Source : La Tribune, Romaric Godin, 29/12/2016

La BCE a-t-elle eu la dent trop dure contre Monte dei Paschi di Siena ? (Crédits : © Stefano Rellandini / Reuters)

La BCE a-t-elle eu la dent trop dure contre Monte dei Paschi di Siena ? (Crédits : © Stefano Rellandini / Reuters)

Le ministre italien de l’Économie critique l’opacité qui a accompagné l’exigence relevée de capitaux de la BCE concernant la banque italienne. L’Italie craint d’avoir voulu être victime d’une stratégie de communication de l’institution.

Décidément, l’union bancaire européenne, souvent présentée comme une des plus grandes réalisations de l’après-crise dans l’Union européenne, ne cesse de montrer ses limites. La Grèce, le Portugal et maintenant l’Italie ont renfloué leurs banques avec de l’argent public, malgré les promesses du nouveau mécanisme de résolution en vigueur depuis le 1er janvier qui devait bannir ces pratiques. Désormais, c’est le superviseur unique, la BCE, qui est dans le viseur. Ce jeudi 29 décembre, le ministre italien de l’Économie, Pier Carlo Padoan, a ouvertement critiqué sans détour les méthodes de l’institution de Francfort.

Vives critiques

La BCE a en effet relevé en début de semaine ses exigences de recapitalisation de la banque Monte dei Paschi di Siena de 5 à 8,8 milliards d’euros. Un relèvement qui a surpris le ministre. Certes, dans son interview au quotidien des affaires Il Sole-24 Ore, Pier Carlo Padoan prévient que le « conseil de supervision bancaire de la BCE est une autorité indépendante et que sa décision n’est pas contestable ». Mais il ajoute aussitôt que « il serait utile – je ne dis pas courtois – d’avoir de la part de la BCE quelques informations supplémentaires sur les critères avec lesquels elle est parvenue à cette évaluation ». Pier Carlo Padoan affirme avoir reçu une lettre de « cinq lignes et trois chiffres ».

La critique n’est pas seulement une amertume de la part d’un ministre contraint de dépenser davantage pour sauver Monte Paschi. C’est aussi une demande de transparence et de justice.

« Une explication permettrait aussi aux autres banques de comprendre comment se comporter correctement quand elles se tournent vers la BCE », indique le ministre italien. Et de conclure : « le manque de transparence des informations se traduit par de l’opacité et les choses opaques conduisent à des interprétations presque toujours erronées ».

Derrière les termes choisis, le discours est clair : les décisions de la supervision unique de la BCE manquent de clarté et sont donc soumises à des soupçons d’arbitraire.

Une ligne dure qui a aggravé la situation

Cette critique intervient alors, qu’en Italie, l’exigence de la BCE a été mal perçue et assez mal comprise. Le sentiment d’un acharnement est assez perceptible. Même Il Sole-24 Ore, d’ordinaire assez modéré, estime que la « ligne dure de la BCE a rendu la crise de Mone Paschi ingérable ». La BCE a, en effet, imposé dès juin une recapitalisation avant le 31 décembre et non sur trois ans comme l’envisageait Rome. Elle a refusé le délai supplémentaire de 20 jours demandé par Rome, après le « non » au référendum institutionnel du 4 décembre qui rendait une solution privée plus difficile. Cette ligne a exercé une pression forte sur la banque et le gouvernement et a rendu une solution « de marché » plus difficile en créant des inquiétudes sur les marchés et en alourdissant ainsi la facture finale. Elle a conduit à une urgence qui a rendu la solution privée plus difficile.

Faire un exemple ?

Certes, selon Reuters citant une source proche du dossier, les 8,8 milliards d’euros ne permettraient pas à Monte Paschi que d’atteindre un ratio de solvabilité CET-Tier1 de 8 %, soit un niveau relativement bas au regard du résultat des tests de résistance européens. Mais alors, pourquoi ne pas avoir justifié ce choix et pourquoi ne pas l’avoir argumenté ? Immanquablement, l’idée que la BCE a voulu « faire un exemple » avec la banque italienne en se montrant le plus ferme possible s’est installée en Italie. Cette fermeté peut certes être uniquement « technique » : elle viserait alors à inviter l’État italien à régler une bonne fois pour toutes le problème des créances douteuses, notamment en facilitant le recouvrement de ces créances par des procédures plus rapides, mais aussi en accélérant la restructuration du système bancaire.

Le problème des créanciers particuliers

Mais cette exigence implicite oublie évidemment la crise économique que traverse depuis 2011 le pays et qui rend ces solutions « techniques » relativement vaines. Surtout, elle nie ce fait qui a été une des raisons de la lenteur des autorités italiennes à agir : la surreprésentation de créanciers particuliers parmi les détenteurs d’obligations des banques italiennes. Rome ne peut sacrifier ces créanciers comme l’exigent les nouvelles règles de l’union bancaire pour des raisons économiques et politiques. Dans le cas de Monte Paschi, le gouvernement italien a du reste prévu une compensation pour les créanciers particuliers qui devront être mis à contribution. En relevant les exigences de recapitalisation, la BCE a naturellement rendu cette compensation plus coûteuse et difficile pour l’État italien. C’est pourquoi cette décision a été aussi mal perçue de l’autre côté des Alpes.

Désamorcer les critiques allemandes ?

 

[…]

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22 réponses à Italie : la BCE critiquée pour son attitude dans l’affaire Monte dei Paschi di Siena, par Romaric Godin

Commentaires recommandés

Alain Le 04 janvier 2017 à 04h39

L’existence même de toutes ses “autorités” indépendantes est un déni de démocratie et de justice:

– de démocratie car on confie à des technocrates non élus des pans entiers des politiques nationales sans qu’elles aient de compte à rendre à qui que ce soit et qu’elles ne doivent prendre en compte l’opinion du peuple souverain; de plus c’est de facto un acte de méfiance vis-à-vis de la politique et des élus car cela signifie qu’ils ne sont pas assez compétents et ne savent pas s’entourer pour prendre les décisions correctes et, pire, qu’ils sont suffisamment corrompus pour prendre des décisions dans leur intérêt et non dans celui du plus grand nombre

– de justice puisque ceux qui sont visés ne peuvent contester, quoique généralement les décisions des autorités indépendantes nationales peuvent être, elles, contestées devant la justice

On voit que le stade final, que certains appellent d’ailleurs de leur vœux publiquement, est le gouvernement de technocrates qui prendra les bonnes décisions que le peuple souverain refuse de prendre. Ce qu’on appelait dans le temps le despotisme éclairé contre lequel les peuples se sont battus

  1. Manu Le 04 janvier 2017 à 02h52
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    Si l’on rapproche cette affaire avec celle de l’IFO allemand qui prédit, voir préconise, la sortie imminente de l’Italie de la zone Euro (et de l’UE par corollaire), on obtient une vision assez claire de ce qui pourrai être recherchée.
    On m’opposera que l’institutions monétaire de Francfort est indépendante.
    Que l’IFO étant une institution d’anticipation économique à fond publique allemand, aucune cohérence sur les diffusions des recommandations respectives ne peut être établie. D’ailleurs le hasard des publications serai lui-même un alibi, de par le stress qu’ils engendrent sur l’Italie (qui bien évidemment ne serait pas un but en soit).

    Une question me vient: L’indépendance d’une institution est-elle opposable à la notion de collaboration avec d’autres? et à partir de quel degrés de collaboration? officiel ou non?

    http://www.handelsblatt.com/politik/international/ifo-chef-clemens-fuest-italien-koennte-die-euro-zone-verlassen/19197450.html


  2. Alain Le 04 janvier 2017 à 04h39
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    L’existence même de toutes ses “autorités” indépendantes est un déni de démocratie et de justice:

    – de démocratie car on confie à des technocrates non élus des pans entiers des politiques nationales sans qu’elles aient de compte à rendre à qui que ce soit et qu’elles ne doivent prendre en compte l’opinion du peuple souverain; de plus c’est de facto un acte de méfiance vis-à-vis de la politique et des élus car cela signifie qu’ils ne sont pas assez compétents et ne savent pas s’entourer pour prendre les décisions correctes et, pire, qu’ils sont suffisamment corrompus pour prendre des décisions dans leur intérêt et non dans celui du plus grand nombre

    – de justice puisque ceux qui sont visés ne peuvent contester, quoique généralement les décisions des autorités indépendantes nationales peuvent être, elles, contestées devant la justice

    On voit que le stade final, que certains appellent d’ailleurs de leur vœux publiquement, est le gouvernement de technocrates qui prendra les bonnes décisions que le peuple souverain refuse de prendre. Ce qu’on appelait dans le temps le despotisme éclairé contre lequel les peuples se sont battus


    • groucho Le 04 janvier 2017 à 14h44
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      Est-il si éclairé que ça, le despotisme en question ? Il est largement permis d’en douter…


      • Olympi Le 04 janvier 2017 à 19h47
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        Éclairé par leurs égoïsmes.

        « Les oligarchies de fait sont les sociétés dont le gouvernement est constitutionnellement et démocratiquement ouvert à tous les citoyens mais où en fait ce pouvoir est confisqué par une petite partie de ceux-ci.

        L’oligarchie est faite des meilleurs (« aristocratie » au sens étymologique), des plus riches (ploutocratie), des scientifiques et techniciens (technocratie), des Anciens (gérontocratie), de ceux qui bénéficient de la force ou de tout autre pouvoir de fait. »

        Cela correspond bien, il me semble, à nos sociétés.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Oligarchie


  3. SnoiD Le 04 janvier 2017 à 09h20
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    Je rapproche surtout cet article avec celui d’hier sur l’analyse de la dette grecque ! Le plan semble le meme : Italie = pays périphérique = on va forcer le transfert des dettes privées vers le publique = on va pouvoir mettre en place encore plus de rigueur et peut être meme acquérir des biens d’état à moindre coût !


    • Wilmotte karim Le 04 janvier 2017 à 09h51
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      Le léger point de détail, c’est que le poids économique de l’Italie dans la zone euro n’est pas le même…


      • PierreH Le 04 janvier 2017 à 12h55
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        Non, carrément pas c’est le moins qu’on puisse dire, l’Italie est juste derrière la France il me semble au sein de la zone euro, économiquement ça n’est pas un pays périphérique, c’est plutôt techniquement un pays insauvable sans un gros sacrifice des autres parties de la zone euro.
        J’ai l’impression que certains vont avoir des sueurs froides cette année… Et pourtant, vu la résilience du système économique et financier mondial depuis 2008, je ne suis même pas sûr qu’on assistera à un écroulement quelconque. Si, l’écroulement de la vie d’un certain nombre de citoyens mais ce ne sera qu’une myriade “d’évènements individuels”…


        • Narm Le 05 janvier 2017 à 19h14
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          “Je rapproche surtout cet article avec celui d’hier sur l’analyse de la dette grecque ! Le plan semble le meme ”

          ça fait un an que je dis qu’après l’Italie, ça sera notre tour.
          Dette : BNP CA . SG BPCE …..
          2018 ?


    • jim Le 04 janvier 2017 à 13h01
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      Bien vu, AMHA. Pour la BCE et les intérêts bancaires derrière, effectivement la Grèce était le test.
      On parle de l’Espagne, mais l’Italie est par bien des aspects dans une situation plus grave, en tout cas d’après cet article qui souligne entre autres, avec belle infographie à l’appui (pour Olivier…): “Le taux de chômage atteint 11,6 % (contre 10 % en France). Il est particulièrement élevé chez les jeunes, y compris chez ceux qui ont suivi des études supérieures : leur situation est pire en Italie qu’en Espagne.” A lire ici: L’Italie, l’homme malade de l’Europe”
      http://wp.me/p5oNrG-vkj


      • Casimir Youlianov Le 04 janvier 2017 à 14h14
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        Ce genre situations est inacceptable ; laisser crever une génération de gens éduqués sur le bord de la route a été aux alentours de 2010 un des éléments déclencheur des révoltes dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient dont on subit encore les conséquences aujourd’hui… On chercherait à pousser la jeunesse dans les bras des populistes et des islamistes qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
        Attention aux retours de bâtons, les élections de cette année vont être un tests. Si on laisse encore les vieux décider de sauver leur retraites sur le dos des jeunes et des actifs, on peu s’attendre à des situations problématiques ici bas à plus ou moins court terme.


      • stef1304 Le 04 janvier 2017 à 14h37
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        L’homme malade de l’Europe, c’est la France.
        La France est un pays sans gouvernail qui tangue au gré des vents contraires… Et qui se contente de gérer sa dette en bon élève, vassal châtré du grand “frère” américain.
        Et ce n’est pas pour des raisons économiques et sociale, quoi que (voir la désindustrialisation, le chômage, l’accompagnement de l’effondrement du niveau scolaire, etc.).
        Mais à cause d’une trahison des politiques / abandon du Politique, au sens d’un refus de la défense du principe de souveraineté et d’indépendance. La République, sans le modèle culturel qui le sous-tendait et les traditions collectives antérieures aujourd’hui dévastées, est une coquille vide à la dérive. Le consumérisme ambient ne servira jamais de colonne vertébrale au pays, pas plus que l’appel creux aux valeurs.


  4. LBSSO Le 04 janvier 2017 à 10h10
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    La conclusion de l’article de Romaric Godin est remarquable ! (à mon très humble avis) , je vous invite à cliquer sur le lien en bas du billet pour la lire .
    Au-delà ,quelle que soit l’attitude,regrettable, de l’Allemagne ,nous sommes pris dans le piège d’une financiarisation qui s’appuie sur le dollar .
    D’autres ,la Chine, préparent tous les outils financiers nécessaires à son contournement.Pourra-t-elle,comme alternative, un jour proposer un panier de monnaies rattaché à l’or ? Ou se servira-elle
    de cette intention uniquement comme un moyen de pression?Et l’Europe dans tout ça ? La France ?


  5. AUSSEUR Robert Le 04 janvier 2017 à 10h30
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    Bah , je ne voudrais pas être hors sujet , mais ? Si l’on observe nos sociétés , la manière dont les gens en charge de nos sociétés conduisent les évolutions notamment salariales , avec des organisations syndicales , professionnelles , principales artisanes , avec , depuis toujours ? suite à des mouvements sociaux , notamment , avec pour principales participations les gens d’en bas = Qui sont , par rapport aux autres catégories sociale , toujours poussées plus en bas , par des majorations de salaires , toujours calculées en pourcentages …..Ce n’est pas la CGT (et encore moins les autres centrales syndicales ) qui , (a été longtemps seule à représenter le collège 1 ) = va me contredire Il nous ont , en véritables experts , FABRIQUEE CETTE FRANCE D’EN BAS Il ne faut rien du tout attendre de l’Europe , pour faire mieux , bien au contraire , puisqu’on a rajouté tellement d’intérêts particuliers !


  6. christian gedeon Le 04 janvier 2017 à 10h53
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    De toute façon, à partir du moment où les états nation ont renoncé à leur souveraineté monétaire et à leur souveraineté tout court, et ont aussi renoncé au contrôle de leurs banques,au moins par la bande,les choses ne pouvaient évoluer que défavorablement.Et pour ce qui reste de la souveraineté,la mise en place de “super régions ” se veut être le coup de grâce,le retour de la féodalité qui divise.La souveraineté se trouve ainsi réduite à quia,au plans externe et interne.Tout le patient travail des rois de France,de Richelieu,de Mazarin et de l’Empire de Napoléon Bonaparte,et d’une partie de la troisième république se trouve ainsi mis à mal,pour ne pas dire par terre.Tout cela se fait sur le modèle teuton des Lander,et a pour unique objectif de détruire les vieux pays,comme la France,l’Espagne ou le Portugal.les épiphénomènes bancaires ne sont qu’un symptôme d’un mal bien plus profond.D’un objectif bien moins avouable. Celui de faire disparaître les nations. Celui d’instaurer une dictature pseudo européenne,où les Moscovici ne parlent qu’aux Merkel et où les Merkel ne parlent qu’au Dieu Finance…


  7. Alfred Le 04 janvier 2017 à 12h28
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    Je ne pense pas que l’on puisse parler de cette banque sans omettre de parler de David Rossi tant l’histoire est ENORME.
    http://www.geopolintel.fr/article1918.html
    (je ne connais pas ce site c’est juste pour que vous ayez une video qui est importante à voir ou l’on voit le suicidé etre aidé par ses collegues et amis au fond d’une impasse…)


  8. serge Le 04 janvier 2017 à 16h31
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    Ma foi, ce semble une nouvelle fois, par un autre biais, un message fort à la France. L’Italie étant un peu devant nous en terme de dettes et juste derrière en terme de PIB, les allemands repassent une couche de “remontrances” à tous les “gros” canards boiteux de l’UE, les petits comme la Grèce étant déjà passés à la moulinette. En particulier ceux en période électorale, des fois qu’un candidat un peu cintré envisage de quitter le bateau… Mais bon, ces susdits teutons oublient encore que l’euro est sous-évalué de 15% pour l’Allemagne et surévalué de 20% pour la France et 25% pour l’Italie. Ceci après deal d’il y a un paquet d’années dont il conviendrait de revoir les règles.


  9. openmind Le 04 janvier 2017 à 17h47
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    Le lien avec la crise des CDO, CDSs, la transformation de cette banque de dépôts légendaire(la plus ancienne) en banque d’investissement sauvage avec l’épargne des Italiens puis la débandade après 2008, avec une action qui passe de 100 à 0,48€ il y a peu (remontée depuis grâce au saint esprit certainement) sont des révélateurs essentiels de cette situation. La volonté de la BCE de tuer l’épargne italienne comme la Grèce en refusant des délais pour ces anti-européens d’Italiens en dit long sur la compassion humanistes de nos commissaires européens et de l’Eurogroupe surtout…
    La pression est énorme sur cette banque systémique qui pourrait engendrer un effondrement général? Elle ne peut tomber donc le contribuable sera saigné à vif et le plus tôt sera le mieux apparemment, pauvres Italiens, pauvres de nous car nous devrons en passer par là si nous décidons un jour de nous émanciper de ces banksters et leurs exécutants bruxellois.


  10. Anthony Le 04 janvier 2017 à 18h05
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    Comme toujours, pas un mot sur une “éventuelle” responsabilité civile et pénale de certains acteurs politiques et bancaires. l’Islande montre pourtant que c’est possible – et nécessaire – afin de garder la confiance des citoyens dans notre “système” ou dans tout autre système..

    Pour beaucoup, il est impératif de commencer par là.


  11. RGT Le 05 janvier 2017 à 08h18
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    Une seule solution :
    – 1/ Nationaliser les banques en difficulté.
    – 2/ Embastiller tous les dirigeants à titre préventif (même les anciens, avec 10 ans de recul).
    – 3/ Mettre tous les CDS et les créances pourries dans un panier et les refiler à une filiale qui restera privée et non “sauvable” par l’état.
    – 4/ Faire un audit précis des comptes de la banque et poursuivre sérieusement les auteurs des opérations lamentables.
    – 5/ Laisser la finance dérégulée se débrouiller avec ses merdes.

    Il ne faut pas rêver, même si ces 5 points sont réellement justes, ils ne seront jamais appliqués car ils signeraient l’explosion immédiate de tout le système financier international, et donc l’arrêt de toutes ses “généreuses donations” aux partis politiques.

    Ces faillites bancaires et leur traitement nous démontrent chaque jour que nous vivons bel et bien dans une klepto-corruptocratie.

    Une autre solution consisterait à “Vlad-Tepes-iser” sur la place publique quelques dirigeants de banques et quelques politiciens “honorables” pour faire comprendre aux autres qu’ils doivent résoudre leurs problèmes sans faire payer les “sans dents”.

    Je suis certain que tous les problème s”évaporeraient d’un coup.


  12. iceberg Le 05 janvier 2017 à 10h01
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    Je pense que la situation est claire au sein de la BCE et pour la population allemande surtout. Seul pays qui comprend très bien la construction européenne: “les intérêts nationaux n’ont pas disparus comme par magie au sein de l’union européenne, Et c’est la loi du plus fort qui régie les rapports de force et non la solidarité: Quand les italiens seront plus forts, ils feront ce qu’ils veulent de leurs banques. En attendant, ils ont tout intérêt à restructurer leur secteur bancaire et très vite avant d’en subir les conséquences”
    il faut rappeler:
    Qu’ils ont 1/3 des créances douteuses européennes
    aucun repreneur pour les trois banques renflouées l’année dernière
    d’autres banques sont en difficulté et dont personne n’ont parle


  13. iceberg Le 05 janvier 2017 à 10h23
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    Pour ceux qui veulent connaitre un peu mieux la structure des banques italiennes (à la différence de la situation grecque) + Comment les particuliers ont investi dans les titres bancaires: (Page8 et9 notamment)
    http://etudes-economiques.mobi/medias/HB_340_PDF_BD_novembre_2010.pdf


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