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22.avril.202022.4.2020 // Les Crises

Covid-19 : Ils veulent nous faire payer la facture – Entretien avec David Cayla

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Source : Le Media

Le coronavirus a mis à l’arrêt l’économie en France, en Europe et dans le monde. La crise économique et financière est déjà là. Emmanuel Macron a répété qu’il sauverait l’économie “quoi qu’il en coûte”. Mais déjà, le gouverneur de la Banque de France, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et les responsables du MEDEF annoncent qu’il faudra faire “des efforts”. Mais qui les fera ? Le capital, gourmand et imprévoyant, sauvé plusieurs fois de ses turpitudes par le contribuable ? Ou alors les travailleurs, qui n’en peuvent plus d’être pressurisés et ne cessent de le dire dans la rue depuis au moins 2016 ?

Interviewé par Le Média, l’économiste atterré David Cayla évoque les différents schémas d’absorption de la dette de l’Etat, mais aussi des pertes des banques et des entreprises. Et bien entendu, les solutions qui sont déjà discutées ne sont pas neutres. Pendant, avant et après le confinement, la lutte des classes continue. Focus sur les enjeux des futurs combats des peuples contre les oligarchies.

Source : Le Media

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Commentaire recommandé

Barbe // 22.04.2020 à 06h58

Ils ne peuvent pas aller le récupérer dans les paradis fiscaux ?
Voir la juste initiative danoise. Le bon sens quoi.

95 réactions et commentaires

  • Barbe // 22.04.2020 à 06h58

    Ils ne peuvent pas aller le récupérer dans les paradis fiscaux ?
    Voir la juste initiative danoise. Le bon sens quoi.

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    • Olivier // 22.04.2020 à 07h28

      Mais non, tout est déjà prévu: la Chine payera, les procès sont en route.

      Cf. la propagande anti-chinoise qui se déchaine.

      Si vous croyez que vous pouvez obtenir quoi que ce soit des paradis fiscaux que sont le Delaware, Jersey ou Guernesey ou même le Luxembourg, vous rêvez.

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      • Jean // 22.04.2020 à 09h52

        @Olivier

        Non c’est l’Humanité qui payera si nous n’agissons pas :

        « L’ampleur du recul de la production dans les mois qui suivront mars 2020 sera sans précédent par rapport aux crises des 70 dernières années. Il n’y a pas de doutes là-dessus. Des centaines de millions de personnes perdent subitement leur gagne-pain et sont mis en chômage. La chute de l’activité économique est énorme et va durer. C’est le moment de réfléchir et d’agir en faveur de changements tout à fait radicaux. C’est une course de vitesse. »

        https://www.cadtm.org/Covid-19-Les-prochaines-deflagrations-financieres-probables

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    • Totote // 22.04.2020 à 07h43

      s ils pourraient mais ce qui leur manque ce n’est pas le bon sens, mais le sens moral, le courage et le souci du bien commun avant leurs petits intérêts…
      Vous pouvez donc oublié cette option en ce qui concerne la France.

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    • antoniob // 22.04.2020 à 08h26

      plus précisément, le Danemark, mais aussi la Pologne, ne « récupèrent » rien dans les paradis fiscaux, mais plutôt, ont exclu les entreprises dont le siège est dans un paradis fiscal, pour le Danemark, et celles dont le siège n’est pas dans le pays, pour la Pologne, d’aides gouvernementales.
      Et pour le Danemark reste à voir si les entreprises enregistrées dans les paradis fiscaux de faits de l’UE même sont concernés: Luxembourg, Pays-Bas, Irlande, et si pour les autres paradis fiscaux, le gouvernement va être autonome ou suivre la liste UE de ces paradis, laquelle n’inclut pas: les territoires britanniques, Jersey-Guernesey, Iles Vierges Britanniques.

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    • jok // 22.04.2020 à 10h01

      Il est temps d’admettre que les paradis fiscaux sont partie intégrante du système néolibéral. Pas d’optimisation fiscale possible sans cela. Rien, absolument rien n’est fait pour lutter contre, ce n’est qu’affichage et grandes déclarations pour nous faire croire que des mesures sont ou seront prises. La propagande et l’état policier feront le reste pour nous endormir et pour que l’on reste bien docile le temps de tondre toujours plus les Mougeons que nous sommes. Et quand je vois çà : http://www.leparisien.fr/video/reouverture-des-drives-chez-mcdonald-s-ca-fait-du-bien-de-remanger-du-gras-13-04-2020-8298852.php je me dis que les 8 semaines de confinement n’ont pas servi à réveiller au moins les consciences. Pauvre de nous !

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      • Patrick // 22.04.2020 à 13h39

        Les paradis fiscaux sont indispensables pour échapper aux enfers fiscaux.
        Les états se condamnent eux-mêmes par leur folie fiscale, les gouvernants n’ont toujours pas compris qu’il faut supprimer tout impôt et toute subvention pour les entreprises. Faites venir les entreprises et laissez mourir celles qui ne sont plus rentables.

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        • Vincent P. // 22.04.2020 à 14h09

          Toujours au top, Patrick : c’est bien.
          Du coup je me demande : fiscalement, ça vous plaît la France ? parce que vous êtes libre de vous barrer. Ça nous ferait des vacances.

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          • Patrick // 22.04.2020 à 18h01

            Pas de problème, ma holding est à l’étranger.
            A titre perso, je paie beaucoup d’impôts alors j’ai le droit de râler sur l’utilisation qui en est faite.

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          • John // 22.04.2020 à 18h04

            Vincent, Patrick défend ses idées libérales (libéral au sens strict). Il est cohérent. La main invisible conduit toutefois à la transformation de la libre concurrence en oligopoles, voire en monopole de pans entiers de l’économie. Le marché c’est le développement sans contraintes des inégalités de revenus et de fortunes. Nos sociétés occidentales gèrent l’économie de façon libérale pour les profits et de façon communiste pour les pertes (attention seulement pour le grand capital des grandes entreprises et des banques, les petits peuvent crever).

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    • Christian // 22.04.2020 à 11h27

      @Barbe,

      pour récupérer l’argent dans les paradis fiscaux ce n’est pas qu’une question de bon sens, mais une question de guerre, il faudrait être prêt à envahir ces juridictions. Point barre. Vous voulez faire la guerre aux USA ou au Royaume Uni qui hébergent ou protègent ces mêmes juridictions? Je vous souhaite bonne chance.

      Le méchant prend la fuite sans qu’on le poursuive. Proverbes 28.1. A méditer 🙂

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      • panpan // 22.04.2020 à 12h23

        Maxime Renahy, ancien administrateur de fonds à Jersey puis à Luxembourg. Deux paradis fiscaux au cœur de l’Europe de JC Junker ancien premier ministre luxembourgeois. Il devient espion pour la DGSE. Il dévoile une ingénierie financière organisée telles des poupées russes pour échapper au fisc et piller nos états. Il éclaire un monde dévoyé qui délocalise et s’enrichit au mépris de l’humain.
        DGSE : L’impuissance de l’état ?
        Le media : https://www.youtube.com/watch?v=OvQPb6JbFos
        Thinkerview : https://www.youtube.com/watch?v=Uj83ZmfT4Dw
        Là où est l’argent : https://www.arenes.fr/livre/la-ou-est-largent/

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        • Christian // 22.04.2020 à 14h37

          Merci pour les liens, j’ai visionné, cela donne la nausée. J’ai particulièrement aimé les passages où il démontre, non seulement l’impuissance de l’Etat, mais la complaisance de l’Etat qui utilise les paradis fiscaux, via la caisse des dépôts pour payer les rétro-commissions dans les contrats d’armements. Merci à Maxime Renahy pour son courage et son désintéressement, mais j’ai bien peur que les actes ne suivront pas.

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        • Jean // 22.04.2020 à 20h36

          @panpan

          La suite est Là : https://youtu.be/iLMs_EqUICs?t=1

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      • Patrick // 22.04.2020 à 13h42

        Chaque pays est libre d’appliquer ses propres règles en matière fiscale. Si certains pays sont plus intelligents que d’autres ils vont mieux s’en sortir , c’est tout

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        • lon // 22.04.2020 à 17h20

          Oui mais c’est où la limite ? La planète terre transformée en gigantesque « paradis fiscal » ? Et après l’ouverture d’une entité territoriale autonome sur Mars par Branson avec conditions fiscales imbattables ? Et quand il n’y aura plus d’Etat faute de rentrées fiscales, il n’y aura pas de libertariens heureux et de marché libéral idéal , il y aura des mafias avec extorsion brutale sans même de documents comptables … .

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          • Narm // 22.04.2020 à 18h14

            TiNA : droits de douane
            ou marché commun non faussé

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  • panpan // 22.04.2020 à 07h44

    – (Investig’Action, 15 avril) Crise économique imminente : le virus comme prétexte avec Eric Toussaint :
    Michel Collon s’entretient avec l’économiste Eric Toussaint (CADTM) La crise économique risque d’être gravissime. Comme en 1929, annoncent certains experts. C’est à cause du coronavirus, disent les gouvernements occidentaux. Vraiment ? Alors pourquoi Eric Toussaint avait-il publié dès… mars 2019 « La crise qui vient » ? Selon lui, le virus n’est que le détonateur, l’étincelle qui déclenche mais ce n’est pas du tout la cause. Il est temps d’apprendre ce que cache le discours économique officiel. Eric Toussaint, économiste, animateur du CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde), nous explique les causes véritables et pourquoi on nous sort le prétexte du virus. Bien entendu, cela a à voir avec la facture à payer : par qui ?
    https://www.youtube.com/watch?v=co8rbhFxBz

    – Eric Toussaint , Chris Den Hond , Pierre-François Grenson, interview du 9 avril 2020 : Les dessous de la crise capitaliste dans la sphère financière et dans la production qui a démarré avant l’épidémie du coronavirus. Comportement des grands capitalistes sur les marchés boursiers et les gains qu’ils font en pleine crise : https://www.cadtm.org/Covid-19-les-dessous-de-la-crise-financiere-et-economique

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    • Urko // 22.04.2020 à 08h26

      Prétendre savoir la cause d’une crise comme l’actuelle traduit surtout le biais de chacun à voir ce qu’il a envie de voir. Du coup, les anti neo-libéraux disent que le covid 19 révèle les failles du néolibéralisme (la preuve, les lits d’hôpitaux ont été supprimés à cause de la recherche d’économies) ; les néo libéraux disent qu’il révèle les failles de l’étatisme (la preuve, les lits ont été supprimés à cause de l’excès de bureaucratie étatique alors que les budgets de l’hôpital public augmentent sans cesse) ou du keynésianisme (l’endettement et la pression fiscale) ; les anti-UE disent qu’il révèle les failles de l’UE ; les pro-UE disent qu’il faut « plus d’Europe » (bon, ils disent ça chaque jour depuis 40 ans quoi qu’il se passe…) ; les pro-immigration disent de régulariser les « sans papiers » pour que l’agriculture tourne ; les anti immigration disent de renvoyer les « clandestins » pour ne pas saturer davantage un système social déjà au bord de la rupture avant crise… Bref, chacun voit midi à sa porte. Un marteau voit des clous partout, n’est ce pas ? À ce stade pourtant, si l’on réfléchit en délaissant ses petits partis pris habituels, et bien l’on sait surtout que l’on ne sait pas grand chose et qu’il semble tôt pour analyser ce qui advient sous nos yeux confinés. Seule certitude : ce temps viendra et parmi tous ceux qui croyaient y voir confirmation éclatante de leurs idées, beaucoup se montreront déçus, par définition. Quand ça explose, débattre sur la responsabilité du baril de poudre, de la mèche, de l’allumette ou de celui l’ayant craquée paraît étrange.

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      • panpan // 22.04.2020 à 09h23

        La contribution des administrations publiques à la valeur ajoutée, et donc au PIB, est de l’ordre de 18,2% en France. Elle n’augmente quasiment pas depuis 1983. Les fameux 56,6% brandis trop souvent proviennent d’une erreur consistant à confondre la valeur ajoutée avec les dépenses de fonctionnement: les dépenses des ménages et des entreprises non financières représentent 150% du PIB mais cela n’inquiète personne, à juste titre, car tout le monde sait que ce ratio n’a pas de sens. Quant à nos dépenses publiques de santé, près des deux tiers alimentent la dépense privée: ce sont des revenus des professionnels de santé libéraux, des cliniques privées et des laboratoires pharmaceutiques.

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        • Urko // 22.04.2020 à 09h55

          Vous avez bien lu Gaël Giraud notamment, et tant mieux car il a des choses intéressantes à dire. Mais hélas non, sur ce sujet, vouloir changer « prélèvements obligatoires » par « contribution des administrations publiques » en espérant que ça trompe son monde semble bien acrobatique, pour ne pas dire spécieux. Je sais bien, comme tout le monde du reste, que le PIB est un indicateur vaseux, mais les prélèvements obligatoires restent les prélèvements obligatoires et représentent bien ce que l’état et ses délégataires ponctionnent. Idem sur les budgets alloués aux hôpitaux, pas à la seule santé : ils augmentent. Et le nombre de lits baisse. Après, comment interpréter tout ceci, j’admets qu’il s’agit d’une autre histoire. C’était le sens de ma circonspection ci-dessus. Cette crise, dure, a bien des enseignements à apporter mais je doute que ceux qui n’y voient que l’occasion de radoter une fois de plus leurs catéchismes (keynésien, néo libéral, communiste, nationaliste, europeiste, souverainiste… que sais-je encore) comme avant ladite crise en trépignant que cette fois, tout le monde verra qu’ils avaient raison, aient de grands apports à faire. Ils prêchent tous pour leurs paroisses, comme avant, et déroulent leurs obsessions respectives sans avoir réfléchi à la situation ni à ses implications. La crise, ils n’ont pas pensé à ce qu’elle induisait en soi, mais seulement à l’exploiter pour défendre leurs fois idéologiques en ceci ou en cela. Ça a de grandes chances de ne mener nulle part sinon à des impasses idiotes et violentes

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          • enkidou // 22.04.2020 à 12h17

            Bjr, par provocation gratuite: en d’autres termes, vous n’êtes ni pour ni contre bien au contraire. Si je vous rejoins sur les querelles de chapelles idéologiques grâce à cette épidémie, le lait couve sur le feu. Peut-on et doit on faire comme la grande bretagne emprunter directement à la banque de france, peut-on ou doit on annuler la dette d’une façon ou d’une autre peut-on imaginer comme le dit Howard Zinn que ceux qui sont libres, banquiers, certains h ou f politiques, certains dirigeants comme Lauvergeon, bernard arnaud, patrick drahi, JMMessier…, devraient être en prison et pour parti de celles et ceux qui sont en prison devraient être libres. Doit on ou non décréter que l’eau, l’air, le soleil, le vivant, l’éducation, la terre… ne sont pas des biens de consommation mais appartiennent au vivant et à ce titre ne peuvent être commercialiser. Peut-on encore ce dimanche sauver Fnac/darty avec 500millions d’euros? Ces sujets non exhaustifs sont d’actualités, corona ou pas. cdt

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            • Urko // 22.04.2020 à 21h31

              Mes idées sur la monétisation des dettes, qui exigera la sortie de l’euro je pense car je ne vois pas les Allemands accepter une telle pratique, je les avais avant la crise, les ai encore aujourd’hui, et les aurai toujours demain : la crise n’a rien à voir la dedans. Elle ne sert pas même de révélateur, elle ne fait qu’acculer à innover. Cette crise ne prouve pas que l’Euro est une énorme bêtise, il l’a toujours été (selon moi). De même, non, cette crise ne démontre rien sur l’inanité du capitalisme, du communisme, du socialisme keynésien ou de la secte Moon etc. Elle teste leurs limites préexistantes – car tout système en a – qu’il faut analyser en dehors d’elle. Ce que je fustige, ce n’est pas d’avoir des opinions, mais d’essayer à tout prix de les faire valider par une crise qui ne validera rien.

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        • Patrick // 22.04.2020 à 13h28

          La valeur ajoutée des administrations n’augmente pas mais leur coût augmente.
          C’est bien le problème.

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          • red2 // 22.04.2020 à 15h04

            Vous auriez une sourve svp? Parce que ce n’est pas parceque vitre sacro saint 56% du PIB augmente que les dépenses des administrations augmentent! Il y a heureusement beaucoup plus que les dépenses des administrations dans ce chiffre. Les administration sont au contraire pour beaucoup à l’os.

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            • Patrick // 22.04.2020 à 20h55

              à l’os ? c’est vite dit .
              budget 2015 : 395 milliards
              budget 2019 : 468 milliards
              On voit nettement une austérité sans précédent.
              Et ça c’est juste pour l’état . Il faut ajouter les filiales.

              sur le site du gouvernement
              https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/ressources-documentaires/documentation-budgetaire/chiffres-cles-budget-etat#.XqCRQkPgr0o

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            • RV // 22.04.2020 à 22h27

              @ Patrick // 22.04.2020 à 20h55
              et rapporté au PIB, PIB 2015 2621 M, PIB 2019 2762 M
              2621/395=6.6 et 2762/468=5.9
              une baisse de 0.7 !
              merci pour la démonstration . . .

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            • Patrick // 23.04.2020 à 09h51

              ça fait quand même 73 milliards d’augmentation soit + 18,5%
              Tout en se disant que l’état a entre temps refilé une partie de ses dépenses aux collectivité territoriales.
              La courbe des dépenses est très nettement ascendante sur 60 ans avec juste quelques fluctuations. Nous sommes en pleine tempête de libéralisme.
              Il serait intéressant de faire en parallèle une courbe de la qualité de service 🙂

              https://insee.fr/fr/statistiques/2381414

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            • RV // 23.04.2020 à 21h08

              @ Patrick // 23.04.2020 à 09h51
              « ça fait quand même 73 milliards d’augmentation soit + 18,5% »
              Ce chiffre ne tient pas compte de l’évolution du PIB.
              Il n’a pas la signification que vous prétendez lui donner.

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            • RV // 23.04.2020 à 21h11

              @ Patrick // 23.04.2020 à 09h51
              « La courbe des dépenses est très nettement ascendante sur 60 ans »
              Encore heureux !
              Vous ne prétendez quand même pas geler les dépenses de l’Etat sur une période de 60 ans en offrant un service public équivalent !

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            • RV // 23.04.2020 à 21h14

              @ Patrick // 23.04.2020 à 09h51
              « ça fait quand même 73 milliards d’augmentation soit + 18,5% »
              Cette augmentation est inférieure à celle du PIB pour la même période, il n’a pas la signification que vous prétendez lui attribuer

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      • Owen // 22.04.2020 à 10h15

        C’est au delà de nos idéologies habituelles qu’on pourra, en effet, analyser ce qui se passe.
        D. Raoult constate que les 15 pays à plus forte mortalité sont des pays riches. Alors que nombre d’anciens pévédés s’en sortent très bien. Le Vietnam, territoire planté dans la Chine, à 93 millions d »habts a zéro mort. Et sans isolement généralisé hormis, cette fois-ci strict, pour les positifs.

        Il y a le sens commun des hbts d’un pays et l’attitude civique qui en découle. Du bon sens qui n’a pas disparu (fermeture des frontières, déconseillée par l’OMS qui préfère l’enfermement généralisé), des médecins qui reçoivent dès que le nez coule ou la toux vient (et qui ne dit pas « restez chez vous, on attend que vos poumons soient irradiés par le virus », on ne se rend mène plus compte à quel point on devenus insensés).
        Il y a l’immunité naturelle: la superposition des pays africains à malaria endémique avec le faible taux de mortalité fonctionne.
        il y a l’État pris au sérieux qui sait prendre les moyens nécessaires (la Chine communiste comme la Nouvelle Zélande libérale).

        Cette pandémie est un très bon indicateur des pays qui seront résilients, ou pas, aux crises éconologiques à venir. Ceux comme le nôtre sont contaminés par une autre maladie préalable: la médiocrité des élites laissée par des hbts qui ne savent plus ce qu’ils veulent.

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      • JEAN DUCHENE // 22.04.2020 à 10h56

        en tout cas le relativisme – qui est aussi « un petit parti pris » – n’est certainement pas la bonne réponse. Quand ça explose débattre sur la responsabilité du baril de poudre et qui craque l’allumette est précisément la seule façon d’éviter les explosions en chaîne. Il ne s’agit pas de voir « midi à sa porte » mais l’humain à sa porte. C’est ce qui départage toutes les questions que vous posez.

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        • Urko // 22.04.2020 à 11h54

          L’absence de parti pris n’est pas une réponse en effet. Mais prétendre détenir la réponse (ultra prévisible, en fonction de l’appartenance à tel camp) à un problème dont on ignore presque tout, cela empêchera à coup sûr d’apporter la bonne. Les vieilles rengaines des uns et des autres, qui voient tous – ben voyons – confirmation de leurs idéologies vermoulues dans l’apparition d’un virus et de l’improvisation avec laquelle les pouvoirs publics de la planète y répondent me dépriment. Une bande de charognards : une crise sans équivalent ? Les voilà qui se réjouissent !… en feignant la colère ou la sagesse de celui qui avait tout vu avant (mais bien sûr…) pour cacher leur joie mal réprimée. Alors, libre à ces petits malins de tenter une fois de plus le coup de nous refourguer leurs camelotes respectives, souvent périmées d’ailleurs, mais moi, non merci. Plus tard peut être…

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          • Véro // 22.04.2020 à 14h44

            Plus tard ce sera sans doute trop tard.
            Oui il y a des gens qui ont « prédit » l’épidémie.
            Mais ce n’est pas extraordinaire.
            On sait bien depuis longtemps que nous pouvons subir ce typee d’épidémie, nous avons la grippe chaque année que pour ma part je nomme jamais gripette. Mais aussi d’autres épidémies, Sras, rougeole…
            Les pouvoirs publics savent aussi puisqu’en 2007 en France il y a eu une loi justement pour répondre à la menace épidémique avec création d’un établissement public dédié (d’où la constitution de stocks de masques aujourd’hui disparus).
            Et quel est ce problème dont on ignore presque tout ? On n’ignore pas la politique qui a été suivie, les programmes suivis, les dépenses faites etc. On n’ignore pas non plus quels sont les moyens dont on dispose. Et donc on peut voir non pas LA solution, mais des erreurs qui ont été faites dans les directions prises. Certaines sont sur des aspects très basiques, comme les masques, d’autres plus structurels, comme le fait de ne pas avoir de pouvoir monetaire, ou encore le fait de dépendre d’autres pays pour des besoin essentiels.

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          • RV // 22.04.2020 à 22h35

            @ Urko // 22.04.2020 à 11h54
            La question principale est l’incurie de ce gouvernement.
            Ayant constaté la pénurie de masques dont les stocks n’ont pas été renouvelés par les gouvernements précédents il s’est contenté de passer commande sur le marché international sans prendre en compte que la demande mondiale dépasse largement les capacités de productions actuelles. Sa première réaction aurait du être de faire fabriquer des masques ici et maintenant sans attendre, avec si nécessaire des réquisitions. La Chine et l’Italie nous ont précédé dans le déclenchement de la pandémie et leur expérience a été ignorée !
            Même constat avec les respirateurs, avec les bouteille d’oxygène et avec les tests.
            Faut-il rappeler aussi que ce gouvernement à fait la sourde oreille à plus d’un an de grève des urgentistes et de professionnelles de santé qui ont tiré la sonnette d’alarme sur l’état du système de santé en France bien avant cette pandémie ?

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      • panpan // 22.04.2020 à 11h45

        « Pourquoi prendre l’avis de représentants du seul corps médical dans la situation présente est-il absurde et contre-productif, sans même parler de cet abus de pouvoir qu’est la constitution en quelques heures, par l’Élysée, d’un « conseil » (le CARE) qui ne peut prétendre à une quelconque indépendance de jugement, en court-circuitant les instances existantes de délibération et d’expertise sur la santé publique ? Tout simplement parce que le confinement et le déconfinement sont des questions ayant de multiples dimensions sociales exigeant d’autres savoirs que ceux des spécialistes des épidémies, au demeurant souvent en désaccord entre eux…
        S’agissant de situations complexes et incertaines, raison de plus pour activer la démocratie ! Michel Callon, Pierre Lascoumes et Yannick Barthe ont publié en 2001 un grand livre « agir dans un monde incertain » (https://journals.openedition.org/developpementdurable/1316). C’est justement lorsque c’est complexe et incertain qu’on a besoin de ces configurations de débat qu’ils nomment « forums hybrides », et d’autres « conventions citoyennes ». Non pas pour remplacer la démocratie dite représentative, actuellement bien malade. Mais au contraire, pour contribuer à la reprise en mains citoyenne de nos vies. À l’opposé de l’expertocratie convoquée par l’autocratie.
        https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2020/04/20/confinement-et-deconfinement-sacrifier-la-democratie-aboutit-a-de-deplorables-decisions

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      • Christian // 22.04.2020 à 12h36

        @Urko,

         » Un marteau voit des clous partout, n’est ce pas ? »

        A propos de marteau, j’aime bien la métaphore prise par Tomas Pueyo dans;

        Coronavirus : le marteau et la dance
        https://medium.com/tomas-pueyo/coronavirus-le-marteau-et-la-danse-bce68d354c0c
        (Attention lien à ouvrir dans un nouvel onglet uniquement)

        Document qui analyse bien le dilemme actuel, bourré de graphiques, cela devrait plaire à notre hôte et de nombreux lecteurs des crises.

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        Alerter
      • marc // 22.04.2020 à 13h13

        c’est celui qui a craqué l’allumette, le responsable, sinon, tu ne feras jamais rien avec autant de poudre que tu veux…

        plus sérieusement, il existe de nombreux signes qui montrent que cette crise était prévue par un certain nombre de gens, mais la modération d’ici empêche d’en parler

          +1

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      • Véro // 22.04.2020 à 14h21

        Je ne vois pas pourquoi il y aurait une déception dès lors que le réel confirme les thèses défendues.
        Il faut prendre garde à ne pas trop relativiser les choses, parce que’à force dire que tout le monde a tort et raison à la fois, on en vient à l’immobilisme ou à des solutions inadaptées.

          +2

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  • placide // 22.04.2020 à 08h06
  • yann // 22.04.2020 à 08h15

    J’encourage « Le Media », et tous les autres qui se reconnaîtront, à se calmer avec les manipulations de bas étage telles que le choix de l’image Merkel (qui regarde le spectateur de travers).

      +5

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  • Gaby // 22.04.2020 à 08h53

    Ressaisissez-vous !
    La catastrophe à venir, sociale et économique, sera sans commune mesure avec cette épreuve de l’épidémie du coronavirus.
    Le décompte morbide des morts journaliers sera alors impossible.
    Je n’aime pas ce système, mais aujourd’hui c’est cette organisation là qui nous nourrit, nous vêtit, nous chauffe, nous et bien d’autres (la famine pointe déjà son nez en Afrique) et personne n’a intérêt à un effondrement ou une crise violente, même les décroissants pour qui j’ai de nombreuses affinités intellectuelles et diagnostiques.
    Ce n’est pas derrière nos écrans, nourris et momentanément protégés par d’autres d’un risque somme toute minime, que nous construirons quoi que ce soit.
    Un peu de courage, les enfants doivent retourner apprendre, les cultures doivent se faire, les autres pathologies doivent être soignés, les petits commerces et artisans doivent être préservés car ils sont le cœur d’une futur économie locale.
    ça y est, cela fait un mois que les retardataire ont eu le temps de réaliser et de digérer le fait que nous vivons une épidémie, maintenant il est temps de sortir du délire collectif.

      +12

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    • Berrio // 22.04.2020 à 09h46

      Cette organisation qui nous nourrit comme vous dites, il convient de la maintenir car elle est faite de droits et d’acquis qui nous préservent de la faim, de la maladie, de l’ignorance. Nous devons tout faire pour conserver notre art de vivre et l’améliorer.

        +5

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    • Bats0 // 22.04.2020 à 09h49

      « Je n’aime pas ce système, mais aujourd’hui c’est cette organisation là qui nous nourrit, nous vêtit, nous chauffe, nous et bien d’autres », vous avez oublié un verbe, et pas des moindre : exploiter; il est là le réel problème, car au-delà de notre consommation quotidienne pour notre survie (se nourrir, se chauffer, se vêtir, se soigner), ce système exploite nos faiblesses, en nous faisant croire que consommer est indispensable (ce que eux ont choisi, mais se garde bien de le clamer) pour notre économie. D’où, tout une organisation du travail mis en place, afin d’extraire toujours plus de matière première que la terre peut bien nous offrir, sans contrepartie, et de transformer ces éléments, en bien de choses souvent très inutiles. Par contre, tous ces enfants qui doivent travailler, bien trop jeunes, cette pression de tout le monde des travailleurs à produire toujours plus avec des rendements parfois surhumains, la mise en place de priorités qui n’en sont pas, supprimer des postes de travail, voir des moyens (dans les hôpitaux entre autre). Enfin quoi, un système très peu adapté à l’équilibre de l’individu par rapport à son environnement; elle est très loin la quête, pourtant indispensable pour notre bien-être, vers une vie en harmonie avec notre environnement.

        +15

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      • Gaby // 22.04.2020 à 10h02

        Je suis d’accord, mais ce n’est certainement pas en demandant à rester plus longtemps confinés chez nous, nourris par d’autres, d’autant plus exploités, que nous changerons quoi que ce soit. Ce confinement est l’inverse de la direction qu’il nous faut prendre : distance sociale et mort de la convivialité, numérisation de l’existence à outrance, morts des petits (commerçants, artisans…), surveillance des masses, oubli et mépris des jeunes générations qui en paieront toutes les conséquences, centralisation excessive, …

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        • Bats0 // 22.04.2020 à 11h04

          Vous avez écouté ce que disait David Cayla dans ce reportage ? Lorsqu’il indiquait la situation des restaurateurs, on fait comment pour faire, d’un côté, respecter la distanciation sociale, et de l’autre, continuer à fonctionner avec une rentabilité négative en cas de respect des règles de distanciation ? Et je ne parle pas de tout ce qui concerne le tourisme, et ses ramifications.
          Pareils pour les transports en commun, à qui donner la priorité pour se rendre à son travail, avec toujours cette même règle de distanciation ? D’autant plus que pour l’instant, nous ne savons qui est immunisé, qui ne l’est pas, si ce virus, une fois transmis, ne va pas se modifier, et se retransmettre à la même personne qui aura perdu son immunité.
          Alors oui, peut-être que les suédois ont choisi la bonne solution, peut-être pas. Un peu trop tôt pour l’évoquer, il me semble.
          Par contre je profiterai, de ce moment exceptionnel, pour faire le point sur ce système, et regarder ce qui marche, et ce qui ne marche pas, mais là encore, il faudrait avoir le courage politique afin de s’atteler à la tâche, et c’est là que je cherche désespérément les « clients » potentiels que je ne trouve pas…

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          • Gaby // 23.04.2020 à 09h27

            La distanciation dans les espaces clos paraît insuffisante, surtout pour des contacts prolongés comme au restaurant. Reste le masque pour les transports.
            Pour les restaurants trois choses :
            1. Oublier l’ouverture à l’intérieur sauf si vraiment les conditions le permettent. Ouvrir les terrasses au maximum et piétonniser certaines rues qui comptent beaucoup de restaurant pour leur permettre d’ouvrir des terrasses, éventuellement en mobilisant du matériel des communes, des boites événementielle…
            2. Généraliser la vente à emporter, en particulier pour servir les repas de midi des employés qui reprendront le travail.
            3. Faire en sorte que le maximum d’activités qui puissent reprendre reprennent pour pouvoir soutenir au mieux celles qui ne peuvent pas du tout (une partie des restaurants, les bars, l’événementiel…)
            On se focalise sur chaque obstacle au lieu d’essayer de trouver des solutions.
            Ce n’est pas parce que le gouvernement a été lamentable sur toute la ligne qu’on peut attendre de lui qu’il règle tout sans que la situation ne nous impacte ou nous demande un effort d’adaptation et une toute petite prise de risque. Si on se comporte comme des enfants il n’y a pas de raison qu’on nous traite autrement. Soyons un peu courageux, collectivement, je le répète pour la n-ième fois mais on ne construit rien sur la lâcheté qui revient à demander aux autres de s’occuper de nous.

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        • Véro // 22.04.2020 à 14h50

          Mais avant le confinement ce que vous décrivez existait déjà….
          Si on veut changer de direction, sortir du confinement ne suffit pas.

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      • Berrio // 22.04.2020 à 10h50

        Si on veut garder, améliorer notre mode de vie et le porter à toute la planète, il est temps de changer de mode économique !
        Vous ne croyez pas que nous avons la capacité technologique de produire ce dont nous avons besoin (Notamment pas de bombes) sans laisser le chômage gangrener nos sociétés tout en surexploitant les enfants des pays dits en croissance ?
        On me dit que cela se planifie éventuellement mais qu’il s’agit d’un gros mot. Tant pis
        Reste la décroissance : alignons-nous sur la misère.

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        • Bats0 // 22.04.2020 à 14h22

          Allez faire un tour sur le site de la ferme du Bec-Hellouin, regarder comment ils pratiquent la culture, et vous verrez qui sont, sans utilisation de matériel lié au pétrole, très loin du monde miséreux que prône, évidemment, tous ceux qui sont contre la décroissance.
          En fait, tout est dans la vision du monde de demain que nous voulons : soit un monde qui commence à réfléchir autrement, en utilisant le moins possible de ressources énergétiques issues des profondeurs de la terre, sinon, et bien allons y à fond, avec le merveilleux monde de l’IA et toute ses conséquences sur nos sociétés; mais dans ce dernier cas, ce n’est pas notre intelligence vis-à-vis du bien être de nos sociétés dans son environnement, qui domineront, mais un complexe militaro-technologique qui aura la main mise sur la totalité de l’humanité (pour l’instant, ils ont bien avancé dans ce projet) : une société entièrement dictatoriale; super, mais très peu pour moi…

            +4

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          • Tanguy // 22.04.2020 à 14h40

            C’est un bel exemple, mais leur bilan ne tient que par le fait qu’ils sonnent des formations, publient des livres, etc. Je trouve cela super mais ce n’est pas généralisable.

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          • Véro // 22.04.2020 à 14h52

            Sur cela je ne suis as d’accord.
            La ferme du bec-hellouin n’est vraiment pas un bon exemple, sauf pour ceux qui veulent jardiner pour eux-mêmes.

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  • Julien // 22.04.2020 à 09h06

    Je l’ai dis lors du premier discours de Macron quand il arrivait en sauveur avec 300milliards. Ce sont nos impôts, c’est de la dette en plus, c’est le peuple qui paiera. Point barre. Je me suis fais reprendre par certains (que l’on ne voit plus commenter d’ailleurs) très virulents à mon égard, disant que je faisais du troll ou que j’étais à moitié fou, idem sur la gestion de cette crise et surtout la psychose entretenue sciemment par les médias dans un but précis. Aujourd’hui il s’avère que je ne m’étais guère trompé, sans parler des chiffres qui s’avèrent être gonflés sur les causes réelles des décès…si vous mourrez demain d’une crise cardiaque et que vous êtes fraîchement porteur de covid, la cause sera le covid et par l’infarctus. Bref, tout ce qui se passe a été abordé dans les commentaires depuis des semaines. Je le répète le confinement est une ânerie hallucinante validée par les médias aux ordres qui se font le relais du pouvoir profond qui ne souhaite que la mise à genoux du pays avant le coup de grâce. Il paierons je vous l’assure.

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    • Jean neymar // 22.04.2020 à 13h24

      Ils ne paieront pas d’eux- mêmes. Reste à trouver qui les y forcera.

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    • RV // 22.04.2020 à 23h04

      @ Julien // 22.04.2020 à 09h06
      Vous êtes médecins ? épidémiologistes ?
      Il ne suffit pas d’affirmer, il faut argumenter pour convaincre et être crédible.
      Il y a un lien vers un article bien argumenté un peu plus haut, bon prince je le remets ici :
      https://medium.com/tomas-pueyo/coronavirus-le-marteau-et-la-danse-bce68d354c0c
      bonne lecture, et surtout ne changez pas d’avis !

        +0

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      • Julien // 23.04.2020 à 09h00

        Non je ne changerai pas d’avis cherchez pas j’ai raison. Oui ce confinement est une ânerie et oui il sera bien plus néfaste que le virus lui même. Si vous ne voulez absolument pas comprendre ça simplement en observant ce qui se passe dans les médias et le comportement de nos décisionnaires, je ne peux rien pour vous. Votre article n’a aucun poids face à la réalité. Donc on en reparlera de tout ça, mais le confinement est totalement et dangereusement inutile. Je trouve hallucinant qu’avec un minimum de matière grise on puisse valider ça, à moins d’avoir été comme OB totalement absorbé par la psychose ambiante au point de valider tout ou presque ce qui émane du gouvernement des médias aux ordres. Non je ne marcherai pas dans vos pas désolé. et il me semble que j’en ai le droit encore. Pensée dominante de M…..

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  • mdacier // 22.04.2020 à 10h09

    Il ne faut pas se faire d’illusion.
    Les pseudo mesures conjoncturelles ne seront pas suivies par un renforcement du systeme de santé francais … ce n’est absolument pas la volonté de nos dirigeants; et ils se contenteront de soupoudrer 2 ou 3 personnels supplémentaires dans certains services sans renier la politique de destruction de l’hopital public …

    Par contre, on peut être sûr et certain de se payer 1 ou 2 points de TVA en plus, moins de droits sociaux et une reforme des retraites encore plus severe dans l’avenir …
    Il faudra bien payer le sauvetage des banques!

      +8

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    • Urko // 22.04.2020 à 12h09

      Les banques ? Êtes-vous bien sûr que ce sont les banques seulement que les pouvoirs publics essaient de sauver en ce moment ? Lors des dernières crises, surtout celle de l’Euro en 2011, les dirigeants ont sauvé les banques pour qu’elles achètent des dettes publiques, que lesdites banques portent dorénavant dans des proportions inconnues jusque-là. Il faut faire attention avec ces slogans : quand les états sauvent les banques, ce sont eux qu’ils sauvent. Les banques elles ont vu leurs marges et leur valorisation s’effondrer et personne ne pleurera mais les voir comme les grandes gagnantes de la dernière décennie reste étonnant. Sauf sur un point : en sauvant l’Euro, les dirigeants sauvent leur créature, et préservent les banques.

        +1

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      • Patrick // 22.04.2020 à 13h35

        Les gouvernants ont bien compris qu’ils n’ont pas le choix , soit maintenir en vie les banques et les entreprises , soit faire face au chaos.
        Ils ont choisi, ils gagnent du temps ..

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        • Narm // 22.04.2020 à 18h22

          ils ne font que gagner du temps, chaque jour, chaqueheure

          la BCE a racheté des tonnes de dette d’état avec de l’argent publique.

          l’euro et le dollar ne valent plus rien. La guerre du petrole a fait tomber le baril, plus rien ne vaut quelque chose sauf les soins et la bouffe.
          les banques sans les entreprises ne sont rien, les états sans entreprises pareil
          j’attends la suite

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        • RV // 22.04.2020 à 23h19

          Mais non les politiques ont toujours le choix, prétendre qu’ils n’ont pas le choix revient à cautionner leur choix.
          Ne pas prendre en compte l’expérience première de la Chine et puis celle plus récente de l’Italie est un choix politique et pas un non choix dicté par je ne sais quelle force naturelle ou surnaturelle.
          Fort de ces expériences, des recommandations de l’OMS, de la littérature scientifique sur le sujet, nos gouvernants auraient très bien pu, au vu de la pénurie de masques, de respirateurs, de tests et de lits, prendre des décisions autrement plus efficaces que leur attentisme mortifère. Leur incurie est manifeste. La fabrication de masque est à la portée du tissu industriel français, encore fallait-il l’organiser. Les chaines de production ne se mettent pas en œuvre au claquement de doigt, raison de plus pour foncer et ne pas hésiter. Les réquisition ou même les nationalisations dans des moments pareils auraient pu être à l’ordre du jour. Même remarque pour les respirateurs et les tests. S’en remettre au marché en lançant des commandes à l’international alors que la demande planétaire est en hausse exponentielle était la dernière chose à faire.

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          • Patrick // 23.04.2020 à 13h36

            Le choix en question concernait l’économie. C’est foutu à moyen terme, trop de mauvais choix de tous les états ces 40 dernières années …

            Les recommandations de l’OMS ?? vu ce que l’OMS a annoncé en décembre ça a pas aidé pour se préparer. Après les aveux de l’ex ministre de la santé , le gouvernement savait et il n’a rien fait alors qu’il avait le temps de se réapprovisionner.
            Et la situation ne peut qu’empirer. L’état a annoncer qu’il va gérer lui-même la distribution des médicaments en menace de rupture dans les hôpitaux.

            J’ai compté sur le marché libre .. je suis en train d’approvisionner en masques, gel, gants , visières pour équiper mes salariés .. on en trouve à condition que l’état ne vienne pas mettre son grain de sel.

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            Alerter
  • Anouchka // 22.04.2020 à 11h51

    Donc si je comprends bien, il y’a à deux moyen de parer à l’effondrement économique qui vient:
    – Soit on maintient l’Europe mais on parvient à écraser l’Allemagne en lui faisant avaler le non remboursement des dettes publiques
    – Soit on fait éclater l’Europe d’une manière ou du autre et on bouffe l’épargne des classes moyennes (ce entraînera de facto leur disparition )

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    • Patrick // 22.04.2020 à 13h50

      Et dans les deux cas … c’est la crise finale

        +2

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    • Jean neymar // 22.04.2020 à 14h04

      Dans les 2 cas, l’épargne des classes moyennes sera « bouffee » mais elles auront le soulagement d’avoir evite le chaos en 2017…

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    • obermeyer // 22.04.2020 à 14h12

      Troisième possibilité :
      https://melenchon.fr/2020/04/19/pourquoi-et-comment-annuler-la-dette-des-etats-europeens/
      et surtout bien réfléchir à quoi faire de tout ce fric afin de créer une économie plus résiliente , et plus juste !

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  • Julie // 22.04.2020 à 12h15

    Live du Parisien
    A Dubaï, la tragédie des travailleurs immigrés. La majorité des 166 décès dus au nouveau coronavirus dans les pays du Golfe sont des immigrés originaires d’Inde, du Pakistan, du Bangladesh, des Philippines et du Népal, travaillant sur les chantiers de construction et dans les usines. « Désormais, ils meurent seuls », soupire Ishwar Kumar, responsable d’un crématorium hindou dans le sud de Dubaï, rencontré par l’AFP. Personne ne vient les voir et avec la suspension des vols, les dépouilles ne peuvent pas être rapatriées dans leur pays d’origine.

    Et on voudrait nous faire croire que les chantiers de Dubaï n appartiennent pas à des multi-nationales occidentales, pour beaucoup?

      +2

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  • Bientôt 78 ans // 22.04.2020 à 14h25

    « Sauver l’économie… »?

    La multiplication des soi-disant « sauveurs », je ne supporte plus.

    Remplir en toute impunité ses poches et celles, toujours les mêmes, de ses petits et gros amis aux dépens de la masse des citoyens… ce n’est pas agir en Sauveur.

    Pilleur n’est pas sauveur, mais criminel… le plus souvent en bandes organisées.

      +3

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  • Ernesto // 22.04.2020 à 16h27

    A lire d’urgence, le dernier post de Frédéric Lordon sur le blog « la pompe à phynance » hébergé par le Monde diplo, intitulé: Euro: le miracle ou la mort.

      +2

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    • Urko // 22.04.2020 à 18h18

      Le problème de lordon, sur ce point précis, est qu’une météorite se serait abattue sur le Yucatan qu’il y aurait vu le signe que le capitalisme est nul. Il a peut être raison, mais il faut le démontrer, pas se contenter de compiler frénétiquement tout ce qui dysfonctionne pour jubiler à l’idée que le capitalisme, ça ne va pas… Sur l’Euro, il se montre plus logique.

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  • Ernesto // 22.04.2020 à 16h43

    A Urko: puisqu’on ne sait rien, qu’on a réfléchi à rien, que les divers « catéchismes » sont obsolètes, voire dangereux, on compte sur vous pour nous éclairer et montrer le chemin. Vous êtes notre dernier recours.

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    • Urko // 22.04.2020 à 18h13

      Décidément, je me fais mal comprendre. C’est justement ce que je dénonce : la prétention de quiconque, moi inclus, à déjà prèsenter des solutions pour l’après. Honnêtement, on ne comprend rien au présent de cet épisode, alors le futur.. Je fustige surtout ceux qui exploitent cette crise assez atypique pour nous refourguer leurs idées de toujours, qu’ils nous auraient servies même si la crise avait pris un tout autre tour, bien entendu. Je réitère : ces gens là n’ont pas analysé ce qui se passait et s’en fichent d’ailleurs, ils y voient une opportunité de plus de placer leur machin. C’est amusant : des personnes aux idées radicalement opposées se persuadent sincèrement que cette crise valide leurs idéologies respectives.

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      • Patrick // 22.04.2020 à 21h15

        solutions pour l’après ?
        On en est réduit à se demander dans quel état on va en sortir .. alors pour les solutions on repassera.
        Donc conduite à tenir : espérer le meilleur et se préparer au pire.

        Dans l’état actuel des choses , le meilleur serait de redémarrer comme avant parce que rien n’est prêt pour fonctionner autrement.
        Le pire ce sera le chaos total

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  • Ernesto // 22.04.2020 à 16h54

    A Patrick: sans impôt, et sans consentement à son existence, vous serez bien aimable de nous indiquer comment vous comptez envisager le financement et le paiement des services publics qui sont le bien commun des populations.
    A moins qu’en tant que libéral, vous soyez aussi pour leur suppression ou leur privatisation intégrale, ne laissant plus à l’Etat que ses fonctions régaliennes: police, justice, défense, toutes trois au service exclusif de l’ordre et de la classe dominantes?

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    • Patrick // 22.04.2020 à 18h06

      A quel moment ai-je dit pas d’impôts.
      J’ai dit pas ou peu d’impôt sur les sociétés et pas de subventions aux entreprises.
      Ça fait venir les entreprises, ça crée des emplois et ça évite de gaspiller du fric inutilement.

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    • patrick // 22.04.2020 à 21h19

      En tant que libéral je considère que l’état est indispensable pour ses missions régaliennes mais fortement contrôlé et limité pour tout le reste, afin justement qu’il se concentre sur ses missions régaliennes ( missions que l’état français actuel est totalement incapable d’assurer alors qu’il s’occupe de tout et de n’importe quoi.
      Le tout sous le contrôle des citoyens , donc limitation des pouvoirs et du nombre des élus et surtout des politiciens professionnels.

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      • Aerosol // 26.04.2020 à 08h04

        On se calme, tous les libéraux ne sont pas des étatistes comme vous.

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  • serge // 22.04.2020 à 17h20

    Ben oui, what else? Le projet des retraites était de pomper les réserves des caisses complémentaires du privé/libéral pour renflouer le tonneau des Danaïdes de l’Etat, qui est pour l’instant reporté. Sur ce coup là du virus, c’est de pomper les placements des français, du moins pour ceux ayant opté pour du pépère, les autres indexés sur la bourse venant déjà de boire le bouillon, puisque pas initiés. C’est quand même dans les tuyaux depuis un bon moment (voir les délires récurrents des think tanks), là c’est juste la bonne conjonction des planètes. Avec une bonne louche sur l’immobilier par la même occasion, type le foncier découplé du bâti ou un gros raclage dans les successions.

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    • red2 // 22.04.2020 à 18h07

      « Le projet des retraites était de pomper les réserves des caisses complémentaires du privé/libéral pour renflouer le tonneau des Danaïdes de l’Etat, qui est pour l’instant reporté. »

      Vous, vous avez visiblement tout compris… Le plan du gouvernement consistait plutôt à préparer le hold-up du siècle sur les retraites du privé comme du public. Mais je ne développe pas ici le commentaire est Hors sujet!

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  • Chester // 22.04.2020 à 20h30

    Un problème de démocratie avec l’hélicoptère monnaie? C’est pas juste de donner à tout le monde la même chose? Parce que certains sont plus méritants que d’autres ? C’est ça?

    Dans un monde ou nous naîtrions et demeurerions libres et égaux en droit, chacun d’entre nous disposerait d’un compte auprès d’une banque centrale. Avec un droit d’endettement plafonné identique pour tout le monde. Et une fonte de la monnaie (et donc des dettes)…

    Et les banque commerciales seraient dépossédées du pouvoir de création monétaire…

    Le premier problème de l’Hélicoptère monnaie, c’est qu’il fait croire que la banque centrale donne quelque chose… alors qu’elle ne ferait que rétablir ce dont nous nous sommes faits déposséder : notre droit de nous endetter en première instance les uns envers les autres sans passer par l’intermédiaire d’un banquier qui transforme ses dettes en monnaie…

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  • Ernesto // 22.04.2020 à 23h52

    A Urko et Patrick: vous vous faites au contraire très bien comprendre et vous formez une belle paire. Quand vous dites « ces gens là n’ont pas analysé ce qui se passait et s’en fichent d’ailleurs, ils y voient une opportunité de plus de placer leur machin », parlez seulement pour vous, prenez conscience que vous barbotez dans un déni mortifère qui n’offre aucun avenir, sinon de « redémarrer comme avant » avec la certitude de reproduire à brève échéance les mêmes désastres. Vous avez tout à fait le droit d’être résignés et impuissants, de chérir le TINA de Thatcher, mais souffrez que d’autres, certainement dans des situations sociales moins favorables que les vôtres, aspirent au contraire à une vraie alternative et travaillent à l’émergence de solutions novatrices et progressistes, autrement prometteuses que le retour à l’horizon indépassable d’un capitalisme destructeur de l’humanité.

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  • BOURDEAUX // 23.04.2020 à 07h35

    Le raisonnement de ce monsieur me fascine : en préconisant le financement direct de l’état par la BCE pour qu’ensuite l’état distribue « démocratiquement » cet argent aux ménages et aux entreprises, il nous dirige tout droit vers un univers inquiétant où les fonctionnaires et les ministres, déjà détenteurs d’un pouvoir immense pourront en plus jouer aux banquiers !
    Deux paramètres à garder en tête face à ce genre d’élucubrations : nous vivons dans des pays dont les états sont gérés par des gorets ( dixit Olivier Berruyer) depuis des décennies : à moins de croire à la magie blanche, on ne peut donc espérer qu’une mauvaise gestion accouche un beau jour d’une fortune.
    Les réglementations obligent depuis longtemps les banques à mettre un grosse part de l’épargne qui leur est confiée à disposition d’un emprunteur : l’état.
    Je n’ai jamais entendu un seul de tous ces vertueux économistes militants entre 1990 et 2008 s’alarmer sur le déficit publique chronique ; au contraire, ils s’en sont toujours félicités. Qu’ils commencent donc par être cohérents comme l’a toujours été Berruyer : il faut interdire à l’état de soumettre un budget déficitaire au vote d’une assemblée.

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    • barbe // 23.04.2020 à 08h51

      Bonjour Monsieur
      Comment l’Etat pourrait-il être déficitaire si c’est lui qui imprime la monnaie dont il a besoin?
      C’est quoi cette histoire de déficit? Si quelqu’un pouvait m’expliquer les choses simplement, mais en tenant compte de cette condition non négligeable, et de plus en plus visible : la monnaie (appelons la créance ou dette pour parler comme certains) est créée à partir de rien, il n’y a pas de limite à sa création.
      Je subodore que l’arrêt de pays entier, même s’il n’est pas fait pour cela, permettra aux gouvernements, d’endetter encore plus leurs concitoyens, ce qui se traduira par des oukases assignés aux travailleurs, et cela est d’autant plus choquant qu’à leur place il y a toute liberté.

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      • BOURDEAUX // 23.04.2020 à 17h33

        Je trouve très inquiétant de lire des choses comme cela, sans vouloir paraître du tout méprisant ni insultant. Je serais curieux de connaître le profil (formation et métier) des gens qui ( et ils sont nombreux comme vous) n’appréhendent la monnaie qu’à travers ce prisme tyrannique d’une conception paranoïaque de la société. Il n’y a rien de magique dans la monnaie : une monnaie qui serait créée « à partir de rien », sous-entendu sans aucune contrepartie, ne vaudrait rien. J’avoue ne pas comprendre comment on peut, à l’âge adulte, accorder quelque crédit à de pareilles fadaises. Ceci dit, réjouissez-vous, car la BCE va toutes affaires cessantes en créer, de la monnaie « à partir de rien », en accordant des crédits en échange de créances officiellement pourries; on en verra le résultat…

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      • Aerosol // 26.04.2020 à 08h08

        Purée il suffisait d’imprimer du papier pour que nous soyons tous à l’abri du besoin.
        Rassurez vous, il vont bien imprimer du papier et nous serons tous égaux dans la pauvreté avec notre monnaie qui ne vaudra plus rien.

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  • Ernesto // 24.04.2020 à 01h22

    A Bourdeaux: « il faut interdire à l’Etat de soumettre un budget déficitaire au vote d’une assemblée ». Vous êtes volontiers donneur de leçons en économie, mais j’ai l’impression que vous ne réalisez pas bien l’énormité de vos propos. L’assemblée nationale vient précisément de voter un projet de loi de financement rectificative numéro 2 dont le moins qu’on puisse dire est que l’équilibre recettes/dépenses n’est pas son point fort! Il se traduit par un endettement vertigineux pour faire face aux urgences du moment (paiement des salaires, du chômage partiel, des aides aux entreprises, etc. Si on vous suit, il n’aurait pas fallu le faire, mais pouvait-on réellement faire autrement?
    Et non, cher professeur, on ne peut pas comparer la gestion d’un Etat avec celle d’une entreprise ou d’une famille, car l’Etat peut par exemple, augmenter ses recettes par le biais de l’impôt ou « battre monnaie » (ce n’est plus vrai depuis 1973, où il s’est désaisi volontairement de cet acte décisif de souveraineté pour se soumettre non moins volontairement à la dictature des marchés financiers).

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  • Ernesto // 24.04.2020 à 01h44

    Un Etat ne peut pas faire faillite, il peut faire défaut sur sa dette ou voir celle-ci annulée partiellement ou totalement (ex la dette de l’ex Allemagne nazie épongée par les alliés lors de l’accord de Londres en 1953). Alors oui, l’Etat peut s’endetter pour la bonne cause, mais ça n’est pas toujours le cas car il existe deux types de dette, une bonne et une mauvaise. La bonne, c’est celle qui permet d’équiper le pays en infrastructures de toutes natures (crèches, écoles, hôpitaux, équipements sportifs, culturels, moyens de transports, routes, ponts, technologies d’informations et de communications, etc, qui profiteront aux générations présentes et futures. La mauvaise, c’est celle qui résulte de choix favorables en matière fiscale avec les privilégiés de la fortune, ou qui remet à flots sans contrepartie et aux frais des contribuables des banques privées coupables de comportements irresponsables.

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  • Ernesto // 24.04.2020 à 02h16

    Et oui! La banque centrale est une entité hors normes, qui crée de la monnaie « ex nihilo », à partir de rien (donc sans épargne préalable), en quantité illimitée si elle le souhaite (donc plus puissante que les spéculateurs), car elle est « le prêteur en dernier ressort », il n’y a plus rien au-dessus d’elle. Simplement, cette masse monétaire nouvelle doit s’investir dans l’économie réelle pour anticiper une production future dont la valeur monétaire viendra en contrepartie éteindre la dette ainsi créée. Dans le cas contraire, elle alimente la spéculation financière qui fait inévitablement gonfler la bulle financière, cette dernière finit toujours par éclater et provoque le krach financier.
    Une autre voie de financement serait possible en zone euro à monnaie unique en régime de changes fixes: la mise en oeuvre d’une union de transferts ou les économies les plus performantes viendraient par transferts budgétaires au secours des économies plus fragiles, dans le cadre d’une solidarité européenne rendue nécessaire par la magnitude du choc subi actuellement. C’est apparemment celle-ci qu’a défendue Macron au sommet européen d’aujourd’hui sans être suivi. Les fourmis ne sont toujours pas prêteuses!

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  • Chantal // 24.04.2020 à 07h16

    Pour Michel Santi, nous n’avons pas à rembourser ! :
    https://michelsanti.fr/coronavirus/entretiens-avec-candide-2eme-partie

    Mais, après la pandémie, il faudra renverser la table :
    https://michelsanti.fr/systeme-financier/apres-le-virus-renverser-la-table

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  • Duraton // 26.04.2020 à 16h05

    Nous allons payer, bien sur, ça sert à ça le peuple, à enrichir les politiques, les engraisser, les gaver ! Puisque le peuple vote, c’est qu’il est ok pour ce deal …
    moi je ne vote pas ; pourquoi voter, pour mettre des voyous aux commandes, de toutes façons ils y seront, qu’ils soient de G ou de D, les racailles sont au pouvoir.

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