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8.décembre.20198.12.2019 // Les Crises

« La nouvelle normalité » : Le « dilemme chinois » de Trump pourrait être une opportunité pour l’Iran – Par Alastair Crooke

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Source : Strategic Culture, Alastair Crooke, 09-09-2019

© Photo: Wikimedia

L’élite de la politique étrangère de Washington s’accorde à dire que toutes les factions en Iran comprennent qu’en fin de compte, un accord avec Washington sur la question nucléaire doit être conclu. C’est inévitable, d’une façon ou d’une autre. Pour eux, l’Iran ne fait rien d’autre que « jouer la montre », jusqu’à ce que l’avènement d’une nouvelle administration rende à nouveau possible un « accord ». Et alors l’Iran sera sûrement de retour à la table, affirment-ils.

Peut-être. Mais c’est peut-être tout à fait faux. Peut-être que les dirigeants iraniens ne croient plus aux « accords » avec Washington. Peut-être en ont-ils tout simplement assez des facéties de changement de régime occidentales (du coup d’État de 1953 à la guerre en Irak menée contre l’Iran à la demande de l’Occident, en passant par la tentative actuelle d’étranglement économique de l’Iran). Ils abandonnent ce paradigme raté pour quelque chose de nouveau, de différent.

Les pages de ce chapitre ont été fermées. Cela n’implique pas un certain antiaméricanisme enragé, mais simplement l’expérience que cette voie est inutile. S’il y a une « horloge qui se joue », c’est celle du tic-tac de l’hégémonie politique et économique occidentale au Moyen-Orient qui s’effrite, et non celle de la politique intérieure américaine. Le vieil adage selon lequel « la mer est toujours la mer » est vrai pour la politique étrangère américaine. Et le fait que l’Iran répète les mêmes vieilles routines, tout en s’attendant à des résultats différents est, bien sûr, une définition de la folie. Une nouvelle administration américaine héritera des mêmes gènes que la précédente.

Et en tout état de cause, les États-Unis sont institutionnellement incapables de conclure un accord substantiel avec l’Iran. Un président américain – n’importe quel président – ne peut lever les sanctions du Congrès contre l’Iran. Les multiples sanctions américaines à l’encontre de l’Iran sont devenues un nœud de législations interdépendantes qui dure depuis des décennies : un vaste rhizome de lois enchevêtrées et enracinées que même Alexandre le Grand ne pourrait démêler : c’est pourquoi le JCPOA [Accord de Vienne sur le nucléaire iranien, NdT] s’est construit autour d’un noyau de « dérogations » présidentielles américaines qui doivent être renouvelées tous les six mois. Quoi qu’il puisse être convenu à l’avenir, les sanctions – « levée » ou non – sont, pour ainsi dire, « éternelles ».

Si l’histoire récente a appris quelque chose aux Iraniens, c’est que ce « processus » fragile entre les mains d’un président américain lunatique peut simplement être balayé comme de vieilles feuilles mortes. Oui, les États-Unis ont un problème systémique : les sanctions américaines sont une valve à sens unique : si faciles à faire sortir, mais une fois administrées, il n’y a pas de possibilité de retour (au-delà des dérogations incertaines émises à la discrétion d’un président en exercice).

Mais plus qu’un long chapitre qui touche à sa fin inévitable, l’Iran voit s’ouvrir une autre voie. M. Trump est dans une impasse : un accord commercial avec la Chine semble maintenant « difficile voire improbable », selon les responsables de la Maison-Blanche, dans le contexte de la détérioration rapide des tensions en matière de sécurité entre Washington et Pékin. Defense One l’explique clairement:

« Il n’y a pas eu d’alerte de dernière minute ni de tweet présidentiel, mais la concurrence technologique avec la Chine est entrée dans une nouvelle phase le mois dernier. Plusieurs développements annonçaient discrètement ce changement : les investissements transfrontaliers entre les États-Unis et la Chine ont chuté à leur plus bas niveau depuis 2014, le secteur des technologies subissant la chute la plus rapide. Les géants américains des microprocesseurs Intel et AMD ont brusquement mis fin ou refusé d’étendre d’importants partenariats avec des entités chinoises. Le ministère du Commerce a réduit de moitié le nombre de licences qui permettent aux entreprises américaines d’affecter des ressortissants chinois à des projets technologiques et techniques sensibles.

« Le découplage est déjà en marche. Comme le déplacement des plaques tectoniques, le passage à un nouvel alignement technologique avec la Chine accroît le risque de convulsions soudaines et déstabilisatrices dans l’économie mondiale et les chaînes d’approvisionnement. Pour défendre le leadership technologique de l’Amérique, les décideurs politiques doivent améliorer leur boîte à outils afin de s’assurer que le leadership technologique américain puisse résister aux répliques.

« Le principal moteur de ce changement n’a pas été les taxes douanières du président, mais un consensus changeant parmi les décideurs de la base sur ce qui constitue la sécurité nationale. Cette nouvelle conception élargie de la sécurité nationale est sensible à un large éventail de menaces potentielles, notamment à la subsistance économique des États-Unis, à l’intégrité des données personnelles de leurs citoyens et à l’avantage technologique du pays. »

Le « dilemme » chinois de Trump est celui-ci : Un accord commercial avec la Chine est depuis longtemps considéré par la Maison-Blanche comme un outil majeur pour « remonter » le marché boursier américain, pendant la période préélectorale cruciale. Mais comme on dit aujourd’hui que c’est « difficile voire improbable » – et comme le consensus américain sur la sécurité nationale se métamorphose, le découplage qui s’ensuit, combiné aux taxes douanières, commence à faire sentir ses effets. Ces effets érodent le principal atout politique du président Trump : la confiance du public dans la manière dont il gère l’économie. Un sondage réalisé la semaine dernière par l’Université Quinnipiac a révélé que, pour la première fois depuis la présidence de M.Trump, un plus grand nombre d’électeurs affirment maintenant que l’économie se détériore au lieu de s’améliorer, avec une marge de 37 à 31 % – et de 41 à 37 %, que les politiques du président font du tort à l’économie.

C’est extrêmement important. Si Trump connaît une crise de confiance du public à l’égard de ses politiques volontaristes à l’égard de la Chine, la dernière chose dont il a besoin à l’approche d’une élection est une crise pétrolière, en plus d’une crise tarifaire et technologique avec la Chine. Une mauvaise décision envers l’Iran, et les approvisionnements mondiaux en pétrole peuvent facilement déraper. Les marchés ne seraient pas content. (Le « dilemme » chinois de Trump peut donc aussi être une opportunité pour l’Iran…).

Il n’est pas étonnant que Pompéo ait agi avec tant d’empressement pour mettre un garrot sur la « guerre » qui se préparait au Moyen-Orient, déclenchée par les attaques aériennes simultanées d’Israël le mois dernier en Irak, à Beyrouth et en Syrie (deux soldats du Hezbollah tués). Il est assez clair que Washington ne voulait pas de cette « guerre », du moins pas maintenant. L’Amérique, comme l’a fait remarquer Defense One, devient de plus en plus sensible à tout risque pour le système financier mondial en raison des « convulsions soudaines et déstabilisatrices de l’économie mondiale ».

Les récentes opérations militaires israéliennes ont coïncidé avec la convocation soudaine du ministre des Affaires étrangères iranien Zarif à Biarritz (pendant le G7), exacerbant les craintes au sein du cabinet de sécurité israélien que Trump rencontre le président Rouhani à l’Assemblée générale des Nations unies à New York – menaçant ainsi l’« identité » politique anti-Iran de Netanyahou. On craignait que Trump ne commence à lier des relations amicales avec le président iranien (sur les lignes de Kim Jong Un). D’où les provocations israéliennes qui visaient à susciter des (sur)-réactions iraniennes (qui n’ont jamais eu lieu). Par la suite, il est devenu clair pour Israël que les dirigeants iraniens n’avaient absolument aucune intention de rencontrer Trump – et toute cette histoire s’est calmée.

Le « dilemme » iranien de Trump est donc en quelque sorte similaire à son « dilemme » avec la Chine : Avec la Chine, il voulait d’abord une réussite commerciale facile, mais elle s’est avérée être « tout sauf ça ». Avec l’Iran, Trump voulait une rencontre tape-à-l’œil avec Rohani – même si cela n’a pas débouché sur un nouveau « deal » (tout comme les spectacles télévisés Trump – Kim Jung Un qui ont frappé l’imagination américaine si vivement, il aurait pu espérer un effet similaire avec une poignée de main avec Rohani, ou il aurait même pu prétendre à un spectacle dans le Bureau Ovale).

Trump ne peut tout simplement pas comprendre pourquoi les Iraniens ne veulent pas le faire, et il est irrité par leur rebuffade. L’Iran est insondable pour l’équipe de Trump.

Peut-être que les Iraniens n’en veulent tout simplement pas. Premièrement, ils n’en ont pas besoin : le Rial iranien s’est redressé régulièrement au cours des quatre derniers mois et la production manufacturière s’est stabilisée. L’Administration générale des douanes (AGC) Chinoise, qui détaille les données sur les importations de pétrole du pays, montre que la Chine n’a pas réduit son approvisionnement iranien après la fin du programme de dérogation américain le 2 mai, mais qu’elle a plutôt augmenté régulièrement ses importations de brut iranien depuis la fin officielle de la prolongation de la dérogation, en hausse depuis mai et juin. Les nouvelles données de l’AGC montrent que la Chine a importé plus de 900 000 barils par jour (b/j) de pétrole brut d’Iran en juillet, soit 4,7% de plus que le mois précédent.

Et une nouvelle voie s’ouvre pour l’Iran. Après Biarritz, Zarif s’est rendu directement à Pékin où (selon un rapport) il a discuté d’un énorme investissement de plusieurs centaines de milliards de dollars sur vingt-cinq ans dans le pétrole et le gaz (et d’un plan de transport « Road and Belt » [nouvelle route de la soie, NdT] distinct). Bien que les détails ne soient pas dévoilés, il est clair que la Chine – contrairement à l’Amérique – considère l’Iran comme un futur partenaire stratégique clé, et la Chine semble parfaitement capable de comprendre les Iraniens aussi.

Mais c’est ici que s’opère le véritable changement de fond aux États-Unis. C’est ce qu’on appelle « une nouvelle normalité » qui s’installe maintenant à Washington :

« Pour défendre le leadership technologique de l’Amérique, les responsables politiques sont en train d’améliorer leur boîte à outils pour s’assurer que le leadership technologique américain puisse résister aux répliques… Contrairement à la guerre commerciale du président, le soutien à cette nouvelle définition élargie de la sécurité nationale et de la technologie est largement bipartite et devrait le rester.

« … avec plusieurs des principaux conseillers du président qui considèrent la Chine d’abord et avant tout comme une menace pour la sécurité nationale, plutôt que comme un partenaire économique – elle est prête à impacter de grandes parties de la vie américaine, du coût de nombreux biens de consommation… à la nature des relations de ce pays avec le gouvernement de Taiwan.

« M. Trump lui-même voit toujours la Chine principalement à travers un prisme économique. Mais plus il s’énerve contre Pékin, plus il est réceptif aux positions de ses conseillers à l’égard de la Chine qui vont bien au-delà du commerce. »

« Plus il s’énerve contre Pékin »…. Eh bien, voici le point clé : Washington semble avoir perdu la capacité de rassembler les ressources pour essayer de déchiffrer soit la Chine, soit l’Iran « fermé », et encore moins une Russie « byzantine ». C’est une diminution gigantesque de la conscientisation à Washington ; une perte de « vitalité » consciente sous l’emprise d’une « logique irréfutable » qui ne permet aucune empathie, aucun rayonnement, aucune « altérité ». Washington (et certaines élites européennes) se sont repliées dans leur conscience de « niche », leur enclave mentale, fermée et protégée, pour ne pas avoir à comprendre – ou à s’engager – dans une expérience humaine plus large.

Pour combler ces lacunes, Washington cherche plutôt une solution technique et technologique : Si nous ne pouvons pas invoquer l’empathie, ou comprendre Xi ou le Guide suprême iranien, nous pouvons la substituer par l’intelligence artificielle – une « boîte à outils » avec laquelle les États-Unis ont l’intention de devenir le leader mondial.

Ce type de solution – du point de vue américain – fonctionne peut-être pour la Chine, mais pas tant pour l’Iran ; et Trump n’est pas enthousiaste à l’idée d’une guerre totale avec l’Iran dans la perspective des élections. Est-ce pour cela que Trump semble se désintéresser du Moyen-Orient ? Il ne le comprend pas ; il n’a ni l’intérêt ni les moyens de le comprendre ; et il ne veut pas le bombarder. Et pour lui, le « dilemme » de la Chine va l’absorber complètement, pour l’instant.

Source : Strategic Culture, Alastair Crooke, 09-09-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Kokoba // 09.12.2019 à 11h41

“L’élite de Washington…s’accorde à dire…un accord avec Washington doit etre conclu”

Les Américains vivent vraiment dans un monde imaginaire.
L’accord existait, mais ils l’ont déchiré.
Ils ont fait la même chose avec les accords sur les missiles avec la Russie.

Un traité avec les US n’a aucune valeur, ils changent d’avis comme de chemise.
Tous les pays ont bien compris çà.
Seuls les Européens font encore semblant de ne pas comprendre.

7 réactions et commentaires

  • Louis Robert // 09.12.2019 à 00h30

    L’Empire expirera étouffé dans l’étreinte asiatique.

    « The Future is Asian » (Khanna)

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  • Kokoba // 09.12.2019 à 11h41

    “L’élite de Washington…s’accorde à dire…un accord avec Washington doit etre conclu”

    Les Américains vivent vraiment dans un monde imaginaire.
    L’accord existait, mais ils l’ont déchiré.
    Ils ont fait la même chose avec les accords sur les missiles avec la Russie.

    Un traité avec les US n’a aucune valeur, ils changent d’avis comme de chemise.
    Tous les pays ont bien compris çà.
    Seuls les Européens font encore semblant de ne pas comprendre.

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  • Larousse // 10.12.2019 à 11h57

    Ce constat de la vacuité, de la fragilité ou de l’inutilité des relations ou espérances de partenariat avec les Etats-Unis et les Occidentaux peut tout aussi bien s’appliquer à la Russie.
    Et j’ajouterai presque avec nombre d’organisations occidentales ou chapeautées par l’Occident.
    Cela s’applique aux deux décisions récentes du CIO et du Qatar vis-à-vis de la Russie : pour les prochains Jeux Olympiques et Coupe du Monde…. son éviction répétée est qualifiée à Moscou de “regrettable et injustifiée” mais au fond les Russes du sommet à la base répondent “on s’en fout !” on fera sans…
    Ils sont même prêts à parier sur une reconduction de ces stupides décisions jusqu’aux Jeux de Paris ou plus tard… encore, voire à l’hypothèse d’une éviction définitive répétée comme un mantra, jusqu’à la fin définitive alors des JO…!? ?!
    ps; Personnellement les arguments de Stéphane Diagana m’indiffèrent tant ils sont hypocrites… Que les instances qu’il représente continue… Progressivement , le CIO se discrédite toujours un peu plus et le déclin des JO est peut-être déjà “en marche”….

      +3

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  • christian gedeon // 10.12.2019 à 17h04

    Il y a quelque chose de pathétique dans l’obsession de la chute de l’Empire”. Parce que cet “empire ” n’existe pas en réalité géographique. Parce que les “riches ” de la terre font tous partie de cet empire,chinois compris,et iraniens aussi,sans parler des russes,des indiens et autres ukrainiens.La persistance rétinienne d’une image depuis longtemps dépassée est un des phénomènes les plus frappants de ces dernières années. “L’Empire ” s”il en existe un,est celui d’une oligarchie mondiale qui ne connaît ni patrie ,ni pays. Un peu comme feue l’ internationale,mais en beaucoup plus efficace. Allez,un pêtrit café bien serré et on se réveille quoi!

      +1

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    • Larousse // 10.12.2019 à 18h35

      Avec votre raisonnement, qui est peut-être vrai, il n’y aura jamais de guerres sérieuses…donc les manoeuvres militaires des uns et des autres sont des jeux de petits soldats… Puisque l’oligarchie mondiale s’entendra toujours pour survivre et écraser les peuples… Oligarques américains, chinois, russes, indiens etc… ont tous la même vision, le même combat et ils n’hésitent pas à soutenir des dirigeants marionnettes qui dépensent des milliards de dollars dans l’armement…
      Ouah, si c’est ça, Aucune crainte à avoir pour leur avenir et on peut même se suicider pour ne plus servir de main d’oeuvre esclave….
      ps. Je pense aux 12 000 morts du Donbass sacrifiés par Poutine, Poroshenko, Obama, Merkel et Hollande représentants l’oligarchie mondiale … quelle horreur !!!!

        +2

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    • Louis Robert // 11.12.2019 à 03h57

      L’unique Empire non seulement existe, d’abord géographiquement, mais il a été étudié abondamment par les penseurs dudit Empire, dont des militaires et des scientifiques. Il existe donc une surabondance d’ouvrages publiés dont le titre même inclut le mot «Empire ». Il suffit d’utiliser cet argument de recherche pertinemment pour en être bientôt submergé. Au travail donc! L’Empire vaut que ceux qui en ignorent l’existence le connaissent et l’étudient.

      Vers un modeste début, cette liste:

      « Popular American Empire Books »

      https://www.goodreads.com/shelf/show/american-empire

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      • Larousse // 11.12.2019 à 07h34

        Ce que vous dites Christian et Louis s’appellent alors la “grande Entente internationale de l’oligarchie mondiale” ? qui complote, manipule, etc…
        Et sous ses ordres , les militaires de chaque pays s’amusent à montrer leurs muscles… leurs missiles pour faire croire… Quant à votre phrase “L’Empire vaut que…” Louis, je ne le comprends pas , parce que sa syntaxe est mal construite. Il est plus simple d’apporter deux – trois exemples, comme l’intérêt de tous les pays à engloutir des sommes considérables dans leur défense. … Pour ce que je sais…même s’ils gagnent de l’argent dans la vente des armes, plusieurs pays préféreraient consacrer leurs dépenses à des biens civils plus importants notamment dans la perspective écologique.

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