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Jean Asselborn : « l’annexion de la Cisjordanie est une violation flagrante du droit international »

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Source : Der Spiegel – 12/06/2020
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Jean Asselborn, social-démocrate, est ministre des affaires étrangères du Luxembourg depuis 2004. Les questions d’immigration et d’asile ont été ajoutées à son portefeuille en 2014. Il a également été vice-président du Luxembourg jusqu’en décembre 2013.

Le gouvernement israélien envisage l’annexion de parties importantes de la Cisjordanie. Une telle mesure marquerait la fin du processus de paix au Moyen-Orient, prévient le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn. Il souhaite une réponse claire de l’UE.

Israël ayant montré son intérêt pour l’annexion de grandes parties de la Cisjordanie avec le soutien du président américain Donald Trump, le conflit au Moyen-Orient menace de s’aggraver de façon spectaculaire.

Fin janvier, l’administration Trump a présenté son plan controversé pour le Moyen-Orient, qui prévoit l’annexion des colonies juives et de la vallée du Jourdain en Cisjordanie occupée par Israël. Selon son accord de coalition, le nouveau gouvernement israélien dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ancien rival Benny Gantz peut prendre une décision sur l’annexion à partir du 1er juillet.

Une telle décision représenterait la violation d’un tabou politique important. Tous les gouvernements précédents d’Israël et des États-Unis ont exclu une telle mesure, car elle signifierait essentiellement la fin de la solution à deux États avec un État indépendant de Palestine.

Le ministre luxembourgeois des affaires étrangères, Jean Asselborn, met en garde contre une nouvelle vague de violence et une atteinte massive à la réputation d’Israël dans le monde si l’annexion devait être réalisée.

DER SPIEGEL : M. Asselborn, le gouvernement israélien pourrait procéder à l’annexion de certaines parties de la Cisjordanie à partir du 1er juillet. Vous avez comparé ce geste à l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie. N’est-ce pas un peu excessif ?

Asselborn : Non, je ne vois aucune différence. Une annexion est une annexion. C’est une violation flagrante du droit international. Les Nations Unies ont également pris une position claire : Le Conseil de sécurité a déclaré les colonies israéliennes illégales dans plusieurs résolutions, la dernière en décembre 2016. Au Moyen-Orient, qui est fortement marqué par la religion, on pourrait également dire qu’une annexion viole le septième des dix commandements : Tu ne déroberas point. Une annexion de certaines parties de la Cisjordanie ne serait que cela : voler.

DER SPIEGEL : L’UE a imposé de sévères sanctions économiques à la Russie en raison de l’annexion de la Crimée. Josep Borrell, le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, a récemment déclaré que si la situation au Moyen-Orient peut être différente, le droit international ne peut pas être « appliqué de manière sélective ». L’UE devrait-elle imposer des sanctions à Israël si l’annexion a lieu, à l’instar des mesures punitives prises à l’encontre de la Russie ?

Asselborn : Je ne veux pas spéculer sur les sanctions pour le moment. Il est trop tôt pour cela. En ce moment, nous, les Européens, essayons encore de tout faire pour faire changer d’avis le gouvernement israélien avant le 1er juillet.

DER SPIEGEL : Pour l’instant, il n’y a pas grand chose qui laisse penser que cet effort va réussir.

Asselborn : Nous ne pouvons qu’essayer. Mais si nous n’y parvenons pas, nous devrons envisager des mesures plus sévères. Le simple fait d’écrire des lettres de reproches serait une humiliation pour l’UE et affaiblirait considérablement sa crédibilité.

DER SPIEGEL : Des sanctions de l’UE contre Israël sont considérées comme extrêmement improbables, ne serait-ce que parce que le gouvernement allemand ferait presque certainement usage de son veto. Quelles sont les autres options possibles ?

Asselborn : La reconnaissance de la Palestine. Ce débat gagnerait une toute nouvelle dynamique, je le considérerais même comme inévitable. Jusqu’à présent, neuf des 27 pays de l’UE ont reconnu l’État de Palestine. Contrairement aux sanctions, cela ne nécessite pas une décision unanime des 27 membres. Chaque pays peut décider pour lui-même. La Suède, Malte, Chypre, la République tchèque, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Pologne et la Slovaquie l’ont déjà fait. Si d’autres pays suivaient, il est probable qu’ils obtiendraient bien plus que des sanctions économiques.

DER SPIEGEL : Que signifierait la mise en œuvre des plans d’annexion d’Israël pour le processus de paix au Moyen-Orient ?

Asselborn : Qu’il n’existerait plus. La solution des deux États, sur laquelle l’UE insiste également, ne serait plus une possibilité théorique. Tous ceux qui connaissent bien la région savent que si Israël annexait toute la vallée du Jourdain, il n’y aurait plus de place pour l’État auquel les Palestiniens ont droit.

DER SPIEGEL : La position du gouvernement israélien est ancrée dans des arguments de sécurité nationale. Ils disent que l’annexion mettrait, par exemple, un et à la contrebande d’armes. Cela n’est-il pas justifié ?

Asselborn : Je considère que cet argument est spécieux. Une annexion n’apporterait à Israël aucun avantage en termes de sécurité. Au contraire, elle entraînerait probablement une nouvelle vague de violence. Et il faut aussi penser aux conséquences pour les Palestiniens, dont les familles vivent dans ces régions depuis des siècles. Recevront-ils la citoyenneté israélienne ? Le voudraient-ils ? Un régime d’apartheid avec des droits différents pour les Israéliens et les non-Israéliens apparaîtrait inévitablement.

DER SPIEGEL : Les critiques ont accusé le gouvernement israélien d’avoir mis en place un tel système depuis longtemps.

Asselborn : C’est vrai, mais la situation politique mondiale est en train de changer. Dans une grande partie du monde occidental, nous assistons à des manifestations de masse contre le racisme – et tout cela à cause d’un seul incident dramatique. Si Israël devait intensifier son oppression des Palestiniens maintenant, de tous les temps, cela pourrait avoir de graves conséquences pour sa réputation internationale. Ce n’est pas quelque chose qu’une démocratie peut ignorer.

DER SPIEGEL : À l’heure actuelle, le gouvernement israélien semble être en accord avec sa réputation dans le monde.

Asselborn : Je suis fermement convaincu qu’une nouvelle conscience des droits de l’homme et de l’oppression des minorités est en train d’émerger dans certaines parties du monde. Souvenez-vous des troubles à Gaza au printemps 2018, lorsque les soldats israéliens ont tué plus d’une centaine de manifestants, dont des enfants, et en ont gravement blessé des milliers. De telles images auraient aujourd’hui un effet complètement différent de celui qu’elles avaient il y a deux ans. Elles seraient dévastatrices pour Israël.

DER SPIEGEL : Pour le gouvernement israélien, le plus important semble être de bénéficier du plein soutien de Trump.

Asselborn : En effet, il y a une opinion répandue à Jérusalem que, grâce à Trump, Israël a l’opportunité d’un siècle et doit en profiter pour enlever de grandes portions de la terre appartenant aux Palestiniens. Mais là aussi, il faut tenir compte de l’évolution de la situation politique mondiale. Trump s’est complètement discrédité en tant que négociant par la façon dont il a réagi aux manifestations antiracistes, si ce n’est avant. Il serait risqué de prendre sa parole comme une carte blanche politique – d’autant plus qu’il n’est nullement certain qu’il sera même en fonction l’année prochaine.

Source : Der Spiegel – 12/06/2020
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises


L’UE face à l’annexion de la Cisjordanie : le symptôme de la diplomatie du mégaphone

Source : L’Orient Le Jour – 17/06/2020

En coulisses, les chancelleries européennes s’activent afin d’empêcher l’annexion par Israël d’une partie des territoires occupés depuis 1967. Une stratégie diplomatique limitée et contrainte par des rouages internes.

Lire l’article complet sur L’Orient Le Jour

Le contour exact des frontières est flou, les détails du projet sont encore indéterminés. Mais une chose est certaine, le nouveau gouvernement d’union mené par Benjamin Netanyahu affiche ouvertement son désir de traduire en termes concrets une annexion partielle de la Cisjordanie, telle que formulée le 28 janvier lors de l’annonce du plan de paix de Donald Trump. Et ce dès le 1er juillet.

L’accord pour un gouvernement d’union conclu en avril entre les deux anciens rivaux, Benjamin Netanyahu et Benny Gantz, prévoit en effet le début des démarches en vue d’une annexion partielle de la Cisjordanie à cette date.

Malgré la clarté des intentions, plusieurs questions restent en suspens : les États-Unis imposeront-ils à Israël d’appliquer la totalité des mesures prévues par le plan de paix afin de pouvoir procéder à une annexion ? Quelles seront les frontières de l’annexion, et comment se traduira-t-elle pour les Palestiniens concernés ? Un horizon incertain qui laisse une marge de manœuvre importante à l’exécutif israélien afin de légiférer autour d’une annexion qui, pour beaucoup, existe déjà dans les faits, via un système juridique inclusif pour les colons assorti d’un vaste réseau les reliant aux infrastructures israéliennes.

Au-delà de son sponsor américain, le projet fait pourtant face à l’opposition de nombreux pays qui le considèrent comme une entorse au droit international et un tournant historique qui marquerait la fin du régime d’occupation en place en Cisjordanie depuis 1967.

Outre l’Autorité palestinienne, la Jordanie et les pays arabes, l’Union européenne figure en tête de file de ceux qui tentent d’imposer leur voix afin de freiner l’avancement d’une annexion de jure, autour de la ligne traditionnelle qui consiste à refuser « toute reconnaissance de changement par rapport aux frontières de 1967, à moins d’un accord de la part des Israéliens et des Palestiniens », selon les mots de Josep Borrell, haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité.

« Seules les solutions fondées sur un accord mutuel, et non sur des actions unilatérales, sont en mesure d’assurer une stabilité dans le temps », estime Peter Stano, chargé de la communication pour les Affaires étrangères au sein de la Commission européenne.

Cette déclaration reflète le positionnement historique de l’Union qui, « depuis la déclaration de Venise (juin 1980), est la première puissance régionale à avoir reconnu le droit à l’autodétermination du peuple palestinien », se souvient Leïla Chahid, ancienne ambassadrice de Palestine, pour qui la position européenne contraste avec celle des États-Unis, de l’Amérique latine ou encore du Japon.

Lire la suite de l’article sur L’Orient Le Jour

 

Commentaire recommandé

Santerre // 22.06.2020 à 08h09

Si les pays de l’UE pratiquait exactement envers ce pays ce qu’ils firent contre l’Afrique du Sud dans les années 80, la question serait réglée en moins de cinq ans. Boycott total, plus d’export ni import de et vers ce pays. Exclusion de tous les évènements européens, Eurovision, UEFA, sport, culture. Interdiction de tout échange sportif et culturel. Restauration des visas préalables. Cette recette a eu la peau de l’apartheid en moins de dix ans. Et pourtant Israël est encore plus raciste, ségrégationniste, colonialiste et meurtrier que l’ADS en son temps. Un vrai état voyou. Mais non, larmes de crocodiles sur le sort des palestiniens mais soutien ferme aux plus pourris et meurtriers des dirigeants israéliens. On criminalise même l’appel au boycott des produits issus des territoires occupés dans la plus totale illégalité. Opposition de façade, complicité de fait.
NOT IN MY NAME!

21 réactions et commentaires

  • Santerre // 22.06.2020 à 08h09

    Si les pays de l’UE pratiquait exactement envers ce pays ce qu’ils firent contre l’Afrique du Sud dans les années 80, la question serait réglée en moins de cinq ans. Boycott total, plus d’export ni import de et vers ce pays. Exclusion de tous les évènements européens, Eurovision, UEFA, sport, culture. Interdiction de tout échange sportif et culturel. Restauration des visas préalables. Cette recette a eu la peau de l’apartheid en moins de dix ans. Et pourtant Israël est encore plus raciste, ségrégationniste, colonialiste et meurtrier que l’ADS en son temps. Un vrai état voyou. Mais non, larmes de crocodiles sur le sort des palestiniens mais soutien ferme aux plus pourris et meurtriers des dirigeants israéliens. On criminalise même l’appel au boycott des produits issus des territoires occupés dans la plus totale illégalité. Opposition de façade, complicité de fait.
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    • Koui // 23.06.2020 à 22h25

      L’embargo contre l’afrique du sud était violé discrètement par la France. Ce n’est certainement pas la cause principale de la chute de l’apartheid. Mais vous avez raison de demander des sanctions.

        +0

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  • Gabriel51 // 22.06.2020 à 08h28

    La comparaison avec la Crimée est boiteuse. Les Criméens se sont prononcés en 1991 et en 2014 sur leur rattachement à la Russie.

      +36

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    • Ouallonsnous ? // 22.06.2020 à 10h11

      D’autre part, la Crimée avec l’est de l’Ukraine sont le berceau de la « Rus » de Kiev historique, c’est l’Ukraine actuelle comme l’état fantoche d’Israél qui n’ont pas d’existence historique !

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    • Dypso // 22.06.2020 à 12h44

      Que la Crimée, russe, a été donnée à la république soviétique socialiste l’Ukraine, alors dans l’URSS… c’est comme si la Normandie donnait le Mont saint Michel à la Bretagne, symbolique, mais aucune conséquence… si ce n’est que la Bretagne devienne indépendante le lendemain. La Crimée est plus russe qu’ukrainienne (qui a aussi récupéré des territoires de ses voisins, pourtant parlant une langue différente).

        +7

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  • James Whitney // 22.06.2020 à 08h44

    « Vous avez comparé ce geste à l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie. N’est-ce pas un peu excessif ? »

    « Non, je ne vois aucune différence. Une annexion est une annexion. C’est une violation flagrante du droit international. »

    Si j’ai bien compris, les habitants de la Crimée préfèrent faire partie de la Russie au lieu de faire partie de l’Ukraine, et cela par une très grande majorité. Une certaine différence.

    Ce qui est important en Palestine/Israël est que tous les habitants vivent en liberté, égalité, fraternité. J’ai de la famille là-bas, et je suis outré par leurs opinions : certains considèrent les Palestiniens pire que les virus Covid-19.

      +14

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  • Julien // 22.06.2020 à 09h06

    Tout ce que fait le petit état ou presque depuis sa création est contraire au droit international, sans que personne ne lève le petit doigt. Ils ne respectent aucune résolution de l’ONU, personne ne bronche. Et si jamais vous osez pointer le doigt sur ce point, vous êtes accusé d’être antisémite. Le problème des dirigeants juifs c’est qu’ils appuient leur pouvoir et leur domination au travers de la religion. C’est une théocratie rien de plus. de plus l’état de la Palestine occupée ne comprend aucune frontière dans sa constitution. ils peuvent s’étendre ou ils veulent aussi largement qu’ils le souhaitent. Le projet du grand Israël n’est pas un mythe. d’ailleurs les neocons américains ont bien aidé à la destruction des pays limitrophes en ce sens. On détruit tout on vide les pays de leur forces vives au travers de la guerre ou de l’immigration, on utilise des proxy pour faire le sale boulot sur place, comme ça le jour ou on se pointe, aucune résistance. Vous pouvez vous renseigner là dessus, c’est dans l’agenda.

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  • LibEgaFra // 22.06.2020 à 09h14

    Annexion, vous avez dit annexion? Comme c’est bizarre… Et si on parlait des annexions de vastes territoires sur les continents américains, africains, asiatique et océaniens par les Blancs, euh pardon… les Européens?! Ah non, là ça ne joue pas, les Européens ont apporté la civilisation et la démocratie. C’est d’ailleurs ce que fait la seule démocratie du Moyen-Orient, des Blancs, oups pardon, des Européens. Quant aux Russkovs, chacun sait qu’ils ont un couteau entre les dents, non?

    Le droit international? Quel droit international? Ce type devrait figurer au musée des antiquités antédiluvienne.

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    • Julien // 22.06.2020 à 10h17

      Israël n’est pas une démocratie mais une théocratie. Je ne vois pas ce que viens faire l’Europe Colonialiste dans cette histoire. C’est pas le sujet. La différence entre les colons européens et israéliens, c’est que les premiers ne méprisent pas l’ensemble de la planète et ne se cachent pas derrière ce qu’ils ont subit au cours de l’histoire pour justifier leur comportement actuel. Vous savez bien de quoi je parle, cet événement dont on nous bassine en permanence et pour lequel on doit se repentir constamment et jusque la fin des temps par tribalisme imposé. Ton arrière grand père bossait dans un camp ? tu dois donc être certainement un nazi. Voilà leur raisonnement.

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    • Blabla // 23.06.2020 à 15h24

      Et si on parlait des annexions de vastes territoires sur les continents américains, africains, asiatique et océaniens par les Blancs, euh pardon… les Européens?!

      Parce que les Israëliens sont de quelle couleur? D’où venaient les colons avant 1948?

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  • Fritz // 22.06.2020 à 09h18

    Der Spiegel (eine wunderbare NATO-Zeitung) :
    « Vous avez comparé ce geste à l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie. N’est-ce pas un peu excessif ? »
    C’est très excessif : chacun sait que l’armée russe a tué infiniment plus de Criméens depuis 2014 que Tsahal n’a tué de Palestiniens depuis 1967.

    Il n’est donc pas question d’appliquer au pays de Netanyahu les sanctions que l’UE applique contre la Russie. CQFD.

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  • Michel LEMOINE // 22.06.2020 à 09h39

    Toutes les annexions opérées par Israël depuis sa création sont des violations flagrantes du droit international.

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    • RGT // 22.06.2020 à 15h02

      La création même de l’état d’Israël a été une annexion par l’empire britannique de terres qui ne lui appartenait pas (au sens du droit international du terme).

      Ensuite, si la « théocratie démocratique exemplaire » considérait la laïcité comme un droit inaliénable les habitants palestiniens (autochtones héréditaires) de ces terres devraient avoir les mêmes droits civiques que le « peuple élu » et donc la liberté politique, religieuse, les mêmes droits à l’éducation, aux soins, les mêmes rémunérations, etc…
      Ce qui fait que la population palestinienne serait sans doute plus bienveillante envers ses envahisseurs.
      N’oublions pas que l’empire Ottoman s’est bâti en respectant la liberté des peuples, leurs traditions et leur liberté religieuse.
      Et contrairement au « peuple élu » ils ne mettaient pas en esclavage les terres conquises.
      De toutes façons, l’esclavage est une tradition très ancienne chez les peuples sémitiques : Des tribus d’Israël à celles de la péninsule arabique c’est une tradition qui perdure depuis l’antiquité (de même qu’en Europe du sud avec les grecs et les romains).
      Et quand les juifs prétendent qu’ils étaient les esclaves de Pharaon, tous les historiens meurent de rire car l’esclavage était strictement interdit en Égypte… Comme en Perse d’ailleurs (devenue Iran entre temps)…

      Qu’un état se bas sur des écrits religieux (plus que douteux) pour bâtir la justification de son existence ne peut se terminer que dans une dérive lamentable digne des pires sectes de tous les temps.

      Et qu’on cesse d’invoquer l’holocauste (que je ne nie pas) à la moindre critique contre cette nation : Les russes ont largement plus dégusté et ne viennent pas en permanence nous rappeler ce qu’ils ont subi dans le passé… Et ça remonte largement plus loin avec les chevaliers teutons au XIIIè siècle, puis les polonais, les lituaniens, les suédois, les français, etc…)

        +16

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  • Arcousan09 // 22.06.2020 à 12h36

    Israël pays dit « démocratique » qui bafoue tous les droits de l’homme et pratique un apartheid pire que celui d’Afrique du sud …
    Il y a mieux comme modèle … Non ???

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  • lon // 22.06.2020 à 13h12

    Je suis sûr que Netanyahu est mort de peur quand il entend Asselborn et la voix de la bonne conscience de l’UE, la même qui avale couleuvre sur couleuvre depuis des décennies .
    Est-ce qu’on a jamais tenu comptabilité des rappels à l’ordre moral envers Israël et de la détermination à défendre les droits des palestiniens depuis 67 ? Ou celle des résolutions de l’ONU jamais suivies de conséquences ?
    Est-ce qu’on va enfin en Europe abandonner le mythe commode d’une solution à 2 états , qui sert surtout à donner une contenance à la Gauche dans un dossier à ne pas prendre avec des pincettes ?
    Est-ce que les bonnes âmes qui ne jurent que par la solution à 2 états se sont jamais penchés sur une carte , actualisée de préférence avec les dernières implantations de colonies ? En bref sont-ils aveugles ou simplement stupides ? Qui peut décemment croire qu’Israël va rendre ces territoires ? D’un simple point de vue géostratégique ( je ne parle pas d’un point de vue moral ou éthique ou même politique ) la Cisjordanie est une menace existentielle envers Israël et c’est bien pour cela qu’elle est toujours occupée depuis plus de 50 ans .
    Jamais les palestiniens n’auront leur état .Si ce n’est pas l’exil dans les pays limitrophes la seule issue est l’intégration des palestiniens dans un seul état , avec les mêmes droits que les israëliens . Mais là on se heurte à l’éléphant dans la pièce , c’est à dire l’affirmation d’Israël comme état du peuple juif .

      +9

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  • Rémi // 22.06.2020 à 14h02

    Allons calmons nous. Nous ne feront rien contre Israel puisque c’est le laboratoire des ghettos pour pauvres. Lorsque ca sera rentable la solution sera généralisée.
    Un peu de violence permettra de vérifier si les nouvelles méthodes marchent.

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  • Marthe // 24.06.2020 à 12h12

    Il est plus facile de répéter ce que disent les médias français depuis environ 25 ans.
    Voici ce que pensent les Arabes israéliens de l’annexion de la Judée-Samarie (le terme Cisjordanie n’a jamais existé dans l’Histoire) : https://www.dreuz.info/2020/06/11/un-sondage-revele-ce-que-pensent-les-palestiniens-de-la-recuperation-de-la-souverainete-disrael-sur-la-judee-samarie/
    Et voici le résumé de l’Histoire de la région – très clair -, aujourd’hui les gens ne « lisent » que les médias et ne savent ou ne disposent de rien d’autre.
    https://www.dreuz.info/2020/06/11/mais-les-falestiniens-veulent-ils-dun-etat/

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