Passionnant câble de la Diplomatie américaine de 2006 sur ses actions visant à appuyer un régime change en Syrie… (Câble révélé par Wikileaks en 2015)

Lire un intéressant commentaire en anglais ici

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Source : Wikileaks, cable du 13/12/2006 (SARG = Syrian Government)

Influence sur le Gouvernement syrien en 2006

1. (S) Résumé. Par rapport à 2005, le gouvernement syrien termine l’année 2006 renforcé, tant en interne qu’à l’international. Des pressions supplémentaires et plurilatérales pourraient avoir un impact sur la Syrie, mais le régime s’appuie sur une petite clique qui est immunisée contre ces pressions. Néanmoins, l’assurance croissante de Bachar el-Assad – et sa dépendance vis à vis de cette petite clique – pourrait lui faire commettre des erreurs et faire des choix politiques irraisonnés en répondant aux défis sous l’emprise de l’émotion. Cela pourrait nous fournir de nouvelles occasions. Voire ses réactions à la limite de la déraison face à la perspective d’un procès Hariri ou face à la publicité faite à Khaddam et au Front de Salut National. De plus, on connait l’intérêt que Bachar porte à son image et à sa réception dans le monde. Cela pourrait altérer ses décisions. Nous pensons que le point faible de Bachar est sa façon de réagir aux problèmes qui surgissent, fussent-ils supposés ou réels. Par exemple, le conflit entre les avancées (modestes) des réformes économiques et la corruption endémique, la question kurde et la menace que représente pour le régime la présence croissante d’extrémistes islamistes en transit. Ce câble résume notre évaluation de ces points faibles et propose des mesures de type actions, déclarations ou signaux que pourraient prendre le gouvernement américain afin de favoriser l’émergence de telles occasions. Ces propositions devront être concrétisées et transformées en actes. Nous devons être prêts à agir rapidement afin de saisir de telles occasions. Beaucoup de nos suggestions mettent en avant l’usage de la diplomatie publique et de moyens indirects pour envoyer des messages qui influencent le premier cercle. Fin du résumé.

2. (S) Alors que l’année 2006 se termine, Bachar semble plus fort qu’il ne l’était il y a deux ans. L’économie du pays est stable (au moins sur le court terme), l’opposition intérieure au régime est faible, intimidée même et, du point de vue de Damas, les problèmes dans la région semblent aller dans une direction favorable à la Syrie. Néanmoins, quelques points faibles anciens et quelques problèmes émergents peuvent fournir l’occasion d’augmenter la pression sur Bachar et son premier cercle. La prise de décision dans ce régime se limite à Bachar et à son premier cercle dont les choix tactiques sont souvent mal pensés et parfois guidés par l’émotion à l’instar du discours de Bachar, le 15 août, qui fut la risée du monde entier. Certaines de ces faiblesses, comme les vues quasi délirantes de ce régime concernant le Liban, peuvent être exploitées pour faire pression sur le régime. Les actions qui déséquilibrent Bachar et qui accroissent son insécurité sont dans notre intérêt parce que son inexpérience et la très petite dimension de son cercle de décideurs le rendent susceptible de maladresses diplomatiques qui peuvent l’affaiblir dans son pays et dans la région. Bien qu’il soit difficile d’estimer les conséquences de ses erreurs et que les bénéfices puissent en être variables, si nous sommes prêts à profiter rapidement des situations qui peuvent se présenter, nous pourrions influencer le point névralgique du régime : Bachar et son premier cercle.

3. (S) Nous résumons ci-après les faiblesses potentielles et les moyens possibles de les exploiter :

– Faiblesse :

– L’ENQUÊTE HARIRI ET LA COUR DE JUSTICE : l’enquête Hariri – et la perspective d’une cour de justice libanaise – a entrainé une réaction violente du gouvernement syrien, principalement à cause de l’embarras causé par l’enquête. Rationnellement, le régime devrait penser qu’il peut traiter n’importe quelle demande de comparution d’officiels syriens en refusant de livrer quelque suspect que ce soit, ou, dans des cas extrêmes, en provoquant des “suicides “. Mais il semble que la mise en cause de la dignité et de la réputation internationale de la Syrie est pour Bachar le vrai problème. Le sentiment farouchement entretenu que la Syrie devrait continuer à exercer un rôle dominant au Liban intervient dans cette susceptibilité. Nous devrions essayer d’exploiter cette extrême sensibilité, sans attendre la formation de la cour de justice.

– Action possible :

– PUBLICITÉ : mettre publiquement en évidence les conséquences de l’enquête en cours à la manière de Mehlis angoisse personnellement Bachar et peut le pousser à des actes irrationnels. Le régime redoute profondément la surveillance internationale qu’une cour de justice – ou des accusations de Brammertz même contre des personnalités de second plan – déclencherait. Les accusations de Mehlis en octobre 2005 ont causé des tensions extrêmes au sein du premier cercle qui entoure Bachar. Bien que la famille se soit ressoudée, ces cassures pourraient bien se trouver juste au-dessous de la surface.

– Faiblesse :

– L’ALLIANCE AVEC TÉHÉRAN : Bachar avance prudemment dans ses relations grandissantes avec l’Iran. Il recherche une assistance nécessaire sans s’aliéner totalement les voisins arabes sunnites modérés de la Syrie en passant pour un soutien des Perses et des fondamentalistes chiites. On peut voir la décision de Bachar de ne pas assister au sommet Talabani/Ahmadinejad à Téhéran, après le voyage du ministre des Affaires étrangères Moallem en Irak, comme une manifestation de la sensibilité de Bachar à la vision arabe sur son alliance avec l’Iran.

– Action possible :

– JOUER SUR LES CRAINTES SUNNITES DE L’INFLUENCE IRANIENNE : En Syrie, on redoute l’activisme iranien tant au niveau du prosélytisme chiite qu’au niveau de la conversion des sunnites, surtout des pauvres. Quoique souvent exagérées, ces craintes reflètent l’agacement et l’attention accrues d’une partie de la communauté sunnite en Syrie face à l’expansion de l’influence iranienne dans leur pays à travers des activités qui vont de la construction de mosquées aux affaires. Les missions locales égyptienne et saoudienne ici (tout comme les chefs religieux sunnites syriens en vue), prêtent une attention croissante à cette question et nous devrions coordonner plus étroitement avec leurs gouvernements les moyens de mieux rendre public ce problème et de concentrer l’attention régionale sur lui.

– Faiblesse :

– LE PREMIER CERCLE : En définitive, le régime est dominé par la famille Assad et, à un degré moindre, par la belle-famille de Bachar el-Assad, les Makhloufs. Beaucoup de membres de la famille les trouvent de plus en plus corrompus. La famille et les parasites autour, aussi bien que la secte Alaouite plus généralement, ne sont pas protégés contre les querelles et les conspirations anti-régime. Ce fut évident l’année dernière quand des proches de certains piliers du régime (incluant les Makhloufs) nous ont approchés pour évoquer les options de l’après-Bachar. La corruption est un grand diviseur et le premier cercle de Bachar est soumis aux querelles et aux disputes habituelles liées aux trafics et à la corruption. Par exemple, Maher Assad est connu pour être particulièrement corrompu et incorrigible. Il n’affiche aucun scrupule dans ses querelles avec des membres de la famille ou avec d’autres. La communauté alaouite redoute aussi terriblement de possibles représailles si un jour la majorité sunnite reprend le pouvoir.

– Action possible :

– NOUVELLES DENONCIATIONS : Les sanctions ciblées contre des membres du gouvernement et leurs proches sont généralement bien accueillies par la majorité des composantes de la société syrienne. Mais la procédure de ces dénonciations doit exploiter les déchirures et affaiblir le premier cercle plutôt que de rapprocher ses membres. La dénonciation de Chaoukat l’a personnellement très irrité et a suscité un très vif débat ici dans le monde des affaires. Alors que les réactions publiques à la corruption ont tendance à être étouffées, les rappels continus de la corruption au sein du premier cercle ont une certaine résonance. Nous devrions chercher des moyens de rappeler au public nos précédentes dénonciations.

– Faiblesse :

– LE FACTEUR KHADDAM : Khaddam sait où le régime cache ses squelettes, ce qui provoque une énorme irritation chez Bachar, largement disproportionnée par rapport au soutien dont bénéficie Khaddam en Syrie. Bachar el-Assad, et son régime en général, suivent chaque information impliquant Khaddam avec un intérêt émotionnel énorme. Le régime réagit avec une colère funeste quand d’autres pays arabes accueillent Khaddam ou lui permettent de faire une déclaration publique dans leurs médias.

– Action possible :

– Nous devrions continuer à encourager les Saoudiens et d’autres de permettre à Khaddam d’avoir accès à leurs médias, en lui fournissant un moyen de révéler les turpitudes du gouvernement syrien. Nous devrions prévoir une réaction exagérée du régime qui renforcera son isolement et lui aliénera ses voisins arabes.

– Faiblesse :

– LES DIVISIONS AU SEIN DES SERVICES DE SÉCURITÉ ET MILITAIRES : Bachar se protège constamment des actions de ceux qui ont des relations au sein de l’armée et des services de sécurité. Il est aussi inquiet de la loyauté que des officiers supérieurs (ou d’anciens officiers supérieurs) ressentent envers d’anciens éléments du régime mécontents comme Rifaat Assad et Khaddam. Le premier cercle se préoccupe continuellement de savoir qui obtient quelle part de la corruption. Les gestes de Bachar pour réduire le cercle de ceux qui touchent les plus grosses part de butin ont donné plus de place aux bénéficiaires qui ont des liens avec les services de sécurité.

– Action possible :

– ENCOURAGER LES RUMEURS ET LES SIGNES DE COMPLOT EXTERNE : Le régime est extrêmement sensible aux rumeurs de complot et à l’agitation dans les services de sécurité et dans l’armée. Des alliés régionaux comme l’Égypte et l’Arabie Saoudite devraient être encouragés à rencontrer des personnalités comme Khaddam et Rifaat Assad comme un moyen d’envoyer de tels signaux, avec, par la suite, des fuites orchestrées émanant de ces réunions. Ceci touche de nouveau à la paranoïa interne de ce régime et augmente la possibilité d’une réaction exagérée funeste.

– Faiblesse :

– RECRÉER DES FORCES OPPOSÉES AUX ÉLITES BAASSISTES ET AUTRES ÉLITES CORROMPUES : Bashar continue à mettre en œuvre un courant stable d’initiatives en matière de réformes économiques et il est tout a fait possible qu’il croie que cette question est de son devoir pour la Syrie. Bien que limités et inefficaces, ces étapes ont incité en retour des expatriés syriens a investir et a créé au moins l’illusion d’une ouverture croissante. En trouvant des façons de mettre en question publiquement les efforts en matière de réformes de Bashar, – en indiquant, par exemple, l’utilisation de réformes pour déguiser le copinage – il est possible d’embarrasser Bachar et de réduire ses efforts pour étayer sa légitimité. Révéler la corruption de la famille d’Assad ou de son cercle de proches aurait un effet semblable.

– Action possible :

– METTRE L’ACCENT SUR L ‘INCAPACITÉ A RÉFORMER : l’Accentuation des échecs de réforme, particulièrement dans la période préparatoire aux élections présidentielles 2007, est un mouvement que Bashar trouverait fortement embarrassant et de délégitimisation. Comparer les efforts de réforme syriens limités avec ceux du reste du Moyen-Orient embarrasserait et irriterait Bashar.

– Faiblesse :

– L’ÉCONOMIE : Perpétuellement sous-performante, l’économie syrienne crée des emplois pour moins de 50% des diplômés de l’université du pays. Le pétrole représente 70% des d’exportations et 30% des revenus gouvernementaux, mais la production est dans une phase de baisse régulière. La Syrie sera probablement un importateur net de pétrole d’ici 2010. Peu d’experts croient que le SARG soit capable de gérer avec succès les problèmes économiques à venir.

– DÉCOURAGER LES FDI, PARTICULIÈREMENT DES ETATS DU GOLFE : La Syrie a profité d’une hausse considérable de l’investissement direct étranger (FDI) durant les deux dernières années, qui semble s’accélérer. Les plus importants de ces nouveaux investissements sont dans aucun doute faits par les États du Golfe.

– Faiblesse :

– LES KURDES : Les groupes de la société civile et l’opposition politique les plus organisés et les plus audacieux sont parmi la minorité ethnique kurde, concentrée dans le nord-est de la Syrie, et aussi en communautés à Damas et Alep. Ce groupe a été enclin à protester violemment dans sa zone ethnique quand d’autres n’oseraient pas. Il y a peu de menaces qui préoccupent autant Bachar que l’agitation des Kurdes. En une rare occasion, les services secrets militaires syriens ont convoqué notre Attaché Militaire d’Ambassade en mai 2006 pour protester contre ce que les Syriens ont pensé être des efforts américains pour fournir une formation militaire et de l’équipement aux Kurdes en Syrie.

– Action possible :

– METTRE EN ÉVIDENCE LES PLAINTES KURDES : l’Accentuation des plaintes kurdes dans des déclarations publiques, y compris la divulgation de violations des droits de l’homme, renforcera les préoccupations du régime vis à vis de la population kurde. Concentrez-vous sur les conditions économiques difficiles dans des zones kurdes et le refus du SARG de longue date d’offrir la citoyenneté à environ 200 000 Kurdes apatrides. Cette question devrait être traitée avec précaution parce que donner trop d’importance au problème kurde en Syrie pourrait porter atteinte à nos efforts d’unir les forces de l’opposition, étant donné que la société syrienne (majoritairement arabe) est très opposée aux objectifs des Kurdes.

– Faiblesse :

Des éléments extrémistes utilisent de plus en plus la Syrie comme une base, tandis que le SARG a fait quelques actions contre des groupes affichant des liens avec Al-Qaïda. Avec le meurtre du leader d’Al-Qaïda à la frontière avec le Liban début décembre et les attaques terroristes en augmentation à l’intérieur de la Syrie, culminant le 12 septembre par l’attaque contre l’ambassade des EU, la politique du SARG de soutien des terroristes en Irak et ailleurs peut être vue comme un retour de boomerang.

– Actions possibles :

Rendre publique la présence de transit (ou lié à l’étranger) de groupes extrémistes en Syrie, non limité à la mention du Hamas et du PIJ [Mouvement du Jihad en Palestine, NdT]. Rendre publics les efforts syriens contre des groupes extrémistes d’une manière qui suggère sa faiblesse, des signes d’instabilité et des retours de flammes non contrôlés. L’argument du SARG (d’habitude utilisé après des attaques terroristes en Syrie) qu’il est aussi une victime du terrorisme devrait être utilisé contre lui pour donner une plus grande importance à l’augmentation des signes d’instabilité en Syrie.

4. (S) CONCLUSION : Cette analyse ne prend pas en compte les Islamistes syriens anti-régime parce qu’il est difficile d’obtenir une image précise de la menace que de tels groupes posent en Syrie. Ils sont certainement une menace à long terme. Tandis qu’il expose les fragilités auxquelles la Syrie fait face à cause de son alliance avec l’Iran, il ne détaille pas entièrement ce sujet. Le résultat final est que Bachar entre dans la nouvelle année dans une position plus forte qu’il n’a eue depuis plusieurs années, mais ces forces portent aussi en elles – ou masquent parfois – des fragilités. Si nous sommes prêts à les aider, elles nous offriront des occasions de perturber sa prise de décision, le garderont dans une situation instable et lui feront payer cher ses erreurs.

ROEBUCK

Source : Wikileaks, cable du 13/12/2006

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

66 réponses à Wikileaks révèle comment les USA ont agressivement appuyé un Regime change en Syrie depuis 15 ans

Commentaires recommandés

Pierre Bacara Le 27 décembre 2016 à 02h18

COMMENTAIRE DE TEXTE

Extraits du rapport de l’ambassade des Etats-Unis à Damas :

“Bachar et SON premier cercle” ; “l’intérêt que Bachar porte à SON image” ; “l’enquête en cours […] angoisse PERSONNELLEMENT Bachar” ; “Bachar avance prudemment dans SES relations […] avec l’Iran” ; “SA façon de réagir” ; “Bachar SE protège” ; “énorme IRRITATION chez Bachar”…

Ces extraits montrent un BIAIS COGNITIF. En réduisant le président syrien à sa stricte dimension individuelle, les serviteurs de l’Etat américain projettent leur propre culture sur une culture étrangère qu’ils ne connaissent pas et qu’ils n’ont, semble-t-il, pas les capacités intellectuelles de comprendre. La culture américano-occidentale, basée sur l’individualisme (avec de solides arguments il est vrai), tombe dans le piège de balayer “l’animal social” de Blaise Pascal. De ce fait, les agents états-uniens passent complètement à côté du fait que, peut-être, le président Bachar el-Assad ne se vit pas uniquement comme un individu strictement préoccupé par SA personne, comme dans une série télévision américaine, mais comme un individu membre d’un GROUPE humain, voire de plusieurs : alaouites, chiites, syriens, arabes, musulmans.

Ce rapport projette la culture de ses auteurs sur celle de l’objet de leur rapport. Il pourrait bien s’agir là d’une importante erreur géopolitique.

  1. Logic Le 27 décembre 2016 à 01h34
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    “Rationnellement, le régime devrait penser (…) ou, dans des cas extrême, en provoquant des ‘suicides’ “.

    Autrement dit le crime déguisé en suicide (et par extension tout crime dont on ne pourrait pas remonter à soi) ferait partie des solutions rationnelles à un problème !

    De vrais psychopathes ces américains.


    • Pierre T Le 27 décembre 2016 à 02h09
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      Bonsoir
      En 1934, le canard enchaîné écrivit :
      “Stavisky s’est suicidé d’une balle tirée à 3 mètres. Voilà ce que c’est que d’avoir le bras long.” Ses appuis dans les hautes sphères étaient en effet de notoriété publique.
      L’affaire en l’occurrence ne fut jamais élucidée. Mais les meurtres maquillés en accident ou en suicide ne sont pas une nouveauté, et les américains n’en ont pas l’exclusivité.
      Mais je vous rejoins pour dire que c’est là une façon bien cynique et immorale d’envisager le monde.


      • christian gedeon Le 27 décembre 2016 à 12h20
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        A propos de cynisme….dites donc,j’ai ,parcouru ce matin Libé,le Figaro,le Monde rubrique internationale….devinez quoi? Rien sur Alep!!! C’est fou çà non? Il y a trois jours,ils ne parlaient que de çà,et ce matin…pffff,plus d’Alep. Rien à propos des massacres de masse commis par les jihadistes avant leur départ,rien sur les célébrations qui ont fêté la libération d’Alep est,et la joie à Alep ouest…(eh oui,çà existe!),rien sur les non existants massacres commis par l’Armée syrienne en reprenant Alep….rien,chut,silence…les Vitkine et autres Quatremer sont silencieux….le repas politique de Noël leur est resté sur l’estomac,manifestement.


        • lvzor Le 27 décembre 2016 à 20h57
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          Pour ma part, sur Alep, j’ai vu ça :
          https://www.youtube.com/watch?v=tYs66WYTwWM

          et j’en ai conclu que les invité(e)s des TV qu’on y voit auraient très certainement tenu le même discours lorsque la division Leclerc est entrée dans Paris.


    • gracques Le 27 décembre 2016 à 07h38
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      Sauf qu il s’agit ici d’évoquer une solution qui pourrait être celle du gouvernement . Et à moins d’être un gros naïf qui penserait que les exécutions sont réservées aux pays ‘occidentaux’……
      Quant au biai cognitif invoqué par le message le plus haut ….il résulte peut être de l’objet même de la note …. a savoir les fragilités et leviers d’actions possibles sur le’régime de bachar El assad et rien d’autre…..je pense qu’une note du même auteur sur la’question d’une possible’partition de la’Syrie envisagerait la situation d’une autre façon.
      D’ailleurs , lisez les remarques faites sur les Kurdes et l’Iran, et le rôle de l’AS et egypte.
      Bon , mais ce genre de travail n’est une preuve de rien, une note sur une hypothèse de politique qui ne fait qu’explorer ou d’écrire….. pas un plan d’attaque ou le compte rendu d’actions passées.
      Je pense que tout gouvernement demande ce genre de note à ses services….. c’est juste que peut être cette divulgation peut froisser des âmes innocentes, encore que …… elles ne seraient pas sur ‘les crises’ ?


      • lvzor Le 27 décembre 2016 à 21h01
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        “Je pense que tout gouvernement demande ce genre de note à ses services…..”

        Pour être exact il eût fallu écrire : …”tout gouvernement qui se sent missionné pour et s’autorise à choisir le gouvernement de pays tiers”…


      • Viriato Le 28 décembre 2016 à 01h04
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        @gracques
        Je ne suis absolument pas d’accord avec vous et avec cette manière de relativiser les choses. Oui, tout gouvernement peut demander, éventuellement, une note à sa diplomatie sur d’éventuelles faiblesses d’un gouvernement dans son environnement politique, économique, culturel etc. Dans ce document, il s’agit d’autre chose : le rédacteur liste des faiblesses dans le but explicite de nuire à Bachar El-Assad. Pour être plus clair, je m’en excuse, le document répond à une question implicite “Comment nuire à Bachar ?” Il ne s’agit donc pas d’une note d’information.
        En outre, le rédacteur ne se contente pas de décrire une situation mais propose des actions d’ingérence et de manipulation dont la décision de mise en oeuvre ne peut appartenir qu’au politique.
        Nous sommes ici loin, très loin, d’une simple note “des services” comme vous voudriez le laisser croire.


        • Thanos Le 28 décembre 2016 à 13h54
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          Bonjour, oui et non. Toutes les ambassades (diplomatie- Affaires Étrangères), parallèlement à la Défense (intelligence stratégique et militaire) ont leurs tiroirs remplis d’analyses et de scenarii de toutes sortes visant à conforter, développer ou défendre des intérêts dudit pays. C est le rôle et la fonction de ses services. La dimension opérationnelle est un autre problème. Mais cette décision “n’appartient pas qu’au politique”. De nombreux “services” peuvent prendre des initiatives ou “désinformer” le décisionnel politique afin de préserver leurs propres intérêts alors antagoniste à la volonté politique. Mais c’est une autre histoire.
          Parrallèlement au document fourni ici, vous trouverez le même type d’analyse emanat des ambassades US à propos de la France sur Wikileaks. J’avais mis les liens sur Les Crises il y a qq mois mais ceux ci avaient été “modérés”. Je ne les remets donc pas mais il suffit de chercher sur le site de Wiki. La plupart des cables concernant la France date de la présidence Sarkozy et il est assez éclairant de les relire presque 10 ans plus tard ! Le soft power US fonctionne assez bien en France sous couvert de démocratie, de morale, de réduction des inégalités etc… en investissant les formes politiques de la gauche ou de l extrême gauche, et ça les “gauchistes” ne veulent l’admettre… Les crises des uns sont les opportunités des autres.


  2. Pierre Bacara Le 27 décembre 2016 à 01h39
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    QUI EST “SYRIA DAMASCUS” ?

    L’une des questions que soulève ce courrier est la signification exacte du “From:Syria Damascus” (première question qui vient à l’esprit lorsque l’on regarde un e-mail quel qu’il soit).

    N’importe quel observateur dira qu’à vue de nez, il s’agit de l’ambassade des Etats-Unis à Damas, mais ce n’est jusqu’ici qu’intuitif. Heureusement, lorsque, sur le site de Wikileaks, l’on clique sur ce “From:Syria Damascus”, on débouche sur la liste de tous les courriers répertoriés par Wikileaks et envoyés depuis ce “From:Syria Damascus”. En les parcourant, il paraît au départ difficile de déterminer qui est ce “Syria Damascus” ; mais au bout d’une dizaine de ces courriers, l’on comprend qu’il s’agit presque certainement de l’ambassade des Etats-Unis à Damas.


    • Feubeuh Le 27 décembre 2016 à 02h25
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      .. ou alors tu cliques sur Metadata et tu as l’auteur…


  3. Pierre T Le 27 décembre 2016 à 01h56
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    Un exemple de plus de l’importance cruciale et du rôle majeur que les lanceurs d’alerte jouent, grâce en particulier à l’internet qui permet une diffusion extrêmement rapide et de large envergure de leurs informations. On comprend d’autant mieux cette nouvelle tendance des gouvernements à vouloir museler les sites de “soi-disant” fake news. Certes ces sites existent. Mais d’autres font un travail remarquable. D’autre part, une ligne éditoriale qui n’est pas dans le consensus général a la capacité de nous forcer à la réflexion. Enfin, si les médias traditionnels peuvent se tromper (et cela leur arrive souvent), seront-ils censurés ? Alors pourquoi un média alternatif devrait-il l’être ? Développons notre esprit critique ! Permettez-moi de recommander le film “Snowden”, qui a le mérite de montrer comment la dérive sécuritaire s’installe, et qui est le seul film que j’ai vu à présenter le monde “internet” factuellement et sans phantasmagorie hollywoodienne.


    • STOP Le 27 décembre 2016 à 08h10
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      Nous sommes dans l’ère du mensonge et nous rentrons dans la guerre des mensonges, mensonges contre mensonges qui finissent toujours en vérité, car Il n’est vérité que du tout, même du mensonge.

      Libérer tous les Assange et tous les Snowden serait un geste hautement symbolique qui ouvrirait le débat et apaiserait les tensions. (Sans compter que s’en prendre aux messagers reste une très vieille histoire.)

      Ce n’est hélas pas le chemin actuel, puisque Obama vient de signer le “National Defense Authorization Act “ : http://www.portman.senate.gov/public/index.cfm/press-releases?ID=F973E46B-AA8C-4F3E-91B4-8EC0FC7F2F3E ,

      Ce qui signifie en claire, que nos gouvernements ont perdu le contrôle de la propagande, que les peuples n’ont qu’un seul droit celui de la fermer, qu’il est interdit d’espionner les espions, que c’est toujours la faute aux méchants voisins, que nous sommes en sécurité que dans une prison, et qu’il nous reste Voici Voilà et le Télé réalité chaud pour vous informer. On s’enfonce, on s’enfonce.

      Mais ils oublient que plus leurs mensonges grossissent, plus ils deviennent visibles laissant apparaître les intentions dans la conduite des affaires. Et là, ils font vraiment peur, dans l’avenir qu’ils nous dessinent.

      Sans compter que la maîtrise des technos, ce n’est pas leur fort…Et que justement, il n’y a pas de sécurité absolue en informatique et qu’il est impossible de prévoir la ligne de code qui n’est pas encore écrite.

      Par contre, les softs que la NSA utilise sont en vente libre depuis cet été… C’est vraiment trop bête, hein !

      Et nous voulons exporter notre démocratie comme l’exemple impossible à surpasser ? Vous êtes sûres ? Et nos entreprises ont beaucoup trop à perdre ? Vraiment ? C’est pour notre bien à tous ? ben oui ! Les fonctionnaires EU vont nous sauver avec L’État d’Urgence permanent , c’est évident.

      Alors nous ne voulons toujours pas libérer les Assange et les Snowden ? Bas-bas-bas, Peur de rien arrive nulle part…


      • Julien Le 27 décembre 2016 à 23h03
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        La solution: déménager les serveurs en Islande et passer à zeronet


    • Antoine B Le 30 décembre 2016 à 18h15
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      Permettez-moi de ne PAS VOUS RECOMMANDER le film hollywoodien fictif “Snowden” … On y retrouve plusieurs éléments de propagande qui, à mon avis, discrédite Edward Snowden.

      A la place, je vous recommande le documentaire de Laura Poitras “Citizenfour” dont le film “Snowden” s’est inspiré (pour ne pas dire “à complémentent copié”, en déformant légèrement pour discréditer insidieusement Snowden).


  4. Martin Le 27 décembre 2016 à 02h02
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    Tant que le “monde occidental” admettra (après conditionnement adéquat par l’invraisemblable machine de propagande américaine aux ramifications dépassant largement Hollywood et les media “mainstream”) qu’il est “légitime” que les EUA interviennent directement ou indirectement dans les affaires de n’importe quel état, aucune révélation ne choquera personne.

    Question : comment fait on comprendre à près d’un milliard de personnes (américains compris…) que leurs journaux, leurs films, les séries Tv, leurs tweets, leurs cours d’histoire pour les plus jeunes, bref que toutes leurs sources “d’information” n’ont d’autre but que de les rendre parfaitement malléables. Et que leurs colères, leurs indignations et leurs enthousiasmes sont une “construction” alors qu’ils pensent – en toute bonne foi- qu’elle vient du plus profond d’eux mêmes ? Seul celui qui a la réponse à cette question pourra nous sortir du cauchemar totalitaire en marche.


    • Viriato Le 28 décembre 2016 à 01h23
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      @Martin
      Un milliard de personnes, comme vous y allez ! Pour ma part, je suis optimiste, j’ai plutôt l’impression que le voile se déchire par endroits, les fissures sont à peine visibles mais elles sont là, entamant la résistance de toute la structure. Pour accélérer le mouvement, je crois à la théorie des cercles concentriques : faisons passer le message autour de nous. Un premier pas pourrait être de diffuser largement la lecture de “Propaganda” de Edward Bernays. Le cynisme et la clarté du langage de l’auteur en font un merveilleux outil d’auto-défense car le père de la propagande moderne y écrit lui-même ce que vous tenterez de décrire à vos interlocuteurs, souvent sans succès. Un grand merci à Olivier Berruyer de nous l’avoir conseillé dans un post de cet été.


  5. Pierre Bacara Le 27 décembre 2016 à 02h18
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    COMMENTAIRE DE TEXTE

    Extraits du rapport de l’ambassade des Etats-Unis à Damas :

    “Bachar et SON premier cercle” ; “l’intérêt que Bachar porte à SON image” ; “l’enquête en cours […] angoisse PERSONNELLEMENT Bachar” ; “Bachar avance prudemment dans SES relations […] avec l’Iran” ; “SA façon de réagir” ; “Bachar SE protège” ; “énorme IRRITATION chez Bachar”…

    Ces extraits montrent un BIAIS COGNITIF. En réduisant le président syrien à sa stricte dimension individuelle, les serviteurs de l’Etat américain projettent leur propre culture sur une culture étrangère qu’ils ne connaissent pas et qu’ils n’ont, semble-t-il, pas les capacités intellectuelles de comprendre. La culture américano-occidentale, basée sur l’individualisme (avec de solides arguments il est vrai), tombe dans le piège de balayer “l’animal social” de Blaise Pascal. De ce fait, les agents états-uniens passent complètement à côté du fait que, peut-être, le président Bachar el-Assad ne se vit pas uniquement comme un individu strictement préoccupé par SA personne, comme dans une série télévision américaine, mais comme un individu membre d’un GROUPE humain, voire de plusieurs : alaouites, chiites, syriens, arabes, musulmans.

    Ce rapport projette la culture de ses auteurs sur celle de l’objet de leur rapport. Il pourrait bien s’agir là d’une importante erreur géopolitique.


    • Pierre Bacara Le 27 décembre 2016 à 02h55
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      WASHINGTON, HIER ET AUJOURD’HUI.

      En juillet 1941, Franklin Delano ROOSEVELT, président d’un pays presque totalement en paix, envoie à Moscou un homme de confiance, John HOPKINS, vérifier si le discours dithyrambique de CHURCHILL du 22 juin à 20:00 sur la BBC au sujet de l’éclatement de l’invasion nazie en Union soviétique était une lubie du premier ministre britannique ou bien une remarquable prémonition.

      A Moscou, en quelques jours seulement, John Hopkins découvre une culture dont il ignore tout. Il saisit les regards, les intonations de voix. Cet homme brillant, à la santé fragile, qui ne survit que par miracle à son périple, rentre à Londres et dit à Churchill : “vous aviez raison, les Russes peuvent gagner”. Il rentre ensuite à Washington et répète à Roosevelt que Churchill avait raison ; et Roosevelt prend la décision d’engager les Etats-Unis d’Amérique aux côtés de l’Union soviétique contre l’Allemagne nazie.

      Le câble (e-mail, pardon) présenté par Wikileaks montre que cette capacité d’écouter, de comprendre, de calculer et d’agir, qui existait aux Etats-Unis du temps de nos grands-parents, n’existe plus.

      Ce paramètre est, peut-être, d’une importance cruciale.


      • lvzor Le 27 décembre 2016 à 21h12
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        “Churchill avait raison ; et Roosevelt prend la décision d’engager les Etats-Unis d’Amérique aux côtés de l’Union soviétique contre l’Allemagne nazie. …[…] cette capacité d’écouter, de comprendre, de calculer et d’agir, qui existait aux Etats-Unis du temps de nos grands-parents, n’existe plus. ”
        Est-ce à dire que si Churchill avait pensé que les Russes ne pouvaient que perdre, Roosevelt se serait engagé aux côtés des nazis?


    • caliban Le 27 décembre 2016 à 04h11
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      Je me suis fait la même réflexion à propos de l’attaque ab hominem contenue dans ce rapport. Surtout en lisant le prénom du chef de l’Etat, sans son patronyme. Dans la même veine que Saddam, c’est une première façon de “déshumaniser” la cible.

      Je les imagine facilement ces barbouzes apprentis psychologues mais authentiques psychopathes avec leurs powerpoints cradingues (faits mains, parce que la secrétaire ne peut pas être mise dans la confidence).

      Merci au traducteur.


      • Pierre Bacara Le 27 décembre 2016 à 15h41
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        “[…]leurs powerpoints cradingues[…]”

        Je n’aime pas manquer de précision mais la cinglante croustillance de l’anecdote suivante mérite bien une entorse exceptionnelle à la rigueur.

        Lorsque Petraeus – ou McCrystal, je ne me souviens plus hélas – a pris le commandement en Irak, il a rédigé un document expliquant en substance : “En arrivant en Irak, j’ai constaté que l’armée américaine y avait développé un impressionnant savoir-faire en matière de documents powerpoint. Tout cela est bel et bon mais, dans cette armée américaine en Irak, j’aimerais trouver, non des hordes d’experts de powerpoint, mais des gens qui savent rédiger un texte en anglais et, surtout, au moins cinquante personnes qui parlent arabe”.


    • Ovuef2r Le 27 décembre 2016 à 06h35
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      Le président s’est révélé dans la guerre faite à son pays. Quand il est arrivé au pouvoir il venait de Londres où il était ophtalmologue pour enfants et complètement immergé dans la culture européenne occidentale. Il était effectivement faible, préoccupé de son image et débordé par ceux qui étaient en place et faisaient tourner la machine avant lui..
      Sinon remplacer systématiquement régime par gouvernement donne une autre tonalité à ce document. De quel droit un pays s’attaque au gouvernement d’un autre pays qui ne lui a rien fait ?


      • LS Le 27 décembre 2016 à 12h48
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        Vous avez raison sur la situation d’aujourd’hui, le parti BAAS et ce “cercle proche” me semblent finis.
        Je pense qu’Assad est incontournable pour l’après guerre civile, au moins dans un premier temps.
        Cette indépendance d’Assad, vis-a-vis du BAAS, m’apparaît cependant plus problématique en 2012 ou à la date du texte.
        De plus, je m’interroge sur l’indépendance réelle de Bashar vis-a-vis de la Russie et de l’Iran, aujourd’hui et surtout demain.


  6. PatrickLuder Le 27 décembre 2016 à 05h05
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    Excellent billet qui répond à “comment” Bachar doit partir … mais ce qu’il faudrait essayer de comprendre avant tout, c’est le “pourquoi” Bachar doit partir. Quelle sont les si grandes menaces de l’Etat Syrien pour que sa tête soit ainsi mise à prix ?


    • caliban Le 27 décembre 2016 à 06h14
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      Pourquoi il doit partir ? Euh … parce qu’il ne mérite pas d’être sur Terre pardi ! J’ai bon ? Je peux retourner ronfler au Conseil Constit’ ?


    • Chris Le 27 décembre 2016 à 12h02
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      Pourquoi ?
      Selon un article de l’avocat Robert Kennedy Junior, neveu de JFK, publié dans le magazine américain Politico : « La décision américaine d’organiser une campagne contre Bachar el-Assad n’a pas commencé avec les manifestations « pacifiques » en 2011, mais déjà en 2000, lorsque le Qatar a offert de construire un pipeline pour dix milliards de dollars qui traverserait l’Arabie saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie. »
      Je pense que la réponse est claire…


      • anne jordan Le 30 décembre 2016 à 00h07
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        Ha , Ha !
        je ricane , car aujourd’hui , le même Quatar est sur le projet AVEC la Russie et l’Iran !!!
        ceci dit , z’avez vu les gants que se donne Washington à propos de la colonisation en Israel ?
        et , dans le même temps expulse 35 Russes , comme eu temps du KGB…
        ça pue grave ,, sans parler du Tupolev…


    • CLEMENT Le 27 décembre 2016 à 17h31
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      Oui, pour les Occidentaux, comment faire partir Bachar ? Mais pourquoi !?
      Sans doute une question géopolitique…..
      Tous ces morts, ce chaos mondial pour les intérêts des Occidentaux qui n’avaient pas prévu la Russie et ses alliés dans cette histoire !


  7. Christophe Foulon Le 27 décembre 2016 à 07h21
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    Sur Alep, Assad, les Saoud, Poutine, Obama, Castro et j’en passe les commentaires ne sont que modérés… sur Israël ils sont interdits… Je ne peux vous en vouloir mais Je suis effrayé de cette autocensure, ça en dit long sur les réseaux d’influences.

    Merci à M. Berruyer de rappeler les faits, rien que les faits.


    • LS Le 27 décembre 2016 à 13h20
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      L’interprétation d’un fait s’appelle une opinion. Vous pouvez demander à Olivier ou aux commentateurs de mieux argumenter leurs opinions mais demander à ne présenter que les faits, est comme ne regarder que le doigt du sage qui montre, c’est rester avec la vision d’un idiot ou comme le dit F. Lordon sur les médias, ne présenter que des effets sans causes.
      Le post de LBSSO ci-dessus n’a pas été censuré, il argumente.
      Quant à l’influence d’Israel sur nos politiques ou ceux des USA, franchement je m’inquiète plus de celle des pays du Golf.


    • Pierre Tavernier Le 27 décembre 2016 à 20h22
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      @ Christophe Foulon .
      Je m’avance peut-être, mais il est fort possible que sur un sujet aussi sensible qu’Israël, Olivier Berruyer ait eu pitié de ses modérateurs qui auraient fort certainement été débordés. Vous voyez où je veux en venir ?… 🙂


  8. Christophe Foulon Le 27 décembre 2016 à 07h34
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    Quand on voit le “bordel” planétaire qu’ils nous ont vendu avec les panama papers, c’est encore la montagne qui accouche d’une souris

    Pendant ce temps, Wikileaks, cette masse d’information considérable sur tout sujet qui n’est traité qu’au compte goutte par les médias, les lanceurs d’alertes vont pouvoir attendre encore longtemps les lois de protection.


  9. Lysbeth Levy Le 27 décembre 2016 à 08h27
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    Merci pour cet article, ça c’est de l’information, oui le changement de régime était bien un projet et voulu par Washington depuis assez longtemps. Oui après le 11 septembre 2001 tous ces pays du moyen orient étaient voués à la vente à la découpe pour une refondation de petits états balkanisés conforme au plan du “grand moyen orient” élargi à l’Afrique du Nord. Voilà ce que la Syrie a subi comme pressions, de la part des pays riches d’occident qui y voit une grosse “station d’essence”, ou de gaz, mais pas une nation qui s’est formée encore une fois avant a la fin de la 1 ère guerre mondiale. Redécouper un pays en y créant un conflit qui a détruit une quasi 1 ère civilisation est bien un crime contre l’humanité, les syriens eux n’ont pas demander à vivre un tel cauchemard


  10. LBSSO Le 27 décembre 2016 à 09h22
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    Une analyse de parue dans Truthout source citée dans ce billet (lien mentionné plus haut du commentaire en anglais) :

    “L’Iran gagne et Israël perd.
    C’est la conclusion stupéfiante à laquelle nous arrivons si nous considérons comment les choses ont changé du Moyen-Orient en deux ans comme le montre la majeure partie des câbles du Département d’État écrits sur les problèmes régionaux de l’Iran . Le Premier Ministre Sunnite du Liban, autrefois très critique, a tranquillement fait son “pèlerinage” vers la capitale iranienne la semaine dernière. Les espoirs israéliens de séparer la Syrie de l’Iran ont été brisés. La Turquie, avant allié d’Israël, cherche maintenant de meilleures relations avec l’Iran et avec les Chiites du Liban.”
    Juan Cole, 2010 !!


  11. Raoul Le 27 décembre 2016 à 09h32
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    On a beau être au courant des pratiques des États-Unis, cela fait tout de même un choc de les voir dévoilées en plein jour. Et, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg puisque, derrière, à Washington, c’est la planification des opérations de déstabilisation qui est réalisée.

    L’auteur de ce courriel, examine donc en long, en large et en travers les faiblesses qu’il serait possible d’exploiter. Avis donc aux chefs d’état : l’oncle Sam veille, prêt à exploiter vos moindres faiblesses. Pas étonnant que Poutine, un chef d’état fort qui déjoue leurs manœuvres les exaspère.

    Et je ne peux m’empêcher de penser, qu’à l’époque où de Gaulle, autre personnage fort dérangeant, avait en main la direction de la France, des dépêches de ce type devaient être envoyées par l’ambassade des États-Unis à Washington, analysant les moyens d’affaiblir le « régime ».

    Mais ils ont fait une erreur avec la Syrie. Ils ont analysé les faiblesses et ont oublié d’identifier les forces. Et il y en avait sinon le pays serait tombé très vite.


  12. michto Le 27 décembre 2016 à 10h55
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    Obama, prix Nobel de la paix, vient de lever l’embargo sur les armes à destination de la Syrie. La Russie évoque un acte hostile et prévoit déjà l’usage de missiles antiaériens…
    Sacré Obama, la quintessence de la schizophrénie américaine et avec le sourire.


  13. bluetonga Le 27 décembre 2016 à 10h57
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    Fascinant, un des articles les plus intéressants proposé sur le site ces derniers temps. Un “smoking gun” qui entérine clairement ce que d’autres avaient affirmé publiquement (par exemple, Laurent Dumas ou Wesley Clarck sur la volonté préméditée de s’attaquer à la Syrie).

    Fascinant parce que témoignant clairement de la culture de manipulation inhérente aux guerres de quatrième génération (à laquelle le conflit syrien correspond point pour point), et in fine, de la complète collusion/complicité des médias auxquels, au fond, ces directives s’adressent (il s’agit largement de manipulation d’opinion publique, syrienne ou autre).

    Fascinant parce que c’est fuité depuis un an et que cela aurait du faire l’effet d’une bombe. Et on comprend parfaitement pourquoi ça n’a pas été le cas.


  14. christian gedeon Le 27 décembre 2016 à 11h09
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    Ce rapport a ceci d’extraordinaire qu’il fait une analyse des faiblesses la situation syrienne tout à fait exacte pour l’essentiel… Rien de faux là dedans,surtout en ce qui concerne l’obsession libanaise de la Syrie(rappelons le largement favorisée par les…USA ,au moment de la première guerre du Golfe!),et l’intense corruption des premiers cercles du pouvoir syrien. Le tableau est juste,et a été fait par des gens qui connaissent la Syrie. C’est au niveau des actions entreprendre que çà devient complètement délirant,et surtout que çà traduit la volonté claire de détruire le pays.Si dans “les actions possibles ” on avait trouvé ,en gros,”comment aider le pays à évoluer favorablement “,on aurait pu croire à la bonne volonté américaine. Mais clairement,une fois les multiples faiblesses syriennes analysées(tout à fait brillamment),les actions préconisées sont des actions de déstabilisation…et de guerre.


  15. openmind Le 27 décembre 2016 à 11h53
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    ENORME MERCI AUX TRADUCTEURS

    Pour ;aintenir ces troupes de choc de la reinformatiom:

    JE SUIS POUR UNE RECONNAISANCE DE LEUR TRAVAIL PAR DES BIENS MATERIELS TELS QUE DES LIVRES OU AUTRES…un cotisant de diacrisis et des econoclastes …


    • Suzanne Le 27 décembre 2016 à 12h29
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      L’idée d’une bibliothèque appartenant à Diacrisis serait très séduisante ! Si ça se met en place, je donne tout de suite des livres.


  16. Naz Le 27 décembre 2016 à 12h26
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    Soit ” Bachar” ( avec un tel mépris, on ne peut que s’indigner) a beaucoup changé, soit les observateurs occidentaux étaient dépourvus de la moindre once de psychologie, pour mettre ainsi en avant ” son émotion” comme seul moteur d’actions!
    Ils ont donc pensé que ” Bachar” était facile à descendre, -paradoxalement , au niveau du vocabulaire-, un marche pied pour éliminer l’Iran, convaincus qu’ils étaient que l’Iran ” voulait rayer Israël de la carte”!!
    En tout cas, cette archive prouve leur volonté de mauvais desseins, leur incompétence, leur mauvaise foi et leur aveuglement; au bout du compte ils perdront, mais… combien de morts et de destructions?


  17. Suzanne Le 27 décembre 2016 à 12h27
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    Je suis frappée par cette phrase : “Bashar continue à mettre en œuvre un courant stable d’initiatives en matière de réformes économiques et il est tout a fait possible qu’il croie que cette question est de son devoir pour la Syrie. Bien que limités et inefficaces, ces étapes ont incité en retour des expatriés syriens a investir et a créé au moins l’illusion d’une ouverture croissante. ”
    Je ne sais pas si tout cela est vrai, à quel point etc. mais c’est crève-coeur de penser que, peut-être, ces réformes étaient réellement mises en oeuvre, réellement efficaces, et que tout le boulot des US a consisté à les flinguer. Ce serait alors un crime contre le peuple syrien.


    • JC Le 27 décembre 2016 à 12h58
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      Non mais vous plaisantez… Vous ne comprenez pas que dans la tête de ces gens, le “peuple” n’est qu’un paramètre à prendre en compte, et qu’ils ne voient que le pouvoir et le contrôle ? S’ils pouvaient éliminer toute la population en appuyant sur un bouton, en étant certain de l’absence de retour de flammes, et que ça faisait avancer leurs objectifs, ils le feraient ! Il s’agit vraiment d’un monde virtuel parallèle, où on ne raisonne pas avec les mêmes notions ! Je pense qu’ils jouent devant des cartes colorées, et la Syrie n’étant pas dans la bonne couleur pour favoriser leurs objectifs, ils y travaillent dur.

      La vraie question étant : quels sont ces objectifs, qui sont ces gens qui les partagent et les mènent, et comment les mettre hors d’état de nuire. Parce que le problème c’est qu’ils obligent tout le monde à jouer leur jeu, ne serait-ce que pour pouvoir lutter, donc l’amoralité règne à partir d’un certain niveau de pouvoir.


      • Suzanne Le 27 décembre 2016 à 17h07
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        Je me suis peut-être mal exprimée : je ne suis pas naïve, je sais bien tout ce que vous dites. Ce que je voulais dire c’est que peu importe ce que les gens disent, d’un côté ou de l’autre, sans source fiable. Ici, dans ce texte, un responsable américain déclare sérieusement qu’il croit que le président syrien est un train de faire des réformes économiques, donc qu’il agit dans l’intérêt de son pays. Et qu’il faut surtout l’en empêcher. Ce câble a un goût de preuve. Utile donc pour tous ceux qui cherchent désespérément à se faire leur propre idée dans cette grande pagaille.


        • Prométhée Enchaîné Le 28 décembre 2016 à 01h16
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          Et puisque vous aimez les preuves, voici les propos rapportés de Rami Makhlouf (cousin d’Assad, frère du chef des services secrets d’alors, et proprio de Syriatel entre autres, compagnie de téléphonie syrienne, sans évoquer son apparition dans l’affaire des Panama Papers) en mai 2011 :
          http://www.nytimes.com/2011/05/11/world/middleeast/11makhlouf.html

          Propos aussitôt relativisés par l’ambassadeur syrien :
          http://www.nytimes.com/2011/05/12/opinion/l12syria.html

          Gardez bien cela dans vos archives !


          • bluetonga Le 28 décembre 2016 à 10h43
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            Quel dommage que le NYT ne s’applique jamais à réaliser un travail aussi excellemment critique et investigateur au sujet des turpitudes de Washington et de son establishment, et à faire usage, par exemple, du leak publié plus haut. Comment ne pas établir un parallèle entre la pugnacité des cercles de pouvoir syriens, défendant leur prérogatives, et la pugnacité des cercles néocons américains, jouant la montre et tentant par tous les moyens de pourrir la situation aux successeurs désignés de la nouvelle administration?

            Quel excellent timing, également, du NYT. 2011, tout était à faire, et leurs “preuves” à charge servaient si merveilleusement l’agenda délétère de la politique étrangère américaine… 300000 morts et un pays dévasté plus tard, ils ne s’étaient pas trompé : la noix a été plus dure à casser que prévu.


            • Prométhée Enchaîné Le 28 décembre 2016 à 14h08
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              Vive la modération. Un lien vers une revue géopolitique qui a eu accès à des mémos confidentiels américains et un lien vers un article d’une universitaire traitant de la question du terrorisme en Syrie… j’ai vu liens plus suspects par ici…

              Je ne sais pas pour le NYTimes, mais le Washington Post en a parlé. J’ai tellement entendu l’argument du “on en a pas entendu parler” alors que les articles existaient que je suis perplexe…

              Ensuite, si l’agenda des Etats-Unis était de faire tomber Assad, que n’ont-ils profité de l’occasion lors de l’attaque chimique de la Ghouta ?


          • Lysbeth Levy Le 28 décembre 2016 à 10h45
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            Même le WP dit que la CIA finance les djihadistes soit disant “modéré”s mais quand on a 400 000 morts sur la conscience a cause du passage en force du pipeline que Washington veux imposer à la SYRIE. Tout se justifie et vos “Panama Papers” ne révèlent rien sur les Usa le plus grand fraudeur de la Planète rien que sur du “petit gibier” financés par SOROS CIES ..C’est plus des “Panama Pampers” !
            .https://www.washingtonpost.com/world/national-security/lawmakers-move-to-curb-1-billion-cia-program-to-train-syrian-rebels/2015/06/12/b0f45a et que je sache des membres de la famille Assad l’ont trahis pour un “futur pouvoir” (et la menace sur “leurs avoirs) dans la Syrie balkanisée comme prévu par les multinationales pétrolières et les Usa UE empires coloniaux…Mehdi Hassan avoue le rôle centrale des euro-américains de la CIA en Syrie : http://www.aljazeera.com/programmes/headtohead/2016/01/transcript-michael-flynn-160104174144334.html Arrêtez de nous balader avec vos affirmations péremptoires et surranées.


      • Michel Ickx Le 27 décembre 2016 à 17h17
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        Bonjour JC,

        « qui sont ces gens et comment les mettre hors d’état de nuire ? »

        Réponse : lire et faire lire « la Ponérologie politique » de Lobaczewski et tout ce qui s’écrit sur les psychopathes et les narcissiques pervers.

        La connaissance de ces agents pathogènes qui peuvent contaminer tout une société est indispensable pour que les gens normaux, qui raisonnent selon leur intelligence émotionnelle, comprennent comment raisonnent ces psychopathes et apprennent à les détecter et à demander leur mise dans des centres médicaux et leur éloignement de toute fonction publique.

        Lorsque un nombre suffisant de la population aura acquis cette connaissance la société entière réagira en votant pour des gens normaux.


        • Le Bigourdan Le 27 décembre 2016 à 19h37
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          En 2012 les Français ont voté et élu un président “”NORMAL””.
          On connaît la suite pour la politique étrangère de la France en Syrie et vis à vis de la Russie.
          Le double faciès et le double jeu de nos dirigeants sont difficiles à détecter.
          C’est la force de ces politiciens qui arrivent aux plus hautes sphères du pouvoir.
          Ceci ne peut être constaté qu’une fois qu’ils sont au pouvoir et au travers de leurs décisions et actions.


        • raloul Le 27 décembre 2016 à 20h28
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          Bonsoir !

          Mais, chers amis français, n’avez-vous pas justement élu un président “normal”?

          Bon ok je sors, désolé c’était trop tentant…allez plus que quelques mois à tenir, courage !


    • Julie Le 27 décembre 2016 à 23h10
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      Non seulement c’est vrai mais c’est appliqué systématiquement. Regardez vers l’Afrique.
      Pour ce qui est des Wikileaks, rappelons dans les premières déclarations d’Assange, celles qui l’ont mené à être aujourd’hui enfermé à l’ambassade d’Equateur à Londres depuis 2012, son questionnement sur le fait que des ambassadeurs de tous les pays de l planète vont se confesser régulièrement dans les antennes diplomatiques/renseignements US. Parmi les noms de ces personnes, beaucoup sont encore en place. Si on faisait la liste des chefs d’états dont le conjoint ou les enfants ont des “greencards” on aurait des surprises.


  18. benshouf Le 27 décembre 2016 à 12h36
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    Des éléments extrémistes utilisent de plus en plus la Syrie comme une base, tandis que le SARG a fait quelques actions contre des groupes affichant des liens avec Al-Qaïda.

    voici ce que nous propose Antenne 2 dans un documentaire sur Poutine

    Poutine Le Nouvel Empire L’integrale Documentaire France 2
    https://www.youtube.com/watch?v=jjCAgXJoD8k à 1h09min22s

    “Poutine permet la montée en puissance des islamistes qu’Assad avait fait venir en Syrie pour combattre son opposition politique”

    Qui doit on croire, l’ambassade ou A2?


  19. JC Le 27 décembre 2016 à 13h03
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    Ne pas croire que la France, pays pivot très influent, deuxième territoire mondial, puissance coloniale, etc., ne fait pas l’objet de tels plans crasseux et de telles manipulations avec des éléments de langage matraqués.

    Ne pas croire également que la France, en tant qu’empire colonial, n’utilise pas les mêmes méthodes… Et en ce moment il s’agit d’élites trahissant le peuple, autrement dit on se fait manipuler contre nous-même pour servir les objectifs étrangers.


    • lvzor Le 27 décembre 2016 à 21h21
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      “Ne pas croire que la France, pays pivot très influent, deuxième territoire mondial, puissance coloniale, etc., ne fait pas l’objet de tels plans crasseux et de telles manipulations avec des éléments de langage matraqués.”

      Sur ce chapitre, le job est déjà fait, au moins depuis 2007, mais on pourrait soutenir depuis 1969. (En excluant, peut-être, la parenthèse Chirac)


      • anne jordan Le 30 décembre 2016 à 00h11
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        Chirac , le copain de Hariri ???

        vous plaisantez je pense !


  20. Koui Le 27 décembre 2016 à 17h14
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    Le plus terrible avec ce courrier est qu’il envisage seulement les moyens de nuire à ce régime, tout les moyens de nuire. Il est évident que dans ces conditions, quiqoncque a un lien avec les USA, va être considéré comme un danger mortel par ce régime. On sait maintenant que les témoins impliquant la Syrie dans l’attentat contre Hariri avait été payés. L’accusation a depuis était réorientée vers le Hezbollah sans que les corrupteurs n’ait été punis. Exacerber la paranoïa du régime syrien, en lançant de fausses accusations est une méthode acceptable pour les USA. Dans ces conditions, il n’y a aucune négociation possible avec de tels escrocs, aucune médiation impartiale, aucun arbitrage honnête, uniquement la violence extrême contre tout ceux qui s’associent aux USA. Car on ne peut pas négocier avec des extrémistes adeptes du double langage.


  21. Ignotus Le 27 décembre 2016 à 17h51
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    Sur la forme.

    Olivier, vous écrivez en titre :
    “Wikileaks révèle comment les USA ont agressivement appuyé un Regime change en Syrie depuis 15 ans”
    Est-ce que “changement de régime” pour “Regime change” est la bonne traduction ?
    Pouvez-vous m’indiquer vos motivations d’utiliser des mots ou expressions anglaises dans vos textes en français ?
    Merci


  22. Lysbeth Levy Le 27 décembre 2016 à 21h26
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    Voilà la France continue a désinformer sans se soucier que nous pourrions avoir d’autres informations autres que les leurs : http://www.mondialisation.ca/syrie-la-france-persiste-dans-le-mensonge/5564633 “Pendant que les Syriens fêtent la victoire d’Alep, le pouvoir français évoque une crise humanitaire. Pendant que la population d’Alep se réjouit d’être débarrassée de ses bourreaux. La France pleure leur sort.” la photo d’Hollande avec le nez de Pinocchio est très bien !


    • anne jordan Le 30 décembre 2016 à 00h14
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      ouais , et ce soir sur Itélé :
      “la prise d’Alep” … !
      sans blague , la” prise” de Strasbourg par la division Leclerc ???
      je n’arrive toujours pas à comprendre si ces journaleux croient à ce qu’ils crachent …


  23. Catherine Le 27 décembre 2016 à 22h38
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    J’observe qu’il n’est nulle part question dans ce câble d’une quelconque préoccupation pour des failles du fonctionnement démocratique du pays, encore moins pour le sort de prisonniers politiques ou pour des actes de tortures ou pour la répression d’une opposition qui est par ailleurs qualifiée de faible.

    La prétendue défense de la démocratie, le prétendu appui dans la lutte contre un tyran, contre un monstre n’apparaîssent absolument pas comme motifs et ne sont même pas évoqués.

    En réalité de tout cela ils n’en ont rien à faire.

    Pour ceux qui croyaient encore à la fable….


  24. step Le 28 décembre 2016 à 10h53
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    Dieu qu’il manque tout intérêt pour la population syrienne dans ce câble. Je ne m’attendais à rien de beau, mais cela arrive à faire plus moche encore que ce à quoi je m’attendais.
    Non seulement la population n’est pas un sujet (ce qui ne me surprend guère), mais elle n’est même pas un objet dont on pourrait appâter l’intérêt pour un régime change. Bilan des séparatistes armés utilisables, bilan des méthodes de déstabilisation par l’extérieur, point. Avec ça, on comprend mieux pourquoi poutine est à 60% d’opinions favorables dans son pays…

    A quand celui qui parle de la France et des moyens pour s’assurer de la continuité de sa docilité.
    Merci aux commentateurs, qui ont évoqués les pistes pour justifier de cette mise à l’index du régime syrien actuel.


  25. anne jordan Le 30 décembre 2016 à 00h28
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    et ce soir encore à propos de ceci :
    https://fr.sputniknews.com/international/201612291029405851-aviation-russie-daech-syrie-turquie/

    qui annonce la frappe de l’aviation russe sur Daesh à l’est d’Alep , ça donne en France aux infos , ceci :
    “Le Régime syrien appuyé par l’aviation russe a frappé Al Bab , à l’est d’Alep ” sans mentionner que cette localité était aux mains de l’EI .
    Ils n’arrêteront donc jamais ?
    On va éteindre la Tour Eiffel pour Daesh puisque les ” rebelles modérés ” se sont joints au cessez le feu , les pleutres , indignes de notre confiance ?


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