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30.avril.202030.4.2020 // Les Crises

Hygiène des mains : une méthode préventive essentielle contre l’auto-inoculation et la transmission des infections

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Se toucher le visage : une habitude fréquente qui a des implications sur l’hygiène des mains

Source : NCBI – American Journal of Infection Control – Février 2015
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr

Contexte

Il existe peu de documentation sur la fréquence des comportements de toucher du visage comme vecteur potentiel d’auto-inoculation et de transmission de Staphylococcus aureus et d’autres infections respiratoires courantes.

Méthodes

Une étude d’observation comportementale a été entreprise auprès d’étudiants en médecine de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud. Leur comportement de toucher du visage a été observé par enregistrement sur bande vidéo. À l’aide de feuilles de notation normalisées, la fréquence des contacts mains-à-visage avec les zones muqueuses ou non muqueuses a été calculée et analysée.

Résultats

En moyenne, chacun des 26 élèves observés s’est touché le visage 23 fois par heure. Parmi toutes ces actions, 44% (1 024/2 346) impliquaient un contact avec une muqueuse, tandis que 56% (1 322/2 346) des contacts impliquaient des zones non muqueuses. Parmi les contacts des muqueuses observés, 36% (372) impliquaient la bouche, 31% (318) le nez, 27% (273) les yeux et 6% (61) étaient une combinaison de ces zones.

Conclusion

Accroître la sensibilisation des étudiants en médecine à leur comportement habituel de toucher du visage et améliorer leur compréhension de l’auto-inoculation comme voie de transmission peut aider à améliorer l’observance de l’hygiène des mains. Les programmes d’hygiène des mains visant à améliorer l’observance des contacts avant et après le patient doivent inclure un message indiquant que le toucher de la bouche et du nez est une pratique courante. L’hygiène des mains est donc une méthode préventive essentielle et peu coûteuse pour rompre le cycle de colonisation et de transmission associé à l’auto-inoculation.


Les infections peuvent être transmises par auto-inoculation. L’auto-inoculation est un type de transmission par contact où les mains contaminées d’une personne entrent en contact avec d’autres zones de leur corps et introduisent du matériel contaminé sur ces sites. Bien que la littérature sur les mécanismes d’auto-inoculation des infections respiratoires courantes (par ex. grippe, coronavirus) est limité, les mains contaminées ont été signalées comme ayant le potentiel de disséminer des infections respiratoires. Staphylococcus aureus est transporté dans la muqueuse nasale dans environ 25% de la communauté et peut être auto-inoculé, par le toucher du visage, par des personnes qui sont fréquemment exposées à des porteurs potentiels à la fois dans la communauté et dans les établissements de soins de santé.

Pendant la pandémie de grippe A (H1N1), des comportements de toucher du visage dans la communauté ont été fréquemment observés, les individus se touchant le visage en moyenne 3,3 fois par heure11. Il s’agit potentiellement d’un mécanisme d’acquisition et de transmission. Cependant, quantifier le rôle du toucher du visage dans la propagation des infections respiratoires ou de la colonisation par S aureus est difficile pour plusieurs raisons.

Premièrement, une telle étude nécessiterait l’inscription, le dépistage et le suivi prospectif d’une grande population pour identifier un lien de causalité significatif. Deuxièmement, l’étude devrait observer la transmission se produisant dans les milieux communautaires, plutôt que dans l’isolement ou dans des conditions de laboratoire, ce qui serait éthiquement difficile. Enfin, il est probable qu’il existe des facteurs de confusion, tels que la virulence des agents pathogènes, la sensibilité variable de la population étudiée et les effets des modes de transmission autres que la contamination directe, qui ne peuvent pas être facilement contrôlés.

Un événement d’auto-inoculation peut se produire si un agent de santé (TS) ne se conforme pas à l’hygiène des mains après un contact avec le patient (moment 4) 12 ou après un contact avec l’environnement contaminé de la zone du patient (moment 5) et a un contact physique ultérieur avec des sites sensibles sur son propre corps. Pour mieux comprendre la dynamique entre le toucher du visage et les implications pour l’hygiène des mains chez les cliniciens, nous avons exploré la prévalence du comportement de toucher du visage chez les étudiants en médecine.

METHODES

En mai 2010, une étude d’observation comportementale a été entreprise auprès d’étudiants en médecine de phase 3 de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW). L’approbation éthique a été obtenue du Comité d’éthique de la recherche humaine de l’UNSW avant le début de l’étude. Le groupe avait suivi un cours d’une durée de 4 heures sur le contrôle des infections au cours des 12 mois précédents.

Le cours de contrôle des infections comprenait une formation sur l’hygiène des mains, la technique aseptique, les précautions standard et les précautions basées sur la transmission. Le même groupe a assisté à deux conférences de 2 heures sans rapport avec la lutte contre les infections, à deux reprises. Une semaine avant le début de la conférence de 2 heures, les étudiants ont été informés qu’une étude d’observation comportementale était en cours pendant la conférence et exigeait que les étudiants soient enregistrés sur vidéo pendant qu’ils écoutaient la conférence.

Les étudiants n’étaient pas informés des comportements observés pour leur cacher des objectifs de l’étude ; cela était nécessaire pour minimiser le potentiel de changement de comportement résultant de l’observation. Pour participer à l’étude, les étudiants devaient se déplacer vers une zone marquée sur le côté gauche de la salle de conférence et renseigner un formulaire de consentement des participants.

Pour ne pas participer à l’étude, les étudiants ont été invités à se déplacer vers le côté droit de la salle de conférence en dehors de la plage d’enregistrement de la bande vidéo. Les étudiants ont également été informés qu’ils pouvaient se retirer de l’étude une fois l’enregistrement commencé en se déplaçant simplement de l’autre côté de la salle. Tous les participants ont donné leur consentement avant l’enregistrement sur bande vidéo.

Un enregistrement vidéo numérique a été fait des participants consentants et a été visionné par les enquêteurs pour enregistrer le comportement de toucher de chaque participant. Pour des raisons de précision, l’enregistrement numérique a été visionné plusieurs fois après les conférences par 1 chercheur (Y.L.A.K.). Une feuille de notation normalisée a été utilisée pour comptabiliser la fréquence des contacts mains-à-visage, la zone du visage qui a été touchée, qu’il s’agisse d’une zone muqueuse (yeux, nez, bouche) ou non muqueuse (oreilles, joues, menton, front, cheveux), et la durée de chaque contact en secondes. Des statistiques descriptives ont été effectuées pour déterminer la fréquence et la durée des contacts par heure à l’aide de SPSS version 21 pour Windows (SPSS Inc, Chicago, IL).

RESULTATS

Au total, 26 élèves ont été observés en train de réaliser 2 346 touchers de leur visage en 240 minutes. Parmi ces actions, 56% (1 322/2 346) concernaient des zones non muqueuses, tandis que 44% (1 024/2 346) concernaient un contact avec les muqueuses. Sur les 1 322 touchers de zone non muqueuse, la plupart concernaient le menton (31%; 409/1 322), suivi de la joue (29%; 383/1 322), des cheveux (28%; 369/1 322), du cou (8%; 104 / 1 322) et l’oreille (4%; 57/1 322). Sur les 1 024 contacts impliquant une région de la muqueuse, 36% (372/1 024) concernaient la bouche, 31% (318/1 024) le nez, 27% (273/1 024) les yeux, et 6% (61/1 024 ) concernait une combinaison de plusieurs muqueuses.

Pendant une heure moyenne, les participants ont touché leur visage 23 fois (médiane, 29,0 fois; LQ (quartile inférieur), 42,2; UQ (quartile supérieur), 108,2; intervalle, 4-153). La durée moyenne du toucher de la bouche était de 2 secondes (médiane, 1 seconde; LQ, 3,0; UQ, 24,0; plage, 1-12 secondes), la durée moyenne du toucher du nez était de 1 seconde (médiane, <1 seconde; LQ, 0,09; UQ, 1,2; plage, 1-10 secondes), et la durée moyenne de toucher des yeux était de 1 seconde (médiane, <1 seconde; LQ, 3,0; UQ, 11,5; plage, 1-5 secondes).

DISCUSSION

Les mains sont considérées comme un vecteur courant de transmission des infections associées aux soins de santé et ont été impliquées dans la transmission des infections respiratoires.(11,14) Une bonne hygiène des mains avant et après le contact avec le patient est impérative pour prévenir la transmission de l’infection. Cela est particulièrement vrai pendant les stades prodromiques symptomatiques ou asymptomatiques des infections lorsque les patients ont des sécrétions infectieuses. En particulier, les cliniciens qui soignent des patients pédiatriques infectieux avec des concentrations élevées de sécrétions peuvent être à risque de contracter une infection s’ils ont une forte tendance à se toucher le visage.

S aureus est un pathogène commun répandu dans les milieux communautaires et de soins de santé. La colonisation des muqueuses nasales par S aureus est courante et varie de 20% à 30% dans les soins de santé et les milieux communautaires. Le toucher du nez était courant chez nos participants. Cette découverte confirme l’importance de l’hygiène des mains comme moyen de prévenir la colonisation acquise par le travail avec S aureus de patients ou de l’environnement contaminé. S aureus peut survivre jusqu’à 5 ans sur des surfaces dures, et aucun rôle évident n’a pas encore été attribué au personnel colonisé.

Lorsqu’il est mélangé à de la poussière d’hôpital, le S aureus peut encore survivre pendant > 1 an jusqu’à ce qu’il soit mêlé aux substances dans l’environnement. Les mains contaminées peuvent agir comme un vecteur, transmettant les bactéries d’une surface contaminée au nasopharynx du TS par contact avec le visage.

Une conformité élevée à l’hygiène des mains avant et après le contact avec le patient devrait réduire la probabilité de transfert d’agents pathogènes par auto-inoculation et à son tour empêcher l’inoculation des patients.

Des agents pathogènes trouvés sur les stéthoscopes ont également été récupérés sur les mains du médecin. Étant donné la tendance habituelle à se toucher le visage observée dans notre étude, il est possible que l’inoculation des stéthoscopes et d’autres équipements médicaux contaminés ait été le résultat d’une inoculation par contact du nez avec les mains, puis avec le stéthoscope. Compte tenu de la fréquence de l’habitude de se toucher le visage observée dans cette étude, les médecins doivent pratiquer l’hygiène des mains avant et après l’utilisation d’un tel équipement afin de s’assurer que l’équipement du patient est maintenu propre avant utilisation.

Compte tenu de la fréquence élevée du contact avec la bouche et le nez observée, 4 fois par heure en moyenne pour le contact avec la bouche et 3 fois par heure en moyenne pour le contact avec le nez, l’hygiène des mains est une méthode préventive essentielle et peu coûteuse pour rompre le cycle de colonisation et de transmission. Des modèles de transmission des infections et une comparaison de l’efficacité de transmission de l’auto-inoculation avec d’autres voies de transmission sont nécessaires pour approfondir nos connaissances sur le rôle du toucher du visage pour l’auto-inoculation. Pendant ce temps, la sensibilisation au fait que l’habitude de se toucher le visage est courante et est un vecteur possible d’auto-inoculation pourrait amener les TS à accepter le message selon lequel l’hygiène des mains avant et après le contact avec le patient est une méthode efficace pour réduire la colonisation et la transmission des infections pour eux-mêmes et leurs patients.

Source : NCBI
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr


L’odeur d’une poignée de main

Source : NCBI – eLife Sciences – Janvier 2015
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr

Il est de plus en plus évident que la sueur humaine contient une mine d’informations que nous pouvons détecter. Des études ont révélé que la transpiration humaine peut indiquer le genre et l’âge d’une personne (Penn et al., 2007; Mitro et al., 2012). La sueur peut également servir de signal à des états émotionnels tels que la peur ou le bonheur (par exemple, Prehn et al., 2006; Mujica-Parodi et al., 2009; Zhou et Chen, 2009; de Groot et al., 2015). Par exemple, si quelqu’un renifle la sueur produite par quelqu’un d’autre alors qu’il éprouvait de la peur, cela peut provoquer des émotions à la première personne (de Groot et al., 2012).

Les produits chimiques que nous pouvons détecter dans la sueur sont appelés chimiosignaux. La recherche sur la chimiosignalisation sociale s’est principalement appuyée sur des expériences qui exposent les volontaires à la transpiration. Aussi fascinante que puisse être cette recherche, une question importante n’a pas été posée auparavant : les humains tentent-ils réellement de sentir les odeurs des autres ? D’autres mammifères sont connus pour s’engager activement dans un tel «échantillonnage olfactif», mais il n’y avait aucune preuve de quoi que ce soit ressemblant à ces comportements chez l’homme.

Noam Sobel et ses collègues du Weizmann Institute of Science – dont Idan Frumin en tant que premier auteur – présentent actuellement dans eLife une série d’études remarquablement ingénieuses et soigneusement conçues révélant que la prise de contact est très susceptible de servir cet objectif chez l’homme (Frumin et al., 2015).

Pour commencer, Sobel, Frumin et ses collègues ont montré qu’il était possible que des produits chimiques impliqués dans la chimiosignalisation sociale soient transférés entre les personnes lors d’une poignée de main. Cela a ouvert la porte à l’expérience critique au cours de laquelle des volontaires – qui pensaient attendre de participer à une étude de recherche – ont été accueillis par un expérimentateur qui est entré dans la salle trois minutes après que les volontaires se sont assis. Pendant les 20 secondes de salutation, l’expérimentateur a soit serré la main droite du volontaire, soit il n’a pas serré la main du tout.

Les chercheurs ont ensuite analysé les mouvements de la main des volontaires pendant 80 secondes avant et après l’accueil via des enregistrements vidéo cachés.

Frumin et al. ont constaté qu’après avoir serré la main d’un expérimentateur du même genre, les volontaires, hommes et femmes, ont tenu la main droite près de leur visage plus longtemps que les volontaires qui n’ont pas serré de main. Cependant, les volontaires qui ont serré la main d’une personne du genre opposé ont passé plus de temps avec leur main gauche (c’est-à-dire celle qui n’a pas serré de main) près de leur visage. En effet, l’analyse a également révélé que leurs mains étaient en contact avec leur visage à proximité immédiate de leur nez (figure 1). Frumin et al. ont également examiné le flux d’air dans le nez avant et après une poignée de main. Ils ont découvert que lorsqu’un volontaire tenait sa main près de son nez, le débit d’air dans le nez était plus de deux fois supérieur à celui d’une respiration normale, ce qui suggère que les volontaires reniflaient bien leurs mains.

Pour démontrer que les différents schémas de reniflement observés pour les poignées de main entre personnes de même genre et entre personnes de genre différent étaient en effet dus à la présence d’odeurs différentes, Frumin et al. ont réalisé une expérience finale avec des femmes volontaires et des femmes expérimentatrices dans laquelle ils ont parfumé les expérimentatrices avec l’une des trois odeurs: un produit chimique qui serait un chimiosignal social masculin ; un produit chimique qui serait un chimiosignal social féminin ; et un parfum commercial unisexe.

Frumin et al. ont prédit que les odeurs spécifiques de genre devraient modifier les schémas de reniflement des mains droite et gauche observés dans l’étude principale. En effet, les volontaires qui ont serré la main d’un expérimentateur contaminé par le chimiosignal féminin ont reniflé leur main droite pendant un temps plus court et ont reniflé leur main gauche plus longtemps, par rapport à ceux qui ont serré la main avec des expérimentateurs non contaminés ou parfumés.

Curieusement, le chimiosignal masculin a eu le même effet sur le comportement des volontaires que le chimiosignal féminin, bien que cet effet soit plus faible.

Ces résultats suggèrent que différentes odeurs peuvent altérer les schémas de reniflage des mains après une poignée de main.

Cet ensemble d’études soigneusement emballées ouvre une nouvelle porte dans la recherche sur la chimiosignalisation en montrant que les humains se livrent à un échantillonnage olfactif. Ce comportement s’étend probablement à d’autres rituels que nous avons lorsque nous voyons un ami ou un collègue, comme se serrer dans ses bras, s’embrasser, se tenir et s’embrasser les joues.

Les résultats posent de nombreuses nouvelles questions de recherche. Par exemple, quelles sont les informations véhiculées par les signaux chimiques qui sont échantillonnés ? Comment de tels chimiosignaux affectent-ils le comportement humain, au-delà des comportements de reniflage de main démontrés dans cette recherche ? Pourquoi les poignées de main entre personnes de même genre et de genre opposé produisent-elles des schémas différents de reniflement des mains ? Ces modèles pourraient-ils être dictés par des facteurs culturels ?

La réalisation d’études observationnelles des salutations entre personnes dans des environnements plus naturels – lors de conférences ou d’autres événements sociaux par exemple – pourrait révéler comment le contexte environnemental affecte l’échantillonnage des odeurs chez l’homme. Le mérite d’introduire une nouvelle perspective, comme Sobel, Frumin et ses collègues l’ont fait dans cette étude, est de non seulement nous ouvrir les yeux sur un phénomène précédemment ignoré, mais également de générer de nouvelles questions de recherche.

Source : NCBI
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr

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20 réactions et commentaires

  • calal // 30.04.2020 à 08h06

    Alors comme ca, la recherche medicale donnerait raison aux parents tyranniques qui empecheraient leurs enfants de se mettre les doigts dans le nez ou se ronger les ongles? Ils auraient voulu les empecher de se contaminer ?

    ps: les chiens se reniflent le derriere et les humains se reniflent les mains?

      +6

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  • Julien // 30.04.2020 à 09h21

    Se laver les mains quotidiennement plusieurs fois oui. Mais le problème qui se pose c’est les saloperies qu’on utilisent ou qu’on nous impose pour se laver les mains. Si ce message est intégré en masse dans notre société, il va y avoir une forte augmentation des troubles cutanés (brûlures, gerçures, crevasses, allergies etc) et cela conduira certains à utiliser des produits pharmaceutique pour adoucir leur peau. Quelle aubaine. il faut se laver les mains quand c’est nécessaire. pas 20 fois par jour. Notre peau est constituée d’une flore qui justement nous protège. Si on l’élimine c’est la porte ouverte aux saloperies. Depuis l’introduction des solutions hydroalcooliques (que les ARS et autres s’empressent de conseiller par hectolitre aux services en comptant les stock pour savoir si elles sont bien utilisées oui oui) regardez l’état des mains des soignants. Sans parler que cette saloperie passe la barrière cutanée et qu’aucune étude n’existe sur l’impact sur la santé. Rien ne vaut un lavage de main au savon doux quand cela est nécessaire seulement. donc 3 ou 4 fois par jours maxi dans la vie quotidienne. Sinon je me rappelle qu’enfant le lavage de main c’était en option, on est pas mort. On a fait nos défenses comme on dit 🙂

      +12

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    • jp // 30.04.2020 à 16h19

      « les saloperies qu’on utilisent ou qu’on nous impose pour se laver les mains »
      comme savon à mains liquide, j’utilise du fait maison à partir de mes restes de savon d’Alep ou de Marseille : je les fais fondre et cuire dans une casserole avec de l’eau puis j’ajoute quelques goutes d’HE de tee-tree une fois refroidi. Du coup, plus l’eczéma.
      Pour les gens qui viennent chez moi, c’est du savon du commerce parce que l’odeur et la couleur du fait maison ne sont pas forcément agréables pour les autres.

        +3

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  • pseudo // 30.04.2020 à 09h29

    oui bah c’est comme pour aller au toilettes, faut se laver les mains avant et après…. mais l’article est marrant à constater que dans nos inconscients l’animalité est bien vivante.

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    • Louis // 30.04.2020 à 11h14

      @pseudo « mais l’article est marrant à constater que dans nos inconscients l’animalité est bien vivante ». C’est en effet le cas puisque les concepteurs de produits d’hygiène pratiquent des tests au cours desquels, par exemple, ils font renifler par des femmes les aisselles d’hommes. J’ai également vu une émission relative à la recherche de partenaires possibles entre célibataires, qui faisait intervenir les odeurs de vêtements déjà portés, tels que marcel, ou chemise de dessous pour les femmes. Il est, je crois, admis que l’accolade est une survivance du reniflement du visage remontant aux âges préhistoriques.

        +4

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  • Catalina // 30.04.2020 à 09h48

    « Pendant ce temps, la sensibilisation au fait que l’habitude de se toucher le visage est courante et est un vecteur possible d’auto-inoculation pourrait amener les TS à accepter le message selon lequel l’hygiène des mains avant et après le contact avec le patient est une méthode efficace pour réduire la colonisation et la transmission des infections pour eux-mêmes et leurs patients. »
    je relève « est un vecteur possible », ben après tout ça c’est tout ? « pourrait amener » ??? ben franchement, si un toubib ou un étudiant toubib ignore qu’il faut se laver les mains entre chaque patient, on est revenu en 1840 !!! (Ignace Philippe Semmelweis)
    bref, ou comment faire une théorie « randomisée » sur une chose que tout le monde sait déjà !

      +7

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    • jp // 30.04.2020 à 18h53

      j’ai eu un dentiste qui, pendant les soins, avec des gants et un masque, a répondu au téléphone portable sans retirer ses gants.. Vu le ton, c’était pas un appel important, mais celui d’un membre de sa famille ou d’un ami, juste du bavardage. Ensuite, Il a repris les soins, avec les mêmes gants. Me suis permis de lui faire remarquer, ça ne lui a évidemment pas plu.

        +2

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  • RGT // 30.04.2020 à 11h27

    Imaginez un seul instant un éboueur sortant du récurage d’une fosse septique et entamant son repas sans s’être lavé les mains…

    On comprend pourquoi certaines personnes ont une haleine si « fleurie »…

    Le principal problème n’est PAS votre propre flore microbienne avec laquelle vous vivez en symbiose, c’est le risque d’être contaminé par la flore de votre voisin ou de contaminer les autres avec votre propre flore.

    C’est la raison pour laquelle je me lave systématiquement les mains AVANT d’aller aux toilettes (et après aussi, bien que je ne me pisse pas sur les doigts), ce qui entraîne des propos sarcastiques (elle est si propre que tu ne veux pas la salir ?) de nombreuses personnes ignorantes des équilibres biologiques de l’écosystème de chaque être vivant.

    Pour les sceptiques, je leur conseille juste de faire une analyse biologique d’une poignée de porte…
    Cet objet largement plus « chargé » que n’importe quel autre de votre entourage.

    Si vous ne voulez pas que votre « colibri » perde ses plumes, lavez-vous abondamment les mains avant de le sortir de sa cage et ne touchez surtout RIEN directement entre le lavage et le soulagement.

    Certains s’excitent sur les lunettes de toilettes (c’est bien) mais devraient surtout réfléchir à toutes les causes qui peuvent rendre leurs mains largement plus « sales » que d’autres objets pourtant très « repoussants ».

    Après, faites ce que vous voulez, c’est votre problème. Et si vous êtes passés entre les gouttes jusqu’à présent j’espère que vous continuerez à avoir de la chance.

      +6

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    • jp // 30.04.2020 à 16h13

      pas d’accord avec « Le principal problème n’est PAS votre propre flore microbienne avec laquelle vous vivez en symbiose » : la flore microbienne des intestins est dangereuse pour soi-même, la preuve par les cystites, surtout chez les femmes.
      Je ne raconterai pas ce que je fais aux toilettes, mais je vous trouve aussi « maniaque » que moi, lol
      En fait je pense que je me lave les mains au moins 20 à 30 fois par jour, car je cuisine à partir d’aliments bruts et fais ma vaisselle à la main.

        +2

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      • RGT // 01.05.2020 à 13h54

        L’hygiène, c’est bien, mais il ne faut pas en abuser non plus.
        Certes, les mains sont relativement « résistantes » et supportent assez bien un lavage fréquent mais il ne faut pas abuser.

        J’ai appris ça à mes dépens vers 25 ans quand je me suis retrouvé devant un dermatologue avec des mycoses et des réactions cutanées similaires à de l’eczéma assez problématiques.
        Il s’est avéré que je prenais 3 douches bien savonnées par jour, ce qui s’est avéré un vrai désastre (avec une bonne engueulade du dermato).
        Ce lavage intensif avait totalement détruit la flore bactérienne « perso » ce qui se traduisait par la contamination de ma peau par des organisme qui n’auraient jamais dû s’y trouver.
        Et aussi par une peau totalement lessivée des sécrétions protectrices qui était réellement malade.

        Le conseil du dermato a été simple : 1 douche (savonnée) par jour, une autre douche « à blanc » maximum par jour pour préserver ma peau et mon équilibre bactérien protecteur.

        Depuis ce jour, je n’ai plus aucun problème cutané.

        Et comme me disait ce dermato : Si vos pieds puent le Camembert, c’est à cause de VOS staphylocoques dorés (la bactérie qui pue des pieds) avec lesquels vous vivez en harmonie et qui vous protègent des autres bactéries étrangères bien plus dangereuses.

        Se laver est réellement nécessaire, mais comme toute chose il ne faut surtout pas en abuser.
        Ce n’est bien sûr pas une raison pour ne jamais se laver, loin de là… Il faut trouver un juste milieu.

        Les cas d’infections provoquées par votre propre faune bactérienne sans raison apparente sont rares et proviennent principalement de causes externes : Des bactéries « similaires » mais étrangères, un affaiblissement important de votre système immunitaire ou une modification de vos habitudes (la cystite était autrefois appelée la « maladie des jeunes mariées », allez savoir pourquoi…).

          +0

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  • Basile // 30.04.2020 à 11h50

    venant d’un pays qui fait sa prière à chaque instant, la recommandation de se laver les mains en permanence me semble quand même assez « maladive ». Sauf bien sûr en milieu médical.

    donc sauf en milieu médical, je crains que cette manie de lavage continuel des mains rende très sensible à la moindre saloperie qui se promène.

      +0

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  • StephV // 30.04.2020 à 12h00

    Je ne me lave les mains qu’avec de l’hydroxychloroquine. Je mets aussi de l’hydroxychloroquine dans mes joints pour immuniser mes poumons.

      +9

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  • cigitmondy // 30.04.2020 à 13h02

    Triste évolution de l’humain. Pas un homme d’aujourd’hui ne survivrait au moyen-âge. A force de tout aseptiser, son espérance de vie va se limiter de plus en plus. Pour que l’organisme se renforce et devienne résistant, il faut au contraire qu’il soit en contact avec bactéries et virus.

      +6

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  • bm607 // 30.04.2020 à 14h25

    On lit et entend que les gants ne servent à rien, qu’il faut les éviter. Encore lu hier qu’ensuite on les mets parfois dans son sac à main après les avoir utilisés et donc la contamination prolifère.

    Certes.

    Sauf que si on les mets intelligemment c’est à dire qu’une fois utilisés on les jette ou on les mets 15 jours dans un sac plastique pour qu’ils se décontaminent naturellement (ou qu’on les passe à l’eau de javel), ben on casse le réflexe de se toucher le visage : essayez de vous gratter la tête avec des gants un peu épais, ou de vous mettre un doigt dans le nez (un des pires endroits vis-à-vis de la propagation et surtout de la contamination) ou de vous frotter les yeux. Rapidement vous allez ne plus le faire instinctivement. Ou au pire… ça ne sera pas pire que mains nues.

    C’est comme les masques FFP2 ou FFP3 qu’il faut jeter au bout de 8 heures… oui oui bien sûr et ensuite prendre des masques qui filtrent 70 % (contre 95 % pour les FFP2 et 99% pour les FFP3) alors que les masques se décontaminent naturellement en moins de 10 jours à T° et hygrométrie ambiante, (donc pour ceux qui sortent peu ou en ont 2-3 d’avance…)
    « Concernant les masques de protection, les résultats ne peuvent qu’inciter à une très grande rigueur dans leur utilisation, et surtout démontrent la nécessité de les changer souvent : sur la surface extérieure d’un masque de protection, les traces du Covid-19 peuvent être décelées pendant au moins sept jours. Et jusqu’à quatre jours sur la surface intérieure. »
    https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/masques-papier-plastique-quelles-durees-de-vie-du-coronavirus-1192447
    Normal, ils sont composés de polypropylène et d’EVA (dont la couche de filtration électrostatique), dont on connait maintenant les comportements avec le virus.
    Moi je lis l’article à l’envers : au bout de 8 jours les masques retrouvent une stérilité suffisante !!

    Bon mais le nombre d’experts qui ne comprennent rien à rien à un sujet hors de leur périmètre mais qui donnent des avis autorisés (dans le sens des discours du gouvernement souvent, curieusement) sous prétextes qu’ils sont médecins ou trucs ou machins (ils s’y connaissent en filtres HEPA des EN 143-P3 ou proches des EN 149-FFP3, taille des particules filtrées, filtres électrostatiques, vieillissement des matériaux et autres domaines connexes associés les médecins ?)

      +4

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  • Séraphim // 30.04.2020 à 14h50

    Voilà encore une intrusion des hygiénistes, des médecins obsédés par leur pratique, incapables de se projeter dans le comportement moyen des pékins. Ca fait longtemps qu’ils veulent nous imposer leur façon de vivre. C’est eux, les Diafoirus, qui ont brutalisé et finalement tué ce pauvre Semmelweis, parce qu’au fond aucune règle ne prime sur le mandarinat, faudrait pas oublier! Et maintenant ils bêlent sur l’hygiène. Ils croient que nous vivons comme un médecin de quartier: patient toutes les 15 mns (faut bien rentabiliser le « cabinet ») serrage de main à qui mieux mieux. Moi je passe des journées entières sans serrer aucune main. Mais faudrait que j’me balade avec du gel alcoolique et que je fasse le raton laveur toute la sainte journée!
    Pendant ce temps là, distanciation à 1 mètre et surtout le masque ne sert à rien. Y’a vraiment des tomates qu’on laisse pourrir pour rien! Pourquoi 1 mètre? Pour que les goutelettes ne voyagent pas d’une personne l’autre n’est-ce pas? Et les masques alors, ils les arrêtent pas avant 1 mètre?
    Heureusement ce totalitarisme médical est bientôt fini! Out les Véran, les Salomon, les Lacombe et autres aux noms imprononçables! Back in the hole! Que la vie reprenne et que ces oiseaux de mauvaise augure, tout à la fois corbeaux et vautours, s’en aillent enfin dans les limbes d’où ils n’auraient dû sortir que pour jouer les pièces de Molière, notre visionnaire!

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  • hyac // 30.04.2020 à 15h26

    Ce qui me semble évident c’est que les gens sont un peu sales, sales ou très sales,
    voir l’état des toilettes, les vendeuses qui se mouchent puis continuent tout de go à servir le fromage, la charcuterie, la fréquence d’une douche et la grande rareté d’un lavage des mains. Observez un peu et vous deviendrez obsédés même sans nouveau virus.

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  • Nanker // 30.04.2020 à 18h10

    « Dix pages pour nous expliquer l’utilité de se laver les mains avant de passer à table ? Est-ce bien sérieux ? »

    La traduction un peu « heurtée » vous aura peut-être fait passer à côté de l’essentiel de cette étude : lorsqu’on serre la main d’autrui on a ensuite beaucoup plus tendance à se toucher le visage avec cette même main. Alors que lorsque l’on ne sert pas la main à son interlocuteur on ne porte pas sa mimine à son visage.

    Comme disait qqun qui manque à la France : « étonnant non? »

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  • koui // 30.04.2020 à 18h23

    En temps normal, je n’ai pas peur de la contagion. Les bactéries de mes collègues me contaminent mais mes bactéries les tuent et les bouffent en général. Sinon, mon organisme les tue lui même ou les adopte, ce qui me rend plus fort. Je me lave le corps tout les jours et les mains en sortant des toilettes pour ne pas être stigmatisé socialement mais je ne crois pas aux miasmes en tant qu’incarnation de la souillure du Mal. Par contre, j’ai peur des méchants produits chimiques, du sucre et des gens vulgaires, vides et avides. Au temps du Cocorona, il faut prendre la contagion au sérieux et se laver consciencieusement les mains régulièrement, et porter un masque la où il y a des humains pour réduire les risques de devenir coronavireux. Par contre, se laver les mains au savon et les poumons au désinfectant ne vous guérira pas de vos peurs.

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  • Pepin Lecourt // 01.05.2020 à 11h52

    J’ai lu une expérience de chimiosensibilité :

    un homme s’assoit sur un siège d’une salle d’attente qui était vide quelques minutes, puis sort.

    Quand une femme, entre dans la salle d’attente vide, il y a une probabilité statistique élevée qu’elle aille s’asseoir là ou s’était assis l’homme.

    Autre phénomène bien connu, dans les pensionnats de jeunes filles au bout de quelques temps elles auraient toutes leur règles en même temps.

    Un chien mâle identifie lorsque sa maîtresse ovule.
    Une observation attentive du chien pourrait s’éviter d’avoir à tracer une courbe de température pour que Madame décèle sa période de fertilité !

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  • Pepin Lecourt // 01.05.2020 à 11h55

    Pour prévenir le toucher du visage avec les mains j’avais vu un reportage de chercheurs, espagnols je crois, qui avaient mis au point un bracelet qui sonne lorsque la main se rapproche trop du visage pour alerter son propriétaire et qui cherchaient un industriel pour le commercialiser !

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