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28.décembre.202028.12.2020 // Les Crises

Interdit d’interdire – 2020, la pire année ?

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Source : Russia Today France, Interdit d’interdire

Frédéric Taddeï reçoit Pierre-Henri Tavoillot, philosophe, Pierre Vermeren, historien, Thibault Isabel, historien, et Claudia Senik, professeur à Sorbonne-Université et à l’Ecole d’économie de Paris.

Source : Russia Today France, Interdit d’interdire, 16-12-2020

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Commentaire recommandé

kiripilipo // 28.12.2020 à 09h22

C’est quand même assez choquant d’avoir un panel qui ne voit pas la différence entre une décroissance subie et une décroissance choisie. Après 50 ans de demande de décroissance organisée, on trouve qu’une décroissance chaotique est moins bien que la croissance (sans toutefois rappeler où nous mène la croissance en terme écologique).
Je trouve que Taddei cache de moins en moins bien son idéologie libérale.

Et à la fin, entendre que la liberté, on l’aura quand on se sera discipliné, c’est confondre liberté et ordre, ou ne voir la liberté que dans un ordre particulier. Quand on sacrifie la liberté pour la sécurité, on ne mérite ni l’un ni l’autre, paraît-il.
Olivier Rey (philosophe) le disait bien dans un débat avec Natacha Polony : La liberté, ça ne se reçoit pas, ça ne se donne pas, ca se prend.

25 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 28.12.2020 à 06h50

    « 2020, la pire année ? »

    Non, le travail de destruction n’est pas terminé, il faut attendre 2021.

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    • Yann // 28.12.2020 à 07h40

      A priori y’a rien qui empêche un gros tremblement de terre dans les 4 jours a venir.
      Donc j’aurais également attendu le 1er janvier, histoire de pas faire bosser les philosophes plus que nécessaire.

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    • Patrick // 30.12.2020 à 11h21

      Pour l’instant , tout est en lévitation grâce à l’arrosage de pognon gratuit imprimé à fond la caisse.
      Attendons la suite pour faire un vrai bilan , et on va bien voir que le pire est à venir.

      Tous ces intervenants sont bien gentils , mais ils oublient que rien n’est prévu pour vivre en « décroissance » du jour au lendemain.

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  • gracques // 28.12.2020 à 07h48

    Bof en 1914 , ils pouvaient eux aussi penser quec’était la,pire année ….. ils ne connaissaient pas la,suite du XX siècle ….
    De quoi relativiser nos petits malheurs,

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  • Nina // 28.12.2020 à 09h06

    C est une année chargée on peut dire 😅
    La pire année, faut pas exagéré !! mais ce qui est le pire est l avenir que nous réserve nos élites dirigeantes à gouverner au service du profit..
    C est ce qui fait peur

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  • kiripilipo // 28.12.2020 à 09h22

    C’est quand même assez choquant d’avoir un panel qui ne voit pas la différence entre une décroissance subie et une décroissance choisie. Après 50 ans de demande de décroissance organisée, on trouve qu’une décroissance chaotique est moins bien que la croissance (sans toutefois rappeler où nous mène la croissance en terme écologique).
    Je trouve que Taddei cache de moins en moins bien son idéologie libérale.

    Et à la fin, entendre que la liberté, on l’aura quand on se sera discipliné, c’est confondre liberté et ordre, ou ne voir la liberté que dans un ordre particulier. Quand on sacrifie la liberté pour la sécurité, on ne mérite ni l’un ni l’autre, paraît-il.
    Olivier Rey (philosophe) le disait bien dans un débat avec Natacha Polony : La liberté, ça ne se reçoit pas, ça ne se donne pas, ca se prend.

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    • X // 28.12.2020 à 11h00

      Mais d’autres peuvent tout aussi bien vous re-prendre votre liberté, dans ce cas… ça devient leur liberté…

      Le gros problème des partisans de la décroissance heureuses, c’est qu’ils pensent qu’ils savent ce qui est utile et indispensable aux autres et qu’ils pensent de leur devoir de le leur imposer pour leur bien.

      Il n’y a pas de décroissance heureuse. Elle sera forcément brutalisante, inégalitaire (entre ceux qui auront anticipé, ceux qui n’auront rien anticipé mais auront de la chance, et les autres) et sèmera la mort autour d’elle. Vous pouvez penser que ceux qui seront anéantis l’auront bien mérité, mais ça ne changera rien au résultat.

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      • Ives // 28.12.2020 à 13h29

        « Le gros problème des partisans de la décroissance heureuses, c’est qu’ils pensent qu’ils savent ce qui est utile et indispensable aux autres et qu’ils pensent de leur devoir de le leur imposer pour leur bien. » Ce n’est pas vraiment ce qu’ils disent. Ils disent que l’on va dans le mur et que le seul moyen d’y aller d’une manière non chaotique (ce que nous avons vécu cette année en est un bon exemple), c’est de la choisir. Choisir dans le sens, juste un exemple, j’évite de consommer aujourd’hui comme un débile ce que demain on ne pourra plus produire.

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        • X // 28.12.2020 à 15h26

          Non, vous évitez de consommer « comme un debile » ce dont vous n’avez pas très envie et dont vous pensez pouvoir vous passer sans trop de dommage pour vous… c’est tout le débat que nous avons eu en France sur les « produits indispensables » et ceux qui ne le seraient pas, comme les biens culturels…
          Qui, quelle autorité suprême a le droit de décider des biens dont je dois me passer? A croire d’ailleurs que le gouvernement est animé, contrairement aux apparences, par un idéal décroissantiste (Et après ça on traite de complotistes ceux qui voient dans cette crise un laboratoire…)

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          • Ives // 28.12.2020 à 17h52

            Si les décroissants ont raison, Mère Nature va décider pour nous « des biens dont je dois me passer ». Et si c’est le cas, elle n’aura aucun besoin de service marketing pour nous vendre ses envies et on saura bien assez vite ce qui est indispensable.

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            • X // 28.12.2020 à 18h52

              En lisant votre message je me souviens des vers: « Mignonne allons voir si la rose (…) oh ! vraiment marâtre nature, puisque qu’une telle fleur ne dure que du matin jusqu’au soir ».
              Mère ou marâtre ?

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            • JEAN DUCHENE // 29.12.2020 à 07h00

              le problème de la décroissance dans une société divisée en classes c’est qu’elle se fera inévitablement au détriment des plus pauvres. Plutôt que de décroissance ne vaut-il pas mieux parler de croissance réfléchie et contrôlée par la population : que doit-on produire, pour quels besoins, en quelle quantité ? La décroissance (pour les plus pauvres) est un programme qui peut parfaitement satisfaire les intérêts de la bourgeoisie.

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          • pseudo // 29.12.2020 à 05h10

            j’était d’accord à votre précédent message, avec des bémols tout à faits accessoire, mas ça non: « Qui, quelle autorité suprême a le droit de décider des biens dont je dois me passer? »…. faut vraiment ne pas avoir de difficultés financières pour ne pas pouvoir faire la différence entre ce qui est nécessaire, de première nécessité, de ce qui ne l’est pas. Que de choisir finisse toujours pas faire des mécontents est une autre histoire…. Ou alors on triple le RSA, puisque si toute chose égales par ailleurs, il n’y a pas de raisons de le limiter tel qu’il l’est aujourd’hui, contraignant ses receveurs à ne pouvoir acheter que le strict minimum dans un semblant de choix tout à faits relatif. Si rien n’est un bien de première nécessite, alors, chacun à le droit à sa maison à 33M de dollars……….

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            • X // 29.12.2020 à 12h41

              Ce n’est pas parce que vous n’avez pas les moyens de vous acheter telle ou telle chose(ou service) que vous n’en avez pas l’ardent désir.
              Ce que je reproche au concept de décroissance tel qu’il est actuellement compris, c’est précisément ça : sa dimension profondément puritaine. Se priver, c’est bien… et il faut commencer dès à présent pour se purifier et être prêt spirituellement quand l’effondrement (l’apocalypse…?) adviendra…

              Vous confondez à mon avis 2 choses: limiter la taille du gâteau et changer la manière de le répartir.
              Or les « décroissants », bien souvent sont obsédés par la taille du gâteau mais beaucoup moins par la manière de le répartir (qui peut bien rester telle qu’elle est, finalement…)

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          • kiripilipo // 29.12.2020 à 13h57

            Oui mais là vous vous faites le porte parole des libéraux.
            En gros vous dites « les gens qui consomment mal sont des débiles », alors que l’économie dans son ensemble tient sur le fait qu’on pousse les gens à « consommer comme des débiles ».
            C’est l’hypocrisie libérale. On crée un cadre dans lequel la « débilité » est le moteur, puis on culpabilise les « débiles » de faire de mauvais choix.

            Si on est intègre, on choisit le cadre ou la liberté, mais on ne fait pas un cadre incitatif à la débilité et une critique culpabilisante pour ceux qui se laissent inciter (pour toutes sortes de raisons qui sont aussi mises en place pour que la critique n’existe nulle part dans le systeme, comme faire travailler les gens, leur imposer des distractions affligeante, qui sont une partie du cadre dont le moteur est « la débilité »).

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      • Subotai // 28.12.2020 à 19h40

        Un mauvais plan vaut toujours mieux que pas de plan du tout.
        En obstétrique on appelle ça une épisiotomie. 🙂

        «  »Mais d’autres peuvent tout aussi bien vous re-prendre votre liberté… » »
        Ben comme ce ne sont pas des Kryptoniens et que j’en ai autant à leur service, on sera deux….

        « I rather be a free man in my grave
        than living as a puppet or a slave »
        The Harder they come – Jimmy Cliff

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      • kiripilipo // 29.12.2020 à 13h50

        Ben en fait c’est pour ca qu’en temps de crise, on a besoin de PLUS de démocratie, et pas de PLUS d’autoritarisme. Mais alors….si on ouvre la boite de Pandore de la critique démocratique du capitalisme, ca ne va pas plaire à ceux qui en tirent parti…et qui sont justement au pouvoir.
        C’est aussi ca qui se cache derrière la décroissance.

        Ensuite le concept de décroissance doit nous obliger à nous la rendre heureuse, parce que:

        1) on sait que la croissance ne pose pas la question du bonheur d’y participer ou du malheur d’en pâtir (rappelez-vous ce que veut dire TINA – en gros ca signifie « on s’en fout de votre bonheur, c’est à vous de le trouver dans ce cadre imposé »)
        2) on sait qu’une croissance infinie sur une planète finie nous mènera dans le mur

        Ca sera difficile. Mais moins difficile que ce qui se passera quand on se sera pris le mur et qu’on sera KO debout avec aucune idée de ce qu’on pourrait faire à la place. (d’ou l’imaginaire autour de la violence en cas de décroissance subie).

        La décroissance n’a rien à voir avec ce qu’on en fait. C’est à nous de la rendre heureuse, tout en sachant que c’est très difficile et que tout le monde aura de quoi se plaindre. Mais si on le fait dans une certaine justice, on ne devrait pas la craindre. Ceux qui la voient comme « malheureuse » sont ceux qui tirent le plus parti de la croissance, et donc ceux qui veulent nous emmener dans le mur, croyant qu’ils passeront au travers comme par magie. Leur slogan est « on trouvera bien un truc ».

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      • piedecou // 06.01.2021 à 10h29

        Lisez le journal « la décroissance » et vous connaîtrez leurs propositions.

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    • VVR // 28.12.2020 à 11h03

      De la même façon, ils s’empressent de douter des résultats chinois et saluent ceux des « démocraties libérales » asiatiques (libérales ça elles le sont, les entreprises sont totalement libre de considérer les employés comme des consommables).

      Alors que l’on pourrait observer que il y a surtout une exception Asie-Pacifique, incluant au passage la cote ouest des USA, globalement indépendante des mesures prises, des moyens disponible ou du régime politique. Mais pourquoi s’attarder a ce genre de détails quand on a des explications de bon sens toutes faites.

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  • Nanann // 28.12.2020 à 09h44

    La pire année ? Tout est relatif, pour nous, peu habitués au malheurs et aux épreuves sous nos cieux depuis des années, ça pourrait être la pire année mais si on pense à 2015 et à la série d’ attentats qui nous ont touchés suivi de Nice en 2016, je vois là aussi des années terribles. Que dire si on remonte le cours de l’ histoire ! Quant à parler de jeunesse sacrifiée, c’ est très exagéré…

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    • Subotai // 28.12.2020 à 20h04

      Cinq maisons qui brulent avec des morts, dans une ville de 1 million d’ha, c’est terrible.
      Un million d’ha qui doivent quitter la ville parce qu’une inondation la rend invivable est irréparable.
      Le Covid est l’équivalent d’un tsunami mondial.
      Ne regardez pas l’action physique, regardez les conséquences.
      Quand aux attentats, pensez à ceux qui vivent depuis des années sous la menace de drones venus de l’autre coté de la terre.
      Ah oui, en post-scriptum, intéressante cette recrudescence de réveil de volcans… aux quatre coins du monde… 🙂
      ???

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  • Brigitte // 28.12.2020 à 19h25

    Débat gentillet. Surtout ne pas tirer sur l’ambulance….
    Une vérité saisie au vol: l’Europe est une colonie numérique américaine.
    Sans les GAFA, nous aurions été tout bonnement obligés de changer d’écologie industrielle. Relocaliser, utiliser des circuits courts pour bon nombre de biens et services indispensables. Relancer une dynamique économique. Nous aurions été probablement les pionniers du monde d’après. Nous avons fait tout l’inverse et nous nous sommes tirés la dernière balle dans le pied. Nous avons tout bloqué, le commerce, la culture, pour continuer à faire tourner le manège des multinationales. Il n’y a pas eu d’initiatives originales de la part des collectivités comme des particuliers pour inventer une nouvelle économie de proximité. Signe d’une société sclérosée, à bout de souffle. Chacun s’est réfugié derrière son masque et son écran. Le virtuel a pris le pas sur le réel. A moins d’une catastrophe climatique qui nous prive d’électricité, la trajectoire est toute tracée.

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  • Brigitte // 28.12.2020 à 19h59

    Débat gentillet. Surtout ne pas tirer sur l’ambulance….
    Une vérité saisie au vol: l’Europe est une colonie numérique américaine.
    Sans les GAFA, nous aurions été tout bonnement obligés de changer d’écologie industrielle. Relocaliser, utiliser des circuits courts pour bon nombre de biens et services indispensables. Relancer une dynamique économique. Nous aurions été probablement les pionniers du monde d’après. Nous avons fait tout l’inverse et nous nous sommes tirés la dernière balle dans le pied. Nous avons tout bloqué, le commerce, la culture, pour continuer à faire tourner le manège des multinationales. Il n’y a pas eu d’initiatives originales de la part des collectivités comme des particuliers pour inventer une nouvelle économie de proximité. Signe d’une société sclérosée, à bout de souffle. Chacun s’est réfugié derrière son masque et son écran. Le virtuel a pris le pas sur le réel. A moins d’une catastrophe climatique qui nous prive d’électricité, la trajectoire est toute tracée.

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  • piedecou // 06.01.2021 à 10h42

    l’Europe est une colonie américaine, au sens propre. Mode de vie, nourriture, habillements, télé, dirigeants (young leaders !), banquiers, langue véhiculaire, lois, défense, inégalités sociales, il faut avoir des briques devant les yeux pour ne pas le voir.

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  • piedecou // 06.01.2021 à 10h49

    Or le mode de vie américain conduit au désastre ( il nécessiterait 5 planètes !). Seule solution limiter l’échelle des revenus de façon drastique (1 a 5 ) plus moyen d’acheter des jets, des yachts, des camping cars, des 4×4, des palais avec piscines….autant dire que ce n’est pas demain. Donc bonjour la cata.

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