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3.novembre.20153.11.2015 // Les Crises

Général Desportes : « Au rythme actuel, l’armée française sera bientôt épuisée »

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Intéressante interview, même s’il y a des points critiquables, mais vu le profil du personnage, cela reste encourageant… 🙂

Source : Jacques Hubert-Rodier et Anne Bauer, Les échos , 26/10/2015

Le général Vincent Desportes. – Catherine Hélie/Gallimard

 

Vincent Desportes lance un cri d’alarme sur la réduction des moyens militaires dans un ouvrage intitulé « La dernière bataille de France » (Le Débat-Gallimard).

Ancien élève de Saint-Cyr et général de division de l’Armée de Terre, le général Vincent Desportes s’est fait le grand défenseur de son corps d’armée dans les opérations extérieures de la France. Ses critiques de la stratégie américaine – donc française – en Afghanistan lui avaient valu d’être débarqué en 2010 du commandement du Collège interarmées de défense.

L’armée française a-t-elle aujourd’hui les moyens de faire face aux menaces ?

Nous sommes dans une situation extrêmement critique. D’un côté, les menaces s’accroissent, le feu a pris tout autour de l’Europe, de l’Ukraine au Sahel en passant par le Moyen-Orient. De l’autre, les capacités de notre défense sont constamment réduites : moins 25 % sous Nicolas Sarkozy et à peu près la même chose sous François Hollande, selon l’actuelle loi de programmation militaire, même après la légère rectification décidée par le Président. Vérifiez vous-même. Si cette pente vertigineuse n’est pas sérieusement redressée, les armées françaises vont tout simplement disparaître : le dernier soldat français défilera sur les Champs-Elysées le 14 juillet 2040.

Ce qui est terrible, c’est que l’institution militaire, silencieuse par nature, est incapable de se défendre elle-même, comme peuvent le faire d’autres corps sociaux, médecins, architectes, avocats disposant « d’Ordres » dont c’est la mission. Des voix citoyennes doivent s’élever, au nom de la Nation. Mon devoir était de pousser un cri d’alarme. C’est l’objet de cet ouvrage, hélas plus réaliste que pessimiste.

Pourquoi ce grand écart entre missions et moyens ?

L’Europe a tué l’idée de guerre dans l’esprit des citoyens européens. Ils ont cru que le « soft power » pourrait remplacer le « hard power ». Nous avons intellectuellement « quitté l’histoire » en imaginant être parvenus dans un monde post-moderne qui avait définitivement éliminé la guerre et la barbarie.

Si la guerre a disparu, pourquoi conserver des armées ? Les citoyens se sont désintéressés de la défense dont les investissements sont devenus peu à peu illégitimes. En aval, on a pu, sans coût politique, rogner sur les budgets de défense pour redistribuer aux corps sociaux qui, eux, descendent dans la rue.

Le 29 avril, le président Hollande a annoncé une rallonge budgétaire de 3,8 milliards d’euros sur quatre ans pour la défense. Est-ce suffisant ?

C’est un frémissement positif mais insuffisant. Il s’agit simplement d’un ralentissement de la diminution du budget des armées… et surtout d’une manœuvre de communication. Mais ce geste symbolique – qui doit être salué – ne rétablit pas l’outil militaire à la hauteur des menaces et des ambitions de la France. Il est vrai qu’en 2016, on va recruter, et que le budget a été renforcé de 600 millions pour passer de 31,4 milliards d’euros dans la Loi de programmation initiale à 32 milliards. Mais la déflation des effectifs reste programmée et va reprendre. Les hausses sérieuses de budget ne sont prévues qu’après 2017 ! Autant dire que le gouvernement fait des promesses pour un avenir que personne ne connaît.

Quel serait le budget militaire idéal ?

Il n’y a évidemment pas de jauge absolue, tout dépend des ambitions, des menaces et de la façon dont on emploie le budget. Ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que l’armée française est largement suremployée par rapport à ses capacités. Elle s’use. Elle ne peut plus se reconstituer (formation, entraînement, remise en condition…) entre deux engagements. Elle risque de se retrouver dans la même situation que l’armée britannique qui, malgré un budget supérieur au nôtre (plus de 40 milliards d’euros), est aujourd’hui incapable d’aller opérer au sol sur les théâtres extérieurs.

Pourquoi la Grande-Bretagne est-elle dans cette situation ?

Son armée a été surengagée par rapport à sa capacité. Presque simultanément, elle a déployé jusqu’à 40.000 soldats à Bassora en Irak et jusqu’à 10.000 dans le Helmand en Afghanistan, un effort très au-delà de ses possibilités et qui l’a profondément usée. Résultat, si l’armée britannique bombarde encore ici et là, il n’y a plus désormais aucun contingent britannique significatif engagé dans des opérations extérieures. L’armée britannique s’est détruite par sur-emploi et mettra a minima quatre ou cinq ans à se reconstruire. Pour tenir dans la durée, les armées américaines considèrent qu’on ne peut déployer au maximum qu’un soldat sur sept, sans épuiser le capital.

Et l’armée française, est-elle épuisée ?

En France, on applique un ratio de un sur six, largement dépassé aujourd’hui. Au rythme actuel, elle sera bientôt épuisée, particulièrement dans les forces terrestres. Nous sommes toujours capables de réussir des opérations coup de poing comme l’opération Serval, lancée en janvier 2013 au Mali pour arrêter la percée djihadiste. Mais on ne sait plus s’engager efficacement sur le long terme alors que tous les conflits auxquels nous prenons part sont des conflits longs.

Il y a des choix à faire : de la présence sous la Tour Eiffel, ou de l’efficacité opérationnelle en Syrie et au Sahel ? Les 7.000 soldats français déployés dans le cadre de l’opération Sentinelle n’ont qu’une plus-value très limitée au regard des inconvénients majeurs de ce déploiement avant tout politique. Employer un soldat, dont la formation est très onéreuse, dans le rôle d’un employé de société de gardiennage est un véritable gâchis, au plan opérationnel et au plan budgétaire. Impôts dilapidés, dégradation continuelle des capacités opérationnelles individuelles et collectives… Sentinelle casse un outil qu’on regrettera très vite. Il est tout à fait légitime d’utiliser les soldats français pour la protection du territoire national, mais à condition de tirer le meilleur parti de leurs compétences spécifiques. L’armée n’est pas un stock de vigiles à déployer devant les lieux de culte !

La France a la chance d’avoir une belle armée, capable du meilleur. C’est la seule qui puisse encore défendre l’Europe. Il faut précieusement prendre soin de ce capital inestimable sans oublier que reconstruire une armée est extrêmement long et complexe. L’armée irakienne formée à coup de milliards de dollars par les Américains s’est « débandée » face à Daech. De même, l’armée malienne formée par la Mission européenne n’a guère résisté aux premiers coups de feu des Touaregs. Idem pour l’armée afghane, on l’a encore vu récemment à Kunduz devant les talibans…

Mais avec l’Europe de la Défense, ne peut-on pas mutualiser les moyens militaires ?

Notre horizon doit être l’Europe de la Défense. Mais, à ce jour, nous ne sommes parvenus à rien de sérieux. Le meilleur exemple de l’inanité de l’Europe de la défense, ce sont les Groupements tactiques de 1.500 hommes, parfaitement équipés et entraînés… mais qui n’ont jamais été utilisés, ni au Mali, ni en République centrafricaine alors que l’occasion en était clairement donnée.

A l’heure de la montée des dangers, la France ne doit surtout pas se départir des moyens de défense qu’elle possède encore. C’est pourquoi ces questions ne sont pas de nature budgétaire mais d’abord un problème de vision, de sens de l’Etat et de volonté politique.

Et l’Otan ?

Malheureusement, aujourd’hui, il faut le dire, l’Otan est préjudiciable aux intérêts de la défense européenne : la survie de cette organisation d’un autre âge est la première cause de l’effondrement des budgets européens de défense. Les Européens rêvent toujours du soldat Ryan… qui ne reviendra jamais plus les défendre. Le « pivot » américain vers le Pacifique n’est pas une vue de l’esprit : il est une tendance lourde, irréversible.

L’intérêt bien compris des Américains serait d’imposer l’autonomie aux Européens, mais, par courte vue, ils craignent une Europe-puissance qu’il faudrait admettre à part entière dans la gestion des affaires du monde. L’Otan ? Oui, mais profondément transformée, sans « primus inter pares » et dans laquelle les Européens seraient au minimum « l’actionnaire majoritaire ».

La France est-elle vraiment menacée ?

Ce n’est pas parce que la France, tout au bout de sa péninsule européenne, se croit protégée, qu’elle l’est. Au contraire. Après les Etats-Unis, elle est pour les djihadistes le deuxième « Grand Satan ». Les menaces sont concrètes. Quand l’armée française s’engage au Mali, elle va détruire des djihadistes qui ont l’intention de semer la terreur en France. L’intention de Daech est de perpétrer des attentats de masse sur le territoire national : la destruction de l’Etat islamique est dans l’intérêt immédiat des Français. Cela rend bien secondaires beaucoup d’autres considérations.

Mais ces menaces ne sont-elles pas avant tout du domaine de la police ?

Il y a un continuum entre sécurité et défense, mais l’une et l’autre sont complémentaires et nécessaires. Nos frontières sont poreuses, et plus on traitera la menace « à l’avant », moins on aura à le faire sur le territoire national. Ne rêvons pas d’une ligne Maginot antiterroriste : toutes les forteresses ont vocation à être détruites ou contournées. Cette « défense de l’avant », il faut sans relâche en expliquer la nécessité aux Français : plus les théâtres d’opérations sont lointains, moins le citoyen les relie à sa propre sécurité.

Pourtant, il n’y a pas d’autre solution que d’aller là où se trouvent les sources de la violence, et les tarir. L’erreur majeure serait de confondre « continuum » et « fusion ». Il faut consolider la coopération entre défense et sécurité, mais les missions et les moyens doivent rester spécifiques.

Vous êtes donc d’accord avec les opérations lancées de l’autre côté de la Méditerranée ?

Ce n’est pas la multiplication des interventions qui fait une stratégie. La France s’engage partout, mais on a du mal à identifier clairement une stratégie dans toutes ses dimensions. Elle pare au plus pressé, basculant ses efforts au gré des départs de feu sans jamais parvenir à traiter les problèmes « au fond ». Faute de pouvoir envoyer sur les théâtres des contingents adaptés aux enjeux, on projette des forces, on s’active au mieux, mais on ne travaille pas dans la durée ; souvent, on perd la nuit ce qu’on avait gagné dans les combats du jour.

C’est le Sisyphe interplanétaire, version casque lourd. On le voit en République centre-africaine, en Afghanistan et dans le désastre de Libye. Dans mon livre, j’affirme qu’on a transformé nos armées en « kit expéditionnaire », toujours à la peine pour transformer les gains tactiques en succès stratégique. Faute de budget, de moyens, l’armée française est capable de gagner des batailles, mais plus des guerres, car cela supposerait d’assurer la permanence des effets. Pensez qu’au Sahel, 3.500 soldats sont mobilisés sur un territoire plus vaste que l’Europe !

Alors que c’est un point fort de la France, vous remettez aussi en cause l’inflation technologique militaire. Pourquoi ?

Parce que l’effet délétère des coupes budgétaires sur nos forces est d’autant plus violent qu’il se couple avec un armement toujours plus sophistiqué et donc toujours plus coûteux. Or, cette inflation technologique – par elle-même réductrice des parcs et flottes – se traduit in fine par la contraction des formats et déflation des effectifs, une logique perverse… La technologie est utile. Cependant, l’hyper-sophistication produit des armées excellentes dans la bataille, au niveau technique, mais médiocres dans la guerre, au niveau stratégique. Quel triste exemple que l’Afghanistan, où la coalition internationale mobilisait les deux-tiers des budgets militaires du monde, où le différentiel technologique était le plus élevé de toute l’histoire militaire, sans qu’aient pu être vaincus quelque 30.000 talibans équipés de kalachnikovs !

La technologie ne confère pas hélas le don d’ubiquité qui serait fort utile vu la multiplicité de nos théâtres d’opération. Quand la France acquiert une frégate de dernière génération pour un milliard d’euros, elle se prive de quelque 10 navires plus modestes mais qui seraient plus efficaces pour surveiller son espace maritime, le deuxième du monde !

Faut-il alors remettre en question la dissuasion nucléaire ?

Du moins faut-il veiller à ce qu’elle ne devienne pas notre nouvelle ligne Maginot. Cette arme de non-emploi n’est utile que si on dispose d’une armée d’emploi, seule à même de prévenir son contournement et de faire face aux multiples enjeux sécuritaires infra-nucléaires. Or, le nucléaire, qui mobilise environ 20 % du budget d’investissement des armées, est une des premières victimes de l’inflation technologique ; il pourrait rapidement atteindre 30 % des dépenses militaires compte tenu des renouvellements de programmes prévus dans les dix ans à venir.

Il est temps de maîtriser une dérive perverse pour la défense française et d’envisager enfin la défense de manière globale. En ce sens, la sacralisation actuelle du nucléaire est une des plus graves menaces sur la sécurité des Français.

Pourra-t-on gagner la lutte contre Daech ?

Seulement si on trouve la stratégie commune, donc le but à atteindre. Pour l’heure, faute de savoir ce qu’on veut faire dans un Moyen-Orient qui a enterré les accords Sykes-Picot [délimitant une frontière entre l’Irak et la Syrie, NDLR], on mène une guerre de « containment » pour gagner du temps, le temps nécessaire pour déterminer le compromis possible entre les différentes parties prenantes, Iran, Arabie Saoudite, Irak, Turquie, Israël, etc.

Mais sans accord entre Obama et Poutine, sans reconnaissance des intérêts légitimes des uns et des autres, on ne pourra pas définir un objectif commun et donc nous continuerons à perdre du terrain comme nous le faisons, malgré toute notre force militaire, depuis l’été 2014.

La Russie n’est donc pas notre adversaire ? Fallait-il alors lui vendre les navires Mistral ?

Je pense qu’il ne fallait pas lui livrer les Mistra l, car il faut fixer des limites à Vladimir Poutine : il n’en respectera la France que davantage. C’est important ! D’autant plus que c’est le même Poutine qui fixe à présent le tempo des relations internationales.

Et lui, il a une vision : replacer la Russie au cœur du jeu international, préserver ses intérêts au Sud de la Méditerranée et sa base militaire de Tartous en Syrie, et enfin se défendre des mouvements djihadistes sur la frontière sud de la Russie. Son intervention a rebattu les cartes. Vendre ces navires à l’Egypte n’est pas un mauvais choix : cet Etat doit rester solide et ne pas devenir une zone de guerre comme ses voisins.

Le gouvernement a-t-il tort de réclamer le départ de Bachar al-Assad ?

La première vertu du stratège, c’est le réalisme. La mission première d’un chef d’Etat est d’assurer la sécurité de ses citoyens, pas de faire de la morale. Désormais les choses sont cependant plus claires : Bachar al-Assad est militairement soutenu par la Russie et il fera donc partie du compromis à trouver pour sortir de cette crise.

Le rendez-vous de New-York lors de l’assemblée générale de l’ONU a été un grave échec. Il aurait fallu que les Etats-Unis, la Russie, la France fassent cause commune pour éteindre le feu, et donc lutter contre Daech. Après, il sera toujours temps de négocier, sachant que le président russe est évidemment plus attaché à sa base de Tartous qu’à Assad.

Faut-il envoyer des troupes au sol ?

Eventuellement, mais seulement quand on aura clairement déterminé l’état final recherché : en stratégie, la question des moyens est toujours une question de deuxième ordre, même si elle interagit avec la question de la finalité. Des troupes, mais quelles troupes ? Quelles nationalités ? Quelles religions ? Questions complexes. Quel volume de forces et quels risques, pour un engagement forcément très long, dans de vastes espaces ?

En 2003, l’armée américaine en Irak a mis un an pour reconquérir le Tigre et l’Euphrate avec 150.000 hommes. Elle a mis finalement neuf mois pour faire tomber Falloujah avec 40.000 hommes, dont 15.000 Américains. En comparaison, l’armée française a pu mobiliser un maximum de 5.000 hommes au Mali !

La France devait-elle en 2011 contribuer au renversement du colonel Kadhafi ?

A part Nicolas Sarkozy, qui défend, encore aujourd’hui, cette intervention ? Cet engagement n’était pas nécessaire. Je suis très critique quant à cette opération, mais pas plus que ceux qui savent que, dans la guerre, ce qui compte ce n’est pas l’intention initiale mais le résultat final. Et les conséquences de cette intervention, c’est non seulement la destruction de la Libye, mais aussi les migrants et le chaos que l’on a installé durablement au Sahel, et, pour bonne part, la consolidation de Boko Haram.

Autant, clairement, le 31 août 2013, il fallait lancer l’opération prévue contre les troupes de Bachar al-Assad, autant en Libye, il eut été infiniment plus sage de s’arrêter au but initialement fixé – arrêter la poussée blindée devant Benghazi – et ne pas laisser dériver dramatiquement la mission.

Propos recueillis par Anne Bauer et Jacques Hubert-Rodier


On pourra aussi l’écouter ici sur France Inter ou là au club de la presse Europe 1.

Vincent Desportes : “La Russie est un allié objectif de la sécurité des Français”

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

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Javier dl // 03.11.2015 à 04h10

Ne pas livrer les Mistral pour fixer des limites a Poutine? Pour qu’il respecte la France? Haha quelle blague, Poutine a surtout vu que les “allies” de la France avaient le droit de choisir ce que la France peut ou non vendre a l’etranger, et par compassion n’a meme pas cherche a obtenir de compensations sur la rupture du contrat! Bravo pour ce monsieur qui parvient a voir du respect la dedans

56 réactions et commentaires

  • Javier dl // 03.11.2015 à 04h10

    Ne pas livrer les Mistral pour fixer des limites a Poutine? Pour qu’il respecte la France? Haha quelle blague, Poutine a surtout vu que les “allies” de la France avaient le droit de choisir ce que la France peut ou non vendre a l’etranger, et par compassion n’a meme pas cherche a obtenir de compensations sur la rupture du contrat! Bravo pour ce monsieur qui parvient a voir du respect la dedans

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    • Vladimir K // 03.11.2015 à 14h51

      Le plus drôle, c’est que le transfer technologique – ce qu’il y a vait de plus précieux dans le contrat – a été fait, et donc les russes pourront reconstruire autant de navires qu’ils veulent, seuls ou bien avec l’aide des chinois ou des indiens (ou de l’Iran pourquoi pas).

      En résumé, on a appris aux russes à faire des navires type Mistral gratuitement, enfin aux frais des contribuables français.

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      • Jaime Horta // 03.11.2015 à 20h53

        J’ai lu quelque part que les russes se sont arrangé pour s’emparer des plans de conception des Mistrals et qu’ils sont maintenant en mesure de les produire eux-mêmes.

        D’autre part, pendant la 2ème guerre mondiale les russes ont prouvé qu’en cas de nécessité ont peut très bien se doter d’une armée très puissante, indépendamment des crises économiques et des budgets disponibles, voir inexistants. Il n’y a strictement aucun frein.

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        • Scytales // 03.11.2015 à 22h43

          Les Russes n’ont vraisemblablement pas eu besoin de s’emparer de quoi que ce soit dans la mesure où le contrat de vente de deux (plus deux autres à venir) Mistral prévoyait des transferts de technologie et la construction d’une partie des deux premiers bâtiments en Russie, construction pour laquelle il fallait bien confier aux chantiers russes la documentation technique nécessaire.

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    • mistigri // 04.11.2015 à 01h39

      Surtout que les russes nous ont achetés les mistral pour pouvoir faire travailler les chantiers navals de St Nazaire et éviter le licenciement de milliers d’ouvriers,à l’époque.Les russes pouvaient les construire eux même ,ce qu’ils font aujourd’hui.

        +9

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  • Joanna // 03.11.2015 à 04h20

    Quelques déclarations justes mais il me parait bien timoré.
    Et puis son avis sur le fait qu’il ne fallait pas livrer les Mistral à la Russie m’a montré les limites de sa pertinence et bien dissuadé de lire au delà …

    Si “la dernière bataille de France” est engagée il n’a surement pas le profil pour nous sauver.

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    • kriss34 // 03.11.2015 à 07h18

      donc, parce que vous n’êtes pas d’accord, vous ne lisez pas les arguments de vos contradicteurs? pathétique…

        +12

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      • Joanna // 03.11.2015 à 08h29

        1) en quoi est il “mon contradicteur” ?
        2) vous ne zappez jamais ? no comment …

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      • Vladimir K // 03.11.2015 à 15h00

        En fait, ce général se condredit lui-même :

        Dans un même paragraphe il explique que l’on donne trop d’importance au nucléaire, mais que la baisse de son budget est dramatique.

        Il est critique face à l’intervention en Libye, mais pas face à celle en Syrie. Pourquoi ?

        Même au sujet des Mistrals, son argumentation n’est pas très claire. La Russie doit défendre ses intérêts, ses frontières et sa sécurité, mais surtout il faut lui poser des limites, pour qu’elle ne se défende pas trop.

        Et concrètement, si ces limites sont liées à l’intervention – encore non prouvée – de la Russie en Ukraine, sachant qu’il y a une frontière terrestre de plus de 1500km entre les deux pays, est-il vraiment sensé de croire qu’un navire hôpital/cargo fera la différence ?

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        • Pascal // 03.11.2015 à 19h08

          Il dit que la part du nucléaire coute trop cher dans le budget des armées.
          Sur ce point il ne se contredit pas.

          PS : 600 millions c’est ce qui est enlevé au ministère des finances et ça sera autant de contrôles fiscaux en moins.

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  • Charles Michael // 03.11.2015 à 05h19

    Ainsi pensent les dinausores,

    Demander plus de crédit n’est pas ce qu’on peut lui reprocher après tout le bourjouflage est dans la logique de toutes structures.
    Je sais c’est la grande muette, mais quand même, quel alignement sur la doxa US, quel gobage de toutes les “menaces”, et le passage sur la dissuasion nucléaire signe la pensée soumisse.

    La Libye ça aurait put être bien ? envahir la Syrie fallait le faire ? au fou ! j’ai cru relire du BHL ou du Kouchner.

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    • aleksandar // 03.11.2015 à 10h35

      “Demander plus de crédit n’est pas ce qu’on peut lui reprocher après tout le bourjouflage est dans la logique de toutes structures.”

      Sans doute, mais on parle ici de conflits armés, de guerre.
      Et à la guerre des soldats meurent.
      C’est la contrepartie de l’engagement.
      Mais quand on envoi des gamins de 20 ans au carton dans des VAB qui ont été mis en service en 1976 et qui ne sont plus adaptés à l’environnement actuel des combats, en particulier face aux IED, ce n’est plus une question de crédits mais celle de la responsabilité de la nation qui mets en danger la vie de ses propres soldats.

      Pas facile de rendre une visite protocolaire à la mère d’un soldat tué en Afghanistan en sachant que si on avait eu les crédits et mis en place la bas les nouveaux VBCI, son fils serait encore vivant.

        +17

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      • Charles Michael // 03.11.2015 à 11h02

        Mais qu’est-ce qu’on a été faire en Afghanistan ?
        en quoi cette opération US de vengeance ou rétribution contre Bin Laden, tournée en croissade “démocratique”, puis développement durable et changement des moeurs locaux, tous faux prétextes, nous regardait ?
        en quoi la Russie menace-t’elle la France, ou les Baltiques, Pologne, Norvège ?

        Ces menaces sont du pur enfumage OTAN.

        Quant aux menaces terroristes, merci Bosnie*, Lybie et encore plus Syrie; sans parler des vagues de réfugiés et de la responsabilité, cette fois de la France.

        * Bosnie: de nombreux jeunes soldats français y ont été tué ou blessés, quelques tétraplègiques étaient encore récement aux Invalides.
        et la consigne pendant longtemps était de ne pas riposter.

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        • aleksandar // 03.11.2015 à 23h58

          Charles
          Tres franchement, je ne sais toujours pas ce qu’on a été faire la-bas.
          Il n’y a aucune raison, ni strategique, ni économique qui justifie cette operation exterieure.
          Mais une chose est sure, c’est allé de pire en pire, un exemple, en 2005 on pouvait se promener à pied dans Kaboul à condition d’etre deux et armés,mais c’est la regle sur à peu pres tous les theatres d’operation.
          En 2010 on ne circulait plus qu’en convoi blindé, avec la flak jacket sur le dos, le casque et armés jusqu’au dents.
          Alors pourquoi ?
          Faut demander au petit nicolas.

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      • Jaime Horta // 03.11.2015 à 20h59

        “Mais quand on envoi des gamins de 20 ans au carton dans des VAB qui ont été mis en service en 1976” –

        C’est le même problème auquel l’Armée Arabe Syrienne fait face, leurs divisions blindés sont obsolètes et payent depuis le début un lourd tribut.

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      • Rémi // 14.11.2015 à 20h09

        Relisez le il condamne l’inflation technlogique dont le VBCI fait partie.
        Son argument serait plutot d’avoir cinq VAB et leurs groupes de combats au lieu d’un VBCI parfait.
        Les pertes ne semblent pas le géner dans la mesure ou nous savons gagner les guerres sans épuiser l’armée francaise.
        C’est son point, nous voulons vaincre sans dépenses et sans pertes. Pour cela nous nous condamnons à ne gagner que du temps et à ne pas gagner de guerre. Du travail de surface au lieu du travail de fonds.

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  • Bruno // 03.11.2015 à 05h24

    La guerre, ce sont les militaires qui en parlent le mieux.

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  • Sébastien // 03.11.2015 à 07h22

    Quel gloubi-boulga!
    Je ne sais même pas par quel bout prendre cet entretien qui dit tout et son contraire.
    Pour commencer, il n’y a aucune vision stratégique dans le déroulé.
    Ensuite, il critique l’Europe tout en défendant la création d’une armée européenne, adopte le discours type du fonctionnaire qui déplore le manque de moyens, parle de guerres en voies de disparition tout en mettant en avant les différents foyers -crées totalement artificiellement- et devant lesquels au final aucune armée n’est capable de mener de guerre en situation réelle. Effrayantes constatations et aveux d’impuissance.
    Nous pourrions donc être balayés du jour au lendemain par n’importe quelle armée motivée et encore digne de ce nom. A titre d’exemple, l’armée régulière syrienne se bat depuis quatre ans contre différents pseudopodes impériaux. Le Général veut donc nous dire que nous ne sommes même pas à leur niveau de capacités? Et comme si cela devait nous rassurer, les autres corps d’armée nationaux en Europe sont tout autant incapables.
    Pour accentuer le délire, parlons aussi du fait qu’une grande partie des Français ne comprennent absolument pas qu’on aille faire la guerre (enfin, façon de parler) à des pays qui ne nous sont hostiles en aucune manière, et on obtient une énorme cerise sur le gâteau. C’est insensé et frise, voire dépasse l’absurde.
    Maintenant – mode paranoïde en fonction- est-ce que ce discours est un prélude à une préparation psychologique portant sur la privatisation de l’armée? Rien n’est plus certain. Toujours est-il que quelles que soient les intentions des fous qui nous dirigent, ils est urgentissime de les débarquer. L’incapacité à la fois chronique et structurelle de notre paralysie et impuissance à faire face au moindre problème ou défi extérieur ou intérieur (qui parlait de faire appel à l’armée pour “régler?” le “problème” des “migrants”?) doit cesser le plus vite possible, sous peine de devenir un désastre qui n’épargnera personne, et j’insiste, quelle que soit sa race, sa religion, son statut social ou ses préférences politiques, culinaires ou esthétiques.

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    • Jaime Horta // 03.11.2015 à 21h06

      “Le Général veut donc nous dire que nous ne sommes même pas à leur niveau de capacités? Et comme si cela devait nous rassurer, les autres corps d’armée nationaux en Europe sont tout autant incapables.”

      L’armée la plus puissante d’Europe Continentale doit aujourd’hui être très probablement l’armée suisse. L’armée anglaise et ratatinée par les années d’engagement en Afghanistan.

        +6

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      • Scytales // 03.11.2015 à 22h58

        L’Europe continentale s’étendant de l’Atlantique à l’Oural, à l’est, et à la mer de Marmara, au sud-est, je pense que l’on peut raisonnablement considérer que les armées d’Europe continentale les plus puissantes sont, devant celle de la Confédération suisse, celles de Russie et de Turquie.

          +4

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  • ponsov // 03.11.2015 à 07h30

    Le livre est une synthèse politiquement correcte des problémes de sous-effectifs des armées, il ne propose aucune solution concrète, quand à ce général il est loin de faire l’unanimité parmi ses pairs,il n’a participé à aucune opération militaire extérieure , il est connu pour être un doctrinaire certains militaires lui applique une maxime de Napoléon:” ”Jamais devant les canons, jamais derrière les chevaux, toujours prés des chefs ”.

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  • luci2 // 03.11.2015 à 07h37

    Pas d’accord sur plusieurs points
    :en premier celui de ceux qu’il qualifie de “gardiens de..”
    En France ,à Paris et dans les Villes telles que Lyon,Bordeaux, Marseille,Lille-Roubaix…même Brest..:
    Plaçons de Militaires en tenue de combat ,avev Arme en patrouille préventive dans les Rues…”Quartiers.;”,
    Ecoles,Lieux Publics…:
    L’effet sera non quantifiable,nous serons appelés “fachos” par quelques “antifas”..
    Mais,Les “Gens” ,Les Français, apprécieront cette présence accrue et ,enfin,déterminée

      +6

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    • aleksandar // 03.11.2015 à 08h52

      Non, définitivement non.
      L’armée n’est pas une force de police, chacun son métier et ses missions.
      Sur le plan technique elle n’est pas adaptée a ce genre de mission. Son but c’est capturer, blesser ou détruire. Et pour cela elle possède des armes collectives ou individuelles.
      Il est, bien sur, hors de question qu’elle se serve de ces armes contre la population civile française.
      Imaginons une patrouille de trois format Sentinelle pris a parti dans une cité, elle fait quoi ? Elle tire dans le tas ?
      Quand a dissuader en patrouillant, c’est une utopie.
      Sur le plan des institutions, cela transformerait l’armée en outil de répression de la société aux mains du pouvoir politique en place, ce qui serait extrêmement dangereux.

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      • ty89 // 03.11.2015 à 13h16

        Imaginons une patrouille de police, pris a parti dans une cité, elle fait quoi ? Elle tire dans le tas ?
        Mais non bien sur, s’offre a elle deux possibilités :
        – Fuir sans résistance.
        – Offrir des gâteaux au délinquants en espérant qu’ils se calment

        Franchement, oui, quand la police se fait attaquer dans une cité, il faut mettre le paquet. Envoyer des centaines de policiers en renfort, et si ils se font tiré dessus, qu’ils riposte !
        Ensuite il faut mettre en prison les délinquants, pour des années et des années (20ans?).
        Mais ça vous êtes contre, et pour vous elle devrais faire quoi la police?

        Je ne suis pas pour l’intervention de l’armée, mais l’inaction est pire et provoque les effets que l’on constate aujourd’hui.

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    • Tassin // 03.11.2015 à 11h17

      Désolé de vous décevoir mais pas grand monde n’apprécierait hormis quelques fanatiques de l’ordre et de la sécurité.

        +4

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    • Crapaud Rouge // 03.11.2015 à 12h48

      @luci2 : vous portez des gants de boxe en écrivant ? (votre ponctuation…)

        +6

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    • Subotai // 03.11.2015 à 21h00

      L’armée c’est fait pour tuer. Point.
      L’armée dans les rue de la Cité, c’est une dictature militaire.
      Les Romains n’était pas fous, ni cons.

        +9

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  • Le Wallon // 03.11.2015 à 09h22

    Armée française = 7e Compagnie ! Dommage que la Bundeswehr ne soit pas plus estimée en Allemagne et que la Royal Navy ne soit plus ce qu’elle fut.

    Désolé, mais les interventions de l’Armée française n’ont pas laissé que de bons souvenirs par chez-moi (Jemappes, le siège de Namur, le saccage de Liège et j’en passe).

      +5

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  • NonCroyant // 03.11.2015 à 09h42
  • david // 03.11.2015 à 10h41

    C’est un gloubi-boulga de mot que ce général nous assène. J’espère que c’est une exception parce que si le reste des généraux est de ce niveau, juin 40 pourrait finalement apparaitre comme un grande victoire !
    Il n’explique pas les basiques :
    – En quoi lancer une guerre en Syrie est bon pour les interêts de la France, en quoi Bachar El Assad est-il dangereux pour nous ?
    – En quoi livrer les mistral aux Russes est nuisible aux interêts de la France ?
    – Si tuer khaddafi était une erreur, pourquoi ne pas la réparer (par exemple remettre son fils Saïf en selle pour reconstruire un semblant d’Etat), pourquoi ne fait on rien en Lybie, quel est notre jeu et celui des américains sur place aujourd’hui ?
    – Quelle est sa stratégie de négo pour enlever le primus inter pares des USA sur l’OTAN, les autres pays sont-ils d’accord ? Pourquoi l’influence américaine en Europe est si pregnante, est-ce cohérent avec nos interets ?
    – Pourquoi alors que la conscription a été arrêtée, l’armée française dispose t’elle d’un nombre d’officier conséquent et très bien payé dont lui-même.
    – Pourquoi préfère t’on entretenir à l’excès le complexe militaro-industriel français (Dassault, Thales, Safran, Nexter, Airbus, etc…) au lieu de former de bons soldats. Comment lutte t’on contre la corruption de nos généraux et homme d’Etat par ce CMI ?
    – Pourquoi la ringardisation médiatique du patriotisme et ses attributs (drapeau, histoire militaire) est si forte en France ?
    Bref, que de questions idiotes et si peu de réponses claires

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    • Alfred // 03.11.2015 à 22h39

      D’accord sur tout sauf sur le complexe militaro industriel.
      Former de bon soldats c’est quelques années. Recréer une structure autonome de défense c’est des décennies voir impossible compte tenu des sacrifices à consentir et du temps disponible avant d’en avoir besoin.
      J’abhorre dassault et thales par idéologie et pour les avoir pratiqués. Mais il faut reconnaître une chose. Sans ces monstres (et leur reprise en main mais pour cela il faut qu’ils existent encore), il est impossible d’envisager la France comme une nation un jour indépendante (indépendante des États Unis notamment). Être indépendant cela veut dire pouvoir être contre… Et être capable de se défendre ou de faire assez mal pour que cela ne vaille pas la peine de s’en prendre à la france par la force directement (snle) ou indirectement (le reste dont le rafale, etc..).
      Tant que ce complexe industriel est là (meme en someil et avec une armee reduite) la France ne peut être attaquée que par la bande (économiquement, politiquement, societalement). Tant que ce complexe est là, une force de défense réelle peut être reconstruite.
      S’il continue a être démantelé comme c’est le cas alors c’est foutu. Tout ce qui sera kaki ou gris sera pour la parade et pour consommer des sous exclusivement.

        +6

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  • carvajal // 03.11.2015 à 11h33

    LES MILITAIRES ….

    LES MILITAIRES….!

    Mais surtout des hommes politiques, qui ressemblent à ces conteurs sur la place du marché.
    Mais voilà il n’y a plus de place du marché, votre papier monnaie est signé d’un grigri où une intelligence supérieur lira M. draghi, mais ce n’est pas certain, il n’y a pas le titre et la fonction de ce dragon.
    Alors evitons de parler de ce qui fache, on s’en prendra à qui ?
    Aux Ingénieurs, ils sont à la rue !
    Aux techniciens, ils explorent la contré chômage et sdf!
    Aux jeunes générations de moins de 26 ans, ils sont sans couverture sociale dans leur pays, leur propre pays.

    Ne parlons pas des conteurs, et de leurs propos.

    Maintenant, SVP, parlez moi de votre maison. Oui, une maison, un jardinet, un portail, une porte d ‘entré avec un sas, un hall, des pieces à travailler et à vivre, un coin toilette etc…

    Une assez bonne image de votre sécurité.

    comment est assurée votre sécurité par les hommes politiques, les policiers, les militaires ?
    NON. Votre sécurité est assurée par les lois.

    Du moins en principe.

    Il y a donc un principe écrit, les lois et l’edifice supérieur la constitution, ces choses, disnet IL EXISTE UN BIEN, UN BIEN PRIVÉ , UN BIEN QUI DOIT ÊTRE PROTEGE eET LES PERSONNES DANS LEURS BIENS DOIVENT ÊTRE PROTEGES.

    C’est le principe qui fait , ferait qu il est possible de vivre LIBRE, chez soi.

    Et donc comme chez vous il y a une cloture et un portail, il existe un chez les autres, et il faut une force armée, pour éviter les confusions et proteger la sécurité. Cette force est appelèe armée, sa mission assurer l integrité du territoire et sensemment la sécurité (non pas policier) des êtres vis à vis des attaquants.

    Mais ceci est la vraie vie.
    Il y a le monde de oui oui, ce n’est pas le vrai monde. Quand trente millions de français sont dans la misère, il serait miserable de les laisser à l aventure d’une attaque et de les laisser aux lois d un PLUS FORT…

    Vous avez un organisme et des defenses immunitaire, un payx ne peut se passer de defense.
    S. CARVAJAL

      +7

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  • Ced // 03.11.2015 à 12h28

    Bonjour,

    Une Europe de la defense signe la fin de la présence US sur notre continent. On peut toujours rêver ! Sommes nous trahis depuis 10 ans ? Nos élites dirigeantes roulent pour nous ou pour d’autres ?
    L’Otan n’est qu’un instrument de domination de l’Europe.

    J’ai dit que l’intervention russe en Syrie faisait peur à la coalition occidentale parce qu’elle pouvait révéler notre participation au terrorisme international. Et donc notre faible activité à combattre dash 2 en 1. Ont ils fait la même chose en Afghanistan ? Faire semblant ?. Comment se fait il que la production de pavot a augmenté de façon considérable depuis notre présence ?

    Hors sujet quoi que, Philippe verdier, miss météo sur Fr2, à déclaré dans son livre que fabulous Fabius avait convoqué l’ensemble des miss météo des médias pour leur demander d’utiliser des mots qui font peur. Genre chaos climatique etc… “Et les gens peureux sont des gens faibles, hélas” Bernard Maris. Alors, réchauffement, chaos ou dérèglement climatique naturel ? Juste une info, ça fait presque 20 ans que la température moyenne mondiale est stable…et vous remarquerez que le mot réchauffement commence à disparaître de la novlangue.

    C’est tout.

    Monde de dupe.

      +17

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    • Johnny boy // 03.11.2015 à 21h05

      Au fait, le trou dans la couche d’ozone, on en est où? Hein? Comment? C’était une vaste blague? Ha, ok merci!!

        +4

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      • Ced // 03.11.2015 à 23h01

        Lol j’en sais rien de la couche…

        Je dis juste qu’il y a de quoi se poser des questions. Si la température moyenne est stable, ça veut probablement dire que ça chauffe plus ici et qu’il fait plus froid ailleurs.
        Pourquoi donc le mensonge ne serait pas possible sur ce sujet ? On nous fait bien croire qu’il existe des nazis et terroristes modérés…

          +2

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  • lotfi // 03.11.2015 à 12h47

    Bonjour,

    Je découvre le site et j’ai pris ce premier article comme lecture.
    L’interview montre quelques points de vu intéressants du général mais lors de sa remarque sur la livraison des Mistral et le respect des russes, j’ai tout de suite senti un manque de crédibilité :s
    Au contraire, c’est tout l’inverse qui s’est posé. Alors, soit il croit vraiment à ce qu’il dit (convaincu lui-même de sa rhétorique et certainement à quelques autres) et on peut remettre en question d’autres sujets abordés par ce monsieur, soit il respect lui-même la ligne qui est celle que la France d’aujourd’hui a choisi (celle de suivre des alliés qui influence ses choix les plus importants).et auquel cas, entendre ce qu’il a à dire s’avère un peu gaché.

      +10

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  • SanKuKai // 03.11.2015 à 12h56

    “Les citoyens se sont désintéressés de la défense”…
    C’est faux. Les citoyens ne se désintéressent surement pas de leur défense. Quelle personne normalement constituée serait disposée à se laisser taper dessus?

    Le problème est dans les mots, et dans le fait que l’armée n’est aujourd’hui pas utilisée pour la défense de ses citoyens mais pour en “Attaquer” d’autres.
    Comme par exemple en Lybie, en Afganistan, ou en Syrie…

    Dans les pays belliqueux que sont la France, le Royaume-Uni, ou les USA, on ne devrait pas dire “ministère de la défense” mais plutot “ministère de l’attaque”.

      +20

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    • Lithan // 03.11.2015 à 17h15

      Honnêtement, jusqu’à très récemment – grosse modo depuis l’apparition de l’E.I., les Français étaient plutôt favorables à une restriction du budget de la défense. Je n’ai plus les sondages ni leurs liens en tête, mais encore jusqu’à 2012 – 2013, je me rappelle avoir eu lu des enquêtes d’opinions durant lesquelles les Français disaient à une grande majorité (dans les 60%) vouloir procéder en priorité à des coupes dans le budget de la défense pour faire des économies, mais par contre ne surtout pas toucher à leurs aides en tout genre qui financent leur petit confort. Donc pour moi, les Français se sont bien désintéressés du budget de la défense. A l’image de ce qui se passe en Occident depuis de nombreuses années, l’individuel doit primer sur le collectif, et donc son petit mode de vie sans éclats passe avant la défense de la patrie…
      Personne n’en envie de se faire taper dessus, c’est vrai; mais n’oublions pas que durant la Seconde Guerre Mondiale, 2 millions de Soviétiques sont morts pour défendre la seule ville de Stalingrad. Combien de Français morts pour empêcher les nazis d’arriver à Paris ?
      Les Français ont fait leur choix pendant ses 30 dernières années : moins de dépenses pour le régalien (armée, police, justice) et plus pour leur petit mode de vie sans éclat…

        +6

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  • Frédérique // 03.11.2015 à 13h29

    Il est d’accord avec le fait qu’on n’ait pas livré les Mistral à la Russie.
    Il est d’accord pour qu’on les vende à l’Egypte.
    Il aurait voulu qu’on livre une guerre contre Bachar Al Assad, président légitime de la Syrie et qu’on le destitue.
    Globalement, il est d’accord avec toutes les ingérences militaires de la France en terres étrangères, il ne déplore que le manque de moyens.
    Il n’est pas (ou plus?) d’accord avec l’attaque de la Libye, mais probablement parce qu’aujourd’hui, il saute aux yeux de tous que nous sommes responsables du chaos qui s’y est installé.

    Visiblement, son débarquement en 2010 du commandement du Collège interarmées de défense suite à ses critiques a porté ses fruits depuis.
    La grande muette n’est pas prête à pousser un autre cri.

      +30

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  • lon // 03.11.2015 à 13h31

    Politiquement très correct le général .

    Bougonne because réduction des budgets . C’est de bonne guerre .

    Le seul point intéressant de l’interview est quand il remet en cause ” l’inflation technologique militaire ” . Les T34 russes qui sont entrés dans Berlin étaient déjà techniquement ” dépassés” en 45 . Tout militaire un peu sérieux sait qu’on gagne une guerre avec des hommes et pas du matériel .

      +9

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    • languedoc30 // 03.11.2015 à 19h29

      Le T34 était le meilleur char, et de loin, de la 2ème guerre mondiale.

        +5

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    • Subotai // 03.11.2015 à 20h54

      “N’importe quoi,ce que tu dit était valable au moyen age peut être mais dans les guerres modernes c’est bien la science et la technologie qui fait la différence”
      ————–
      Ca MONSIEUR c’est la doctrine de celui qui n’a qu’un marteau comme outil.
      Faut pas oublier ce qu’est la Guerre: de la Politique.
      Aussi l’objectif n’est pas de détruire tout, plus vite et plus radicalement chez l’autre, c’est amener l’autre à accepter le deal politique qu’on souhaite.

      Depuis la 2eGM nous n’avons vu nulle part la domination physique militaire et le pouvoir de destruction atteindre des objectifs politiques souhaitables.
      A moins que l’objectif soit précisément le chaos.
      Mais malgré tout je doute…
      Hmm..
      A moins que l’autodestruction des 3/4 de l’humanité soit finalement un objectif rentable pour certains… .

      Un coup de Godwin?
      Quand on pense que certains on pu planifier et organiser la destruction systématique de population entière ya pas si longtemps, on se dit qu’après tout c’est pas impossible… 🙁
      Bon XXXXX, faut que j’aille boire un dernier verre avant fermeture. :-/

      [Modérateur a modifié 2 mots]

      [Modérateur: Merci de témoigner un élémentaire respect vis-à-vis des autres intervenants
      Autant que faire se peut, évitez je vous prie les jurons et autres familiarités.]

        +1

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  • georges glise // 03.11.2015 à 13h33

    depuis la mort de jaurès, le 31 juillet 1914, les socialistes français ont toujours été bellicistes et atlantistes, de guy mollet à hollande, pas de changement dans cette ligne, où ils retrouvent la droite. seul de gaulle a eu la clairvoyance nécessaire pour rejeter cette politique.

      +13

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  • Fox 23 // 03.11.2015 à 14h58

    Sankukai, je crains que vous confondiez. Se laisser taper dessus et s’intéresser à la défense, sont deux choses bien distinctes.
    Personne n’a envie de se faire taper dessus, mais quand un gouvernement de rencontre vous dit que grâce à un unième livre blanc sur la défense (ce qui mouille par la même occasion la totalité des députés et sénateurs), les impôts n’augmenteront pas, tous les bas de plafond se précipitent là-dessus sans chercher plus loin, comme quand Peugeot parla des économies dues au diesel !
    Notre général, au-delà des quelques vérités élémentaires que chaque citoyen se doit de connaitre, ce qu’il s’empresse de ne surtout pas faire, annonce pas mal de contre-vérités méritant réflexion.
    Les Mistral en sont une première, mais depuis Charles de Gaulle préconisant une défense indépendante et tous azimuts (cad AUSSI contre les USA), il suffit d’entrer dans une salle d’alerte de pilotes de l’armée de l’Air ou de l’Aéronavale, pour voir les fameux panneaux de silhouettes ne représentant QUE du matériel Russe. Le seul ennemi est et reste le Cosaque !

    Notre gégène ne fait que reprendre les vieilles lunes, mais une bonne question à lui poser, lui qui a participé à l’élaboration de moult plans destinés à notre protection et notre agressivité. Parlez-lui de la FAR ou de la FIR (la même) Force d’Action Rapide qu’on fait défiler au 14 juillet de temps en temps.
    Comme son nom l’indique, elle doit être très rapidement sur le terrain, surtout l’Afrique.
    Demandez-lui quels sont les moyens possédés par nos Armées pour déplacer aussi vite les 1200/1500 hommes qu’elle comporte avec leur matériel, y compris blindés légers.
    RIEN ou si peu qu’a chaque fois nous devons recourir aux bons services des Antonov géants ukrainiens, loués à prix d’or pour faire le travail que ce général, parmi d’autre n’a mis au point que très partiellement.
    L’histoire ne dit pas ce qui se passera le jour ou pour une raison ou pour une autre, les Ukrainiens ne pourront pas satisfaire notre demande…
    Je pourrais aussi abordé plus en profondeur qu’il ne le fait, le problème de la force de frappe nucléaire. Très appropriée aux choix Gaulliens à l’époque de la guerre froide, qu’en est-il aujourd’hui ?
    Pour commencer, quelles sont nos capacités ? en gros 200 têtes nucléaires, pas plus qu’Israël où notre crédule officiel et national n’a pas détecter d’arme atomique dans son babillage du 14 juillet avec ses 2 paillassons de service.
    Ensuite, l’arme nucléaire contre qui ? Contre Daesh et ses ramifications dans son extension africaine ? Pas question.
    Contre une nouvelle attaque allemande ? Outre qu’ils sont devenus plus intelligents et attaquent maintenant sur le plan économique, une charge, même de faible puissance à la frontière belge n’aiderait surement pas à remonter notre aura internationale, déjà bien saccagée ces trois dernières années.
    Donc, effectivement, 30% de notre capacité financière militaire est phagocytée par une arme inutilisable, alors que les études les plus pointues stipulent que si les Allemands n’étaient plus nos “amis” et renfourchaient leurs autocars à chenilles, nous aurions cette fois peut-être une chance de les arrêter du côté de Perpignan….

    Vous voyez Sankukai que le citoyen se moque complètement de sa défense, combien de ces informations turlupinent la majorité des Français ?
    Charles de Gaulle parlait d’eux en disant que comme les veaux, ils adorent vivre couché. Reprendre notre Histoire de France en est la démonstration la plus flagrante, y compris dans votre certitude qui, heureusement, n’engage que vous !

      +9

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    • mistigri // 04.11.2015 à 01h33

      Au sujet des antonov,même si l’usine se trouve en ukraine,les antonov en question pour mener nos soldats au Mali sont des antonov militaires russes.c’est pas drôle çà.Ce qui fait que si nous voulions faire la guerre avec la Russie ,il nous faudrait demander qu’ils nous aident à transporter nos troupes pour les attaquer!!

        +2

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  • bhhell // 03.11.2015 à 16h09

    Ce général a raison, il nous faut une armée forte, sans quoi nous ne serons plus à même d’effectuer les tâches que nous confie l’Amérique au sein de son empire. Sans armée forte, la France ne pourra plus faire rayonner l’idéal neocons qui fait sa grandeur depuis 10 ans. Bref nous n’aurons plu les moyens d’une vraie politique étrangère obséquieuse. Le temps du redressement est venu!

      +12

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  • languedoc30 // 03.11.2015 à 17h01

    Il se fourvoie complètement quand il dit que nous aurions dû aller bombarder Assad en Août 2013, nous aurions fait alors la même erreur terrible que les américains quand ils sont partis en guerre contre Saddam Hussein. Ce n’est pas Assad qui s’est servi du gaz sarin, pas plus que Saddam Hussein n’avait des ADM. Je ne comprends pas cette persistance dans le mensonge, alors que tout le monde sait, aujourd’hui, que le gaz sarin venait du camp des rebelles, rebelles qui sont en réalité, Al Qaida, Al Nostra et autres cinglés du même acabit, nous le savons aujourd’hui avec certitude, depuis que les russes sont rentrés dans la bagarre.

      +16

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    • Subotai // 03.11.2015 à 20h42

      Et qu’en plus on commence à savoir que le fournisseur était la Turquie…

        +11

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  • Sumbawa // 03.11.2015 à 18h20

    Affaiblir l’armée française est un objectif a moitié avoué pour que la France soit entièrement dépendant de l’OTAN.
    Qu’on remette notre force de dissuasion nucléaire sous contrôle US et qu’on abandonne notre siège permanent au conseil de sécurité.
    Cela pendra 15 ans, mais c’est l’objectif.

      +3

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  • bruno // 03.11.2015 à 18h28

    personnellement ce général que je respecte grandement,ne m’apprend rien…y a belle lurette que je me dis,qu’il ne faut pas qu’il y ait une guerre en France parc’que là franchement,ça durera moins que “la ligne Maginot”.

      +5

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  • Subotai // 03.11.2015 à 20h41

    “L’intention de Daech est de perpétrer des attentats de masse sur le territoire national ”
    ————-
    Raconte quelques conneries ce brave homme.

    Etat Islamique : classique rébellion de la Décadence musulmane.
    Bien que, soudoyé, utilisé, sponsorisé, manipulé (bien que, qui manipule qui?), diabolisé et combattu, l’objectif est La Mecque.
    Si attentat il y a sur le sol national, c’est en réponse au soutien de la France au Régime Saoudien.
    Si nous arrêtons de remplir pour le compte des USA, le contrat de soutien signé entre eux et les Saoud sur le Quincy et renouvelé (ne pas oublier) par Bush en 2005, le “terrorisme islamique” arrêtera de s’intéresser à nous.

      +5

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    • BigLouLou // 17.11.2015 à 15h33

      ” “L’intention de Daech est de perpétrer des attentats de masse sur le territoire national ”
      ————-
      Raconte quelques conneries ce brave homme.”

      Eh bien visiblement non, il avait raison le brave homme…

        +0

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  • Maria // 03.11.2015 à 23h03

    Je serais très intéressée de connaître le bilan comptable de l’édition de ce livre . Parce-que là à ménager la chèvre et le chou ça ne risque pas de séduire grand monde .

      +4

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  • Cavalier Ponzi // 04.11.2015 à 16h41

    “Pas vendre les Mistrals à Poutine” ? Ah ah ah!

    Oui mais pour les Rafales et le marché Indien de plus de 35 milliards qui était en discussion c’est rapé!

    Par contre pas pour Poutine: C’est Jackpot avec l’Inde puisque c’est la Russie qui va récupérer cet investissement pharaonique en vendant 154 exemplaires de son bombardier multirôle PAK FA T-50, sans compter les autres marchés en cours.

    Les succès en Syrie sont la plus parfaite vitrine du moment pour l’industrie millitaro-industrielle russe et sa tezchno de pointe, les commandes affluent.

    Isolés Poutine et la Russie? 😉

      +5

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  • christian // 06.11.2015 à 10h36

    Tant mieux que l’armée français d’agression pure – pas une seule dans son histoire fois l’armée française n’a été capable de défendre la france, normal cette armée est une armée purement offensive, conçue pour s’attaquer à plus faible qu’elle dans un cadre colonialiste ou néocolonialiste – soit épuisée. Bon ça vient d’un général – un criminel uniformé au service du capital – qui a sans doute fait cette déclaration pour demander plus de budget, du coup ça vaut pas grand chose, mais il est permis de rêver…

      +0

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  • Jicé60 // 06.11.2015 à 12h28

    Clémenceau avait raison:

    ” La guerre est une chose trop grave pour la confier aux militaires. “

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