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16.février.201916.2.2019 // Les Crises

Groupe privé «haineux» et chants homophobes, émoi dans deux écoles de journalisme

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Un sérieux problème générationnel…

Source : Le Parisien, 13-02-2019

Dans le sillage de l’affaire de « la Ligue du LOL », les écoles de journalisme de Grenoble (EJDG) et de Lille (ESJ) sont elles aussi secouées par des scandales.

Les deux annonces se sont succédé à quelques minutes d’intervalle. Alors que la presse parisienne fait toujours face aux conséquences des révélations sur « la Ligue du LOL » – l’affaire sortie par Libération le 8 février dernier où l’on apprenait qu’un groupe proche de la sphère médiatique se servait d’un groupe Facebook pour harceler sur les réseaux sociaux -, voilà que deux écoles de journalisme sont elles aussi dans la tourmente.

Ce mercredi, la direction de l’Ecole de journalisme de Grenoble (EJDG) a ainsi fait part à l’AFP de son indignation après la découverte de l’existence sur Facebook d’un groupe privé où d’anciens étudiants ciblaient des camarades de promotion par des « propos haineux ».

Peu de temps après, toujours via l’AFP, on apprenait que l’École supérieure de journalisme (ESJ) de Lille a ouvert une enquête interne suite à des « chants homophobes » et « discriminants » intervenus en février 2018, lors d’un tournoi de football inter-écoles organisé par les étudiants.

Sur « Ultim-hate », d’autres étudiants étaient ciblés

Pour le cas de Grenoble, l’EJDG explique dans son communiqué avoir « appris avec stupéfaction » l’existence de ce groupe créé il y a trois ans par des étudiants – supprimé lundi après les révélations de « la Ligue du LOL » – sur lequel « plusieurs autres » avaient été « la cible de dénigrement ».

Car mardi, trois anciennes étudiantes de l’école ont dévoilé sur Twitter les agissements de leurs camardes sur « Ultim-hate », un groupe privé sur le réseau social Facebook où une quinzaine de camarades de promotions – garçons et filles – publiaient régulièrement des railleries en ciblant d’autres étudiants.

Depuis, les témoignages se sont succédé au sein de l’établissement, poussant la direction à l’organisation mardi soir d’une réunion avec l’ensemble des étudiants « pour échanger sur ces dérives et sur les moyens d’éviter qu’elles se reproduisent à l’avenir ».

Du côté de Lille, c’est aussi dans le sillage de l’affaire de « la Ligue du LOL » que la parole s’est déliée. Mardi, alors que les élèves évoquaient, en cours, ce scandale et les discriminations au sein des rédactions, « des étudiants nous ont fait remonter qu’il y avait eu des propos anormaux, à l’extérieur de l’école, dans un bus » qui les menait à Strasbourg, à l’occasion du tournoi de football inter-écoles de février 2018, a expliqué le directeur de l’ESJ, Pierre Savary.

« Les étudiants se doivent d’être exemplaires »

Chaque année, les bureaux des élèves organisent le temps d’un week-end cette compétition entre les 14 écoles reconnues par la profession, les étudiants se retrouvant dans la ville de l’équipe victorieuse l’année précédente. « Des étudiants nous ont indiqué avoir été choqués par des chants homophobes, discriminants, chantés par un groupe d’élèves » et « nous ont expliqué que, quand ils avaient demandé à ce que ces chants s’arrêtent, on les avait envoyés balader », a encore précisé M. Savary.

« Si les faits sont confirmés, ils sont graves, peuvent être répréhensibles et ne seront pas tolérés », car « même dans un tournoi inter-écoles, les étudiants se doivent d’être exemplaires, de défendre les valeurs de respect, de tolérance, que doit avoir un journaliste », a affirmé le directeur. Précisant que l’enquête interne devra permettre de déterminer « la teneur exacte des propos et les circonstances » pour envisager « des sanctions ».

Source : Le Parisien, 13-02-2019

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Commentaire recommandé

Jean-Luc // 16.02.2019 à 06h56

Je trouve incroyable de voir “école de journalisme et de communication”.
Ne sont-ce pas des outils contradictoires ?
Le journalisme est censé informer alors que la “com” sert à convaincre.
La confusion de ces deux objectifs n’aboutit-elle pas à la propagande ?

46 réactions et commentaires

  • Jean-Luc // 16.02.2019 à 06h56

    Je trouve incroyable de voir “école de journalisme et de communication”.
    Ne sont-ce pas des outils contradictoires ?
    Le journalisme est censé informer alors que la “com” sert à convaincre.
    La confusion de ces deux objectifs n’aboutit-elle pas à la propagande ?

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    • Alfred // 16.02.2019 à 07h06

      Je trouve au contraire excellente cette formulation qui fait tomber les dernières illusions: le journalisme n’est pas autre chose qu’une forme de communication. Il ne sert à rien d’autre qu’à convaincre. Et cela a toujours été. Le simple choix des sujets (même couverts par une équipe aux opinions libres et variées (ce qui est .. rare) constitue déjà une forme d’orientation du public. Le choix de porter le coup de projecteur sur tel ou tel aspect de la vie dit tout d’une société et des choix de ses puissants.
      On ne peut pas être informé. On est nécessairement “propagandé”. On peut par contre s’informer avec du temps et de la patience.

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      • delor // 16.02.2019 à 07h49

        “On peut par contre s’informer avec du temps et de la patience” : la difficulté vient du fait que, de nos jours, les “informations-propagandes” circulent à un rythme tellement rapide que, la plupart du temps, “le temps” et la “patience”, on n’en a pas. Les Français, par exemple, ont pris 3 à 4 décennies pour comprendre le système UMPS (devenu LREM) mis en place par les gouvernements impliqués successifs, soutenus pas les médias détenus pas le monde de la finance, des banques et des étrangers, pour se payer “le beurre, l’argent du beurre, la fermière” sur leur dos. Ils réagissent aujourd’hui, sous le vocables de “gilet jaune”, mais le mal est fait et il est bien trop tard. Le “système” dispose de moyens et d’appuis inégalables pour se maintenir et continuer de prospérer au détriment de “la masse”. Regardez, observez et analysez autant que faire se peut, ce qui se passe aujourd’hui même sous nos yeux. Le camp du “bien” (pas au sens moral du terme, mais au sens matériel) qui est “propriétaire” de la planète (en tout cas, il se comporte comme tel) a dominé, domine et continuera de dominer le camp du “mal-être-mal-loti” !

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        • Robert // 16.02.2019 à 10h18

          D’ accord avec vous, et j’ajouterai que beaucoup de Français n’ont pas encore compris à quel point notre démocratie est dévoyée ! Cécité volontaire pour beaucoup d’entre eux, encore satisfaits de leur confort ” petit bourgeois “, mais pour combien de temps ? …

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          • Tig // 16.02.2019 à 14h24

            On attend deja avec impatience le contenu des lois contre la haine et l’antisémitisme sur internet et les réseaux sociaux qui seront ‘présentés avant l’été’, dixit Édouard Philippe a la remise du prix Ilan Halimi.

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        • faxmax // 16.02.2019 à 21h44

          il n’y a pas de “système umps” (sauf dans les délires verbaux de l’extrême droite) il n’y a que deux partis ( ne chipotons pas svp) qui ont fortement dominé les scrutins pendant des années, de cet état de fait est venue l’idée (pas idiote) “d’alternance” et d’une France qui se gouverne au centre. LREM ce n’est pas le PS plus l’UMP, LREM c’est Macron et sa bande qui comprenne que le gros problème de Bayrou c’est qu’il n’est pas sexy et qu’il y a un coup à tenter en faisant campagne au centre face à deux mastodontes aux élites vieillissantes perçues comme omnipotentes (forcement compromises par leur longue domination et symbiose obligée).

          Ce que vous appelez un “système” tient en fait beaucoup plus de la fatalité.

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    • Tonton Poupou. // 16.02.2019 à 13h22

      On ne peut évidemment n’être que d’accord avec votre remarque et l’on pourrait aussi ajouter aux deux éléments (contradictoires) d’école de journalisme et communication, un troisième; celui aussi d’école de commerce (ou de courbettes et autre génuflexion en tout genre à l’égard du pouvoir oligarchique – presque l’intégralité des massmédias papiers télé et radio appartiennent à des oligarques, et la quasi totalité des autres qui ne sont pas privés sont contrôlés par l’état donc par les chargés d’affaires gouvernementaux mis en place pour servir les intérêts de l’oligarchie).
      Ceci étant dit quand je lis : “je me suis souvent demandé comment on pouvait vouloir devenir journaliste, CE SI BEAU METIER (???????) ……..” je ne peux que me retenir d’éclater de rire car on est encore en hivers et j’ai les lèvres gercées……….

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    • theuric // 16.02.2019 à 16h18

      Il ne faut pas en être surpris.
      A force d’affirmer que la sexualisation des gens n’est pas biologique mais sociale, hormis quelques cas très rares, remettant en cause la structuration des jeunes esprits dans ce qui peut en être de leur identité (toucher à l’identité sexuée des individus est l’une des manières de manipulation), il y a, par réaction, une logique d’émergence d’une hyper-sexualisation pouvant prendre diverses formes.
      De fait, les extrémistes féministes ont gravement affaiblit le féminisme, ce qui est dommageable.
      A ceci il faut y rajouter l’infantilisation des gens et ceux qui en sont le plus atteints ce sont les classes-moyennes les plus hautes, l’oligarchie financière et tous ceux qui gravitent autour (comme Macron et Philippe), au contraire, ce qui est à souligner, du reste du peuple qui montre un sérieux infiniment plus adulte, entre-autre par le mouvement des gilets jaunes.

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      • theuric // 16.02.2019 à 16h19

        Beaucoup ont joué avec le feu et continuent de le faire, qu’ils ne s’étonnent pas, dès lors, de ce qu’ils en subissent les conséquence.
        Mais et en cela d’autres seront touchés par ces multiples errements multidécennaux, encore faut-il, déjà, qu’il en comprennent les ferments, que nous en comprenions tous les ferments afin que nous rétablissions de simples vérités scientifique, un garçon est de sexe masculin, une fille est de sexe féminin dès leur conception, hors quelques cas rares, et le monde des enfants c’est le monde des enfants et quelqu’un de l’âge de l’adulte qui continue d’être infantile a de gros problèmes psychologique.
        Ceci n’empêche en rien le jeu, mais il y a des jeux d’enfant, des jeux d’adulte et des jeux qui se jouent entre adulte et enfant, la trottinette est un jeu d’enfant, ceci depuis le début.
        Parce que l’identité se construit aussi en sachant l’importance de passer de l’enfance à l’adulte, sinon pourquoi les petits n’attendent qu’une seule chose, apprendre à lire, écrire et compter.
        Sachez-le, le néolibéralisme ne veut pas d’identité, parce qu’elle aide chacun de nous à réfléchir.

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        • Sophia // 17.02.2019 à 14h22

          Je vous trouve bien réac, quand même…

          “un garçon est de sexe masculin, une fille est de sexe féminin dès leur conception, hors quelques cas rares”

          Les embryons mâles et femelles sont au départ anatomiquement semblables. A partir de la 7eme semaine de grossesse, les embryons mâles se différencient, sous l’effet d’une production supérieure en testostérone. La différenciation en cerveau “mâle” ou “femelle” s’effectue bien plus tard (dosages différents d’hormones, là aussi) . On comprend que, si une perturbation hormonale survient après la différenciation sexuelle anatomique, elle peut encore affecter le “sexe” du cerveau, non?
          Je ne sais pas si les “trans” sont tellement plus nombreux aujourd’hui, et pas simplement plus médiatisés. Si c’est le cas, on peut envisager un rôle possible des perturbateurs endocriniens, au lieu de supposer d’emblée que ce sont les gens qui sont pervers, non?

          Je vous cite encore:
          “quelqu’un de l’âge de l’adulte qui continue d’être infantile a de gros problèmes psychologique”
          Là encore, si ces personnes sont de plus en plus nombreuses, au lieu de leur en vouloir, on peut se demander s’il n’y a pas des causes externes? Par exemple, nous vivons dans une société hypercomplexe, où l’on devient économiquement autonome bien après avoir atteint la maturité sexuelle, sans compter les autre compétences: apprendre à conduire, à remplir une feuille d’impôts, à gérer un budget… Donc, oui, nous sommes autonomes très, très tard. Et, comme vous dites, il est bien possible que ça nous perturbe. Alors, on fait quoi?

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          • theuric // 21.02.2019 à 22h47

            On en prend conscience, suivant le mien aphorisme: qui observe transforme.
            Quand à la sexualisation des gens, de deux choses l’une, soit l’Être humain est la résultante d’une longue évolution ayant débuté il y a des milliards d’années, auquel cas nous conservons en nous des données instinctuelles archétipales s’exprimant par des ensembles faits de symboles et de pulsions, soit nous sommes la résultante d’expériences effectuées par je ne sais quels lointains extraterrestres, auquel cas nous sommes dépourvu d’instinct.
            Considérer que l’Homme est, par nature, dénué d’instinct, dont celui au premier chef sexuel, c’est remettre en cause ce qui fait l’évolution du monde vivant puisque cela retire de fait Homo Sapiens, Sapiens de ce qui fait une proche animalité, à l’échelle de l’évolution s’entend, sans quoi notre espèce ne serait qu’une simple machine et non pas un être vivant.
            Pourquoi détestez-vous les hommes, êtes-vous misanthrope (comme il peut en être des misogynes)?

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    • Nagamben // 19.02.2019 à 02h14

      Pour le terme de “communication” : en science de l’information et de la communication la différence se fait par la présence ou non d’interaction. L’information est transmise de A vers B sans retour, une communication s’établit entre des interlocuteurs (donc si O Berruyer lit les commentaires et y réagit c’est de la communication).
      Du coup théoriquement c’est pas deconnant (des qu’un journaliste interagit avec ses lecteurs il communique) mais je suis pas sûr qu’eux même le pense comme ça (la rigueur scientifique des école de journalisme restant à démontrer)

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  • Louis Robert // 16.02.2019 à 07h00

    Déshumanisation et décadence dans les domaines les plus essentiels à toute société.

    Il y aurait lieu de s’interroger sur l’origine et sur les causes de telles conduites collectives déshonorantes.. Or non seulement on ne l’a pas fait, on prétend être surpris de les découvrir!!! Ce manque de lucidité, voilà bien ce qui est le plus troublant et qui confirme la justesse du diagnostic.

    Dès lors que l’on ignore dans quel monde on vit…

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    • delor // 16.02.2019 à 07h58

      Lorsque l’on subit pendant des décennies le “martèlement intensif” de la propagande du camp du “bien”, on finit par croire que ce camp a raison et qu’il représente réellement le “bien” qu’il vend “à tout vent” ! Et puis, petit à petit, grâce aux nouveaux moyens de communication “hors système” mis à sa disposition “on” ne prétend pas, “on” est vraiment surpris de découvrir les “conduites collectives déshonorantes” auxquelles “on” a naïvement cru. Mais cela ne veut pas dire que le grand nettoyage est fait d’un coup d’un seul ! Il y a eu tant de mensonges accumulés, propagés, vendus, martelés et involontairement ingérés, stratifiés et rigidifiés, que le processus de nettoyage mental et de guérison mentale sera nécessairement long. Il ne fait que commencer …

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      • Louis Robert // 16.02.2019 à 12h40

        Je ne crois pas que tous ces citoyens ne soient que de pauvres victimes de propagande et de leur milieu ambiant. Ces gens décident, prennent des initiatives, agissent et ne peuvent ignorer que certains gestes qu’ils posent à l’encontre d’autrui sont indignes, donc déshonorants…

        La rengaine, elle-même déshumanisante et décadente, sur la victimite généralisée a trop duré pour qu’on la prenne encore au sérieux. Le temps est venu de se tenir debout et d’assumer. Cela vaut même pour le Pouvoir!!!

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        • Chris // 16.02.2019 à 13h04

          C’est ce processus de déshumanisation qui a conduit à tous les régimes fascistes.
          Tant que les individus ne sont pas ciblés ouvertement, ils ne bougeront pas.
          Se rappeler l’oraison du pasteur Martin Niemöller au lendemain du nazisme vaincu par les armes : … puis ils sont venus me chercher. Et il ne restait plus personne pour protester.

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          • Louis Robert // 16.02.2019 à 17h09

            D’accord.

            « Ciblés ouvertement » et directement, maintenant ils le sont: non seulement fichés, surveillés, censurés, réprimés, arrêtés, incarcérés, mais mutilés, éborgnés, voire assassinés.

            Chaque samedi, c’est le défilé hebdomadaire vers l’abattoir, spectacle pour tous jusqu’à la fin… Nous assistons à une guerre civile larvée.

            Alors quoi… ils bougent? Bougeront? — Ou se laisseront tout simplement abattre, passer au hachoir puis anéantir…

            S’il y a volonté de survivre, après avoir marché et « bla-blaé « et voté tant et tant… il faudra bien en venir « aux grands maux les grands remèdes », non?

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    • Vladimir K // 18.02.2019 à 14h14

      Ce n’est pas nouveau, souvenez-vous des bizutages dans la plupart des grandes écoles et universitaires françaises… il est de retour, mais de façon numérique cette fois.

      Je m’estime chanceux, car ayant suivi une filière en apprentissage, ce genre de choses n’était pas acceptable puisque nous étions porteurs de la réputation de notre école et de notre employeur (et nous étions “abattus” par le rythme de travail).

      Bref, rien de nouveau, à part les technologies utilisées

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  • Jerrick // 16.02.2019 à 07h36

    La Charte de Münich
    Je voulais ici rappeler les 10 articles de cette charte. Mais mon message était trop long. Je vous conseille sa lecture sur Wiki. On a l’impression, quand on voit l’état des media mainstream, de parler d’autre chose…
    Cela pour dire qu’on a déjà hâte d’entendre sur BFM (entre autres) ou de lire dans Libé (entre autres) les éditoriaux profonds, sensés, documentés, justes, courageux… en un mot HONNÊTES de tous ces “investigateurs journalistiques” qui n’auront comme seul objectif, bien évidemment, de respecter cette charte…
    Ce n’est pas tant un problème générationnel, l’être humain contemporain n’est ni plus ni moins inhumain que son congénère d’il y a quelques décennies ou quelques siècles. Les bizutages des écoles dites prestigieuses ont longtemps existé (et existent peut-être toujours) et fait de nombreux dégâts, les “corbeaux” de tout genre ont toujours sévi pour salir, dénigrer, condamner au gré de pulsions destructrices. La différence aujourd’hui réside peut-être dans l’existence des réseaux sociaux(pathes) qui amplifient ces “mises à mort” sociales.

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  • Jessim // 16.02.2019 à 07h39

    Je ne vais pas me prononcer sur cette ligue du LOL tellement c’est du niveau du collège. Ce qui me gène dans cette école c’est qu’au delà de la formation, ces personnes sont les futurs moralisateurs de demain.
    Les journalistes font beaucoup de leçons de morales alors même que leurs comportements n’est pas irréprochables. De la même manière que ceux qui exhument les tweets et post facebook de certaines personnalités, je serais curieux que des petits malins fassent la même chose avec les journalistes, on en apprendrait des belles je pense.

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    • delor // 16.02.2019 à 08h07

      Ces “moralisateurs de demain” sont enseignés, renseignés, briffés et formés (je devrais dire “déformés”) par les moralisateurs d’aujourd’hui et d’hier (il ne faut les oublier ceux là !). Le formatage de la population passe par le formatage des “leaders d’opinion”. Les Français ont avalé tant de couleuvres jusqu’aujourd’hui qu’ils ne se rendent même plus compte de l’amertume extrême de ces couleuvres et de la répulsion que celles-ci devraient provoquer chez eux ! Il croient encore et toujours, “comme fer”, au “divin Jupiter” qui de son Olympe leur dispense la bonne parole et leur montre ostensiblement le “bien”, ce qui est “bien” pour eux ! Ils ne pensent même plus à regarder le doigt (et son propriétaire) qui leur indique la “voie” à suivre et les moyens à employer pour y arriver ! C’est un peuple foutu !

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  • Charles Michael // 16.02.2019 à 07h40

    Journalistes et étudiants sont soumis à l’impitoyable loi du politiquement Korect, dans leurs activités professionnelles bien évidement et dans leurs années de formation.
    ça doit créer des frustrations .

    Aucunement une excuse pour ces futurs et actuels manipulateurs de l’opinion publique. C’est leur choix de carrière: obéïr aux puissances en place, et défendre leurs intérets.
    Il serait intéressant d’avoir une étude sociologique sur les milieux sociaux d’où sont issus ces harkis du pouvoir médiatique d’exclure.
    Devenu totalitairement opposé à une information compléte, contradictoire et basée sur des faits.

    PS: les victimes stygmatisées j’espèrent sauront analyser ce qu’est la pensée normalisée dans la société du spectacle; et son obligatoire corolaire: votre ramage doit se rapporter à votre plumage et réciproquement.

      +7

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  • Pierre D // 16.02.2019 à 07h56

    Quoi d’étonnant de De Gaule à la TV réalité, c’est le résultat d’un long travail de destruction des structures d’une société peut-être un peu trop figée, mais qui ne demandait pas à être détruite.

    Aujourd’hui, c’est le pouvoir des foules. Toutes les paroles se valent monsieur Macron, c’est l’ochlocratie… et vous y avez activement participé.

    Nous attendons l’Homme Providentiel… ce ne sera pas Jupiter.

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    • raloul // 16.02.2019 à 08h50

      Bonjour !

      Merci pour votre commentaire qui place ce scandale dans le temps long.
      En effet, je trouve un peu superficiels et faciles les avis qui jetent une lumière «générationelle» sur ces agissements, et je désapprouve fortement la phrase en préambule de l’article.

      C’est trop simple de juger, de jeter l’opprobre sur une génération, etc… mais dans quelle mesure choisit-on encore ses canaux de diffusion et l’usage des médias dits «sociaux»?
      Personnellement je ne suis pas sur Twitter, sur insta, j’ai juste une page fb que j’utilise passivement, plutôt pour vérifier ce que d’autres publient dans mes apparitions publiques. Car oui dès que vous êtes dans un métier où il y a de la com, on vous prend pour un alien si vous n’êtes pas sur ces supports (que perso je trouve débiles et infantilisants au possible). (Je suis vu un peu de travers par certains collègues…)

      Il y a une forte pression du milieu professionnel, alors la horde des commentateurs qui conspuent les «jeunes» et leurs soi-disant penchants narcissiques et addictions numériques feraient mieux de commencer par une petite introspection, en toute amitié évidemment.

      Cela n’enlève rien à l’enfer de ces agissements condamnables, ça va de soi.

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    • Alfred // 16.02.2019 à 10h32

      Ochlocratie vraiment? j’ai pourtant l’impression que la réalité est diamétralement opposée: le pouvoir n’est il pas entre les mains d’un très petit nombre (quelques milliers à quelques dizaines de milliers): ces ex-glodman sachs qui “percolent” dans toutes les structures du pouvoir supra national? ces mebres du bilderberg qui tombent drolement bien dans le choix de leurs invités (tellement que ceux ci finissent président ( macron bilderberg 2014) premiers ministres (philippe bilderberg 2016)).
      Incroyab’ non?
      Alors le pouvoir se trouverait dans la foule des gilets jaunes? dans le public d’hanouna qui lui met la pression pour faire de la m. ?
      Ce doit être une sorte d’antiphrase ou une espèce de blague.

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      • Pierre D // 16.02.2019 à 17h48

        Depuis le début de cette crise le pouvoir a bien été contraint d’obéir à la foule en annulant les mesures fiscales sur les carburants, en allant au-devant de la représentation nationale (voire des citoyens!) malgré son jupitérisme , en distribuant des cacahuètes à gauche et à droite.

        Pourtant, je n’ai pas lu ça dans l’œuvre-programme “Révolution” de cette petite minorité qui gouverne le pays… et quitte le navire.

        … même Juppé:
        «Aujourd’hui l’envie me quitte tant le contexte change. L’esprit public est devenu délétère. La montée de la violence, sous toutes ses formes, verbales et physiques, le discrédit du monde politique réputé tous pourris [….]»

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      • Serge F. // 17.02.2019 à 01h09

        Ca n’a effectivement rien à voir avec l’ochlocratie. Ce que l’on observe est simplement la conséquence de l’atomisation de la sociéte du fait du triomphe de l’Etat libéral (coexistant avec un Etat social attaqué de toute part) :

        https://www.youtube.com/watch?v=K2lNK6dtzPA&t=1371

        @Pierre D Les Gilets jaunes ne sont pas une foule, mais des citoyens qui exercent le peu de pouvoir démocratique qu’ils ont en manifestant. Le droit de manifester est un droit fondamental inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 en préambule à notre Constitution. Ce que le pouvoir en place a accordé aux Gilets jaunes n’est rien au regard de leurs doléances. Comme par hasard, Emmanuel Macron n’a pas rétabli l’ISF, dont la suppression devait être financée par la hausse de la taxe sur les carburants qui a été annulée. Les 10 millards accordés seront donc en partie pris sur les services publics. L’Etat social sera donc grignoté encore un peu plus, ce qui aura pour conséquence d’accroître encore plus l’Etat libéral et l’individualisme.

        Dans un Etat libéral, le pouvoir finit par agir sans légitimisation (sauf sur le papier). Ses actions deviennent souvent raisons d’Etat et il fait usage de la force si nécessaire. D’où l’apparition du mouvement des Gilets jaunes qui souhaiterait que le peuple (re)prenne son droit de contrôle sur le pouvoir et que soit pleinement rétabli le “vivre ensemble” détruit par l’Etat libéral.

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  • nulnestpropheteensonpays // 16.02.2019 à 08h47

    rien de nouveau sous le soleil ,pour faire partie d’ un corps de marine ou de connard , on doit en passer par le bizutage ce truc organisé par des sadiques soit disant pour endurcir les individus. et c’est marrant , ce n’est jamais appelé du sadisme …

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  • Le Peps // 16.02.2019 à 09h12

    Mais, mais mais ? Il n’y a pas un exemple de ce qui a été dit, écrit ou chanté, comment se faire une idée ? Et les commentaires qui pullulent sous un article vide. Donc il suffit de dire “homophobe” ou “négationniste” pour que tout le monde hurle d’effroi ? Désolé, j’ai besoin d’un peu plus pour être choqué, vraiment plus !

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    • Basile // 16.02.2019 à 11h13

      d’autant plus qu’au lieu de pousser à notre tour des cris d’effroi, en nous joignant à une autre meute, on devrait au contraire nous réjouir de l’affaire. Car personnellement, j’étais pessimiste pour nos petits enfants, qui baignent dans le politiquement correct depuis tout petit. Or on s’aperçoit que tout n’est qu’un vernis pour faire bonne figure, pour obtenir un poste ou un portefeuille.

      c’est donc une bonne nouvelle, la propagande sociétale est sans effet sur la nature humaine.

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  • Cyd // 16.02.2019 à 09h33

    Comme dans l’article d’hier, on voit de jeunes gens bien formatés dans l’idéologie du moment : virilisme, masculinisme hier, écriture inclusive et sidération que des filles soient mouillées dans l’affaire

    J’aime le commentaire de la direction “les étudiants se doivent être exemplaire ”

    Comprendre ” bien conforme”

    De tels comportements dans un tel milieu ! JA se demander si c’est pas justement ce milieu qui fabrique ce comportement

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    • Emm69 // 16.02.2019 à 13h29

      Dans la même veine, on peut s’attendre à une extension du flicage de n’importe quel salarié (et pas seulement des étudiants) à travers Facebook, etc.
      Le conformisme permis par la surveillance informatisée en masse ne fera que s’étendre, sauf à trouver des parades techniques.
      Supprimer l’anonymat sur internet renforcerait Big Brother, surtout avec 6 millions d’inscrits à pôle-emploi : on vous virerait pour deux phrases de travers et vieilles de 5 ans, ensuite bonne chance pour retrouver un emploi. Pas une tête ne doit dépasser !

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  • Philippe // 16.02.2019 à 11h29

    Curieux comme les commentateurs de l’article réagissent en meute pour dénoncer l’effet de meute.
    Moi j’aimerai en savoir plus sur ce qui s’est passé vraiment dans ces écoles avant de me faire un avis.
    C’est quoi un chant “négationniste”?
    Est ce qu’un seul témoignage dispense d’une enquête un peu plus approfondie sur ce qui s’est passé?

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    • Cyd // 16.02.2019 à 19h33

      Oui, ils agissent exactement comme la ligue du lol

      Ils lynchent en meute des années plus tard, et les nouvelles victimes perdent leur boulot, leur crédibilité, tout comme les anciennes victimes
      On est sommé de croire leur version sans débat contradictoire, de les approuver, et participer à leur lynchage à eux

      Relire l’histoire biblique de Job et son “antique route des hommes pervers”, de la gloire au lynchage. Relire le philosophe René Girard qui a justement théorisé le lynchage et sa fonction

      Question subsidiaire : pourquoi maintenant ? Quel est le mécanisme qui déclenche des années après leur dernière forbanterie, leur lynchage ?

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  • Owen // 16.02.2019 à 11h57

    Au moins, on sait d’où vient l’habitude prise au dénigrement automatique dans le paysage médiatique français. Cette intimidation permanente avec les -istes et les -phobes (je ne donne pas d’exemple, ça ne passe pas la modération) a son pendant avec les “sa.le p.d” ou “sa.le té.pu”.

    Dans l’émission (passionnante) de Taddéï sur le féminisme, éditée ici avant-hier, Peggy Sastre expliquait qu’au delà (ou en complément) de la discrimination, du rejet des minorités ou du rapport dominant/dominé, il y a l’effet de meute.
    Etienne Chouard, par exemple, n’est pas un promoteur de la démocratie directe, mais un rouge-brun, sot-rat-lien d’extrême droite. Si un journaliste fait un papier le concernant, sans au moins insérer le mot “controversé”, il va contre la loi de la meute et en prend les risques. Parler d’Olivier Berruyer sans dire qu’il est douteux, contrevient aux codes de la meute.

    la loi d’inclusion/exclusion est générale dans la société, puisqu’il faut se battre pour ne pas devenir “out”: maintenir et mettre à jour les codes de reconnaissance sociale nécessaire pour garder son emploi.
    Le bizutage qui était une pratique de vérification des nouveaux entrants à accepter les règles sociales préétablies d’une école a été généralisé aux opinions qui sont soutenues ou rejetées pour avoir le droit de participer à la vie en société.

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  • sassy2 // 16.02.2019 à 14h50

    Ce qu’il faut retenir est que rien ne sort par hasard.
    Et si ce truc sert le gvt à tenter de censurer alors c’est là le plus détestable.

    intéressant car pas faux ama:
    https://www.facebook.com/notes/samuel-laurent/nos-années-lol/573925386417138/

    parmi les réponses, pas faux non plus 😉 :
    Grégory Perez Juan Branco Maintenant relis ton message, et fais comme si il t’était adressé ! Tu verras c’est assez cocasse.

    => DJT peut imposer à twitter inc ceci , extra-territorialement,
    Et le gvt français pourra ainsi aller se faire mettre:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_amendement_de_la_Constitution_des_%C3%89tats-Unis

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  • Frédéric // 16.02.2019 à 16h23

    Les medias sociaux actuels (Social media) sont addictifs car ils permettent virtuellement de parler à tout le monde, à ce “monde” impersonnel devenu un grand horla (Maupassant) qui peut vous monter aux nues ou, si vous n’avez pas la martingale, vous jeter dans le Tartare. C’est le lot de tout homme (ou femme) public, avant les medias sociaux. La différence c’est que toute personne se croit maintenant dans la mesure de devenir public à peu de frais… Justement, il y a des frais.

    Est-ce la faute à ces maudits medias sociaux, si démultipicateurs? Ou au manque de retenue dans leur utilisation? Les hommes (ou femmes) publics d’avant les medias sociaux savaient ce qu’est la rumeur, et comme ils voulaient être publics à temps plein et non pour le fun, ils apprenaient comment communiquer, y compris dans leur lit. ça a un coût, il faut l’assumer…ou rester anonyme et peinard.

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  • faxmax // 16.02.2019 à 22h59

    je ne suis pas du tout cette histoire de “ligue du lol” et de ce qui y est qualifié de “harcèlement”, mais qu’une poignée d’étudiants imbéciles racontent des conneries sur leurs camarades au saint d’un groupe Facebook… bon je suis stupéfait, vraiment les bras m’en tombe.

    Comptons sur nos médias adorés pour bien creuser le sujet .

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    • faxmax // 16.02.2019 à 23h27

      Quant aux chants homophobes sexistes racistes ou négationnistes (déjà plus original) dans un car de supporter de foot…je parie qu’un parlementaire va s’empresser de nous pondre une loi de surveillance des cars d’ étudiants footeux.

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  • Valmeysien de Bouvines // 17.02.2019 à 01h22

    Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi je devrais m’intéresser à ces affaires ? Je clique sur ces articles par curiosité, et parce que ce blog a beaucoup de crédit à mes yeux, mais après lecture je constate qu’il s’agit de faits parfaitement anecdotiques.

    En gros des jeunes journalistes font ce que pas mal de jeunes font, à savoir faire dans la provocation et victimiser des têtes de turcs.
    Je veux bien croire qu’il s’agit d’un sujet important, mais enfin c’est à rapporter à la brutalisation des rapports entre jeunes gens. A la limite que l’on traite de cela si vous voulez, mais j’aimerais bien savoir pourquoi il faudrait cibler spécifiquement les journalistes ici. C’est pas comme si l’armée ou les écoles de médecine n’avaient pas elles aussi des problèmes de brutalité entre étudiants (bizutage, victimisation etc…) comme d’ailleurs tous les collèges et lycées depuis… bah probablement depuis toujours.

    Bref, que l’on m’explique pourquoi je devrais m’intéresser à ces affaires.

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    • Serge F. // 17.02.2019 à 17h29

      Ce qui doit attirer votre attention est le fait que ces affaires, comme celle de la Ligue de Lol, ont eu lieu dans le milieu journalistique. Cela permet en partie de comprendre pourquoi nos médias grand public ont un esprit si corporatiste et un sentiment de toute puissance et d’impunité. C’est un gros problème pour la vie démocratique française et pour le respect de la Charte de Munich.

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  • tepavac // 17.02.2019 à 04h59
  • Julien // 17.02.2019 à 09h15

    Regardez aujourd’hui comment se comportent de nombreux journalistes très souvent jeunes : ils mentent comme jamais au public, ils manipulent l’info à leur convenance et surtout font preuve d’une haine incroyable face à çeux qui ne pensent pas comme eux. Vérifiable tous les jours et encore plus depuis 3 mois…

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    • raloul // 18.02.2019 à 08h52

      Bonjour !

      Ils ont bien observé leurs pairs et pères…
      Ce n’est qu’un reflet exagéré et difforme de la civilisation du mensonge qui s’est développée sans retenue depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et de façon exponentielle depuis la chute de l’URSS.

      Ça ne date pas de trois mois mais c’est plus commode de taper sur «les jeunes»…

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  • clauzip 12 // 20.02.2019 à 23h26

    Il y a qqs semaines un ancien syndicaliste à la retraite me disait:qui a dit que les journalistes étaient la pour dire la vérité?
    Je lui répondit qu’il n’avait qu’a lire la charte de Munich!
    Les faits rien que les faits avec vérification et contrevérification.Je complétais:les journalistes ne sont pas plus citoyens que nous autres mais ils ont à le prouver en permanence,par leurs écrits et leur professionnalisme qui ne se marie pas avec nègre.

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