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27.janvier.201927.1.2019 // Les Crises

Des débats vraiment faux ou faussement vrais. Réflexions sur les « débats télévisés », par Pierre Bourdieu

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Source : LMSI.net, Pierre Bourdieu, 25-01-2019

Alors qu’Emmanuel Macron lance un grand « débat » en guise de réponse au mouvement des gilets jaunes, il nous a semblé utile de reproduire ce texte paru dans Sur la télévision, et consacré aux « débats de société » tels que les médias audiovisuels les conçoivent et les mettent en scène. Certains des « invités permanents » (et notamment Luc Ferry et Alain Finkielkraut…) sont, vingt ans après, hélas les mêmes que ceux qu’évoque Pierre Bourdieu. Mais ce qui a hélas encore moins changé, c’est la structure et la scénographie de ces débats doublement « faux » : par leur objet (des faux problèmes, ou pire : des vrais problèmes mal posés) et par leurs dispositifs de verrouillage de la parole… auxquels s’ajoutent désormais les milliers de policiers mobilisés à chaque moment de ce « grand débat national ».

Il y a d’abord les débats vraiment faux, qu’on reconnaît tout de suite comme tels. Quand vous voyez, à la télévision, Alain Minc et Attali, Alain Minc et Sorman, Ferry et Finkielkraut, Julliard et Imbert…, ce sont des compères. (Aux États-Unis, il y a des gens qui gagnent leur vie en allant de fac en fac faire des duos de ce type…). Ce sont des gens qui se connaissent, qui déjeunent ensemble, qui dînent ensemble. Lisez le journal de Jacques Julliard, L’Année des dupes, qui est paru au Seuil cette année [1], vous verrez comment ça marche.

Un monde clos d’interconnaissance [2]

Par exemple, dans une émission de Guillaume Durand sur les élites que j’avais regardée de près, tous ces gens- là étaient présents. Il y avait Attali, Sarkozy, Minc… À un moment donné, Attali, parlant à Sarkozy, a dit : « Nicolas… Sarkozy ». Il y a eu un silence entre le prénom et le nom : s’il s’était arrêté au prénom, on aurait vu qu’ils étaient compères, qu’ils se connaissaient intimement, alors qu’ils sont, apparemment, de deux partis opposés. Il y avait là un petit signe de connivence qui pouvait passer inaperçu.

En fait, l’univers des invités permanents est un monde clos d’inter-connaissance, qui fonctionne dans une logique d’auto-renforcement permanent. (Le débat entre Serge July et Philippe Alexandre chez Christine Ockrent, ou sa parodie par les Guignols, qui en est le condensé, est, de ce point de vue, exemplaire). Ce sont des gens qui s’opposent mais de manière tellement convenue… Par exemple, Julliard et Imbert sont censés représenter la gauche et la droite. A propos de quelqu’un qui parle à tort et à travers, les Kabyles disent « il m’a mis l’est en ouest ». Ce sont des gens qui vous mettent la droite en gauche. Est-ce que le public est conscient de cette complicité ? Ce n’est pas sûr. Disons peut-être. Ça se manifeste sous la forme d’un refus global de Paris, que la critique fasciste du parisianisme essaie de récupérer et qui s’est exprimé, maintes fois, à l’occasion des événements de novembre-décembre 1995 : « Tout ça, ce sont des histoires de Parisiens ». Ils sentent bien qu’il y a quelque chose, mais ils ne voient pas à quel point ce monde est clos, fermé sur lui- même, donc fermé à leurs problèmes, à leur existence même.

Il y a aussi des débats apparemment vrais, faussement vrais. Je vais en analyser un rapidement : j’ai choisi le débat organisé par Cavada [3] pendant les grèves de novembre-décembre 1995 parce qu’il a toutes les apparences du débat démocratique, et pour pouvoir raisonner a fortiori. Or, quand on regarde ce qui s’est passé lors de ce débat (je vais procéder comme j’ai fait jusqu’à présent, en allant du plus visible au plus caché), on voit une série d’opérations de censure.

Premier niveau : le rôle du présentateur.

C’est ce qui frappe toujours les spectateurs. Ils voient bien que le présentateur fait des interventions contraignantes. C’est lui qui impose le sujet, qui impose la problématique (souvent si absurde, comme dans le débat de Durand : « Faut-il brûler les élites ? » , que toutes les réponses, oui ou non, le sont également). Il impose le respect de la règle du jeu. Règle du jeu à géométrie variable : elle n’est pas la même quand il s’agit d’un syndicaliste ou quand il s’agit de M. Peyreffite de l’Académie française. Il distribue la parole, il distribue les signes d’importance. Certains sociologues se sont essayés à dégager l’implicite non verbal de la communication verbale : nous disons autant par les regards, par les silences, par les gestes, par les mimiques, les mouvements des yeux etc., que par la parole elle-même. Et aussi par l’intonation, par toutes sortes de choses. On livre donc énormément plus qu’on ne peut contrôler (cela devrait inquiéter les fanatiques du miroir de Narcisse). Il y a tellement de niveaux dans l’expression, ne serait-ce qu’au niveau de la parole proprement dite – si on contrôle le niveau phonologique, on ne contrôle pas le niveau syntaxique, et ainsi de suite – que personne, même le plus maître de lui-même, à moins de jouer un rôle ou de pratiquer la langue de bois, ne peut tout maîtriser.

Le présentateur lui-même intervient par le langage inconscient, sa manière de poser les questions, son ton : il dira aux uns, sur un ton cassant, « Veuillez répondre, vous n’avez pas répondu à ma question » ou « J’attends votre réponse. Est-ce que vous allez reprendre la grève ? ». Autre exemple très significatif, les différentes manières de dire « merci ». « Merci » peut signifier « Je vous remercie, je vous suis reconnaissant, j’accueille avec gratitude votre parole ». Mais il y a une manière de dire merci qui revient à congédier. « Merci » veut dire alors « Ça va, terminé. Passons au suivant ». Tout cela se manifeste de manière infinitésimale, dans des nuances infinitésimales du ton, mais l’interlocuteur encaisse, il encaisse la sémantique apparente et la sémantique cachée ; il encaisse les deux et il peut perdre ses moyens.

Le présentateur distribue les temps de parole, il distribue le ton de parole, respectueux ou dédaigneux, attentionné ou impatient. Par exemple, il y a une façon de faire « ouais, ouais, ouais… » qui presse, qui fait sentir à l’interlocuteur l’impatience ou l’indifférence… (Dans les entretiens que nous faisons, nous savons qu’il est très important de renvoyer aux gens des signes d’acquiescement, des signes d’intérêt, sinon ils se découragent et peu à peu la parole tombe : ils attendent de toutes petites choses, des « oui, oui », des hochements de tête, des petits signes d’intelligence comme on dit). Ces signes imperceptibles, le présentateur les manipule, de manière plus inconsciente, le plus souvent, que consciente. Par exemple, le respect des grandeurs culturelles, dans le cas d’un autodidacte un peu frotté de culture, va le porter à admirer les fausses grandeurs, les académiciens, les gens dotés des titres apparents au respect.

Autre stratégie du présentateur : il manipule l’urgence. Il se sert du temps, de l’urgence, de l’horloge, pour couper la parole, pour presser, pour interrompre. Et là, il a un autre recours, comme tous les présentateurs, il se fait le porte-parole du public : « Je vous interromps, je ne comprends pas ce que vous voulez dire ». Il ne laisse pas entendre qu’il est idiot, il laisse entendre que le spectateur de base, qui par définition est idiot, ne comprendra pas. Et qu’il se fait le porte- parole des « imbéciles » pour interrompre un discours intelligent. En fait, comme j’ai pu le vérifier, les gens dont il s’autorise pour jouer ce rôle de censeur, sont souvent les plus exaspérés par les coupures.

Le résultat, c’est que, tout compte fait, sur une émission de deux heures, le représentant de la CGT a eu exactement cinq minutes, tout compris, tout compté, en additionnant toutes les interventions (or, tout le monde sait que s’il n’y avait pas eu la CGT il n’y aurait pas eu de grève, donc pas d’émission, etc.). Alors qu’apparemment, et c’est pourquoi l’émission de Cavada était significative, tous les dehors de l’égalité formelle étaient respectés.

Ce qui pose un problème tout à fait important du point de vue de la démocratie : il est évident que tous les locuteurs ne sont pas égaux sur le plateau. Vous avez des professionnels du plateau, des professionnels de la parole et du plateau, et en face d’eux des amateurs (ça peut être des grévistes qui, autour d’un feu de bois, vont…), c’est d’une inégalité extraordinaire. Et pour rétablir un tout petit peu d’égalité, il faudrait que le présentateur soit inégal, c’est-à-dire qu’il assiste les plus démunis relativement, comme nous l’avons fait dans notre travail d’enquête pour La Misère du monde. Quand on veut que quelqu’un qui n’est pas un professionnel de la parole parvienne à dire des choses (et souvent il dit alors des choses tout à fait extraordinaires que les gens qui ont la parole à longueur de temps ne sauraient même pas penser), il faut faire un travail d’assistance à la parole. Pour ennoblir ce que je viens de dire, je dirai que c’est la mission socratique dans toute sa splendeur. Il s’agit de se mettre au service de quelqu’un dont la parole est importante, dont on veut savoir ce qu’il a à dire, ce qu’il pense, en l’aidant à en accoucher. Or, ce n’est pas du tout ce que font les présentateurs. Non seulement ils n’aident pas les défavorisés, mais, si l’on peut dire, ils les enfoncent. De trente-six façons, en ne leur donnant pas la parole au bon moment, en leur donnant la parole au moment où ils ne l’attendent plus, en manifestant leur impatience, etc.

Deuxième niveau : la composition du plateau et le « scénario » de l’émission

La composition du plateau est déterminante. C’est un travail invisible dont le plateau lui-même est le résultat. Par exemple, il y a tout un travail d’invitation préalable : il y a des gens que l’on ne songe pas à inviter ; des gens qu’on invite et qui refusent. Le plateau est là et le perçu cache le non-perçu : on ne voit pas, dans un perçu construit, les conditions sociales de construction. Donc, on ne se dit pas « Tiens, il n’y a pas un tel ».

Exemple de ce travail de manipulation (un exemple entre mille) : pendant les grèves de novembre-décembre 1995, il y a eu deux émissions successives du Cercle de minuit [4] sur les intellectuels et les grèves. Il y avait deux camps, grosso modo, chez les intellectuels. À la première émission, les intellectuels défavorables à la grève paraissaient à droite – pour aller vite. Dans la deuxième émission (de rattrapage), on a changé la composition du plateau, en ajoutant des gens plus à droite et en faisant disparaître les gens favorables à la grève. Ce qui fait que les gens qui dans la première émission étaient à droite paraissaient à gauche. Droite et gauche, c’est relatif, par définition. Donc, dans ce cas, un changement de la composition du plateau donne un changement du sens du message.

La composition du plateau est importante parce qu’elle doit donner l’image d’un équilibre démocratique (la limite, c’est le « Face à face » : « Monsieur, vous avez consommé vos trente secondes… »). On ostente l’égalité et le présentateur se donne comme un arbitre. Sur le plateau de l’émission de Cavada, il y avait deux catégories de gens : il y avait des acteurs engagés, des protagonistes, les grévistes ; et puis il y en avait d’autres, qui étaient aussi des protagonistes, mais qui étaient mis en position d’observateurs. Il y avait des gens qui étaient là pour s’expliquer (« Pourquoi faites-vous cela, pourquoi embêtez-vous les usagers ?, etc. ») et d’autres qui étaient là pour expliquer, pour tenir un méta-discours.

Autre facteur invisible, et pourtant tout à fait déterminant : le dispositif préalablement monté, par des conversations préparatoires avec les participants pressentis, et qui peut conduire à une sorte de scénario, plus ou moins rigide, dans lequel les invités doivent se couler (la préparation, peut, en certains cas, comme dans certains jeux, prendre la forme d’une quasi-répétition). Dans ce scénario prévu à l’avance, il n’y a pratiquement pas de place pour l’improvisation, pour la parole libre, débridée, trop risquée, voire dangereuse pour le présentateur, et pour son émission.

Autre propriété invisible de cet espace, c’est la logique même du jeu de langage, comme dit le philosophe. Il y a des règles tacites de ce jeu qui va se jouer, chacun des univers sociaux où circule du discours ayant une structure telle que certaines choses peuvent se dire et d’autres non. Premier présupposé implicite de ce jeu de langage : le débat démocratique pensé selon le modèle du catch ; il faut qu’il y ait des affrontements, le bon, la brute… Et, en même temps, tous les coups ne sont pas permis. Il faut que les coups se coulent dans la logique du langage formel, savant.

Autres propriétés de l’espace : la complicité entre professionnels que j’ai évoquée tout à l’heure. Ceux que j’appelle les fast-thinkers, les spécialistes de la pensée jetable, les professionnels les appellent « les bons clients ». Ce sont des gens qu’on peut inviter, on sait qu’ils seront de bonne composition, qu’ils ne vont pas vous créer des difficultés, faire des histoires, et puis ils parlent d’abondance, sans problèmes. On a un univers de bons clients qui sont comme des poissons dans l’eau, et puis d’autres qui sont des poissons hors de l’eau.

Et puis, dernière chose invisible : l’inconscient des présentateurs. Il m’est arrivé très souvent, même en face de journalistes très bien disposés à mon égard, d’être obligé de commencer toutes mes réponses par une mise en question de la question. Les journalistes, avec leurs lunettes, leurs catégories de pensée, posent des questions qui n’ont rien à voir avec rien. Par exemple, sur les problèmes dits « des banlieues », ils ont dans la tête tous les fantasmes que j’ai évoqués tout à l’heure, et, avant de commencer à répondre, il faut dire poliment « votre question est sans doute intéressante, mais il me semble qu’il y en a une autre, plus importante… ». Quand on n’est pas un tout petit peu préparé, on répond à des questions qui ne se posent pas.

P.-S.

Ce texte est paru en 1996 dans Sur la télévision de Pierre Bourdieu. Nous le reproduisons avec l’aimable autorisation des éditions Raisons d’Agir.

Notes

[1] En 1996

[2] Les intertitres sont du Collectif Les Mots Sont Importants.

[3] Animateur de « La marche du siècle », l’une des grandes émissions de « débats de société » du début des années 1990.

[4] Émission culturelle et de « débats de société » des années 1990

Source : LMSI.net, Pierre Bourdieu, 25-01-2019

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Commentaire recommandé

LBSSO // 27.01.2019 à 09h00

La violence et les zenfants

– En 2007, la journaliste canadienne Naomi Klein publiait La Stratégie du choc.
“Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d’état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger “.
https://www.les-crises.fr/la-strategie-du-choc/

– En 2019, le Président de la République Française à Bourg-de-Péage s’adressant au public.
“Les vrais réformes elles vont avec les contraintes , les enfants ! “.
Retransmission télévisée du “débat” ,ici à 20s : https://actu.orange.fr/politique/videos/les-vraies-reformes-elles-vont-avec-les-contraintes-les-enfants-lance-macron-lors-d-un-debat-citoyen-CNT000001ciHI4.html

Cette expression,”les enfants”, n’est pas seulement le reflet d’un sentiment de supériorité et d’un paternalisme comme souvent entendu ou lu ,mais bien davantage celui d’une ” stratégie du choc” fonctionnant à plein avec la mise en image organisée de la violence.

35 réactions et commentaires

  • Narm // 27.01.2019 à 08h29

    que d’actualité ce billet.
    le debat n’a évolué que dans un sens, des pseudos experts, souvent (toujours) les même, appelés à la rescousse dès qu’il se passe quelque chose
    C’est pour cela qu’il n’existe quasiement plus de vrais débat
    même “les auditeurs ont la parole” sont frelatés sur rtl le pro prenant les devants en plaçant presque systématiquement ses opinions ( il n’y a aucune violence envers les manifestants, c’est parce qu’il y a des casseurs)

    pour voir les débats d’antan, il faut retrouver Tadeï sur RT, un comble
    https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire

      +33

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    • Julie Péréa // 27.01.2019 à 10h04

      Tout à fait. Comme disait Einstein, “on ne peut pas résoudre un problème avec le même mode de pensée que celui qui a généré le problème”.
      Aucun des “experts” invités sur les plateaux TV ou radios ne parlent cette oligarchie financière qui a conduit aux conséquences de la crise financière et sociale que nous traversons encore. Rien sur le rapport du 28 mai 2013 de la branche britannique (La City) de la banque JP MOrgan qui demandait l’élimination des Constitutions Post période fascite (après-guerre) qui octroyent beaucoup trop de droits aux travailleurs empêchant les milieux financiers d’augmenter leurs profits en réduisant les coûts. Emmanuel Macro a eu ce rapport entre les mains lorsqu’il était conseiller de François Hollande. En tant que ministre et président, il applique les recommandations de JP Morgan.
      Libérons-nous de l’occupation financière. Exigeons de reprendre le contrôle de l’argent pour irriguer les PME-PMI et améliorer les conditions de vie de tous.
      Participer au débat ouvert pour re-nationaliser la Banque de France ==> https://www.change.org/p/un-ric-pour-une-banque-nationale-et-se-lib%C3%A9rer-de-la-dette

        +41

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      • TZYACK // 27.01.2019 à 14h27

        Ruses libérales :
        Par exemple : Intégrer le budget de la Sécurité Sociale dans celui du Budget National, alors que les recettes du budget de la SS sont des cotisations et non des impôts, est un artifice pour montrer le « pognon de dingue » que ça coûte à l’Etat, puis pour privatiser la protection sociale des français au profit des affairistes tout en faisant, par ce détournement, augmenter artificiellement le PIB et baisser d’autant le déficit public et son taux.
        De même, remplacer certaines cotisations salariales par de la CSG permet de faire oublier, avec le temps, aux salariés qu’ils en sont les « propriétaires » et ainsi leur faire croire ensuite que leur protection sociale coûte trop cher à l’Etat.

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      • Emilio // 28.01.2019 à 11h31

        A la télévision et à la radio et dans les journaux ils nous amusent en restant collés aux acteurs sans creuser les questions de fond au plan du système: Il faut remettre en cause le système de la finance qui nous pompe notre énergie et capte les bénéfices aux lieu de les réinvestir dans des projets réels. Il faut faire voter une loi contre la spéculation qui ruine les économies et donc les peuples. Nationaliser la banque de France est un 1er pas! Allons’y!
        Emilio

          +1

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  • Toutatis // 27.01.2019 à 08h57

    C’est un texte toujours d’actualité, mais qui date un peu. Parce que les conditions ont beaucoup changé depuis, à cause de l’émergence d’internet (encore balbutiant au début des années 90). On a toujours des “débats” entre des gens qui sont tous du même avis (par exemple sur des sujets comme la Syrie, le brexit, la Russie ou Trump). Mais les avis non représentés dans les “débats” sont massivement répandus sur internet. Ce qui fait que de plus en plus les “débats” sont vus comme ils sont, d’où la cote de confiance ridiculement basse qu’ont les médias dans l’opinion.
    On voit se répandre rapidement une attitude (que j’ai personnellement depuis au moins 30 ans), consistant à voir, dans toute transmission d’annonces d’évènements ou d’avis à la télévision, deux informations (au lieu d’une): d’abord l’évènement ou l’avis diffusés, et ensuite le fait qu’on a décidé de les transmettre, qui est aussi une info en soit, sur le média concerné.

      +17

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    • Ando // 27.01.2019 à 11h08

      Bien vu. Le simple fait de transmettre ou pas une information est en soi une information sur la ‘politique éditoriale’ du vecteur de cette information.

        +7

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  • LBSSO // 27.01.2019 à 09h00

    La violence et les zenfants

    – En 2007, la journaliste canadienne Naomi Klein publiait La Stratégie du choc.
    “Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d’état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger “.
    https://www.les-crises.fr/la-strategie-du-choc/

    – En 2019, le Président de la République Française à Bourg-de-Péage s’adressant au public.
    “Les vrais réformes elles vont avec les contraintes , les enfants ! “.
    Retransmission télévisée du “débat” ,ici à 20s : https://actu.orange.fr/politique/videos/les-vraies-reformes-elles-vont-avec-les-contraintes-les-enfants-lance-macron-lors-d-un-debat-citoyen-CNT000001ciHI4.html

    Cette expression,”les enfants”, n’est pas seulement le reflet d’un sentiment de supériorité et d’un paternalisme comme souvent entendu ou lu ,mais bien davantage celui d’une ” stratégie du choc” fonctionnant à plein avec la mise en image organisée de la violence.

      +43

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    • Caliban // 27.01.2019 à 09h31

      >> “Les vrais réformes elles vont avec les contraintes , les enfants ! “

      Autre point de vue complémentaire :
      • ce qui différencie l’enfant de l’adulte, c’est l’âge légal de la majorité
      • ce que procure la majorité, c’est le droit de participer à la vie de la cité car on considère l’individu comme émancipé
      • en désignant ses interlocuteurs avec le terme enfant, Macron tout en souhaitant manifester de l’affection laisse sans doute transparaître sa vraie nature (pervers narcissique, http://www.perversnarcissique.com/test-pervers-narcissique/)

        +21

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      • LBSSO // 27.01.2019 à 09h46

        L’angle que vous soulignez est intéressant et effectivement complémentaire.
        Qu’il s’agisse d’orgueil, de paternalisme , ou de narcissisme pervers – votre hypothèse – on reste dans le domaine de la psychologie individuelle.
        Dans le cas de “la stratégie de choc”, ou de l’infantilisation – pour ceux que dérangerait la référence à N Klein- on est dans une mécanique et une construction plus large.

          +6

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      • Narm // 27.01.2019 à 10h26

        c’est d’abord prendre les gens pour des cons

        c’est une insulte

          +9

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        • calal // 27.01.2019 à 13h58

          il n’a aucune raison de respecter des “sans dents”.
          Le respect s’impose.
          Quand les deux interlocuteurs savent que soit ils discutent soit ils se battent et risquent tous les deux des blessures graves, le respect est la.
          Il faut leur faire payer cher le cout de notre domination,pour qu’ils y reflechissent a deux fois avant d’essayer…

            +4

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      • Ando // 27.01.2019 à 11h16

        Un politicien peu mature donc plutôt ‘enfant’ qui s’adresse à des hommes en les traitant d’enfants prend justement le risque d’apparaître comme un galopin mal élevé. Contrairement à ce qu’on lit quelquefois la fonction présidentielle ne suffit certes pas à faire d’une personne ayant la psychologie d’un ado prepubaire un homme doté d’une épaisseur existentielle.

          +9

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    • Rassemblement des Ouvriers et Intellectuels // 28.01.2019 à 11h24

      Enfant nous vient du latin “infans”, pour “non fans
      Du latin “in farer”, celui “qui ne parle pas”, issu du verbe grec “fémi” celui “qui ne sait manifester sa pensée par la parole”.

      Macron nous traite comme des êtres incapables d’exprimer une pensée propre : en cela, il ridiculise sa propre élection

        +3

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  • Fritz // 27.01.2019 à 09h50

    Excellent. A lire et à méditer. Bourdieu nous manque, il défendrait les Gilets jaunes.
    Quelque chose me dit qu’il ne dirait plus “la critique fasciste du parisianisme”, en tout cas, plus comme ça.
    C’est bien le Monde diplomatique qui a publié la carte des pouvoirs dans l’Ouest parisien – ces pouvoirs scandalisés par l’irruption des hordes jaunes dans leurs beaux quartiers.

      +18

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    • Tepavac // 28.01.2019 à 09h07

      “C’est bien le Monde diplomatique qui a publié la carte des pouvoirs dans l’Ouest parisien”

      Ils pensaient que la foule des haineux allait s’emparer de cette carte pour attaquer les coquilles vides du pouvoir.

        +0

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  • Ours Bleu // 27.01.2019 à 09h59

    Le noyautage des médias par notre aristocratie, est très bien démontré par Mr Bourdieu. Les télés et les radios sont pleines de faux débats et d’entres sois qui sont tellement évidants que ça en devient pathétique. Ils commencent à s’apercevoir qu’ils sont débordés par les réseaux sociaux avec toutes les dérives possibles, et ils essaient de se défendre avec des lois sur les “fake news” par exemple.
    Il est aussi curieux de réexaminer les relations de la presse avec le monde politique et intellectuel et de mettre notre presse nationale en perspective avec celle de culture anglo-saxone, c’est très édifiant, j’aimerais savoir si il y a eu des travaux sur ce sujet?

      +6

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  • Duracuir // 27.01.2019 à 10h18

    C’est Olivier et ce blog, son blog, qui nous a amené la preuve incontestable de la fausseté des pseudos débats, télés, radios et autre en nous relatant le testament d’Allais où il explique qu’aucun, AUCUN, zero, wallou, que dalle, animateur de télé ou de radio n’a, ne serait-ce que répondu à son offre de venir apporter la réplique aux “experts” des plateaux en matière d’économie, lui le prix nobel.
    Pas besoin d’autres preuves.

      +26

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  • Kess // 27.01.2019 à 10h19

    Il y a plus de médias, plus de chaîne de télé, mais le bilan est le même.

    Heureusement qu’il reste Tadéi pour avoir des conditions de débat plus équilibrées. Le mec fait oeuvre de service publique.

    Ca serait bien d’organiser dans le cadre de l’émission “Interdit d’interdire”, des débats plus larges, avec huit participants. Un tel programme le Samedi soir marcherait très bien. Enfin, Tadéi a une vie de famille et il ne peut pas bosser 24 sur 24, il a qu’à faire moins d’émission dédiée à la culture.

      +8

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  • Marie // 27.01.2019 à 11h08

    Bel exemple de “faux débats”, l’émission C dans l’air où sont rassemblés avec plus ou moins de bonheur des gens censés connaître ou être intéressés par le thème “du jour”…C’est là que “le bat blesse” , car on se demande toujours d’où sortent les documents filmés illustrant le propos, tant l’actualité (presque à la seconde près) rime avec l'”immédiateté”… Ceci écrit, on ne saurait condamner l’émission, concurrente de “28 minutes” sur Arte…
    Par contre “le Monde” tellement décrié par les “crisistes” offre quasiment chaque jour une page “débat” où les opinions de tous bords s’y expriment. Là le lecteur dispose de l’entière sérénité nécessaire pour se faire, justement , sa propre “opinion”.

      +5

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    • weilan // 27.01.2019 à 13h55

      Il y a bien pire que C dans l’air: “28 minutes” sur Arte animé par Elisabeth Quin la reine des bobos germanopratains !
      Quant à l’Immonde, je n’y emballerais même pas 500gr de morue sêchée

        +17

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    • Ando // 27.01.2019 à 23h13

      C’est une manière de faire très caractéristique du Monde et très habituelle : ouvrir ses colonnes a des opinions plus authentiques donc divergentes. L’objectif n’est pas de les mettre en valeur mais de les utiliser comme faire-valoir et affirmer une forme d’engagement de pluralisme. En réalité, ces opinions divergentes n’ont strictement aucune influence sur la ligne éditoriale de ce canard, sorte de feuille de choux paroissiale de la bien pensante elite parisienne.

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  • Nette bouine // 27.01.2019 à 11h47

    J’ai fait le choix en tant que spectateur de ne pas regarder la TV car mes capacités mentales limitées m’obligent à enregistrer le débat pour le revoir image après image et ainsi mieux le comprendre.
    Néanmoins sachant que la TV à investi des sommes colossales pour mettre en scène et me faire admettre mon consentement, j’ai fait le choix de faire moi même le choix des informations en le sélectionnant sur le net et mieux en live.
    @+

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  • calal // 27.01.2019 à 14h04

    Serait ce difficile pour le site d’organiser des debats- conference telephoniques enregistre ou en direct?
    L’ecrit est preferable parce qu’on gere la vitesse de lecture mais des visioconferences a plusieurs sur des sujets d’actualite avec des personnes pertinentes et qu’on ne voit pas a la tele a cause de cette pertinence peut etre une piste pour accroitre l’influence du blog?

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    • Jac // 27.01.2019 à 18h58

      Intéressante question en ce sens qu’elle est “originale” .

      Mais :
      – Qui selon vous serait suffisamment “pertinent” pour participer à cette visioconférence ?
      – Quels seraient pour vous les critères définissant cette pertinence (érudition ? intelligence ? perspicacité ? clairvoyance ? sens de l’à propos ? sens de la répartie ? …)
      – Comment évaluer ces critères ? ( : entretiens préalables comme pour un entretien d’embauche per ex ?)
      – Ces critères pourraient ils convenir à l’ensemble des participants ?
      – Peut-on être vraiment pertinent concernant des sujets d’actualités, autrement dit des sujets pour lesquels on n’a pas assez de recul pour pouvoir évaluer les tenants et aboutissements, et particulièrement si l’actualité présente des situations inédites (ex gilets jaunes) ?
      – Est-ce que la télévision rend la pertinence moins pertinente (pour ceux qui ont le trac de “passer à la télé” ) ?
      et inversement, peut-elle rendre la pertinence plus pertinente (pour ceux dont l’à propos serait boostée par les sunlights) ?
      – Peut-on être suffisamment pertinent en un temps de parole donné ( + ou moins bref selon nombre de participants et durée de conférence = visioconférence idem TV)
      – …etc

      Je préfère ce que vous écrivez en entrée de matière : “L’écrit est préférable parce qu’on gère la vitesse de lecture” .
      Et j’ajoute, on peut mieux gérer son temps de réflexion avant de se faire une opinion et de pouvoir la soumettre à débat….. (ça aide pour la pertinence)

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  • calahan // 27.01.2019 à 14h19

    “contre feux” de Bourdieu sous titré “propos pour servir à la résistance contre l’invasion néo-libérale”

    Même genre de “petit” livre facile à lire, succinct mais tellement profond sur l’analyse !

    Bourdieu nous manque à tous.

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    • Denis Griesmar // 31.01.2019 à 18h04

      Mais Bourdieu ne mentionne pas l’ouvrage antérieur de Karl Popper sur la question. Où est l’honnêteté intellectuelle. Je m’étonne que personne n’ait relevé cela.

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  • Jac // 27.01.2019 à 14h29

    Le principe d’un débat est qu’il s’inscrit dans une durée plus ou moins longue.

    Dans un café philo par exemple le temps des débats (qui sont plus des échanges d’ailleurs que des débats) est extensible avec pour seule limite la fermeture du café. Ce qui ne clôt pas pour autant le “débat” (surtout en philo) qui se poursuit par petits groupes isolés en dehors du café… Lesquels “débats” pouvant s’extrapoler sur des sujets multiples dépassant le thème initial (chaque réflexion en entraînant une autre laquelle en entraînant une autre …etc).
    De même concernant des débats politiques organisés dans plusieurs communes lors, par exemple, de campagnes électorales, leur durée peut être relativement souple avec néanmoins le thème initial plus encadré.

    Le temps d’un débat télévisé quant à lui s’inscrit dans un programme strict et sur une durée plus ou moins longue (ou plus ou moins courte selon notre perception) ; ce qui implique un ou des thèmes mis en débats bien distinct(s)
    Autrement dit il est forcément très encadré et les intervenants doivent y être précis, concis, donc sans extrapolation possible ni développement. Ce qui leur est difficile si le thème du débat n’a pas en aval été étudié avec soin.

    Sauf que le principe d’un débat étant une opposition (confrontation) cela implique des réactions (forcément spontanées) qui peuvent orienter le débat dans un sens ou un autre, mais presque toujours à la faveur des “dominants” qui maîtrisent le mieux la parole et/ou le sujet.

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    • Jac // 27.01.2019 à 14h31

      (suite)
      Ce qui implique qu’un intervenant pouvant avoir des idées intéressantes ( parce qu’originales et novatrices, ou – ex: des gilets jaunes – se fondent sur des faits inconnus de la plupart des intellectuels notoires ne fréquentant que certains milieux) mais ne maîtrisant ni l’art grammatical ni l’art de la concision (et de surcroît ne possédant que peu de vocabulaire), n’a aucune chance de faire valoir son point de vue. Et lorsqu’il est confronté à des « maîtres orateurs » il se fait démolir d’une simple chiquenaude. Lesquels “maîtres orateurs” d’ailleurs pouvant être moins intéressants que ce malheureux intervenant si leur facilité à s’exprimer sur un sujet donné provient d’une étude longue et spécialisée de ce sujet, c-à-d. que pendant ce temps ils n’ont pu explorer en profondeur d’autres sujets qui auraient pu faire évoluer leur raisonnement…. (en bref : ils “rabâchent”, mais mieux…).
      Je fais allusion bien sûr aux intervenants de ces débats télévisés régulièrement présents (souvent même dans diverses émissions) qui sont invités
      – soit par connivence (avec l’animateur ou la prod ou la chaîne) comme le mentionne M. Bourdieu,
      – soit par commodité pour la concision du débat qui sied au délai restreint de diffusion,
      – soit par grande disponibilité ( : un intellectuel régulièrement disponible est un intellectuel qui ne travaille pas ou plus, ou qui travaille peu),
      – soit les trois à la fois.

      En conclusion, qu’il y ait connivence ou non, un débat télévisé est toujours pipé.

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  • Serge F. // 27.01.2019 à 17h45

    Voici un bel exemple de débat que Pierre Bourdieu aurait pointé du doigt (regardez en particulier vers 21’44 de la vidéo) :

    https://www.facebook.com/DanielleSimonnetPG/videos/mar%C3%A9e-populaire-une-mobilisation-historique-/1713312025417573/

    Dans cette émission, Yves Calvi présente Jean Viard simplement comme un sociologue alors qu’il a été candidat LREM à Carpentras :

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/vaucluse/carpentras/legislatives-carpentras-sociologue-jean-viard-battu-depute-sortant-lr-julien-aubert-1279003.html

    Lisez cette interview que Jean Viard a accordée au journal La Dépêche, on voit bien tout le vide politique qu’il incarne :

    https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/26/2729540-jean-viard-cociologue-specialiste-monde-agricole-faut-nouveau-pacte-monde.html

    A aucun moment il ne parle de la souffrance de nos agriculteurs. Son verbe est mou, comme celui de Macron. Des mots, encore des mots, mais rien de concret proposé. Il enjolive ses phrases.

    Autre exemple :

    https://www.lyonne.fr/auxerre/economie/emploi/2017/02/01/macron-la-nouvelle-classe-creative-pour-le-sociologue-jean-viard_12265612.html

    « L’espérance de vie augmente. Et actuellement, on travaille 10 % de son existence, quand nos grands-parents travaillaient 40 % de leur vie. Pour avoir droit à la retraite, il faut travailler 67.000 heures sur une vie durant 700.000 heures. »

    700.000 heures c’est en comptant les nuits. A-t-il oublié que dormir est important ?

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  • Larousse // 27.01.2019 à 18h45

    Excellente analyse de Bourdieu, bien sûr, une mise à jour est nécessaire mais le fond est bien là.
    Concernant l’actualité, je crains fort, mais vraiment avec une grande inquiétude que ce” Grand Débat” au lieu de poser clairement et simplement les choses ne fera qu’aboutir à une Grande Désillusion qui porte en elle les germes d’une colère violente décuplée par 10.
    Ce président E.Macron, c’est évident, a cherché à “noyer le poisson”. Maintenant, par une voie subtile, il a insufflé l’idée que les GJ devaient participer aux élections UE, alors qu’on sait que ces élections ne servent à rien – c’est mon avis bien sûr. Tout ça pour une petite manoeuvre politicienne et apparaître encore la “1re force politique”. Si sa stratégie aboutit, non seulement le déclin du pays s’accélèrera mais l’état des Français atteindra une tension inimaginable. Tout ça peut dégénérer vers une situation qu’aucun pays européen n’a connu depuis longtemps. Seule une dissolution de l’Assemblée nationale, avec la mise en place immédiate d’une très forte proportionnelle me paraît souhaitable pour avec l’Itale préparer la sortie de l’UE évidemment…

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  • Vercoquin // 28.01.2019 à 02h10

    Juste un petit exemple de débat réunissant des experts de la pensée unique.
    C’est donc un non-débat.
    Mis en place pour valider le rejet universel de Maduro.
    C dans l’air, diffusé le 25/01/2019 à la suite de l’auto-proclamation de Juan Guaidó au Venezuela.

    https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/868205-venezuela-la-crise-qui-divise-le-monde.html

    Aucun des participants ne met sur la table ne serait-ce qu’un soupçon de responsabilité de notre grand allié de l’OTAN, notre bien aimé Oncle Sam et l’Occident dans son ensemble.
    Tout va bien dans le monde des Bisounours.
    Merci Obama, prix Nobel de la paix, qui a décrété le Vénézuela (32 M d’habitants) “menace pour la sécurité des USA”.

    Seul Pascal Boniface émet l’idée d’une position neutre pour la diplomatie Française.
    La stratégie des USA consiste à imposer ses règle à TOUS ses alliés et décréter le blocus économique contre les “régimes” qui ne lui plaisent pas. Il suffit d’affamer les peuples, de susciter des révoltes populaires, de fomenter des coups d’état, de financer les oppositions, etc…
    Venezuela, Syrie, Iran, Russie, et tant d’autres à travers le monde aujourd’hui, hier et avant-hier.

    Pas de débat dans le monde de la pensée unique.

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  • Mr K. // 28.01.2019 à 07h01

    Pour compléter,
    Pierre Bourdieu, entretiens au Collège de France, “Le champ journalistique et la télévision” et “Sur la télévision” :

    https://www.youtube.com/watch?v=I7qlfiERLJU

    https://www.youtube.com/watch?v=vcc6AEpjdcY

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  • charles // 28.01.2019 à 16h07

    >> Quand on veut que quelqu’un qui n’est pas un professionnel de la parole parvienne à dire des choses (et souvent il dit alors des choses tout à fait extraordinaires que les gens qui ont la parole à longueur de temps ne sauraient même pas penser), il faut faire un travail d’assistance à la parole. Pour ennoblir ce que je viens de dire, je dirai que c’est la mission socratique dans toute sa splendeur. Il s’agit de se mettre au service de quelqu’un dont la parole est importante, dont on veut savoir ce qu’il a à dire, ce qu’il pense, en l’aidant à en accoucher.

    ça, nous pouvons tous le faire à notre niveau.

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