Source : Youtube, Jacques Sapir, 09-06-2016

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Le 9 juin 2016, Jacques Sapir était l’invité de CRE ESSEC et intervenait sur le campus de l’école sur le thème “Souveraineté monétaire et Euro : l’économie peut-elle aboutir à une remise en cause de la démocratie ?”

Source : Youtube, Jacques Sapir, 09-06-2016

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18 réponses à Intervention de Jacques Sapir à l’ESSEC (Critique de la Raison Européenne)

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 18 juin 2016 à 07h20

Ce que je retiens du très pédagogue Jacques Sapir, c’est que la souveraineté n’est pas dissociable de la démocratie. Je retiens, qu’au delà des clivages gauche/droite de la politique politicienne, il y a les adeptes du mondialisme qui sont unis en faisant semblant de s’opposer, bien que peut-être minoritaire contre les souverainistes désunis qui s’accrochent au clivage gauche/droite devenu artificiel et continuent à donner le pouvoir au mondialistes.

  1. DUGUESCLIN Le 18 juin 2016 à 07h20
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    Ce que je retiens du très pédagogue Jacques Sapir, c’est que la souveraineté n’est pas dissociable de la démocratie. Je retiens, qu’au delà des clivages gauche/droite de la politique politicienne, il y a les adeptes du mondialisme qui sont unis en faisant semblant de s’opposer, bien que peut-être minoritaire contre les souverainistes désunis qui s’accrochent au clivage gauche/droite devenu artificiel et continuent à donner le pouvoir au mondialistes.


    • François Lacoste Le 18 juin 2016 à 12h34
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      Jacques Sapir (penseur et professeur exceptionnel) dit, me semble-t-il plus exactement que c’est la démocratie qui n’est pas dissociable de la souveraineté. La nuance est fondamentale,…de la démocratie.


      • DUGUESCLIN Le 18 juin 2016 à 14h43
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        Disons que l’un ne va pas sans l’autre. La démocratie n’est possible que s’il y a souveraineté.
        Ou encore, la souveraineté est indispensable à la démocratie.


        • step Le 20 juin 2016 à 11h59
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          La souveraineté est une condition nécessaire à l’exercice de la démocratie, elle n’est pas suffisante. La corée du nord est un pays souverain, que peux de gens -à raison- considèrent comme démocratique. Par contre dans l’autre sens, si le pays n’est pas souverain, et même si il garde le formalisme démocratique, il y a par définition des intérêts qui peuvent s’imposer à un choix démocratique. Dans ces pays, voter et piss… dans un violon revient approximativement à la même chose. On peut voir cela à l’œuvre en Europe avec les différents dénis de démocratie assumés par les gouvernants (référendum irlandais, français, grec, à venir britannique..).


  2. Etiocle Le 18 juin 2016 à 07h53
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    La souveraineté n’est pas un concept économique mais un emprunt au champ politique, une sorte de glissement d’un domaine à l’autre, introduisant par là une certaine confusion et une survalorisation de la monnaie comme facteur décisif ainsi que le montre J. Sapir.
    Quant aux mondialistes, ils fondent leur objectif sur, précisément, la monnaie (l’argent, l’économie) en croyant qu’elle emporte avec elle une logique mécanique, déterminée, déterministe. Les nationalistes, face à cette croyance unique, ne peuvent, à mon sens trouver une unité par définition étant donné la pluralité des nations. Par contre, ils préservent la liberté de trouver des formes d’accord, consenti ou voulu, certes toujours précaires.


  3. Jean-Paul B. Le 18 juin 2016 à 08h33
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    Bonjour,
    un exemple à méditer de tentative des “européïstes” pour affoler les électeurs sur les conséquences d’une sortie de l’UE.
    http://russeurope.hypotheses.org/5030


    • Chris Le 18 juin 2016 à 12h56
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      L’article de Sapir intitulé “Le Brexit, la souveraineté et la politique entre valeurs et principes” est éclairant. Il structure et remet les choses à leur place. S’en rappeler quand les aboyeurs de service nous ressassent les “valeurs” de l’EU pour entretenir la confusion et stériliser le bon sens populaire.
      https://russeurope.hypotheses.org/5027


  4. Henri Tanson Le 18 juin 2016 à 08h49
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    Sapir fait partie de ces gens qui réfléchissent très largement, et qui n’expliquent pas tout.
    Il ne va pas au bout de ses réflexions et ne communique pas toutes les conclusions…
    Et là, il nous parle du programme du FN…
    J’ai tendance à juger les beaux parleurs sur ce qu’ils ne disent pas, plutôt que sur ce qu’ils énoncent à travers de belles phrases, avec une belle éloquence…
    L’UE et l’euro sont deux escroqueries dont il nous faut nous retirer au plus vite.
    Le FN est un élément d’une comédie politique qui a transformé notre démocratie en dictature avec un parti unique au pouvoir…. Programme unique : l’Europe, l’Europe, l’Europe. Mais, une autre Europe, hein…!
    Je dis ça…


  5. LS Le 18 juin 2016 à 13h21
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    Sapir est toujours aussi intéressant même si je ne suis pas toujours d’accord.
    Par exemple, je suis d’accord que les aspects de légalité ou d’état de droits sont secondaires, il s’agit de moyens et non de fins mais une mesure politique légitime n’entraîne pas obligatoirement qu’elle soit juste. Or un régime politique doit être légitime ET juste, sinon pas de paix civile.
    Ceci dit il me laisse sur ma faim sur un point concernant les institutions internationales portant des aspects du vivre ensemble mondial, la paix nucléaire, la préservation de l’environnement, l’accès juste aux ressources naturelles, la solidarité européenne (pour faire court). Il identifie, ailleurs, le consensus comme seul modèle démocratique possible. Soit, mais que faire des institutions ayant un comportement prescriptif voire autoritaire : le Conseil de l’Europe, l’EEE ou l’UE ? J. Sapir reste très timide dans ses réponses hormis sur l’euro. Je n’ai pas encore compris pourquoi.


  6. Gilou Le 18 juin 2016 à 14h31
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    “Ceci dit il me laisse sur ma faim sur un point concernant les institutions internationales portant des aspects du vivre ensemble mondial, la paix nucléaire, la préservation de l’environnement, l’accès juste aux ressources naturelles, la solidarité européenne (pour faire court). ”
    Sans blague ? Quand les peuples sont mis en concurrence les uns avec les autres au nom du libéralisme économique ? Ou quand nos députés rechignent à empêcher les fabricants de nicotinoïdes de tuer les abeilles ? Après que nous ayons vendu du nucléaire au shah d’Iran et à Saddam Hussein ? Quand nous faisons des guerres où le prétexte démocratique et l’enjeu pétrolier sont systématiques ?
    On a le droit de rêver.


    • LS Le 18 juin 2016 à 15h42
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      Oui Gilou, vous avez mille fois raisons, mais après ces constatations, que faire pour que cela change ?
      Je pense qu’une (r)évolution n’est possible que dans un cadre nationale. Le propos est simplement là. Les peuples, prolétaires, citoyens, consommateurs de tous les pays, même limités à l’Europe et même sans pression de la mondialisation, ne s’uniront pas.

      Ceci dit, je pense que l’opinion qu’il y a un problème avec l’UE/euro n’est pas encore majoritaire dans la population. De plus, le risque me paraît élevé de ne pas sortir gagnant de la guerre civile, même limitée à l’économie, qui suivra une sortie unilatérale et isolée de l’UE/euro.

      Maintenant, dans une optique du monde d’après l’euro dans lequel se place J. Sapir, je n’arrive pas à comprendre ses silences sur l’UE et l’EEE qui, comme l’euro, me paraissent être des instruments puissants de domination, nuisibles aux peuples et aux abeilles.


  7. Gilou Le 18 juin 2016 à 16h16
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    Autre exemple : en 1991, une revue aussi peu révolutionnaire que “Science et Vie” publiait un gros article sur le nucléaire irakien. Une photo illustrant cet article montrait Saddam Hussein faisant son marché à Cadarache, accompagné par Chirac alors premier ministre. A Cadarache, on produisait de l’électricité et, à titre “accessoire” (Science et Vie dixit) du plutonium.
    Xétéra, xétéra.
    Tout çà pour dire que les Français ont fermé les yeux sur les agissements de leurs politicards aussi bien de soi-disant droite que de soi-disant gauche, depuis plus de 43 ans, tant au plan institutionnel qu’au plan des échanges internationaux, alors qu’aucun changement démocratique n’est possible si l’électorat ne veut pas être conscient.
    La fin de cette dictature ne sera pas une partie de rigolade


  8. Gilou Le 18 juin 2016 à 16h24
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    En ce moment même, personne, à commencer par les journalistes ne veut savoir ce qui se “négocie” derrière notre dos entre USA et Europe, comme traité de libre-échange.
    On nous tartine sur l’Euro : ça permet de ne pas parler d’autre chose.
    Quant au crime atroce de deux policiers en présence de leur enfant, on s’indigne mais en oubliant de dire que Sarkozy a supprimé plus de 12 000 postes dans la police pendant son mandat, que si des fous sont en vadrouille, c’est en raison de la destruction systématique de la psychiatrie farnçaise ( comme de toute médecine publique), ou que les islamistes ne sont pas nés de rien.


    • Louis St O Le 19 juin 2016 à 13h44
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      “En ce moment même, personne, à commencer par les journalistes ne veut savoir ce qui se “négocie” derrière notre dos entre USA et Europe, comme traité de libre-échange.”

      Je suis tout à fait d’accord avec vous pour les journalistes, mais vous êtes injuste, en disant “personne”, je vous rappelle que Mélenchon en parle depuis 2009 voir ses archives, mais bien sûr, ce qu’il dit ?


  9. georges dubuis Le 18 juin 2016 à 16h27
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    Nous nous dirigeons et par défaut des autres, vers un Front populaire de droit, tout ce repositionne après l’orgie libérale de la liberté du n’importe quoi, la chienlit, c’est enfin maintenant !
    GPS: adoré, bien sûr, le passage à 33 min, merci Olivier enfin Mr Sapir, il est bcp plus précis, que Lordon !


  10. thmos Le 19 juin 2016 à 10h32
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    Socialiste national, la définition qui colle au mieux, au fond, à ces gens libres et assez courageux pour critiquer leur propre engagement et illusions de jeunesse. ” La lutte des classes est réactionnaire et la Nation est révolutionnaire ” Sapir pourrait le dire aujourd’hui. Hasta la récupération camarade !


  11. Krystyna Hawrot Le 19 juin 2016 à 12h15
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    C’est vrai qu’une seule sortie serait une alliance des souverainistes, de droite et de gauche sur le modèle du CNR en France et des Fronts patriotiques au sortir de la guerre dans les autres pays alliés en Europe. Mais il faudrait alors que chaque entité ait une identité bien défini pour faire alliance. Et il faudrait mieux définir le “souverainisme”. Actuellement les communistes par exemple, dans tous les pays ou il y en a encore, sont empétrés dans la contradiction entre leur vocation universelle issue de l’analyse marxiste sur laquelle on mis fort opportunément l’européisme comme une variante de l’internationalisme, et la question nationale qu’ils n’arrivent ni à définir ni à assumer. Il n’y a que le Parti communiste russe qui assume parfaitement son identité communiste ET nationale. C’est bien pour cela qu’on traite depuis des décennies Ziouganov de “rouge brun” – croyez moi qu’en Europe c’est lourd à porter, cet épithète! Moi même je me réfère dans mon identité aux “démocraties populaires” des années 1945-1989. Après tout c’étaient des Etats nationaux et communistes! Mais les Français et les autres européens de l’Ouest ont du mal à comprendre cela, mai 68 étant passé par là. Il faudrait qu’on arrête d’esquiver les débats sur la nation, sur ce que c’est une nation dans une société moderne.


  12. Grim Le 19 juin 2016 à 17h59
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    Jacques Sapir est toujours aussi intéressant à écouter cependant j’ai quelques désaccords avec lui, on peut largement réécrire la Constitution pour protéger les gouvernés des abus des gouvernants, avoir une meilleure représentativité et aussi rajouter un peu de démocratie participative, l’idée d’un Sénat tiré au sort ne me parait pas aussi incongru et devrait être testé.


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