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12.juin.202012.6.2020 // Les Crises

États-Unis : les « mini-bombes atomiques », menace pour la paix mondiale

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Source : Strategic Culture
Traduit par les lecteur des Crises

Un papier très intéressant (07/02/2020) dans la suite de notre série « Nucléaire / Armements stratégiques ».

Le Pentagone a confirmé qu’il a, pour la première fois, armé certains de ses sous-marins avec des missiles nucléaires à longue portée qui ont un pouvoir de destruction plus faible par rapport aux ogives existantes. Ces « mini-nukes » représentent – malgré un nom évoquant une capacité de destruction moindre – un risque accru de guerre nucléaire.

L’ogive W76-2 nouvellement déployée et montée sur le système de missiles Trident aurait un rendement explosif de cinq kilotonnes, soit environ 1 % de la W76-1 existante. L’arme supposée à faible rendement est néanmoins un instrument de destruction massive colossale, équivalente à environ un tiers de la puissance de la bombe que les États-Unis ont larguée sur Hiroshima en août 1945 et qui a tué des dizaines de milliers de personnes. Ceci donne une idée de l’utilité du « mini-nuke », un missile apparemment plus facile à utiliser.

Cependant, avec une logique de type Docteur Folamour, le fonctionnaire du Pentagone John Rood a affirmé que le nouveau dispositif « améliorerait la sécurité des Américains car il éloignerait le danger d’une guerre nucléaire ». Il aurait également cité l’arme comme un moyen de dissuasion contre une prétendue agression russe. (Il est regrettable, voire absurde, que les responsables américains présentent incorrigiblement la Russie comme un croque-mitaine. Quand vont-ils évoluer ?)

Le Bulletin of Atomic Scientists, basé aux États-Unis, n’est pas de cet avis. Il affirme que le déploiement de telles armes augmente en fait le risque d’une éventuelle guerre nucléaire. En effet, les W76-2 à faible rendement lancés par les sous-marins américains de la classe Ohio ne pourront pas être différenciés des ogives Trident existantes. Par conséquent, le risque d’escalade vers une guerre nucléaire totale est accru.

La Russie a également condamné l’initiative américaine. Sergei Ryabkov, vice-ministre des affaires étrangères, a déclaré : « Les États-Unis sont en train d’abaisser le seuil de sécurité nucléaire et d’autoriser la possibilité de mener une guerre nucléaire limitée et de gagner cette guerre… c’est extrêmement alarmant. »

Le contexte plus large dans lequel l’administration Trump a dénoncé les traités sur le contrôle des armes est doublement troublant. L’année dernière, l’administration a abandonné le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), qui régit l’utilisation des missiles nucléaires à courte portée, ou tactiques. Jusqu’à présent, Washington a montré qu’il n’avait pas l’intention de prolonger l’accord New START avec la Russie régissant les armes stratégiques à longue portée, qui doit expirer l’année prochaine.

Le déploiement d’armes nucléaires à faible puissance dans le cadre de l’arsenal stratégique ne manquera pas de déstabiliser l’équilibre stratégique mondial. Moscou a averti à plusieurs reprises que Washington tente d’inciter à une nouvelle course aux armements.

Elle souligne que l’annulation des traités de contrôle des armements et l’arsenalisation de l’espace extra-atmosphérique par les États-Unis sont la preuve d’un véritable programme visant à provoquer une insécurité mondiale. [L’arsenalisation de l’espace désigne le fait de déployer en orbite de véritables armes et non plus de simples systèmes de soutien des opérations armées au sol. On oppose donc l’arsenalisation (weapo-nization), en projet, à la militarisation (militarization). NdT]

Il est tentant de spéculer que les États-Unis réagissent au développement par la Russie d’armes hypersoniques non nucléaires qui seraient capables d’échapper à tout système de défense anti-missile. Moscou maintient que son arsenal est axé sur une doctrine d’autodéfense et non sur un objectif de première frappe. En tout cas, il semble que les États-Unis, ayant réalisé qu’ils étaient perdants face à la Russie dans le développement d’armes hypersoniques non nucléaires, ont décidé d’élargir leurs options nucléaires. Cette décision annule des décennies d’engagements déclarés de non-prolifération.

Il faut également noter que cette semaine, le Kremlin a révélé qu’un appel urgent lancé par le président russe Vladimir Poutine aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’ils convoquent un sommet afin d’aborder la question de la paix internationale a été ignoré jusqu’à présent par Washington.

Le mois dernier, à un mémorial de l’Holocauste en Israël, Poutine a réitéré une proposition aux puissances fondatrices des Nations unies – les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie et la Chine – de consolider les efforts pour renforcer la sécurité mondiale, la non-prolifération et le contrôle des armes. Cette semaine, le Kremlin a déclaré que cet appel n’avait reçu aucune réponse des États-Unis (ou du Royaume-Uni) pour participer à un tel forum.

En outre, le mois prochain verra l’une des plus grandes manœuvres de guerre de l’OTAN jamais organisées en Europe, avec notamment un déploiement transatlantique massif de forces américaines. Le ministère de la défense russe a qualifié cette mobilisation massive comme étant comparable à une répétition pour une invasion de la Russie.

Le président Donald Trump avait précédemment déclaré son aversion pour la guerre nucléaire et avait appelé à la négociation d’un nouveau traité global de contrôle des armements entre les États-Unis, la Russie et la Chine.

Toutes les preuves empiriques montrent que la rhétorique américaine est complètement et lamentablement détachée de la réalité de ses pratiques menaçantes. Le monde s’oriente vers plus d’insécurité et de risque d’une guerre dévastatrice. Et la faute de cette épouvantable dynamique incombe entièrement à Washington.

Source : Strategic Culture

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

DooDzy // 12.06.2020 à 10h35

Cette remarquable série « Nucléaire / Armements stratégiques » a été annoncé dans la FAQ d’Olivier. Ce n’est pas le deuxième mais le 5e papier je crois bien ; le premier étant l’excellent papier d’Eric Juillot : https://www.les-crises.fr/etats-unis-russie-vers-une-nouvelle-course-aux-armements%e2%80%89-par-eric-juillot/

Elle intervient à un moment où Trump décide de sortir du traité Open Skies, après la sortie du FNI. Enfin, tout semble annoncer la mort du Traité New Start qui arrive à échéance en février prochain.

Pourtant, personne (à part Les-Crises comme souvent) n’évoque le risque de guerre nucléaire, parce que ce genre d’événements nous confrontent à l’« ignorance structurelle » évoquée par Pierre-Henri Castel : « Nous ne savons absolument pas comment penser les choses. (…) Nous ne savons pas quoi faire. (…) Il y a une ignorance structurelle face au problématiques de fin du monde. » – Tout comme la question climatique, le risque nucléaire fait partie de ces grands enjeux que Les-Crises parvient à démocratiser dans son espace d’auto-défense intellectuelle. Merci !

16 réactions et commentaires

  • Rond // 12.06.2020 à 08h22

    Un pétard nucléaire qui exploserait aujourd’hui, quelle que soit sa capacité de destruction d’humains, serait un même message adressé à l’humanité : « moi, dans ma toute « puissance », je décrète que vous ne devez plus vivre parce que dans mon esprit de malade, vous menacez ma vision et mes ambitions sur ce monde ». Ce faisant, « j’exclus le risque de m’annihiler moi-même » Fermez le ban ! Dinosauresque.
    Le développement argumentaire ci-dessus, relève du même syndrome pathétique qui n’évoque que la surface de la chose, sa stratégie et ses échafaudages tortueux. Bonne conclusion, toutefois.
    C’est le deuxième billet sur l’arme nucléaire en peu de temps. Quel est l’objectif ? Nous maintenir dans la peur ou nous préparer à l’acceptation de son « acceptabilité ». Dans les deux cas, manipulation et en aucune façon une crise !
    Si guerre nuc il y a, fin de l’humanité. Et ce monde serait enfin en paix, sans nous.

    Omnipotent barbu qui n’existe sans doute pas, sauvez-nous de ces dingues !

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    • DooDzy // 12.06.2020 à 10h35

      Cette remarquable série « Nucléaire / Armements stratégiques » a été annoncé dans la FAQ d’Olivier. Ce n’est pas le deuxième mais le 5e papier je crois bien ; le premier étant l’excellent papier d’Eric Juillot : https://www.les-crises.fr/etats-unis-russie-vers-une-nouvelle-course-aux-armements%e2%80%89-par-eric-juillot/

      Elle intervient à un moment où Trump décide de sortir du traité Open Skies, après la sortie du FNI. Enfin, tout semble annoncer la mort du Traité New Start qui arrive à échéance en février prochain.

      Pourtant, personne (à part Les-Crises comme souvent) n’évoque le risque de guerre nucléaire, parce que ce genre d’événements nous confrontent à l’« ignorance structurelle » évoquée par Pierre-Henri Castel : « Nous ne savons absolument pas comment penser les choses. (…) Nous ne savons pas quoi faire. (…) Il y a une ignorance structurelle face au problématiques de fin du monde. » – Tout comme la question climatique, le risque nucléaire fait partie de ces grands enjeux que Les-Crises parvient à démocratiser dans son espace d’auto-défense intellectuelle. Merci !

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      • medmed // 12.06.2020 à 11h03

        C’est pour ça que je hurle à l’irresponsabilité de l’Union quand ces abrutis vont titiller la Russie via l’Otan. Deux guerres mondiales ne leur a pas suffit. L’Occident préfère l’autodestruction plutôt que perdre une partie de leur hégémonie sur cette planète.
        A l’ère de la bombe atomique ils raisonnent encore en colonisateur prêt à tout pour soumettre les pays a leur bon vouloir, à commencer par piller leurs richesses. Ils ne supportent pas que l’immense Russie puissent leur échapper. Des fous !

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      • RV // 12.06.2020 à 11h32

        «  » »Pourtant, personne […] n’évoque le risque de guerre nucléaire » » »
        Je vous invite à prendre connaissance de cette déclaration de JLM pendant la campagne présidentielle de 2017.
        https://blogs.mediapart.fr/jean-marie-matagne/blog/200417/melenchon-pour-un-monde-sans-armes-nucleaires
        extrait :
        \\\\\ Il nous a fait savoir que, s’il est élu, il relancera le désarmement nucléaire 1°) en envoyant les diplomates français siéger à la seconde session (15 juin-7 juillet 2017) de la Conférence de l’ONU chargée d’élaborer l’interdiction des armes nucléaires, et 2°) en appelant les autres Etats nucléaires à se réunir pour négocier les étapes de leur élimination. En outre, pour montrer, sans préjuger du résultat de ces négociations, sa volonté de désarmer, la France suspendra les projets inutiles de modernisation de ses sous-marins nucléaires et réduira symboliquement de moitié le nombre de ses avions Rafale N et M équipés d’ogives nucléaires. Elle se retirera du commandement intégré de l’OTAN, comme du temps du général de Gaulle, et ne collaborera pas au « bouclier antimissiles » des Etats-Unis. Elle condamnera les armes à uranium appauvri. Elle sera au sein de l’ONU un acteur de paix. /////

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  • Jean-Do // 12.06.2020 à 09h09

    Ces armes et la stratégie qui les accompagnent, ne sont pas nées avec Trump mais sont le produit de ses opposants : le complexe militaro-industriel et l’État impérial. Deux forces portées par Joe Biden. Il n’est donc pas étonnant que de nombreux Républicains « impériaux » se tournent vers ce dernier. Il est donc inutile et même contre-productif de croire que Biden reviendra le moins du monde sur la course aux armements non-nucléaires ou à « nucléarité limitée », si j’ose ce néologisme.

    Le raisonnement que j’expose ici provient de l’analyse des « 3 forces », soit la force populaire représentée par Bernie Sanders, la force productivo-industrielle par Trump et l’alliance finances+assurances+militaires, alias « l’État profond » alias « les néo-cons » dont la marionnette actuelle est Joe Biden. Cette 3e force fut au pouvoir sans interruption depuis Reagan, avec les notables exceptions des premières années « Trump » et dans une moindre mesure d’Obama.

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    • Le Belge // 12.06.2020 à 10h47

      Entièrement d’accord avec vous, Monsieur. J’ajouterais, en plus, que Nancy Pelosi est aussi -si pas plus- nuisible que Joseph « Joe » Biden qui, lui, est notoirement connu pour sa corruptibilité et pour avoir, avec Barack Obama, tué plus de gens que Donald Trump (seul président américain à avoir tenter un dialogue avec Kim-Jong-Un et à respecter la Russie). Le « Prix Nobel » de la « Paix » n’a jamais été qu’une vaste blague (« Union » européenne, Barack Obama, Aung San Suu Kie, même Adolf Hitler y fut candidat).

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    • Dominique65 // 12.06.2020 à 12h08

      Bernie Sanders n’a montré aucune envie de limiter l’utilisation de la guerre comme moyen de maintenir la domination des USA sur le reste du monde.

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    • weilan // 12.06.2020 à 13h40

      A quoi bon nous ressortir Bernie Sanders, ce cadavre ambulant qui s’est déjà pieusement rangé derrière J. Biden ?

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      • tepavac // 12.06.2020 à 19h10

        Il n’est pas le seul, T. Gabbard aussi…et vu les propos qu’elle a toujours publiquement tenue, ceci laisse un gout amer, ou un aperçu de ce qu’est réellement la démocratie.

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  • Grd-mère Michelle // 12.06.2020 à 10h03

    TERRIFIANT! Mais pas étonnant….
    Ce papier datant du mois de février, il serait intéressant de connaître l’évolution des « opérations », militaires et diplomatiques, qui y sont décrites.

    Par ailleurs, mes précédents laïus pacifistes ayant régulièrement été moqués, dépréciés, si pas écartés, dans les commentaires de ce site, je doute que les lecteurs/lectrices des « Crises » soient fort sensibles à la question de la prolifération des armes, nucléaires ou autres…

    Il ne faudrait pourtant pas oublier que le nerf de toutes les guerres, militaires ou économiques, civiles, religieuses ou internationales, mondiales, c’est toujours l’argent au service des lubies impérialistes, colonialistes, des « puissants », et que donc l’argent fait tourner le monde (« money makes the world go round » – film « Cabaret », qui illustre en musique l’établissement du fascisme, à Berlin, juste avant-guerre).

    Aujourd’hui, 12/7/2020, Trump s’agite pcq la Cour constitutionnelle des USA a décidé d’examiner les détails de la guerre en Afghanistan(entendu à la radio/RTBF, à 9h).
    Mais J.Assange, qui a contribué à révéler les crimes qui s’y sont déroulés, ainsi qu’en Irak, continue de s’éteindre en prison à Londres, dans ce Royaume Uni complice de son « allié » atlantiste.

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    • Grd-mère Michelle // 14.06.2020 à 12h51

      Erreurs de ma part: c’est le 12/6/2020(évidemment!) que j’avais brièvement entendu que D.Trump s’agitait pcq LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE(et non la Cour constitutionnelle/US) se penche sur la guerre en Afghanistan.

      Le grotesque de la situation n’échappe plus à personne, mais ce serait une erreur de focaliser sur l’actuel président Trump: c’est l’Alliance atlantique elle-même, fruit des manigances des « gagnants » de la seconde guerre mondiale(dont de récentes tentatives de ré-écrire l’histoire par l’UE écarte la Russie), qui a posé les bases d’une guerre commerciale continue déguisée en « guerre froide ». Car l’impérialisme s’est alors imposé par la force des « parts de marché », tout en produisant un maximum d’armes pour protéger ses arrières.

      C’était sans escompter la potentialité de la Chine, Nation commerçante s’il en est, et sans rivale du fait de ses capacités de production liées à la force de ses milliards de bras…

      Une seule solution: l’appropriation de la politique par les peuples déterminés à se parler et à s’entendre pour instituer le BIEN COMMUN comme règle principale du VIVRE ENSEMBLE, et pour refuser de participer aux jeux mortifères de quelques « dirigeant-e-s » (de pays et d’entreprises) cinglé-e-s, obnubilé-e-s par le pouvoir et les possessions de « richesses ».
      Pour cela, ils ont besoin d’être correctement informés:
      MERCI à tout qui contribue à cette immense tâche.

        +1

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  • scc // 12.06.2020 à 16h45

    Et quand on voit la façon dont certains illuminés envisagent leurs relations avec les autres grandes puissances dans le futur, il ne faut pas se faire d’illusions sur un changement de cap. Plus ça va mal, mieux c’est:
    https://rsc-johnson.house.gov/sites/republicanstudycommittee.house.gov/files/%5BFINAL%5D%20NSTF%20Report.pdf

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  • Ando // 12.06.2020 à 21h39

    En brisant tous les traités internationaux encadrant ce type d’armes le régime de Washington ne fait en réalité que mettre en danger la population des États-Unis. Cela ressemble plutôt à une fuite en avant. L’ancienne puissance dominante gesticule dans tous les sens, incapable de s’adapter à sa place rétrécie et qui ne cesse de s’éroder au fil du temps. C’est peut-être ce qui le rend dangereux. A quand l’organisation d’une politique mondiale de « containment « ?.

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    • weilan // 12.06.2020 à 21h57

      Par sa position géographique, la nation « exceptionnelle » s’imagine encore et toujours à l’abri d’une guerre généralisée, voire mondiale. Les américains n’ont jamais connu la moindre égratignure sur leur sol.

      Par contre, certains docteurs Folamour ne verraient aucun inconvénient à ce que leurs vassaux européens dûment otanisés se battent contre la Russie jusqu’au dernier être humain.

        +3

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  • birin // 12.06.2020 à 23h35

    Sans rien y connaître sur ces questions de stratégie nucléaire et dissuasion, je me pose quand même une question.

    Si ce type d’armes était destiné à être utilisé contre des pays non nucléarisés mais qui ont des alliés, au moins potentiels, qui sont des puissances nucléaires (Russie, Chine, …) ?
    Par exemple, si les manganes US utilisent ces armes contre l’Iran, le Venezuela, la Syrie, …
    A mon avis ça enverrait 2 messages :
    – Nous, US, nous sommes les maîtres simplement parce que nous sommes prêts à tout, y compris à utiliser l’arme nucléaire offensive , et non dissuasive.
    – Si un allié du pays attaqué s’avise de l’aider, il entre automatiquement dans une guerre nucléaire, et même une guerre terminale si cet allié est une puissance nucléaire (la Russie par exemple).
    (ça prouverait aussi au monde que l’agresseur est un mangane mais, pour les US par exemple, tout le monde le sait déjà)

    C’est peut-être erroné ce que j’imagine, mais ça me semble logique.
    C’est d’ailleurs la logique classique de tous les grands manganes de l’histoire.

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  • christian gedeon // 13.06.2020 à 10h47

    Ah la miniaturisation,le nanos,le progrès et blabla. ceci étant dit il semble que les cerveaux suivent aussi cette tendance lourde à la miniaturisation. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme,et nous avons appris à devenir des dieux avant d’apprendre à devenir des hommes…ce n’est pas de moi évidemment,mais c’est parfaitement adapté. Ce serait bien aussi de parler du nouveau missile « hypersonique  » de M. Poutine et de Dieu sait quoi de je ne sais qui. Je signale qu’il y aussi des mini bombes à neutrons. Nous sommes à l’ère des nanotechnologies,mais nous sommes dirigés par des mégacons!

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