Les Crises Les Crises
11.juin.202011.6.2020 // Les Crises

La Crise du Covid-19, une crise de l’accélération – par Michael Paraire

Merci 101
J'envoie

Source : Le Blog du Penseur

Michael Paraire est philosophe et éditeur matérialiste français

Tout s’accélère. L’accélération de la vitesse, – vitesse de production, vitesse de communication, vitesse des échanges – est devenue le leitmotiv, le totem, la clé de la modernité. Avec l’avènement de la mondialisation et des nouvelles technologies, nous sommes entrés dans un monde régi par un principe d’accroissement permanent de la vitesse.

Or, tandis qu’en physique l’accélération peut être aussi bien positive – lorsque le conducteur d’une voiture fait croître sa vitesse – que négative – lorsque dans un virage le conducteur décélère – il semble que toute la machine économique et sociale planétaire ait choisi de ne reconnaître comme valide que l’accélération positive. Autrement dit le processus de la mondialisation est conduit comme un bolide qui n’aurait d’autre choix que d’accélérer en permanence la vitesse de ses échanges, et à qui toute forme de décélération serait interdite.

Cette logique de conduite qui, en elle-même, est extrêmement risquée et dangereuse ne pouvait que mener à la catastrophe. On n’imagine pas, en effet, un conducteur qui n’aurait pour idée que de faire croître sa vitesse, y compris dans les virages. C’est pourtant ce que les grands acteurs de la mondialisation ont choisi de faire.

Ignorants des risques de surchauffe du moteur, méprisants à l’égard des passagers dans la voiture, inconscients des dommages irréversibles qu’une telle politique de conduite pouvait générer, les Fangio de la globalisation ont choisi, par avidité et parce qu’ils se sont toujours refusé à limiter leurs profits – de conduire le bolide de la mondialisation sans aucune précaution. Résultat, après plus de vingt-cinq ans d’accumulation de richesses indécentes mais aussi de crises à répétition, la « voiture mondiale », conduite par les chauffards de la finance, vient de verser dans le fossé, sans que l’on sache très bien comment elle va repartir. La mondialisation est à l’arrêt.

Car l’affaire de la pandémie du Covid-19 n’est pas un simple accident, il ne s’agit pas d’une petite embardée, d’une petite crise « boursière » à laquelle le capitalisme nous avait habitué. Tout le monde sent bien que se joue là quelque chose de très profond qui renvoie à la question de la représentation que nous nous faisons du temps, de la vie, de la mort.

Autant de questions existentielles que le rythme effréné de la mondialisation avait eu tendance à nous faire oublier. Quel lien profond existe donc entre mondialisation et accélération ? Dans quelle mesure Emmanuel Macron est-il le représentant type des chantres de l’accélération ? Comment le culte de l’accélération a-t-il contribué à répandre le virus ? N’est-il pas temps, enfin, de décélérer, de retrouver la maîtrise du temps afin de reprendre en main notre destin collectif ?

Mondialisation et accélération

Si l’innovation technique est au cœur de la dynamique du capitalisme depuis la fin du XVIIIe siècle et la première révolution industrielle, il faut bien reconnaître qu’avec la mondialisation et la révolution des nouvelles technologies, – ce que l’on a appelé la révolution numérique – un cap a été franchi, en matière d’accélération, de bouleversement des rythmes économiques et sociaux. Ce que l’on a vu émerger, en effet, avec internet, les algorithmes, la société uberisée, c’est une nouvelle forme de société marchande avec ses profits gigantesques, réalisés, en un temps record, partout sur la planète.

Quelle est aujourd’hui la salle de marché qui n’est pas dotée d’algorithmes surpuissants ? Quel est le grand capitaine d’industrie qui ne rêve pas de marchés à conquérir à grande vitesse ? Quel est le décideur qui ne se sent pas freiné dans sa soif de conquête par les limites anciennes, forcément « rétrogrades » imposées à l’économie ?

Tous les grands acteurs de la vie économique moderne cherchent à contracter le temps pour maximiser leurs profits. Tous cherchent à aller plus vite que leurs concurrents, à les dépasser dans la course au profit. Ils sont prêts pour cela à s’affranchir de toutes les barrières, à ne respecter aucune limite de vitesse. « No limit », « pas de temps à perdre », « fonçons », c’est le nouveau mantra des décideurs à l’heure de la mondialisation heureuse.

Heureuse cette mondialisation ? Peut-être pas pour les peuples car, pour parvenir à mettre en place cette société du marché mondial instantané, des bénéfices stratosphériques, il a fallu desserrer tous les freins, diluer toutes les protections sociales anciennes. Pour adapter chaque société à la logique marchande du profit immédiat, les protections territoriales, nationales ont été abaissées mais aussi les protections sociales. Les logiques comptables des institutions mondiales, les fameux « ajustements structurels » du FMI ont été appliqués sans ménagement à l’ensemble des pays, partout sur la planète.

Plus de frontières, plus de droits de douane, mais aussi plus de codes sociaux ou des codes sociaux simplifiés. Pour aller plus vite on a imposé aux peuples d’enlever le frein à main, mais aussi la ceinture de sécurité. En France, par exemple, des réformes sociales de plus en plus violentes – réforme du secteur de santé, réforme du travail, réforme de l’assurance chômage, réforme des retraites –, réclamées par l’Union européenne et exigées par les grandes instances mondiales ont été imposées au nom de l’orthodoxie libérale, de la « bonne gouvernance » et de la bonne gestion. Ainsi c’est tout le système social français qui a été passé à la centrifugeuse, au « vortex » de la mondialisation » au point de livrer les salariés, nus, sans défense, désespérés face aux intérêts financiers mondialisés.

Macron : le président de l’accélération

Emmanuel Macron n’est pas, en ce sens, seulement le « président des riches », obsédé par l’idée de renvoyer la balle à ceux qui l’ont fait élire en 2017, il est aussi et plus profondément le président de l’accélération. Ce n’est pas un hasard s’il s’est fait élire sur les thèmes de l’innovation et du progrès car dans son schéma de compréhension du monde « innovation et progrès » ne sont que l’expression d’un seul et même mouvement global d’accélération auquel il adhère profondément.

En Marche, le parti qu’il a fondé aurait dû bien plutôt s’appeler « En Course », car c’est de course qu’il s’agit. Course contre le temps, contre les acquis sociaux du passé, contre les corps intermédiaires, contre les maires, les syndicats, les « gens qui ne sont rien », les « gilets jaunes », bref contre tout ce qui peut freiner la divine accélération… des profits. L’accélération pour Macron, c’est le moteur de l’histoire, son sens ultime résidant dans la « mondialisation heureuse » et le « Gouvernement mondial fédéral » 1.

On n’a pas assez noté dans les discours macroniens la référence permanente au thème de l’accélération 2. Ainsi dans sa profession de foi de 2017, Mon contrat avec la nation il déclare :

« Je veux […] bâtir avec vous une France qui innove, une France qui libère pour ne plus être bloquée par des règles obsolètes,[…] je veux accélérer l’émergence d’un nouveau modèle réconciliant transition écologique, industrie du futur et agriculture de demain, favoriser la construction d’ « une société de mobilité plutôt que de statut. »

Tout un programme de dérégulation sociale destiné à favoriser les profits et les investissements privés. Car derrière les poncifs d’apparence lyriques, ce sont les vieilles lunes de la novlangue prospectiviste et du discours néolibéral qui fonctionnent à plein régime.

De même on n’a pas assez vu que son ouvrage Révolution (2016) ne consistait qu’en une adaptation au goût du jour de l’ouvrage de Toffler, Le Choc du futur ainsi que des prophéties de son maître Jacques Attali. Dans Le Choc du futur Toffler consacre tout un chapitre au « processus général d’accélération » qu’il dépeint comme une nécessité incontournable. A l’instar du peintre italien futuriste Marinetti – qui bascula en son temps dans le fascisme –, il vouait même une sorte de culte à l’accélération, synonyme de richesse et de modernité.

La révolution que Macron se faisait fort d’accompagner par une série de réformes audacieuses c’était donc tout simplement la révolution opérée par l’accélération croissante liée au processus de la mondialisation. Une manière somme toute assez « chic » de faire du libéralisme « choc » tout en se présentant comme un homme de progrès. En s’inspirant de la réflexion des accélérationnistes anglais comme Nick Srnicek et Alex Williams et leur Accelerate, Manifeste pour une politique accélérationniste (2013), l’ancien banquier d’affaires a pu cyniquement se positionner comme un homme de gauche moderne, mener une politique antisociale « et en même temps » ringardiser tous ses adversaires.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre la première grande réforme « progressiste » macronienne rebaptisée « réforme El khomri » qui était, en réalité, pilotée par Macron lui-même. Cette réforme allait au sens de Srnicek et Williams « libérer les forces productives latentes » 3. En bon élève du libéralisme moderne, il considérait le code du travail 4 comme un frein à l’emploi, il l’a donc fait considérablement « maigrir », sans qu’aucun gain d’emploi n’ait été observé, c’est même le contraire qui s’est passé .

Mais ce n’est pas grave quand on est un progressiste, le JFK français, encensé par les médias, on peut tout dire et tout faire – rien ne prête à conséquence. C’est aussi dans cette perspective qu’il faut comprendre sa réforme des retraites.Les retraites et les retraités ont été analysés par le logiciel macronien comme un poids, un frein au développement économique. Il s’agissait donc d’appauvrir nos aînés pour libérer les énergies, relancer la machine. Rien ne devait ralentir la course effrénée du bolide Macron, surtout, pas les limitations de vitesse – ces dernières n’étant destinées qu’aux pauvres, aux « Gilets jaunes » 5 et autres ploucs de province ! Emmanuel Macron c’est le « Roi de la route » chanté par les VRP 6 !

Accélération de la pandémie

A force de vouloir conduire toujours pied au plancher Emmanuel Macron aura envoyé la France dans le décor. Contre le Covid-19 Il n’a pas voulu contrôler les frontières car cela aurait été un frein au business et n’entre pas dans le cadre du logiciel de pensée moderne, mondialiste et prospectiviste. Il n’a pas voulu non plus protéger la population en la dotant du nombre de masques nécessaires car cela n’aurait été que du protectionnisme appliqué à la santé et l’on sait à quel point le protectionnisme, l’idée même de protection (sociale ou autre) est vouée aux gémonies par les tenants de l’accélération à tout crin.

De même il a abandonné les plus âgés dans les Ehpads mais cela est parfaitement logique car les vieillards n’appartiennent pas au logiciel de la « France du futur », conquérante, dynamique, créative, consommante. Les vieillards c’est le passé, c’est ce qui est ringard, « has been », ce qui doit disparaître. On pouvait donc dans le cadre de la pensée prospectiviste les tenir pour quantité négligeable.

Que le virus circule dans les Ehpads à grande vitesse et que le gouvernement n’ait rien fait pour endiguer la pandémie ne procède donc pas d’un « retard à l’allumage » – comme cela est dit dans les médias qui font ce qu’ils peuvent pour sauver le soldat Macron – mais d’une volonté politique qui ne prend en considération que l’avenir, le futur et méprise très profondément le passé.

Quoi qu’il en soit on voit les limites de la pseudo-pensée du futur appliquée au réel. Dans le cadre d’une crise sanitaire, comme dans tous les autres cas, elle amène les décideurs qui l’utilisent à minimiser les risques, à ne pas prendre sérieusement en considérations les dangers auxquels le corps social est exposé. Au nom de la nécessaire loi de l’accélération permanente on se réfugie dans la logique du déni et on ouvre la voie à la catastrophe.

En début de crise, dans le discours du 12 mars, Macron refusait de parler de confinement car cela n’aurait pas été bon pour le business. Puis un mois plus tard dans le discours du 13 avril, il envisage un déconfinement rapide alors que toutes les sécurités sanitaires ne sont pas en place : absence de masques et de tests en nombre suffisants, réouverture des écoles dans des conditions incertaines etc… Mais, au fond peu importe, car ce qui compte c’est d’accélérer, ou plutôt de réaccélérer.

Le totem de l’accélération est au cœur du raisonnement et de l’action publique soit qu’on décide de ne pas prononcer le terme de confinement soit qu’on décide de procéder à un déconfinement le plus rapide possible, quitte à se retrouver ensuite face à une deuxième vague de contamination…

Il est intéressant de noter que même des décideurs étrangers qui n’ont pas eu la formation philosophique macronienne sont eux aussi empêtrés dans le problème de l’accélération. C’est parce que le gouvernement chinois craignait un ralentissement de son économie qu’il a choisi, dans un premier temps, de cacher la gravité de l’épidémie. C’est parce qu’il ne voulait pas ralentir le business que Trump n’a pris aucune mesure de protection sérieuse face au Covid-19. C’est pour la même raison que le président américain appelle aujourd’hui à un déconfinement rapide : non pas « America first » mais « business first ».

C’est aussi pour cela que les dirigeants italiens, espagnols, anglais ont tous réagi avec retard. Au fond cette petite « gripette » ne pouvait, ne devait pas ralentir le business mondial. Prisonniers de l’accélération liés à la mondialisation dont ils ont tant vanté les mérites, les décideurs modernes ont révélé les terribles failles de leurs raisonnements. Ils n’ont pris que de mauvaises décisions car dans leur langage, l’accélération négative, la décélération, est impossible, interdite même : leurs peuples respectifs en payent le prix. Trump, Macron, Bolsonaro, Sanchez, Johnson, Conte, Xi-Jinping, même combat !

Apprendre à freiner

Il ne fait aucun doute qu’en sortie de crise les décideurs mondiaux proposeront donc non pas moins mais plus de vitesse. Très vite ils voudront remettre en marche le moteur de la mondialisation, ses échanges effrénés et ses projets de « bonne gouvernance », de « Gouvernement mondial ». Ce qui nous sera donc proposé c’est plus d’Europe néolibérale, plus de « Global government ». Les chantres de l’accélération ne changeront pas leur logiciel. Ils voudront faire redémarrer la voiture sur les mêmes bases ou bien – s’ils acceptent des modifications –, ce sera simplement pour aller plus vite, pour foncer à nouveau, à pleine vitesse, vers l’idéal frelaté de la globalisation uniforme, totalitaire.

A ce sujet il est intéressant de noter que Jacques Attali a émis l’idée, dans un article publié dans l’Express, que le projet du « Gouvernement mondial » serait certainement mieux accepté par les peuples à l’occasion d’une pandémie mondiale 7. Quant à Bill Gates, il a dit sensiblement la même chose dans une conférence TED 8qu’il a consacrée au problème de notre capacité de résistance à une épidémie de niveau mondial.

Ces décideurs, gourous du futur et autres acteurs de la mondialisation ne renonceront jamais à leurs projets, même si ces derniers conduisent à des échecs profonds. Pire, ils trouveront dans les désastres et les crises liés au phénomène de l’accélération une occasion d’en demander toujours plus.

C’est donc aux peuples de réagir, c’est à eux de prendre en main leur destin. Pour une fois l’occasion leur est donnée, avec cette tragédie du Covid-19, de faire une pause, de réfléchir, de savoir exactement dans quelle direction ils veulent aller. Vers toujours plus de mondialisation ou vers une démondialisation progressive ? Vers un État fédéral mondial totalitaire ou vers un Etat communal recentralisé, à visage humain, pour chaque pays ? Vers un futur incertain, immaîtrisé et triste ou vers un présent autogéré, humanisé et joyeux ?

Sans prise de conscience des peuples, à l’occasion de l’épreuve du confinement et du déconfinement mondial, sans réflexion approfondie non pas pour arrêter – ce serait trop beau – mais pour ralentir le système et proposer une réorientation totale de ce dernier, il n’y aura pas de véritable sortie de crise. Nous connaîtrons alors le destin de Jean-Louis Trintignant dans le film de Dino Risi, Le Fanfaron. A la fin du film, Vittorio Gassman qui a pris tous les risques sur la route avec sa voiture finit par faire une embardée fatale. Il s’en sort mais Jean-Louis Trintignant, qu’il a embarqué avec lui, meurt dans l’accident. Essayons de nous éviter cette fin cruelle !

Notes

  1. Voir Jacques Attali, Demain qui gouvernera le monde ?, chap.9-10. C’est dans ces deux chapitres qu’est abondamment développé le projet futuriste du « Gouvernement mondial fédéral ».

  2. Dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron il est question notamment « d’accélérer le travail parlementaire », de créer un « accélérateur » d’associations pour nos aînés et les plus faibles, d’ « accélérer la construction de logements » et, bien sûr, d’ « accélérer l’intégration ». Sans blague !

  3. Dans leur Manifeste accélérationniste Srnicek et Williams appellent à dépasser le point de vue « ringard » de l’ancienne gauche, localiste, horizontaliste, d’action directe pour embrasser la plate-forme matérielle du néolibéralisme et s’élancer, à partir d’elle « vers une société postcapitaliste ». Du pain béni pour Emmanuel Macron

  4. L’idée de déréguler le monde du travail vient du fameux « Rapport Attali » ou « Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française », 2008, dont Emmanuel Macron fut le rédacteur.

  5. A bien des égards le mouvement des Gilets jaunes apparaît comme un mouvement de résistance à l’accélération contemporaine, à la mondialisation et à la révolution numérique.

  6. Les VRP, « Le Roi de la route », 1989. https://youtu.be/zglg3WiNhcw

  7. Jacques Attali, L’Express, 06/05/2009. Dans cet article après avoir insisté sur l’idée que la peur de la pandémie était un élément moteur pour réagir de manière altruiste, il conclut, afin d’optimiser tous les moyens de soin, à la nécessité : « de mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial ». Dans un style très foucaldien il conclut : « C’est d’ailleurs par l’hôpital qu’a commencé en France, au XVIIeme siècle, la mise en place d’un véritable Etat ».

  8. La conférence de Bill Gates date de 2015. Elle est intitulée « La Prochaine épidémie ? Nous ne sommes pas prêts ». Il s’agit d’une conférence TED disponible sur internet.

Source : Le Blog du Penseur

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Narm // 11.06.2020 à 08h59

Excellent article tiré d’un site de réflexion.

le virus a suivi les lignes aériennes….

il s’agit maintenant de savoir dans quel camp nous nous situons. Car c’est la seule chose qui pourra freiner.
Pas freiner pour freiner, mais pour mieux prendre le virage nécessaire. Comme dans la réalité, il existe des panneaux de limitation, mais aussi de minimum (vital) Par contre, comme je ne vois que des amateurs de voitures de luxe, je ne vois pas qui pourra organiser cette régulation.

39 réactions et commentaires

  • François // 11.06.2020 à 07h24

    La notion de vitesse, c’est bien mais le sens, l’objectif vers quoi nous souhaitons aller, c’est mieux.

    Nos dirigeants savent ils ou ils vont ?🤔

    Vu l’expérience du covid, il est urgent de se poser la question et de s’approprier la question…

      +5

    Alerter
    • hc // 11.06.2020 à 10h01

      Accélérer n’a de sens que si la direction est la bonne (et autres conditions annexes).
      C’est du bon sens. Problème le bon sens n’est plus la chose du monde la mieux partagée parmi les pseudos élites. Le conditionnement est passé par là.
      L’idéologie dévie le bon sens commun pour finalement le remplacer par un « mauvais sens ».
      Cela a été flagrant dans la gestion de la crise sanitaire, le bon sens commun voulait que l’on test, isole les malades et les soigne en rassurant la population (en lui donnant des conseils pour prendre soin de son système immunitaire). Le mauvais sens des pseudos élites a voulu un confinement aveugle, une absence de traitement tout en nourrissant la peur.
      L’opposition entre les partisans du Pr. R. et ses détracteurs se réduit en grande partie à cela : le bon sens commun contre le mauvais sens idéologique.

      P.S.
      Penser c’est aller dans le bon sens. Preuve circonstancielle, sur le même blog du Penseur, lire : Le Pr. R. un nouveau Galilée ?
      http://leblogdupenseur.canalblog.com/archives/2020/04/29/38243179.html

        +3

      Alerter
      • RGT // 11.06.2020 à 12h06

        « en lui donnant des conseils pour prendre soin de son système immunitaire »

        Votre système immunitaire est totalement indépendant de votre volonté et vous pourrez prendre toutes les poudres de perlimpinpin que vous voudrez ça ne changera rien.

        La seule chose que vous pouvez faire consiste simplement à avoir une alimentation équilibrée et éviter les excès en tout genre (excès d’oisiveté, d’hyperactivité, de jeûne ou de boulimie, etc, etc).

        Par contre, si vous vivez dans un environnement sur-aseptisé et que vous n’avez pas de déficience immunitaire votre système immunitaire risque fort de ne pas apprécier et vous risquez au mieux quelques allergies bénignes, mais au pire des maladies auto-immunes aux conséquences désastreuses.

        Des labos de recherches ont d’ailleurs expérimenté la stimulation de système immunitaire sur CERTAINS patients atteints d’allergies incapacitantes et de certaines maladies auto-immunes avec des résultats prometteurs.
        Par contre, ces recherches sont encore en cours et il faudra faire des tests supplémentaires et reproduire ces résultats dans d’autres centres de recherches pour conforter (ou infirmer) les résultats.

        Votre système immunitaire est lié à votre patrimoine génétique, à votre mode de vie et aussi à toutes les infections que vous avez vaincues à votre insu pendant votre existence.
        Par contre, une mauvaise hygiène de vie (que vous vous laviez ou pas) aura des conséquences désastreuses sur votre organisme complet, et par conséquence sur votre système immunitaire.

        Foutez la paix à votre système immunitaire…

          +1

        Alerter
        • LibEgaFra // 11.06.2020 à 15h14

          « Votre système immunitaire est totalement indépendant de votre volonté et vous pourrez prendre toutes les poudres de perlimpinpin que vous voudrez ça ne changera rien. »

          et

          « Par contre, une mauvaise hygiène de vie (que vous vous laviez ou pas) aura des conséquences désastreuses sur votre organisme complet, et par conséquence sur votre système immunitaire. »

          Et donc oui, un système immunitaire en super forme, face aux agressions et pollutions de la vie moderne, cela dépend aussi de son choix de vie et donc de sa volonté. Les habitants des campagnes ont généralement un système immunitaire en meilleur état que celui des habitants des villes: on y vit moins vite au rythme des saisons, le grand air, l’activité physique, etc.

            +5

          Alerter
      • Subotai // 12.06.2020 à 05h02

        «  »Accélérer n’a de sens que si la direction est la bonne (et autres conditions annexes). » »
        **********
        Ben non. 🙂
        Accélérer n’a de sens que si c’est |adéquat|

          +2

        Alerter
  • Cordialement // 11.06.2020 à 07h39

    Ralentir! Plus facile à dire qu’à faire.
    Quel salarié, quelle production, quel service peut prendre son temps sans être instantanément doublé.
    Voyez les attitudes délétères de conduite automobile depuis le deconfinement; Chaque instant de la route crie moi d’abord et après moi le déluge!
    Rien à faire, le prédateur suprême a un cerveau d’huître et à ce titre il disparaîtra comme toute les espèces incapables de s’adapter.
    … a moins qu’un petit nombre arrive à faire entendre aux sachants qui savent ( marcher sur tout le monde ) qu’on peut définir un revenu universel, on peut émettre une monnaie libre, on peut définir le législateur par le tirage au sort, on peut mettre fin à l’accumulation sans fin de la propriété… on peut puisque rien de tout ceci n’est d’ordre naturel; tout cela est juste une question de choix et de responsabilité.

      +14

    Alerter
    • Myrkur34 // 11.06.2020 à 11h19

      Modeste cycliste, je confirme que même le week-end et tôt le matin, certains roulent comme en semaine et passent à 40 cm de votre vélo même en pédalant bien à droite et j’ai aussi la sensation que cela a empiré par rapport à l’avant confinement.
      Bon après, un cycliste renversé, quelle importance dans notre monde d’aujourd’hui ?

        +7

      Alerter
      • RGT // 11.06.2020 à 12h17

        Je me déplace aussi beaucoup à bicyclette, particulièrement en agglomération et je confirme que c’est un « sport de combat » qui nécessite une vigilance de chaque instant…

        Particulièrement à l’égard d’autres cyclistes ou de piétons qui font n’importe quoi (souvent avec leur smartphones) et mettent en danger la vie des autres.

        Sans compter les abrutis qui souhaitent sans doute être nominés aux Darwin Awards tant en ville que sur des routes de campagne et qui considèrent que toute la voie leur appartient, même celle des usagers circulant en sens opposé.

        Il faut apprendre à respecter les autres avant d’exiger que les autres fassent de même sinon nous sommes mûrs pour tous postuler à une fonction « publique » dans laquelle nous pourrons légalement marcher sur la gueule des autres sans risquer le moindre problème.

          +2

        Alerter
  • Crapaud Rouge // 11.06.2020 à 08h12

    Excellent article ! A force de constater par soi-même que « le système » n’en finit pas d’accélérer, on avait fini par ne plus le voir, et la tendance était de dégrader cette idée au rang des banales opinions de comptoir. L’article nous la fait redécouvrir. Ainsi il apparaît que « le système » aurait comme une finalité : produire toujours plus vite pour faire toujours plus vite ses profits. Mais au lieu de se brancher sur Macron pour consolider sa thèse, l’auteur aurait dû évoquer d’autres accélérations : celle du réchauffement climatique et de la chute de la biodiversité. Et là, c’est un tout autre avenir qui se dessine. Il n’est pas sûr qu’on puisse encore conclure : « C’est donc aux peuples de réagir, c’est à eux de prendre en main leur destin », car il y a tout lieu de craindre que la course à l’accélération ne soit déjà perdue.

      +12

    Alerter
    • LibEgaFra // 11.06.2020 à 14h30

      En fait les accélérations qui se produisent sont celles de la destruction des écosystèmes et de leur biodiversité, de la pollution, de l’épuisement des ressources. Vite, vite, il faut accélérer pour que les gens ne voient pas l’abîme qui va s’ouvrir sous leurs pas de marcheurs, zut non de coureurs…

      J’adore Michael Paraire qui a dénoncé en son temps l’imposture intellectuelle Onfray.

      https://www.humanite.fr/tribunes/onfray-de-l-anti-conformisme-l-imposture-543999

        +1

      Alerter
  • Fritz // 11.06.2020 à 08h25

    Chambre des députés, IIIe République :
    – Messieurs, il y a quelques mois, la France était au bord du précipice. Depuis, grâce à l’action de notre gouvernement, elle a fait un grand pas en avant !
    Congrès du PCUS, années Trente :
    – Camarades, sous la direction du Parti, nous allons vers les horizons radieux des lendemains qui chantent.
    Assemblée nationale, Ve « République » :
    – Mesdames et messieurs les député·e·s, nous sommes en guerre ! Tou·te·s en marche vers le précipice !

      +6

    Alerter
  • Narm // 11.06.2020 à 08h59

    Excellent article tiré d’un site de réflexion.

    le virus a suivi les lignes aériennes….

    il s’agit maintenant de savoir dans quel camp nous nous situons. Car c’est la seule chose qui pourra freiner.
    Pas freiner pour freiner, mais pour mieux prendre le virage nécessaire. Comme dans la réalité, il existe des panneaux de limitation, mais aussi de minimum (vital) Par contre, comme je ne vois que des amateurs de voitures de luxe, je ne vois pas qui pourra organiser cette régulation.

      +15

    Alerter
  • douarn // 11.06.2020 à 09h13

    Souvent, je trouve, les gens ne se représentent pas bien ce qu’est une accélération. Un système qui accélère n’est pas représenté par une « droite qui augmente » et dont on peut avoir une lecture correcte par un prolongement linéaire dans le futur proche.

    En fait, un système en accélération est représenté par une « courbe qui fini par grimper au mur et taper contre le plafond ». Ralentir? De toute façon, à un moment ou à un autre c’est le plafond qui s’en charge.
    Steffen et al, 2015, The Trajectory of the Anthropocene: the Great Acceleration : https://openresearch-repository.anu.edu.au/bitstream/1885/66463/8/01_Steffen_GREAT%20ACCELERATION_2015.pdf

    Une accélération, c’est du brutal ! Le processus de verticalisation engagé, il est bien difficile de freiner en urgence avant de taper le « plafond » (=capacité de charge).
    Si la société se partage en réalistes et en utopistes, il est probable que les vrais réalistes, minoritaires, soient ceux qui aient une bonne représentation de ce qu’est une accélération. Les utopistes ne se représentent pas ce qu’est une accélération. Les choix, la façon de penser des réalistes minoritaires ne sont souvent pas compris par les utopistes majoritaires. Ils les trouveront trop radicaux, anxiogènes, extremistes, etc.

    Une illustration pour finir ce post trop long, il était utopiste d’accélérer l’augmentation de la taxe sur le diesel sans risquer de taper dans le plafond des possibilités financières des gilets jaunes.

      +7

    Alerter
  • Freddi // 11.06.2020 à 09h18

    Bonjour,
    Très bon article.
    On peut remplacer accélération par croissance et décélération par décroissance.
    Mais c’est vrai que ces 2 derniers termes foutent la trouille à nos très pas chers politiques.

      +5

    Alerter
    • Crapaud Rouge // 11.06.2020 à 09h26

      Pas d’accord. Croissance et accélération sont deux concepts différents. Le second fait une référence explicite au temps. L’article explique fort bien qu’il ne s’agit pas seulement de faire croître les profits, mais de les faire croître plus vite : plus vite qu’auparavant et plus vite que la concurrence.

        +4

      Alerter
      • Freddi // 11.06.2020 à 09h49

        Oui et non.
        Croître au sens économique et mathématique est bien une accélération comme les intérêts composés.
        Ce n’est pas linéaire.
        Donc la croissance déifié par nos dirigeant est bien une accélération des profits mais aussi du RC, des inégalités, etc.
        En revanche, décélérer ne veut effectivement pas dire décroître (au sens des décroissants) mais seulement modérer l’accélération.
        C’est moins ambitieux dans ce monde fini ou la croissance nous amène à la falaise de Séneque.

          +4

        Alerter
        • Crapaud Rouge // 11.06.2020 à 12h03

          Je ne vois pas l’intérêt de lire un texte où le mot « accélération » apparaît trente fois et le mot « croissance » zéro fois si c’est pour lui faire dire qu’il parle de croissance. Votre synonyme conduit à une mésinterprétation grossière, vous faites dire à ce texte ce qu’il ne dit pas. Si j’étais prof et vous mon élève, je vous collerais un zéro pointé.

            +1

          Alerter
          • Freddi // 11.06.2020 à 14h14

            Cher Crapaud rouge,

            J’aime bien votre contribution doctrinale.
            Si on ne peut plus exprimer un point de vue, une opinion, une interprétation sans se faire taper sur les doigts par une crapaud rigide et dogmatique alors où va t’on?
            Si j’étais encore prof (je le fus en math), je vous mettrais une colle pour mauvaise camaraderie .😊

              +2

            Alerter
            • Crapaud Rouge // 11.06.2020 à 14h49

              Merci pour votre réponse délicate. (C’est plus sympa que le « dégage » que j’ai essuyé hier sur FB ! 🙂 ) Cela dit, non, je ne pense pas être « doctrinal », je demande seulement que l’intention de l’auteur soit respectée. S’il avait voulu parler de croissance, il l’aurait fait. Au lieu d’affirmer que l’on peut remplacer accélération par croissance, vous auriez dû chercher à comprendre pourquoi il a choisi « accélération ».

                +0

              Alerter
            • Logique // 11.06.2020 à 22h44

              Bon ben, une accélération de la croissance, et tout le monde est d’accord.

                +1

              Alerter
  • Come Back // 11.06.2020 à 09h20

    Le souci n’est pas de freiner pour freiner, mais de prendre le temps de la réflexion.
    Le but de toute cette agitation, de cette accélération est d’empêcher toute réflexion collective.
    Et on ne peut demander à ceux qui ont provoqué le problème de trouver la solution, non seulement parce qu’ils n’ont probablement pas les ressources intellectuelles pour le faire, mais surtout parce qu’ils n’ont aucune intention de changer de perspective.

      +13

    Alerter
  • jc // 11.06.2020 à 09h48

    On pourra lire à ce sujet de l’accélération de l’histoire le chapitre XXIII « Le temps changé en espace » dans « Le règne de la quantité et les signes des temps » du « traditionaliste » René Guénon, bouquin déjà évoqué dans un récent commentaire. Extrait:

    « À son degré le plus extrême, la contraction du temps aboutirait à le réduire finalement à un instant unique, et alors la durée aurait véritablement cessé d’exister, car il est évident que, dans l’instant, il ne peut plus y avoir aucune succession. C’est ainsi que « le temps dévorateur finit par se dévorer lui-même », de sorte que, à la « fin du monde », c’est-à-dire à la limite même de la manifestation cyclique, « il n’y a plus de temps » ; et c’est aussi pourquoi l’on dit que « la mort est le dernier être qui mourra », car, là où il n’y a plus de succession d’aucune sorte, il n’y a plus de mort possible. Dès lors que la succession est arrêtée, ou que, en termes symboliques, « la roue a cessé de tourner », tout ce qui existe ne peut être qu’en parfaite simultanéité ; la succession se trouve donc en quelque sorte transmuée en simultanéité, ce qu’on peut encore exprimer en disant que « le temps s’est changé en espace ». Ainsi un « retournement » s’opère en dernier lieu contre le temps et au profit de l’espace : au moment même où le temps semblait achever de dévorer l’espace, c’est au contraire l’espace qui absorbe le temps ; et c’est là, pourrait-on dire en se référant au sens cosmologique du symbolisme biblique, la revanche finale d’Abel sur Caïn. »

      +3

    Alerter
    • MIZZGIR // 12.06.2020 à 19h31

      Toujours sublime René Guénon. Ou, en l’occurrence, pour le texte que vous citez, quand la tradition rejoint la physique la plus poussée (ce qui est assez rare pour être souligné) : effectivement, aux abords d’un champ gravitationnel intense, temps et espace, qui ne sont que deux facettes d’une même médaille, se confondent, donnant lieu à des phénomènes pour le moins… déroutants (par rapport à notre sens commun de tous les jours)… Alors, intuition, prémonition, je ne sais pas, mais tout cela est fascinant. Au bout du compte, matière et esprit ne peuvent que finir par se rejoindre. Il faut lire et relire René Guénon, qui a tenté de rendre accessible la tradition primordiale à tous. Je ne sais pas s’il a réussi, mais il a essayé. Et cette tentative vaut son pesant d’or. Merci pour cette belle citation @jc.

        +1

      Alerter
  • jean-pierre.georges-pichot // 11.06.2020 à 09h52

    Décélérer dans un virage est une très mauvaise idée. Mais ce n’est rien à côté de ce que font nos gouvernants, qui donnent des coups de volant tout en freinant sur les gravillons… Un certain nombre d’entre eux risquent de finir par passer la tête à travers le pare-brise.

      +2

    Alerter
  • jc // 11.06.2020 à 09h55

    René Thom, philosophe-mathématicien père de la théorie des catastrophes, a écrit dans les années 1980 un article sur l’innovation. Il le termine par un paragraphe intitulé « Il faut décourager l’innovation » dont voici les dernières lignes:

    « Toute innovation, dans la mesure où elle a un impact social, est par essence déstabilisatrice. En pareil cas, progrès équivaut à déséquilibre. Dans une société en croissance, un tel déséquilibre peut facilement être compensé par une innovation meilleure qui supplante l’ancienne. On voit donc que notre société, si elle avait la lucidité qu’exige sa propre situation, devrait décourager l’innovation. Au lieu d’offrir aux innovateurs une « rente » que justifierait le progrès apporté par la découverte, notre économie devrait tendre à décourager l’innovation ou, en tout cas, ne la tolérer que si elle peut à long terme être sans impact sur la société (disons, par exemple, comme une création artistique qui n’apporterait qu’une satisfaction esthétique éphémère -à l’inverse des innovations technologiques, qui, elles, accroissent durablement l’emprise de l’homme sur l’environnement). Peut-être une nouvelle forme de sensibilité apparaîtra-t-elle qui favorisera cette nouvelle direction. Sinon, si nous continuons à priser par-dessus tout l’efficacité technologique, les inévitables corrections à l’équilibre entre l’homme et la Terre ne pourront être -au sens strict et usuel du terme- que catastrophiques.

      +10

    Alerter
    • Savonarole // 11.06.2020 à 15h03

      Un système qui n’évolue plus est un système mort. Le vrai problème de tout progrès c’est surtout sa finalité. C’est la vieille question de la noblesse ou non des fins.
      Aller en courant vers l’esclavage ou l’asservissement ça vends pas du rêve , aller à la même allure vers la liberté où la justice est déjà plus avenant.

        +1

      Alerter
  • pseudo // 11.06.2020 à 09h58

    voir aussi le pendant de cette course folle, l’effritement des fondements

    https://www.youtube.com/watch?v=s4lF9ExiR8s
    RAOULT est ENCORE un héros ! | IDRISS ABERKANE

    Didier Raoult est encore et toujours un héros ! Depuis ma première vidéo sur le sujet il y a eu de nombreux rebondissements, il est maintenant temps de faire un point. De plus c’est l’occasion de nous pencher sur le fonctionnement du monde académique..

    c’est pas tant pour le sujet de la chloroquine, ou de raoult que je poste cette vidéo ici (j’ai lu les commentaires contradictoires avec la ligne éditoriale d’OB, je regarde tout cela comme un nécessaire débat). Mais pour dénoncer les exemples cités dans cette vidéo qui illustre que notre système de croyance est en cours de désintégration.

    Voir aussi
    https://youtu.be/uFDS84er2K8?t=2551
    La ponérologie politique (Andrew Lobaczewski) – Michel drac
    Une note de lecture sur un essai transdisciplinaire psychosociologique rédigé par un psychologue polonais confronté au système du Bloc de l’est : l’étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques.
    Je vous ai mis le timecode le plus intéressant dans mon propos.

    The fourth turning (Neil Howe et Willian Strauss),
    https://www.youtube.com/watch?v=6dTYzNbyodg

      +2

    Alerter
    • Narm // 12.06.2020 à 21h04

      ces dernières années ont fait tomber tous les mythes et tous les tabous

      on ne croit plus personne sur parole

      et j’espère simplement qu’OB regardera la première
      s’il pouvait faire un article pour la démonter ….
      ou la détailler
      merci

        +1

      Alerter
  • jean-pierre.georges-pichot // 11.06.2020 à 10h29

    Le film ‘Le Fanfaron’ de Dino Risi en italien s’intitule ‘Il sorpasso’ : ‘le dépassement’. C’est l’histoire d’un franchissement de ligne jaune en haut d’une côte. La question est donc bien celle de la concurrence. Ni la vitesse ni l’accélération ne sont les éléments primaires à considérer. Elles ne sont que le sous-produit subi de l’état de guerre entre humains que décrit Hobbes. C’est cet état de guerre, qui engendre le besoin de vitesse : poursuivre ou s’échapper, être là où l’on n’est pas attendu et tendre une embuscade, etc.  (lire Clausewitz sur la bataille d’Austerlitz, qui est décidée par une marche forcée des troupes françaises que les Autrichiens ou les Russes n’avaient pas anticipée). En soi la vitesse est bien innocente. D’ailleurs elle n’existe pas, sauf à prendre un point de référence arbitraire. Si l’on prend le soleil pour point de référence nous circulons tous dans l’espace à une vitesse hallucinante, et nous ne sentons rien. Nous avons en revanche un organe pour ressentir l’accélération, qui peut être déplaisante ou jouissive, subjectivement. On paye pour sauter à l’élastique. Pour dévaler des pentes à skis, etc. Ceci est bien innocent aussi. Mais dès qu’un type invente le ski, un autre qui ne skie pas invente le slalom olympique…. Fanfaronnades, chauvinisme, hymnes nationaux, spectacle, entraîneurs, sponsors, salaires, médias, corruption, protection, assassinats, dopage, douaniers, police, espionnage, Etats, coups d’état…. Toute notre humanité malheureuse d’elle même.

      +5

    Alerter
  • 78 ans // 11.06.2020 à 13h26

    « C’est donc aux peuples de réagir, c’est à eux de prendre en main leur destin. Pour une fois l’occasion leur est donnée, avec cette tragédie du Covid-19, de faire une pause, de réfléchir, de savoir exactement dans quelle direction ils veulent aller. Vers toujours plus de mondialisation ou vers une démondialisation progressive ? Vers un État fédéral mondial totalitaire ou vers un Etat communal recentralisé, à visage humain, pour chaque pays ? Vers un futur incertain, immaîtrisé et triste ou vers un présent autogéré, humanisé et joyeux ?« 

    ***

    Slogans sympathiques et certes joyeux mais vides de sens… à moins de montrer COMMENT, précisément, les peuples, à commencer par le peuple de France, peuvent parvenir à «prendre en main leur destin »…

    Manque ici le pragmatisme (Raffarin, «Chine », 2019):

    VISION,

    PROGRAMME et ACTION,

    ORGANISATION et MOYENS,

    DIFFUSION et MOBILISATION.

    Voilà qui explique ce manque criant de «prise en main par le peuple de son destin collectif ».

      +1

    Alerter
    • Catalina // 11.06.2020 à 18h25

      100% de mes collègues, 32 personnes, ne sait pas ce qu’est la mondialisation et n’en a même pas une petite idée. Pourtant, tous sont a minima à bac+2
      Misère.

        +1

      Alerter
  • Denis // 11.06.2020 à 16h59

    L’analogie avec la voiture est bien choisie!
    En effet, on peut accélérer tant qu’il y a du carburant dans le réservoir.
    Ce carburant est d’origine fossile. Et toute notre belle société fonctionne
    grâce à des énergies fossiles … dont on entrevoit la fin prochaine .

    Relancer cette course insensée par la distribution d’argent créé par les banques
    centrales ne crée pas d’énergie. Et sans énergie… fossile, plus de course!

    Ne désespérons pas: il vaut mieux s’éclater contre le mur de la réalité à grande
    vitesse qu’au ralenti, l’agonie sera plus courte! 🙁

      +1

    Alerter
  • bojahir // 11.06.2020 à 18h12

    Le covid fait couler de l’encre.
    Il y a aussi cet article : https://linactuelle.fr/index.php/2020/06/11/macabre-danse-michel-maffesoli/

      +0

    Alerter
  • Catalina // 11.06.2020 à 18h18

    On pourra lire « Le choc du futur » d’Alvin Toffler

    Le Choc du futur est un livre du sociologue et futurologue Alvin Toffler, publié en 1970 et écrit en collaboration avec son épouse, Adelaide Farrell.

    Le Choc du futur est une version étendue d’un article éponyme publié par Toffler en février 1965 dans Horizon (en). Le livre a été traduit en plusieurs langues et s’est vendu à plus de 6 millions d’exemplaires.

    Le terme de « Future Shock » décrit l’état psychologique des individus et des sociétés confrontés à une impression que « trop de changements se passent en trop peu de temps ». Le concept est parent de la notion de singularité technologique, apparue au début du XXIe siècle.

    Toffler propose que la société est dans une phase de transformation structurelle énorme, dans une révolution d’une société industrielle à une « société super-industrielle ». Cette transformation déconcerte les gens, et l’accélération des progrès sociaux et technologiques les amène à se déconnecter du monde, en proie à un « stress et une désorientation destructeurs » – le future shock. Toffler poursuit en attribuant la majorité des problèmes sociaux au future shock. Dans la foulée de son exposé sur ce genre de « chocs », il introduit le terme « surdose d’information ».

    Un précurseur.
    là, nous avons l’inverse, destruction rapide de ce qui avait atténué les inégalités sociales, désindustrialisation à marche forcée, les effets sont les mêmes, ama

      +1

    Alerter
  • Ernesto // 11.06.2020 à 19h30

    « Un exercice qui n’a pas eu lieu après 39-45 » (savoir aller dans quelle direction) ?
    Vous avez une mémoire défaillante. La résistance unifiée sous l’autorité du général De Gaulle n’a pas attendu la fin de la guerre pour penser le « monde d’après ». Ce fut le programme du conseil national de la résistance (CNR), élaboré dans la clandestinité, à l’initiative de toutes les forces politiques qui, à l’exception du patronat vautré majoritairement dans la collaboration ( mais Marcel Dassault refusa de produire pour les nazis), ont participé à l’édification d’un projet progressiste et émancipateur pour faire advenir « les jours heureux ». Certes, ce ne fut pas le peuple dans sa globalité qui fut à l’origine de sa rédaction, les conditions de l’époque ne le permettaient pas, mais la petite minorité de ses représentants, consciente des enjeux cruciaux du moment. Le fait décisif fut l’état du rapport de forces à ce moment de l’histoire, clairement à l’avantage des idées progressistes. Mais vous avez quand même raison sur un point : après les crises financières, le vieux monde a continué comme avant. La raison ? Il y a belle lurette que le rapport des forces s’est inversé totalement, les idées dominantes sont devenues celles des conservateurs néolibéraux, le peuple ayant abdiqué sa capacité à imposer sa vision et ses intérêts.

      +3

    Alerter
  • lon // 11.06.2020 à 19h41

    L’inénarrable Attali et son gouvernement mondial, capitale Jérusalem…comment voulez-vous qu’on ne verse pas dans le complotisme quand on l’écoute parler, lol
    L’accélération permanente du système date non pas de Macron mais du début des années 80, Thatcher, Reagan , TINA, et de la mainmise idéologique du secteur marchand ( le  » business » ) sur le reste de la société , une sorte de hold-up culturel dont on observe les effets aujourd’hui . Les businessmen d’ailleurs aiment tant la vitesse qu’ils préfèrent souvent monter n’importe quoi très vite que de prendre le temps de la réflexion , une fonction contraire à « l’élan vital » impérieux qui anime tout ce beau monde . A propos d’élan vital, Hitler et les nazis étaient des adorateurs de la vitesse , peut-être seul moyen selon eux, tout comme Macron, de surmonter les pesanteurs de la société allemande et de faire advenir l’homme nouveau national-socialiste . On sait ce qu’il en est advenu . On me pardonnera ce point Godwin mais c’est plus fort que moi .
    Une société ou des personnes obsédées par la fuite en avant se dirigent plein pot dans un mur ou l’autre .
    [modéré]

      +3

    Alerter
    • jean-pierre.georges-pichot // 12.06.2020 à 09h36

      Pour compléter l’analyse : le culte de la vitesse au vingtième siècle est à peu près universel. On peut arguer qu’il est consubstantiel au capitalisme, puisqu’il s’agit de maximiser le rendement du capital. Extension de la production dans le temps et l’espace et raccourcissement des cycles. Comme d’habitude, la réflexion vient d’abord des Italiens, avec le mouvement futuriste. Mais les Français ne sont pas en reste, ce qui conduit à des incidents divertissants. Pendant la campagne de France, le gouvernement et l’État-major deviennent itinérants, Weygand et les ministres s’installent sur la Loire, mais tous dans des châteaux différents, distants de plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres. Daladier, Mendel, Lebrun, Reynaud passent l’essentiel de leur temps sur la route à rouler à fond de train. De Gaulle et Churchill font des allers et retours en avion. Puis le général Billotte, qui commande toutes les armées au nord sort de la route et se tue en pleine bataille. Un peu plus tard, à déroute accomplie, Reynaud en fuite vers Vichy dérape lui aussi et tue sa maîtresse pro-nazie. De Gaulle commente : « elle est enfin crevée, cette chienne ». Une époque formidable et non close. Macron ne s’est jamais autant baladé que pendant le grand confinement. Dans leur tête primitive, la vitesse est une métaphore de la puissance. A quand le dernier virage ?

        +3

      Alerter
  • Brigitte // 11.06.2020 à 21h36

    La critique de l’accélération n’est pas nouvelle mais aujourd’hui on a l’impression que l’accélération s’accélère. Une sorte de dérivée seconde de la vitesse. Comment inverser une tendance qui est la loi du progrès, socle de notre civilisation? La technique a toujours eu pour but d’améliorer un travail, et le temps est la variable de choix.
    Il faudrait avoir atteint un point limite mais ce n’est pas le cas. La machine remplace l’humain pour gagner du temps et l’avenir est déjà tracé, avec la robotique et l’IA, pour le grand remplacement. Croire que c’est du temps libéré pour l’humain est faux. Nous savons très bien, avec l’exemple de la voiture, que l’humain en veut toujours plus car l’humain est chronophage. Seuls des évènements extérieurs pourront nous freiner. Nous ne sommes pas capables de le faire volontairement.

      +2

    Alerter
  • samy levrai // 13.06.2020 à 08h31

    Très bon article sauf que… c’est la politique imposée par l’UE. Macron n’est que le telegraphiste , l’éclairagiste , le mamamouchi d’un pouvoir , il en est le serviteur et non le maître.

      +1

    Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications