur le pseudo « ruissellement », ici sous la forme de « possibilités d’investissements » dans des PME (et des start-ups) qui s’effondre. Il est confronté, directement, aux conséquences de sa politique.

Quant aux revendications, justifiées, concernant le SMIC et le minimum vieillesse, elles posent le problème de la soutenabilité de la politique économique. La France a, depuis le début des années 2000, un déficit permanent de sa balance des comptes courants.

Graphique 1

Source : IMF, World Economic Outlook Database, Octobre 2018

Ce déficit, et on le voit sur le graphique, est lié à l’introduction de l’Euro (à partir de janvier 1999). Il a été accru de manière spectaculaire quand l’Allemagne a effectué, de plus, une forme de dévaluation interne dans les années 2000, avec les réformes dites « Harz ». Cela a été confirmé à de multiples reprises par le Fond Monétaire International[2], qui établit l’ampleur des écarts à l’intérieur de l’Euro entre le taux de change réel de la France et celui de l’Allemagne.

Tableau 1

Ampleur des appréciations/dépréciations des taux de change en cas de dissolution de la zone Euro

Ajustement moyen Ajustement maximal Ecart avec l’Allemagne

(normal-Maxi)

Ecart avec la France

(normal-Maxi)

France -11,0% -16,0% 26-43%
Italie -9,0% -20,0% 24-47% +2/-4%
Espagne -7,5% -15,0% 22,5-42% +3,5/+1%
Belgique -7,5% -15,0% 22,5-42% +3,5/+1%
Pays-Bas + 9,0% +21,0% 6-6% +20/+37%
Allemagne +15,0% +27,0% +26/+43%

Source : écart des taux de change réels dans le FMI External Sector Report 2017

 

Dans ces conditions, une hausse du salaire minimum et des minimas retraites aurait des conséquences dramatiques sur la compétitivité de l’économie française.

On peut ainsi le constater : l’issue logique à la crise actuelle, des accords comme les « accords de Grenelle » sont désormais bloqués tant par l’existence de l’Euro que par notre appartenance à l’UE, qui nous impose de respecter des règles en matières d’ouverture des marchés (et c’est le problème dans l’énergie), ou dans le domaine de l’ouverture financière. C’est pourquoi, on peut considérer ce mouvement comme objectivement un mouvement anti-Euro et anti-UE en ce que les revendications qu’il met en avant et qui permettraient d’aboutir à un accord ou à un compromis, ne sont pas compatibles avec l’Euro et l’UE.

Un gouvernement au pied du mur

Que peut faire, dans ces conditions, le gouvernement ? On sait qu’Emmanuel Macron a demandé au Premier-ministre, M. Edouard Philippe, de recevoir tant les forces politiques que les Gilets Jaunes le lundi 3 et le mardi 4 décembre. Mais, on peut penser qu’il ne sortira rien de ces consultations. Les Gilets Jaunes ne sont pas prêts à faire des compromis sur leurs revendications, et le gouvernement semble sourd, de toute manière, tant à leurs revendications, qu’aux propositions émanant des partis. C’est d’ailleurs essentiellement parce que les marges de négociations du dit gouvernement sont actuellement des plus réduites, du fait de ses choix européens et européistes. Pourtant, le pouvoir, et le Président de la République, ne peuvent plus se masquer la crise de représentativité qui les frappe, avec l’ensemble du système politique français. Cette crise de représentativité menace de déboucher, à court terme, sur une crise de légitimité. Et, la capacité de survie d’un gouvernement illégitime est alors des plus limitée.

La crise de représentativité était latente dès l’élection à la Présidence d’Emmanuel Macron, une élection où il ‘avait recueilli au 2ème tour que 20,7 millions de suffrages sur 47,5 millions d’inscrits. Cette crise s’est de plus développée avec le système français des élections législatives (le système dit d’arrondissement, uninominal à deux tours). De larges segments de la population ont ainsi eu le sentiment de n’être pas représentés, ou d’être largement sous-représentés. Compte tenu des modifications, que ce soit dans les textes ou dans la pratique, qui ont été apportées à la Constitution depuis maintenant une trentaine d’années, modifications qui ont renforcées le poids du Président et diminuées de manière drastique celui du Premier-ministre, cette crise de la représentativité touche Emmanuel Macron de plein fouet. D’où, les slogans de « Macron démission » entendus tant à Paris qu’en province.

On peut passer en revue les options qui sont aujourd’hui possibles.

  • Le Président peut décider de maintenir le statuquo, en espérant une décrue du mouvement, décrue qu’il organiserait au travers de diverses opérations de communication. C’est probablement la pente la plus probable du pouvoir, qui va essayer dans les jours à venir de diviser le mouvement des Gilets Jaunes et de le rendre odieux à la population. Mais, cette solution est en fait très risquée quand on voit les erreurs manifestes commises par le pouvoir depuis ces derniers jours. Et surtout, quand bien même elle réussirait, elle ne ferait que repousser les échéances, car elle ne règlerait en rien la crise sociale et la crise de représentativité dans laquelle la France est plongée. Cette crise pourrait être alors réactivée dans les semaines ou les mois à venir, et dans des conditions de bien plus grande violence qu’aujourd’hui.
  • Le Président peut changer de Premier-ministre et de gouvernement, mais cela n’aura guère de sens s’il conserve la même politique, et cela –surtout – ne règlera pas la crise de représentativité. Il faudrait que le nouveau Premier-ministre puisse céder sur des points importants au mouvement, comme sur les hausses des taxes (les carburants mais aussi les hausses à venir sur l’électricité et les autoroutes). Fors un moratoire de un à deux ans sur toutes ces hausses prévues, ce nouveau gouvernement rencontrerait les mêmes difficultés que le précédent.
  • Il peut, et on en parle beaucoup, dissoudre l’Assemblée Nationale et provoquer de nouvelles élections. Mais, si ces nouvelles élections se passent dans le même système électoral que le précédent, le risque est fort que le discrédit du présent parlement ne déteigne sur le suivant. Quant à modifier le système électoral, si cela est théoriquement possible avant une dissolution (mais ne laissant guère de marge pour se faire), il apparaît que seule une proportionnelle intégrale dans le cadre du département ou de la région (avec un seuil minimum de représentativité de 3%) pourrait être appliquée très rapidement. Cette solution pourrait régler en partie la crise de représentativité, mais elle apparaît comme très défavorable à Emmanuel Macron et surtout aux élites qui l’ont fait élire.
  • Enfin, le Président peut démissionner, ce qui provoquera un intérim (assuré par le Président du Sénat) avant de nouvelles élections. Dans la situation actuelle, et en dépit de la montée d’une opposition à sa personne, rien n’oblige Emmanuel Macron à démissionner. Bien entendu, si la situation devait dégénérer cela deviendrait une possibilité, mais nous n’en sommes pas là.

Nous sommes aujourd’hui à la fois dans une crise sociale, évidente, dans une crise politique, manifeste, mais aussi confrontés à une crise de la représentativité des « élites » qui nous gouvernent depuis des lustres. Une solution tant politique qu’économique s’impose. Mais, une telle solution ne pourra voir le jour que si nous brisons avec le cadre dans lequel la France s’est enfermée (et a été enfermée par ses élites) depuis une vingtaine d’années. Nous sommes encore dans la phase montante de la mobilisation et du mouvement social. Que le gouvernement prenne garde : Il ne cesse d’agir à contretemps, entretenant et aggravant à chaque fois la colère. Il doit prendre des décisions importantes. Et, s’il considère qu’il ne peut mettre en place ces décisions, qu’elles sont contraires à sa politique, mieux vaut qu’il quitte le pouvoir au plus vite.

[1] https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-72-des-francais-soutiennent-le-mouvement-malgre-les-violences-selon-un-sondage_3082487.html

[2] Les calculs ont été faits par le FMI : http://www.imf.org/en/Publications/Policy-Papers/Issues/2017/07/27/2017-external-sector-report et http://www.imf.org/en/Publications/Policy-Papers/Issues/2016/12/31/2016-External-Sector-Report-PP5057

Commentaire recommandé

Pierre // 03.12.2018 à 19h03

Bonjour,
oui je me sens personnellement toujours aussi abstentionniste.
Tant que les votes blancs n’auront pas d’impact, tant que les députés et ministres n’auront pas de compte à rendre (de vrais comptes sur leur comportement et leur enrichissement avec sanctions pénales et politiques), tant qu’il n’y aura pas de limites nettes à la durée des vies politiciennes, tant qu’il n’y aura pas de proportionnelle pour que tous les partis repoussoirs soient représentés en fonction de leur poids réel, tant qu’il n’y aura pas de 6° république établi par une constituante établie par la population et surtout SANS politiciens professionnels, tant que le tirage au sort au moins au niveau local ne sera pas pris en compte, tant que les référendums ne seront pas pris en compte, tant que les medias seront subventionnés par l’état, etc… etc…
En gros tant qu’on ne se rapprochera pas d’un semblant de démocratie réelle à l’athénienne, je continuerai à m’abstenir de voter et je continuerai à penser que justement je ne suis pas responsable du merdier dans lequel nous nous trouvons parce que la plupart des gens, mal informés et coincés dans le paradigme actuel, suivent des rêgles tronquées et faussées qu’ils appellent démocratie représentative alors qu’il s’agit d’aristocratie comme l’expliquait Montesquieu et de dictature des partis comme l’expliquait Hannah Arendt.

119 réactions et commentaires

  • Sud // 03.12.2018 à 17h49

    La modification du système électoral des parlementaires peut-elle être décidée sans passer par une modification constitutionnelle préalable ?
    Merci pour la prochaine réponse d’un constitutionnaliste de passage sur le site, car les choses doivent être faites dans un certain ordre, non ?

      +0

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    • Philvar // 03.12.2018 à 18h05

      Je suis loin d’être certain qu’on en soit encore là !

        +1

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      • Fritz // 03.12.2018 à 18h31

        C’est en juin 2017 qu’il fallait se mobiliser contre le macronisme, en votant massivement contre les candidats-godillots-en-marche aux élections législatives. Macron aurait dû accepter d’emblée une cohabitation.

        Là, le système est verrouillé : d’un côté, une majorité du peuple en colère, et de l’autre, le bloc bourgeois – concentration des pouvoirs politique, économique et médiatique.

        Je crains qu’on ne puisse éviter une confrontation de plus en plus violente.

        Et les apôtres de l’abstentionnisme, vous êtes toujours droits dans vos bottes ?

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        • Sud // 03.12.2018 à 18h45

          Non @ Fritz, pas de confrontation ” de plus en plus violente “. Macron va lâcher du lest nonobstant les gros yeux de la commission européenne. Chaque jour de gagné pour la « phynance » est un jour de profits. Et c’est toujours çà de gagné.
          Pas de changements constitutionnels (conséquences trop graves pour la « phynance »), mais mesures sparadrap pour calmer le petit peuple. Création de comités Théodule et ainsi de suite… jusqu’à effondrement économique total entraînant alors les vrais changements : sortie de l’otan, de l’euro, et de l’union européenne. Voilà la vraie cause de la carie que j’évoquais plus haut. Il arrive un moment où le dentiste vous dit : les plombages ne tiendront plus. Il faut extraire le chicot et envisager d’autres soins.

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          • Schwartz // 05.12.2018 à 08h42

            “jusqu’à effondrement économique total entraînant alors les vrais changements : sortie de l’OTAN, de l’euro, et de l’union européenne”

            Si vous le permettez Sud, je pense que votre conclusion n’est pas la bonne : s’il y a les risques que vous évoquez , nous aurons un coup d’état (regardez l’avis d’E. Todt lors de l’émission de dimanche sur FR2.)
            Nos concitoyens, dans leur ensemble, ne sont pas politisés (dixit Etienne Chouard) et ce sont ces gens non politisés qui votent naïvement pour le système en place, parce qu’on leur fait peur. Là, on fera en sorte que les gens plébiscitent un “pouvoir fort” qui “remettra de l’ordre”.

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        • VLOIS // 03.12.2018 à 19h02

          Je vais vous donner mon comportement : au premier tour, je vote, il y a le choix qui corresponds à environ 50% de ce que je voudrais, mais au 2ème je me retrouve avec le pire à l’opposé : le scrutin majoritaire devient une souricière, je ne peux plus voter, je perds tout quoique je vote. Donc ne me reste plus qu’à retirer mon soutien au mode de scrutin donc vote blanc – totalement ignoré et méprisé, ce qui pousse à l’abstention, mais là ce serait leur faire trop plaisir…).

          D’où la proportionnelle dont parle l’article même s’il ne résouds pas tout car la démocratie doit être en tension : il faut que tout le monde surveille les abus de pouvoirs des uns et des autres, donc complémenté par la démocratie directe pour éviter tout abus des parlementaires en Congrès comme pour le traîté de Lisbonne.

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        • Pierre // 03.12.2018 à 19h03

          Bonjour,
          oui je me sens personnellement toujours aussi abstentionniste.
          Tant que les votes blancs n’auront pas d’impact, tant que les députés et ministres n’auront pas de compte à rendre (de vrais comptes sur leur comportement et leur enrichissement avec sanctions pénales et politiques), tant qu’il n’y aura pas de limites nettes à la durée des vies politiciennes, tant qu’il n’y aura pas de proportionnelle pour que tous les partis repoussoirs soient représentés en fonction de leur poids réel, tant qu’il n’y aura pas de 6° république établi par une constituante établie par la population et surtout SANS politiciens professionnels, tant que le tirage au sort au moins au niveau local ne sera pas pris en compte, tant que les référendums ne seront pas pris en compte, tant que les medias seront subventionnés par l’état, etc… etc…
          En gros tant qu’on ne se rapprochera pas d’un semblant de démocratie réelle à l’athénienne, je continuerai à m’abstenir de voter et je continuerai à penser que justement je ne suis pas responsable du merdier dans lequel nous nous trouvons parce que la plupart des gens, mal informés et coincés dans le paradigme actuel, suivent des rêgles tronquées et faussées qu’ils appellent démocratie représentative alors qu’il s’agit d’aristocratie comme l’expliquait Montesquieu et de dictature des partis comme l’expliquait Hannah Arendt.

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          • red2 // 03.12.2018 à 19h48

            Ben la 6eme république c’était dans le programme de Mélenchon et de la France insoumise en 2017. Peut être de manière imparfaite mais ça aurait été déjà plus qu’un bon début! Il nous a manqué 600 000 voix… Qu’avez vous gagner avec votre abstention ? Comment pensez-vous pouvoir imposer votre 6eme république ?

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            • Pierre // 03.12.2018 à 23h46

              Bonjour Red2, comme indiqué dans mon post, il n’est pas question dans mon esprit d’une constituante pour une 6° republique avec des politiciens professionnels, ils doivent être bannis de la vie politique. Le pouvoir doit revenir aux gens, pas à des ‘communicants’ plus ou moins sincères et honnètes. Le nouveau systeme doit bannir toute profession politique, mais il est clair que c’est la société entière qui est à rebatir et non pas juste son systeme politique. Comme dit ailleurs, je ne crois pas au réformisme, ceux qui nous plument et nous manipulent ont intégré tous ce qui leur est utile dans le systeme representatif

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            • Milsabord // 04.12.2018 à 09h08

              @red2
              La proposition de Mélenchon d’une 6ème république n’aurait été crédible qu’à la condition d’être sa seule proposition. Au lieu de quoi il l’accompagnait de tout un panier de la ménagère de propositions publicitaires alléchantes pour ratisser large qui conférait à l’ensemble un caractère paradoxal rédhibitoire. Seule les institutions issues de la nouvelle constitution auraient été compétentes pour décider des réformes. Il ne pouvait pas “en même temps” proposer des réformes et de nouvelles institutions pour les créer. Cette contradiction radicale plaçait sa promesse d’une 6ème république au même niveau que la promesse de Hollande lors du débat l’opposant à Sarko la veille des élections présidentielles précédentes : “Moi président, je rétablirai l’élection de l’Assemblée Nationale au scrutin proportionnel”.

                +3

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            • Fraternitay // 04.12.2018 à 21h38

              Reponse à Pierre et Misabord,

              Vous semblez bien mal informé :/

              La Constituante proposée par Mélenchon (dès 2012), puis revivifiée et validée par la FI en 2017 interdit aux élus du moment d’y avoir un mandat : elle doit être représentée par des hommes et des femmes du “peuple” à savoir n’importe qui d’autre. Il y a même une partie des membres de la constituante tirés au sort.

              Quand au programme, certes Mélenchon avait indiqué vouloir donner quelques grandes lignes mais celle-ci n’en restait que là : des propositions sans aucune forme d’obligation: charge aux élus de la constituante de valider ces grandes lignes ou de les foutre à la poubelle.

              Le seul pari de Mélenchon et de la FI c’était que la nature même d’un tel processus a plus de chance de faire émerger une projet proche de l’éco-socialisme que d’un projet racialiste et/ou élitie.

              Quel aurait été le role du parlement dans le même temps: celui de porter les changements qui ne peuvent attendre l’instauration de la nouvelle constitution (à savoir processus de 6 mois à 2 ans) : revalorisation du smic, reduction des taxes pour les TPE/TPI, les PME et PMI, revision de l’IR avec 14 tranche pour que tous ceux qui gagnent moins de 4000 Euros par mois voient leur IR baisser..certes ceux qui gagnent plus voient leur IR augmenter, etc..Et bien entendu en même temps, sortie unilatérale des traités afin de procéder à tous ces changements.

              Dans tous les cas, éco-socialiste ou pas, dès l’arrivée de la nouvelle constitution, il donnait sa démission en tant que président de la république (l’idée étant que l’on aura plus besoin d’un PR version 5eme dans la nouvelle constitution).

              Bref, pourquoi de tel préjugés sans fondement?

                +4

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          • Fritz // 03.12.2018 à 20h01

            @Pierre : moi non plus, je ne crois pas en cet oxymore mensonger appelé “démocratie représentative”. Mais je vote quand même, et de toute façon je me sens responsable de ce qui se passe dans mon pays.

            Il faut savoir ce qu’on veut : s’abstenir, c’est faire le jeu de Macron, et de toutes les marionnettes de l’Europe de Maastricht.

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            • un citoyen // 03.12.2018 à 21h37

              S’abstenir, c’est faire le jeu de Macron. Pas entièrement d’accord car une abstention est déjà un message en direction de lui et de l’oligarchie.
              Et puis surtout, qui sera en mesure de prendre la suite, en unissant les Français (dans le cas contraire, on repartira pour un tour) tout étant apte à suivre la nouvelle orientation sans mauvaise surprise ?

              Mon opposition par un simple gilet jaune contre le pare-brise de mon véhicule est certes légère mais la prudence n’est pas non plus une idiotie bien qu’elle ne permette pas d’avancer efficacement. Sinon, c’est sûr, je reconnais que je ne sais pas ce que je veux exactement en écrivant tout ça.

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              Alerter
            • Chris // 04.12.2018 à 01h18

              @Citoyen
              “S’abstenir, c’est faire le jeu de Macron. Pas entièrement d’accord car une abstention est déjà un message en direction de lui et de l’oligarchie”.
              Dites vous bien qu’ils n’en ont rien à cirer de votre message abstentionniste. La seule chose qui marche, c’est une pâtée !
              Perso au second tour j’ai voté pour l’abrutie, car il ne me restait que cette cartouche.

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            • Wakizashi // 04.12.2018 à 06h44

              @ Fritz

              Sans reprendre les 2 réponses de Pierre avec lesquelles je suis 100% en phase, je voudrais souligner que la question d’être droit dans ses bottes concerne de facto ceux qui votent, et qui par là même font perdurer un système dans lequel plus grand-monde ne se reconnaît. Poser cette question à ceux qui ne votent pas est une inversion des responsabilités assez saugrenue…

              Quant à l’argument de “faire le jeu de Macron”, c’est le copié-collé de l’argument des caciques du systèmes avec l’abstention qui “fait le jeu de Le Pen”. Reprendre à son compte l’argument de l’ennemi n’est en général pas très bon signe s’agissant de sa propre cohérence interne.

              Enfin, les mélenchonistes qui souhaitent une démocratie directe (pléonasme) par le biais d’un candidat qui rejette une constituante tirée au sort ne se rendent pas compte qu’ils se font récupérer par un politicien professionnel qui désire tout sauf la mort de la caste à laquelle il appartient depuis plus de 30 ans. J’ajoute que la récupération est à mes yeux ce qu’il y a de plus détestable en politique.

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            • Catalina // 04.12.2018 à 15h52

              il me semble que nous ne pouvons plus voter, ou veauter pour des candidats qui nous ont montré depuis toupurs que leurs promesses n’engageaient que ceux qui y croient, le remède ? désigner une personne exactement comme on vous dit “vous êtes juré aux assises” , vous excercez votre devoir de citoyen. Cela nous éviterait de nous faire empapaouter, quand je pense qu’en plus nous payons les campagnes de ces candidats…
              Si encore c’était un vrai chix l’élection maison sait que non, on nous met lepen ou autre repoussoir et le tour est joué. Je partage l’avis de Pierre et puisque nous recevons le mépris, je peux moi aussi dire, c’est à cause des votants qu’on a eu macron….
              En encore, il n’a même pas eu 30%…., si encore il avait eu 51%… mais nan !! alors oui, je reste abstentionniste pour le second tour et je ne favoriserai pas la peste à la place du choléra ou l’inverse. Comment peut-on encore croire que cette façon d’élire nous donnera un représentant du peuple, là est la question.

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            • un citoyen // 04.12.2018 à 20h28

              Chris : Je comprends très bien votre pensée mais c’est agir dans le présent, alors que je suis préoccupé par l’après.
              Cet avenir, si c’est nous qui devons le construire, voilà une piste (l’idée de la création d’un parti des gilets jaunes) :
              https://monnaieprix.hypotheses.org/617 (M. Izoulet)
              Personnellement, je salue cette idée. A voir pour chacun des points revendicatifs, et aussi sur le choix entre la monnaie nationale et la monnaie commune, après l’abandon de la monnaie unique qui nous paralyse.

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            • Fraternitay // 04.12.2018 à 21h52

              @Wakizashi

              Le point de vue de Melenchon face au tirage au sort dans le cadre d’une constituante à évolué : en 2012 il y est opposé, en 2017 via les discussion au sein de la FI il acte du principe et l’intègre dans le processus d’élection de l’assemblée constituante. Certes ce n’est pas l’intégralité (je n’ai pas le % en tête).

              Du reste cette discussion n’a pas été tranchée dans la FI : une partie est pour, l’autre contre..d’où cette décision qui coupe la poire en 2, ce qui me convient parfaitement.

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          • Bruno Kord // 03.12.2018 à 20h11

            Les abstentionnistes sont toujours responsables. Encore plus que ceux qui ont voté pour les gouvernements en place. Vous vous défaussez à bon compte de votre devoir de citoyen. L’abstention, c’est la soumission aux pouvoirs en place

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            • raslebol // 04.12.2018 à 05h51

              “Les abstentionnistes sont toujours responsables. ”
              Ne pas voter, c’est dire NON à cette mascarade, tant que vous voterez pour ce personnel politique nous n’avancerons pas, ils en ont rien à faire de votre vote, l’abstention, c’est avoir compris que tout est faux.
              Voter c’est légitimer officiellement leurs actions, Voter c’est ce soumettre.

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            • Wakizashi // 04.12.2018 à 08h58

              @ Bruno Kord

              Une affirmation brute, non-argumentée, non-justifiée, n’a aucune valeur.

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            • eyome // 04.12.2018 à 13h23

              Ne pas voter, c’est ne pas choisir, ne pas se mouiller, ne pas prendre de responsabilité.
              C’est confortable, c’est la solution de facilité.
              L’abstention est de plus en plus grande en France, elle a même gagné en 2017… et Macron a été élu.
              Si l’abstention continue d’augmenter, que va-t’il se passer à votre avis ? C’est le candidat promu par le système qui sortira, encore et encore, et il continuera à n’avoir rien à cirer des abstentionnistes.

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            • Fraternitay // 04.12.2018 à 22h01

              @ Bruno

              Faux problème à mon avis, surtout lorsqu’il faut choisir entre la peste et le cholera. C’est plutôt la méthode des élections à 2 tour qu’il faudrait changer.

              Il existe une méthode qui permet de départager de façon bien plus démocratique. Certains pays commencent même à l’appliquer : c’est expliqué dans le lien ci-dessous (la petite chaine youtube “Science Etonnante”)

              https://www.youtube.com/watch?v=ZoGH7d51bvc

              A+

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          • Fritz // 03.12.2018 à 20h31

            Vous ne répondez pas, @Pierre. J’en conclus que pour vous, la pureté théorique compte davantage que la nécessité d’agir ici et maintenant, avec les moyens à notre disposition.
            Votre 6e république idéale est condamnée à rester une utopie, elle m’apparaît comme une excuse pour laisser agir Macron, ses flics et ses godillots.

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            • Barbe // 03.12.2018 à 20h47

              Considérez-moi tous ces gens intelligents ici,
              qui commentent et prennent position
              mais sans se rendre compte qu’ils le font sur une base trompeuse
              puisqu’ils confondent élire des gens
              et voter les lois.
              Elire des gens, c’est nécessairement se faire voler son pouvoir.
              Voter des lois, c’est une réponse directe, claire, et la seule qui soit souveraine.

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            • Pierre // 03.12.2018 à 21h33

              Bonjour je ne réponds pas car j’étais parti bosser, et de toutes façon je n’ai guère le temps de me lancer dans de longues discussions par écrit ces temps ci. Disons que je ne suis pas un abstentionniste honteux et que je m’intéresse énormément à la politique et à la géopolitique. Mais je ne crois absolument pas à l’utilisation des outils actuellement à notre disposition et encore moins à la mise à notre disposition de véritables outils démocratiques par ceux qui squattent le pouvoir et édictent les règles que vous êtes obligé de suivre pour participer au jeu électoral. Rappelez vous le referendum sur l’Europe, pour une fois que le peuple décidait…. Je ne suis absolument pas réformiste, si vous voyez ce que je veux dire…. Comme dit plus haut, et comme le dit Etienne Chouard, on élit des gens au lieu de voter directement les lois.
              Quant à me sentir fautif parce qu’abstentionniste comme le suggère Bruno Kord, sans façon. Vous ne pouvez pas accuser le public d’être responsable du but que vous vous prenez ou que vous marquez, seuls les supporters les plus décérébrés s’identifient aux joueurs, mais seuls les joueurs marquent ou prennent des buts qui sont validés parce qu’ils respectent tacitement les regles du jeu. Au contraire donc, ne prenant pas part à la liturgie électorale actuelle, je ne me sens absolument pas responsable et je considère que je ne valide en rien les politiques qui de toutes façons ne respectent en rien les choix des votants. 🙂
              Ceci dit je n’appelle non plus en rien à l’abstention et je conçois bien que mon point de vue puisse irriter tous ceux qui ont l’esprit militant et/ou partisan. Chacun fait ce qu’il veut, mais pas de leçon de morale s’il vous plait

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            • Wakizashi // 04.12.2018 à 09h10

              @ Pierre

              Je souscris à vos propos (et j’apprécie la belle langue qui les porte…)

              A mon avis, l’attachement romantique (ou idéologique ?) d’une partie de la population à l’élection est en soi une grande partie du problème. Il suffit de voir les débats ici ou ailleurs entre des personnes qui ont la même aspiration à la démocratie, mais qui se divisent sur le principe de l’élection.

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            • Fritz // 04.12.2018 à 09h20

              @Wakizashi : je suis consterné par vos propos. Pas de récupération, gardons notre pureté en refusant de participer à la mascarade électorale ! Propos qui a sa cohérence, mais qui atteint une petite minorité des électeurs. Du coup, c’est la majorité convaincue ou embobinée par le candidat des médias qui le porte au pouvoir.

              Libre à vous de garder cette attitude, mais ne détournez pas les yeux du résultat : une écrasante majorité macroniste à l’Assemblée nationale, une situation bloquée, un risque de guerre civile.

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            • Wakizashi // 04.12.2018 à 11h14

              @ Fritz

              Ce n’est pas une question de pureté en ce qui me concerne, mais une simple question de cohérence. En vertu de quoi devrais-je participer à un système auquel je n’adhère pas, dans la mesure où je le tiens pour principal responsable des maux que nous dénonçons (presque) tous ? Comme disait Bossuet, Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes…

              Quant à la responsabilité, factuellement, elle incombe à ceux qui portent au pouvoir les hommes politiques en les élisant, CQFD. Le reste n’est que de la rhétorique. Quel que soit le candidat élu, les mêmes causes engendrent les mêmes conséquences depuis 200 ans environ, ce qui tombe sous le sens quand on y pense.

              Sans reprendre tout ce qui a été brillamment énoncé plus haut sur le sujet, le principe-même de l’élection revient à espérer l’arrivée d’un messie qui viendrait nous sauver, ce que je trouve profondément infantilisant (avec un petit côté culte païen en prime). Un peuple mature devrait être responsable de lui-même et donc prendre lui-même son destin en mains, au lieu de le déléguer à quiconque.

              La démocratie se définit par le pouvoir du peuple. En votant, le peuple transfère son pouvoir politique à des “représentants”, comme des moutons se choisissant un bon berger (ou le moins mauvais). A partir du moment où le peuple transfère son pouvoir, il ne l’a plus, vous me suivez hein ? Si le peuple n’a plus de pouvoir politique, il ne peut plus prétendre à la démocratie. Vouloir une chose et faire son contraire est un manque de cohérence qui aboutit à la situation dans laquelle nous sommes.

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            • Fritz // 04.12.2018 à 17h26

              Et comme pourrait le dire Bossuet, Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets (Macron au pouvoir) dont ils chérissent les causes (l’abstention massive des électeurs anti-Macron).

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        • jdautz // 03.12.2018 à 19h21

          J’ai voté au premier tour, mais pour moi voter au deuxième tour était inconcevable parce que quelque soit mon vote, ça donnait une légitimité aux auteurs de ce chantage pourri, mal ficelé caricatural et réchauffé, avec la confiscation de la démocratie dont on voit le résultat aujourd’hui.

          La dernière élection ce n’était pas au moment de voter qu’il fallait “faire son devoir de citoyen” mais bien avant ! La question n’est plus de savoir si il faut voter, mais si les conditions pour une élection démocratique et légitime sont encore réunies. Le choix est devenu une illusion. https://fr.wikipedia.org/wiki/Post-d%C3%A9mocratie

          Ce ne sont plus des élection mais de la pure manipulation commerciale, dans un système pervers au sens psychiatrique du terme, corrompu par ceux qui n’aiment pas trop qu’on parle d’eux, protégés par les médias qu’ils ont achetés, bien cachés derrière leurs créatures comme Macron et derrière les “personnes morales” anonymes de leur firmes, ceux qui nous ont fourgué a coup de millions et de corruption un lobbyiste comme président, un président dont la seule qualité est de faire des discours pour des segments de marchés tout en restant bien obéissant et soumis au plus forts, et je ne parles pas de Brigitte.

          La photo où le petit Macron tient la main du viril Trump, comme un petit garçon la main de son père, est terrible ; Terriblement symptomatique.

          Après on peut aussi se poser la question de la présence d’un directeur de Palantir entre autres dans l’entourage immédiat de Macron… parce que la pseudo-intervention des Russe dans les élections américaines hein ! Tout ce qu’il dénoncent on peut être certain que c’est uniquement pour cacher d’un rideau de fumée ce qu’ils pratiquent eux même a un niveau jamais vu.

          Je suis un complotiste fou. Ou alors comme disait un psy : Ce n’est pas vous qui êtes fou c’est la situation qui est folle.

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        • Nikopol // 03.12.2018 à 21h43

          @Fritz
          Aussi droit dans mes bottes que dans mes pantoufles.
          Le système électoral étant ce qu’il est, c’est à dire une nasse dirigeant obligatoirement les votes vers un des partis de pouvoir mis en place par les zélites, je ne puis empêcher la farce électorale d’aboutir à un Sarko, un Hollande ou pire encore un Macron.
          Ma dignité refusant de cautionner un tel cirque, je m’abstiens!
          Baiser peut-être mais sans mon consentement.
          Ce que je trouve le plus étonnant c’est qu’après des décennies d’arnaque électorale il y ai des personnes qui n’ont toujours pas compris ce slogan “élections piège à cons”.

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          • Gravart // 04.12.2018 à 01h42

            bof, le système électoral est plutôt pas mal, le gros problème c’est l’influence des “grands organes” médiatique et la faiblesse des débats d’avant scrutin.

            je rêve d’une élection où on se coltinerait un ou deux mois de débats entre chaque candidats, tous les soirs ou presque, 1 contre 1, 3 manches ou plus de 4 h sans post analyses infantilisantes, histoire de bien rentrer dans le dur, et surtout de sortir de ce machin show totalement incompréhensible et forcement démagogique qu’on nous ressort tous les 5 ans.

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        • Roselyne Arthaud // 04.12.2018 à 05h58

          Mais comment et que voter lorsque le choix est entre Macron et Le Pen? que le vote blanc n’est pas reconnu? Repondez SVP…

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          • Fritz // 04.12.2018 à 09h15

            Voter LP aux présidentielles. C’est ce que j’ai fait au deuxième tour.

            Mais mon message concernait les législatives. Comme dans ma circonscription, le candidat “en marche” n’avait aucune chance de passer, et que le député sortant avait trahi notre vote en ratifiant le traité de Lisbonne, j’ai voté blanc au 2e tour, ou plutôt rouge sur blanc, en écrivant sur un bulletin blanc les raisons de mon double refus.

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          • Patrick // 05.12.2018 à 16h05

            La dernière fois j’ai voté nul. ( ni Macron, ni Le Pen !! ).
            Mais en fait on s’aperçoit que la stratégie de ceux qui nous enfument est toujours la même , le FN au 2ème tour et c’est le jackpot, alors je crois que la prochaine fois je voterai FN , surtout pas par adhésion mais plutôt pour briser ce cercle vicieux.
            En votant ensuite pour des députés non-FN , on doit pouvoir bloquer tout le système.

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        • Alfred // 04.12.2018 à 14h54

          On va faire court pour tous les illusionnés ci-dessous. Soit vous ne payez PAS vos impots et alors effectivement vous ne cautionnez pas le système. Soit vous vous soumettez à l’impot et alors vous le cautionnez. C’est tout.
          (Le fait de ne pas utiliser un des nombreux outils à votre disposition comme le mégaphone, l’escalade d’une grue de chantier ou le vote est un choix personnel qui ne contribue en rien à affaiblir le système. Certaines utilisations du vote (les plus nombreuses) renforcent le système, d’autres plus rares l’affaiblissent (en imposant une cohabitation à micron par exemple.)

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          • Catalina // 04.12.2018 à 16h04

            ????? mais si vous ne payez pas l’impôt, on vous fait une saisie sur salaire, ça s’appelle mise en opposition administrative !!!! vous n’avez aucun moyen d’y échapper, sauf à n’avoir comme virement que le RSA, qui est imprenable mais…. après une erreur administrative, il est parfois pris quand même !!!!
            Les gens parlent de choses qu’ils n’ont pas vécu…

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            • Alfred // 04.12.2018 à 17h52

              Je ne dis pas le contraire. Je veux simplement mettre en évidence que cette histoire de cautionner le système ou pas est une fumisterie. Comme si on avait le choix?! Les guerres en notre nom sont faites que nous le voulions ou non. La destruction de tout autour de nous (emplois, services publics, etc ;;) est faite que nous le voulions ou non. Alors cette histoire de “ne pas cautionner” me chauffe les oreilles. C’est juste pour le confort d’esprit douillet. Nous subissons tout. Ca sert à rien de trouver des stratégies de confort. Il faut répondre par tous les moyens. Et bien évidement nous n’avons pas le choix que de payer les impots. La conséquence? C’est qu’on ne peut pas se contenter de dire. “Je cautionne pas”. “Yaka retirer notre argent des banques ” (rendue nécessaires par la LOI pour toucher un salaire ou une aloc..); “yaka revenir au troc ou faire une monnaie alternative” (attendez un peu que votre monaie alter aie un peu de réel succes et vous aurez les bleus en train de tout saisir..). Tout ces trucs c’est pour le confort intellectuel, l’illusuion d’être contre. A la fin tout le monde paye et joue selon les règles du systeme. Avec le couteau sous la gorge certes mais tout le monde le fait (99,99% de la population). Donc si les pseudos rebelles paient leurs impôts autant être cohérents et saboter le truc avec tous les outils possibles (dont le vote) au lieu d’ergoter. (Et je rappelle salaud que je suis que tout ce que nous vivons était evitable en tordant le système et en votant pour la greluche contre le freluquet; on en serait pas là.. Maintenant nous en sommes là passons).

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            • Wakizashi // 05.12.2018 à 06h53

              Cette façon de refuser à tout prix que les abstentionnistes ne participent pas au culte électoral est assez fascinante… “Fumisterie”, “confort d’esprit douillet”, “pseudo rebelles” et j’en passe, visiblement on frôle le blasphème.

              Les guerres en notre nom, oui, so what ? Il suffit que j’aille braquer une petite vieille en votre nom pour que vous en soyez responsable ? Idem pour le reste : que le fait de ne pas cautionner quelque chose qui est fait malgré nous et contre lequel nous ne pouvons rien vous insupporte n’y change rien, nous ne cautionnons pas quand-même, nous n’avons pas besoin de votre autorisation pour ça.

              Quant à l’éternelle responsabilité des abstentionnistes dans l’élection de Macron, notez que le camp d’en face accuse depuis des années les abstentionnistes d’être responsables de la montée du FN, on se croirait dans un sketch de Bigard. Il y a eu un séisme en Alaska il y a quelques jours, les abstentionnistes sûrement…

              Enfin, vous avez parfaitement le droit de croire que l’élection de MLP aurait été préférable à celle de Jupiter, mais vos croyances n’engageant que vous, personne n’est obligé d’y adhérer. Or ça va peut-être vous surprendre, mais figurez-vous que personnellement je n’y crois pas une seconde. La peste, le choléra, vous voyez ce que je veux dire.

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    • Garibaldi2 // 05.12.2018 à 02h21

      ”L’introduction de la proportionnelle, qu’elle soit partielle ou intégrale, nécessite une révision de la constitution. Si le projet vient du président, le changement du mode de scrutin nécessite le vote aux 3/5 des membres de l’Assemblée nationale et du Sénat réunis en Congrès.”.

      source : https://www.lesechos.fr/05/05/2017/lesechos.fr/0212041868121_proportionnelle—a-quoi-ressemblerait-l-assemblee-nationale–.htm

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  • christian gedeon // 03.12.2018 à 17h56

    C’est terrible.Nous vivons un moment,un vrai. Mais qu’il est pénible le poids du rétroviseur de “l’histoire “. Même notre cher Todd y cède,comme à une fatalité issue d’une tragédie grecque,avec le choeur qui psalmodie 1968,1936,1870,1848,1789 et patin et couffin. Comme un peur et une crainte d’admettre que le monde issu notamment de 1968 est à la base de ce qui se passe actuellement. 1968 est la victoire,non pas du Grenelle qui a été un cache misère,mais la victoire en rase campagne de l’individualisme libéral,du mépris des campagnes(sauf avec fleurs dans les cheveux et pétard au bec) et surtout l’acte de décès de “la classe ouvrière “,et la prise de pouvoir par les intellos des villes déjà bobotisés,même s’ils ne connaissaient pas encore le terme. Les métiers manuels,techniques,l’apprentissage,le métier d’agriculteur ont été mis à l’enfer de l’évolution sociale.D’ailleurs la destruction systématique de l’industrie française a commencé juste après,n’est ce pas? Alors,s’il vous plaît M. Todd,la nostalgie de la jeunesse et des nuits d’AG,ok…mais la vérité,c’est mieux,beaucoup mieux. Il est hélas,des nostalgies “nauséabondes ” pour utiliser ce terme ridicule qui parsème les manifestes gauchobobos.

      +31

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    • Marie (Pan Pan) // 03.12.2018 à 18h56

      et oui,
      en 68 le peuple a déçu la gauche.
      Cette révolution bourgeoise pensait être à l’avant-garde du prolétariat, elle en sera sa fossoyeuse.
      De plus l’ouvrier à l’époque qui votait communiste voulait lui aussi vivre mieux et pouvait bien chanter la complainte du progrés à son foyer: “un frigidaire, un joli scooter, un atomixaire, une cuisinière, un four en verre…”
      Depuis la gauche médiatique et culturelle voue une haine et un mépris sourd à ce peuple:
      Boisset lui rendit bien avec son film Dupont-Lajoie, Cabu avec son beauf, Renaud ( autre bourgeois soixante-huitard) avec sa chanson “mon beauf” ( qui avec ses congés payés vient polluer le paysage).
      “Salauds d’pauvres” qui mangent mal, qui puent la clope et le diesel et qui votent mal !
      Bah finalement ces zombis du temple consumériste libéral-libertaire semble sortir de leurs tombes si précocement creusées,
      c’est ” la révolte du plouc-émissaire” !! comme l’a si bien écrit un sulfureux intellectuel conservateur.

        +22

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      • christian gedeon // 03.12.2018 à 19h24

        Quelle gauche ma chère? Et pourquoi prolétariat. La classe ouvrière française n’était déjà plus le prolétariat,mais une classe qui avait pesé sur le pays,l’avait reconstruit et mis en place ses plus beaux fleurons. Je lui rends hommage en disant que c’était une aristocratie populaire,fière d’elle même et qui avait bien raison de l’être. Elle a été laminée ,AVEC la complicité des syndicats alliés au patronat,au premier rang desquels, le CGT qui a présidé au démantèlement des industries textiles et sidérurgiques,ma main dans la main avec le défunt CNPF…faut arrêter de raconter des mensonges aux gens.

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        • Alfred // 03.12.2018 à 20h56

          Compte tenu des rangs ridicules du cortège syndical du 1er novembre à paris il me semble que les gens (pas si bêtes) s’en souviennent…

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        • Marie (Pan Pan) // 03.12.2018 à 21h06

          @Christian,
          Bien d’accord là aussi.
          Concernant le terme de ” gauche” comme celui de ” droite ” d’ailleurs, je les utilise trés rarement voire j’évite tant ils puent eux-aussi à présent ( rien à voir avec les “incommodités” qu’évoque le peuple pour les petits marquis).

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      • Fraternitay // 04.12.2018 à 22h20

        Mai 68 une révolution bourgeoise?

        Heu c’est clair que les Cohn-Bendit on en a bouffé depuis mais quand même: Mai 68 c’est une Grève générale de plusieurs semaine qui fait tellement plaisir aux bourgeois qu’ils décident soudainement d’augmenter le SMIG du jour au lendemain de +36% et même de +56% pour les salariés agricole, qui acceptent le reboursement des visites et soins médicaux par la Secu !!??

        Alors bon, la place des bobos tout ça je veux bien mais faudrait penser à ne pas revoir l’Histoire comme bon vous semble…sérieusement: 68 une révolution bourgeoise??

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        • Marie (Pan Pan) // 05.12.2018 à 11h22

          Comme bon vous semble Fraternitay,
          mais à l’époque, l’appel à la grève générale des ouvriers et autres grosses et fières paluches de nos vertes vallées
          n’a rien à voir avec l’appel à la révolution des étudiants, fils de bourgeois et bourgeois eux-mêmes ( à de trés trés rares exceptions pour l’époque, quelques fils de prolos)
          qui prirent leur pied, à la fois dans les AG et fout(r)oirs “libérés”,
          mais surtout en allant casser du flic, des fils de prolos et de paysans sous l’uniforme, comme le font aujourd’hui encore et toujours les étudiants enfumés de nos villes.
          Les grévistes à la papa, ouvriers et paysans se sont bien marrés ou énervés quand ils ont vu débarquer ces jeunes leaders autoproclamés qui leur proposaient de ” se libérer du conditionnement capitalo-patriarcal
          en venant rejoindre les lits sans classes ( et sans tabou) de leurs jeunes camarades ” ( mon père ouvrier d’usine alors, le raconte avec délice).
          C’est bien pour ça,
          entre autre, que la convergence des luttes ne risquait pas de se faire à terme, et que la dite révolution s’est avérée être un pétard mouillé,
          au plus grand profit du libéralisme qui célébra par la suite ses épousailles avec cette jeunesse libertaire,
          future génération libérale-libertaire,
          quoique faisandée aujourd’hui, et qui n’en finit plus de jouir sans entraves sur le dos du peuple devenu une “lèpre” qui j’espère viendra ronger jusqu’à l’os ces vieilles carnes de 68ards!
          Alors oui je persiste et signe,
          68 était une révolution bourgeoise au regard, comme je l’ai écrit dans mon précédent commentaire, de cette ” avant-garde ” estudiantine d’un supposé prolétariat ( comme la bien rectifié Christian)
          qu’elle conchiait rien que par son arrogante escroquerie d’esprit.

          Au moins aujourd’hui c’est clair
          rien qu’à entendre le positionnement des étudiants de Tolbiac concernant les GJ, selon Radio France ( et sa sélection de micro-trottoir) qui les interroge:
          Machin: ” oui, oui faut rejoindre les GJ ! ” ( celui-là pète le feu )
          Truc: ” bah, j’sais pas parce que faut pas le faire dans le désordre (?! ), pas suivre comme ça les GJ ( ah parce que nos étudiants ne sont pas moutonniers apparemment…), et pis j’ai pas envie de rejoindre un mouvement qui me ressemble pas.” ( Ah la fumée se dissipe pour ses jeunes pousses de l’entre-soi)
          Machine: ” en fait nan, faut pas y aller parce que moi perso je ne me sens pas concernée, l’essence et tout, j’ai pas d’voiture d’abord et j’en ai pas besoin, alors.”
          ….comment dire, aprés le feu, la fumée, reste un tas de cendres dans la boîte, hélas, crânienne de notre “avenir”.

          Là aussi, ces fils et filles de bourgeois et de smicards de banlieue et de province (hélas déracinés puis uniformisés) veulent une révolution de petits bourgeois comme leurs ainés d’il y a 50 ans,
          de petite intensité ( ouillouille ! le populo risque de flamber ma terrasse de “résistance” ),
          juste entre eux et juste histoire de montrer qu’ils ont un truc à dire ( #metoo#metoo)
          mais qui ne concerne pas l’ensemble des français ( priorité nationale les frais de scolarité des étudiants étrangers??!!).
          là aussi rien à voir avec les Gilets Jaunes et ne pas les voir rejoindre les GJ c’est tout ce que j’espère!

          Oui comme bon vous semble Fraternitay
          et pensez à revoir votre utilisation anachronique du terme bobo, sérieux.

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          • Catalina // 05.12.2018 à 14h11

            “selon Radio France ( et sa sélection de micro-trottoir) qui les interroge:”
            ouaiche…. on sait ce que ça vaut….c’est sur le vivant que je me base et pas sur Radio France, la révolte commence par boycotter ces organes de manipulations, je connais pas de jeune qui écoute ça, et c’est pas parce qu’un Chinois pisse par terre que tous les Chinois pissent par terre. Généralité, quand tu nous tiens…
            ps : cela m’arrive également de tomber dans ce travers.
            ;o)
            ps : je viens pas sur les crises pour m’éclater….

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            • Marie (Pan Pan) // 05.12.2018 à 18h41

              Catalina,
              c’est bien pour ça que j’ai précisé “sélection de micro-trottoir…”
              et que tout comme vous ( et comme je l’ai écrit ailleurs) je boycotte ces infos sauf que là j’étais curieuse d’entendre ce que relaie les journaux msm ( en dehors des canaux alternatifs que j’utilise )
              et oui j’ai fait ,si on peut dire, un effort “d’ouverture” pour les écouter.
              Et oui je peux en tirer des généralités ( je ne suis pas une pure! )
              mais que dans les faits, sur le terrain, mon quotidien qui m’amène à fréquenter nombre de personnes,
              et bien, me confirme jusqu’à maintenant ce que parfois des micros mal intentionnés, certes, peuvent enregistrer.
              Je n’écoute pas plus ” aveuglement” Radio France
              ( une fois par mois c’est peut-être même trop vous avez raison )
              que RT et autres
              ( je reconnais tous les jours, vendue je suis )
              mais je ne peux pas me bander les yeux, par idéologie, lorsque le réel infirme ou confirme une information d’oû qu’elle vienne.

              P.S: je n’ai pas saisi pas votre p.s ” pour m’éclater” ?

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          • Fraternitay // 05.12.2018 à 14h12

            Ma réponse ciblait aussi Christian qui parle des accords de Grenelle comme d’un cache misère : je ne vois pas en quoi la plus forte augmentation du smig jamais réalisée est un cache misère. Comprenez-vous qu’aujourd’hui même les GJ n’osent pas demander autant..

            Ensuite, je comprends bien votre point de vue sur la partie étudiante : voila un groupe relativement minoritaire lors des événements et qui se voit 40 ans plus tard présenté par les médias comme “LE” mouvement de Mai 68…c’est le même processus que pour la contribution de l’URSS dans l’effort de guerre contre les Nazis.

            Mais c’est parce ce mouvement étudiant d’universités parisiens fut minoritaire que je refute votre argumentation sur ce que fut Mai 68, à savoir d’abord et avant tout un mouvement ouvrier/salarie/agricole, une convergence des luttes qui a fait vaciller le pouvoir comme jamais.. jusqu’au 1déc 2018 je veux dire. 🙂

            NB: le terme bobo est une réponse à Christian qui finit son post sur les “gauchobobo”

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            • Marie (Pan Pan) // 05.12.2018 à 19h13

              Fraternitay,
              Ah voilà une discussion apaisée et apaisante.
              C’est ce qui me tue parfois sur ce site,
              on diverge ,certes, foncièrement pour certains ( ça c’est pour plus tard ,hein, les rêglements de compte en coulisse)
              mais concernant sur ce qui se passe actuellement on se retrouve tous
              derrière, avec ou au sein des GJ.

              Sur le fond je suis d’accord avec vous concernant la lutte des “ouvriers/salariés/paysans” en 68
              qui reste pour moi aussi la plus importante et légitime.
              Sauf que comme vous le dîtes c’est bien cette “minorité”
              d’étudiants d’alors, hors sol, qui a raflé la mise médiatique et historique,
              pétarade montée en sauce volontairement je pense pour court-circuiter ou saboter le véritable et bien plus dangereux mouvement populaire qui s’enclencha.
              Rien de plus facile pour les pouvoirs de manipuler la jeunesse passionnée, que se soit par l’embrigadement totalitaire “dur” que “doux”,
              ou encore pour orientée sa fougue (auto)destructrice contre un réel danger pour le pouvoir.
              Bon,
              c’est toujours difficile et parfois même stérilisant de se lancer comme ça sur ces questions, par écrans interposés et limité à la configuration d’un site de débats.
              On se pousse à des postures et à des raccourcis ( malgré la longueur de certains commentaires) toujours frustrants je trouve.
              c’est comme ça.
              Cordialement.

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    • BOURDEAUX // 03.12.2018 à 20h05

      Et 68 n’est rien d’autre qu’une fade copie du mouvement américain qui durait depuis 1964, et qui a fait autrement plus de chemin que cohn bendit. Nos 68’ards n’ont RIEN inventé, ce qui, pour qui se prétend “révolutionnaire”, est un peu gênant…

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    • Garibaldi2 // 05.12.2018 à 03h20

      Vous écrivez n’importe quoi ! Vous êtes un falsificateur de l’histoire comme Sarko.

      Grenelle c’est une augmentation de 35% du smig, une 4ème semaine de congés payés, une reconnaissance de la section syndicale dans l’entreprise.

      Les fleurs dans les cheveux c’est des jeunes qui prônent l’écologie, la croissance zéro, les énergies propres et l’agriculture bio, dénoncent l’élevage aux hormones, et qui en 1970 se battent sur le plateau du Larzac pour que les militaires ne chassent pas les paysans de leurs fermes et bergeries.

      Mais 68 c’est la victoire de ”l’individualisme libéral”, vous vous moquez de qui ?!

      L’exode rural a commencé bien avant 1968. Le jour où vous aurez les mains meurtries d’avoir taillé 1 hectare de vigne, vous pourrez avoir une opinion sur la noblesse des métiers manuels ! La France de 68 se lève à l’aube, bosse 48h par semaine parce qu’il faut faire des heures sup. Elle descend dans les mines de charbon ou de fer, sue devant les hauts fourneaux, qui fermeront pour cause de non compétitivité. Et la classe ouvrière n’a rien perdu de sa conscience de classe.

      La France de 1968 n’envoie pas 77% de sa jeunesse jusqu’au bac, parce qu’à 16 ans on cherche du boulot et que ce sera la règle pendant encore au moins 20 ans.

      La ”destruction systématique de l’industrie française a commencé juste après”, sans blague, avec une augmentation du pib de 5,3% par an jusqu’au 1er choc pétrolier, vous croyez que c’est en faisant des tableaux Excel, des slides et des téléconférences que nous sommes arrivés à cette croissance ?

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  • ima // 03.12.2018 à 18h02

    Jacques Sapir, très bonne analyse de la situation, mais il semblerait que nous n’ayons pas les mêmes chiffres, le soutien de la nation se situant, semble-t-il maintenant autour de 84%.
    Dans ce cadre, où se situe le centre de gravité ?
    Bien sur du côté des “gilets Jaunes”, l’ensemble de l’opposition se ridiculisant avec des mesures n’ayant non seulement aucune chance d’aboutir, mais visant à punir le gouvernement (motion de censure) en épargnant Macron. A quel “jeu” jouent-ils ?
    Le Pays a besoin d’une autre posture des politiques et la demande de destitution – même si elle n’a pas plus de chance que la motion de censure – à au moins l’avantage de taper sur le vrai responsable et d’obliger les élus à prendre position.
    Seul le départ de Macron, dictateur en herbe, peut espérer voir la situation s’éclaircir durablement, avec bien sur un changement radical (sans jeu de mot) de cap politique, sinon, au pire, rendez-vous au premier trimestre 2019 !

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    • VLOIS // 03.12.2018 à 18h30

      Je n’ai pas lu les détails de la réforme constitutionnelle voulue par Macron qui était discutée cet été, interrompue par l’affaire Benalla et le Sénat… Si c’est fait pendant les vacances en sessions parlementaires exceptionnelles, c’est qu’il y a souvent volonté de faire cela en période de faible vigilance citoyenne.

      Bref, j’avais entendu dire qu’elle renforcerait encore plus les pouvoirs du Président, est-ce vrai ?

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      • step // 03.12.2018 à 18h45

        oui c’est exact, a priori sous prétexte d’accélération du processus législatif. Cela ne changerait pas de nos godillots actuels, mais cela empêcherait un corps législatif qui pourrait ne pas l’être de faire correctement son travail.

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        • Sud // 03.12.2018 à 18h50

          @ Step : Et pour la 25ème fois on convoquerait le Congrès pour changer la Constitution (article 89), alors que le Peuple ne l’a modifiée que 3 fois par le référendum de l’article 11…
          Vous n’en avez pas marre tout de même ?

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          • Berkut // 04.12.2018 à 00h12

            En Suisse une modification de la Constitution passe OBLIGATOIREMENT devant le peuple.

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          • step // 04.12.2018 à 22h59

            relisez moi, je pense que vous n’avez pas compris ce que j’ai dit, dans tous les cas je ne comprends pas votre remarque par rapport à l’information que je portais.

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    • Zevengeur // 03.12.2018 à 19h02

      Nous sommes au dernier pointage à 72% de soutien de l’opinion :
      https://fr.sputniknews.com/france/201812031039151939-gilets-jaunes-soutien-sondage/

      Soit -8 sans doute du aux violences, mais le soutien reste massif.

      En effet, comme l’analyse très bien JS, la marge de manœuvre du gouvernement est nulle, va t’on vers une démission du président mis en place par l’oligarchie ?

        +5

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      • Berkut // 04.12.2018 à 00h14

        “Nous sommes au dernier pointage à 72% de soutien de l’opinion :”

        Comme si les chiffres pouvaient être vérifiés et pas instrumentalisés.

        C’est comme pour le nombre de manifestants.

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  • Philvar // 03.12.2018 à 18h03

    Il n’est pas du tout certain que le peuple montre même seulement un peu de patience ! Les échéances sont à partir du 15 du mois pour beaucoup et il y a donc rien à perdre.

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  • Marie (Pan Pan) // 03.12.2018 à 18h06

    Macron ne cédera en rien.
    Trop sûr de lui, trop de morgue, trop de mépris, trop plein de lui-même
    qui l’aveuglent ( à défaut de l’étouffer malheureusement ).
    Il compte d’abord sur le fameux ( et énième ) pourrissement de la situation ou/et sur le discrédit du mouvement que les media ont pour tâche de créer et d’entretenir.
    Mais je pense qu’ensuite il ira au clash jusqu’au-boutiste avec là aussi l’assurance trompeuse d’en sortir vainqueur
    et donc ” grandi ” (sorte de crise de puberté suivie de l’ âge d’homme),
    ” prouvant ” qu’il est capable d’endosser le costume du Chef.
    Pour lui c’est là que se trouve sa légitimité,
    dans l’épreuve de force.
    Ce n’est pas une question de c……., c’est juste la réaction de l’enfant gâté, grossier et capricieux qu’il est.

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    • Kiwixar // 04.12.2018 à 04h11

      Un autre point à prendre en compte avec Macron, outre sa personnalité, c’est la possibilité qu’il prenne de la cocaïne (sentiment de puissance). Assez fréquent dans le milieu d’où il vient (banque).

        +18

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      • Marie (Pan Pan) // 04.12.2018 à 12h09

        Ah tout s’explique !
        De là viennent ses “relents nauséabonds” dont il nous pare.
        C’est le résultat d’un système ORL tout détraqué, flingué par la poudre (de perlimpinpin ?) qui lui fait prendre sa fétide haleine pour une réalité jaune ” flashie “.

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  • Frédéric // 03.12.2018 à 18h10

    C’est vrai, l’opposition n’a pas interêt maintenant à la dissolution de l’assemblée. La vague de protestation risquerait d’emporter tout nouveau gouvernement si celui-ci cherche à la frainer pour pouvoir se maintenir au pouvoir, car la vague enfle et se méfie des politiques. Il vaut mieux qu’elle laisse Macron devant, mais qu’elle en profite pour l’obliger à changer de politique en lui apportant son soutien s’il le fait. C’est peut-être un manière de contenter tout le monde et de résoudre momentatnément la crise sans trop de sang.

      +2

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    • Sud // 03.12.2018 à 18h20

      Mais non @Frédéric : macron ne peut pas changer de politique puisqu’il n’est que l’exécutant de celle décidée par la commission européenne. Quand on veut soigner une carie, il faut aller fraiser tout au fond de la cavité.

        +25

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  • Pastounak // 03.12.2018 à 18h14

    Il aurait peut-être été bon de traiter de la légitimité de la dette en recours au privé depuis 1973, ainsi que des éventuels conflits d’intérêts entre les créanciers de l’Etat, les propriétaires des médias, des politiques et des lobbies.

      +13

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  • Pierre Kiroul // 03.12.2018 à 18h28

    Le processus est enclenché. Le peuple, c’est-à-dire la majorité licencieuse, celle que l’on désinforme, que l’on manipule, qui vote, mais que l’on n’écoute pas depuis 40 ans ; cette partie de la population que l’on a méprisée et rackettée année après année sans qu’elle puisse réagir parce qu’elle était sciemment et scientifiquement atomisée, cette majorité réalise en ce moment qu’elle peut aujourd’hui de nouveau retrouver une unité. Elle ne reviendra plus en arrière. Elle respire et elle reprend espoir. Malheureusement pour le pouvoir, rien n’est plus fort que l’espoir. Rien ne l’arrêtera avant qu’elle soit enfin écoutée (référendum d’initiative populaire, etc.). La sixième république est à nos portes, une république qui se rapprochera d’une démocratie (plus ou moins) directe. La démocratie représentative telle qu’elle a existé et telle qu’elle existe aujourd’hui a vécu. Cela prendra plus ou moins de temps pour mettre en place cette nouvelle forme de gouvernement en fonction de la résistance du pouvoir et des élites autoproclamées, mais le résultat est inéluctable. Plus le changement sera rapide, moins il sera douloureux. Ce changement s’inscrit dans un bouleversement plus global qui inclus la plupart des pays d’Europe ; la course ne fait que commencer.

      +10

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    • Marie (Pan Pan) // 03.12.2018 à 19h39

      Mouais…d’accord avec la première partie de votre commentaire
      mais pas avec le bouquet final d’une sixième république,
      ça peut aussi aboutir à tout autre chose, rien n’est moins sûr.
      Personnellement je m’en tiens à l’inconnu, du moins aux moult possibles,
      bref une fois le petit cul de nos petits coqs et cocottes de palais déculottés je ne sais pas oû nous (en) serons.
      Tout comme votre espoir en un changement rapide forcément moins douloureux ?
      pour comparer ce qui n’est pas comparable ( d’accord avec Christian ),
      il n’a fallu que 3 petites années pour changer quasiment de fond en comble la socièté suite à 1789 ( bon d’accord ça n’a pas duré)…ce fut rapide et douloureux à mon avis.

        +1

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    • ANdo // 03.12.2018 à 21h12

      Je ne vois pas encore de “processus”. Si on résume:
      . Une partie importante de “notre” pays (pas de “ce pays” comme le disent certains journalistes comme s’ils avaient le choix entre différents pays) a l’habitude de n’être pas institutionnellement représentée.
      . On comprend donc que son premier souci aujourd’hui n’est pas forcément de l’être.
      . Il n’existe ce jour aucun relais politique susceptible de relayer ce mouvement.
      . Pas de recours institutionnel, pas (encore?) de figure humaine politique marquante capable de l’incarner.
      . A défaut de pouvoir agir sur le réel ce mouvement va peut-être se radicaliser à ses marges, agréger de plus en plus de mécontents.
      . Faire le chemin inverse, au moins en partie, de celui qui a été parcouru depuis 20 ans prendrait … un certain temps dans l’hypothèse où le gouvernement actuel serait touché par la grâce de la révélation.
      . En face nous avons un président qui semble n’avoir pas vraiment saisi que sa fonction est … politique, ce que démontre son comportement de ses dernières heures: rester un jour de plus en Argentine pour flemmarder alors que se déroulent des affrontements sur les Champs, rentrer à Paris puis refuser absolument la moindre parole d’apaisement, se tenir coît à l’Elysée sans rien faire que de promettre de vagues consultations… . M. Macron semble dire que tout ceci ne le concerne en réalité pas vraiment. Mais alors qu’est ce que cela signifie qu’être “le premier magistrat de la République”?.
      . Que peut donc faire M. Macron ?. Faire ce que lui demandent les GJ est exactement le contraire de la politique qu’il veut mener et de ses convictions. Il ne le fera donc pas.
      . Que reste-t-il comme hypothèse?: le risque d’un affrontement permanent et larvé, un long pourrissement délétère. 2019 sera une année spéciale.

        +6

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  • bm607 // 03.12.2018 à 18h51

    “Mais, la première des violences, une violence bien supérieure à ce qui s’est passé dans les rues de Paris ou de Marseille, est bien le fait de forcer des millions de français de vivre dans les conditions qui sont les leurs.”

    Pour moi la première des violences c’est déjà avant celà que certains ne peuvent même pas rester en vie.
    Témoin ces suicides d’agriculteurs, un tous les 2 jours, dont bonne partie imputable aux politiques actuelles, alors que leurs parents et grand parents vivaient de leur travail :
    https://www.lepoint.fr/sante/en-france-les-agriculteurs-se-suicident-plus-que-les-autres-06-10-2016-2074089_40.php?fbclid=IwAR1Q7gWiHAlgGJrzBY6qV1gNgEY_nuaATfpk4M6BzK5STeJDYtXFMXFRDWw

    Même si je ne minimise pas la détresse de ceux qui survivent avec un SMIC, bien au contraire
    (SMIC dont le montant n’est même pas connu par certains de nos élus larem : nos “représentants du peuple” on vous dit !
    https://www.medias-presse.info/elise-fajgeles-depute-lrem-avoue-aux-gilets-jaunes-quelle-ne-sait-pas-quel-est-le-montant-du-smic/101881/ …”je ne connais pas le montant du Smic” … “mais je sais qu’il est difficile de vivre avec un Smic”, on atteint des sommets là !!
    J’aurais adoré qu’ils la poussent à donner un chiffre approximatif, histoire de chiffrer sa distance aux “gueux”)

    Alors, en regard à ces morts et ces miséreux, les 4 millions d’euros de dégâts à Paris dont les médias nous rebattent les oreilles, c’est de l’ordre du petit trait de crayon (ça fait 6 centimes par habitant. C’est à la hauteur de la crise ?), mais bon les médias et l’information objective, ça fait deux, surtout en temps de guerre.

      +25

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  • 4Kdave59 // 03.12.2018 à 18h52

    Je résiste pas à l’envie de vous partager ces propos d’un dirigeant du club de Donetsk :

    http://www.sports.fr/football/ligue-des-champions/articles/la-frontiere-russo-ukrainienne-plus-sure-que-la-france-selon-le-shakhtar-2335034/
    Merci pour le fou rire^^

      +5

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    • Catalina // 04.12.2018 à 16h15

      Avez-vous vécu à Donetsk ? parce que moi oui et en effet, les bombardements restant en périphérie, je me sentais bien plus en sûreté là-bas que dans une grande ville de France. De plus, nous pourrions prendre exemple sur la propreté impeccable des grands villes du Donbass, on ne fait pas du tout le poids malgré toutes les taxes que nous payons et le fait que nous ne soyons pas en guerre. Idem pour les soins à l’hôpital, dans ce pays en guerre, pas une seule personne dans les couloirs des hôpitaux, pas de 18H d’attente comme dans notre belle démoocratie, ça tient à quoi d’après vous ?

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  • BOURDEAUX // 03.12.2018 à 19h44

    “on peut considérer ce mouvement comme objectivement un mouvement anti-Euro et anti-UE en ce que les revendications qu’il met en avant et qui permettraient d’aboutir à un accord ou à un compromis, ne sont pas compatibles avec l’Euro et l’UE.” L’essentiel est dit. En revanche, si Sapir pouvait m’épargner la sempiternelle phénoménologie révolutionnaire de Mai 68, ça finit par m’écœurer autant que le foie de veau…

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    • Catalina // 04.12.2018 à 16h22

      Je vais sans doute me faire agresser mais tant pis : sauf que depuis le début, je n’ai pratiquement jamais entendu parler d’une critique de l’ue ou de l’euro, dans mon coin, ce qui prévaut, c’est une totale immaturité politique, on n’est pas citoyen un jour tous les 5 ans…. et ça se voit…j’espère qu’il sortira quelque chose des gj….
      Ceci dit, je deviens très dubitative, quand une partie des gj prennent rdv avec une députée en marche pour lui soumettre des revendications, heu………………….. on ne peut pas régler les problèmes avec ceux qui les ont crées. Tant qu’une partie du peuple s’agenouillera devant eux, ils seront puissants. les choses ne changent pas, on élit toujours le plus riche…
      comme maire….
      La colère est belle mais le soufflé risque de retomber à cause d’un profond manque de connaissance de ce qu’est ce monde de requins politiciens, et j’ai tenu le pavé dans la pluie, le froid depis le début…et je trouve ça très beau, l’avenir nous parlera.
      La désignation seule peut nous faire évoluer vers le gouvernement par le peuple, pour le peuple.

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  • Ando // 03.12.2018 à 19h48

    Samedi soir vers 20h ligne 4 à Paris. Beaucoup de stations sont fermées autour de la zone Champs-Elysées. Nervosité, fébrilité dans l’air. Le trop plein se déverse dans les lignes adjacentes. Un jeune homme est assis, seul, un sparadrap sous un oeil, le bout du nez bizarrement abîmé. L’air inoffensif, calme. Difficile de l’imaginer attaquer des CRS. Il me regarde et dit “il faut qu’il s’en aille”. “Pardon?”. “Oui, Macron” dit-il avec une sorte d’air un peu gêné mais convaincu. Il le répète encore en sortant du wagon.

    On dirait bien qu’une fenêtre s’est ouverte pour des gens qui jusqu’ à présent n'”existaient pas” vu de Paris, et qui ont bien l’intention de ne pas la voir se refermer. Situation compliquée. La loi de la rue ce n’est pas non plus la justice.

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    • Alfred // 03.12.2018 à 20h09

      Vous ne croyez pas si bien dire. La “loi de la rue” (le caidat avec ses lieutenants, mercenaires, mises à l’amende, intimidations, pressions, arrengements, combines) est justement celle qui gouverne le pays.
      La “rue” par contre se soumet volontiers aux lois et coutumes du pays et est étonnamment maitraisse d’elle même au regard des agressions, traquenards et embuscades qu’elle subit. Il est impossible d’attendre d’elle que cela perdure indéfiniment.
      Mais où sont les adultes dans la pièce ?

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  • Cocoyoc1974 // 03.12.2018 à 19h57

    La situation est inédite en cette fin d’Automne et début de l’Hiver ! EN France, que va -t-il se passer quand la BCE arrêtera les achats d’actifs de dettes publiques en 2019 … pour le moment, le fonctionnement de la zone Euro “semble” normal ! Si la BCE ne parvient pas à maintenir l’unité monétaire : quelles scenarii ?

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  • Baya2007 // 03.12.2018 à 20h13

    Emmanuel Macron a atteint selon le principe de Peter son niveau d’incompétence. Celui qui n’avait jamais rencontré ou vu la culture française se retrouve confronté à la colère française.

    Chaque jour je me réjouis d’entendre les députés LREM, un vrai florilège. La dernière en date : https://www.marianne.net/politique/c8-les-terriens-du-dimanche-aurelien-tache-souverainete-europe.

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  • chris // 03.12.2018 à 21h28

    Effectivement c’est le cadre européen, totalement fait pour les élites et financiers qui détruit l’humanité.
    On doit payer l’électricité plus cher parce que le marché mondial l’exige et après on nous parle de la chance d’avoir l’énergie nucléaire? on parle même de privatiser nos barrages.
    Il faut sortir du cadre et malheureusement même si on court le risque de nombreux blessés ou victimes de la cause la France doit montrer l’exemple; La politique doit être faite réellement en faveur pour le peuple.

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  • Etdelendacarthago // 03.12.2018 à 21h34

    S’il vous plaît , messieurs , arrêtez de parler d’élites même entre guillemets . Les classes sociales sont mortes comme ils disent . « « L’élite » » » se compose en fait de deux espèces (au sens presque biologique , par spéciation de niche intellectuelle cad l’ultralibéralisme voire le capitalisme ) : l’espèce des prédateurs ( + ou – les 1% ) et l’espèce de leurs saprophytes . Celles-là ont mis l’espèce humaine en coupe réglée . Dans une vision déterministe ( ne sommes-nous pas pour eux des choses , des ressources humaines ) , le poids de la responsabilité disparaît et seule subsiste la culpabilité des actes commis mais comme ceux-ci sont commis par déterminisme la culpabilité elle-même disparaît ( quelles perspectives s’ouvrent là ) . Ajoutons-y que leur soi-disant marché ( où tout pour eux doit être intégré ) ne sera véritablement complet que quand leurs propres vies seront dans cette arène ( il me semble que les nôtres y sont depuis longtemps ) . Bref , pour parler économique comme eux : destruction créatrice . Que ces idées se répandent comme poudre et puis : Quand dire c’est faire.

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  • max // 03.12.2018 à 21h51

    La crise d’aujourd’hui la paupérisation et l’endettement public ont débuté d’une manière visible sous Giscard d’Estain et a concerné tous les ex-présidents jusqu’à E Macron.
    Mais, ce qui m’insupporte profondément c’est d’entendre des ténors politiques présents et anciens responsables de cette situation feindre de s’indigner.
    Ainsi le sieur Patrick Balkany : https://www.youtube.com/watch?v=stbiOoXWTnk et la journaliste de RT le remercier, Balkany défenseur des pauvres c’est vraiment n’importe quoi, RT a commit un lapsus.
    Et François Hollande le représentant autoproclamé des Sans-dents, il a augmenté de manière importantes les impôts directs pour les couches populaires.
    Eux et d’autres, passent en boucles à la TV pour dénoncer E Macron alors qu’ils ont fait pareils.
    Je ne sais pas ce que le gouvernement va faire.
    Mais, il ne doit pas augmenter : les impôts des plus pauvres, ni les taxes, ni augmenter la dette sous peine de se retrouver dans une situation a l’italienne.
    Le Que faire du président va être intéressant a écouter, surtout ses larmes de crocodiles.

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  • édrick d’Estroy // 03.12.2018 à 22h38

    De plus dans les groupe de gilets jaunes les mots destitution, et plus rarement de haute trahison commence a circuler, Macron devras choisir entre la religion de l’UE/euro et la France, et il devra le faire vite…
    Ce sinistre individu est la quintessence des travers de ses prédécesseurs…

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  • Jiojio // 03.12.2018 à 23h33

    Oui on vit un moment de l’histoire.. Mais comprenez bien que c’est les GJ qui la font, pas nous dans les forums intellectuels et pseudo-intellectuels, par exemple à débattre encore de l’élection passée et de nos choix personnels à ce moment..
    L’attrait pour la liberté n’est pas naturel, il nécessite du travail et de sortir de soi, sortir de chez soi et rejoindre la rue

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  • jean pierre // 03.12.2018 à 23h37

    Et la culpabilité, personne n “en parle… travail syndical, présence associative, engagement politique, militantisme de tous les instants, tous ces combats pour améliorer la vie, aider à la compréhension, construire l’avenir, combien sommes nous à développer ce sentiment d’échec, de nous sentir coupables de ne pas avoir été à la hauteur de la tâche, construire un monde plus juste en douceur. Combien sommes nous à ressasser, chair à canon des idées et des édiles, à
    à ressasser nos paroles prédictives. Dans deux siècles, l’Histoire comptera peut être Sapir, Todd, Delaune, Guilluy comme précurseurs d’un nouveau siècle des lumières;;;;

      +3

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    • Marie (Pan Pan) // 04.12.2018 à 12h18

      Je vous en prie Jean-Pierre, ne vous complaisez pas dans la culpabilité
      et la mauvaise conscience,
      vous risquez d’être votre propre bourreau.
      Si vous continuez vous allez finir par vous poser en victime.
      Soyez, encore et toujours, acteur de l’histoire tout comme nos prédécesseurs.
      Laissez ce conditionnement moral aux Grands Repentants contemporains ( finalement des chrétiens comme les autres)
      qui excellent dans l’auto-affaiblissement et l’auto-punition en parfaits prosélytes de la haine de soi comme tout “bon” européen qui ne se respecte pas.

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  • _HP_ // 03.12.2018 à 23h50

    Les 75% de français qui n’ont pas voté Macron n’ont que l’ombre d’un poids politique, ils commencent à comprendre qu’ils n’existent pas pour le gouvernement, qui fait exactement ce qu’il veut, exactement a l’opposé de ce que la majorité des français souhaitent.
    A savoir, une amélioration de leur conditions de vie et de travail, ou, au pire, l’arrêt de la détérioration de ces conditions.
    Les 25% qui ont voté pour lui au premier tour, les 10% de “riches ou très aisés”, et les 15% qui estiment pouvoir et devoir l’être plus tard, ou qui aimeraient tant qu’au moins on les croit riches faute de pouvoir le devenir, ont été les gagnants des réformes et en sont satisfaits, évidemment.
    Le problème est donc celui de la démocratie, le pouvoir public appartenant au plus grand nombre, et pas volé par les plus riches pouvant tout s’offrir au détriment de ceux qui ne peuvent les en empêcher que par la force, les autres options n’existant pas ou plus.
    Quels sont les contre-pouvoirs au parti présidentiel majoritaire ? Aucun entre deux élections, sauf manifester massivement, jusqu’à la grève générale au finish.

    Je n’ai aucun doute que le gouvernement ne lâchera rien, jamais, ou des miettes, parce qu’il ne comprend pas qu’il est légal mais pas légitime dans ses choix favorisant uniquement “l’élite” et méprisant ouvertement les 3/4 des français.
    Ce mépris affiché et répété de ceux qui ne comptent pas politiquement, lourdement appuyé sur la légalité formelle des votes mène à la violence, dernier mode d’expression possible.
    Le président ne dissoudra pas, il sait que son parti aurait un score proche du négatif.
    Il ne démissionnera pas tant qu’il peut espérer ne pas finir accroché à un lampadaire, personne ne peut l’y obliger.
    Il va donc temporiser, laisser les manifestants geler en espérant qu’ils se calment, et progressivement utiliser la violence pour “protéger la République”, qu’il ne représente certainement pas, c’est à dire se protéger lui-même et ses amis.
    Tout l’attirail répressif est déjà disponible dans le tiroir “anti-terrorisme”.

    Au-delà du gouvernement qui applique les directives ultra-libérales de “Bruxelles” et de Berlin, il y a le problème de l’absence d’institutions démocratiques au niveau européen, de responsables élus donc éjectables, des accords, pactes et autres décisions irrévocables qui soustraient toute la politique et l’économie aux nations, et leur interdisent de faire un choix.
    Il ne leur reste pour s’occuper que le “sociétal”, moins les questions sur l’immigration ou la religion, donc le mariage homo et c’est à peu près tout.

    On peut faire un parallèle entre cette “jacquerie française” des gilets jaunes et le “panier de déplorables” américains qui a élu Trump malgré l’incroyable pression médiatique en faveur de la cinglée. Tapie n’étant plus disponible, je suis curieux de voir ce qui va émerger dans les prochains mois.

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  • step // 04.12.2018 à 00h10

    Je viens d’écouter Castaner faire le bilan de l’opération CRS de samedi d’une oreille quelque peu endormie, tant le sujet est inintéressant au regard des vrais questions que pose la révolte en cours. Je n’étais évidemment pas surpris de la criminalisation de la contestation dans la bouche de ce zélote mondialiste, tant son inadaptation satisfaite à la question sociale ne semblait pas lui poser le moindre problème. Bref, je sommeillais assez profondément quand un bout de phrase m’a sorti de ma torpeur.
    “gnagnagna … mis en place des force de gendarmerie et de CRS autour de la place de l’étoile afin d’assurer la sécurité DES INSTITUTIONS.” DES INSTITUTIONS ? La gendarmerie assure dans le cadre d’une manifestation avant tout la sécurité des personnes (manifestantes ou non) puis des biens parmi lesquels les bâtiments publics pouvant héberger des institutions. Depuis quand la mission visiblement la plus importante de pelotons de CRS est d’assurer la sauvegarde d’une organisation étatique spécifique… surtout de la population dont elle est l’émanation ?
    Je ne sais pas si cette phrase a fait sursauter des CRS qui écoutaient la radio lors de cette allocution, mais dans la retransmission, elle est passée dans un silence de cathédrale.
    D’un seule coup, j’ai mieux comprise l’impression diffuse de nasse fermée (confirmée par divers témoignages de protestataires présents sur place) des forces de police place de l’étoile si le but était de réduire la manifestation plutôt que de la laisser s’écouler vers des structures qui potentiellement se sentaient menacées…
    Suis-je très en retard sur la dérive des missions de nos forces de sécurité, ou est-ce un lapsus gravissime du ministre de l’intérieur ??
    Quelqu’un d’autre a entendu la même chose que moi ?

    Castaner devant les parlementaires assemblée nationale, vers 20h le 03/12/2018 (france info)

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    • grumly // 04.12.2018 à 01h00

      J’ai eu une réaction similaire dimanche soir en regardant l’émission spéciale sur France 2 avec Todd, je crois que c’est vers la fin que Léa Salamé a commencé une de ses questions en disant quelque chose comme “l’arc de triomphe, c’est quand même un des symboles de la république”, et celui qui a répondu n’a pas tiqué. C’est plutôt un symbole napoléonien, je trouve, ou un symbole militaire, j’ai du mal à y voir un symbole de la république.

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      • step // 04.12.2018 à 01h12

        effectivement l’arc de triomphe, c’est pas vraiment le triomphe de la république. commencé sous l’empire en 1806 et fini pendant la restauration…

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  • Pierre // 04.12.2018 à 02h39

    Donc voici la première prime en rapport avec les GJ, on sent que choupette s’essaie à la politique : MACRON s’engage à faire verser une prime (çà ne mange pas de pain ‘s’engager à faire verser’ pour un pipoteur pareil, ) aux forces de l’ordre qui ont déjà des arriérés de salaire, d’heure sup et de prime qui se chiffrent en millions d’heures , soit c’est une énième foirade d’annonce, soit une énième erreur politique en essayant d’acheter le soutien de la ‘garde suisse’ contre le peuple. Dans tous les cas c’est une nouvelle démonstration de faiblesse et de panique. Quel bande de pitres …

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  • Tassin // 04.12.2018 à 09h21

    En parlant de crise politique, j’ai découvert l’article suivant hier, certains préfets se mettent à critiquer l’exécutif! A ce niveau là de défiance c’est peut-être le point de non-retour :
    https://www.lemonde.fr/politique/reactions/2018/12/03/face-a-la-crise-du-mouvement-des-gilets-jaunes-les-prefets-sonnent-l-alerte-politique_5391904_823448.html

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  • BA // 04.12.2018 à 09h32

    Sondage Ifop : huit Français sur dix n’approuvent pas l’action de Macron.

    Emmanuel Macron et Edouard Philippe prennent la foudre dans le dernier tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio. Seuls 23 % des Français soutiennent le président et 26 % le Premier ministre. Le plus bas niveau depuis le début du quinquennat.

    https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Sondage-Ifop-Huit-francais-sur-dix-n-approuvent-pas-l-action-de-Macron-1592210

      +3

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    • BOURDEAUX // 04.12.2018 à 13h06

      23% de soutien, ça me rappelle son score au 1er tour : 24% des votants. Là est tout le problème de Macron : il est certainement le président le plus mal élu de la V°. Or, si vous n’avez que 24% des gens qui adhèrent à votre projet (“parce que c’est notre projeeet !!”), l’emporter au second tour vous donne certes le droit d’exercer le pouvoir, mais pas de le prendre. Autrement dit, vous n’avez pas de légitimité pour autre chose que la gestion des affaires courantes, et vous devez soumettre tout le reste à référendum. Macron commet le même genre d’erreur qu’Allende en son temps, en ignorant les bornes contenues dans le résultat d’un scrutin.

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  • Valmeysien de Bouvines // 04.12.2018 à 09h48

    “C’est pourquoi, on peut considérer ce mouvement comme objectivement un mouvement anti-Euro et anti-UE”

    C’est le sujet, cela a toujours été le sujet. Merci M. Sapir.
    La souveraineté de la Nation.
    Il est IMPERATIF que les Gilets Jaunes le comprennent. La Nation, si elle n’est pas souveraine, n’obtient pas de politiques faites dans son intérêt.

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  • nulnestpropheteensonpays // 04.12.2018 à 09h50

    non seulement nous devons sortir de l’euro , mais nous devons aussi sortir de l’Europe . C’est malheureux de dire ça aux vues de ce qui est en train de se passer il est impératif de sortir de l’Europe

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  • Le Rouméliote // 04.12.2018 à 10h31

    D’abord “tâche d’huile”, que J. Sapir fasse un peu attention à l’orthographe ! Ensuite, plus sérieusement, son article est un bon résumé de la situation. Il aborde quand même le fond de la question : nous ne sommes plus en démocratie et ce depuis l’adoption de l’Acte Unique en 1986. Cette réalité nous a pété à la figure en 2008 quand le résultat du référendum de 2005 a été aboli par Sarkozy. Donc toutes les discussions sur la Constitution, la VIè république ou la prise en compte du vote blanc, ou encore le référendum d’initiative populaire, etc. dans le cadre actuel de soumission à la dictature européenne, ne sont que du bavardage inconsistant. Le seul truc rigolo à faire, c’est de demander la mise en route de l’article 68 de la Constitution par nos parlementaires. Mais la première chose essentielle, c’est de sortir du carcan européo-atlantiste et de son bras armé, la monnaie de singe unique, l’€ !

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  • Tassin // 04.12.2018 à 11h19

    En tout cas, la journée de samedi sera décisive. Les mesurettes annoncées aujourd’hui par le gouvernement montrent qu’il n’ont pas compris le sentiment qui anime le peuple, on ne réclame pas des miettes mais de la dignité.
    Tous dans les rues le 8 décembre!

      +3

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  • Marc Michel Bouchard // 04.12.2018 à 11h47

    Ayant lu après l’article, 94% des messages. Je dirais que si la démocratie de représentation est une déception permanente. Elle fonctionne à un niveau donné ou dans une certaine mesure lorsque la souveraineté populaire réussit tout de même à donner du pouvoir à ses représentants élus. Les traités de l’U.E ont réduits considérablement le pouvoir de la démocratie de représentation qui fonctionne à l’échelon national. La démocratie représentative empêche la démocratie directe mais si la représentative est bloquée par un pouvoir extérieur ce sera pire encore. C’est un dilemme que J.Sapir trouve luxueux au moment où le pays doit retrouver point majeur sa réelle souveraineté.

    C’est pourquoi l’abstentionnisme comprenant la non reconnaissance du vote blanc se détermine comme stérile et qu’après le message comme quoi Macron était le président le plus mal élu après ou avant Pompidou, là -je ne sais plus-. Bref, Macron devenu mal élu président mais avec toute la légalité pour l’appuyer. Dans une époque qui veut faire du légal la marque de la société et qui s’indiffère des légitimités au nom que seul les individus existeraient et non les nations, le social. Selon Margaret Thatcher. L’abstention n’est pas un programme politique. Le mouvement des Gilets Jaunes comprenant ses difficultés de se donner une expression pour l’accès au pouvoir tout en bousculant l’arrogance de celui de Macron et pesant sur lui, ce mouvement ou sans savoir le définir est déjà plus actif que l’abstention.
    [modéré]
    Entre abstention, démocratie des partis et souveraineté, l’U.E instance théocratique de l’économie divine et universelle. Il faut trouver une direction, celle qui ne veut pas d’une gouvernance mondiale qui transformera plus encore chaque individu non en atome mais en particule corpuscule.

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  • Marc Michel Bouchard // 04.12.2018 à 11h57

    La réflexion sur la démocratie de représentation faillible ne doit pas réduire à peu de choses la représentativité car l’absence de démocratie réelle de représentation caractérise l’action de l’U.E par ses traités. Le maintien en France de dispositions aristocratiques et monarchistes dans la république lorsqu’elle est pleinement souveraine c’est une chose. La neutralisation de la république et de la démocratie représentative par l’U.E est une autre chose.

      +1

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  • J Grassin // 04.12.2018 à 12h03

    Si Macron veut retrouver une légitimité il doit remonter la pendule en 2005 date du référendum les français ont voté contre cette constitution et sans doute si telle avait été la question contre UE, question qui d’ailleurs ne leur a jamais été posée
    Un vrai débat sur le Frexit s’impose aujourd’hui pour reprendre le fil de notre histoire Sans nul doute le Frexit l’emporterait dixit Macron sur BBC le 18 janvier 2018 Les français retrouveraient leur souveraineté cad la possibilité de choisir leur avenir Les autres voies ne sont que des impasses

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  • Louis Robert // 04.12.2018 à 13h03

    « Et les apôtres de l’abstentionnisme, vous êtes toujours droits dans vos bottes ? » Mauvaise question. Plaisante tout de même…

    S’il y a aujourd’hui un Macron le dos au mur comme l’on sait, c’est uniquement parce que des Français, une minorité de Français, a voté Macron. Si aucun Français n’avait voté Macron, il ne serait pas nécessaire qu’une majorité écrasante des Français exige maintenant sa démission.

    La seule véritable question qui se pose est aujourd’hui la suivante: « Alors, vous les apôtres si minoritaires du macronisme en marche, vous qui avez voté Macron et avez célébré votre victoire comme nous avons tous vu ce grand soir, vous êtes toujours fiers de votre bon jugement et de votre geste?» — Quel succès pour vous et pour la France! Plus minoritaires que jamais… et le dos au mur.

    Si ce n’était si terrible pour la France, cela vous vaudrait le rire inextinguible des dieux d’Homère.

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  • Nasir // 04.12.2018 à 13h52

    On entend des choses incroyables en ce moment… Ce matin à la radio un lycéen qui dit qu’il ne sait pas s’il veut rejoindre les gilets jaunes, parce qu’il craint la violence et qu’il pense que sa voix sera noyée dans la masse. Puis deux dames agées faisant la queue à la banque, dans une petite ville de province : “C’est la guerre civile”, “si il faut en venir là, on en viendra là !”.

      +4

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    • Marie (Pan Pan) // 04.12.2018 à 19h38

      Ouais,
      au taquet les vieux aussi par chez moi,
      alors qu’ils ont majoritairement voté pour le Gendre idéal ( ou le petit copain idéal?).
      Certains me disent qu’on ne les y reprendra plus mais que bon, avec la télé et tout et tout, la pression des enfants (devenus adultes ” réfléchis” et qui vivent à la grande ville) blabla…
      Pour ce qui est des encore plus jeunes, j’en ai pas croisé beaucoup sur les blocages, pas en dessous de 35 ans en gros ( là on en censé être “installé”, en couple, bébé ou pré-pubère à bord de la maison neuve à crédit ).
      Trop occupée la jeunesse, “notre avenir”, a touitouyer et facebouquer leur nombril ou je-ne-sais-quoi.
      Bon, faut que j’arrête de dire des choses comme ça sur eux, les jeunes, parce que j’en ai déjà entendu un dire que c’était de la disssssscrimination (?!).

        +3

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      • Catalina // 04.12.2018 à 21h45

        je vas vous rassurer, chez nous, les jeunes y en avait plein et heureusement parce qu’on garde les rond-points, même la nuit, ils nous ont relayés, ils nous servaient du café, etc, bien sûr bon… leur ambiance n’est pa la même que la notre, techno etc mais ils étaient là, la seule chose que je déplore est leur impatience mais voilà, la jeunesse est impatiente, et puis aussi le fait qu’ils n’écoutent pas les plus vieux et là encore, nous sommes passés par là et nous étions comme eux, en majorité. En fait, la seule majorité était les gens de plus de 50 ans, alors ceux qui disant que les “vieux” ne font pas de révolution je me marre. Dans toutes les conférences où je suis allée, les cheveux blancs ont toujours été prépondérants. Pur les jeunes, Ecoutez le fil d’actu, de quoi changer, peut-être votre opinion. ;O)

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        • Marie (Pan Pan) // 05.12.2018 à 11h55

          ah bah merci Catalina
          ça fait chaud au coeur.
          Bon aprés pas sûr qu’à la suite de mon long commentaire en réponse, beaucoup plus haut à Fraternitay, vous esquissiez le même sourire,
          parce que je tiens un net et impitoyable réquisitoire contre les étudiants, si c’est bien là votre référence à l’actualité.
          Vrai que ça ne va pas être facile pour eux mais j’estime que ces jeunes, biberonnés et complétement affidés culturellement et technologiquement, ont beaucoup à prouver (à mes yeux)
          sur le terrain, dans le réel justement.
          Et ne plus chercher à fuir le tragique de la vie qui est l’inévitable conflit ( alors qu’on tente de leur faire croire le contraire en promouvant une soit-disante société pacifiée oû il fait “bon vivre-ensemble” et que les faits démentent)
          dans le sens oû il faut faire face, affronter ce qui vient pour de vrai
          et pas derrière un écran ou les murs d’une fac.
          Hors les murs c’est aussi hors de son milieu, de sa petite personne, de son petit intérêt individuel.
          Sinon plus personne n’aura d’avenir.

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      • Garibaldi2 // 05.12.2018 à 03h33

        Les retraités n’ont pas voté POUR Macron, mais surtout CONTRE Le Pen

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        • Marie (Pan Pan) // 05.12.2018 à 11h40

          c’est kiff-kiff…je vous laisse en discutailler avec Alfred et Fritz,
          moi je suis passée à autre chose vu au train oû vont les choses.

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  • HM // 04.12.2018 à 14h57

    Seule solution courageuse face à cette révolte de la France profonde :

    1 – Le passage à la 6ème république qui permettrait de s’aligner sur le fonctionnement institutionnel des 26 autres pays de l’UE : Election au suffrage universel du seul Chef du Gouvernement.

    2 – Modification de l’actuel scrutin majoritaire qui, lors des élections 2017 a permis d’élire le Président avec 24 % des voix puis les Députés, avec 61 % des sièges (350) pour la Majorité Présidentielle. Pour mémoire, le candidat arrivé en seconde position avec 21 % des voix n’a obtenu que 8 sièges à l’Assemblée Nationale

    3 – Le retour aux 90 km/h dans les zones rurales non desservies par les transports en commun. A l’allongement des trajets s’ajoute le retrait de points, avec éventuelle perte d’emplois en cas de retrait du permis. Et si possible, une diminution du nombre de points de contrôle lors de l’examen biannuel.

    Alertes :
    a – Du niveau de revenus dépend la position en proche ou lointaine banlieue. Moins on a de revenus, plus on habite loin et plus ça coûte cher !
    b – L’importance des droits de mutations altèrent la mobilité
    c – Les revenus sont devenus difficilement compatibles avec le montant des loyers.

    Si la seule réponse est de décréter l’état d’urgence, que va-t-il se passer, fin janvier, lorsque les Français découvriront le nouveau montant de leur salaire ou de leur pension … hors une partie des déductions ? Et que dire de toutes les petites entreprises qui n’auront pas su ( ou pas pu ) collecter l’impôt ?

    Les gilets jaunes ont de beaux jours devant eux ! Sans compter, à cours terme, un possible problème dans Target 2.

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    • Le Rouméliote // 04.12.2018 à 16h46

      Vous oubliez : – céder notre siège de membre permanent au conseil de sécurité à l’ONU à l’UE représentée par un ambassadeur allemand,
      – créer une armée européenne sous commandement allemand pour rétablir l’ordre en France,
      – donner à la France la présidence permanente de la Cop24 à la Cop 735 en contrepartie,
      – interdire les gilets jaunes dans les voitures et les remplacer par des gilets verts, couleur apaisante,
      – donner le droit de vote en France aux citoyens des 26 autres pays de l’UE,
      – atomiser le Royaume Uni pour lui apprendre à brexiter.
      Voilà, on est sauvé !

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  • Geof’ // 04.12.2018 à 16h30

    C’est pourquoi, on peut considérer ce mouvement comme objectivement un mouvement anti-Euro et anti-UE en ce que les revendications qu’il met en avant et qui permettraient d’aboutir à un accord ou à un compromis, ne sont pas compatibles avec l’Euro et l’UE.

    sauf que les GJ n’en ont pas conscience : ils veulent la rupture avec l’UE sans le formuler explicitement…

    je doute de la capacité des GJ à mettre le feu à l’assemblée, je parie donc sur un pourrissement du mouvement.

    Geof’-Rey, neo-communiste belge et gilet rouge

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  • Blabla // 04.12.2018 à 17h28

    Sapir le dit bien : tout est verrouillé!
    Changer les députés? A quoi bon dans un système où la majorité n’est pas représentable?
    Changer le gouvernement? Il ne peut faire qu’une politique, quels que soient les ministres!
    Changer de président? Quel intérêt puisque c’est Bruxelles qui décide!

    Reste à faire sauter le verrou… Mais il faudra que ça chauffe encore bien plus, et la Finance se battra de toutes ses forces, car c’est sa survie qui est en jeu!

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  • BA // 04.12.2018 à 22h38

    Macron couvert d’insultes lors de sa visite surprise au Puy-en-Velay ce soir.

    https://www.youtube.com/watch?v=m2nRrzgh3qE

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  • Alain // 05.12.2018 à 15h19

    Sans doute que si on avait le courage de dire les choses telles qu’elles sont:
    – Pas moyen d’augmenter les prestations sociales et de diminuer les taxes sous peine de tomber immédiatement dans la même situation que le budget italien
    – Pas moyen de changer la politique en faveur des riches étant donné la concurrence fiscale entre les états de l’UE
    – Pas moyen d’augmenter les salaires sans augmentation de la productivité étant donné le risque de perte de la compétitivité
    Sauf à quitter à minima l’euro et sans doute l’UE, pas sûr que les gilets jaunes ne s’affoleraient pas à une telle perspective comme les Italiens et les Grecs qui préfèrent souffrir plutôt que de franchir le pas

    Quand au suffrage proportionnel, l’histoire politique de la France a prouvé que contrairement à ses voisins, les partis français sont ataviquement incapable de faire des compromis durables et d’ainsi former des alliances tenant toute une législature. Si un tel suffrage est plus juste, il amènerait surtout l’immobilisme du pays

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    • BOURDEAUX // 05.12.2018 à 17h29

      Immobilisme du pays ? Pourquoi ? J’y verrai plutôt la guérison de cette insupportable incontinence législative dont les Français s’accommodent trop facilement. Pourquoi diable faudrait-il donc trouver si nécessaire de changer nos lois tous les 4 matins ? De plus, la représentation proportionnelle est indispensable dans un pays où les sujets de dissensions sont devenus si nombreux, sauf à accepter l’idée que la majorité écrase systématiquement la minorité. Or, la démocratie étant, avant le règne de la majorité, le respect des minorités, une proportionnelle contraindrait nos gouvernements à se souvenir toujours du poids réel de leur légitimité. Le système majoritaire transforme notre parlement en caserne logeant des régiments de caporaux; ils votent avec leur carte de parti au lieu de le faire avec leur tête. Pour des gens à qui nous confions la défense de nos libertés, cet embrigadement n’est plus supportable.

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  • AVMaria // 05.12.2018 à 18h26

    Bonjour M. Sapir, vos analyses sont toujours intéressants concernant l’euro et les écarts réels d’échange. Vous parlez de cela depuis des années. Ce qui me frappe c’est que le message ne passe pas auprès de la population. Peut-être c’est trop technique? Il faudrait peut-être donner des exemples, beaucoup d’exemples, très simples, touchant le quotidien des français. En vous attendant sur ce sujet, Cordialement.

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  • moret // 06.12.2018 à 14h36

    Il est impératif de réorganiser un cotrole sans faille des revenues , des primes , des privilèges , des détournements , d’argent liquide aux seins des différents Ministères , beaucoup de copinage entre Députés et Ministres ont organisé des filières qui leurs permettent d’obtenir des avantages en infraction total avec la Loi , Des Députés qui dissimule leurs participations dans des sociétés gérer part leurs enfants , ce qui est interdit par la LOI , I l est urgent de revoir le fonctionnement de l’ETAT ! récupérer des Millions d’Euros !! qui seraient investie pour aider les Familles en grandes difficultés ,

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