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7.janvier.20197.1.2019 // Les Crises

Humiliations policières contre les lycéens, Barbier et Giesbert complices, par Frédéric Lemaire, Pauline Perrenot

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Source : ACRIMED, Frédéric Lemaire, Pauline Perrenot, 07-12-2018

Jeudi 6 décembre, la police est intervenue dans de nombreux lycées mobilisés dans le cadre d’un vaste mouvement national lycéen concernant plus de 300 établissements. Bilan : plus de 700 interpellations de lycéens dans toute la France et de nombreux blessés. Dans un lycée de Mantes-la-Jolie, les policiers ont procédé à une interpellation collective de 148 lycéens. Les humiliations subies par les lycéens ont été documentées par plusieurs vidéos montrant les lycéens en ligne contre un mur, agenouillés avec les mains derrière le dos ou derrière la tête.

Ces images ont largement circulé sur les réseaux sociaux dans la journée de jeudi ; elles n’ont été reprises que tardivement dans les grands médias. Et si de nombreux journalistes se sont émus de ces comportements policiers, d’autres les ont parfois démentis ou encore relativisés. Il s’en est même trouvé, parmi les sommités de la profession, pour les approuver et les justifier.

La vidéo fait rapidement le tour des réseaux sociaux. On y voit des dizaines de lycéens à genoux ou assis au sol, les mains sur la tête. Il faut cependant attendre jusque tard le soir pour que cette vidéo soit reprise par un grand média, en l’occurrence à 23h30 sur le site du Monde :

L’authenticité de la vidéo est attestée par un article sur la page Checknewsdu site de Libération, publié peu avant une heure du matin. Cet article propose d’autres témoignages de cette interpellation.

En réalité, la vidéo avait déjà été authentifiée par l’AFP le jour même dès 12h45, comme en témoigne cette série de tweets :

Pourtant, le soir même sur le plateau de l’émission « Grand Angle » animée par Bruce Toussaint, alors que la députée de la France insoumise Danièle Obono évoque des images « glaçantes », la députée LREM Cendra Motin lui reproche de véhiculer des fake news. Danièle Obono s’en défend, avant d’être à nouveau contredite par Cendra Motin :

Danièle Obono : On a vu, ce n’est pas une fake news, ça a été certifié par des journalistes, des images que je trouve absolument glaçantes, tout le monde s’en est ému.

Cendra Motin : Lisez l’AFP, ils ont complètement démonté votre tweet, c’était juste une fake news, pour le coup, donc regardez bien, je vous le dis, AFP. Regardez !

On aurait pu s’attendre à ce que l’animateur de l’émission soit un minimum informé sur cet événement qui s’était déroulé dans la journée, et intervienne pour rétablir les faits. Au contraire, Bruce Toussaint rebondit sur cet échange pour clore l’émission en évoquant… les nombreuses fake news diffusées parmi les gilets jaunes. Le tout sans commenter les propos de la députée LREM, ni pointer la double fake newsqu’elle vient de faire courir sans sourciller sur son plateau au sujet de l’interpellation des lycéens de Mantes-la-Jolie.

La vidéo sera finalement diffusée plus largement dans la plupart des grands médias au matin du vendredi 7 décembre. Et si les images ne sont plus démenties cette fois, elles sont parfois relativisées sur plusieurs plateaux.

À commencer par le plateau matinal d’Audrey Crespo-Mara sur LCI rassemblant, entre autres invités, Nadine Morano députée européenne LR, le secrétaire général d’Alternative Police CFDT, Franz-Olivier Giesbert, un gilet jaune, ou encore un lycéen, vice-président de la FIDL. De brefs extraits de l’interpellation sont diffusés, suivis immédiatement par le commentaire du ministre de l’intérieur qui décrit « une procédure classique » dans le cadre de « violences urbaines ». Lorsque le lycéen prend la parole pour dénoncer ce discours et la répression policière des mobilisations lycéennes, il est pris à partie à plusieurs reprises par l’ensemble des intervenants, et en particulier par Franz-Olivier Giesbert, comme en témoignent ses propos tout en finesse :

– Arrêtez, il y a pas de blessés là, il y a pas de blessés ! Ils auraient pu être massacrés, il n’y a pas de blessés ! C’est pas parce que c’est des lycéens qu’ils ont le droit de faire n’importe quoi !

Vous foutez le feu, ça sert à quoi de foutre le feu ? En quoi ça fait avancer vos revendications ?

– Il y a beaucoup de lycéens aussi qui veulent rentrer dans l’établissement pour suivre les cours, et qui ne peuvent pas rentrer parce qu’il y a les blocages ! Ça c’est la réalité ! Où est la démocratie ? Ils veulent travailler ! Ils veulent passer le bac !

Comme la CGT vous faites pareil ! Vous êtes des vieux ! Vous êtes des vieux ! [rires de Nadine Morano] Vous êtes vieux dans votre tête ! L’ancien monde… l’ancien monde…

L’intervention de Thierry Moreau, chroniqueur médias de LCI et ex-chroniqueur dans l’émission de Cyril Hanouna, est à l’avenant :

Là, ça a pacifié la situation, de prendre cette décision, secure, en mettant les gens à terre, pendant un temps, le temps d’y voir clair. C’est une façon de sécuriser tout ça.

Un indicateur de l’ambiance du plateau, largement acquis au représentant de la police qui a l’occasion de s’expliquer pendant de longues minutes, alors que Nadine Morano moque « les gavroches de la République » et se réjouit de voir les lycéens interpellés plutôt « qu’il y ait des morts ». Le plateau se transforme en véritable calvaire pour le représentant lycéen, seul contre tous, et devient rapidement un tribunal pour lycéens interpellés.

BFM-TV n’est pas en reste. Christophe Barbier, sur le plateau matinal de la chaîne, adresse un satisfecit à l’action des policiers : « On interpelle, on neutralise tout de suite, on ne laisse pas les lycées trop occupés, on ne laisse pas les mouvements lycéens se zadifier [sic] » s’enthousiasme l’adjudant éditorialiste. Et de justifier les images des lycéens brimés : « Ce qui s’est passé, c’est tout à fait normal, et c’est même pour protéger les lycéens qu’il faut comme ça les traiter ».

Pas d’humiliation ni de violences donc, les policiers ayant au contraire agi… dans un total souci du bien-être des lycéens ; pour « qu’ils ne restent pas debout, qu’ils ne soient pas exposés aux intempéries » ou encore pour « qu’il n’y ait pas des mouvements de foule si on les laisse en groupe. » Et les lycéens ne leur disent même pas merci ?

Barbier finit de relativiser ces humiliations par une comparaison plus que discutable : « On a passé depuis cinquante ans les manifestations lycéennes successives à entendre “CRS, SS“, personne ne s’en est vraiment offusqué. Alors là, il faut vraiment être cœur d’artichaut et bien-pensant pour s’offusquer de ce qui s’est passé à Mantes-la-Jolie. » Il fallait, par contre, avoir le cœur bien accroché pour écouter l’éditorialiste ce matin sur BFM-TV.

***

Les violences font l’objet d’un traitement médiatique à deux vitesses, en particulier depuis la manifestation de samedi 1er décembre. Celles subies par les lycéens de Mantes-la-Jolie au cours et suite à leur interpellation illustrent bien cette disproportion : si les médias dominants surexposent les violences des manifestants, les images de violences policières sont diffusées au compte-goutte. Et quand ces dernières circulent, certains éditorialistes se liguent en plateau pour les minimiser, voire pour en retourner l’interprétation en faveur… de la police. Un journalisme de préfecture qui prend ces derniers temps des accents orwelliens : dans le monde des éditorialistes de « la presse libre » [1] : réprimer, c’est protéger.

Pauline Perrenot et Frédéric Lemaire (avec Maxime Friot)

 

[1] Ce matin sur BFM-TV, après avoir sous-entendu qu’Olivier Besancenot tirait profit de ces images (« Heureusement que vous les avez ces images dites-moi, vous vous en servez, vous les utilisez non ? »), Jean-Jacques Bourdin pavanait : « [Les images] sont passées oui, parce que la presse est libre, voilà pourquoi elles sont passées ! »

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Commentaire recommandé

Toff de Aix // 07.01.2019 à 07h45

Je suis abonné à acrimed, et a chaque fois c’est pareil : j’ai des envies de meurtre quand je lis ce genre de chose.

Après, ca me passe.. Je relativise en me disant que de toutes façons, ces gens-là ne représentent rien a part eux mêmes, et les 0,1% de la population a qui ils appartiennent, véritablement. Car oui, ils sont un peu comme ces péripatéticiennes de l’ancien monde : ils appartiennent corps et âme a leur patron, un de ces dix oligarques qui gouvernent de fait le pays.

Et, comme ces prostituées, ils se font maltraiter, rabaisser, déconsidérer par leur maquereau,… Ils font le sale boulot pour lui, mais en fin de compte, ils l’aiment sincèrement. Ils seraient prêts a donner leur vie pour le défendre. C’est une relation très spéciale : si vous en interrogiez un, il vous dirait avec la plus grande sincérité qu’il adore son métier, qu’il est tout a fait indépendant et objectif, qu’il n’a jamais eu le moindre problème avec sa hiérarchie… Et c’est vrai! Car ceux qui restent en place, c’est un peu comme ces travailleuses : ils savent que faire, comment le faire, et quoi ne pas faire pour continuer a durer. Quelles limites ne pas franchir pour éviter de mettre en colere le patron…

Quelque part, être journaliste en France aujourd’hui, c’est exercer le plus vieux métier du monde.
La dignité en moins, parce que les prostituées, (la majeure partie du moins) n’ont pas eu le choix, elles.

53 réactions et commentaires

  • TC // 07.01.2019 à 07h38

    Eh bien oui, ce n’est pas nouveau, les chiens de garde veillent mais avec la répression du mouvement des gilets jaunes, le masque tombe et on constate de façon ahurissante toute la violence de leur véhémence à l’égard de tout ce qui va à l’encontre du cadre établi.

    Le “grand débat national” promet d’être une belle mascarade, d’ailleurs Bruno Le Maire vient d’avertir qu’il ne s’agira pas de “détricoter” tout ce qui a été mis en place par le gouvernement, à commencer par la suppression de l’ISF, la baisse de l’IS etc. Un bel enfumage auquel les chiens de gardes s’empresseront de prendre part avec leur habituelle morve.

      +49

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    • Charles Michael // 07.01.2019 à 07h50

      J’ai bien aimé morve en place de l’habituelle morgue
      car ces ” serviteurs ” des MSM sont bien des morveux quand ils ne sont pas des baveux.

        +21

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    • Tepavac // 08.01.2019 à 07h59

      Bonjour TC,
      Seulement pour signaler que l’ISF à été remplacé par l’IFI, impôt sur la fortune immobilière. Avec quelques ajustements, notamment sur l’or, les bijoux et autres “immobilier “….

      https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F563

        +0

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      • YoB // 08.01.2019 à 23h52

        Le problème étant précisément qu’il ne concerne plus le mobilier…Et dans le mobilier, plus particulièrement ce qui touche à la Bourse et surtout à la spéculation, qui comme on le sait tous, font du bien à notre planète, dont nous n’avons de toute façon pas besoin pour vivre, vu qu’on en a une de rechange…Non? On m’aurait menti?

          +1

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  • Toff de Aix // 07.01.2019 à 07h45

    Je suis abonné à acrimed, et a chaque fois c’est pareil : j’ai des envies de meurtre quand je lis ce genre de chose.

    Après, ca me passe.. Je relativise en me disant que de toutes façons, ces gens-là ne représentent rien a part eux mêmes, et les 0,1% de la population a qui ils appartiennent, véritablement. Car oui, ils sont un peu comme ces péripatéticiennes de l’ancien monde : ils appartiennent corps et âme a leur patron, un de ces dix oligarques qui gouvernent de fait le pays.

    Et, comme ces prostituées, ils se font maltraiter, rabaisser, déconsidérer par leur maquereau,… Ils font le sale boulot pour lui, mais en fin de compte, ils l’aiment sincèrement. Ils seraient prêts a donner leur vie pour le défendre. C’est une relation très spéciale : si vous en interrogiez un, il vous dirait avec la plus grande sincérité qu’il adore son métier, qu’il est tout a fait indépendant et objectif, qu’il n’a jamais eu le moindre problème avec sa hiérarchie… Et c’est vrai! Car ceux qui restent en place, c’est un peu comme ces travailleuses : ils savent que faire, comment le faire, et quoi ne pas faire pour continuer a durer. Quelles limites ne pas franchir pour éviter de mettre en colere le patron…

    Quelque part, être journaliste en France aujourd’hui, c’est exercer le plus vieux métier du monde.
    La dignité en moins, parce que les prostituées, (la majeure partie du moins) n’ont pas eu le choix, elles.

      +83

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    • Actum est de Republica ! // 07.01.2019 à 12h19

      En effet, j’ai toujours dit que journalope était le deuxième plus vieux métier du monde. Et dans notre vieux monde ce ne sont pas les maquereaux qui manquent…

      La journaloperie servile du régime macronien vit ses derniers mois (les moins inconscients parmi cette engeance, peu nombreux certes, le savent…) et s’accroche désespérément comme des moules à leur rocher de privilèges indus :

      Mensonges, déni systématique de la réalité, servilité écoeurante sont parmi les marques d’allégeance les plus avérées et les plus visibles :

      Deux exemples parmi d’innombrables et d’innommables autres :

      https://m.youtube.com/watch?v=iI9Hm8xhPf0

      https://m.youtube.com/watch?v=oP1wd0t_jAA

      Et pour la synthèse la plus pertinente actuellement sur l’insurrection des Gilets jaunes, en somme des vrais Français et de leurs détracteurs de la journaloperie notamment :

      https://m.youtube.com/watch?v=yohtcidvaHM

      Éteignez la TV et descendez dans la rue !

        +14

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    • Serge WASTERLAIN // 07.01.2019 à 19h38

      Je sais que les cons ça osent tout et que c’est à ça qu’on les reconnaît, mais là c’est du lourd ! BHL qui accuse Mélenchon et les GJ de ne pas respecter la démocratie. ‘’Même dans les années 30, je ne vois pas de précédent à cette attaque factieuse contre une Maison de la République’’ écrit-il sur sa page twiter… …il est vrai que même en étant sur place il n’a pas vu les factieux de la Place Maidan qu’encensaient nos politiciens et notre presse aux ordres.
      Mieux vaut en rire qu’en pleurer, mais tout ceci en dit long sur le deux poids deux mesures qui semble être devenu la norme standard !
      https://francais.rt.com/france/57644-nuit-des-petits-couteaux-bhl-accuse-melenchon-le-pen-taire-violences-gilets-jaunes

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    • RGT // 08.01.2019 à 18h58

      Cher Toff,

      En complément de votre analyse que je partage, je fais profiter tous les lecteurs de ce blog d’une vidéo très explicative sur le comportement de ces “grands hommes courageux” et de tous ceux qui se comportent de la même manière (qui sont malheureusement trop nombreux) :

      https://www.youtube.com/watch?v=h_krFtUbRns

      Cordialement,

        +2

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  • Louis Robert // 07.01.2019 à 08h01

    Bravo la France.

    Quelle déchéance tout de même… Quelle tristesse de tomber si bas!

    Pouvoir et médias sont désormais au dessous de tout, nous laissent interdits et sans voix.

    Dans ces propos indignes ou ce silence complice, selon le cas, que reste-t-il surtout de l’esprit de ce qui fut tout de même, jadis, un grand peuple, non?

    Insupportable. Me voi.

    Allons lire quelques lignes des grands maîtres d’antan! Ça vaudra mieux…

      +15

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    • Narm // 07.01.2019 à 14h56

      non,non,
      pas tombé si bas, c’est dans l’épreuve qu’on montre son vrai visage
      ces gens , casta, grivaux et autres, ne sont finalement que des petits.

      La France évolue, forcement dans le mauvais sens. Pourquoi ? parce que chacun veut garder sa miette, qu’il n’y a plus de solidarité entre les couches. Ces pauvres politiques en sont à prendre les journalistes à témoins, ils se raccrochent aux branches
      Les incivilités augmentent en vitesse grand V.
      Que voyant justement le 2 poids 2 mesures , mais surtout les passes droit, chacun pourra se sentir légitime à ne plus respecter, parfois le stop, puis plus grave.
      De plus, aujourd’hui, on nous invente le déli de solidarité.
      https://youtu.be/oEG7QQKZ3jQ?t=2951 (à écouter en entier)
      Peut être que c’est ça qui ressoude le bas peuple.

        +1

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    • A Peretz // 07.01.2019 à 19h18

      Le peuple français reste un grand peuple la médiocrité fait partie des élites qui en verite n’en sont pas.( L’élite c’est ce qu’il y a de meilleur ) C’est son nos dirigeants Qui plombent notre pays et qui le vendent à tout va. Comme si la France était une vulgaire marchandise leur valeurs résumént La seule chose qui savent faire
      vendre et gagner de l’argent par l’austérité ou par la vente de nos bijoux! C’est cette culture qui a imprégné toute la société et son manque des valeurs humains…ces jeunes ne sont pas des delinquants Ils veulent seulement plus de dignité, plus de justice sociale plus de humanite, Plus d’écoute de leurs aînés

        +1

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  • Patrique // 07.01.2019 à 08h24

    Ce ne sont pas des lycéens mais des voyous qui ont terrorisé le quartier. Evidemment dans le lot il y a des leaders, des suiveurs et des innocents qui seront relaxés.
    Cette opération a été déclenchée par un juge et non par la police.
    Aucun rapport avec le combat légitime des gilets jaunes.
    Seul problème réel, la diffusion des images qui est sans doute une faute professionnelle d’un policier qui doit être sanctionné.

      +12

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    • Toff de Aix // 07.01.2019 à 08h42

      Non : cette posture contrainte, plusieurs heures durant, sur des mineurs, est assimilée a de la torture par l’Unesco. A moins de considérer qu’il s’agit d’un repaire d’abominables gauchistes, je trouve que le vrai “problème” est que des gens justifient l’usage de la torture sur des mineurs, QUAND BIEN MEME ils seraient presumés coupables. Cela doit vous choquer sans doute, mais nous sommes soi disant encore dans un état de droit (et pas juste quand ca vous arrange), ou les droits des personnes, ainsi que la présomption d’innocence, la déontologie des policiers (oh la vilaine expression), le droit a l’image (eh oui ca aussi) sont ou plutôt devaient être garantis.
      Tant qu’a faire, puisqu’ils sont coupables d’office, pourquoi s’embarasser d’avocats, autant les coller contre un mur direct non?

      Apparemment ca ne choque personne qu’un president colle un procès a des paparazzi pour atteinte a la vie privée, si une photo volée atterrit dans les tabloids, mais ca choque beaucoup de ces mêmes personnes si des mineurs voient leur portrait fuiter sur la toile, alors qu’ils sont humiliés des heures durant par des policiers sensés garantir leurs droits….. On marche sur la tête dans ce pays !

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      • Eric // 07.01.2019 à 12h40

        Oui, bravo et j’ajoute qu’il y a vraiment un glissement subreptice de la police sensée protéger le peuple vers une militarisation par une utilisation de plus en plus courante d’oppression aux ordres contre les gens, contre le peuple.

        On peut se poser la question concernant la formation et/ou la conscience de ces personnels qui en arrivent à tomber dans l’illégalité par l’exécution de ce qui leur est demandé de faire alors qu’ils sont sensés faire respecter la loi! Est-il normal qu’ils acceptent et exécutent des ordres illégaux … cela arrive de plus en plus souvent et il semble qu’aucun d’entre eux (sélectionnés ?) ne s’en émeuvent. Pourtant ils ont comme tout un chacun à leur disposition le droit de retrait d’une situation dangereuse mais surtout le droit et le DEVOIR de refuser des actions illégales. Sachant de plus qu’en cas de problème leur hiérarchie n’aura aucun scrupule à se désolidariser en disant “mais comme voulez-vous que nous donnions des ordres illégaux…” Ont-ils des écrits, des traces opposables, des preuves de tels ordres ? J’en doute car les dirigeants savent se protéger et prendre leurs précautions (vécu). Un autre bel exemple encore plus évident de ce phénomène qui montre que si nous étions dans un monde “normal” ces “exécutant” devraient être virés pour faute lourde personne même pas les militaire et surtout pas les gendarmes ne pouvant se réfugier derrière les “ordre de la hiérarchie” pour pouvoir se dispenser de sa propre RESPONSABILITÉ!: https://www.youtube.com/watch?v=LLfr23mGouQ

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        • Catalina // 07.01.2019 à 13h35

          bonjour, je pense que les “observateurs” style Benalla, violents sont devenus légions, j’ai remarqué que bcp de ces “casqués” n’ont aucune formation pour excercer ce métier, l’état recrute dans la racaille benallassienne, c’est évident, nous n’avons plus affaire à des gens qui font respecter l’ordre mais à de la petite racaille qui hait tout ce qui bouge, comme les fichés “s”, cette racaille est largement tolérée par la “star-up” France !!!
          Halte à tous ces débordements, tous les violents avec brassards oranges devraient être interdits, d’autant plus que leur benalla de symbole n’a aucunement payé pour ses passe-droits qu’on ne voit plus que dans des sociétés mafieuses., du coup, cette “racaille” pense comme leur modèle qu’elle sera impunie, ça se voit dans son comportement anti-France

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      • pauvre d’eux // 07.01.2019 à 14h54

        “Il n’y a pas de blessés” brâme l’autre [modéré] (fog). Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 article 5:
        Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou DÉGRADANTS.
        “Oui, mais y a pas de blessés”. L’humiliation peut provoquer plus de dégâts qu’une blessure physique.

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      • Barbe // 07.01.2019 à 20h45

        Qui nous dit que ce n’a pas été une mise en scène pour précipiter les gens des quartiers dans le mouvement ? Les agents de la puissance publique qui auraient décidé cela deviendrait des serviteurs du mouvement… Est-ce tordu?

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        Alerter
    • musiqueetnature // 07.01.2019 à 09h09

      Finalement qu’est ce qui vous différencie de Giesbert; Morano et autres? revendications des lycéens. Vous ne savez pas? Il suffit de chercher sur le net et vous avez des réponses (même venant de sites certifiés non complotistes…!!!). Selon vous les GJ sont légitimes? pourtant ceux qui pensent le contraire ont les mêmes arguments que vous pour les lycéens! “Parcoursup”, pire qu’une usine à gaz dont le seul but est de créer un aiguillage à deux vitesse. Et la vitesse lente est pour qui? Devinez? Réforme du bac, Classes de lycées surchargées….https://www.lexpress.fr/actualite/societe/mobilisation-des-lyceens-quelles-sont-leurs-revendications_2052329.html

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    • ellilou // 07.01.2019 à 11h25

      C’est bien de répéter en boucle les paroles des policiers et des grands médias, mais le mieux c’est quand même de se renseigner un minimum avant de justifier l’injustifiable.

        +5

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    • Black-micmac // 07.01.2019 à 21h11

      Je penses que beaucoup de gens qui s’expriment sur les brutalités policières n‘en ont jamais vécu.
      Je me suis fait régulièrement arrêté (teint mat, banlieusard…) et pas toujours dans la dentelle.
      Sur le capot ou contre un mur en train de me faire palper bien comme il faut, à la vue de tt le monde.
      Agressé (gifle, poussé dans les escaliers et savaté ) par un petit nerveux en manque d’adrénaline par la police ferroviere dans le métro car mon ami était en fraude.
      Tous mes amis et les gens que je connais peuvent vous en raconter plein des histoires comme ça.
      Là où j’habite Un père de famille a eu l’œil crevé à cause d’un flashball. Pas plus tard qu’au mois de juillet 2019 un gamin de seize ans a également perdu un œil.
      Mon fils à 15 ans s’est pris des coup de poing dans les côtes par un gars de la bac. D’ailleurs souvent les plus violents. Sur un simple contrôle.
      J’ai de la famille dans le 78 les gamins dès qu’ils voient la bac ils se sauvent. Les premiers attrapés seront les coupables dû larcins commis un peu plus loin. C’est du vécu. Et j’en ai encore des tonnes si vous voulez!!

      Comment grandissent des enfants quand dans le quartier tandis que les gens font leurs courses en bas du quartier, des CRS en armure avec flashball à la queue leu leu en position défensive scrute les immeubles. Tandis que tout le monde vaque à ses occupations normalement, comme si de rien n’était (surréaliste, de mes yeux vu, je faisais parti de ce tt le monde avec mon fils)S’en est presque devenu normal pour les habitants. Et un sentiment d’injustiCe monte doucement mais sûrement.
      Maintenant ne jamais mettre tout les policiers dans le même sac, il ont un métier pénible, sont confrontés à la misère du monde, comme les pompiers (pour en connaitre beaucoup). On leurs demande des chiffres quitte à bâcler.
      Sarkozy est d’ailleurs directement responsable en tant qu’ancien ministre de l’intérieur.
      La violence de la police était là depuis longtemps mais concentrée sur une certaine population.
      Ils se sont entraînés et les gilets jaunes et la population à travers les vidéos qui circulent le savent.

      Désolé c’est long et sûrement indigeste mais je bouillais tout seul. Partagez avec vous cela m’était essentiel.

      Merci à Olivier et les hommes et femmes de l’ombre et les commentateurs et commentatrices.
      Très bonne année 2019 à tous.

        +16

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      • ellilou // 07.01.2019 à 22h18

        Merci pour ce témoignage. C’est ce qui ressort de l’interview de David Dufresnes sur le Média TV ce soir: les forces de l’ordre “s’entrainent” depuis des années au “maintien de l’ordre à la Française” dans les banlieues, maintenant ils le font au grand jour…ça en dit long sur leur sentiment d’impunité et les ordres qu’ils reçoivent de leur hiérarchie. https://www.youtube.com/watch?v=lp1LoauFhds

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        • black micmac // 08.01.2019 à 19h16

          Merci pour ce lien @ellilou également @suzanne plus bas.
          Je ne suis donc pas fou alors. Je ne suis pas le seul à faire ce constat. C’est rassurant.

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  • Olivier1973 // 07.01.2019 à 09h00

    Dites-moi, au temps de l’occupation, on appelait ceci une rafle, non?

      +28

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    • Albert // 07.01.2019 à 21h18

      Oui, une rafle. Comme pendant l’occupation militaire.
      Et au diable la nuance, la signification des mots!

        +2

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  • otty // 07.01.2019 à 09h49

    A mon avis, polémique stérile. Des gamins ont fait des conneries, on les met au piquet. C’est quand même pas trop méchant. A genou les mains sur la tête je vois pas où est l’humiliation (ils ne sont pas rabaissés mais juste considérés comme des délinquants), je pense qu’ils vont s’en remettre.
    Le texte d’Acrimed opère un glissement de humiliations vers violences. Il n’y a pas de traces de violences dans la video.

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    • Loxosceles // 07.01.2019 à 10h31

      Pendant des heures, mais bien sûr que ce sont des violences, revenez un peu sur Terre… Par ailleurs, l’humiliation est aussi en soi une violence. C’est avec ce genre de relativisme, d’acceptation d’une violence extraordinaire qui devient ordinaire qu’on s’achemine vers un néo-totalitarisme qui osera encore se dénommer “démocratie”.

      Je ne suis même pas contre les punitions corporelles par principe, je ne suis pas un militant de l’interdiction d’interdire et ce genre de revendications soixante-huitardes dépassées, mais il y a un moment où il faut avoir simplement les yeux en face des trous. Il faut savoir dire que 2+2=4 (cf 1984, Orwell), qu’une humiliation est une violence morale et qu’une posture imposée pendant des heures est une violence physique.

      Quand je pense que dès qu’on critique le néo-totalitarisme on trouve des gens prêts à nous envoyer “en Russie ou en Corée du nord”, je m’excuse mais ces images n’ont rien à envier à celles que, précisément, on ne voit pas du régime nord-coréen. Et lire des gens écrire que la seule faute ici est d’avoir diffusé les images, c’est grave, c’est très grave, cela veut dire que l’on doit trouver ce genre de fait acceptable, il faut juste les cacher et éviter de les médiatiser. Autrement dit il est parfaitement normal d’exercer des violences hors de vue des caméras. Non mais c’est incroyable ce qu’on peut lire, sérieusement…

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    • Pierrot // 07.01.2019 à 12h15

      Pas trop méchant ? Alors je souhaite vivement que cela vous arrive, par exemple à l’occasion de « conneries » perpétrées par vos voisins. Allez, comme vous le suggérez, tout le monde dans le même sac !

      Quand on vous aura vu au journal télé de 20h et en bonne place dans les quotidiens régionaux et nationaux, injustement désigné comme délinquant en place publique et durablement maintenu à genoux, les mains sur la tête ou liées derrière le dos (ce qui relève déjà de violences corporelles) après quelques coups de matraque, alors peut-être commencerez-vous à réfléchir à vos droits (en particulier au droit à l’image, à la présomption d’innocence et au respect des procédures) en vous apercevant que ce sujet vous concerne également.

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    • Betty // 07.01.2019 à 13h09

      Oh oui!..pas trop méchant?… Enfin juste suffisamment pour que les avocats des familles plaignantes, dont je vous propose d’écouter l’intervention, aient déposé des plaintes pour plusieurs infractions dont une après réflexion pour: tortures… Il me semble que ce n’est très courant. De plus la demande a été faite auprès du parquet de Versailles que ces affaires soient dépaysées. La vidéo des avocats – 14 décembre 2018: “Dépots de plaintes par Les avocats des familles pour 151 lycéens interpellés” https://www.youtube.com/watch?v=vvdaArz7Ig4

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      • otty // 07.01.2019 à 14h27

        Franchement vous voyez de la torture dans la vidéo ?
        Quant à la vidéo que vous avez postée, le mec mélange tout : “posture coloniale” !!!, “contrôle au faciès” “affaire Théo” …

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        • Betty // 07.01.2019 à 14h45

          Restons zen. Tout d’abord la vidéo en question ne dure pas des heures me semble t’il. Vous avez le droit de penser que ces jeunes gens (qui visiblement ne semblent pas vous agréer) ne sont restés que 10 mn à genou et que ce n’est pas la fin du monde…il s’en remettront n’est ce pas? Je pense que l’explication de l’avocat quant aux raisons de la qualification de ce qu’ils ont considéré au regard des témoignes et autres éléments comme des infractions est assez claire. Le “mec” est un avocat, ils sont trois du reste. Là encore vous pouvez être hérissé par son intervention qui dans tous les cas est effectivement “politique” dans le sens noble du terme. Enfin ne regardant que très exceptionnellement les médias “mainstream” je n’ai pas pu voir si l’information au sujet des plaintes a été donnée. Par contre je ne l’ai pas vu passer dans la presse… mais il faut dire que je n’ai pas le temps de TOUT lire.

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    • Weston // 07.01.2019 à 13h12

      Vous justifiez les violences maintenant parce qu’elles ne vous sont pas destinées. Quand vous les subirez directement, car oui tôt ou tard vous les subirez, que direz-vous ?

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  • Kokoba // 07.01.2019 à 10h06

    J’aime beaucoup l’argument :
    “si on les a mis à genou, c’est pour qu’ils ne se fatiguent pas à rester debout”

    Barbier, Giesbert…
    J’espère qu’un jour ils paieront pour l’ensemble de leur oeuvre.

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    • Suzanne // 07.01.2019 à 12h54

      Le problème, et c’est un problème désespérant et sans solution, c’est que ces gens-là ne connaissent rien de la vie normale. Pour eux la vie normale, c’est une autre planète.

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  • Emmanuel // 07.01.2019 à 10h19

    Il y a quelques années j’ai entendu Giesbert dire sans ambages qu’il est ” normal ” (je le cite) que le propriétaire d’un journal intervienne dans la publication, y compris pour empêcher la publication d’un article ! Ce jour-là Giesbert a perdu toute crédibilité à mes yeux.

    Notons que l’avocat pénaliste Régis de Castelnau a publié sur son blog un article exposant que le procédé utilisé contre les lycéens en question viole une multitude d’articles de loi, mais dans le climat actuel de sauvegarde notre belle démocrature libérale, les éditocrates à 30000 € par mois ne s’en émouvront guère. Ah, il va pouvoir s’en offrir des écharpes ridicules, Barbier.

      +25

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  • Gérard // 07.01.2019 à 10h28

    Ce qui me surprend, c’est la docilité des lycéens. Que se serait-il passé s’ils avaient baissé les bras ? Régnait-il un tel climat de terreur sur place ? je serai curieux d’apprendre le témoignage de lycéens.

      +11

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    • ellilou // 07.01.2019 à 11h30

      Ça n’est pas de la docilité c’est de la trouille. N’avez vous donc jamais été ne serait-ce qu’arrêté par un quelconque représentant des forces de l’ordre? N’avez vous donc jamais entendu leurs mots violents, leurs insultes parfois ou tout au moins leurs ordres donnés sur un ton tellement agressif? Ils ne sont jamais seuls mais bien entourés par leurs collègues, armés je vous le rappelle, et détenteurs de la fameuse “violence légitime”, alors quoique vous fassiez, disiez ou même pensiez ils auront toujours raison et vous toujours tort: suffit de voir les non-lieu et autres classements sans suites de l’IGPN et l’IGGN.

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    • Suzanne // 07.01.2019 à 12h52

      Gérard, on voit que vous n’avez jamais été confronté à une troupe de CRS. Moi si, alors que j’étais entièrement pacifique et d’ailleurs par hasard, même pas concernée par ce qui se passait. Faites le test, et après on revient et on discute.

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    • northlane // 07.01.2019 à 20h20

      Faites vous arrêter par une troupe de CRS et on en reparlera, je vous avoue que le 1er mai, durant les 4H30 passés dans le Jardin des Plantes avant d’aller au commissariat (ce qui en soit est une infraction mais bref) j’avais pas très envie de me révolter même si j’avais les mains libres.

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  • ellilou // 07.01.2019 à 11h22

    Où diable avez vu que les exigences des lycées “… au fond ça se résume à “des bonnes notes pour tous”.” ? Renseignez vous un minimum avant de proférer des âneries dignes des prétendus journalistes dont parle si bien l’article.

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    • Toutatis // 07.01.2019 à 15h32

      in fine ça se ramène à ça. Le mot tabou et haï ça reste la sélection

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    • Toutatis // 07.01.2019 à 15h39

      je n’arrive pas à retrouver la source selon laquelle les lycéens auraient été placés dans cette position “pendant des heures”…
      Dans la plupart des articles on parle plutot d’un délai d’attente de véhicules devant les transporter dans un commissariat

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  • Suzanne // 07.01.2019 à 12h49

    Pour bien connaître le type de jeunes en question, je m’estime qualifiée pour réagir, non seulement au très peu ragoûtant plaisir que semblent prendre les CRS à maîtriser la troupe de manifestants, voyous ou pas, j’en sais rien, c’est à la justice de déterminer, mais aussi à l’action elle-même.
    Cette action est un véritable scandale. Je connais des principaux ou proviseurs qui au risque d’être suspendus, auraient hurlé de rage qu’on traite leurs gamins comme ça. Ils l’ont peut-être fait, d’ailleurs, mais leur parole a été dans ce cas noyée dans la marée médiatique.
    Attention, je n’ai aucun problème avec les sanctions à prendre, y compris judiciaires. S’il y a eu violence et casse, c’est bien d’avoir arrêté les jeunes concernés. Mais désolée, c’est pas comme ça qu’on fait. On les arrête, on les met en garde à vue, on les juge s’il faut. Mais seulement ceux qui sont concernés, et réellement concernés, pas entraînés par le caïd du coin. Et si on veut que la République soit respectée par ces jeunes, la République doit les respecter, les traiter comme il faut les traiter, dignement, pas les maltraiter.
    Tous ceux qui ont manifesté légitimement et pacifiquement, là-dedans, on les retrouvera dans cinq six ans, et là, croyez-moi, ils auront compris le truc.
    Bravo, félicitations pour avoir mis en terre de bonnes belles graines de casseurs.

      +15

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  • Betty // 07.01.2019 à 13h31

    J’ai partagé pour rappel la video “Dépots de plaintes par Les avocats (d’une partie il faut le préciser) des familles pour 151 lycéens interpellés” https://www.youtube.com/watch?v=vvdaArz7Ig4 qui peut rapidement lever le doute quant à la qualification des actes commis par les FO. Par contre il serait peut-être temps d’arrêter d’accoler le terme “journaliste” à celui des personnes citées dans cet article. En effet leur manière de procéder rend de fait ce qualificatif antinomique… De plus ils font partie de ceux qui découragent de plus en plus de jeunes à s’engager dans ce métier qui perd ses lettres de noblesses… Le “Baromètre social des Assises du journalisme 2018” tend à analyser L’emploi des journalistes en 2018 et explique:
    “On retrouve là le sujet déjà évoqué dans ce baromètre, suite aux travaux du Carism/IFP, le raccourcissement des carrières (15 ans en moyenne). Pas forcément l’usure, mais un départ prématuré d’une profession qui a déçu.” avec comme conclusion au sujet de ce phénomène: “Il y a incontestablement un sujet, concernant l’entrée et la place des jeunes journalistes (trentenaires) dans les entreprises de médias : ceux qui en partent prématurément et ceux qui préfèrent prendre le risque de créer leur média – notamment pure player d’information – plutôt que de rejoindre les rédactions des grands médias.”
    Il est peut-être temps de trouver un autre terme pour désigner ceux qui se prétendent “journalistes”… à vos brainstorming… J’utilise souvent speakerin(e)…
    https://www.journalisme.com/wp-content/uploads/2018/03/Barom%C3%A8treSocial2018.pdf
    Débats:
    https://www.journalisme.com/les-assises-2018/ecouter-les-assises/ecouter-les-debats-du-vendredi-16-mars-2018/
    .

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    • Toff de Aix // 07.01.2019 à 15h04

      Acrimed les qualifie plutôt d’éditocrates, je trouve que ca leur va comme un gant…

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  • Rolland // 07.01.2019 à 15h50

    Christophe Barbier dit : “on ne laisse pas les mouvements lycéens se zadifier”

    L’organisation de notre société ne proposant plus à la jeunesse d’aujourd’hui ( et de demain ) la possibilité de se projeter dans un futur apaisé, dans un futur où la possibilité de vivre dignement ne concernera finalement nul autres que les enfants des 1 %, je vois mal comment il pourront empêcher cette zadification ne serait-ce que de l’esprit, de cette jeunesse trahie, maltraitée et criminalisée par les tyrans tortionnaires ordinaires ayant l’exclusivité du porte voie médiatique.

    Non : Les dictateurs confirmés comme les dictateurs en herbes des classes politico-médiatiques n’auront jamais la primeur de la vérité quoi qu’ils puissent dirent et asséner.
    La vérité se trouve dans les faits et le peuple français à désormais compris que la non-possibilité de vivre dignement découle directement des décisions prises dans l’ombre des conseils d’administration des entreprises internationales apatrides ( finances, industrie.. ) qui + ou – indirectement dictent ce qui se décide dans l’ombre toujours, de chaque conseil des ministres, jusque dans l’ombre du cabinet élyséen pour lequel ils ont eux-même choisi le porte parole en chef.

    Les français n’étant pas des veaux ont fini par comprendre que tout cela n’était qu’une grande pièce de théâtre des plus mauvais goûts, et la conscience comme les idées ne seront jamais arrêtées par des textes de lois et autres mesures sécuritaires et répressives, n’en déplaise à l’inhumanisme des manipulateurs sacrificateurs de vies..

      +2

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  • Myrkur34 // 07.01.2019 à 17h11

    On en revient toujours au même point, pourquoi filmer tout ceci et le diffuser de manière complaisante à part pour faire peur aux autres lycéens ?
    On aimerait bien une interview d’un de ces lycéens dans l’Express par Christophe Barbier, comme de bien entendu.

      +1

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  • Nade // 07.01.2019 à 18h33

    trouvé ça, au sujet de ce qu’en pensent, ou pourraient penser, les militaires :
    https://www.secoursdefrance.com/2018/12/09/ce-quun-general-pourrait-penser-sans-oser-le-dire/

    On s’interroge sur les journalistes, je réserve mon étonnement à ceux qui commettent… parce que les infos de la tv, moi… j’ai éteint !

      +2

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  • marcvador // 07.01.2019 à 19h31

    J’ai lu que la CFDT police voulait faire interdire de manifestations des personnes suite à des interpellations lors de mouvements sociaux. Personne ne semble s’en étonner. Un syndicat veut faire interdire de manifester… D’accord dans les manifs la CFDT est plus présente du côté flic que du côté peuple mais quand même, cette position me laisse perplexe…

      +5

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    • Larousse // 07.01.2019 à 21h51

      Si les mouvements protestataires se poursuivent, on pourra penser que la France entre dans une période révolutionnaire : ça commence toujours comme ça dans l’Histoire progressivement. Le pouvoir le sent et a décidé d’accélérer les mesures autoritaires, mais il sent aussi qu’il risque de mettre le doigt dans un engrenage. Les choses sont déjà bien plus violentes que pendant l’effondrement du bloc communiste d’Europe de l’Est. C’est d’ailleurs presque logique, le pouvoir n’a qu’un seul choix – tenir par la répression ou partir. Les Français sentent bien d’ailleurs qu’au fond cette histoire de “Grand Débat” est une arnaque, puisque le président actuel a dit qu’il ne reviendrait pas sur toutes les réformes qu’il veut faire…

        +2

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  • Narm // 07.01.2019 à 23h44

    Barbier, pas la peine d’en débagttre
    Giesbert, comme Apathie … , où est la déontologie de ces ombres de dinosaures …
    des journalistes ? des gens qui analyses ?
    j’ai suivi avec attention toutes les infos depuis semaines. Il faut s’accrocher pour cela. ça donne la nausée. La palme revient encore à dassier. On dirait un poisson sorti de l’eau et qui s’étouffe parce que les gilets jaunes sembleraient vouloir lui piquer quelques euro dans la poche. P*t*n, un journaliste ce gars ? “c’est nous qu’alons la payer ?”
    Celui qui dit que personne ne fait les poubelles pour manger ! M’enfin, il ya déjà les restos du coeur, vous voulez quoi en plus !
    https://youtu.be/JtAnJasvwGo?t=1197
    PS:macron, c’est son fils ?

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  • Suzanne // 07.01.2019 à 23h59

    Dans l’entretien libre d’Aude Lancelin, ce soir, avec David Dufresne, très intéressante remise en perspective de cette intervention policière, dans un contexte plus général d’évolution vers le pire, depuis Sarkozy, du maintien de l’ordre en France. Un très bon rappel de ce que sont, normalement, ces lois du maintien de l’ordre :
    https://www.youtube.com/watch?v=lp1LoauFhds

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    • Louis Robert // 08.01.2019 à 13h00

      Document précieux sur le sujet, comme sait en présenter Aude Lancelin. Nous change, preuves de scènes de guerre familières à l’appui, des apologistes du maintien de l’ordre « à la française »… Merci infiniment, Suzanne.

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  • willie // 12.01.2019 à 21h52

    Les Barbiers et autres Fog n’ont mérité leurs positions à l’intransigéance avec laquelle ils dénoncent systématiquement les chefs d’état lointains qui ont le malheur de déplaire aux marionnettistes.Slobodan Milosevic,Saddam Hussein,Muammar Khadafi,Bachar al-Assad ,Vladimir Poutin et bientôt Xi Ping n’ont trouvé des défenseurs sur les médias alternatifs,rapidement dénommés complotistes.J’espère que de plus en plus de gens se rendent compte de ce fait.

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