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16.mars.202216.3.2022 // Les Crises

GIEC : au cœur de la catastrophe climatique – Le Media

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Source : Le Media – 04-03-2022

La montée des eaux est estimée à 20 centimètres en 2050. Les rendements agricoles devraient être gravement impactés d’ici 2100. Le risque de mortalité lors des vagues de chaleur sera multiplié par deux ou par trois. Les inondations causeront dix fois plus de dégâts d’ici la fin du siècle. Les canicules comme celle de 2003 se répèteront. Ces faits établis par le GIEC constituent quelques unes des catastrophes de « l’atlas de la souffrance humaine » que désigne Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies en parlant du nouveau rapport du groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Ce nouveau document, celui du groupe 2 du GIEC qui travaille sur les « impacts, l’adaptation et la vulnérabilité » au changement climatique, est le fruit de la mobilisation de 270 scientifiques, issus de 67 pays. Il fait suite au rapport du groupe 1, publié en août 2021, qui expliquait que les +1,5° seront atteint en 2030, soit 10 ans plus que tôt la précédente prévision du GIEC. Un troisième groupe prévoit un rapport au printemps 2022, pour finaliser le sixième rapport d’évaluation.

Pour en débattre, Le Média reçoit deux auteurs du GIEC :

– Wolfgang Cramer, écologue au CNRS et à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale, auteur du GIEC depuis 1995.

Alexandre Magnan, géographe à l’Institut du développement durable et des relations internationale (IDDRI), spécialiste des questions de vulnérabilité et d’adaptation aux changements environnementaux, également auteur du rapport spécial du GIEC sur les océans et la cryosphère en 2019.

Source : Le Media – 04-03-2022

9 réactions et commentaires

  • Paul Aubrin // 17.03.2022 à 06h41

    Dommage que les compléments d’information, même quand ils sont appuyés sur des références à des publications dans des journaux scientifiques, soient retirés. Les lecteurs de ce blog n’ont accès qu’à un des avis possibles sur la question.

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  • Louis // 18.03.2022 à 09h00

    Le réchauffement climatique n’est pas, il me semble mais c’est personnel, l’alpha et l’oméga de nos malheurs.. Regardons les conséquences des guerres, de la natalité sans contraintes dans des régions dépourvues de cultures vivrières, de l’absence de systèmes d’assainissement couplés avec une contrainte sur l’eau ou encore dans les belles régions des forets d’eucalyptus très sensibles aux incendies ou ces quartiers VIP intégrés au milieu de forêts de résineux. Le monde est un jardin et la tranquillité du monde occidental repose aussi par le développement des disons, sous-continents..

    Si je devais en retenir trois: la guerre, la démographie, l’accès à l’eau – comme marqueur de l’état de notre petite planète: la pollution par les plastocs…

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    • Vincent // 18.03.2022 à 13h41

      Tous cela est très juste. La confusion qui règne et sur laquelle les ‘experts’ et ‘journalistes’ jettent volontiers de l’essence est au centre du problème. Le point de vue dissident, ou tout simplement la question de bon sens est systématiquement balayée et étiquetée d’hérésie. Les problèmes complexes auraient besoin de voir les académies travailler ensemble. Hélas ce sont des gens pour qui la nature est un parc ou un square en ville, qui de la campagne pensent qu’elle est sale et par nature insalubre, qui trouvent normal de tout bètonner, d’utiliser des pesticides pour leur petit confort domestique et qui tout simplement quand ils tirent la chasse ne se demande pas ce qui se passe. Quelques centaines de tordus, très souvent arrogants, qui ne réalisent pas comment fonctionne les choses au-delà d’un périmètre très limité. La dissonance cognitive de ces ‘experts’ et leur refus d’accepter que tout n’est pas aussi simple et qu’il faut aussi parfois avoir des doutes pour avancer nous pousse vers des problèmes auxquelles leur solution est de poursuivre LEUR vision à outrance.

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    • Subotai // 18.03.2022 à 18h41

      Ben …
      L’exploitation technologique des ressources de la planète, par sa propension à faciliter l’augmentation rapide des populations, a entrainé la déstabilisation rapide de l’équilibre précaire de l’environnement qui permettait notre vie.
      Le bouleversement climatique est simplement le grand rééquilibrage brutal et sans rémission de la planète.
      L’humanité n’est qu’une simple composante de l’ensemble. Mais elle en est le déclencheur.
      Et elle espère pouvoir infléchir d’une manière positive pour sa survie l’évolution climatique inéluctable démarrée par des actions de contre mesure.
      La deuxième branche de son interventionnisme est d’essayer de faire en sorte qu’elle ne disparaisse pas avant d’avoir réussi, par une adaptation continue au changement en cours.
      Si les pays/sociétés les plus consommateurs de ressources ne réforment pas leur mode de vie: « Tiers mondialisation » de ses sociétés. Les pays du « Tiers monde » actuel n’ayant pas grand chose à perdre, ils ne perdront pas grand chose.
      Si les pays/sociétés les plus consommateurs de ressources réforment volontairement leur mode de vie: retour à la frugalité et aux fondamentaux. Rien ne changera pour les autres.
      Ça c’est les meilleurs des possibilités. 🙂
      Le plus probable est pire, parce que la planète n’est pas inerte et « saura » participer au bordel de la manière la plus surprenante et destructrice qui soit. Et les humains, étant ce qu’ils sont, feront comme d’habitude pour augmenter la pagaille.. 😀
      S’il reste 2 ou 3 milliards d’individus quand les choses commenceront à se restabiliser ça sera bonus.
      Bienvenu en enfer…

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  • clem // 18.03.2022 à 16h21

    Mais c’est quoi un « point de vue dissident » dans cette affaire ? j’aimerais comprendre.
    Est ce que c’est dire qu’il n’y a pas de réchauffement climatique ?
    Est ce que c’est dire qu’il y a réchauffement climatique mais qu’il n’est pas du aux activités humaines ?
    Est ce que c’est dire qu’ il y a réchauffement climatique du aux activités humaines mais qui n’ aura pas les conséquences catastrophiques qu’on lui prêtent ?
    Salutations

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    • Vincent // 18.03.2022 à 17h58

      Les prévisions devraient etre précises, on note des approximations telles que ‘par 2 ou par 3’, des conditionnelles ‘devraient etre, pourraient etre’. Cela sonne un peu faux. Il ne s’agit pas de nier que le climat change, les données géologiques le démontrent clairement. Toutefois l’effet de cette course ‘au pire’ n’est ni raisonable, ni utile. Les modéles dont on parle ne sont pas publics et en parler comme des petites merveilles de prévision absolue d’un coté alors qu’ils semblent générer des écarts en multiples ne pousse pas dans le sens d’une confiance absolue. Les maths existent depuis très longtemps, les calculateurs aussi. Et pourtant dans des matières plus simples on doit bien observer que toute cette connaissance et ces calculs n’ont pas permis d’éviter des catastrophes (les retraites par exemples). Le tout ou rien, le présage à grand renfort de théorie élaborées sur des consensus approximatifs et partisans ne sont pas je crois la voie à suivre. Pourquoi les voix de scientifiques qui ont osé poser des questions à leurs collègues ont elles été tues? Il y aurait il des bons scientifiques et de très mauvais scientifiques? Si c’est le cas il faut revoir tout de suite les universités et diplomes spécialisés qui semblent produire un énorme volume de bons à rien qui pendant des années enseignent, recherchent et publient.

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      • Subotai // 18.03.2022 à 19h11

        Je n’ai pas besoin de lire un rapport pour savoir de la mer monte. C’est devant chez moi…
        Je n’ai pas besoin de lire un rapport pour savoir que le régime des vents a changé. C’est chez moi que je le vois.
        Je n’ai pas besoin de lire un rapport pour savoir que le rythme des saisons est perturbé. C’est chez moi que les plantes déconnent en faisant des feuilles, en fleurissant et en essayant de fructifier hors de tout entendement.
        Depuis 15 ans que ça a commencé à devenir visible, il est impossible de savoir ce qu’il y aura de disponible comme fruits et légumes et à quelle date.
        Dans les tropiques où j’habite il y avait deux saisons marquées.
        La saison dite chaude correspondant à l’exposition maximale au soleil accompagnée de pluies abondantes et régulières.
        La saison dite froide correspondant à l’exposition minimale au soleil avec une réduction sensible des pluies en durée et en quantité.
        Le cycle était évident sommeil>feuilles>fleurs>fruits et recommencement du cycle sommeil, etc…
        Depuis plusieurs années le cycle est déréglé. Déréglé ne veut pas dire changé, il veut dire imprévisible. Avoir des mangues en Aout par chez moi, c’est comme avoir des cerises ou des poires en janvier/février par chez vous. ya un truc qui déconne. Ce qui veut dire des productions à des périodes improbables et surtout des quantités insuffisantes.
        Vous, en zones aux saisons plus marquées, commencez seulement à vous en apercevoir.
        Attendez, c’est pas fini…

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        • Incognitototo // 18.03.2022 à 21h21

          Tous ceux qui sont un tant soit peu en contact avec la nature peuvent confirmer ce que vous dites, et également que c’est très sensible et visible depuis 15 ans.

          D’ailleurs, depuis 4 ans, j’ai acclimaté un citronnier corse et un olivier en IDF que je ne protège même plus l’hiver, tant les quelques jours de gel qu’il y a par an ne leur font plus ni chaud ni froid… et le dérèglement des fleuraisons qui se produisent n’importe quand, c’est spectaculaire : entre autres, j’ai un romarin qui fleurit en janvier ou des pucerons qui attaquent l’hiver…

          Mais au-delà du dérèglement des saisons et des températures, ce qui me perturbe le plus, c’est l’effondrement de la diversité biologique. Il y 15 ans j’avais une vingtaine d’espèces d’oiseau qui fréquentaient les « restaurants » de mon jardin, je n’en ai plus que 4 aujourd’hui… et l’effondrement des populations d’insectes volants, c’est spectaculaire (ce qui va probablement de pair avec l’effondrement des oiseaux) ; cela fait 3 ans que je peux passer des soirées d’été dehors éclairé par des lampes électriques sans être dérangé par le moindre moustique, moucheron ou papillon de nuit… c’est carrément flippant parce qu’on sent qu’il y a quelque chose « d’anormal » dans cette absence.

          Cependant, je ne dirais pas que les rapports scientifiques sont inutiles puisqu’ils me permettent de mesurer que ce que j’observe n’est pas une vision déformée de mon esprit ; et surtout de m’interroger sur la capacité de trop nombreux humains à nier ce qui se passe sous leurs yeux.

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    • Louis // 19.03.2022 à 09h17

      Quelle est l’origine de la dernière glaciation… En ce qui me concerne il faut s’attaquer à la surconsommation à la pollution (dont le CO2, le méthane, l’assainissement défaillant…) et à notre démographie mais se sont des sujets qui coutent et pas très porteurs. Par contre le réchauffement climatique aussi désagréable qu’il puisse paraitre appel des investissements gigantesques. Depuis la dernière glaciation nous sommes sur un cycle de réchauffement de notre petite planète et c’est ainsi. Dans mon coin la hausse du niveau est de l’ordre de 3MM par an avec les conséquences paléo-géologiques très visibles sur l’évolution du trait de côte.

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