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5.octobre.20185.10.2018 // Les Crises

[RussEurope-en-Exil] Guignol ou la décomposition de la « macronie », par Jacques Sapir

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Les pitreries qui ont entouré la démission de Gérard Collomb, pitreries somme toutes normales car nous avions oublié l’origine lyonnaise de Guignol, sont cependant politiquement significatives. La déclaration faites sur le parvis du ministère par le démissionnaire refusé puis accepté aussi.

Cette démission s’inscrit dans une séquence désastreuse mais logique pour Emmanuel Macron dont le pouvoir est aujourd’hui à nu et dont la méthode, mélange d’autoritarisme et de népotisme (ou de clientélisme), ne fonctionne plus. Ils se sont bien envolés les espoirs que certains plaçaient dans son élection. Emmanuel Macron ne doit sa survie politique qu’aux division et aux faiblesses de l’opposition.

Des démissions significatives

La démission de Gérard Collomb, survenant après celle de Nicolas Hulot signe une crise politique grave. Qu’elle soit niée par Emmanuel Macron et les siens n’y change rien. C’est une crise politique car ces deux ministres, ministres d’Etat par ailleurs, occupaient chacun dans leur registre une place clef dans le dispositif de la « macronie ». C’est une crise politique aussi en raison des déclarations faites par ces personnes.

Nicolas Hulot représentait le ralliement d’une certaine « gauche », enamourée de symboles écologiques, qui venait contrebalancer le tournant de plus en plus réactionnaire de la politique sociale et économique du gouvernement. Cependant, les couleuvres avalées à répétition par Nicolas Hulot ont eu raison de son estomac. Si sa démission, annoncée avec fracas, a pu prendre le Président de la République par surprise, la déclaration qu’il fit en quittant le Ministère est encore plus importante. Dans cette déclaration, il s’en prend nommément aux « lobbys » qui empêcheraient toute action réellement écologique de ce gouvernement . On ne peut mieux dire que ce gouvernement, loin d’agir pour l’intérêt général n’est en réalité qu’à la solde d’une coalition d’intérêts particuliers. Cette démission a incontestablement porté un dur coup à Emmanuel Macron, et le remplacement de Nicolas Hulot par un personnage falot et opportuniste, François de Rugy, n’y a nullement remédié.

La démission de Gérard Collomb, Ministre de l’intérieur est un coup aussi grave, et même plus. Il fut, en son temps, le premier soutien politique de poids de l’ascension politique d’Emmanuel Macron. Il représentait son garant sur les questions d’autorité. Mais, le Ministre de l’intérieur ne taisait plus ses critiques depuis quelques semaines et il dénonçait l’isolement croissant du Président . Il avait annoncé sa démission pour après les élections européennes. La fait qu’il ait avancé sa décision, provoquant cet épisode digne du théâtre de vaudeville qui a entouré sa démission, montre aussi le désarroi profond d’Emmanuel Macron. Mais, retenons aussi la déclaration faite par Gérard Collomb sur le parvis de son ministère . Dans la mise en garde qu’il prononce pour son futur successeur, il décrit une situation tr ès dégradée, des quartiers vivant de fait hors de la République. Cette situation était connue depuis des années, mais elle était niée, par ignorance ou par projet, par une partie de l’élite politique et en particulier par cette partie qui a soutenu Emmanuel Macron. Elle est désormais dévoilée par le Ministre lui-même. Ici encore, c’est une mise à nu du projet théoriquement porté par le Président.

L’image dégradée d’Emmanuel Macron

L’impact de ces démissions sur le pouvoir « macronien » est dévastateur. Elles renvoient l’image d’un pouvoir incohérent mais surtout à bout de souffle, peinant à trouver des remplaçants à la hauteur. Cet effet provient, bien entendu, de la dégradation profonde de l’image d’Emmanuel Macron dans l’opinion ces derniers mois. Et, cette dégradation de l’image doit beaucoup au comportement, et à ce qu’il révèle de la personnalité, du Président de la République.

Ce n’est pas peu dire que le Président de la République paye sa gestion calamiteuse de « l’affaire Benalla ». Au-delà du problème politique de fond, comment laisser à un homme sans références et sans expériences la gestion de la sécurité du Président par le seul « fait du Prince », au-delà des diverses instructions judiciaires (port d’armes, usurpation de fonction, violence en réunion), Emmanuel Macron n’a jamais su trouver le ton juste pour parler de cette affaire. Sa désastreuse sortie devant les députés « En Marche » avec ces mots « qu’ils viennent me chercher », a construit l’image d’un Président chef de clan, voire chef de groupe mafieux. On aurait pu mettre cela sur le compte de l’inexpérience, ou de l’exaspération, voire des deux, si ce genre de comportements ne se répétaient pas avec régularité.

Ainsi, lors de sa visite à Saint Martin, île qui fut dévastée par un ouragan il y a un an, une photo a fait scandale, où l’on voit un Emmanuel Macron paradant complaisamment avec deux hommes torses nus, dont l’un est un repris de justice notoire. Une partie de l’indignation, comme le dit très justement André Gunthert vient de ce que ce cliché réactive des réactions racistes . Mais, en fait, le racisme n’est sans doute pas où l’on croit. Très clairement, la diffusion de ce cliché fait partie de la campagne de « communication » d’Emmanuel Macron. Mais, pour cette communication, il n’hésite pas à manipuler et instrumentaliser des anciens délinquants, sans se soucier de ce qu’ils deviendront après son passage. Car la fameuse photo est bien évidemment « posée », et diffusée avec des arrières pensées politiques évidentes ? En fait, il y a là un immense mépris de classe, mais aussi, un immense fond raciste, le même qui s’exprimait dans la plaisanterie grasse de Macron sur les Comores .

Dernier point, la sortie faite par Emmanuel Macron en visite à Colombey-les-Deux-Eglises ou il a déclaré que la France se porterait “autrement” si les Français se plaignaient moins et réalisaient leur chance de vivre dans ce pays, et que : «On ne se rend pas compte de la chance immense qu’on a» . Ici encore, le propos transpire l’arrogance, dégouline de mépris. Car, les sacrifices demandés aux retraités sont importants, et viennent s’ajouter aux cadeaux fiscaux, directs et indirects fait aux entreprises et au 1% les plus riches de la population. Reprocher aux français de se plaindre, quand on a soi-même toujours vécu une existence protégée, est d’une indécence rare.

Ces trois incidents, et il en a d’autres, décrivent un Emmanuel Macron qui s’affranchit des codes de dignité dont on attend qu’ils soient respectés par le Président de la République, qui laisse parler son inconscient ou s’exprime tant un racisme basique qu’un racisme de classe (et les deux sont de faits très souvent liés) et dont le vocabulaire ne cesse d’être insultant pour les gens qui ne « sont rien ».

De la perte de la « dignité » comme enjeu politique

Ces déclarations ont largement abimées tant l’image d’un Président que l’image politique d’Emmanuel Macron. Et la question de la « dignité », et celle-ci a été sérieusement écornée tant lors de la visite dans l’île de Saint-Martin que lors de la « fête de la musique » de juin 2018, nous ramène justement au délitement rapide de l’appareil politique d’Emmanuel Macron. Pour comprendre cela, il faut faire un petit détour par l’histoire romaine.

Dans la loi d’investiture de Vespasien (69-79 de notre ère), la fameuse Lex de imperio Vespasiani, la ratification des actes de l’empereur avant son investiture formelle est dite « comme si tout avait été accompli au nom du peuple » . On perçoit que l’origine de la souveraineté réside dans le peuple, même si ce dernier en a délégué l’exercice à l’empereur. Ainsi, le principe de souveraineté populaire était déjà connu il y a 2000 ans. On peut, assurément, opposer la présence dans cette loi d’investiture d’une clause discrétionnaire, qui autorise l’empereur à agir « hors des lois » dans l’intérêt et pour la majesté de l’État. Paolo Frezza parle de la « potestas nouvelle et extraordinaire » de l’empereur . Bretone, avec d’autres, lui oppose cependant le sens profond de cette clause discrétionnaire, qui peut être l’origine d’un pouvoir autocratique , et conclut : « la subordination du souverain à l’ordre légal est volontaire, seule sa ‘majesté’ pouvant lui faire ressentir comme une obligation un tel choix, qui demeure libre » . De fait, l’empereur réunit dans ses mains tant la potestas que l’auctoritas. S’y ajoute l’imperium, que détenaient avant lui les magistrats républicains. On pourrait croire que cela clôt le débat, car une subordination volontaire n’est pas une subordination. Mais, la phrase de Bretone ouvre une piste que cet auteur n’explore pas. Quand il écrit, « seule sa ‘majesté’ pouvant lui faire ressentir comme une obligation », et l’on rappelle ici que la conception romaine de la « majesté » il y a aussi la notion de « dignité », cela peut signifier qu’un empereur qui violerait les lois existantes pour son seul « bon plaisir » et non dans l’intérêt de l’État, perdrait alors la « majesté » qui accompagne l’imperium. Dans ce cas son assassinat deviendrait licite car le « dictateur » se serait mué en « tyran ». Et l’on sait que nombre d’empereurs sont morts assassinés, ou ont été contraints de se suicider. On pense entre autres à Néron ou à Caligula.

Il n’est pas dans notre intention de souhaiter à Emmanuel Macron le sort de ces empereurs. Mais, la concentration des pouvoirs sur le Président qui découle non, comme on le dit souvent, de la Constitution de la Vème République mais bien de la pratique politique des présidents successifs depuis George Pompidou, une pratique qui nous a fait entrer de pleins-pieds dans une sorte de VIème République, impose à qui exerce cette fonction, une certaines réserve dans son expression et une certaine dignité dans son comportement. Or, tant l’expression que le comportement d’Emmanuel Macron renvoient bien plus au « bon plaisir » et non à l’intérêt de l’État. Et c’est ici que le comportement individuel et la politique se rejoignent. Le Président de la République est le premier des magistrats. Il doit avoir à l’esprit l’intérêt de TOUS les français. En s’écartant de cette règle, en établissant son pouvoir sur de la préférence personnelle (Benalla), du clientélisme comme on peut le constater avec le changement dans les règles de nominations des recteurs afin de privilégier une des ses proches , Emmanuel Macron perd ce qui lui reste de légitimité. Il risque d’apprendre bientôt, et à ses dépens, que la légalité sans la légitimité n’est qu’un fétu de paille.

Une crise politique, une crise de régime ?

En dépit donc des dénégations répétées d’Emmanuel Macron, nous vivons bien aujourd’hui une crise politique. La méthode Coué a rarement du succès en politique. Mais, l’incohérence de la politique du gouvernement, gouvernement qui s’avère tous les jours de plus en plus piloté par l’Elysée, conduit aujourd’hui à se demander si nous ne sommes pas au bord de la crise de régime. La perte et le découragement de ses alliés de la première heure est un signe qui ne trompe pas. Le seul espoir que peut conserver Emmanuel Macron tient à ce que l’opposition est toujours divisée. C’est ce qui fait son ultime force.

Mais, qu’Emmanuel Macron le sache, le mépris engendre toujours la haine, et celle-ci conduit bien souvent à la violence. Il doit se convaincre rapidement que seul une dignité de comportement et de parole peut éviter que cette haine ne se concentre sur sa personne, avec les conséquences tragiques que l’on peut en attendre…

Commentaire recommandé

Bordron Georges // 05.10.2018 à 07h42

Macron ne fait rien d’autre que d’obéir à sa vraie nature. Ceux qui l’ont fait élire ainsi que ceux qui l’ont élu sont aujourd’hui, effarés de son comportement. Mais il respecte scrupuleusement l’objectif premier qui lui a été imparti: soumettre définitivement la France à l’U.E., avec l’espoir pour lui de devenir le premier président de l’U.E. En dehors de cela, sociétalement, il est ce qu’il est; il n’a trompé personne là-dessus.

115 réactions et commentaires

  • Pierre D // 05.10.2018 à 07h12

    Démission de Colomb, de Hulot… de Flessel, de Ferrand, de Bayrou, de Sarnez de de Villiers.

    Le Nouveau Monde “macronique” est en passe d’avoir plus d’anciens ministres que de ministre.

    … et ça, c’est vraiment nouveau.

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    • Marie // 05.10.2018 à 09h18

      …Politique fiction : dissolution de l’Assemblée nationale et élections législatives où les LRM n’ont plus la majorité…Je réalise que la cohabitation est devenue impossible. Avec quel parti??

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      • Sam // 05.10.2018 à 18h49

        C’est le président qui dissout l’Assemblée Nationale. Il est nul, mais à ce point là ça m’étonnerais.
        Son seul argument c’est sa majorité. “Légitimité ! Légitimité !” crient ils en sautant comme des cabris.
        Ils savent très bien que la plupart des français les détestent, et ont une peur bleue du vote en général.

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    • RGT // 05.10.2018 à 21h27

      J’ai trouvé la cause de ces démissions en cascade :

      C’est les RUSSES et la russoshpère de Poutine !!!

      Finalement, disinfolab avait raison, tous les maux qui accablent la France proviennent bien de ces [censuré] russes.

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  • Georges Clounaud // 05.10.2018 à 07h40

    Nous sommes tous stupéfaits et assistons ébahis à l’effondrement de ce que l’on nous a présenté comme étant le “Nouveau Monde”. Quel décalage entre la grandiloquence de son intronisation à la présidence, ses premiers instants à l’Élysée et le lamentable spectacle des derniers jours !

    Depuis l’affaire Benalla le château de carte s’effondre piteusement et le processus semble s’accélérer…

    Mais malgré la haine qu’il suscite et qui monte inexorablement dans le pays sa personnalité n’est-elle pas sa principale menace ?

    Ne nous voilons pas la face, nous pouvons raisonnablement supputer que son “hygiène de vie” se rapproche plus de celle de Richard Descoings que de celle d’un authentique ascète. C’est en tout cas l’image qu’il projette, qu’il ne peut plus cacher et à laquelle Michel Onfray fait largement référence dans sa dernière “lettre à Manu”.

    En conséquence, ses capacités de discernement s’en trouvent ainsi peut-être largement diminuées au point peut-être à terme de l’empêcher de mener sa mission. Ne lui souhaitons pas un aussi funeste destin que “Richie” mais il sera peut-être obligé de démissionner et de quitter ses fonctions comme Paul Deschanel en son temps…

    Plus dure sera la chute ?

    https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/lettre-a-manu-sur-le-doigte-et-son-fondement

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    • Catalina // 05.10.2018 à 10h56

      Une grenouille vit un boeuf
      Qui lui sembla de belle taille.
      Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un oeuf,
      Envieuse, s’étend, et s’enfle et se travaille,
      Pour égaler l’animal en grosseur,
      Disant: “Regardez bien, ma soeur;
      Est-ce assez ? dites-moi : n’y suis-je point encore ?
      Nenni
      -M’y voici donc?
      -Point du tout.
      M’y voilà ?
      -Vous n’en approchez point.
      La chétive pécore s’enfla si bien qu’elle creva.
      Lafontaine
      Cet homme n’a qu’un costume à 3000 euros comme envergure et en aucun cas l’envergure d’un président.

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    • V_Parlier // 05.10.2018 à 15h26

      Un parti et un président vendus au public comme des produits révolutionnaires de supermarché. Mais les annonceurs semblent se défiler à présent, le service après-vente n’est plus assuré pendant 4 ans, c’est la règle. Tant pis pour les acheteurs naïfs.

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    • Chris // 05.10.2018 à 16h37

      La France des “mignons” ressuscitée ! Bienvenue dans la sphère narco-bobo.
      Un Benala en fait partie…
      La démission d’un Collomb et son constat sur l’état critique d’une France à deux vitesses (voire 3 si l’on compte la paupérisation accélérée des sans-dents) m’a nettement plus interpellée que celle de Hulot où le scenario était écrit.

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  • Fritz // 05.10.2018 à 07h41

    Imaginez Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand ; ou même Jacques Chirac, voire Nicolas Sarkozy ou François Hollande, prenant la pose entre deux jeunes, en maillot et torse nu, collé à celui qui fait un doigt d’honneur.

    Cela en dit très, très long sur ce qu’est devenu la France, du moins la France officielle des classes dirigeantes.

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    • V_Parlier // 05.10.2018 à 15h21

      Avec un second quinquennat (aussi improbable qu’il soit) Hollande aurait pu arriver à ce niveau.

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      • Julien // 05.10.2018 à 16h01

        Je valide. Il aurait même pu poser en slip.

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  • Bordron Georges // 05.10.2018 à 07h42

    Macron ne fait rien d’autre que d’obéir à sa vraie nature. Ceux qui l’ont fait élire ainsi que ceux qui l’ont élu sont aujourd’hui, effarés de son comportement. Mais il respecte scrupuleusement l’objectif premier qui lui a été imparti: soumettre définitivement la France à l’U.E., avec l’espoir pour lui de devenir le premier président de l’U.E. En dehors de cela, sociétalement, il est ce qu’il est; il n’a trompé personne là-dessus.

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    • Bordron Georges // 05.10.2018 à 09h00

      De toutes façons, reconnaissons que ce n’est pas le premier guignol qui s’est trouvé à l’Élisée. Les citoyens y sont pour quelque chose. On dit que les français sont très politiques. Hé bien! ça ne les empêche pas d’être nuls (en restant poli)!

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      • Nikopol // 05.10.2018 à 11h44

        Auriez-vous conservé l’illusion naïve que ce sont les urnes qui désignent le président?

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        • Barbe // 05.10.2018 à 12h16

          Que sous-entendez vous ?
          que les urnes sont bourrées? Que les machines à voter électroniques sont truquées?

          Ou bien que, avant les élections, le passage à la télé joue un rôle non négligeable?
          Et que l’on peut fabriquer un candidat sorti de nulle part en quelques mois?

          help, please,
          on a besoin de savoir.

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          • V_Parlier // 05.10.2018 à 15h30

            C’est encore cette manière (très courante) de dire qu’absolument aucun parti ne serait meilleur que LREM… On sent les blocages… Pourtant cette fois il y avait des choix possibles originaux dans les outsiders. (Tant pis pour ceux qui ont voulu jouer le “contre-ceux-que-j’aime-pas” en pré-votant pour le jeune premier “bancable” dès le premier tour. Après il fallait assumer).

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  • Fritz // 05.10.2018 à 07h44

    « un homme sans références et sans expériences », dit M. Sapir à propos d’Alexandre Benalla.
    J’ai cru qu’il parlait du guignol de l’Élysée.

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    • V_Parlier // 05.10.2018 à 15h36

      Oui, parce-que si c’était pour désigner Benalla c’était là un euphémisme des plus polis.

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  • Rond // 05.10.2018 à 07h47

    L’olibrius finira-t-il son mandat ? Sachant la compétence de mes concitoyens et la profondeur de leur réfléchissement lorsqu’il s’agit de choisir notre meilleur représentant, j’en arrive à me demander s’il ne serait pas judicieux de garder celui-là pour éviter de faire pire… C’est un comble, mais au moins, on sait ce qu’il “vaut”. Ou alors, votons pour un paquet de lessive.
    Soupire :-((

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    • Kiwixar // 05.10.2018 à 08h40

      Je me posais la même question (finira-t-il son mandat). Chaque nouveau président est pire que le précédent, on va être obligés de revoter Flamby pour faire cesser cette malédiction… Quand on voit ce qu’on a (Sapir) et qu’on voit ce qu’on se tape (Narko, Flamby, Micron). Avec le tirage au sort on aurait 80% de chances d’avoir un meilleur dirigeant, et 1 chance sur 65 millions que ça tombe sur moi, ça vaut le coup d’essayer, je ferais bien bien mieux que ces bras-cassés méprisants et méprisables.

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    • V_Parlier // 05.10.2018 à 15h41

      Disons que, par soucis pédagogique, il faut que les électeurs aient l’occasion de voir jusqu’où ça peut aller, ce genre de vote façon “j’essaye le pseudo-nouveau produit sans me renseigner”. A part ça, sur le plan de la paix mondiale et de l’économie réelle je ne pense pas que Hollande serait meilleur, même avec tout ce que je pense de Macron.

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  • DUGUESCLIN // 05.10.2018 à 07h59

    Une personne propulsée aux plus hautes fonctions et qui trouve ça normal, simplement parce que cette “propulsion” prouve à lui-même et au monde entier qu’il est le meilleur et que ceux qui en doutaient ne peuvent que le reconnaître, ne fait rien d’autre qu’être au service de lui-même au mépris des autres..
    Un Chef d’Etat, par définition, ne s’appartient pas à lui-même, il appartient au peuple qui lui a confié une mission. C’est celui qui accepte le sacrifice de lui-même et qui se met au service de son peuple. Le peuple avant lui-même. Un homme qui entre dans cette fonction, n’a plus le temps de se regarder dans la glace, pour vérifier qu’il est bien le plus beau, le plus intelligent, le meilleur et le prouver à ceux qui en doute. Un chef d’état n’est pas une “start-up”.
    Le narcissisme et le service du peuple ne sont pas compatibles.

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  • Fabrice // 05.10.2018 à 08h03

    Moi je dirais au jeune horticulteur qui cherchait un travail qu’en face il y a un poste de ministre de l’intérieur qui se libére et puis Macron sera si content de voir qu’il a suivi son conseil 😄😅

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    • Serge WASTERLAIN // 05.10.2018 à 11h56

      Pas faux ! Puisqu’un horticulteur doit être apte à se reconvertir en serveur ou plongeur, pourquoi pas comme ministre de l’intérieur ? Si ça se trouve, il est sur le bon trottoir, il devra même pas traverser la rue…

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      • P’tetbenkwui // 05.10.2018 à 23h43

        Oui mais pour Macron, c’est important de traverser la rue. C’est plus professionnel et plus viril…

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    • Julien // 05.10.2018 à 16h13

      Vous n’avez vraiment aucun respect pour ce Monsieur horticulteur… Pour mémoire il cherche un vrai métier ! S’abaisser à devenir ministre… De surcroît dans le gouvernement Philippe… Sous Macron.

      Qui peut souhaiter ça ?

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      • P’tetbenkwui // 05.10.2018 à 23h53

        C’est vrai ça. D’ailleurs tant qu’à exceller, un horticulteur a impérativement besoin de dix doigts et d’honneur.

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  • Dominique Gagnot // 05.10.2018 à 08h08

    Merci à Jacques Sapir d’apporter un peu d’espoir dans cette grisaille. Je rêve de la destitution de Macron, et de l’élection des Insoumis. De la mise en place d’une Assemblée constituante populaire (Merci à Etienne Chouard d’avoir réfléchi à la question), et d’une Révolution inespérée… qui s’étendra partout en Europe, (bye bye la commission de Bruxelles), puis dans le monde.
    A moins que Wauquiez ? Marion Lepen ? … ? On saura bientôt pour qui roulent les médias, ce qui confirmerait la voie d’une destitution.

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    • Quentin // 05.10.2018 à 08h45

      Vous pouvez rêver longtemps, il ne sera pas destitué et finira son mandat, sauf soulèvement populaire exceptionnel que tout le monde appelle de ses voeux mais qui risque de ne jamais arriver.

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      • Jeanpaulmichel // 05.10.2018 à 09h16

        Et ce n’est pas la manifestation des retraités cette semaine à Paris qui va l’impressionner.
        500 personnes…
        Il est vrai que les retraités parisiens ne sont pas les plus à plaindre dirait Manu, ceci expliquant cela.

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        • Jérôme // 06.10.2018 à 15h48

          Et si soulèvement populaire il y avait, ce ne serait pas pour porter au pouvoir quelqu’un sur la ligne de Mélanchon mais sur celle d’Orban.

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      • V_Parlier // 05.10.2018 à 15h52

        En plus un tel soulèvement risque d’être mal récupéré et de déboucher sur tout autre chose. La situation est tendue sous tous les plans en ce moment…

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    • stiflou // 05.10.2018 à 10h12

      L’élection des Insoumis, avec le guignol doublé d’une girouette qu’est Mélenchon à leur tête ?
      Serait-ce vraiment la panacée ? Je ne crois pas, vu comment il peut cirer les pompes du pouvoir (cf. la rencontre avec Macron à Marseille) …

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      • Dominique Gagnot // 05.10.2018 à 10h51

        Peu importe Mélenchon. L’essentiel est que si les Insoumis étaient au pouvoir, ils organiseraient une Assemblée constituante écrite par le peuple, qui mettrait fin à cette 5èm République. Rien ne dit que Mélenchon gouvernerait, et encore moins seul.
        Marrant de ne voir que la personne de Mélenchon. Qu’est ce qu’il vous a fait ?

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        • Nasir // 05.10.2018 à 13h58

          C’est beau de vouloir changer de République, mais concrètement une fois que vous avez changé les règles, comment on fait pour que le jeu habituel des calculs partisans ne reprenne pas ? Le fait de gouverner en groupe n’est pas la solution miracle à l’impopularité et à la stabilité (regardez la IVème République).
          Et vu comme les Insoumis bradent allègrement des pans entiers de leur programme ces derniers temps (exit le plan B sur l’UE), je préfère garder un régime stable plutôt que de donner les clés du pays à un Syriza français.

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          • Pepin Lecourt // 05.10.2018 à 14h23

            En effet le changement de République ne va pas changer des tocards en étalons de course !

            La Vème n’a pas empêché les 30 glorieuses, au contraire même, mais entretemps l’idéologie a changé nous sommes passés d’un certain capitalisme d’Etat à un capitalisme privé débridé dont les objectifs et finalités sont totalement différents, je ne suis pas sûr que le passage à une VIème République améliore la situation, et n’oublions pas ce que fut la IVème que peu de gens encore en vie on connu et qui montre ce que peut donner le parlementarisme, un cauchemar qui a fait accueillir cette Vème comme un soulagement !

            Ce qui a changé, c’est la priorité donnée à l’individualisme, la disparition du sens de l’intérêt collectif, nos élus ne rêvent qu’une fois atteinte la notoriété d’aller pantoufler dans le privé pour s’en mettre plein les poches, brader le public aux copains du privé pour leur servir de parachute doré à eux et à leurs proches, leur évoquer “une certaine idée de la France ” tel qu’aimait le clamer de Gaulle, ne veut strictement rien dire pour eux, totalement surréaliste, archaïque, ringard, réactionnaire et j’en passe !

            Thatcher a d’une certaine manière gagné, elle niait l’existence de la société, son idéologie l’a détruite, remplacée par une “société de marché ” qui en fait n’en est pas une, masse informe de consommateurs, d’homo oeconomicus, un troupeaus se ruant sur les soldes !

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        • R.C. // 05.10.2018 à 20h25

          Mélenchon n’a pas que des défauts. Très cultivé, ses analyses ne manquent pas de pertinence. Il a un certain courage (il est parmi les rarissimes politiciens qui, bravant le consensus de la Pensée Unique, ont osé dénoncer Maïdan et la Junte oligarco-nationaliste de Kiev).
          Cependant, c’est un indévissable jacobin. De surcroît très ambigu en ce qui concerne l’Union européenne: il dénonce (à juste titre) la dictature technocratique de Bruxelles, mais il ne prévoit en aucun cas de sortir de l’U.E. !
          D’ailleurs, n’oublions pas qu’il avait voté pour Maestrich…

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        • Vauchot // 06.10.2018 à 08h15

          Melenchon est un despote mondialiste. Il sera pire que Macron si c’est possible.

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        • Leterrible // 06.10.2018 à 10h18

          A propos de JLM et de la F.I. , des propos assez mesurés (commentaire Médiapart) qui, ce me semble, devraient être médité par beaucoup, y compris par l’intéressé :
          ” ” ” Vous me demandez des “arguments sérieux”. Je crois en avoir donné, qui sont politiquement sérieux, dans les neuf épisodes d’une longue lettre à Mélenchon déposés en neuf billets sur mon blog. Je ne pense pas que foncer en fermant les yeux va nous mettre dans la meilleure position. Je ne pense pas que l’argument “silence, des ennemis nous écoutent ! ” qui a tellement servi au PCf sous Staline, soit intelligent.

          Mélenchon fait parfois de pures conneries, comme en ce moment en tombant avec entrain dans le piège tendu par nos “zamis” de Mediapart, Regards et Politis. Il fallait évidemment signer cette pétition, qui est fort correcte, et passer à autre chose. Il a fait une pure connerie en décidant tout seul que les élections européennes seraient “un référendum contre Macron” alors que ce contexte ne s’y prête absolument pas. Il a fait une pure connerie en proposant, lors du meeting parisien de septembre 207, une manifestation massive sur les champs Elysés “derrière les syndicats”, proposition tellement “hors sol” que aucun syndicat n’a même daigné nous répondre. Il en a fait une autre en parlant de “déferlante”. Une autre en ECRIVANT à Pierre Laurent “vous êtes la mort et le néant”, une autre en se fâchant avec Cécile Duflot à cause d’un bouquin d’une germanophobie pire que grotesque.

          Mais il ne fait pas que des conneries, il fait aussi des erreurs théoriques : quelle idée de s’acoquiner avec Mouffe et ce populisme péroniste immonde ? Et des erreurs stratégiques. la plus grave, celle qui nous coûtera le plus cher, c’est le refus d’organiser la FI de manière démocratique. Cette erreur-là domine toutes les autres et les explique.

          Mélenchon pouvait, fin juin 2017, fonder le plus puissant parti de France, écosocialiste, la FI. S’il l’avait fait, nous aurions 80 à 100 000 militants agissant, débattant, élisant des délégués, une direction, et Mélenchon serait dans un COLLECTIF. Il devrait débattre avec des égaux et n’improviserait pas une balourdise toutes les semaines.

          Cela reste une nécessité et une urgence. Faute de quoi ce qui se passe (crise, au Media, crise de la liste aux Européennes, exclusion du CID, distance de Ensemble…) ne manquera pas de s’aggraver.

          Mélenchon n’a eu que 20% à la présidentielle. En étant plus mesuré, il pouvait grappiller 2 à 3% de plus. Je ne nie pas, loin de là, ses immenses qualités de challenger. Je suis d’accord avec Quatennens : il reste notre meilleure carte. Mais il faut qu’il fasse maintenant du COLLECTIF et cela passe par des statuts démocratiques pour la FI. Autrement, Mélenchon en face de Corbières, Ruffin, Coquerel, Simonnet, ce n’est pas un collectif. EUX ne sont RIEN relativement à lui : il a l’âge d’être leur père et il est ancien ministre.

          Il en serait autrement s’il avait en face de lui des dirigeants ELUS par 100 000 militants. C’est probablement ce que, échaudé par son expérience au PS, il refuse avec obstination. Mais c’est une terrible erreur ” ” “

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        • KiwiBen // 07.10.2018 à 01h33

          Je vois dans les illusions et promesses des insoumis les mêmes tares que celles des marcheurs de la campagne présidentielle.
          LREM se foutait des programmes, FI et RN en changent sans vergogne pour suivre le vent le plus porteur.
          On peut critiquer la naiveté des électeurs LREM mais n’est-il pas également naif de croire que désobéir, changer de constitution et rassembler au niveau européen pour une autre Europe va de facto faire tomber le système bruxellois?
          Tant que la France n’aura pas retrouvé sa souveraineté on pourra rêver à tous les systèmes politiques que l’on voudra, ça restera des voeux pieux avec ses fidèles priant pour que tout s’écroule.

          Il n’y a qu’une seule façon pragmatique et légale de sortir de l’UE et de mettre un coup fatal à Bruxelles. Ce n’est pas pour rien que la question du Frexit et de l’article 50 est complètement écarté et ostracisé en France, c’est le crucifix du vampire, la kryptonite de Superman ou le talon d’Achille selon ses références…

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  • Ando // 05.10.2018 à 08h13

    Principe de réalité. Elu avec une légitimité très faible (15% des inscrits + les 3% du modem) M. Macron aurait pu dépasser cette tare originelle par un comportement exemplaire. La transformation n’a pas eu lieu. M. Macron est resté ce qu il est, un gamin intelligent maîtrisant bien le verbe mais incapable d’agir vraiment sur le réel (politique de classe excepté) . Il appartient à la même catégorie que Hollande, des gens suffisamment agréables pour un déjeuner dédié à la culture générale mais a jamais incapables d’incarner le rôle de chef d’Etat. Le problème vient d’un hiatus historique et culturel. Par son histoire la France veut ‘inconsciemment’ encore exister en tant que puissance souveraine tout en acceptant d’être dirigée par des gens qui de facto y ont renonce. Pourquoi voter si c’est pour l’impuissance ?

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    • jules vallés // 05.10.2018 à 10h46

      Intelligent?? Quelle sorte d’intelligence? comme s’il n’y en avait qu’une seule sorte…
      Pour ce qui est de l’intelligence inter et intra personnelle, il faudra repasser!
      Pour éclairer (intelligemment lol!) le débat sur les multiples formes d’intelligence:
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_des_intelligences_multiples

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      • Ando // 05.10.2018 à 17h15

        Vous savez bien qu’il existe toutes sortes de formes d’intelligence. Il y en a qu’on estime d’autres qu’on n’aime pas mais c’est toujours de l’intelligence.

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        • P’tetbenkwui // 06.10.2018 à 00h00

          Peut-être fait-on trop souvent un amalgamme dommageable entre intelligence et instruction ….
          Il se peut qu’il soit instruit, quoique, mais ses attitudes navrantes et/ou déplacées l’éloignent plus que de besoin d’un profil intelligent.

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          • Marie // 06.10.2018 à 13h39

            Ce n’est pas difficile de sembler intelligent avec le niveau de “l’opposition” et celui des bretteurs actuels. Nos politiques comme l’Education Nationale depuis 30 ans nous façonnent des intelligences sans commune mesure avec leurs aînés des années antérieures, et je n’ose remonter plus loin!

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    • Nikopol // 05.10.2018 à 12h05

      Le trouvez-vous réellement intelligent? Pensez-vous vraiment que l’intelligence puisse produire un tel comportement?
      Est-ce la confusion de ses discours, où il mêle tout et “en même temps” son contraire qui vous fait penser qu’il “maitrise” le verbe?
      La marionnette est-elle intelligente, elle qui ne répond qu’aux doigts de ses manipulateurs?
      La girouelle maitrise t’elle le “verbe” lorsqu’elle fourre pêle-mêle tous les opposés pré-écrits par un service de com absolument nul?
      Je ne le pense ni intelligent ni bon orateur, juste un sale gamin qui a pris la grosse tête en se prenant pour un caïd de cour de récré.
      Son manque d’intelligence lui a fait croire qu’il devait à lui-même et à ses “hautes capacités” la position suprême qu’il occupe par la grâce de ses maitres.
      Cependant, comme Sarko et Hollande avant lui, il n’est qu’un “one shot president” destiné à un mandat unique. Il est là pour faire passer en force les réformes voulues par les globalistes et il devrait savoir, s’il en avait la suffisance intellectuelle, que tout comme ses deux derniers prédessesseurs il ne va que cumuler les mécontentements et non pas les futurs électeurs.

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      • V_Parlier // 05.10.2018 à 15h57

        Disons qu’on peut présenter un QI élevé tout en étant déconnecté du réel, insolent et immature. Aux postes qu’il occupait avant il ne fallait pas être l’idiot du village (magouiller légalement, c’est subtil) mais il n’avait pas besoin des qualités requises pour être un chef d’Etat.

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      • Ando // 05.10.2018 à 18h33

        Pour moi il n’y a aucune raison d’éprouver de la haine pour Emmanuel Macron. Il a fait un banquier d’affaires passable, il ferait un bon commercial en prestations marketing ou consultant en stratégie industrielle. Mais pas chef d’Etat. Il lui manque une épaisseur de personnalité, un ressenti de ce qu’est la France en ses profondeurs historiques, du courage, et de la créativité. La vision de Macron est désespérément technocratique. Sa capacité à entrainer est faible, son charisme peu évident Le problème n’est pas Macron c’est le fonctionnement bizarre d’un système politique qui a pu faire qu’un Macron soit elu par une poignée de votants à la plus haute magistrature du pays.

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  • Sam // 05.10.2018 à 08h30

    Avec tous ces ministres en moins on se rend aussi compte qu’ils ne servent plus à rien. L’UE pourrait nommer un administrateur judiciaire pour organiser la faillite et à la place de notre devise devenue inutile on écrirait aux frontons des bâtiments : “Soldes ! Tout doit disparaitre ! Liquidation totale !”.

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    • Catalina // 05.10.2018 à 11h05

      de fait, pourquoi donc les Français entretiennent grassement plus de 500 personnes qui ne servent à rien puisque les ordres viennent d’une assemblée non-élue siégeant à Bruxelles ?
      Bon, je relativise, les Sénateurs ont fait du bon boulot sur Benalla mais y aura t-il des suites ? (je suis peut-être naive, mais j’ai été agréablement surprise de suivre tous les débats de la commission).

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  • Jeanpaulmichel // 05.10.2018 à 08h36

    A part monter les catégories sociales les unes contre les autres (diviser pour mieux régner) Jupiter s’est attelé à favoriser encore plus ceux qui en ont déjà beaucoup avec la suppression de l’ISF, etc.
    Ceux qui n’ont pas à se plaindre – selon lui – retraités, étudiants,…voient les difficultés s’accumuler.
    En 2019 une réforme des retraites est annoncée avec de terribles conséquences mais Jupiter saura nous trouver une formule méprisante dont il a le secret.
    L’annonce d’un nouveau pacte social à la Sncf, en contradiction avec les garanties données il y a quelques mois, n’a t’il pas pour objectif de détourner l’attention et allumer un contre feu ?

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    • Kiwixar // 05.10.2018 à 08h46

      “En 2019 une réforme des retraites est annoncée avec de terribles conséquences mais Jupiter saura nous trouver une formule méprisante dont il a le secret.”

      “Je traverse la route et je vous trouve une place au cimetière…. ça économisera un pognon de dingue!”

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      • Jeanpaulmichel // 05.10.2018 à 09h34

        Vous m’avez fait rire avec votre remarque relative au pognon de dingue… Et au cimetière…
        Je suggère une idée – de dingue – qui devrait faite rentrer un pognon – de dingue – dans les caisses de l’état.
        Il y aura bien un député dingue et sans tabou de LREM pour la reprendre.
        Je vous livre mon projet de loi.
        “Dans un esprit de justice sociale et d’équité, il serait nécessaire de revoir la fiscalité des monuments funéraires notamment les caveaux familiaux. Leurs occupants ne paient ni taxe d’habitation, ni taxe foncière.
        C’est une injustice flagrante entre les citoyens.
        Comment peut-on justifier qu’un couple avec 2 enfants à Sarcelles vivant dans un appartement de 45 m2 paie taxe d’habitation et taxe foncière alors qu’au père Lachaise et partout en France, les nombreux occupants de ces monuments parfois comparables à des maisons en soient exonérés ? Ils pourraient participer à l’effort de redressement du pays”.
        Énorme avantage pour l’administration fiscale, ces contribuables sont aisément localisables et ne risquent pas de s’enfuir à l’étranger.
        Voici une proposition ambitieuse, courageuse, qui devrait ravir Bercy toujours en quête d’idée pour réduire le déficit.

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        • P’tetbenkwui // 06.10.2018 à 00h17

          ” …alors qu’au père Lachaise et partout en France, les nombreux occupants de ces monuments parfois comparables à des maisons en soient exonérés….”

          Parce que les occupants de ces “résidences secondaires” sont par définition irremplaçables.

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        • gryzor // 13.10.2018 à 00h22

          Il vaut mieux rester prudent.
          Il n’y a pas si longtemps que cela, les décédés votaient encore aux élections en France.

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      • Marie // 05.10.2018 à 18h20

        Ben oui ! puisque comme l’a si bien dit Christophe Barbier, le journaliste gérontocide “d’ici 2022 plein de retraités seront morts”!
        Là pour le coup nos petits vieux ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

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  • calal // 05.10.2018 à 08h39

    12millions d’ electeurs au second tour de la presidentielle de 2017 ont estime que Macron etait moins dangereux que marine lepen. Faut boire le vin jusqu’a la lie maintenant…

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    • Alfred // 05.10.2018 à 09h54

      Exact. Le problème c’est la mithridatisation des imbéciles qui prennent le gout du vinaigre pour celui qu’ils n’ont jamais connus du vin. Rien n’interdit une redite. Le RN premier aux européennes (qui ne servent à RIEN rappelons le) devant LFI (qui fait semblant de se tromper de combat par calcul politique et lacheté) et le parti de l’ambianceur national (on ne compte pas les restes des momies LR et PS.): Conclusion péril éminent vendu en boucle. On s’est fait peur! Union nationale! Passage en force sur ce thème aux prochaines elections qui comptent: Union (anti) nationale autour du premier atlantiste pro union européenne venu et c’est reparti pour un tour…

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      • Sam // 05.10.2018 à 19h25

        François Ruffin est quand même mon député préféré, et ce n’est pas le mien.
        La nouvelle génération (Quatennens, Autain ?) me semble plus agressive et pertinente. En tout cas c’est le parti qui me semble le plus honnête, et de très très loin.

        D’ailleurs, un indice, toutes les boussoles qui indiquent le sud les calomnient à longueur de journée.

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        • Alfred // 05.10.2018 à 23h00

          J’ai aussi beaucoup de sympathie pour quatennens (ça fait plaisir de voir un jeune pas débile) ainqi que pour kuzmanovic (un beau parcours qui réfléchit) mais beaucoup moins pour autin (c’est déjà la partie de la fi qui me plait moins). Et Ruffin bien qu’exasperant semble honnête et a du talent. Par contre la fi fut le parti d’une démarche relativement honnête (quand il se construisait). Il ne l’est plus depuis qu’il a tué le PS. Il se contente de prendre sa place et gérer des clientelles qu’il pense aquises. Cette mauvaise stratégie est vouée à la déculottée. Dans mon bled en ce moment aux réunions lfi on se demande pourquoi les gens nous boudent. Comment reprendre du terrain face au fn? Comment faire entendre la bonne parole ? Mais surtout sans écouter les gens… Parceque les gens ils pensent mal. Désespérant..

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          • P’tetbenkwui // 06.10.2018 à 05h25

            Ainsi , selon vous, FI a tué le PS ?
            Une autopsie soignée révèle que le PS s’est copieusement auto mutilé avant de se faire hara kiri.
            Sinon votre conclusion me convient plutôt bien.

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            • Alfred // 06.10.2018 à 09h56

              Le ps était un parti zombie comme d’autres depuis longtemps. Il est mort pour de vrai le jour où LFI lui a ravi la place du “votutile” à “gauche”. Maintenant LFI peut se zombifier à son tour, il a un matelas de “votutile”. (Quant au PS il faudra au moins une génération pour faire oublier ses traitrises.)

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            • Sam // 06.10.2018 à 12h29

              Ne devrions nous pas remercier LFI d’avoir achevé le PS ?

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  • Crapounet // 05.10.2018 à 08h40

    D’ailleurs en parlant de solde.
    Hier je me suis connecté 3 fois au Figaro.
    La 1er fois, je voie écrit que l’assemblée Nationale a voté la privatisation de ADP (37 contre 9…ou était les autres?)
    La 2eme fois, je voie écrit que la même assemblée a voté la privatisation de la FDJ.
    Enfin, la 3ème fois, je voie écrit que , toujours les mêmes, ont voté la privatisation de ce qui reste Engie (ex GDF-Suez).

    Voilà, où on en est, la braderie de Lille a ouvert une succursale à Paris.

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    • V_Parlier // 05.10.2018 à 16h00

      Ca fait combien de privatisations à la minute? 😀

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      • P’tetbenkwui // 06.10.2018 à 05h32

        Ils (elles) respectent le cahier des charges
        😋

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  • Eric83 // 05.10.2018 à 08h59

    Nos députés et sénateurs qui critiquent vertement et à juste titre Macron devant les médias et aussi notamment sur Twitter devraient mettre en oeuvre l’article 68 pour destituer ce pantin.
    En effet, mépriser publiquement le peuple français avec un cynisme et une arrogance sans cesse renouvelés comme le fait Macron depuis 16 mois est un manquement à la fonction présidentielle sinon le manquement puisqu’il est censé représenter le peuple français.
    A ce manquement, on pourrait ajouter celui de l’image désastreuse renvoyées par plusieurs photos du chef de l’Etat qui le décrédibilisent et le ridiculisent sur la scène internationale.
    On pourrait également ajouter les bombardements illégaux en Syrie, le 13/14 avril dernier…etc…

    La question est donc, pourquoi l’opposition ne met-elle pas en oeuvre l’article 68 comme le prévoit la Constitution Française ? Serait-ce parce que l’opposition n’est qu’une opposition d’opérette ?

    Dernier petit cadeau de Collomb à Macron après sa démission. Pas d’étiquette LREM pour les municipales à Lyon !

    Affaibli dans les sondages, Gérard Collomb ne veut pas de l’étiquette LREM aux municipales à Lyon
    https://francais.rt.com/france/54395-affaibli-dans-sondages-gerard-collomb

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    • P’tetbenkwui // 06.10.2018 à 05h44

      Article 68 …

      Un article qui fait désordre dans la pensée complexe du Prince. Voilà pourquoi Macron focalise sur la révision de la constitution.

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  • fox 23 // 05.10.2018 à 09h09

    Bien d’accord avec Jacques Sapir pour dès maintenant endiguer les petits calculs politiciens d’une certaine gauche avec une 6ème République possible.
    Les institutions de la 5ème ne sont effectivement pas en cause, seul l’usage qu’en font les présidents successifs l’est. Macron représente un mode de gestion au bout du rouleau, le dos au mur, un pouvoir de plus en plus personnel parce qu’arrivé à ce stade on ne peut plus avoir confiance en personne, on doit trop favoriser les siens pour trouver des volontaires durables assumant magouilles et mauvais coups.

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    • Dominique Gagnot // 05.10.2018 à 09h16

      On peut d’ailleurs envisager plus démocratique qu’une République…

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      • Cgrotex // 05.10.2018 à 10h30

        La Ve République sans référendum n’est pas la Ve République , voila le principale problème. Quand au quinquennat , ce fut une erreur historique. ,

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        • P’tetbenkwui // 06.10.2018 à 06h02

          La réduction du septennat en quinquennat a consacré le fait du Prince, c’est-à -dire le pouvoir absolu. Je n’y vois aucune “erreur historique”, seulement l’aboutissement logique d’une déliquescence sociétale.

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    • Sam // 05.10.2018 à 09h38

      Sinon que les institutions de la Vème ont été vidées de leur substance par les présidents successifs, modifiant la constitution à tour de bras pour l’adapter aux règles de l’UE et du nouveau monde.
      Quand vous dites une certaine gauche, vous parlez du principal parti de gauche ? C’est pourtant eux les plus audibles contre le régime Macron.

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      • P’tetbenkwui // 06.10.2018 à 06h07

        ” …c’est pourtant eux les plus audibles …”

        Vous voulez dire les plus sonores ?
        Excepté une cacophonie de circonstance qui assure le spectacle, je trouve l’opposition sinon navrante, sûrement complice passive à bien des égards.
        L’Assemblée et le palais du Luxembourg ne forment plus qu’une chambre d’enregistrement.

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        • Sam // 07.10.2018 à 08h36

          La Vème a fait des assemblées des chambres d’enregistrement depuis 1962 et l’élection du Président au suffrage universel. Merci De Gaulle…

          La réforme de 2000 qui met fin au septennat enlève le dernier garde fou qu’étaient les législatives et l’éventualité d’une cohabitation. Merci Chirac et Jospin…

          De cela les oppositions ne sont pas responsables. Et parmi elles, il y a LFI qui propose de mettre fin à cette situation. Ce sont même les seuls…

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  • Kokoba // 05.10.2018 à 09h18

    Tout le monde sait que Macron prend seul toutes les décisions et ne délègue rien.
    Les ministres ne servent donc strictement à rien. Ils sont là juste pour l’apparat.
    Certains s’en acommodent trés bien car ils sont uniquement intéressés par le petit statut qu’ils en tirent.
    Mais ceux qui espéraient pouvoir faire quelque chose ne peuvent que constater l’impossibilité et démissionner (Hulot).

    Pour Collomb, je ne connais pas le personnage et je ne sais pas s’il espérait vraiment pouvoir travailler correctement sous Macron. Il m’a toujours semblé trés bizarre à ce poste.
    Pour Hulot, on sait qu’il avait des projets pour l’écologie mais que ces choix étaient bloqué par Macron. Mais est-ce que Collomb avait des projets pour l’intérieur ?
    Est-ce qu’il avait prévu certains projets refusés par Macron ?
    Ou bien l’idéologie Macron ne lui convenait plus ?
    Je n’arrive pas à comprendre le personnage

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    • Jacleon // 05.10.2018 à 09h41

      “Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent.” Edgar Faure

      Collomb a juste senti le vent tourner… rien de plus à comprendre…

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    • Robert // 05.10.2018 à 10h51

      Collomb, qui vise de nouveau la mairie de Lyon, n’a pas envie de couler avec Macron. Il quitte le Titanic de l’ Elysée. C’est aussi simple que cela…

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      • Marie // 05.10.2018 à 18h36

        Sauf qu’en attendant ça donne une sorte de ministre par interim.
        Bonjour l’ambiance sur les coursives du raffiot! Entre un Emmanuel Di Caprio et sa Brigitte Winslet qui se prennent pour les rois du monde
        et
        Collomb sur son canot déjà à l’eau,
        les flics doivent se sentir drôlement mieux!
        Un peu comme dans mon ancienne boîte oû j’ai eu un patron qui a démissionné au bout de 6 mois, un courant d’air, juste préoccupé par ses négociations de départ et son futur boulot. Le personnel s’est vraiment retrouvé en pleine mer
        façon Radeau de la Méduse!

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    • P’tetbenkwui // 06.10.2018 à 06h38

      @ kokoba

      Pour Collomb, je suis bien d’accord avec les 3 commentaires en réponse à votre post.
      Quant à Hulot, après avoir beaucoup gesticulé, qu’a-t-il concrètement fait sinon avoir ventilé ses habituels propos écolos ?

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  • christ // 05.10.2018 à 09h39

    macron serait il capable de vivre avec 1200 euros par moi ? non !!! il serait obligé de faire la manche au bout de deux jours ! il ne comprend strictement rien au quotidiens des français , il est hors sol et il commence à sérieusement m’agacer avec son comportement d’enfant gaté ;

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    • Alfred // 05.10.2018 à 09h56

      En même temps, 12 millions de français n’ont rien compris au quotidien de macron non plus… c’est peut être pas lui le responsable après tout.

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  • wuwei // 05.10.2018 à 09h44

    Si son excellence “Sélénissime” est parti, Macron peut toujours compter parmi ses affidés, sur Claire O’Petit dont l’activité à l’assemblée nationale (https://www.nosdeputes.fr/claire-o-petit) et dans sa circonscription (http://claireopetit.fr/category/en-circonscription/) sont de nature à réconcilier les Français avec leurs élus et la politique. Je ne tiens pas compte de ses déclarations dans les médias car nous touchons là au sublime. (https://www.lesinrocks.com/2017/07/27/actualite/politique/le-cv-tres-charge-de-claire-opetit-la-deputee-qui-demande-aux-jeunes-darreter-de-pleurer-11969855/)

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  • Ardéchoix // 05.10.2018 à 09h44

    «Vous pouvez parler très librement; la seule chose qu’on n’a pas le droit de faire, c’est de se plaindre»

    LIBERTÉ – RUISSELLEMENT – PAS SE PLAINDRE

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  • Greg // 05.10.2018 à 10h12

    Pas la peine de revenir a Rome pour attribuer la souveraineté au peuple, l’article 1 de notre constitution y suffit très bien.

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  • Alice blozpra // 05.10.2018 à 10h45

    Je signale que nous n’avons toujours pas une explication un peu consistante sur la raison de cette démission.

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  • Robert // 05.10.2018 à 10h47

    Je pense que tous ceux qui prennent la peine de lire Jacques Sapir ont compris que les politiques ne sont que des acteurs, dont le rôle est d’empêcher le système d’imploser, au grand bénéfice (c’est le cas de la dire !) de la ploutocratie financière supranationale qui détient réellement le pouvoir.
    Actuellement, nous avons à l’ Elysée un très mauvais acteur, suite à une erreur de casting. Ses mentors lui ont adressé un avertissement, sous la forme de la médiatisation de l’affaire Benalla, mais manifestement il est incapable d’ en tenir compte…
    Quelle va être la prochaine étape de la sanction ?

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  • Le Belge // 05.10.2018 à 11h00

    Franchement, comparer Guignol (l’un des préférés de ma fille) à Macron et à Collomb (même si ce dernier est le dirigeant de Lyon), c’est très méchant pour Guignol. Plaisanterie mise à part, Monsieur J. Sapir a plus que raison.

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  • Guillaume81 // 05.10.2018 à 11h02

    “Mais, la concentration des pouvoirs sur le Président qui découle non, comme on le dit souvent, de la Constitution de la Vème République mais bien de la pratique politique des présidents successifs depuis George Pompidou”.

    Proposition dénué d’arguments et de très mauvaise foi… Qu’entend donc Jacques Sapir par “Constitution de la Ve République” ? Y inclut-il la réforme de 1962 et l’élection du président au suffrage universel direct ?

    Comment soutenir sérieusement l’idée que le présidentialisme est dû à des dérives individuelles et n’a rien à voir avec l’architecture générale de la Ve République ?
    Malheureusement, cette proposition est semblable à celle des socialistes qui dénoncaient en 2007 “l’hyper-présidentialisme” de Sarkozy mais ont ensuite adopter les mêmes recettes anti-démocratiques. Dénoncer les effets pour mieux oublier les causes…

    J’ai toujours beaucoup apprécié les analyses de Jacques Sapir, mais ses positions gaullistes sur la Ve République commencent, je dois l’avouer, à me chauffer les oreilles…

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  • Philvar // 05.10.2018 à 11h18

    Vu aux frontons des monument publics : Liberté – point – égalité – point – Fraternité – point Faut savoir lire entre les lignes !

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  • Ben // 05.10.2018 à 11h39

    Collomb était chargé de mettre en ordre de marche des listes estampillées LREM pour les municipales. Non seulement il ne s’acquittera pas de sa mission, mais en plus il se présentera sous une autre bannière, toute personnelle. Autant dire que les relais de Macron dans les Baronnies de province vont s’effriter et que les gloires locales qui étaient tentées par le macronisme, ou qui y avaient adhéré, vont dorénavant revenir à leurs anciennes écuries. A ce petit jeu, LR devrait rafler la mise car le PS est complètement KO (avec le pauvre Hollande qui essaie de remonter sur le radeau, le spectacle n’en est que plus pitoyable).
    La FI continuera de subir les attaques mortelles des gauchistes “no border” dont la plus grande ambition est d’empêcher Mélenchon d’accéder au pouvoir. Les No borders du genre NPA ne pèsent rien en terme de nombre, mais leur poids médiatique est redoutable.
    Il est fort possible que LREM subisse un affaiblissement qui obligera Macron à composer avec les LR. Une cohabitation avec la droite ne devrait pas le contrarier. Sa politique sera à peu près la même. Et Macron sera toujours Président, il continuera sa vie de super Narcisse. C’est ce qui semble être le moteur de son existence.

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    • LBSSO // 05.10.2018 à 17h22

      “Ici Fourvière , à vous l’ancien nouveau monde”

      @Ben vous avez raison de souligner la dégradation de l”ancrage locale ,déjà faible, de LREM.
      Sous un autre angle,pour prolonger votre commentaire, la décision de G Collomb de retourner à Lyon n’est-elle pas révélatrice d’un changement plus structurel ?
      Au-delà des péripéties politiciennes , j’y vois un nouvel affaiblissement de l’Etat en faveur des grandes métropoles ,ici Lyon.
      Piteux résultat pour un jeune président s’efforçant d’incarner la verticalité…

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      • Ben // 05.10.2018 à 23h19

        Le macronisme est un parisianisme chic, c’est boboland qui n’en finit pas de s’admirer dans les miroirs de l’Elysée, en compagnie de quelques canailles de bas étage et de banquiers très avisés.
        Les métropoles, à mon avis, ne sont pas hostiles à la gouvernance de l’État selon Macron (voir C.Guilluy).
        En revanche, tous les élus de province, petits ou grands, ont de bonnes raisons de s’émanciper de toute référence au macronisme: question d’image et de rapport de force pour les gros poissons et question finance pour les petits élus ordinaires pour qui le ruissellement macronien est un truc etrange qui va du bas vers le haut.
        Macron a perdu la province. Les Barons vont être attentistes et repliés sur leur fief, les petits édiles seront comme tout le monde, un peu paumés et inquiets.

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  • Papyjo // 05.10.2018 à 12h51

    J’ai peut être une interprétation différente de l’affaire de la photo.
    Et si à long terme Macron commençait à choisir son adversaire du deuxième tour ? On agite le chiffon rouge de tous les poncifs racistes et on fait monter Marine Le Pen. C’est tout à son avantage.

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    • Alfred // 05.10.2018 à 23h11

      Je pense comme vous que c’est.la strategie prévue. Macron et melenchon ont le meme plan et pensent être élus contre le fn en arrivant deuxième derrière lui. Il leur suffit d’éliminer l’autre au premier tour. Les lr seront dans les choux en raison de leur éclatement entre fn compatibles et FN non compatibles. Le ps comptant comme les verts ou le modem pour rien… (Des promesses pour soutenir Macron ou Mélenchon).
      Bref ils menu que c’est plié. Et l’autre en face pense que c’est son moment Trump.
      Heureusement qu’il y a Benala, berger et “middle finger” pour nous divertir face à ce futur engoissant..

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      • Ceusette // 08.10.2018 à 14h43

        C’est parce que les LR ne servent à rien. Sur le fond, il sont entièrement d’accord avec Macron sur le plan économique, de la souveraineté nationale, etc. Ils sont prêts à faire l’impasse sur les questions sociétales du moment que le modèle social français soit détruit et les intérêts du patronat et des financiers garantis. Edouard Philippe, Bruno Le Maire et consorts ne viennent pas du PS que je sache… Et ils sont à des postes clefs. Ce qui est frappant, c’est justement la continuité des politiques menées par les trois derniers présidents, aux personnalités pourtant bien contrastées. Melenchon, pour sa part, va devenir un “Jean-Marie Le Pen de gauche”, c’est-à-dire un repoussoir, on invoquera l’invasion des hordes rouges sauvages venues des steppes d’Asie centrale (au moins), du retour à l’affreux “gosplan”, au KGB, etc.

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  • Laurent // 05.10.2018 à 12h54

    “Mais, qu’Emmanuel Macron le sache, le mépris engendre toujours la haine, et celle-ci conduit bien souvent à la violence.”

    Il me semble qu’il manque le coté obscur, qui ramène à l empereur et la boucle est bouclée.

    Finalement Macron n’a pas tort dans la phrase «On ne se rend pas compte de la chance immense qu’on a», c’est vrai, il y en a qui ont Trump…

    Alea Jacta Est

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  • René Fabri // 05.10.2018 à 13h34

    Les raisons du départ de Gérard Collomb ne sont pas claires. Officiellement, il souhaite préparer les élections municipales à Lyon. Mais elles n’auront lieu qu’en mars ou avril 2020.

    On peut donc supposer qu’il était en désaccord sur certains points de la politique gouvernementale actuelle, mais on ne sait pas lesquels.

    Peut-être est-ce une suite de l’affaire Benalla, où il lui aurait été demandé, par exemple, de ne pas parler de certaines choses, comme de l’encadrement des manifestations ou des déplacements des personnalités.

    Ou bien, il aurait pu avoir des opinions divergentes avec les ministres des affaires étrangères, de la défense, et de la justice, qui eux ne se plaignent de rien, alors que leurs décisions peuvent être discutables, et avoir une influence sur la tranquillité du territoire français.

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  • Jean-Paul B. // 05.10.2018 à 13h57

    Bonjour,
    la division de l’opposition est la garantie pour Macron de finir son mandat. Mais cette opposition hétéroclite est,elle aussi,peu crédible car elle accepte avec enthousiasme (LR+la nébuleuse PS) les diktats de la Commission de Bruxelles ou les refuse assez mollement (RN+la nébuleuse LFI+PCF).
    Changer les têtes sans changer vraiment de politique?
    Non merci! On connaît çà depuis 1983 et le fameux “tournant de la rigueur” de laquelle nous ne sommes toujours pas sortis.
    Définitivement plus envie d’être pris pour des c…

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    • Alfred // 05.10.2018 à 14h53

      Un grand théâtre que rien ne menace vraiment…

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  • christiangedeon // 05.10.2018 à 15h29

    C’est amusant. Tout le monde voit dans la démission de Collomb une “pitrerie” et un signe de décomposition. Pas moi. les deux poids lourds du gouvernement sont partis.ETR en vérité,leur départ ne va rien changer. Parce que dans leurs fonctions respectives,ils n’ont rien fait. Le premier parce qu’il n’ pas eu les moyens de faire,le secong parce qu’il n’ jamais été qu’un (très bon) notable de (grosse) province. En même temps, budget passsé comme une lettre à la poste,personne dans les rues malgré les annoces ante vacnaces de rentrée chaude bouillante. la vérité ,elle est là. Jusqu’à Melenchon qui nous la joue ,je n’ai pas dit çà msieu à Marseille… Il faut arrêter,Russe-europe en exil de prendre vos désirs pour des réalités. Il est temps de revenir en France,et de regarder les choses en face.

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  • Marie // 05.10.2018 à 16h15

    Au fond nous avons, bon gré, mal gré, notre “Trump” à nous, du “Nouveau Monde” encore à faire…Même confiance affirmée en la société civile, en la finance, en la réussite personnelle. Dernier indice en date : Macron décrété “chef de la Terre” (ou équivalent) par le pays le plus pollueur du monde…

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  • xc // 05.10.2018 à 18h09

    “Mais, la concentration des pouvoirs sur le Président qui découle non, comme on le dit souvent, de la Constitution de la Vème République mais bien de la pratique politique des présidents successifs depuis George Pompidou,”
    Ce n’est pas faux, mais cela avait commencé du temps du Général lui-même avec la théorie du “domaine réservé” du Président, absente de la Constitution, par laquelle il se réservait l’Algérie, la Défense, et les Affaires étrangères. Et ce, dès avant 1965, année de la première élection au suffrage universel direct. Ce dernier mode d’élection n’ayant fait que rendre les choses pires, de ce point de vue.

    Pour que le Président s’en tienne strictement aux attributions prévues par la Constitution (titre 2: https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006071194#LEGISCTA000006095822) je pense qu’il faudrait revenir à l’élection par un collège de “grands électeurs” (élus locaux et parlementaires), comme prévu dans le texte constitutionnel adopté en 1958. D’une part, le Président ainsi élu ne devrait plus se sentir autorisé à sortir de ses attributions constitutionnelles. D’autre part, je n’imagine pas les électeurs ordinaires se déplacer en masse pour élire quelqu’un qui ne leur parlera pas du chômage, du pouvoir d’achat, de la santé, de l’école, etc. Et pour cela, pas besoin d’une VIème république.

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    • Sam // 05.10.2018 à 19h46

      Une VIème, ou une modification substantielle à apporter à la Vème, serait de rendre nos élus responsables et révocables. Au moins.
      Et refaire de la Constitution la norme suprême, après en avoir expurgé les modifications de l’UE.

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  • Ando // 05.10.2018 à 19h13

    Un gouvernement défait, un president sitôt élu qui n’a déjà plus rien à proposer au pays, des années de mandat presidentiel à courir. Le vide c’est pas mal quand on pratique le zen, mais pas en politique.

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  • Gilgamesh // 05.10.2018 à 23h59

    “Le seul espoir que peut conserver Emmanuel Macron tient à ce que l’opposition est toujours divisée.”

    Il y a quelque chose d’assez malsain à employer le singulier pour désigner des forces politiques aussi diverses que le Front national, la droite, le PCF et la France insoumise. Comme si pour accéder au pouvoir, l’une de ses quatre forces politiques, pouvait compter sur l’appui des trois autres.

    Il y a donc des oppositions à Macron, pas une seule. La division est la norme démocratique :
    • le multipartisme est constitutif de la démocratie
    • le citoyen exerçant sa liberté de conscience peut librement changer d’avis

    On peut déplorer qu’aucun courant politique ne soit assez fort actuellement pour faire barrage à la politique du Gouvernement. Mais mettre cette faiblesse sur le compte d’une pluralité des oppositions, c’est en quelque sorte s’en prendre au fonctionnement démocratique.

    Je persiste à penser que M. Sapir ferait mieux de s’en tenir à son champ de compétence économique. M. Delamarche déplore également cette confusion politique / économique (https://youtu.be/pZLT1mLaZOw?t=2822)

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  • Louis Robert // 06.10.2018 à 16h50

    Je vois les problèmes suivants:

    1. Macron en marche a bien été élu par des citoyens français, pleinement responsables de leurs gestes, deux fois plutôt qu’une.

    2. Le coup classique, répété, de l’épouvantail FN a encore une fois réussi magistralement.

    3. L’heure des conséquences prévisibles, prévues, et de l’éveil est venu.

    4. Un système électoral et politique qui permet une présidentielle où la seule, vraie majorité citoyenne est celle des abstentionnistes et des non-inscrits… et malgré tout l’élection d’un président à vrai dire minoritaire, un tel système ne mérite pas d’exister et doit être aboli par tout peuple responsable. S’en plaindre n’accomplit strictement rien.

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  • un citoyen // 06.10.2018 à 18h57

    Je rajouterais aussi (sur les chances de E.Macron à conserver son pouvoir) : Et en fonction de la solidité du camp européiste (bien que de ce côté-là ce soit plutôt mal parti).
    La phrase d’Alain Juppé “Couper l’omelette par les deux bouts” n’est d’ailleurs pas anodine, elle est un conseil dans la conservation des objectifs voulus : ne pas écouter les “extrêmes”, ne pas partager le moindre pouvoir avec ceux qui “n’ont rien compris au monde” (*) et laisser les “gens raisonnables gouverner ensemble”.

    Ces “extrêmes” qui constituent la vraie opposition, boh il suffit de les affubler d’étiquettes “extrême-droite” ou “pro-chaviste” pour faire peur, ou faire croire que le combat est seulement entre l’européisme et l’extrême-droite alors qu’il l’est plus généralement et plus sérieusement entre l’européisme et le sceptico-européisme légitime.
    Cette motivation de ligne unique n’est sinon pas à attribuer uniquement à LREM, elle était aussi présente avant, lorsque la gauche (ou plutôt la “gauche”) ou la droite était au pouvoir, le PS était pour eux les “gens raisonnables” et lorsque c’était la droite, l’UMP était pour eux les “gens raisonnables”.

    Aussi, je pense que sur les dysfonctionnements de la Vème république, le problème réside sur ce fait : Ce sont ceux qui arrivent au pouvoir qui s’attribuent complètement l’auctoritas (étant sûrs d’avoir raison sur les voies à suivre) alors qu’ils ne sont soutenus que par une minorité des citoyens. La souveraineté populaire n’est alors pas présente, et ni même la souveraineté politique.

    (*) https://www.liberation.fr/france/2015/01/04/dans-le-point-alain-juppe-veut-couper-l-omelette_1173858

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  • Kometa // 08.10.2018 à 03h22

    Au sujet des comportements de Macron et certains de ses macroniens, voici un extrait d’un article tiré du site
    du saker francophone:

    “Le dénigrement compulsif des pauvres et des dépossédés par les ploutocrates est peut-être la preuve la plus révélatrice de l’obsession du statut liée à l’insécurité née de leurs acquis souvent mal acquis. C’est au cœur de leur personnalité sociale. Ils semblent trouver nécessaire de stigmatiser et de traiter de perdants tous ceux qui n’appartiennent pas à leur classe sociale. Ceux du bas de l’échelle sont condamnés comme des dégénérés moraux – toxicomanes, parasites, paresseux – plutôt que comme des victimes de leur système financier. Cette attitude est faite en partie pour souligner leur supériorité et en partie pour masquer les conséquences sociales de leur rapacité. Un tel comportement est l’antithèse de l’image de l’homme cultivé et ils en paient donc le prix en termes d’estime publique malgré les efforts des médias pour maintenir cette fausse image.”

    L’article complet vaut le détour:

    http://lesakerfrancophone.fr/plutocracy-now

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  • Ceusette // 08.10.2018 à 14h54

    En fait, nous sommes déjà en VIe république, au moins depuis les réformes constitutionnelles de 2007 (approuvées par la quasi totalité des politiciens et des médias), mais remonte sûrement bien plus tôt avec l’adoption du quinquennat et de l’impossibilité d’avoir des cohabitations (ce qui est unique, je crois, dans le monde occidental?). La FI devrait plutôt revendiquer l’établissement d’une VIIe république! Nous avons désormais un régime hyper présidentiel, l’assemblée nationale ne sert plus à rien, et de toute façon, on a rendu les élections législatives sans enjeu, d’où une écrasante majorité présidentiel (du quasi jamais vu pour un président pourtant mal élu). Le Sénat et le conseil constitutionnel ont pris paradoxalement plus de poids, alors qu’ils ne sont pas élus au suffrage direct (ou pas du tout pour le second). En conclusion, il ne faut pas se faire d’illusion: on va devoir se coltiner M. Macron jusqu’en 2022, au moins, il pourra faire passer toutes les lois que ses caprices lui dicteront. Les gens ne se mobiliseront pas (que font les retraités ?). Je crois que les différentes “affaires” renforce de manière paradoxale le président en aggravant le désintérêt et donc la mollesse des masse (je ne fais pas exception).

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  • keg // 11.10.2018 à 09h50

    Il faut s’attendre à un coup d’éclat… Mais de quoi ? Chut cela arrive, à pas conté, surtout du côté surprise sur prise de guerre fiscale et taxiaire…. A vot’bon chœur, m’sieursdames. Dieu du ciel et non du Palais vous le rendra bien et même sans intérêt…. Il faut redorer le château… il est si terne que j’en fuel pas une de bien, d’autant que le gars oil n’est pas doc…

    https://wp.me/p4Im0Q-2zW

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