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9.janvier.20199.1.2019 // Les Crises

La soumission de Fabrice Fries (AFP) à Facebook et à l’ordre marchand. ACRIMED

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Source : ACRIMED, Denis Souchon, 22-12-2018

Depuis son « élection » à la tête de l’AFP le 10 avril 2018, Fabrice Fries – dont on rappelle qu’il est domicilié en Belgique… – multiplie les prises de position attestant de sa volonté de privatiser la troisième agence mondiale d’information : recrutement d’une « cost killer » au poste de directrice générale, application d’une « politique de la faillite » incluant des réductions d’effectifs et la menace de la vente du siège historique. Les toutes dernières interventions médiatiques de Fabrice Fries, visant à promouvoir la « participation [de l’AFP] au programme mondial de “fact checking” de Facebook », enfoncent le clou : en autorisant l’arrivée de ce nouveau cheval de Troie de la privatisation dans l’AFP, le PDG déclare ouvertement sa « soumission librement consentie » [1] à l’ordre marchand.

C’est l’histoire d’un conte de fées…

Le 3 décembre 2018 le site de L’Express L’Expansion reprend une brève de l’AFP titrée « L’AFP va étendre sa participation au programme de fact-checking de Facebook ».

Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, une dépêche auto-promotionnelle de l’AFP s’est empressée de relayer la parole du… PDG de l’AFP. Extraits de ce récit émerveillé :

M. Fries a réaffirmé sa volonté de faire de l’’AFP « un, voire le référent mondial en matière de lutte contre les fake news » […] C’est un domaine dans lequel l’AFP « a pris de l’avance par rapport à ses concurrents directs Reuters et AP », a-t-il poursuivi, précisant que l’AFP avait désormais une vingtaine de journalistes affectés à la vérification. « Cela monte en puissance », a-t-il souligné, rappelant que l’AFP avait signé ces derniers mois de nouveaux contrats étendant sa participation au programme mondial de “fact checking” de Facebook, et précisant que cette activité avait généré un chiffre d’affaires d’ « un million d’euros sur huit mois ». « On est en train de négocier avec Facebook une extension, notamment au Moyen-Orient », a précisé M. Fries, soulignant que cela porterait à cinq les langues concernées par ce dispositif, pour quatre actuellement (français, anglais, espagnol et portugais). […] M. Fries a rappelé que, selon les calculs de Facebook, son programme permettait de réduire de 80% la visibilité des contenus jugés faux, mais que cela ne suffirait pas à éradiquer ce problème. « C’est un tout début, mais c’est un phénomène d’une telle ampleur qu’on n’en est pas encore à être optimistes, sûrement pas. On représente un élément d’une réponse beaucoup plus complexe, mais on est fiers de représenter un élément de la réponse car on considère que c’est le cœur de la nouvelle mission de l’AFP », a-t-il estimé.

Quelle chance ont les salariés de l’AFP d’avoir un PDG qui « réaffirme », « poursuit », « précise », « souligne », « rappelle » et « estime » ! Et surtout, quelle chance ont les citoyens du monde d’avoir deux bienfaiteurs comme Facebook et le PDG de l’AFP, bienfaiteurs qui usent leurs vies à lutter main dans la main (et sur toute la planète) contre les fake news et pour la vérité ! [2]

… qui vire au cauchemar

Quelle chance, enfin, que cette alliance pour le moins rafraîchissante au moment où Facebook semble être en quête de sérieux et de légitimité… Le jour même de la parution de la brève de l’AFP, on pouvait lire dans Le Monde un texte de Paul Jorion titré « Facebook, vie et mort d’un business plan » ; un texte-antidote aux fariboles hors-sol de Fabrice Fries, car on y trouve des données relatives à l’histoire et aux turpitudes de cette firme (et de son fondateur), avant tout attirée par… (attention, ceci n’est pas une fake-news) l’appât du gain. Après quelques précisions sur les 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires (2017), les 100 milliards de dollars de perte pour les actionnaires au cours des cinq derniers mois, l’auteur revient sur l’historique de cette plateforme, fondée sur « une nouvelle forme de marchandisation de l’intime », avec pour origine « une blague de potaches » entre « des étudiants d’Harvard dans des soirées bien arrosées [qui partageaient] leur appréciation sur les filles du campus : “baisable, ou pas ?” ». Et l’auteur de poursuivre sur le radieux devenir du « business model » modèle de Facebook :

[Facebook est] une entreprise dont le business model est basé sur le mensonge de l’innocuité de la publicité, de l’hypersurveillance et de la manipulation en général. […] [Sa] gratuité [est] fondée bien sûr sur une largesse puisque les données recueillies sont éminemment monnayables (de 0,75 dollar à 5 dollars par individu en 2015) et utilisables par quiconque voudra en tirer parti, qu’il s’agisse d’entreprises cherchant à vendre un produit, de gouvernements fichant leurs contestataires, ou de partis cherchant à faire voter pour eux. […] Il aura donc fallu attendre que la complicité de Facebook avec des officines manipulant le résultat d’élections éclate au grand jour, en mars 2018, avec l’affaire Cambridge Analytica, pour que le business model hérité d’une blague de potache soit enfin remis en question. Cette compagnie britannique, fondée par Robert Mercer, libertarien militant richissime grâce à son fonds spéculatif Renaissance Technologies, et Steve Bannon, figure de l’extrême droite américaine identitaire, directeur de campagne de Trump en 2016 puis stratège en chef à la Maison Blanche de janvier à août 2017, a exploité les données Facebook de 87 millions d’Américains pour tenter d’influencer les électeurs par des messages ciblés. […] Cambridge Analytica a pesé de la même façon, avec les mêmes méthodes, sur le résultat en faveur du Brexit.

Résumons… Une agence d’information (aux missions d’intérêt général), l’AFP, s’associe avec une multinationale dont le seul objectif est la maximisation de ses profits via la vente (aveugle et contraire à toute notion d’intérêt général) de données personnelles, Facebook, pour faire du… « fact-checking », et se poser en garantes de… la vérité. Voilà qui semble éthique et honnête. Voilà surtout une affaire qui sera à même de satisfaire les intérêts des dirigeants des deux entités :

– pour le PDG de l’AFP, elle contribue à introduire encore plus de logiques marchandes dans un espace qui devrait y être soustrait, et à affaiblir les activités de production de l’information pour les remplacer progressivement par un « travail de vérification ». Un travail qui, en plus de faire diversion, comporte bien des limites en termes d’information [3].

– pour les dirigeants de la firme américaine, c’est l’occasion de se refaire une apparente virginité et de faire oublier, outre le scandale Cambridge Analytica, ce que Le Figaro révélait par exemple le 2 août 2017 :

En 2016, la filiale française de Facebook s’est acquittée d’un impôt sur les bénéfices de 1,16 million d’euros. Mais s’il avait déclaré l’intégralité de ses revenus en France, le réseau social aurait dû payer la somme de 80 millions d’euros, révèle BFMbusiness. Car en réalité, le réseau social ne déclare en France qu’une minime fraction de ses revenus réels.

Ou encore, ce que toujours Le Figaro (avec l’AFP…) titrait le 22 novembre 2018 : « Facebook va payer 100 millions d’euros d’arriérés au fisc italien ».

Notons pour finir, et afin de comprendre un peu mieux encore les noces funèbres entre l’AFP et Facebook, que les deux PDG (Fabrice Fries et Laurent Solly pour Facebook France) sont tous les deux des spécimens de la noblesse d’État (Sciences-po, l’ENA), ayant débuté leurs carrières auprès d’un cacique (Delors pour Fries, Sarkozy pour Solly) avant de faire-du-fric-dans-le-privé.

Parfaitement interchangeables, les grands esprits se rencontrent toujours dans le petit monde des dominants… pour le plus grand malheur de l’information, bien partie pour s’appauvrir encore davantage au nom d’une pseudo « quête de la vérité » qui a décidément bon dos.

Denis Souchon

Notes

[1] Titre d’un livre de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois paru en 1998 aux PUF.

[2] Le seul rival de Fabrice Fries, c’est Tintin…

[3] Voir la rubrique que nous avons consacrée au « fact-checking ».

Source : ACRIMED, Denis Souchon, 22-12-2018

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Commentaire recommandé

Xavier // 09.01.2019 à 06h29

Le Fact checking est une imposture.
On ne décrit pas des situations complexes avec deux ou trois valeurs !
Bizarrement, le Monde a sorti il y a quelques jours un article expliquant la « terrible année de Facebook 2018 ».

Il y est fait mention des problèmes boursiers, des scandales, mais aucunement de l’avancée irrémédiable des partenariats signé dans la presse, avec la justice, avec l’éducation nationale etc.

Peut-on donc parler de fake News pour qualifier le titre de ce journal qui occulte entièrement l’aspect stratégique du développement de cette pieuvre au niveau mondial ?

Il serait bon de référencer tous ces partenariats avec les institutions, ou les GAFA se rendent peu à peu incontournables pour une très longue durée vu qu’ils détiennent l’information ou l’outil permettant de la gérer.

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/09/29/2018-annee-noire-pour-facebook_5362137_4408996.html

20 réactions et commentaires

  • Xavier // 09.01.2019 à 06h29

    Le Fact checking est une imposture.
    On ne décrit pas des situations complexes avec deux ou trois valeurs !
    Bizarrement, le Monde a sorti il y a quelques jours un article expliquant la « terrible année de Facebook 2018 ».

    Il y est fait mention des problèmes boursiers, des scandales, mais aucunement de l’avancée irrémédiable des partenariats signé dans la presse, avec la justice, avec l’éducation nationale etc.

    Peut-on donc parler de fake News pour qualifier le titre de ce journal qui occulte entièrement l’aspect stratégique du développement de cette pieuvre au niveau mondial ?

    Il serait bon de référencer tous ces partenariats avec les institutions, ou les GAFA se rendent peu à peu incontournables pour une très longue durée vu qu’ils détiennent l’information ou l’outil permettant de la gérer.

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/09/29/2018-annee-noire-pour-facebook_5362137_4408996.html

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    • Xavier // 09.01.2019 à 06h36

      L’objectif de cette présentation incomplète et bien entendu de rassurer les citoyens sur l’existence de contrôles sur ces entreprises alors qu’elles sont complètement hors de contrôle politique, la preuve en est d’ailleurs faite quand on réfléchit à la liste des scandales auxquelles elles échappent finalement.

      Tant qu’on the réintroduira pas dans le droit commercial la capacité d’interdiction d’exercer face a une dérive des anthologique dans le monde de la formation, cette hydre pourra transférer son énergie acquise du financier (énergie cinétique) à des positions stratégiques politiques (énergie potentielle), et elle échappera au contrôle du peuple.

        +5

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      • Xavier // 09.01.2019 à 06h38

        « Déontologique dans le monde de l’information »… désolé 😉

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    • daf11 // 09.01.2019 à 13h59

      oui mais tout ça “on” ( je parle pour moi!) s’en fout le problème c’est que la grosse caisse celle qui fait du bruit et que tout le monde déteste mais que tout le monde regarde et qui fixe le tempo des choses c’est les média mainstream : les éditocrates décident (sur ordre) de sabrer macron le pape jouanno ou le Boxeur….et la curie est partie ! ça tourne en boucle et y a rien à faire…on en est là. …depuis un bail ! la press internet est 1000 lieux de ce pouvoir…

        +3

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      • Xavier // 09.01.2019 à 16h08

        Je ne crois pas justement qu’il faille s’en moquer, car une bonne partie de l’abandon de la bataille vient de personnes qui ont déjà abandonné depuis longtemps dans leur sphère professionnelle, ne pouvant techniquement travailler sans Google, sans Facebook, etc.

        Ce sont ces gens que le pouvoir essaye de flatter, de conserver auprès de lui avec les médias Mainstream, ce sont ceux qui pensent être « réalistes » et qui tiennent encore.

        Il pensent qu’il ne sert à rien d’essayer de résister, ils sont devenus fatalistes, pour eux c’est la simple « marche de l’histoire », le « sens du progrès »…

        Si on arrête cette résignation, alors ils seront de nouveau critiques pour tout le reste.

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    • Leïla // 11.01.2019 à 01h55

      Sérieusement ?!
      Ils ont des dossiers sur tout.
      Voudriez vous que FB sortent les dossiers trop connus en dehors de France sur la pédophilie et le sadisme d’un Bergé ???…même mort, ce S…aura encore une protection !
      Inimaginable dans un pays comme la France qui a nommé un autre pédophile notoire à l’institut du monde arabe (qu’il a violé tant et plus).

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  • Bachaud // 09.01.2019 à 07h18

    l’AFP a refusé de signaler à ses abonnés journalistes que l’article 11 n’était pas un référendum d’initiative partagée mais bien d’initiative exclusivement parlementaire. L’afp a déjà employé cette formule mensongère!!
    Voilà le texte de l’alinéa 3 de l’article 11:
    Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales.
    Tous les journalistes emploient cette formule mensongère. Il faut le dénoncer.

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  • Jiojio // 09.01.2019 à 07h53

    C’est Johny English contre attaque ! Et pourtant cela commence à bien se voir que FB n’est pas fréquentable

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  • Caliban // 09.01.2019 à 07h54

    L’information est sur internet aujourd’hui, elle n’est plus dans les vieux médias presse ou télé. L’association de l’AFP avec un mastodonte du web n’est pas une surprise si on prend un peu de recul, tout ce petit monde ignore comment faire pour s’adapter aux changements.

    Ce qui est affligeant en revanche c’est que l’AFP soit un organisme
    • soumis aux aléas du marché et de la concurrence (il faudrait revoir le statut, https://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_France-Presse#Le_statut_d'ind%C3%A9pendance_et_de_neutralit%C3%A9)
    • sans aucun contrôle ni des professionnels (les journalistes) ni des citoyens (qui pourtant financent ce bazar pour moitié)

    Tout ce qu’on aime dans le journalisme quoi : nivellement par le bas et totale impunité.

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  • aladin0248 // 09.01.2019 à 08h07

    Nous vivons désormais visiblement sous un régime composé de couches multiples de propagande rigidifiées par la censure et séparant des couches de répression violentes contre les opposants (les vrais, pas les guignols parlementaires). Ça s’appelle comment déjà ? Après, c’est vrai qu’au delà d’un certain revenu, on peut totalement faire abstraction de la chose.

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  • Sybillin // 09.01.2019 à 09h19

    On sait que les GAFA sont des puissances supranationales et qu’elles peuvent imposer leur diktats aux Etats , pour preuve le refus de payer les impôts (ceci en toute impunité puisqu’ils ont les moyens légaux de l’évasion fiscale) .
    Ce mariage avec un pôle important d’information (de désinformation?) est un coup de génie pour la manipulation heureuse des foules!
    On vit vraiment une époque formidable!

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  • Dune // 09.01.2019 à 10h50

    “Quand le pillage devient un moyen d’existence pour un groupe d’hommes, ce groupe finit par créer pour lui-même un système juridique qui autorise le pillage, et un code moral qui le glorifie.”
    Frédéric Bastiat
    Decodex/fake news n’est qu’une infime partie du système juridique / code moral.
    J’adore cette citation qui décrit de façon parfaitement synthétique le système mafieux dans lequel nous vivons.

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  • christian gedeon // 09.01.2019 à 10h52

    En voilà un article idiot…la soumission de ce monsieur n’est pas le problème,en rien. le problème est les milliards de gens qui continuent à facebooker,et donc à rendre facebook puissant…plus d’utilisation de facebook,plus de puissance de facebook…non? A un moment donné,il faut arrêter de raconter des conneries…arrêtez d’utiliser facebook,pas plus compliqué que çà. Si vous continuez à l’utiliser,pas la peine de venir pleurer comme des taffioles(au sens marseillais du terme,et sans connotation sexuelle)… faut savoir ce qu’on veut dans le vie,non? C’est comme ces histoires de pseudos que je ne supporte pas. J’ai toujours écrit sous mon nom,et ce n’est pas près de changer… assume et tu seras un homme ou une femme…cache toi et tu ne seras jamais qu’un ectoplasme. Dieu que çà m’énerve ce genre de pleurnicheries…

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    • Yannis // 09.01.2019 à 16h34

      Personne ne possède la vérité suprème à lui tout seul, vous ne le savez pas encore ? Donc acceptez les pratiques des réseaux sociaux des uns et des autres, différentes des vôtres au lieu de les balayer de votre mépris et de votre moi moi moi si perspicace. Un pseudo par exemple, c’est indispensable pour des raisons de réserve professionnelle, de discrétion sociale, de désir d’anonymat ou d’un minimum de protection, par exemple contre des trolls, ce qui reste un droit heureusement. La transparence à tout crin, les puissants font tout pour l’imposer à la plèbe et faire leurs petites affaires en toute opacité.

      Jeter aux orties FB en disant ne vous ne vous en servez pas, ce serait si simple qu’on se demande pourquoi même les articles sur Le réseau social des RS attirent tant d’internautes. Et au delà de l’énorme volume de personnes dans le monde l’utilisant pour 10 000 raisons (que le narcissisme postmoderne explique en grande partie) FB devient pour beaucoup la première source d’information. Non que je défende FB, que j’utilise quotidiennement en sachant pertinemment que c’est une agence de renseignement AUSSI, mais il faut bien voir la réalité de notre époque hyperconnectée et les forces et outils en présence, leur instrumentalisation et leurs travers. Afin de pouvoir vivre dans une société numérisée ET démocratique, ce qui n’est pas qu’une utopie.

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  • Louis Robert // 09.01.2019 à 11h53

    Avant d’exposer mon esprit à l’influence du pire, désormais je vérifie d’abord la source de ce qui se présente et la date de parution.

    Ainsi donc, AFP et tout ce qui s’y rattache, je m’en détourne, comme je rejette systématiquement, et depuis longtemps, Le Monde et ses semblables parmi ce que j’appelle « les médias traditionnels dominants ». Bizarre comme, si souvent, j’en perçois maintenant immédiatement et de loin la présence, dans mes recherches… Il en va de même pour toute une série d’individus des médias que j’estime trop bien connaître déjà.

    Dans ce nouveau monde de collaboration citoyenne, information et réflexion de qualité se trouvent ailleurs, là où, arrogants et hautains, les anciens dominants continuent de prétendre qu’on n’y trouve que « du n’importe quoi ». C’est tout bonnement avouer qu’EUX ne s’y retrouvent pas!

    Le long épisode des indomptables Gilets jaunes aura montré magistralement, jour après jour je crois, où, comment et auprès de qui on pouvait encore s’informer et réfléchir. Pareille réorientation salutaire exige bien sûr qu’on y mette le temps. Mais ô combien “vale la pena”!

    Tandis que l’oligarchie aux abois tape et vocifère, le peuple apprend…

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  • FARINET // 09.01.2019 à 12h56

    Pour Faire du Fact checking, l’AFP qui ne produit pas des faits mais des opinions, n’a pas besoin de Facebook il lui suffit pour faire le ménage de balayer sa base de données. Il ne restera plus grand chose de concret à vendre !
    Mais celà n’a pas d’importance ses clients son friands de la pensée commune pré digérée,pas besoin de payer d’analyse. Tout cela fonctionne en vase clos avec subventions de l’état,dans une grande dégénérescence consanguine.
    D’ailleurs plus aucun lecteur soucieux d’objectivité ne lit la presse AFPisée.
    AFP Alimentation de Fake en Permanence.

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  • Bellefontaine // 09.01.2019 à 22h36

    Les fake news sont le symptôme d’une société mal informée. Ils n’existeraient probablement pas si les gouvernements agissaient en pleine lumière et fournissaient toute l’information nécessaire aux citoyens pour comprendre où et comment on mène leur pays.

    Les administrations pourraient ainsi affirmer avec plus de crédibilité qu’ils gouvernent avec le consentement éclairé de la population comme il sied en véritable démocratie.

    Il n’y a qu’une façon de lutter contre les fake news : établir toute la vérité sur les sujets litigieux.

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  • Leïla // 11.01.2019 à 02h16

    Savez vous seulement comment l’AFP travaille ?
    Un bureau dans une capitale qui renseigne les pigistes qui eux mêmes sont renseignés par des journalistes locaux….bref c’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours !
    Il faut arrêter de voir dans les journalistes ce que Hollywood nous a montré.
    La plupart du temps, ils écrivent leurs articles dans un intercontinental de la capitale en se renseignant vaguement auprès de l’ambassade ou de l’AFP, Reuters pour les anglophones…du vécu !!!
    Lorsque j’ai bossé pour MDM en Roumanie, il a été décrit dans les médias la descente des mineurs du Jjiu sur Bucarest.
    Le logisticien aguerri m’a fait remarquer que c’était bizarre des mineurs aux mains proprettes…des fake news comme ça sont pléthoriques !
    J’ai à votre disposition un article du Monde…totalement inventé sur le Soudan 89….Bcp à dire sur le sujet et notamment la big fake news ” on tire sur des humanitaires ” ! Pourquoi ? Parce qu’ils ne pouvaient tout simplement pas être là !!! Impossible étant donné les check point tous les 2 km et les mines qui empêchaient les véhicules d’avancer sans convois militaires ! Il faut comprendre un truc basique….un véhicule saute sur une mine, la meilleurs chose à faire est de rester à l’arrière…l’avant qui saute en premier. On peut y trouver des militaires, des soignants, des civils mais JAMAIS de journalistes…sont pas fous !

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  • Leïla // 11.01.2019 à 02h23

    Savez vous seulement comment l’AFP travaille ?
    Un bureau dans une capitale qui renseigne les pigistes qui eux mêmes sont renseignés par des journalistes locaux….bref c’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours !
    Il faut arrêter de voir dans les journalistes ce que Hollywood nous a montré.
    La plupart du temps, ils écrivent leurs articles dans un intercontinental de la capitale en se renseignant vaguement auprès de l’ambassade ou de l’AFP, Reuters pour les anglophones…du vécu !!!
    Lorsque j’ai bossé pour MDM en Roumanie, il a été décrit dans les médias la descente des mineurs du Jjiu sur Bucarest.
    Le logisticien aguerri m’a fait remarquer que c’était bizarre des mineurs aux mains proprettes…des fake news comme ça sont pléthoriques !
    J’ai à votre disposition un article du Monde…totalement inventé sur le Soudan sans compté ” on tire sur des humanitaires “…grosse connerie pub de MSF ! Tant pis pour Yvon et Pascal, une autre histoire !..je défie quiconque de me chercher sur le sujet…je balancerai tout…gros sur la patate !. Pourquoi ? Parce qu’ils ne pouvaient tout simplement pas être là !!! Impossible étant donné les check point tous les 2 km et les mines qui empêchaient les véhicules d’avancer sans convois militaires ! Il faut comprendre un truc basique….un véhicule saute sur une mine, la meilleurs chose à faire est de rester à l’arrière…l’avant qui saute en premier. On peut y trouver des militaires, des soignants, des civils mais JAMAIS de journalistes…sont pas fous !

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  • Seraphim // 11.01.2019 à 04h10

    Je ne comprends pas cette hystérie anti-fake news de toutes façons. La calomnie, la médisance ont de tout temps existé. Il y a tout un tas de fake news qui ont le mérite d’être drôles, plus que les films comiques, et surtout que les films hollywoodiens qui, sous couvert de n’être que fiction, n’en distribuent pas moins une doxa soit-disant réaliste sur le pouvoir, la police etc.. Si cela devient aujourd’hui si signifiant, urgent pour le pouvoir, c’est que le pouvoir s’établit donc en relation avec les “news”! Et pourquoi donc? Le pouvoir devrait suivre un programme sans être soumis aux aléas des “news”. Ah bien sûr un tremblement de terre, un tsunami impliquent à la fois les news et le pouvoir, mais enfin dans l’évidence. Même l’URSS n’a pas pu cacher Tchernobyl! Les fake news dangereuses sont uniquement celles qui viennent des gouvernements d’ailleurs, dans le but de manipuler les foules, et contre lesquels on ne voit pas les auteurs de “vraies” news faire quoi que ce soit, comme les armes de destruction massive de l’Irak, ou la plaisanterie Skripal de Madame May.

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