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Chomsky : Les armes nucléaires, le changement climatique et la fragilisation de la démocratie menacent l’avenir de la planète

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Source : Democracy Now !, Noam Chomsky, le 12 avril 2019.

Le 12 avril 2019

Noam Chomsky

Militant politique célèbre dans le monde entier, linguiste et écrivain. Il est professeur distingué du département de linguistique de l’université d’Arizona et professeur émérite du Massachusetts Institute of Technology (MIT) où il enseigne depuis plus de 50 ans.

A l’heure où le président Trump se retire des principaux accords nucléaires avec la Russie et s’apprête à renforcer l’arsenal nucléaire américain, Noam Chomsky fait le point sur la menace de guerre nucléaire qui demeure l’un des problèmes les plus préoccupants auxquels l’humanité est exposée. Dans un discours prononcé à la Old South Church de Boston, Chomsky parle également de la menace que représente le changement climatique et de la fragilisation de la démocratie à travers le monde.

AMY GOODMAN : Vous êtes sur Democracy Now !, democracynow.org, The War and Peace Report. Je m’appelle Amy Goodman, et nous poursuivons cette heure avec le linguiste et opposant politique de renommée mondiale Noam Chomsky, qui a pris la parole hier soir ici à Boston, à l’Old South Church.

NOAM CHOMSKY : Je voudrais faire quelques observations au sujet de la terrible difficulté qu’il y a à maintenir et à instaurer la démocratie, au sujet des puissantes forces qui s’y sont toujours opposées, au sujet des résultats obtenus en la sauvegardant et en la renforçant, et au sujet de l’importance que cela aura pour l’avenir. Mais d’abord, quelques mots sur les défis auxquels nous sommes confrontés, dont vous avez déjà assez entendu parler et que vous connaissez tous. Je n’ai pas besoin d’entrer dans les détails. Décrire ces défis comme « extrêmement graves » serait une erreur. L’expression ne rend pas justice à l’énormité des défis qui nous attendent. Et toute discussion sérieuse sur l’avenir de l’humanité doit commencer par la reconnaissance d’un fait critique, à savoir que l’espèce humaine est maintenant confrontée à une question qui ne s’est jamais posée auparavant dans l’histoire humaine, une question à laquelle il faut répondre rapidement : La société humaine survivra-t-elle longtemps ?

Comme vous le savez tous, depuis 70 ans, nous vivons à l’ombre de la guerre nucléaire. Ceux qui ont tiré un bilan ne peuvent que s’étonner que nous ayons survécu jusqu’ici. À maintes reprises, nous avons frôlé, parfois à quelques minutes près, le désastre final. Que nous ayons survécu relève d’une sorte de miracle. Les miracles ne durent pas éternellement. Il faut mettre fin à cette situation, et le faire de toute urgence. La nouvelle Nuclear Posture Review [le document de doctrine nucléaire, NdT] de l’administration Trump accroît considérablement la menace d’un conflit qui serait de fait fatal à notre espèce. On se souviendra peut-être que ce document a été financé par Jim Mattis, qui a été considéré comme trop bien élevé pour rester dans l’administration – ça vous donne une idée du seuil de tolérance dans le monde Trump-Pompeo-Bolton.

En fait, il y avait trois grands traités sur les armes : le Traité ABM, sur les missiles anti-balistiques [les boucliers anti-missiles, NdT], le Traité FNI, sur les forces nucléaires intermédiaires et le Traité New START.

Les États-Unis se sont retirés du Traité ABM en 2002. Et quiconque croit que les missiles anti-balistiques sont des armes de défense se trompe sur la nature de ces systèmes. [Le traité ABM fut signé à Moscou le 26 mai 1972 dans le cadre des négociations sur la limitation des armes stratégiques et complété par le protocole du 3 juillet 1974 entre l’URSS et les États-Unis, puis confirmé par la Russie et les États de l’ex-URSS pour une durée illimitée.NdT]

Les États-Unis viennent de se retirer du Traité FNI, conclu entre Gorbatchev et Reagan en 1987, il réduisait considérablement la menace d’une guerre en Europe, guerre dont la généralisation serait très rapide [Le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire est un traité visant le démantèlement par les États-Unis et l’URSS d’une catégorie de missiles emportant des charges nucléaires ou conventionnelles NdT]. Ce traité a été signé dans le contexte des manifestations que vous venez de voir dans le film. Des manifestations de très grande ampleur ont servi de toile de fond à l’élaboration d’un traité qui a fait une différence très importante. Il faut se souvenir de cela et aussi de bien d’autres occasions où un mouvement populaire militant fort a vraiment fait la différence. Les leçons sont trop évidentes pour les énumérer. Eh bien, l’administration de Trump vient de se retirer du Traité FNI ; les russes s’en sont retirés tout de suite après. Si vous y regardez de plus près, vous constatez que chacune des parties a une sorte de thèse crédible pour prouver que l’adversaire n’a pas respecté le traité. Pour ceux qui veulent avoir une idée de la façon dont les Russes pourraient voir les choses, le Bulletin of Atomic Scientists, la principale revue sur les questions de contrôle des armes, a publié il y a quelques semaines un article de Theodore Postol soulignant la dangerosité des installations américaines de missiles anti-balistiques à la frontière russe – combien elles sont dangereuses et peuvent être perçues comme telles par les russes. Remarquez le bien, à la frontière russe ! La tension est croissante à la frontière russe. Les deux camps mènent des actions de provocation. Nous devrions-dans un monde rationnel, des négociations auraient lieu entre les deux protagonistes, avec des experts indépendants pour évaluer les accusations que chacune porte contre l’autre, pour aboutir à une résolution du conflit, et pour rétablir le traité. Ca c’est dans un monde rationnel. Mais nous ne vivons malheureusement pas dans un tel monde. Aucune initiative n’a été entreprise dans ce sens. Ni ne le sera, à moins d’une intense mobilisation.

Voilà; il nous reste le traité New Start [Le New Start est le nom d’usage courant d’un traité de réduction des armes stratégiques nucléaires entre les États-Unis et la Russie. Il a été signé le 8 avril 2010 à Prague et, après sa ratification, est entré en vigueur le 5 février 2011 pour une durée de dix ans NdT]. Le traité New Start déjà qualifié par son porte-parole – qui s’est décrit en toute modestie comme le plus grand président de l’histoire américaine – de la même façon que tout ce qui avait été fait par ses prédécesseurs : c’est le pire traité jamais conclu au cours de l’histoire de l’humanité ; nous devons nous en débarrasser. En fait, la date de son renouvellement tombe juste après les prochaines élections ; il y a beaucoup en jeu. L’enjeu est de taille pour savoir si ce traité sera renouvelé ou non. Il a permis de réduire très sensiblement le nombre des armes nucléaires, certes à un niveau bien plus élevé que ce qu’il devrait être, mais bien en-dessous de ce qu’il était auparavant. Et cette tendance pourrait se poursuivre.

En attendant, le réchauffement climatique suit son cours inexorable. Au cours de ce millénaire-ci, chaque année, à une exception près, a été plus chaude que la précédente. Des articles scientifiques récents, notamment ceux de James Hansen, indiquent que le rythme du réchauffement de la planète, qui augmente depuis environ 1980, pourrait s’accélérer radicalement et passer d’une croissance linéaire à une croissance exponentielle, ce qui veut dire doubler tous les vingt ans. Avec la fonte, la fonte rapide de l’Antarctique, des gigantesques banquises, nous approchons déjà des conditions d’il y a 125 000 ans, lorsque le niveau de la mer était environ 8 mètres au-dessus du niveau actuel. Nous pourrions – ce niveau pourrait être atteint. Les conséquences en sont difficilement imaginables. Je veux dire, je n’essaierai même pas de vous les décrire, mais vous pouvez rapidement imaginer ce que cela veut dire.

Et dans le même temps, pendant que tout ça se produit, vous pouvez régulièrement lire dans la presse des articles euphoriques sur les progrès réalisés par les États-Unis en termes de production de combustibles fossiles. Nous dépassons désormais l’Arabie saoudite. Nous sommes numéro 1 de la production de combustibles fossiles. Les grandes banques, comme JPMorgan Chase, injectent de l’argent en nouveaux investissements dans les combustibles fossiles, y compris les plus nocifs, comme les sables bitumineux du Canada. Et tout ceci est présenté avec enthousiasme et exaltation. Nous atteignons maintenant l’indépendance énergétique. Nous pouvons contrôler le monde, décider de l’utilisation des combustibles fossiles dans le monde.

À peine un mot sur ce que cela signifie, et qui est tout à fait évident. Ce n’est pas que les journalistes, les commentateurs ne le savent pas, que les PDG des banques ne le savent pas. Bien sûr que si, ils le savent très bien. Mais il s’agit là de pressions institutionnelles dont il est extrêmement difficile de s’extraire. Vous pouvez vous mettre dans la – essayez de vous mettre dans la position, disons, du PDG de JPMorgan Chase, la plus grande banque, qui consacre des sommes importantes pour investir dans les combustibles fossiles. Il sait certainement tout ce que vous savez tous sur le réchauffement climatique. Ce n’est pas un secret. Mais quels sont les choix ? En gros, il a deux options. L’une est de faire exactement ce qu’il fait. L’autre est de démissionner et d’être remplacé par quelqu’un d’autre qui fera exactement ce qu’il fait actuellement. Ce n’est pas un problème individuel. C’est un problème institutionnel, qui peut être résolu, mais seulement si les citoyens exercent une pression considérable.

Et nous avons vu récemment, de façon très spectaculaire, comment c’est possible – comment on peut trouver une solution. Un groupe de jeunes, le Sunrise Movement, organisé, est allé jusqu’à organiser un sit in dans les bureaux du Congrès, ce qui a piqué l’intérêt des nouvelles personnalités progressistes qui ont réussi à se faire élire au Congrès. Sous la pression populaire, Alexandria Ocasio-Cortez, rejointe par Ed Markey, a mis à l’agenda le Green New Deal. C’est une réussite remarquable. Bien sûr, il est la cible d’attaques de toutes parts : ça n’a pas d’importance. Il y a seulement deux ans, il était inconcevable qu’on en discute. Grâce à la mobilisation de ce groupe de jeunes, il est maintenant au cœur de l’agenda. Il faudra le mettre en œuvre, d’une manière ou d’une autre. C’est une question de survie, ce ne sera peut être pas exactement sous cette forme, mais en y apportant quelques modifications. L’engagement d’un petit groupe de jeunes a réussi à opérer un formidable changement. Cela vous montre le genre de choses qu’on peut faire.

Pendant ce temps, l’Horloge de l’apocalypse, publiée par le Bulletin of Atomic Scientists de janvier dernier, a été fixée à minuit moins deux minutes. C’est le plus proche de la fin du monde depuis 1947 [L’horloge de la fin du monde ou horloge de l’Apocalypse (Doomsday Clock en anglais) est une horloge conceptuelle créée peu de temps après le début de la guerre froide et mise à jour depuis 1947 par les directeurs du Bulletin of the Atomic Scientists de l’université de Chicago, sur laquelle minuit représente la fin du monde NdT]. L’annonce de cette nouvelle position de l’aiguille mentionne les deux principaux dangers bien connus : le risque de guerre nucléaire, qui augmente, et la menace du réchauffement de la planète, qui s’accentue toujours plus. Et pour la première fois, une troisième menace est venue s’ajouter : la fragilisation de la démocratie. C’est la troisième menace, avec le réchauffement climatique et la guerre nucléaire. Et c’était tout à fait justifié, parce qu’une démocratie qui fonctionne nous offre le seul espoir de triompher de ces menaces. Ce ne sont pas les grandes institutions, que ce soit étatiques ou privées, qui agissent indépendamment de toute pression de la part de l’opinion publique qui s’y attelleront, ce qui signifie que les moyens d’un fonctionnement démocratique doivent être préservés, utilisés comme l’a fait le mouvement Sunshine, de la même manière que la grande manifestation populaire qui a marqué le début des années 1980, ou comme nous le faisons encore de nos jours.

AMY GOODMAN : Nous revenons échanger avec Noam Chomsky d’ici 30 secondes.

Source : Democracy Now !, Noam Chomsky, le 12 avril 2019.

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

RGT // 02.09.2019 à 09h44

J’apprécie énormément Chomsky et ses analyses sont d’une pertinence et d’une acuité remarquables.

Et de plus il est l’un des rares VRAIS humanistes qui puisse “encore” s’exprimer (mais pas trop, il est un empêcheur de tourner en rond).

Par contre, je pense qu’il est bien trop optimiste sur l’avènement de réelles démocraties.

Il y a de telles intérêts économiques (et surtout des profits considérables) en jeu qu’il est totalement illusoire de rêver ne serait-ce qu’un seul instant à la possibilité de “dépouiller” les “élites” de leurs pouvoirs de nuisance.

Je suis un pacifiste convaincu, mais je suis aussi réaliste : Quand un tout petit nombre de personnes possèdent un pouvoir si démesuré elles seront prêtes à toutes les violences pour le conserver, quittes à entraîner la destruction TOTALE de toute vie sur cette planète.

Au moyen-âge déjà, les haschischins (des chiites “socialo-anarchistes” qui vivaient de l’actuel Iran à l’actuel Liban – l’actuel “croissant chiite”) avaient compris que pour que les populations puissent vivre tranquilles et ne pas être oppressées par les “élites” (sunnites qui souhaitaient soumettre tous les autres) ils devaient taper là ou ça fait TRÈS MAL pour lesdites “élites”.

Ils commettaient des attentats (assassin vient de haschischin) bien gores dans lesquels celui qui les agressait se retrouvait un matin avec la tête tranchée entre ses jambes…
Du coup on leur foutait la paix et ni les croisés ni le grand Saladin ne sont JAMAIS venus les déranger. Pas fous, ils savaient ce qui les attendaient.

Il nous faudrait de nouveaux haschischins pour faire réfléchir les “élites” sur la fragilité de leurs existences.

Ils commenceraient sans doute à écouter Chomsly et rabaisseraient leurs prétentions simplement pour survivre.
Comme quoi leurs armes sont efficaces : Elles sont bien les SEULES qui pourraient les faire reculer.

26 réactions et commentaires

  • RGT // 02.09.2019 à 09h44

    J’apprécie énormément Chomsky et ses analyses sont d’une pertinence et d’une acuité remarquables.

    Et de plus il est l’un des rares VRAIS humanistes qui puisse “encore” s’exprimer (mais pas trop, il est un empêcheur de tourner en rond).

    Par contre, je pense qu’il est bien trop optimiste sur l’avènement de réelles démocraties.

    Il y a de telles intérêts économiques (et surtout des profits considérables) en jeu qu’il est totalement illusoire de rêver ne serait-ce qu’un seul instant à la possibilité de “dépouiller” les “élites” de leurs pouvoirs de nuisance.

    Je suis un pacifiste convaincu, mais je suis aussi réaliste : Quand un tout petit nombre de personnes possèdent un pouvoir si démesuré elles seront prêtes à toutes les violences pour le conserver, quittes à entraîner la destruction TOTALE de toute vie sur cette planète.

    Au moyen-âge déjà, les haschischins (des chiites “socialo-anarchistes” qui vivaient de l’actuel Iran à l’actuel Liban – l’actuel “croissant chiite”) avaient compris que pour que les populations puissent vivre tranquilles et ne pas être oppressées par les “élites” (sunnites qui souhaitaient soumettre tous les autres) ils devaient taper là ou ça fait TRÈS MAL pour lesdites “élites”.

    Ils commettaient des attentats (assassin vient de haschischin) bien gores dans lesquels celui qui les agressait se retrouvait un matin avec la tête tranchée entre ses jambes…
    Du coup on leur foutait la paix et ni les croisés ni le grand Saladin ne sont JAMAIS venus les déranger. Pas fous, ils savaient ce qui les attendaient.

    Il nous faudrait de nouveaux haschischins pour faire réfléchir les “élites” sur la fragilité de leurs existences.

    Ils commenceraient sans doute à écouter Chomsly et rabaisseraient leurs prétentions simplement pour survivre.
    Comme quoi leurs armes sont efficaces : Elles sont bien les SEULES qui pourraient les faire reculer.

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    • Duracuir // 02.09.2019 à 10h10

      Votre affirmation du mot “haschischin” comme origine du mot “assassin” est fortement sujette à caution. Il peut tout à fait venir du mot Perse assysioun, qui signifie “fondement, pilier”, traduction arabe : “al quaeda”. Je veux bien que des assassins pros infiltrés chez l’ennemi carburent à la coke, au kat ou au amphets, mais franchement, du chichon….
      N’empêche qu’au XIIIe siècle, les Mongols les ont totalement éradiqués jusque dans leur repère montagneux. Et ils n’ont empêché aucune population d’être opprimée. Désolé.

        +10

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    • doudoute // 02.09.2019 à 11h04

      Je préfère ceci :

      http://www.libreactu.fr/le-mouvement-des-sans-cravate/

      “… Mais il restait à trouver un moyen de combattre cet ennemi maintenant désigné […] Il s’agissait de gripper la machine pour de bon, en pratiquant le sabotage méthodique et sélectif de tout ce qui la maintenait en fonctionnement […] C’est dans les commentaires d’un blog anonyme tenu par une femme de ménage que l’on a trouvé les premiers témoignages d’un sabotage conscient et ciblé…”

        +10

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      • RGT // 02.09.2019 à 23h38

        Très jolie fable.
        Si au moins elle pouvait être vraie.

        Mais ne rêvons pas, la population est tellement “éduquée” à obtempérer à ses “élites” que je ne verrai hélas pas un tel événement de mon vivant.

        Peut-être mes petits-petits-……-petits enfants le verront, et encore, mais il ne restera alors même plus le moindre vestige d’os de ma carcasse depuis longtemps retournée en poussière pour se réjouir de cette action salvatrice.

        En attendant, si quelqu’un connaît quelques chasseurs qui se “promènent” en forêt de Rambouillet, qu’il leur suggère que le ministre, l’énarque ou le député une fois bien faisandés ont une saveur bien plus délicate que le plus beau des chevreuils.

        De plus, avec les lois actuelles sur les accidents de chasse, ils ne risqueront pas grand chose.
        il faut quand-même reconnaître qu’en dehors du contexte citadin, distinguer Castaner d’un sanglier s’avère très difficile et quiconque le croiserait au coin d’un bois pourrait invoquer la légitime défense en sortant les chevrotines ou les balles à ailettes.

        Quant à Zupiter, il pourrait tout à fait en toute sincérité être confondu avec une grive ou une gallinette cendrée. Avec lui, du petit plomb suffirait amplement.

        Pour De Rugy, il faudra le laisser aux pêcheurs : Le rouge de sa honte le ferait confondre avec un homard ou plutôt une écrevisse (plus “faune locale”) prête à la cuisson finale.
        Un vrai régal de gastronome. Lucullus dîne chez Lucullus.
        De plus, personne ne pourrait nier que son régime alimentaire passé lui aurait laissé un fumet incomparable.

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    • Jean-François91 // 03.09.2019 à 19h21

      extrait du Trésor de la Langue française (ATiLF)
      [modéré http://stella.atilf.fr/Dendien/scripts/tlfiv5/advanced.exe?8;s=401141775; ]
      assessino est empr. à l’ar. « Cannabis indica » par l’intermédiaire d’un plur. ar. non attesté * (sing. « fumeur de haschich », DEVOTO), nom donné par leurs ennemis aux Ismaëliens de Syrie, coupables de multiples assassinats à l’égard des Chrétiens et des Musulmans. À cet ar. a été empr. un premier sens de l’ital. « membre d’une secte de fanatiques musulmans de l’Asie occidentale, qui, au temps des croisades, tuaient souvent des chefs chrétiens » attesté dep. le XIIIe s. (GUIDO DELLE COLONNE [début XIIIe-1290], La poesia lirica del Duecento, 163 et 166, ibid.), le corresp. fr., de même sens, est attesté dep. 1195 (harsasis AMBROISE, Guerre sainte, éd. G. Paris, 8795 ds T.-L. : ome al Harsasis) jusqu’à 1309, GDF. En ital. les formes du type assas(s)ino sont le résultat d’une assimilation progressive. […]

        +0

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    • AerosolKid // 04.09.2019 à 12h59

      « Pacifiste convaincu » mais ça serait quand même pas mal de faire crever, tout ces capitalistes, du moins de trouille.
      L’incohérence de certains ne cessera jamais de m’étonner.
      Sans les hommes créateurs de richesse vous en seriez encore à vous casser les ongles en grattant la terre à la recherche de racine.

      Je suis un anarchiste capitaliste, évidemment, très très méchant puisque je permets à 12 743 personnes ( et leur famille ) de vivre décemment grâce aux fruits de leur travail et grâce à mes idées. Pas de bol pour eux ils se font piquer une très grosse partie de ces fruits par cet État redistributeur que vous admirez tellement. Évidemment comme c’est moi qui crée cette richesse je me gave au passage en cas de réussite, mais bon, les idées c’est moi qui les ais, les investissements c’est également t moi qui les fait et les pertes sont également pour moi quand il y en a, et cela arrive ( et pas pour mes collaborateurs que j’aime ). Ah oui je n’oblige personne à travailler pour une sale type comme moi, je ne braque aucun flingue sur aucune tempe, ils doivent être masochistes.
      Vous feriez mieux de lire Ludwig Von Mise ( l’action humaine ). Chomsky est Le maître en linguistique, mais sorti de son domaine de compétences, il est aussi bon que ma grand mère en philosophie politique.

        +0

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      • Toine // 05.09.2019 à 10h22

        C’est très bien M. AerosolKid, continuez ainsi, je vous trouve très méritant. Vous êtes aussi en partie chanceux, mais si vous ne croyez pas en la chance, croyez au moins en la malchance.
        Il faudrait peut aussi considérer (vous n’en parlez pas) la problématique écologique au sein de votre anarchisme capitaliste: êtes-vous certain qu’il n’y a pas de bien commun, pas besoin de collectif,..? Je vais me renseigner de mon côté sur Von Mise pour voir ce qu’il dit sur l’exploitation des hommes et des ressources naturelles, peut-être a t’il des solutions intéressantes à toutes nos “crises”.
        Une seule petite curiosité de ma part et je pars, ça fait quoi de se gaver, ma petite oie blanche?
        Au bonheur,

          +0

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      • Véronique // 05.09.2019 à 15h52

        Nous vivons en société de toutes façons. personne ne peut y arriver tout seul. Les 12000 et quelques vous font vivre aussi. Vous avez été à l’école payée par la collectivité, vous empruntez des routes payées par la collectivité. Vous vous soignez grâce à la collectivité etc. Et en général vous profitez aussi des richesses créées par les autres. J’ajoute que plus les entreprises sont grandes, et plus l’Etat est généreux.

          +1

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  • Duracuir // 02.09.2019 à 10h02

    Excusez moi, je ne sais pas si je suis un idiot outrecuidant ou quoi, mais ça fait une paire d’article que je lis de Chomsky que je trouve, comment oserais-je le dire, à coté de la plaque.
    D’abord, ce qu’il dit là, on l’entend, le lit, le voit à longueur de temps dans la quasi intégralité du spectre médiatique depuis plus de dix ans. Alors je veux bien que Chomsky s’adresse là à des zuniens, mais quand même, ils ne sont pas tous ignares, crétins et bouchés à ce point quand même? Rien de transcendant là dedans, de l’eau tiède et encore de l’eau tiède. Ok, d’accord, on ne le répétera jamais assez, mais bon, pourquoi en appeler au grand Chomsky pour rabacher ce qui est martelé depuis plus de dix ans maintenant.
    Franchement, trouvez moi un seul édito du Monde, de Libé, de l’Express , du Point, de l’Obs, de France Inter, Info, Culture, de TF1, BFM, F2 3 4 5 Arte et toutes, je dis bien tous les autres médias, un seul édito se félicitant ou niant le réchauffement anthropique ou de la fin des traité nucléaires en cours? Un seul se félicitant de la bonne santé de notre système démocratique?
    Et là où carrément Chomsky me semble aux fraises(l’âge?), c’est qu’alors que depuis 15 ans, une grosse partie de l’establishment US politique et médiatique lui même alertent sur ces trois problèmes, il nous dit que c’est une bande de gamin qui a fait récemment le déclic politique.
    Puis le bateau de la démocratie en danger sans dire ni où précisément et en quoi elle se dégrade.

      +18

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    • Duracuir // 02.09.2019 à 10h07

      Exactement aux trois questions soulevées par Chomsky certains répondent:
      Malthusianisme pour éviter l’épuisement de la planète
      fin des états pour éviter les guerres(dont nucléaires)
      gouvernement des experts, pour en finir avec cette démocratie si imparfaite et si peu adaptées aux défis à venir

      Chomsky marcherait-il pour ces gens là? Ou est-il en bon gauchiste l’idiot utile de ces gens là?

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      • bhhell // 02.09.2019 à 15h57

        La planète est déjà épuisée, la “démocratie” est déjà contrôlée par les experts et les multinationales. Et si c’était les théoriciens du complot les idiots utiles du monde tel qu’il va? Si vous doublez la charge autorisée d’un ascenseur, vous allez vous en inquiéter ou crier au complot?

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 02.09.2019 à 10h23

    Dans les situations de crise extrême, la réaction des groupes dominants (il faudrait cesser de les traiter d’ “élites”, car “élites” signifie “les meilleurs”, et il arrive que les mécanismes sélectifs mettent au sommet la lie de la société) , est toujours la même : sauver leur propre peau. Ils ne calculent pas au delà. Dans cette situation, si le gros des populations est sans solution d’organisation sociale alternative disponible et immédiatement fonctionnelle, faute de réflexion philosophique en amont, et c’est en général le cas, les peuples peuvent reculer devant la démarche consistant à liquider ses maîtres sans perspective au delà. C’est la peur du vide, si typique de la mentalité actuelle, qui a fait par exemple que les Allemands ont supporté Hitler jusqu’au bout, et qui signifie simplement que le peuple n’arrive pas au niveau d’irresponsabilité de ses maItres. Le léninisme de 1917 consistait à dire, dans une situation analogue, que l’horreur du présent (en l’occurrence le tsarisme plus la guerre) rendait rationnel un saut dans le vide. Concluez comme vous voudrez.

      +10

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  • florian lebaroudeur // 02.09.2019 à 13h38

    J’ai eu beaucoup d’estime pour Noam Chomsky et pour ses ouvrages salutaire comme “la fabrique du consentement”.
    Mais là il s’égare complètement…

    La démocratie est menacé…à cause de quoi ? Encore faut-t-il identifier les causes à la racine et non les problèmes de surface.

    Encore une fois, on fait complètement l’impasse sur la question énergétique et le devenir des ressources.

    Nos certitudes réconfortantes et notre mode de vie ludique ne pourra de toute façon pas perdurer éternellement, autant en faire le deuil dés maintenant et abandonner toutes nos illusions superficielles.

    Mais non, on préfère s’accrocher à un monde qui part en décrépitude en continuant à se persuader que dans ce bordel ambiant, un messie finira bien par se manifester et nous sauver la mise.

      +12

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  • doudoute // 02.09.2019 à 15h55

    https://www.youtube.com/watch?v=1wF5FMUtHDM
    ( Francis Dupuis-Déri dans Thinkerview )

    La démocratie est menacée… quelle démocratie? Nous sommes plutôt dans des républiques parlementaires, où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourrit par lui et le gouverne (Voltaire).

    A-t-elle seulement existé? La démocratie se cherche, s’est tentée à plusieurs reprises avant d’être toujours rattrapée par l’ignominie, l’horreur, les désastres, l’apathie, l’ignorance… “une démocratie qui fonctionne” grâce à des mouvements de masse intempestifs venus contrer/influencer les grandes institutions que nous alimentons ? Bof.
    ( conscient d’avoir fait une énième critique de critique de…)

      +14

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    • RGT // 03.09.2019 à 00h02

      Les seules vraies expériences démocratiques ont été EXPLOSÉES DANS DES BAINS DE SANG dans la première moitié du XXè siècle.

      Les deux fois les plus connues et les plus décrites (et bien sûr traînées dans la boue) l’ont été :

      – Par mes marxistes qui ne supportaient pas que les anarchistes souhaitent rester libres et indépendants et qu’ils donnent TOUS les pouvoirs aux Soviets locaux en refusent la tutelle “bienveillante” de l’état. Et c’est Trotski (divinité incontournable de l’extrême-extrême gôôôche) qui s’est acquitté de cette “noble” mission.
      Lisez Nestor Makhno et ses “potes” (tous trucidés), vous saurez tout.

      – Par les franquistes, avec l’appui des marxistes (étrange cette collusion ne trouvez-vous pas ?) avec la “reprise en main” de la “dignité et de l’intégrité de la Sainte Espagne” qui a permis aux nazis de tester leurs équipements de massacres de masses pendant que les “démocraties exemplaires” détournaient le regard.
      Dans ce cas, vous pourrez entre autres lire les ouvrages d’Eric Arthur Blair (qui n’a RIEN À VOIR avec le “grand Tony”) qui écrivait sous le pseudonyme de George Orwell.

      Il y a eu aussi de très nombreux autres massacres d’anarchistes partout sur la planète mais ils sont totalement passés sous les écrans radars car trop éloignés ou impliquant de trop gros “poissons” de l’oligarchie occidentale.

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      • doudoute // 03.09.2019 à 01h00

        Ne vous énervez pas svp.

        Je veux bien lire tous ce que vous préconisez, mais pour l’heure je n’en ai ni les moyens ni le temps; un jour viendras.

        je profite, pour l’heure, de cet espace des ‘Crises’ pour gober de l’info directe et circonstanciée que vous aussi nous fournissez goulûment. j’aime. merci.

        j’aimerai que “les Crises” deviennent un vrai espace géo-politico-débatatoirre nationale au sein d’une démocratie municipaliste. merci à tous d’être là.

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      • Tardieu // 03.09.2019 à 10h35

        RGT – C’est plus fort qu’eux, à défaut de pouvoir invalider la théorie marxiste, les anarchistes versent dans la calomnie ou réécrivent la lutte des classes en la déformant.

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        • RGT // 03.09.2019 à 20h00

          @ Tardieu :
          “À défaut de pouvoir invalider la théorie marxiste…”

          Il n’est pas nécessaire de faire quoi que ce soit pour invalider la théorie marxiste, elle s’est plombée toute seule car Marx et ses successeurs n’étaient que des petits bourgeois qui souhaitaient imposer leur point de vue à TOUS les mouvements authentiquement équitables (PAS “socialistes”).

          De petits dictateurs en puissance, comme ils l’ont démontré lors de la révolution d’Octobre en allant pourchasser leurs opposants (souvent largement plus “à gauche”qu’eux) “jusque dans les chiottes”.

          La “dictature du prolétariat” ne peut dégénérer qu’en une simple dictature, et la sinistre histoire de l’URSS et celle d’autres mouvements qui se prétendaient du marxisme aussi, comme le maoïsme et d’autres dérivés nous le prouvent bien.
          Les marxistes ayant “dans le sang” ce dogme INTANGIBLE ils ne pouvaient QUE combattre ceux avec lesquels ils auraient dû s’allier pour atteindre l’objectif d’une société ÉQUITABLE et réellement DÉMOCRATIQUE dans laquelle tout un chacun aurait pu s’exprimer librement et enrichir la collectivité de ses propres pensées.

          Et comme les systèmes marxistes n’autorisent AUCUNE “déviance” par rapport aux dogmes religieux de Saint Marx il ne peuvent accepter que d’autres puissent avoir des idées divergentes.

          Les anarchistes, pendant ce temps, organisaient des réunions dans lesquelles toute la population était invitée à soumettre ses suggestions qui pouvaient ensuite être retenues si la population les trouvaient justes et équitables.

          Sans aucun dogme hormis la liberté d’expression et de pensée.

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      • RGT // 03.09.2019 à 19h34

        @ doudoute :
        Je ne m’énerve pas du tout et j’abonde dans votre sens : Depuis le début la “démocratie” n’a été qu’une illusion et un subterfuge pour remplacer la place vide laissée par la “monarchie de droit divin”.

        Il est un point commun à toutes les “élites” (toutes aristocratiques, “les meilleurs” mais selon leurs propres points de vue) : Ils ont systématiquement besoin d’une “justification supérieure” pour permettre de conserver leurs pouvoirs (fort mal obtenus).

        Et ces “justifications” varient en fonction des “modes” et des “croyances” de leur époque : La force brute au temps de l’antiquité (mais pas partout), les “souhaits divins” (de l’antiquité et même encore de nos jours) ou bien des “valeurs morales suprêmes d’égalité, de liberté etc… dans les “grandes démocraties occidentales exemplaires® dans lesquelles les “gouvernements librement élus” prennent des “décisions pour le peuple et au nom du peuple”.

        Dans tous les cas, les principaux concernés n’ont jamais leur mot à dire et si l’un d’entre eux s’avise d’émettre une seule objection (qui puisse avoir une portée publique réelle) il se retrouvera ostracisé et traité de “complotiste”, “d’anti-républicain” et l’horreur de son crime de lèse-majesté sera jeté à la face d’une population bien énervée afin de servir de bouc émissaire pour que les “gueux” détournent leur colère.

        OUI, la “démocratie” n’a JAMAIS existé, et si vous lisez mes commentaires vous constaterez que je tiens ces propos depuis bien longtemps.
        Et bien longtemps avant qu’internet ne me permette de m’exprimer devant des personnes que je ne connais pas.

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    • Véronique // 04.09.2019 à 00h19

      Nous ne sommes pas dans “des” républiques parlementaires. Chaque Etat a son régime politique.
      Pour la France, nous ne sommes pas en régime parlementaire, mais semi-présidentiel, autrement dit il s’agit d’une véritable monarchie constitutionnelle (monarchie = pouvoir d’un seul).
      Je me joins à vous pour déplorer l’inexistence de la vraie démocratie, mais la route sera longue pour l’obtenir.
      Dans l’immédiat, ou à plus ou moins long terme, j’aimerais au moins qu’il me soit accordé de vivre dans un vrai régime parlementaire, avec des représentants élus au suffrage universel direct, et sans l’UE puisque les orientations économiques y sont déjà décidées et écrites dans les traités, et que ses institutions ne sont pas du tout démocratiques (et l’élection des députés européens ne renverse pas la tendance).
      Ce serait déjà un grand progrès démocratique même si ce n’est pas la démocratie directe, mais rien n’empêche de la mettre en place au niveau local.

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  • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 22h47

    Comme dit dans les précédents commentaires, il n’y a jamais eu de démocratie. Une oligarchie tire les ficelles depuis la Révolution pour en donner les apparences. Et les peuples y croyaient ! (sauf quelques hurluberlus)

    Bonne nouvelle : depuis le 17 novembre 2018 de plus en plus se posent de bonnes questions. C’est grâce à Macron, et aux bouleversements climatiques.
    Dans les gros médias personne n’ose encore en discuter, c’est trop dangereux pour la carrière. Mais on progresse timidement.

    Grâce à cette prise de conscience, un léger espoir renait, et jamais nous n’avons été si près de la délivrance. (Et à défaut de la fin de notre civilisation).

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    • doudoute // 03.09.2019 à 00h01

      j’ai lu votre programme que vous ne mettez pas en lien ce coup-ci, qui est fort intéressant. Ne le mettriez-vous pas en proposition pour les prochaines municipales ? Enfin de l’action !
      De mon côté, quand je parle du mien et qu’on me dit:
      – vas-y!
      – bah non! je peux pas être au four et au moulin!
      – ben ferme ta gue[…]e alors.

      j’aimerais juste citer un twitte ici qui s’adresse à tous gentiment :

      “Ceux qui se sentent cernés par les cons devraient se demander pourquoi ils sont en plein milieu”

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  • Bouddha Vert // 04.09.2019 à 01h34

    Si monsieur CHOMSKY ne veut plus de pétrole, ce qui est souhaitable, nos démocraties représentatives vont disparaitre car elles sont apparues avec la croissance économique et, en absence de rabe de sucettes chaque année, il n’y aura plus de capacité pour la classe politique à se faire élire sans l’accord implicite des forces armées, industrielles et financières.
    En effet ces puissances ne se laisseront pas dépouiller, et coaliserons pour assurer la mise en place de leur représentant.

    Bref, dans un monde qui va rentrer structurellement en décroissance nous aurons tous moins, et privilégier untel se fera forcément au détriment de tous les autres, il est certain que nous n’apprécions pas correctement notre bonheur.

    Il nous reste donc comme modèle l’ancien régime, avec ses aristocrates et…les autres.
    Le foncier, seule véritable richesse, risque donc de retomber dans l’escarcelle d’une minorité et il faudra comme toujours la défendre avec une armée.
    Les commerçants et les financiers vont donc perdre une bataille qu’ils avaient à l’époque engagé pour faire disparaitre les prérogatives de nos anciens rois à supprimer régulièrement les dettes lorsque “son peuple” menaçait la légitimité de sa place.

    Mais il est vrai que “révolution” signifie faire un tours sur soi même.
    J’espère ne pas trop bousculer la vision de ce charmant Homme du XXème siècle.

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  • christian gedeon // 05.09.2019 à 16h04

    Epatant Chomsky. La fragilisation de la démocratie donc! Combien de pays peuvent se prévaloir de la qualité de” démocratie? pas beaucoup,n’est ce pas? Et dans les pays qui ont le label “démocratie”,combien le sont vraiment? On ne peut pas parler de fragilisation de démocratie alors qu’elle est quasiment inexistante pour un bon deux tiers des pays siégeant à l’ONU,dont le mastodonte chinois et affidés,l’Amérique centrale, les pays arabo-musulmans pour l’essentiel d’entre eux,sans parler de l’Afrique dite subsaharienne et centrale,en proie aux affres des guerres civiles et privées. Pour fragiliser quelqie chose,encore faut il qu’il existe!

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