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1.juillet.20181.7.2018 // Les Crises

Le capitalisme est-il responsable… de la destruction de la biosphère et de l’explosion des inégalités ? Par Alain Grandjean

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Source : Chroniques de l’anhtropocène, Alain Grandjean, 14-09-2017

L’anthropocène (1) est le nom proposé par des scientifiques à la suite du prix Nobel Paul Crutzen pour désigner la nouvelle époque géologique dans laquelle nous sommes entrés. Elle se caractérise par l’impact de plus en plus déterminant des activités humaines sur les grands équilibres de la biosphère et une pression considérable sur les ressources naturelles.
Si le diagnostic (de pression anthropique sur la planète) est l’objet d’un large consensus scientifique comme nous allons le voir, le terme « anthropocène » fait débat car il pourrait cautionner l’idée que cette pression est liée exclusivement à la nature humaine ; certains chercheurs préfèrent d’autres appellations plus ciblées telles que « Occidentalocène », « Capitalocène », ou « Industrialocène ».
Nous allons ici tenter de montrer que le capitalisme sous sa forme actuelle est bien responsable du désastre écologique actuel et de l’explosion des inégalités sociales, ce qui permet d’envisager des solutions à terme assez court : il est plus facile de réformer le capitalisme que la nature humaine…
Nous montrerons aussi que la nécessaire lucidité sur les risques que nous encourons n’est pas synonyme d’une nostalgie qui serait déplacée par rapport au bon vieux temps. Ne nions pas les progrès (2), mais intéressons nous à la manière d’éviter qu’ils ne puissent être considérés par nos descendants comme un simple feu de paille.
La présente note est rédigée de manière très synthétique mais en documentant au maximum ses affirmations. Toutes mes excuses aux experts de chacun des sujets abordés qui me trouveront probablement bien trop rapide, et tous mes remerciements à leurs suggestions de précisions et compléments.
Et toutes mes excuses aussi pour les « trous dans la raquette ». Merci de me signaler les domaines non abordés …par ignorance de ma part ou par simple oubli ou manque de discernement.

PLAN DE LA NOTE

1. Le capitalisme, essai de définition

2. Quelles évolutions sociales depuis la naissance du capitalisme ?
2.1 Le niveau de vie moyen n’a jamais été aussi élevé et des centaines de millions d’humains sont sortis de la misère
2.2 Les inégalités sociales se sont fortement accrues dans les quatre dernières décennies au sein des pays développés

3. Quelles évolutions écologiques depuis la naissance du capitalisme ?
3.1 L’état écologique de la planète : le diagnostic est sans appel
3.2 Cependant des progrès ont été observés dans les dernières décennies sur certains plans.

4. Le capitalisme est-il responsable des maux actuels ?
4.1 En incitant à la concentration de capitaux dans les énergies fossiles et dans les activités polluantes, le capitalisme est la cause de la destruction de la planète
4.2 Dans ses modalités actuelles, le capitalisme est la source d’un accroissement intolérable des inégalités
4.3 Quels autres « candidats » sont souvent désignés pour expliquer l’ampleur des problèmes cités ?
4.4 Le capitalisme n’a pas le monopole de « l’exploitation de l’homme par l’homme » ni celui des écocides

5. Il est possible de rendre le capitalisme plus juste et de le mettre au service de la réparation de la planète, notre maison commune

ANNEXES
Annexe 1 – Les exponentielles et le diagnostic écologique
Annexe 2 – La « culture contemporaine » « no limit » : consumérisme, techno-optimisme et cynisme
Annexe 3 – Le dogme néolibéral et le capitalisme financier
Annexe 4 – Innovations financières en Europe : repères chronologiques

 

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Alain Grandjean

Notes

1. C’est la Commission internationale de stratigraphie de l’Union internationale des sciences géologiques (UISG) – qui détermine les subdivisions de l’échelle des temps géologiques et actera donc à la fois cette nouvelle époque et sa date de naissance. A ce jour, la balance penche en faveur de l’immédiat après-guerre mondiale ; c’est la proposition du groupe de travail présidé par le géologue britannique Jan Zalasiewicz, qui a remis ses conclusions en septembre 2016. Voir Jan Zalasiewicz, Colin Waters & Martin J. Head, Anthropocene: its stratigraphic basisNature 541, 289 (19 January 2017).
2. Cf le petit livre plein d’humour de Michel Serres, C’était mieux avant, Le pommier, 2017.

Source : Chroniques de l’anhtropocène, Alain Grandjean, 14-09-2017

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Commentaire recommandé

RGT // 01.07.2018 à 08h11

“Le capitalisme est-il responsable… de la destruction de la biosphère et de l’explosion des inégalités ?”

La réponse est dans la question.

@Crapaud Rouge :
La nature humaine n’a rien à voir… C’est les “valeurs sublimes” qui ont été inculquées depuis des siècles, particulièrement en occident, qui sont la cause de cette gabegie.

La cupidité n’est pas innée, elle est acquise.

72 réactions et commentaires

  • Pierre D // 01.07.2018 à 06h17

    Bel exemple de prométhéisme, qui part d’une définition contestable (assumée) du capitalisme et d’une constatation tout aussi contestable: «La faillite du collectivisme, du double point de vue de l’efficacité économique et de la démocratie (qui a conduit les dirigeants chinois à réformer l’économie pour garder le pouvoir…) oblige de fait à réfléchir en priorité aux évolutions à apporter au capitalisme. »

    Autrement dit, comment parler de “faillite” pour une organisation non marchande de l’humanité, et chercher une nouvelle formulation (autre que le PIB) de “l’efficacité économique” tout en reconnaissant son inefficacité à terme en dehors de toute gestion commune des ressources naturelles encore disponibles.

    Par ailleurs, plutôt que de comparer le “judéo-christianisme” avec les Chinois, il aurait été intéressant de le comparer avec le “judéo-islamisme”, ce qui aurait eu l’avantage de sortir le judaïsme de cette avidité structurelle.

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  • Xavier TDL // 01.07.2018 à 06h52

    Contrairement à ce qu’affirme la note, le capitalisme en occident, dans le principe de “séparation entre le propriétaire et bénéficiaire de la production et le producteur” n’est pas né avec la révolution industrielle mais bien avant. Une version (documentaire arte que je recommande https://www.dailymotion.com/video/x3rdroo?playlist=x4bto8 ) en donne le début avec le début de la colonisation. La thèse est que jusqu’alors l’exploitation des ressources limitées de l’Europe ne permettait pas de dégager de manière viable des taux d’intérêts sur prêts suffisants pour en faire vivre leurs créanciers, mais la découverte de l’Amérique et le début du pillage de ses ressources naturelle et de sa force de travail a changé la donne.La seule chose qui a changé avec la révolution industrielle est que la force de travail humaine (abolition de l’esclavage) a été remplacée par le travail des énergies fossiles, autre forme de pillage et principalement au bénéfice des capitalistes occidentaux.
    Alors je ne pense pas que l’auteur ne connaît pas son sujet, mais quand il nous explique que le capitalisme peut être viable sans l’exploitation massive des énergies fossiles j’ai comme un doute. Par quel travail va-t-on créer les points de croissance nécessaires au maintien stable de taux d’intérêts permettant d’enrichir les détenteurs légaux des moyens de production? Ou alors il faut arrêter d’utiliser les mots n’importe comment, du capitalisme sans croissance du capital ça arrête d’être du capitalisme

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    • Patrick // 03.07.2018 à 08h53

      L’exploitation massive des énergies fossiles n’est pas propre au capitalisme , c’est le moyen le plus efficace trouvé par l’humanité pour résoudre ses problèmes à cour terme.
      Vous essayerez d’expliquer aux citoyens qu’il va falloir que 80% de la population retourne labourer avec des boeufs , vous allez voir les réactions.
      Aucun gouvernement n’aurait pu tenir sans promettre toujours plus de confort et de facilités … donc énergies fossiles obligatoires, et si depuis le 1er choc pétrolier les déficits se sont accumulés ce n’est pas un hasard.

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  • Crapaud Rouge // 01.07.2018 à 07h51

    Point de vue très “artificiel”. Il élimine les autres causes, (nature humaine, population, religion…) pour pouvoir affirmer : 1) que c’est le capitalisme et lui seul le grand responsable, 2) on peut réformer le capitalisme. Comme il le note avec “la détérioration de l’environnement en Chine [qui] s’est clairement accélérée dès qu’elle s’est convertie au capitalisme d’Etat”, le capitalisme n’est que la cause la plus directe. Mais une cause qui repose sur une pyramide d’autres, en particulier la nature humaine qui a permis l’essor de ce capitalisme qui n’est pas venu d’extra-terrestres.

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    • Crapaud Rouge // 01.07.2018 à 08h11

      Je suis un peu “scandalisé” de lire dans l’introduction qu’il est « plus facile de réformer le capitalisme que la nature humaine… » et qu’ensuite il élimine la nature humaine comme cause. Il fait penser à un médecin qui dirait : « Vous avez un cancer, mais je vais faire comme si c’était une grippe parce que c’est plus facile à soigner… »

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      • Rond // 01.07.2018 à 09h19

        §4.3 : “cette hypothèse ne résiste pas à l’examen des «peuples premiers» dont certains ont su vivre des millénaires en harmonie avec la nature”, me semble convaincant. En 6 lignes, c’est en effet évacué. Par nature, l’homme est plutôt raisonnable sinon nous n’aurions pas 8% de cupides extrêmes, mais 92% de la population. Situation improbable …
        Ainsi « plus facile de réformer le capitalisme que la nature humaine… » est placé là comme un cheveu sur la soupe. D’accord avec vous, troublant …

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        • Patrick // 03.07.2018 à 08h56

          “vivre des millénaires en accord avec la nature ”
          forcément , c’est facile quand on est une poignée d’individus perdus au milieu de la brousse , sans connaissances techniques un peu évoluées et avec une mortalité élevée qui restreint forcément la démographie

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    • Gavrocjhe. // 01.07.2018 à 08h50

      Sauf que “la nature humaine” n’existe pas.

      Il y a des natures humaines différentes : celles des “natifs” américains (par exemple) ou des indiens d’Amazonie, qui ne connaissent pas (par exemple) la propriété, et celle des occidentaux, qui ne sont finalement que des prédateurs du reste de l’humanité.

      Et ce sont eux qui ont “inventé” le capitalisme. C’est à dire la recherche effrénée du profit maximum, et cela, quelles qu’en soient les conséquences, sur les êtres humains, sur le vivant en général, et sur la planète.

      Quant à “réformer” le capitalisme, c’est une vue de l’esprit : il n’est pas réformable, il faut le détruire.

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      • Le Belge // 01.07.2018 à 09h38

        Bonjour Monsieur,
        Les Natifs américains sont tout aussi prédateurs que nous. La preuve par les Anassazis qui dévastèrent leur environnement pour, finalement, l’abandonner au début du XIVe siècle.

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        • Gavroche. // 01.07.2018 à 10h21

          Certes.
          Et il existe aussi des poissons volants…
          Et au passage, j’aimerais vraiment connaître vos sources concernant votre affirmation.

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        • Touriste // 01.07.2018 à 11h55

          Bonjour,
          Quelles sont les sources vous permettant d’affirmer ça ?

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          • douarn // 01.07.2018 à 17h45

            Bonjour
            Je pense que M. Le Belge fait référence au livre de Jared Diamond : “Effondrement”.

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            • Myrkur349 // 03.07.2018 à 10h36

              Hello,
              Je vous donne le titre original en anglais qui résume la seule vraie question du futur de l’espèce humaine.
              “Collapse, how societies chose to fail or succeed”
              Temps long, temps court.
              Petit ou grand écran de fumée.
              Scientisme exacerbé ou religion écran.
              Petit.e carnivore ou gros.se dégueulasse.
              Tout cela sera balayé, emporté dans les sables du néant, s’en est si évident que l’auto-effaçage approchant.

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      • Crapaud Rouge // 01.07.2018 à 10h15

        Si “la nature humaine” existe et elle est biologique. On oublie un peu vite que nous sommes, d’une certaine manière, une espèce comme les autres, c’est-à-dire en concurrence avec les autres pour la nourriture, soumise aux prédateurs comme aux maladies, et surtout à l’instinct de reproduction qui est le moteur de la vie.

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        • Gavroche. // 01.07.2018 à 10h22

          Nous ne serions donc que pur instinct, et le concept de “nature et culture” n’existerait pas.
          Et Descartes se retourne dans sa tombe.

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          • Crapaud Rouge // 01.07.2018 à 13h46

            Le concept de “nature et culture” relève de la philosophie mais ne change pas ce que sont les faits. Ces deux catégories apparemment antagonistes sont liées, non seulement dans la réalité mais dans le concept lui-même. On a la même chose avec le hasard et la nécessité. L’erreur est de croire qu’un fait peut relever de la nature ou exclusivement de la culture, alors que les deux sont toujours présents et liés, comme les 3 dimensions d’espace. La culture est produite par notre cerveau, un organe éminemment naturel : cela devrait suffire comme démonstration.

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            • olivier // 01.07.2018 à 15h59

              La culture c’est aussi rendre un culte. Faire du cerveau le centre et le siege de toute production culturelle humaine est un scientisme qui résume l’homme a une machinerie technique individuelle, et c’est accessoirement une tres mauvaise démonstration. La culture se produit en communauté. La commaunauté existe parce que le petit de l’homme est fragile et necessite apprentissage (à commencer par la langue), attention, et soins.

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            • Crapaud Rouge // 01.07.2018 à 16h21

              olivier, pour montrer que culture et nature sont inextricablement liées, il suffit d’exhiber un lien, celui du cerveau au premier chef, ce qui ne signifie pas que “toute production culturelle” est imputable au cerveau. La dimension collective de la culture est également un facteur clef, mais cette dimension est aussi présente chez d’autres espèces, y compris des végétaux puisqu’il est avéré qu’ils s’échangent des informations. (https://www.letemps.ch/sciences/plantes-beaucoup-plus-intelligentes-animaux) Elle aussi a donc une composante naturelle.

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            • olivier // 01.07.2018 à 16h56

              “La culture est produite par notre cerveau, »
              C’est vous qui le dite, pas moi. Je ne fais que pointer vos approximations et imprécision sur un concept qui ne semble pas maitrisé.
              Le fait que la culture soit le produit d’un organisme vivant sufisait amplement si l’on suis votre logique : mais c’est du scientisme biologique appuyé par votre refernces aux plantes. Votre lien trahis vos présupposés. Ils sont honorables mais ils sont ce qu’ils sont.

              Enfin, parler d’intelligence pour les plantes reste scientifiquement tres controversés, puisque même pour les homme le sujet ne trouve pas de consensus. Il n’y a bien qu’un journaliste ou un vulgarisateur en mal de reconnaissance pour user sans précaution d’un terme aussi « sensible ».

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            • Crapaud Rouge // 01.07.2018 à 18h04

              olivier, ce n’est pas agréable de voir ses tournures de langage considérées comme “approximations et imprécision”. Nous sommes dans un dialogue, forcément bâclé, pas dans la rédaction d’une thèse de doctorat. Votre ci-après : “L’homme est le seul capable de s’extraire du principe de selection naturelle”, est aussi une approximation d’un concept peut-être pas bien “maîtrisé” : on dirait que vous avez oublié que la sélection est une loi de la nature.

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            • olivier // 01.07.2018 à 19h48

              Mon propos n’etais pas d’être désagrable, mais bien de pointer un biais qui transpire dans vos propos. La question est de savoir ce que vous nommez culture, et je doute que nous parlions de la même chose. Même si j’aurais tendance par ailleur à abonder dans votre sens (culture et nature étant etroitement lié), je ne partage pas votre démonstration.

              L’inversion accusatoire doit etre argumentée. J’assume entièrement ma phrase : “L’homme est le seul capable de s’extraire du principe de selection naturelle”. Concept deja repris par Darwin lui-même : la selction naturelle, comme loi, nous imposerais de ne pas nous occuper des faibles et des handicapés et de ne favoriser que les forts. Hors la grandeur de l’homme est bel et bien de prendre soin de l’handicapé contre toute logique naturelle. Il en va de même avec le darwinisme social, combattu par l’intéressé, et la prise en charge des pauvres. L’évolution a engendré l’homme qui a son tour peut mettre un frein a des lois naturelles dans une certaine mesure. Prométhé n’est pas loin et cela fait le lit du tranhumanisme.

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            • Crapaud Rouge // 02.07.2018 à 07h35

              Je soupçonne chez vous un autre “biais” : celui de surestimer l’autonomie de la culture par rapport à la nature. Certes, la 2nde ne détermine pas la 1ère, (puisque l’homme est capable de “s’extraire” de la sélection naturelle – vieux cliché), mais, pour penser ce sujet qu’est la destruction de la biosphère, mon “scientisme biologique” n’est peut-être pas aussi biaisé que vous le dites. La nature se moque comme de sa 1ère bactérie de notre culture : c’est en tant qu’espèce biologique que nous détruisons les autres espèces.

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            • Wilhelm Tell // 02.07.2018 à 10h08

              “c’est en tant qu’espèce biologique que nous détruisons les autres espèces.”

              C’est en tant qu’espèce hautement organisée culturellement grâce à la production culturelle d’instruments hautement efficaces que nous détruisons les autres espèces (ex: flottilles de pêche) ainsi que par la pollution massive due à nos divers engins produits culturellement.

              En outre, si je respecte les autres espèces et je cherche à les préserver, suis-je encore un être humain, puisque je ne corresponds plus – selon vous – à “ma” “nature” qui est de détruire en tant que membre d’une “espèce” biologique?

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            • Olivier // 02.07.2018 à 13h17

              Vous parlez de culture mais vous évitez de la définir malgré les interrogations. Vous ne rebondissez pas non plus surn’linversion Accusatoire. Dont acte.

              Nous sommes pourtant les seul à nous soucier de l’avenir de l’ours polaire ou de l’ours brun. je n’ai pas encore connaissance d’association de défense des randonneurs homo-sapien chez les grizzlis.

              Et oui sinon comme le souligne w.Tell l’homme est un fabricant d’outils. A ne pas négliger.

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        • olivier // 01.07.2018 à 16h11

          L’homme est le seul capable de s’extraire du principe de selection naturelle en prenant soin des faibles. On a tres peu de chance de trouver la réponse a ce curieux fait en se placant derrière la lentille d’un microcospe.

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        • Wilhelm Tell // 02.07.2018 à 09h58

          Je ne sais pas ce qu’est la “nature humaine”. Et je trouve d’une prétention incroyable ceux qui prétendent le savoir.

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      • Crapaud Rouge // 01.07.2018 à 13h28

        Une fois encore je remercie vivement les-crises de m’avoir offert sur un plateau un motif de billet. Donc voici ma réplique à celui d’Alain Grandjean : “la pyramide infernale”, (https://onfoncedanslemur.blog/2018/07/01/la-pyramide-infernale/), que je dédie en particulier à M. Gavrocjhe pour lequel la nature humaine n’existe pas.

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      • Patrick // 03.07.2018 à 09h28

        Pratiquement toutes les populations humaines se sont comportées comme des prédateurs , la seule différence vient de l’étendue des connaissances techniques qui détermine la capacité de prédation.
        Les Huns n’étaient pas vraiment des capitalistes , ça ne les a pas empêchés de dévaster une partie de l’Europe . Les dégâts ont été limités par la faiblesse de leurs moyens.

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    • vert-de-taire // 01.07.2018 à 14h52

      La nature humaine c’est quoi ?

      C’est une synthèse (est-ce possible?) du comportement induit par les effets des apprentissages de chacun dans son contexte de vie.
      Donc rien de figé.
      Quand on a élevé des enfants on voit avec plaisir et terreur qu’on peut leur faire croire n’importe-quoi.
      et malgré la raison raisonnante dont on dispose plus ou moins il en restera toujours qqchose.
      il vient que la nature humaine n’est rien ou presque – bien qu’il existe qqs invariants triviaux –
      sinon nos capacités d’apprentissage dans le contexte de notre vie.

      Nous sommes comme tout le vivant : opportuniste.
      Et notre culture ‘gère’ cet opportunisme.

      Nous sommes déterminés à quelque-chose à la mesure de notre ouverture d’esprit à ce quelque-chose.
      Cette ouverture n’étant que circonstances contextuelles.

      Le capitalisme actuel est une évidente régression intellectuelle (relativement à ses avatars précédents) qui favorise outrageusement l’opportunisme individuel.
      Ce capitalisme individualiste oublie la notion de société dans son opportunisme (utilitarisme) primitif : créer un environnement plus sûr pour la communauté et les individus qui la composent.
      Le capitalisme a fait basculer l’Humanité dans le chaos perpétuel, l’exact contraire de la notion de société d’humains. En individualisant le sort de chacun il a entraîné dans sa ‘folie’ (terme pour irresponsabilité) la dévastation massive. La gestion de la société se calquant sur la gestion opportuniste individuelle irresponsable. Accessoirement, le capitalisme parvient à culpabiliser chacun dans cette dévastation, confère les multiples slogans débiles sur l’énergie et l’environnement ..
      Cette convergence d’intérêts incommensurables (individu/société-humanité) est le fruit empoisonné du pouvoir individuel aveugle – qui reproduit les folies de certains souverains qui entraînent leurs sujets dans le chaos provoquant la destruction civilisationnelle (On l’a vu souvent dans l’histoire).
      On a vu des souverains ‘suicider’ une civilisation (La Chine a subi ainsi des ‘régressions’ telles que son bouleversement a été total – au sens institutions organisation, idem Perse, Grèce …

      Le capitalisme a fait de même à l’échelle mondiale car il ne survit que dans l’expansion-accumulation.
      Contrairement à tous les autres régimes, le capitalisme ne peut se contenter de stagner. Les monarchies ou autres empires n’ont pas cette dimension d’extension nécessaire.
      [je n’oppose pas le soviétisme (qu n’a rien à voir avec le communisme) au capitalisme, c’est une forme de capitalisme d’État, tout aussi totalitaire – accaparement de tous les pouvoirs].
      La dette se paye sur l’accroissement de la productivité.
      La dette impose la fuite en avant.
      Aucun empire historiquement ne nécessitait cette ‘progression’ dévastatrice.

      Individuellement j’optimise mes gains de manière opportuniste.
      Collectivement le capitalisme se paie sur la bête. Les territoires nouveaux, la nature, les peuples asservis, …

      Il transforme son environnement en sources de rentes, par contrainte – le rendement de la dette comme critère de continuation, de succès.
      Le capitalisme n’a pas de capacité à partager ou réduire ce gain. Car c’est son critère de succès.
      En réduisant son gain, il devient proie. Le capitalisme se reproduit, se maintient que par la victoire de prédateurs. Lesquels maintiennent un équilibre temporaire (opportuniste) avec les proies – qui sont tous les autres (individualisme totalitaire).
      Le capitaliste est donc contraint de maintenir la prédation la plus élevée possible sous peine de disparaître comme proie.
      Sans recherche de pérennité autre qu’individuelle ou très limitée (maintient de sa classe sociale dominatrice).
      Le capitalisme est donc totalitaire, dévastateur, chaotique.
      Il entraîne nécessairement le vivant (la biosphère) dans la destruction, car il est incapable de se reformer.
      Toutes les tentatives depuis plus de 20 ans démontrent cette incapacité.
      Les seuls capitalismes qui se reforment (un peu) sont le Chinois et le Russe car ils sont dirigés par une force non purement capitaliste.
      On a vu aussi Roosevelt faire ce genre de transformation temporaire aux États-Unis.

      Le ‘pire’ exemple actuel (de dérive capitaliste totalitaire) est l’UE qui a inscrit les principes capitalistes dans ses textes les plus fondamentaux.
      Les contradictions entre les besoins capitalistes et la pérennité sociétale sont illustrés par la décohérence de l’UE. L’opportunisme totalitaire se heurte aux réalités physiques, à quelques restes des idées que la culture européenne a générés et transmis via les Lumières – comme remise en cause Systémique.

      On peut aussi voir la crise capitaliste mondiale d’une autre manière.

      C’est d’un coté la victoire de l’opportunisme individuel comme prédateur.
      C’est de l’autre la nécessité du comportement asservi et massif de la proie.

      Le prédateur a isolé (individualisé) ses proies afin de les asservir (ne pouvant pas les contraindre par la barbarie comme dans les colonies), de les mettre à son service.
      Les proies ont perdu leur capacité à se regrouper, à faire société car le prédateur a savamment déconstruit la société. Le prédateur est donc dominant totalitaire (a pris tous les pouvoirs) au détriment des proies asservies.

      Tant que les proies profitent des miettes du prédateur, elles collaborent par opportunisme de survie.
      Tant que les proies croient, le prédateur ‘prède’.
      Le prédateur dispose du pouvoir de vie sur les proies si/tant que les proies ne trouvent pas de niches hors Système (NDL, retraités, fonctionnaires).
      Le capitalisme parvient a transformer les institutions de façon à réduire ces niches. En marchandisant tout, il crée de la valeur qu’il capte et en prive la société. Le dogme étant que la richesse ne peut se créer que suivant le modèle capitaliste. L’entreprise comme seule productrice de richesse. L’acmé étant de transformer la société en entreprise capitaliste, typique du pouvoir néolibéral (moins aux USA où le drapeau national permet de cultiver la béotie et où les échanges public-privé faciles).
      Les proies n’ont plus de ressources (survie) sans passer par l’intermédiation des entreprises, la société n’étant plus qu’entreprises sur le modèle capitaliste.
      On comprend la nécessité de se débarrasser des fonctionnaires qui par essence ne sont pas dans les rets des prédateurs. Le fonctionnaire, le retraité sont donc l‘ennemi no 1 du capitalisme prédateur, dernier reste de liberté individuelle qui ne peut être asservi en proie. En cassant les régimes de fonctionnaire et de retraite, nos dirigeants (ÉLUS) détruisent les derniers bastions de liberté.

      Quelques trivialités invariantes

      diversité → adaptabilité : dans la nature mais aussi dans les sociétés humaines, la diversité favorise les capacités à l’adaptation, à l’évolution plus ou moins contrainte.

      Fonctionnaire = indépendance individuelle (hors capitalisme) = liberté individuelle = liberté d’expression → capacité critique (tempérée par le ‘devoir de resserve’ – faudrait pas pousser !)

      Syndicat = défense des travailleurs → moindre profit capitaliste → prédation capitaliste → perte du pouvoir → profit moindre.

      Diversité → s’oppose à la reconnaissance de groupe reptilienne → identification primitive facilitée (fonctionnements interne et externe) au groupe → société primitive animale (le groupe des grosses poules s’oppose au groupe des petites poules, aux canards, etc ..). Pour participer au groupe il faut s’identifier au groupe, c’est à dire à en emprunter les modalités (mœurs, aspects et vocables). C’est particulièrement visible dans les basses-cours, les cours d’écoles, les casernes et le monde médiatico-politique.

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  • RGT // 01.07.2018 à 08h11

    “Le capitalisme est-il responsable… de la destruction de la biosphère et de l’explosion des inégalités ?”

    La réponse est dans la question.

    @Crapaud Rouge :
    La nature humaine n’a rien à voir… C’est les “valeurs sublimes” qui ont été inculquées depuis des siècles, particulièrement en occident, qui sont la cause de cette gabegie.

    La cupidité n’est pas innée, elle est acquise.

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    • Guadet // 01.07.2018 à 08h51

      Vous tombez comme beaucoup dans le piège tendu par l’idéologie libérale capitaliste, qui est de faire croire que le système productiviste actuel est le stade le plus avancé de la civilisation.
      La civilisation, ce n’est pas le progrès technique : c’est l’art, la philosophie, toute une réflexion ontologique sans laquelle le souci écologique n’existerait pas. Jacques Ellul, qui est considéré comme le père de l’écologie politique, s’appuyait sur toute une culture chrétienne.

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    • TC // 01.07.2018 à 12h26

      “La cupidité n’est pas innée, elle est acquise.”

      Certes, mais la cupidité est la résultante d’un sentiment excessif de la peur du manque et aussi d’un désir toujours insatisfait. Le vide ou la vacuité de l’existence est inscrit en chacun de nous, certains le comble en accumulant toujours plus de richesses, parce que le capitalisme le permet, nous sommes d’accord.

      Je pense qu’on ne peut pas tout mettre sur le compte du capitalisme en nous exonérant de ce que nous sommes, des animaux intelligents avec une durée de vie limitée et des besoins à satisfaire dans un monde fini. Je rejoins en cela le commentaire de Crapaud Rouge. Notre désir d’émancipation de notre condition nous pousse constamment à rechercher le bien-être au travers du progrès. Je crois que le capitalisme a pu émerger parce qu’il est la conséquence intrinsèque de cette recherche du bien-être dans une société croissante qui tend à déshumaniser.

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      • vert-de-taire // 01.07.2018 à 15h24

        Il a émergé et perduré car il permet de satisfaire à la fois pouvoir et prospérité du dominant – pouvoir de l’argent qui permet d’acheter tout, même les consciences – plus difficile quand il existait des mouvements religieux dominants.
        il a colonisé la planète car il favorise la prédation donc les prédateurs.
        il a colonisé la planète car son critère de succès – de reproduction – est la prédation maximum.
        Il s’auto-entretient de par ce critère de succès (pouvoir argent).
        il se répand aisément par son critère de succès trivial (accumulation de biens comme pouvoir facilitant l’accumulation de biens ..).

        il s’effondre car c’est une fuite en avant prédatrice du vivant, condition de survie des animaux que nous sommes.
        il se maintient encore malgré ses dévastations systémiques et systématiques car il sait générer des croyances par un réseau médiatique ubiquiste.
        il se maintient encore malgré ses dévastations avérées car il est totalitaire.

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    • olivier // 01.07.2018 à 12h55

      “La cupidité n’est pas innée, elle est acquise. »

      Prouvez-le et argumentez.
      Patatra : tout le reste s’écroule. Le bel exemple d’une idéologie qui fait passer les vessies pour des lanternes : refuser le réel parce qu’il ne correspond pas à l’idée qu’on s’en fait. Un conseil : preferez Aristote à Planton.

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      • Wilhelm Tell // 02.07.2018 à 10h46

        Il suffit d’un exemple… Et il y a quantité de personnes qui ne sont pas cupides. Êtes-vous cupide?

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        • olivier // 02.07.2018 à 22h45

          Voila une curieuse affirmation pour quelqu’un qui trouve d’une prétention incroyable ceux qui prétendent savoir ce qu’est la nature humaine. Etes-vous bien certain que la tentation de la cupidité ne les a jamais traversé en quelque occasion que ce soit ? Etes-vous certain que la résistance a la cupidité ne viens pas de la vertu ? Etes-vous certain, tout simplement ?

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        • Haricophile // 03.07.2018 à 11h50

          il y a aussi un tas de gens qui ne sont pas blond, et pourtant c’est inné.

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    • Myrkur349 // 03.07.2018 à 11h03

      On peut également citer le chiffre choc d’Oxfam : « huit hommes détiennent autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité.

      La question à deux balles, “Que peuvent t’ils faire de tout ce pognon?” Ben rien, c’est surtout les à-cotés qui sont intéressants.
      Une armée de cire-pompes, lèche-culs aux ordres.
      Le pouvoir de manipuler ou détruire les autres, limite en claquant des doigts.
      Se sentir “vivre”, mais à ce niveau là c’est juste une perversion/démesure de l’esprit.

      Une certaine philosophie faisandée leur a enseigné qu’il fallait “jouir” à n’importe quel prix et dans n’importe quelle circonstance. Contrairement à ce qui est enseigné dans les livres, c’est une flagornerie de bas esprit pour contenter le maître quand le scribouillard a bien compris qui avait gagné la partie. Bien sûr, ce grand penseur(sic) trouvera toujours le moyen de faire croire que son écrit a été pensé bien avant la fin de cette partie pour apparaître novateur, voire intelligent.
      11000 années pour changer les fondamentaux d’une planète si complexe, c’est fort de café comme dirait jule de chez smith.
      https://youtu.be/3w9z02jE_Ck

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  • Pierre D // 01.07.2018 à 08h33

    Bel exemple de prométhéisme, qui part d’une définition contestable (assumée) du capitalisme et d’une constatation tout aussi contestable: «La faillite du collectivisme, du double point de vue de l’efficacité économique et de la démocratie (qui a conduit les dirigeants chinois à réformer l’économie pour garder le pouvoir…) oblige de fait à réfléchir en priorité aux évolutions à apporter au capitalisme. »

    Autrement dit, comment parler de “faillite” pour une organisation non marchande de l’humanité, et chercher une nouvelle formulation (autre que le PIB) de “l’efficacité économique” tout en constatant cette inefficacité à terme en dehors de toute gestion commune des ressources encore disponibles.

    Par ailleurs, plutôt que de comparer le “judéo-christianisme” avec les Chinois, il aurait été intéressant de le comparer avec le “judéo-islamisme”, ce qui aurait eu l’avantage de sortir le judaïsme des divagations sur cette boulimie capitaliste.

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    • Pierre D // 01.07.2018 à 09h09

      Oups! doublon!

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  • Pierre Rémi ALAIN // 01.07.2018 à 10h39

    Sinon l’hubris il connaît Mr Grandjean ?

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  • rémi // 01.07.2018 à 11h07

    Concernant l’état d l’environnement sur la planète:
    Remplacer chaque navire de guerre, chaque bombardier, chaque char d’assaut, chaque missile, ou n’importe quelle de ces armes de plus en plus sophistiquée déployées sur la planète, par :
    – une école,
    – un hôpital,
    – un théâtre,
    – un centre sportif,
    – un centre de recherche
    – ou tout que vous voulez de pacifique
    Et tout ira mieux.
    Le problème c’est que cela suppose un pouvoir qui agit pour le bien commun.
    A Rio, en 1992, a l’occasion du Sommet de la Terre, un rapport très scientifique a mis en évidence que le premier facteur de destruction de l’atmosphère, était… les forces armées!
    La délégation US a exigé que cette étude ne figure pas au rapport final!…
    Depuis…. il est introuvable..
    Et depuis…on nous saoule avec les vaches qui pètent, et tous les facteurs humains x ou y ( les automobiles etc..) qui , certes, en sont aussi, mais dans quelle proportion? A la louche, allez, je dirai 10% de l’armada mondiale, dont 50% du “schithole” américain ( sans doute plus) ;

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    • Christian Gedeon // 01.07.2018 à 11h57

      C’est c’la…et qui commence? Yaka,fokon…l’idée est excellente,moi,j’ai failli mourir de ne pas l’avoir eue,car tous ceux qui l’avaient multitude etc…..mais cher monsieur,”tout le monde” est d’accord avec vous…mais qui commence?

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    • Patrick // 03.07.2018 à 09h03

      Donc les principaux responsables sont les états puisque ce sont eux qui ont les forces armées.
      Ce sont aussi eux qui favorisent l’expansion de la dette.

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  • Greg // 01.07.2018 à 11h48

    Je suis toujours un peu gêné par l’emploi du mot “capitalisme”. Le système économique dans lequel nous vivons est très très loin du “capitalisme” théorique. Il repose sur un fatras d’empirismes qui sert, globalement, à justifier le statut quo et la domination de la classe dirigeante actuelle. Le capitalisme “réel” me semble autant une solution possible aux problèmes actuels que les nouvelles propositions de dirigismes qui se nomment, à tort à mon avis, “anticapitalistes”

    Pour appuyer ce propos, je reprends ce qui me semble être 3 points tout à fait contraire à l’idee du capitalisme:
    – Le bail out permanent des entreprises / secteurs soutenus par l’oligarchie
    – la manipulation des taux et des changes par nos banquiers centraux
    – La création monétaire exponentielle

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    • Patrick // 03.07.2018 à 09h11

      ça s’appelle du capitalisme de connivence et ça n’a effectivement rien à voir avec du libéralisme ou du “capitalisme historique “.
      Dans une approche libérale , les entreprises ( ou banques ) font faillite quand c’est nécessaire et l’état n’intervient pas, les banques centrales ne prennent pas de “mesures non conventionnelles ” et ne font pas marcher la planche à billets.

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  • Christian Gedeon // 01.07.2018 à 11h54

    Ah le modérateur de cet article m’en veut…il faut absolument que le capitalisme soit le coupable,et le seul coupable. Dommage que la modération devienne dogmatique . Le Matérialisme,pas le capitalisme qui est un avatar…allons quoi! Mon point de vue ne changera pas la tendance générale,non?

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  • Duracuir // 01.07.2018 à 12h09

    Désolé, mais NON!
    ce n’est pas le capitalisme, c’est le productivisme.
    L’URSS ou la Chine Communiste furent d’effroyables destructeurs pour la biosphère et continuent encore pour la Chine.
    Avant lui, les Aborigènes nouvellement arrivés en Australie qui, en moins de mille ans exterminèrent la méga-faune et désertifièrent le pays par des brulis alimentaires n’étaient pas capitalistes.
    Pas plus que Roger de Sicile, au XIIe siècle, qui transforma son pays de grenier à blé du monde occidental en la terre aride que nous connaissons encore aujourd’hui en moins de 10 ans par une déforestation acharnée dans le but de créer une marine de guerre efficace et invincible. Ou les Arabes, invités par un factieux à envahir le Magreb au XII e siècle qui, par leurs destructions barbares, réduirent la terre la plus fertile et la mieux irriguée du monde dans le semi désert qu’elle est encore aujourd’hui. On peut parler de la civilisation d”Angkor, des Mayas, de Rapa Nui. Tout commence quand l’homme passe de la sécurisation de son environnement à l’accaparement par avidité, orgueil, paresse. Raison pour laquelle les nomades ont toujours haï la ville comme symbole de cette rupture de l”harmonie universelle. Raison pour laquelle Dieu, dans la bible agrée le sacrifice de l’éleveur nomade Abel et refuse celui de l’agriculteur sédentaire Caïn. Tout ça remonte à plus loin que le capitalisme. Celui-ci n’est qu’un accélérateur des plus répugnants coté humains.

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    • Crapaud Rouge // 01.07.2018 à 13h57

      Très belle réponse, (rythme, pertinence, tonalité), que j’approuve à 100%. Puis-je vous citer intégralement en annexe de mon billet ? (https://onfoncedanslemur.blog/2018/07/01/la-pyramide-infernale/)

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    • Owen // 01.07.2018 à 15h15

      ” (…) le capitalisme est communément défini comme un mode d’organisation de la production et des échanges qui repose sur la propriété privée des moyens de production et la liberté des échanges marchands afin de parvenir à une allocation réputée optimale des biens produits et des services prodigués.” Avec cette définition d’Alain Grandjean, en effet, être anticapitaliste serait être contre l’échange des productions, le commerce, qui est vieux comme l’humanité et qui n’a rien de nocif en soi.
      La racine, comme vous l’indiquez, est le productivisme. Prendre ce qu’il y a. La frontière étant: jusqu’à ce qu’il n’y ait plus. Il y a deux possibilités qui ont toujours permis d’éviter cette frontière.
      – La première est d’aller voir ailleurs. C’est bien cette possibilité qui s’épuise, parce que les humains ont maintenant investigué toute la planète et on arrive au “il n’y en plus” définitif. C’est aussi cette possibilité qui a développé la rapine, le comportement prédatif, les peuples conquérants.
      – la deuxième est la gestion, le oïko-nomos (je garde le sens littéral qui veut bien dire la gestion des ressources de la maison et, littéralement, écologie et économie veulent dire la même chose). C’est prendre le poisson sans épuiser le banc, l’eau du puits sans aller au delà de l’étiage, le bois sans détruire la forêt… C’est cette possibilité qui a développé les peuples permanents, qui, de faits, ont été détruits ou colonisés par les peuples conquérants.
      (Évidemment, ce sont deux polarités, la séparation entre ces deux caractéristiques de peuples n’est pas étanche).

      Amha, l’origine du productivisme dans lequel nous sommes est le dualisme, avec Platon qui a séparé la matière et l’esprit (monde des idées). La matière (qu’elle soit inerte ou vivante, hormis les humains) est devenue une simple pâte à modeler, malléable selon les caprices de notre intelligence aux capacités bien au delà du réel. C’est l’anthropocentrisme. le monothéisme n’ a fait, évidemment que renforcer l’anthropocentrisme en isolant la spiritualité vers un principe isolé, lointain, hors du monde dans lequel nous somme. C’est la vision contraire (atomisme, chamanisme, panthéisme, naturalisme…) qui a fait les peuples permanents.

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      • olivier // 02.07.2018 à 22h56

        Sauf que l’europe fut massivement aristotélicienne (antithèse du platonisme) et monothéiste. Et ce jusqu’a la renaissance. Entre 1000 et 1500 ans, c’est pas mal pour de la permancence.

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    • Louis Robert // 01.07.2018 à 15h45

      @Duracuir

      Monopole et nature humaine sont ici pistes trompeuses (« red herrings »)…

      Comme on l’a vu à Nuremberg, il n’est pas nécessaire d’avoir le monopole de la barbarie pour être condamné et exécuté au nom du respect dû à l’humanité. Du reste on oublie trop facilement ici l’ampleur unique, planétaire voire « universelle » du capitalisme et de son œuvre néfaste, comme l’atteste son histoire, incluant le colonialisme, le fascisme et le nazisme, le tout désormais absorbé par l’impérialisme, plus spécifiquement par l’Empire du « full spectrum dominance ».

      Accuser de préférence la nature humaine de tous les maux dans l’espoir de se mieux déculpabiliser et consoler, c’est faire fi à trop bon marché de la grande majorité de l’humanité qui a lutté, lutte et luttera le temps qu’il faudra pour enfin vaincre la barbarie impérialiste dominante. On parle bien ici, littéralement, de milliards de personnes, dont des centaines de millions y ont déjà sacrifié leur vie en première ligne. Une brève pause méditative sur cette réalité vivante réconcilie bientôt avec notre nature véritable, oui, authentiquement humaine, qui est d’abord celle du tout jeune enfant qui spontanément sourit, adorablement, en offrant de partager.

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    • Crapaud Rouge // 01.07.2018 à 15h49

      Duracuir, je n’ai pas eu la patience d’attendre votre autorisation. J’ai copié-collé intégralement votre commentaire. Merci pour votre involontaire contribution à mon misérable petit blog. Le cas échéant, je le supprimerai sur demande de votre part.

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    • olivier // 01.07.2018 à 16h30

      Par côté répugnant, vous évoquez Caïn, le nomade jaloux menteur et meurtrier incapable de culture ? c’est cela ?

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    • Wilhelm Tell // 02.07.2018 à 11h00

      “les Aborigènes nouvellement arrivés en Australie qui, en moins de mille ans exterminèrent la méga-faune et désertifièrent le pays par des brulis alimentaires n’étaient pas capitalistes.”

      C’est comme accuser les populations qui vivaient au Sahara de la désertification de celui-ci et de la disparition de la faune qui y vivait (éléphants, lion, girafes, autruches, antilopes, etc.).

      Le changement climatique, vous connaissez?

      Les habitants de l’île de Pâques ont été détruits par les Européens, pas par une dégradation de leur environnement de leur fait. Des Mayas on ne sait pratiquement rien.

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    • vert-de-taire // 02.07.2018 à 12h34

      Désolé mais NON
      On ne peut pas comparer une civilisation ancienne qui s’auto détruit sans s’en rendre compte
      et depuis les années 1900 un système qui dévaste.
      Entre les deux il y a eu l’éducation et l’information de tous (une paille), qqs révolutions se départissant du droit divin et/ou magique, bref une révolution intellectuelle.
      Sans pour autant la mettre au pinacle de la pensée humaine, ce serait crétin, ni la considérée comme aboutissement .. C’est un moment de prise de conscience pour la plupart des occidentaux d’une conscience individualiste ET sociétale, récusant les dogmes (pas tous !).

      Il y a eu aussi une révolution technique et des connaissances qui nous instruit de l’état du monde des effets et des causes, bref ON sait bcp plus et on peut donc agir en conséquence.

      Il n’est donc pas possible de comparer les Aborigènes et nous ! nos connaissances incomparables.

      Par contre les capitalistes contemporains (qu’il soit de l’URSS, d’État, de Chine …) ne peuvent pas ignorer les effets.
      Depuis 1957 nous avons des questionnements, des outils.
      Et depuis : RIEN
      Pensez-vous que si les civilisations passées eussent connu les effets de leurs actions elles auraient continué de le faire ? Pas bien certain..

      Le capitalisme NE PEUT PAS NE PAS se développer sous peine d’effondrement : on l’a vu (grandes crises 14, 29-39, ).
      cela n’a pas empêcher de continuer .. les interets des riches ont toujours dominés
      mais dans un cadre républicain ce Système aurait du disparaitre, ou être régulé, comme ce fut le cas durant certaines périodes.

      On peut jouer sur les mots, productivisme …
      une chose est claire : les riches utilisent tous les moyens pour asservir les pauvres dans tous les temps historiques, et c’est une lutte permanente, des violences et des atrocités.

      Mais aujourd’hui le capitalisme comme Système (évidement non cohérent, non parfait comme modèle, on mélange facilement le conceptuel et le réel, car on utilise les mêmes mots !) est le moyen dogmatique de domination, d’asservissement. Ce sont les riches qui par les lois dogmatiques disposent de tous les pouvoirs : choix de l”évolution des sociétés humaines, corruption des politiques, énonciation des législations, pillages et guerres …

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  • lois-economiques // 01.07.2018 à 12h14

    C’est vrai que cela résoudra comme par magie les inégalités, la sur exploitation planétaire et le réchauffement climatique.
    Plus sérieusement, c’est en temps de guerre que les inégalités diminuent le plus.
    A part pour les USA (qui est un cas très particulier du fait du statut du dollar) les budgets militaires n’ont jamais été aussi bas et les inégalités aussi hautes….

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  • SCC // 01.07.2018 à 12h58

    Plutôt que le capitalisme, c’est la surpopulation humaine qui est à mon avis le premier facteur de la dégradation de la biosphère et de l’inégaité. Le capitalisme, en poussant à la consommation et à la croissance infinie est un contributeur, bien sûr, mais même en adoptant un système économique et social moins consommateur, les ressources disponibles ne permettent sans doute pas le maintien et la survie d’une population qui n’est plus soumise à une régulation car au sommet de la hiérarchie des formes de vies. Le seul prédateur de l’humain, c’est lui-même et l’un dans l’autre la race humaine a réussi à ne pas s’auto-équilibrer par la guerre tout en se soustrayant en grande partie aux calamités naturelles (maladies, inondations, etc.) grâce à sa technologie. Cette technologie n’est pas ailleurs pas suffisamment utilisée à parer à l’épuisement des ressources et risque de toute façon de ne pas pouvoir suivre les changements trop rapides de notre environnement. Il n’y a pas d’équilibre possible, pour satisfaire nos besoins on est obligé de puiser de plus en plus, que ce soit dans les réserves renouvelables (qui ne suivent pas) ou dans les réserves non renouvelables (minerais, pétrole etc.).
    Revenir à un fonctionnement plus proche de la nature en faisant référence aux amérindiens ou à d’autres peuplades similaires demanderait une diminution drastique de la population mondiale (en supposant qu’il y ait une volonté). C’est donc une utopie.
    Nous allons vers un rééquilibrage forcé, quand la race humaine aura tellement puisé dans les ressources que la guerre et la famine deviendront inéluctables. Là, le capitalisme d’aujourd’hui joue un grand rôle en accélérant le processus.
    Je ne suis pas optimiste, je sais.

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    • Louis Robert // 01.07.2018 à 16h48

      Je ne suis pas optimiste, mais si l’on commençait par réduire voire éliminer le gaspillage?

      Exemple… J’entends et plus tard je lis qu’en France, pas moins de 40% de la nourriture achetée est jetée aux poubelles (ce n’est pas rien!).

      Et si le coût de ce gaspillage était épargné et ces sommes remises (en nourriture ou en espèces) aux êtres humains qui n’ont pas les moyens de se nourrir convenablement ou qui aujourd’hui meurent de faim? Et si nous faisions de même pour toutes les catégories de gaspillage d’un bout à l’autre de l’Empire?

      Je sais, le malthusianisme est tellement plus efficace, surtout tellement plus expéditif, n’est-ce pas?

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      • Patrick // 03.07.2018 à 09h18

        N’oublions pas qu’un des arguments les plus utilisés par les politiciens et les syndicats de tous poils est le sacro-saint “pouvoir d’achat” , il faut du pouvoir d’achat , il faut de la demande , il faut du PIB.
        Ce ne sont pas les capitalistes qui le demande , ce sont les gouvernements qui veulent prendre le peuple dans le sens du poil.
        Vous voulez réduire le gaspillage et la consommation effrenée de tout et n’importe quoi , réduisez le pouvoir d’achat , les allocs de toutes sortes et laissez faire.

         0

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  • Louis Robert // 01.07.2018 à 13h14

    « 5. Il est possible de rendre le capitalisme plus juste et de le mettre au service de la réparation de la planète, notre maison commune« ?

    ***

    « You’re missing the most powerful and basic moral issue of the time. The problem is not how we treat the slaves. The problem is that there are such a thing as slaves . »

    (La question morale fondamentale la plus considérable de notre époque vous échappe. Le problème n’est pas comment nous traitons les esclaves. Le problème est qu’il existe des esclaves.)

    La question n’est pas de « rendre le capitalisme plus juste »… Le problème est l’existence même du capitalisme.
    ___________

    « Occupy the Mind — Richard Wolff »

    https://m.youtube.com/watch?v=8HP0L8vxAhc

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  • some // 01.07.2018 à 15h41

    Comme on peut le voir l’abondance de rappel au contexte permet moultes commentaires, reste que la forme du document en questions / réponses, puis annexes, tentant de dresser un portrait général par la segmentation des sujets à traiter permet de rendre plus accessible tout un tas d’idées, ce qui me semble très bien. Je crains cependant que cela noie la motivation originel de ce document qui mi figue mi raisin reconnaît et en même temps fustige ce capitalisme, passant même en revue multiple manière de concevoir le problème qui se pose à nous. Il me semble par ailleurs que l’intégration de la question de l’éventuel responsabilité religieuse aux maux qui sont les nôtres pour in fine l’en disculper est révélateur de ce qu’au fond, il ne s’agit pas tant de morale (greed is good / main invisible), mais plutôt d’irresponsabilités générale déguisés en recherche expérimentale innovante, ou, pour citer l’auteur, en donnant une apparence de rationalité à ce délire collectif.
    C’est donc un exercice assez difficile réaliser avec un succès certains, sachant replacer le débat à son endroit tout en balayant le spectre des courants de pensées actuels, me semble t’il.

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  • MIZZGIR // 01.07.2018 à 16h58

    Voici un livre qui traite pile-poil de la question soulevée par ce billet, à savoir l’impact d’homo sapiens sur l’environnement depuis ses origines jusqu’à nos jours : CATACLYMES, de Laurent TESTOT. Je ne suis pas encore arrivé aux chapitres où il parle de l’époque moderne, mais je vais m’y remettre tout de suite ! Et, bien que je ne l’aie pas encore terminé, il me semble déjà que c’est LE LIVRE à livre sur ce sujet précis, si on ne devait en lire qu’un.

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  • Lyonnais // 01.07.2018 à 23h17

    La réponse a été donnée il y a bien longtemps par Lamark :

    https://yetiblog.org/autodestruction-espece-lamarck/

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    • vert-de-taire // 02.07.2018 à 15h19

      Bien vu ce Lamarck (par ailleurs en opposition avec théorie de Darwin)

      Donc quelles excuses à nos dirigeants ?
      Car ce n’est pas moi qui dévaste et pille la planète.
      Ni choisis délibérément de le faire.

      Le pouvoir dit éclairé n’existe donc pas.
      La démocratie garante des intérêts de tous n’existe donc pas.
      Si dans des îlots : Suède Danemark Suisse Norvège … ?
      c’est à dire dans les zones où le taux “démocratique” est le plus élevé au monde.

      Clairement c’est dans de petits pays, des anti-empires que cela se passe le mieux.

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    • Myrkur349 // 03.07.2018 à 17h32

      Juste deux exemples pour illustrer votre propos.(Lyonnais)
      La Grèce d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celle des temps glorieux de l’Illiade. A la base, elle était aussi chevelue que la Gaule mais la construction navale et le pâturage des caprins ont presque tout transformé en maquis méditerranéen.
      Les jolies petites îles croates de l’Adriatique qui se détachent si bien par leur blancheur sur le fond bleu océanique, vues d’avion en allant vers Dubrovnik participent du même principe. L’exploitation éhontée des ressources d’un territoire jusqu’à épuisement total .
      Allez rêvons un peu, si nos chaînes publiques voulaient être novatrices, un reportage style avant/après sur les lieux les plus emblématiques du sillage nautique de la Calypso.
      Et sans musique idiote, ni bla-bla inutile….

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  • peyo // 02.07.2018 à 15h42

    Le Capitalocène, est le terme qui me semble le mieux convenir. La concurrence des marchands entraîne l’humanité dans l’abîme. Personne ne veut commencer à prendre une autre voie, ça coûte de l’argent et profite à la concurrence. Les indices boursiers rythment notre vie silencieusement, Les guerres, les destructions, les pillages, se font en son nom, par gouvernements zombies interposés. Le réalisme est leur credo.
    Cette époque est terminée, l’instinct de conservation des êtres humains va y mettre un terme avoir avoir été bercés par le dieu de la consommation. Le changement a commencé.
    A la fin nous gagnerons.

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  • Macarel // 02.07.2018 à 17h12

    L’homo oeconomicus est responsable de la destruction de la biosphère et de l’explosion des inégalités.

    “l’homo œconomicus, être cupide, sans émotions et socialement atomisé est une reductio ad absurdum.”

    Les hommes du commun “ont une éthique. Ils sont façonnés par des entités collectives et influencés par les institutions. Il n’est pas irrationnel pour eux de prendre des décisions qui ne correspondent pas à la recherche d’un profit maximum. La rationalité signifie seulement que l’on ne fait rien sans raison.”

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Homo_%C5%93conomicus

    Problème : ceux qui nous gouvernent prennent leurs décisions sur la base de simulations de modèles économiques fondés sur la fiction de l’homo oeconomicus cupidus.

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  • Le Rouméliote // 02.07.2018 à 19h54

    Ça commence par “l’Anthropocène” qui est une notion pour le moins contestée par les géologues. L’être humain est encore très loin de changer les ères géologiques. Voir par exemple le résultat du rejet de 30 cm (pas plus, voir les travaux de D. Chardon, géologue, facile à trouver sur le net) d’une faille adjacente à la faille de Trévaresse qui a fait chevaucher du Tortonien (Tertiaire final) sur des alluvions récentes, soit un petit mouvement de rien du tout à l’échelle de la planète. Eh bien ça a provoqué le séisme de 6,3 sur l’échelle de Richter qui a détruit 3 villages de Provence (Lambesc, Rognes et Vallabrègues) le 11 juin 1909, 46 morts et 250 blessés au moins !
    M. Crutzen n’est pas géologue et son travail essentiel a été “En 1970, il publie un travail fondamental sur la capacité des oxydes d’azote à décomposer l’ozone” (wikipedia). Sa compétence est réelle en chimie de l’atmosphère, pas en géologie ! Et on est en train de ficher la trouille à tout le monde avec des affirmations non démontrées de catastrophes géologiques provoquées par l’Homme, capitaliste ou pas. Il faut raison garder et évaluer les véritables problèmes écologiques…

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    • Haricophile // 03.07.2018 à 11h59

      il me semble que chez les géologues, la définition précise et la dénomination me semblent plus discuté que la réalité de l’Anthropocène : Notre activité depuis quelques temps a laissé des modification suffisantes sur terre pour qu’elles soient un “événement” géologique laissant des traces très visibles dans les futures couches géologiques (carbone, chimie, nucléaire, déchets et pollution mondialisée, mer-poubelle à la composition modifiée, extinction massive des espèces…)

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  • Consolo // 03.07.2018 à 13h21

    Bonjour.
    Merci pour cet article.
    Qu’on soit ou pas d’accord, sa “simplicité” et ses références donnent agréablement
    à penser.

    IC

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