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30.mai.201730.5.2017 // Les Crises

Le syndrome du larbin

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Source : Jolemanique, 17-04-2014

I) Définition

Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.

II) Analyse des symptômes

L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire. Les arguments économiques qu’il invoque inlassablement n’ont pas servi à forger sa conviction, le syndrome du larbin est malheureusement une vocation qui se trimbale dès le plus jeune âge et contre laquelle il n’existe aucun remède. Le larbin n’a pas choisi d’aimer les riches, il aime les riches parce qu’il est un larbin. De tendance nettement libérale le larbin est celui qui vous vante les bienfaits du bouclier fiscal alors même qu’il ne paye pas d’impôts. C’est encore le même larbin qui voudrait réduire ou supprimer l’impôt sur la fortune même s’il sait qu’il ne sera jamais concerné par la question. Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique, il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance. Le larbin estime que l’argent qui lui fait défaut, est beaucoup plus utile dans le coffre d’un riche qui pourra ainsi le réinvestir beaucoup plus utilement qu’il ne l’aurait lui même dépensé. Le larbin cautionne tous les sacrifices et les plans d’austérité dont il pourrait être l’objet comme la baisse des salaires, ou encore l’augmentation de l’âge de la retraite même si son travail ne lui convient d’aucune façon et que ses maîtres ne lui offrent aucune perspective d’améliorer sa condition.

III) Hypothèses sur l’origine du syndrome

Deux théories principales s’affrontent pour expliquer l’origine du syndrome : la thèse génétique et la pathologie mentale.
Après des siècles d’esclavage et de féodalité, les larbins pourraient être le produit d’une sélection artificielle des soumis par leurs maîtres. La transmission génétique des caractères aurait favorisé la sélection d’une souche vivace de larbins domestiques au profit d’une nouvelle espèce de primates : l’homo larbinus.
Selon cette hypothèse le mécanisme en œuvre serait similaire à la sélection des chiens et des chevaux mais directement appliqué à l’homme.
Pour les tenants de la pathologie mentale le caractère héréditaire n’est pas retenu, il s’agirait plutôt d’un trouble qui se développerait dès l’enfance. Le processus s’aggraverait au passage à l’âge adulte lorsque le sujet prend conscience de la médiocrité de sa condition, le larbin développerait des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif pour justifier l’acceptation de sa subordination. Le larbin finit ainsi par s’identifier à ses maîtres en s’imaginant appartenir au corps social qui l’exploite.

IV) Quelques exemples

Le larbin réagit vivement à toute discussion qui ose remettre en cause les privilèges des plus fortunés, incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet. En réaction le larbin brandit instinctivement une succession de termes caractéristiques qu’il essaye de glisser dans son discours tels que : communisme, bolchévisme, tirage vers le bas, la Stasi, Corée du Nord, isolement, dictature socialiste, évasion fiscale, paupérisation, millions de morts…
Les quelques messages qui suivent portent la quasi-signature “littéraire” d’un larbin digne de ce nom :

  • Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs.
  • Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17…
  • Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ?
  • La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ?
  • Si les riches disparaissent on ne pourra plus leur vendre des produits de luxe !
  • Ma patronne paye trop de charges !
  • Les parachutes dorés c’est une compensation pour dissuader de saboter davantage l’entreprise, divisé par le nombre de salariés ça fait beaucoup moins que dans une seule poche.

V) Population affectée

Le syndrome du larbin ne prolifère pas seulement chez les plus démunis intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une large fourchette de la population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude (20% de la population pensent faire partie des 1% les plus riches). Les larbins sévissent en masse sur les forums d’économie dont l’étude de cette discipline semble en aggraver les symptômes. Le paysage politique avec l’élection d’un président au service des ploutocrates révèle un seuil de contamination critique dans la patrie des droits de l’homme. La situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée et les symptômes ne cessent d’évoluer au fil de l’actualité, aussi aidez-nous à maintenir et à diffuser ce document pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes.

Source : Jolemanique, 17-04-2014

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Commentaire recommandé

Paul // 30.05.2017 à 10h48

Nous sommes tous les esclaves les uns des autres ….
Tous ceux qui ont voulu ou cherchent à échapper à
cette réalité ne peuvent être que de grands criminels .

Du mot liberté je ne sais qu’une chose ;
les montagnes de cadavres empilés pour l’atteindre .

Lorsque sur une vie la porte se referme,
de liberté alors , nul besoin d’insulter .

Edgard Pouetpouette

‘’ Le Dôme ‘’ Bar Tabac Souvenirs , Moules frites 24/24 .

Le 30/05/17 jour où les épais nous font part de leurs bon mots.

165 réactions et commentaires

  • numaroumestan // 30.05.2017 à 06h07

    Plus que le larbin, l’esclave est le type dominant. Il convient de relire Aristote.
    L’esclave ne s’appartient pas. Il n’a donc ni langue propre, ni patrie, ni peuple.
    Il est la chose du maître. Sa culture est celle du maître, sa langue, celle du maître, son entourage, les autres esclaves.
    il faudra beaucoup de siècles et des hommes de qualité pour sortir de l’esclavage volontaire actuel.
    Mais rien ne dure dans ce bas-monde, heureusement…

      +61

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    • ChristineG // 30.05.2017 à 06h28

      Ben oui, comme on nous l’a annoncé, “la culture française n’existe pas”. Elle est allègrement remplacée par celle de nos maîtres, celle du Caca-Cola.

        +49

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      • Trawash // 30.05.2017 à 08h47

        Coca cola n est pas mon maître. Apple non plus.
        J ai la liberté de ne pas acheter leurs produits. Ou de le faire.
        Coca cola ne m impose rien.
        J ai la capacité de discernement et surtout je n ai qu un seul maître. Moi.

        Mais il est vrai que pour vous je suis un larbin, nous sommes donc cohérents chacun dans notre système de pensée.

          +9

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        • Raoul // 30.05.2017 à 09h18

          Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être. Goethe.

            +53

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          • Trawash // 30.05.2017 à 09h41

            Goethe a donc raison car il est Goethe et moi tort car je suis Trawash. Dois je penser comme Goethe ? Non je plaisante et vous m avez bien eu. ( et m avez enrichi par cette citation qui amène du grain à moudre à ma réflexion, c est pas n importe qui Goethe quand même… )
            Plus sérieusement je ne conteste pas la laisse. Ni le maître. Mais le maître n est pas selon moi celui qu on croit, et je peux agir sur la longueur de la laisse.
            Et j espère bien un jour me libèré totatlement.
            Peux être me trompe-je. Mais je me laisse cette liberté,

            Et puis je suis également un adepte de certaines substances illicites, ce que je ne devrait pas dire, cela va me decridibiliser…si tant soit peu….

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            • Nebbia Nera // 31.05.2017 à 04h10

              Le problème étant qu’avoir le choix entre trois articles américains produits en Chine n’est pas vraiment un choix …

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          • 5cents // 31.05.2017 à 07h19

            « Celui qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes.« Rosa Luxemburg

              +17

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        • hégémon // 30.05.2017 à 09h18

          “J’ai la capacité de discernement et surtout je n ai qu’un seul maître. Moi.”

          Et le fait que vous ayez vu une pub par jour , visuel ou auditive , depuis votre naissance sur le “fun” du cocu cola ou sur la supposé réussite des propriétaires de VMW , vous y a bien aidé ! (se renseigner sur les neurosciences)
          Sans chercher à polémiquer , les seuls maîtres d’eux-mêmes vivent en autarcie sur les sommets du tibet ou sur quelques îles du pacifique, les autres sont immanquablement sous influence pour les mieux lotis et sous domination “molle”, pour le reste…

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          • Trawash // 30.05.2017 à 10h06

            Pour le reste? Des idiots peut être ?
            Vous avez raison. Coca cola cherche à m influencer à longueur de temps. C est honteux mais c est leur droit.
            Ils vendent de la merde et veulent que j en achete.
            Mais comme je suis libre je ne le fais. Neurosciences ou pas.
            Et itou pour le reste.
            Oui je sais c est un peu facile, car je bois aussi de l eau mineral en bouteille sur ma montagne et se faisant j enrichi Nestlé et consort. Il reste de la place venez.

            Plus sérieusement vous avez raison nous sommes soumis à des influences diverses et variées. Diverses et variées c est primordiale. Je me prend donc dans la face, tout comme vous, tout un tas de gens, sociétés, partis politiques, associations, religions qui veulent toutes m influencer et qui sont rien qu à être méchant à ne pas être d’accord avec moi ou gentil à penser tout comme moi.
            Alors je prends mon discernement et j essayede faire avec. Avez vous mieux? Car je préfère faire avec mon discernement plutôt que de me reposer celui des autres. Je dois avoir souvent tort, je dois souvent ne pas être cohérent n étant pas un grand intellectuel, mais je nous en déplaise, je suis libre. Point besoin de temple boudhistes ou d îles paradisiaques. Et celui qui me traitera de larbin me trouvera toujours sur son chemin. Amicalement il va de soi.

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            • Caton l’Ancien // 30.05.2017 à 12h27

              “mais c est leur droit.” ; “Avez vous mieux? ” … Typiquement le genre de discours que dénonce le texte que nous commentons. Vous défendez les puissants : “c’est leur droit” est une légitimation, “Avez-vous mieux ?” est une question rhétorique (à laquelle votre réponse est implicitement “non” ; précisons qu’il est possible de répondre “oui” et que, vu notre système, faire mieux, ce n’est pas une exigence très forte) qui nie la possibilité d’alternatives, ce qui légitime le système parce qu’il serait le seul ou le meilleur possible.

              Accessoirement, un homme libre, quand on le qualifie de larbin, il se marre, il n’a aucune raison de se sentir offensé, il n’a aucune raison de vouloir forcer les autres à constater qu’il est libre.

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            • PierreH // 30.05.2017 à 16h31

              “Accessoirement, un homme libre, quand on le qualifie de larbin, il se marre, il n’a aucune raison de se sentir offensé, il n’a aucune raison de vouloir forcer les autres à constater qu’il est libre.”

              Oui, trois fois oui, un million de fois oui. Au final, c’est simple (ce qui ne veut pas dire facile).
              Quant à la liberté, elle ne se proclame pas, elle se gagne et elle n’est pratiquement jamais à 100%. Dire “je suis libre” ne mange pas de pain et ne veut rien dire. Ce qui cherchent à l’être sont profondément intéressants, ce qui clament l’être, en général, ne le sont pas…

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            • Trawash // 30.05.2017 à 16h38

              A Caton l Ancien.

              «Je n’ai besoin ni de justification ni de sanction pour être ce que je suis. Je suis ma propre justification et ma propre sanction.»

              Ayn Rand.

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        • Incrédule // 01.06.2017 à 11h17

          Le larbin est caractérisé par une ignorance ou une volonté de ne pas voir pour garder son système de pensée intacte, quitte à être dans le déni.

          Rien que les milliards dépensés en publicité fait que plus personne n’est libre de son choix. Ils dépensent leur argent en publicité parce que ça va leur rapporter plus que ce qu’ils auront dépensé. L’influence de la publicité est basé sur des faits observables.

          Le larbin se croit libre parce qu’il n’a pas le courage de se voir dominé et de se battre pour son émancipation.

          Raisonné en croyant que la Terre est plate peut-être d’une certaine cohérence, mais les faits donnent tort à ce raisonnement.

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      • Idomar Yasagof // 30.05.2017 à 14h02

        La culture française n’existe pas: pourquoi alors jouer les loufiats à Versailles ?
        Quelle cohérence tout ça !

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        • tepavac // 31.05.2017 à 00h50

          C’est une conviction psychiatrique qui prétend qu’il suffit de flatter un slave pour qu’il se répand en flaque d’eau.

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    • RGT // 30.05.2017 à 20h01

      Voici la version dessin animé qui est excellente.

      https://www.youtube.com/watch?v=h_krFtUbRns

      Bon visionnage.

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  • basile // 30.05.2017 à 06h13

    je n’avais pas pensé à la sélection génétique. Ça se tient. Mais je crois qu’un larbin est avant tout, un fayot. Il fayotte comme autrefois ses ancêtres au passage du carrosse d’un prince pour obtenir quelque menue monnaie balancée par la fenêtre.

    et le fayot fayotte toujours avec le plus fort, pour obtenir grâce, rétribution, reconnaissance. Le fayot donc fayotte avec les Américains, pas avec les Russes. Avec les Allemands, pas avec les Français. Avec le patron, mais pas ses collègues. Avec celui qui va peut-être gagner la guerre, et pas avec ses concitoyens en train de la perdre. Avec la mafia, et pas ceux sous son joug.

      +49

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    • Trawash // 30.05.2017 à 08h49

      Vous n aviez pas pensé à la sélection génétique ? Rassurez vous deux idéologies totalitaires du xxieme siècle y ont pensé avant vous.

        +7

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    • geedorah // 30.05.2017 à 13h41

      “Mais je crois qu’un larbin est avant tout, un fayot. ”
      il y en a c’est sur, mais dans quelles proportions?

      pour moi, le responsable c’est notre crétin de cerveau 😉 (biais cognitifs)
      avec un zeste de propagande journalière journalistique
      il n’en faut pas plus… remarquez bien que la plupart des gens qui disent les caisses sont vides, ils méritent leurs salaires etc… sont les mêmes c….s qui sont abonné au point, fig, express, challenge (un must à mon avis)
      y a même des parents suffisamment con pour donner ce genre de lecture à leurs gamins (l’éco)

      et si la sélection naturelle y a ajouté son grain (y a pas de raisons, c’est assez logique. les récalcitrants meurent plus vite (surtout à certaines époques), pas de descendance, seul les larbins vivent et donnent une descendance de larbins)

      ps: le fayot on peut au moins ce dire que c’est un malin, il a compris le système et l’utilise à son avantage
      le larbin c’est 2 baffes qu’il mérite pour ne pas faire l’effort de chercher à comprendre son monde

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      • PierreH // 30.05.2017 à 16h35

        Dans ce genre de mécanisme social un peu complexe il y a surtout beaucoup d’acquis… Les gènes ils ont bon dos et on leur fait dire un peu ce qu’on veut sur les forums.

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        • geedorah // 30.05.2017 à 17h06

          les gènes ont bon dos, si vous le dites
          c’est tout de même ce qui nous structure non?
          point de maladies dues à des gènes défaillants? donc surement point de travers (ou pas d’ailleurs) dans les comportements non plus …

          notre environnement nous façonne c’est un fait, mais je pense que les gènes créent un cadre que notre environnement ne saurait franchir (j’exagère un peu mais c’est pas loin),

          j’avais lu un article sur les problèmes qu’aurait la justice si demain on admettait que certains comportements soient “innées” et donc que la personne ne pourrait pas être tenue responsable, évidemment il en est hors de question pas parce que c’est faux mais parce que ça serait la merde totale pour faire justice

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        • RGT // 30.05.2017 à 21h01

          J’abonde dans votre sens.

          Les comportements sociaux anormaux sont bel et bien liés à l’éducation et il n’y a aucun “gêne du larbin”, de même qu’il n’y a aucun gène qui cause la bêtise.
          Certes il existe des gènes mutants qui entraînent de lourdes déficiences, mais elles peuvent survenir dans n’importe quel milieu social (avec une prédominance pour les plus démunis, mais causée par le manque de soins et un état de santé beaucoup plus dégradé.

          C’est surtout l’environnement social et l’éducation qui font la différence.

          Cette divergence a été prouvée par des études faites sur de vrais jumeaux orphelins séparés à la naissance qui avaient, une fois adultes, des QI différents, des comportements différents et même un physique différent.
          Et oui, notre milieu influe sur notre développement physique, génotype contre phénotype.
          Et pourtant à la naissance ils étaient strictement identiques.

          Les enfants reproduisent le comportement de leurs parents, en bien ou en mal, en dominant ou en dominé.

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          • tepavac // 31.05.2017 à 01h10

            J’ai failli passer le chemin du billet, mais le nombre de com m’a inciter à les comparer avec ceux de 2010, parus à agoravox.
            Quelle fût ma surprise de constater que sept ans après, ce pamphlet suscite le même type de réactions, à la fois révélatrices et amusantes.

            Qui aurait cru qu’en ce lieu, le “larbinage” susciterait autant de verbiage par de si illustres inconnus qui se dévoilent sans pudeur du fond de leur espionnite aigüe?

            Ces Noms dont je ne soupçonnais même pas l’existence et qui doivent se tordre de douleur à chaque billet évocateur, sans jamais oser révéler leur sombres pensées. Je pense alors à Montesquieu…
            « Un prince qui aime la religion et qui la craint est un lion qui cède à la main qui le flatte où à la voix qui l’apaise : celui qui craint la religion et qui la hait est comme les bêtes sauvages qui mordent la chaîne qui les empêche de se jeter sur ceux qui passent : celui qui n’a pas du tout de religion est cet animal terrible, qui ne sent sa liberté que lorsqu’il déchire et qu’il dévore.”

            Remplacez la religion par la conviction et vous y trouverez le larbin.

              +4

            Alerter
          • geedorah // 01.06.2017 à 17h28

            j’pars du principe qu’il y a un système de sélection naturel, nos gènes nous déterminent pour tel environnement, l’environnement ne convient pas, on disparaît, replacons ça à la bonne “échelle”
            une sorte d’apprentissage qui nous marque psychologiquement (ou autre je sais pas comment le dire) mais qui au fur et à mesure va modifier le fond de la pensée (le truc inné) des générations futures (évolution pour mieux vivre dans l’environnement)

            j’suis pas très clair dans mes délires dsl
            mais j’suis sur qu’au fond vous comprenez mon raisonnement :p (forcement il est simpliste 😉 )

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            Alerter
  • Vladimir // 30.05.2017 à 06h26

    C’est un peu léger à mon good, mais bon…Et le principal! Qui a inventé le magnifique dicton “Il n’ y aura pas des strapontins pour des larbins, dans des abris antiatomiques!”? Merci pour le complément!

      +6

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    • RGT // 30.05.2017 à 21h11

      Vous souvenez-vous des kapos ?

      Toute la journée ils faisaient les chiens de garde et menaient les autres détenus à l’abattoir.

      Et quand c’était leur tour, ils ne se rebellaient pas.

      De toutes façons c’eût été inutile car d’autres kapos les “ramenaient à la raison”.

      Ce comportement a existé de tous temps depuis que l’homme s’est “socialisé” et qu’il a accepté de perdre sa liberté (ou plutôt de se la laisser voler par d’autres) pour suivre les “guides” sans protester.

      Et quand certains groupes refusaient de se laisser dominer ou cessaient de vouloir obéir à des injonctions qu’ils trouvaient dégradantes ils se faisaient gentiment “libérer” du poids de leurs existences.

      D’après-vous, pourquoi les anarchistes sont les “pires ennemis de la Démocratie” ?

        +7

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      • tepavac // 31.05.2017 à 01h19

        RGT, si vous approfondissez la question, vous constaterez que les internationalistes et les mondialistes sont des anarchistes déguisés en démocrates libéraux. Et bien qu’ils s’en défendent c’est leur finalité naturelle.

          +2

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      • Vladimir // 31.05.2017 à 08h26

        C’est juste! Et je me souviens très bien et de Bakounine et de Nestor Makhno! C’étaient des potes:)

          +2

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  • christian BERNARD // 30.05.2017 à 06h29

    Superbe pamphlet !
    (j’aime, en particulier, la liste des messages types du larbin : je les ai tous déjà entendus proférés, par des gens qui croyaient énoncer des vérités sophistiquées !)

      +27

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    • Trawash // 30.05.2017 à 08h05

      Il est vrai que les vérités décrites dans ce texte sont elles très sophistiquées : les riches sont méchants, les pauvres sont soit exploités, soit complice de leur bourreau et si ils ont le malheur de ne pas être de gauche suite à une dégénérescence génétique méritent ils encore de droit de penser?Bien entendu la révolution prolétarienne sauvera le genre humain. On a vu.

      Alors vite, rééduquez moi, je ne pense pas comme vous. Ou bien, et à choisir je préférerai, j’ai besoin de vos arguments pour affiner ma pensée, pour la préciser, pour la modifier subtilement, avec toute cette belle diversité de contradicteurs que compte l humanité. Mais pour ce faire il faut parler à mon intelligence. Si on commence par des insultes ( je parle du texte, pas de votre post ), c’est mal barrée.

        +19

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      • koba // 30.05.2017 à 08h40

        Vous avez oublié d’écrire “Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ” après “on a vu”

          +23

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      • SanKuKai // 30.05.2017 à 08h44

        Je pense que votre intelligence est trop fertile justement. Vous voyez des choses dans le texte qui n’y sont pas.
        Il n’y a pas de jugement de valeur contre les riches. Pas de glorification du communisme. Pas de logique partisanne.
        Le texte parle de personnes exploitées qui agissent contre leur propre intérêt. C’est tout.

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        • Trawash // 30.05.2017 à 09h19

          Je dois effectivement avoir une tendance à lire entre les lignes. Je sais aussi reconnaître l orientation poilitique d un auteur. Et je n ai rien contre les orientations politiques, bien au contraire.
          Donc il y des personnes qui agissent contre leur propre intérêt dit l auteur. Jusque là je peux être d accord. Mais il va plus loin. Ces gens agissent contre leur propre intérêt car car ce sont des larbins qui pensent mal, pas comme l auteur qui lui sait comment je dois penser en fonction de ma classe. Il connaît même mes intérêts et considèrent que ce ne sont pas les bons. De là à me rééduquer, il n y a qu un pas.
          Libre à lui d écrire ce qu il veut, et il a bien plus de talent que moi. Libre à moi de reconnaître un idéologue totalitaire lorsque je le croise.

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          • subnihilo // 30.05.2017 à 09h49

            Je vous trouve bien énervé par cette bluette qui n’est avant tout qu’un gentil pamphlet.
            Seriez-vous à ce point concerné par cette description comique du larbin ?

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            • Trawash // 30.05.2017 à 10h21

              Énervé non. Fondamentalelent en désaccord oui,.
              Concerné? Je ne pense pas être un esclave, mais libre à vous de penser que je suis un larbin.
              Concerné ? Lorsque quelqu’un un dis que je pense mal je suis toujours concerné et je rétorque sytemtatiquement.
              Lorsque quelqu un dis qu il n est pas d accord et qu il pense différemment de moi j écoute son opinion et ses arguments.
              C est aussi simple que cela. Je me battrai pour défendre ta liberté même si tu n’as pas les mêmes idées que moi. L inverse ne me semble pas évident, mais je m enfiche, je suis libre.

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            • Caramba! // 30.05.2017 à 12h32

              “mais je m enfiche, je suis libre.”

              Libre? Vraiment? Libre de ne pas travailler? Libre de ne pas avoir un logement avec les frais qui vont avec? Libre de ne pas payer d’impôts ou de taxes? Libre de ne pas avoir de responsabilité familiale? Libre de ne pas consommer? Libre de ne pas payer les factures d’électricité, cette électricité nécessaire pour poster des commentaires ici? Félicitations, vous devez être un pur esprit.

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            • PierreH // 30.05.2017 à 16h43

              Moi je vous trouve un peu durs avec Trawash qui a un point de vue qui se défend. Le ton mordant de l’article n’invite pas à la réflexion et à la remise en cause mais plus à ricaner entre gens d’accords entre eux.
              Je pense que l’auteur touche du doigt un phénomème intéressant mais sur la forme et surtout cette supposition un peu trop répandue que les gens avec qui on n’est pas d’accord sont mentalement déficients, bof…

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            • RGT // 30.05.2017 à 21h27

              @Trawash

              Vous êtes libre ? Et heureux de l’être ?
              Si vous le pensez sincèrement, grand bien vous fasse.

              La première étape pour atteindre la liberté commence par soi-même.

              Il faut en premier lieu se libérer de nos propres chaînes qui nous ont été imposées depuis notre plus tendre enfance.
              Et là, je peux vous garantir que ce n’est pas facile du tout.

              Si vous êtes parvenu à vous en débarrasser vous avez accompli le plus gros du chemin.
              Mais je connais de nombreuses personnes qui se croient sincèrement “libres” et qui hélas le sont bien moins que d’autres qui “doutent” encore.

              Je ne me considère toujours pas “libre” car malgré tous mes efforts je suis encore conscient que je n’ai pas encore réussi à me débarrasser de toutes mes propres chaînes.

              Par contre, j’ai dès le début de leur enfance “formé” mes enfants pour qu’ils réfléchissent réellement à toutes les implications de toutes leurs “relations sociales” afin qu’ils fassent le tri et ne conservent que celles qui sont utiles.

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          • Thanos // 31.05.2017 à 20h45

            Rassurez vous Trawash, ce texte est simplement stupide et illogique. Oui totalitaire et reposant pourtant sur les éléments de base de la théorie libérale. Il faut surtout savoir se délecter de la centaine de commentaires béats devant cette grotesque démagogie

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        • Thanos // 31.05.2017 à 20h37

          Sankukai,
          1- je pense qu en creux on peut facilement deviner une inclinaison politique peu favorable aux “riches” aux “entrepreneurs” à la notion de “volonté d ‘ascension sociale” etc…
          2- “personnes exploitées qui agissent contre leur propre intérêt” Qui est cet auteur qui pense savoir mieux que les autres ce qu est leur intérêt ?
          3 – en plus de sa suffisance , ce texte est illogique car si l’on blâme ceux qui agissent contre leur “intérêt” alors on loue ceux qui agissent pour (l’entrepreneur qui cherche a maximiser son profit par exemple). Ce qui est l’argument élémentaire de la théorie économique libérale classique.

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      • Julien // 30.05.2017 à 09h39

        Un gros +1 à vous.

        C’est étonnant de lire de tels articles; quand on sait qu’ils sont écrits par les mêmes personnes qui se plaignent que le dialogue n’est pas possible avec les autres 😀

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        • Trawash // 30.05.2017 à 10h29

          Cela s appelle l’esprit critique, certains en on moins que d autres. Et tout le monde voit midi à sa porte. Moi itou.

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          • step // 30.05.2017 à 20h07

            Il faut être pragmatique dans l’usage fait du pamphlet, si il doit inciter à constater une tare de notre société, dont peu de gens doutent de l’existence, il ne doit pas inciter à se jeter dans le travers inverse.

            Entre le larbinisme et le fanatisme idéologique, il faut espérer qu’il y a une voix à la raison, sinon nous sommes bien mal barrés. Actuellement il est peu douteux qu’il y a une répartition de la richesse trop inégale pour un bon fonctionnement économique, et qu’il convient de résorber ces écarts en réintroduisant des effectifs dans la “classe moyenne”.

            Les larbins sont donc ici et maintenant plus nuisibles que leurs contraires, et vu le peu d’enthousiasme pour avancer vers ce nécessaire rééquilibrage, leurs contraires peuvent être les idiots utiles d’une étape historique qu’il serait optimiste de penser qu’on pourrait éviter.

              +2

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            • Julien // 31.05.2017 à 13h28

              ” et vu le peu d’enthousiasme pour avancer vers ce nécessaire rééquilibrage”

              Que nenni non point.

              Le rééquilibrage est nécessaire.
              Là ou nous ne sommes pas d’accord, c’est sur le moyen d’y parvenir.
              La gauche (au sens large) nous propose d’y parvenir en conservant le principe d’inégalité devant la loi, en l’accentuant en faveur de la classe la plus pauvre.
              Ce faisant, elle lutte en agissant sur les conséquences plutôt que sur les causes.

              Nous prônons au contraire l’égalité de tous devant la loi.
              Ce qui passe autant par la fin de l’impôt progressif (qui signifie que certains ont moins droit que d’autre) que par la protection de la propriété privée de chacun (exit les expropriations des plus pauvres pour des projets défendus par des lobbyes). Et ça ne sont pas les seuls exemples.

              Il ne s’agit donc pas tant de faire le larbin de la classe supérieure que de demander à ce que tous les individus soient reconnus de la même manière devant la loi.

                +4

              Alerter
  • Polo // 30.05.2017 à 07h16

    Article sans intérêt;
    on a besoin de personne pour nous faire comprendre qu’une argumentation est foireuse.
    j’imaginais mieux ici

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    • tepavac // 31.05.2017 à 01h33

      Vous vous méprenez, il suffit de constater le nombre de commentaire pour comprendre les sentiments sous-jacent que ce pamphlet suscite.

      A comparer au 14 commentaires du “miscellanées”, dont la teneur était autrement percutante sur certains sujets, on comprend le “loup” qui se cache derrière ces réactions épidermiques.

      Belle provoc, félicitation O.B

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  • Alfred // 30.05.2017 à 07h22

    Je ne sais pas qui est jolemaique mais il me semblait avoir lu ce texte il y a déjà très longtemps (qui m’avait bien plu). Une recherche gogole donne une occurrence en 2010 d’un certain Julien arlendis. Je ne sais même pas si c’est le premier mais c’est p’tet bien l’auteur.
    Juste pour rendre à Dédé le doudou qui lui appartient.

      +7

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  • RRJL // 30.05.2017 à 07h27

    Je dirais que c’est plutôt majoritairement le syndrome du chien abandonné. C’est à dire une personne qui a peu mais qui craint plus que tout d’avoir moins, donc il faut surtout que rien ne change.
    Et paradoxalement, pour que rien ne change, il faut que l’argent continu d’aller à l’argent et que les pauvres fassent toujours plus d’effort sinon la situation sera encore pire, du moins c’est ce qui ce dit à la TV.

      +19

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    • Trawash // 30.05.2017 à 08h38

      Et le syndrome du chien libéré vous connaissez ?
      Prenez un chien. Libérez le de sa laisse et éliminez physiquement son maître ( sinon cela ne fonctionne pas, le chien retrouvera son maître même si vous les éloignez )
      Le chien sera un peu perdu au début, étourdi par cette liberté toute nouvelle. Mais au bout d un certain temps, il se sera fait d s copains libérés comme lui, et ils gambaderont allègrement dans la campagne verdoyante. Bon ok cela ne sera pas bombance tout les jours mais la liberté est à ce prix.
      Alors le chien, nous avons tous compris qui c est. Reste à définir qui est le maître. C est sur ce point que doit porter notre réflexion.

        +6

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      • Sandrine // 30.05.2017 à 11h51

        Erreur, les chiens ainsi libérés constitueront une meute avec un dominant.

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        • Larmec // 30.05.2017 à 19h56

          il me semble que nous sommes plus proche des babouins que des chiens mais oui même structure de société. Bon il va sans dire que ni les chiens ni les babouins ne font de Philosophie ou d’ anthropologie et que nous nous pourrions dépasser ce biais.

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      • RGT // 30.05.2017 à 21h48

        Je ne serais pas si tranché concernant les relation chiens – “maîtres”.

        Certes il existe des relations dans lesquelles le maître domine totalement l’animal.
        Une relation “conventionnelle” dans laquelle l’animal est considéré comme un “meuble” ou plutôt de nos jours un smartphone.

        Et il y a d’autres relations fabuleuses dans lesquelles le chien CHOISIT celui (ou celle) avec qui il souhaite passer son existence de manière fusionnelle.
        Et là, “il n’y a pas photo”, cette relation sera équitable et sincère, le “maître” et le “chien” étant liés pour la vie.

        J’ai déjà vécu cette expérience avec des chiens et je peux vous garantir que cette relation dépasse en intensité tout ce que l’on peut imaginer.

        La première chose à faire pour parvenir à cet objectif consiste en premier lieu à respecter cet animal, ne pas se sentir “supérieur”, admettre ses différences et surtout essayer de comprendre cet être doué d’une sensibilité à fleur de peau et d’une très grande empathie.

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  • Trawash // 30.05.2017 à 07h35

    J’ai toujours apprécié ces gens qui considèrent que si l’on ne pense pas comme eux, c’est qu’on est un idiot, un taré congénital, et que l’on a certainement besoin d’être rééduqué. Ce sont des amoureux de la liberté. Ils l’aiment tellement, que lorsqu ils arrivent au pouvoir, ils créent de jolies petits camps pour que tout le monde pense pareil.

      +17

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    • Bruno // 30.05.2017 à 08h19

      Entièrement d’accord. C’est un texte simpliste et particulièrement dangereux.

      Cela fait quoi sur ce site qui est majoritairement de bonne tenue ?

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      • JNX75 // 30.05.2017 à 09h49

        A titre personnel j’écrirai bien un texte sur le syndrome du rebelle : fort de son intellect supérieur il a vu les problèmes que les moutons passent sous silence ; il a un plan pour changer le monde : vouloir c’est pouvoir, y a qu’à faut qu’on !
        En plus il est philosophe : il sait que nous sommes esclaves et se gausse du fait qu’on ne le sait pas.

        S’il activait trois neurones il comprendrait qu’il sera lui aussi à jamais escale, esclave de sa condition humaine : nos corps sont faibles, nos esprits encore plus, tout projet est voué à l’anéantissement, tout bonheur est passager, la mort nous cueillera tous et nos successeurs nous oublieront (connaissez vous au moins les prénoms de vos arrière grand parents ? ). Au lieu d’en rire (Houellebecq) ou de faire face dignement (Camus) il éructe et s’agite. Grand bien lui fasse

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      • simon // 30.05.2017 à 12h23

        On est tous le con de quelqu’un.

        N’oublions pas, on souhaite tous avoir plus.
        C’est humain, trop humain que de s’identifier à ce que l’on désire! On en veut plus, mieux etc. Qui prétendrais le contraire (ici, sur internet??) ?
        Ajoutez un peu de pression au déclassement, vous avez des individus tirés et poussés vers un seul but: consommer.

        Traiter de “larbin” ceux qui possèdent (plus que soi) participe pleinement à ce schéma : jalousie !

        Merci, mais non merci.

          +3

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        • Owen // 30.05.2017 à 14h23

          Un peu pareil, mais différemment.

          “Qu’est-ce qu’un larbin?”, c’est un peu la même question que “Qu’est-ce qu’un con?”.
          Il est impossible de convenir une définition commune, mais il est possible de partager une certitude commune.
          La réponse est: “C’est l’autre”.

          Il y a quelques décennies, quand le discours marxiste était à la mode, on parlait “d’aliéné” économique.
          http://www.marx21siecle.com/alienation.php
          (Je n’ai jamais été communiste, mais je reconnais le marxisme comme très bon système explicatif).

          Si les idéologies avaient évolué dans le bon sens, on serait passé du siècle dernier avec des système économiques à promouvoir ou détruire, selon opinion, au siècle de la prise de conscience que nous sommes tous producteurs de système et que ce sont nos comportements qui les modifient. Ou pas.

            +3

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          • JCH // 30.05.2017 à 15h28

            Pour la définition du con, je ne peux m’empêcher de vous renvoyer à celle de Desproges:
            “La caractéristique vestimentaire du con consiste en un besoin irrésistible de s’habiller comme tout le monde. Prenez 10 personnes. Il y en a toujours un qui est habillé comme les 9 autres. C’est un con.”

              +5

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    • kriss34 // 30.05.2017 à 11h11

      Vous nous emm* ennuyez avec vos camps. Vous tombez exactement dans la caricature troussée par ce pamphlet. Libre à vous de vous sentir libre mais acceptez que l’on en doute…

        +9

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      • RGT // 30.05.2017 à 22h04

        Les bolcheviks avaient AUSSI leurs larbins.

        Tous les systèmes sociaux qui permettent à certains d’être “plus égaux que les autres” entraînent une servitude volontaire de la part de ceux qui souhaitent préserver leur part du gâteau.

        Finalement, l’inventeur du syndrome du larbin, c’est bien Étienne de la Boétie, il y a plus de 440 ans.

        Le seul moyen d’échapper à ce syndrome est bien d’appliquer un “anarchisme intégriste” sans chef, sans “majorité”, dans un système social qui favorise un consensus profitable à tous.

        Et surtout un système équitable (je dis équitable, pas “égalitaire”, cherchez où se situe la différence) qui garantisse que tout être humain ait le droit inaliénable de vivre dignement, quelle que soit sa condition.

          +5

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    • Didier // 31.05.2017 à 03h01

      Vous ne vous rendez pas compte que votre argumentaire effeuille, un à un, tous les poncifs que ce texte fort distrayant prête au larbin?

        +1

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  • Joanna // 30.05.2017 à 07h45

    Je pense aux craintes des républicains intransigeants de 1848 et des rédacteurs de la loi électorale de 1851, soucieux de tenir à l’écart ceux qu’Adolphe Thiers désignait comme « la vile multitude qui a perdu toutes les Républiques » pour éviter tout à la fois les tendances réactionnaires des paysans comme les inclinations révolutionnaires du prolétariat urbain.
    Eh bien à leur grand étonnement le suffrage universel montra plus tard que les ouvriers et paysans voteront pour des patrons et non des candidats issus de leur classe sociale.
    Larbins un jour … larbins toujours.

      +14

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    • Stefan Poulev // 31.05.2017 à 11h50

      @Joanna. J’avais regardé il y a quelques années une excellente interview d’un historien canadien sur le sujet, dont je n’arrive plus à me rappeler ni le nom ni à retrouver la vidéo. Comme vous semblez vous référer à la même information, serait-il possible de m’aider à la retrouver ? Merci

        +1

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  • RRJL // 30.05.2017 à 07h47

    Ce texte date du 17/04/2014, pas du 14/04/2017.

      +0

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  • bluetonga // 30.05.2017 à 08h12

    Ni nature, ni nurture. Le larbin qui sommeille en chacun de nous, à un degré ou un autre, ne veut pas prendre de décision. Il consacre donc une bonne part de sa vie consciente à se persuader que le monde est juste et que lui y occupe précisément la place qui lui est due. Le larbin ne se contente pas d’admirer les plus riches, il s’attache aussi à mépriser les plus pauvres. En gros, il s’attache à réduire la dissonance cognitive induite par la sourde perception des injustices qui l’accablent lui et ses semblables, et sa coupable passivité à oser y remédier.

      +10

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    • tepavac // 31.05.2017 à 02h04

      Cette reprise pamphlétaire qui s’appuie sur un support d’une époque libérale à profusion, nous invite “tous” en réalité à prendre du recul avec nos propres propensions idéologiques.
      C’est ce qu’il dénonce, notre soumission aveugle à nos convictions.

      Il nous invite à nous extraire d’un cadre, à nous surpasser ou à nous élever au delà des contingences de notre nature, à la fois physique et mortelle, et intellectuelle.

      C’est un pamphlet redoutable dont l’idée s’insinue doucement, même sa violence fini par s’estomper lorsque les premières passions s’apaisent.

      Ceux qui le contestent le plus bruyamment, finissent toujours empêtrés par la révélation de leurs propres contradictions.

        +2

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  • Bordron Georges // 30.05.2017 à 08h19

    Le syndrome du larbin n’a rien d’une pathologie. C’est un comportement tout à fait naturel. C’est une activité réflexe acquise, presque pavlovienne, comme chez le Chien ami fidèle de l’Homme. Celui-ci lui fournit la gamelle depuis des millénaire.
    Le comportement de larbin s’apprend donc, et se cultive. Il est particulièrement marqué dans les milieux intellectuels voire même scientifiques (qui pourtant prétendent à l’objectivité). C’est ainsi qu’on peut le reconnaître très développé parmi les journalistes experts en économie.
    La gamelle vous dis-je! Évitez cependant de trop maltraiter votre chien, il pourrait alors vous mordre!
    Les groupes d’influence, les pseudo amicales, certaines associations, sont des écoles de dressage.
    L’esclavage est tout autre chose, c’est un produit de la violence.

      +11

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  • xoldo // 30.05.2017 à 08h21

    Quel est le comble de l’esclavage ?
    Se garder tout seul et se croire libre.

      +3

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    • Trawash // 30.05.2017 à 08h54

      Oui mais c’est parce qu’en dans ce cas la laisse est lâche et le collier ne blesse pas.
      On a la laisse qu’on mérite.

        +2

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  • âge du faire // 30.05.2017 à 08h29

    Quand un être humain en est resté à l’enfance tout en faisant d’ailleurs de brillantes études scolaires qui récompensent la compétitivité il croit toujours que le plus fort a toujours raison.
    Or c’est l’intervention du PERE à l’adolescence qui l’oblige à réfléchir sur les situations concrètes. Alors l’enfant pourra grandir et devenir adulte.

    C’était la fête des mères alors une employée boulangère d’une multinationale a voulu m’offrir UN CADEAU! j’étais horrifiée….je devais malheureusement être la seule à refuser son abject offre.

      +1

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  • Bourdeaux // 30.05.2017 à 08h48

    Si on suit la pensée de ce plumitif, on ne peut être opposé à l’ISF sans être multimillionnaire, sauf à être un malade mental, et nos opinions politiques ne devraient être guidées que par le souci de nos intérêts particuliers (intérêts de classe, bien entendu). Certaines analyses gagneraient à prendre un peu de hauteur avant de s’affaisser sur un écran !

      +3

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  • Joanna // 30.05.2017 à 08h58

    Un archétype du larbin c’est aussi pour moi celui qui va dans des stades payer, parfois en se privant, pour voir des footeux qui gagnent en quelques mois, voire semaines, ce qu’ils ne gagneront jamais dans toute leur vie.
    Et il ne faut surtout pas critiquer les salaires exorbitants de leurs idoles, ces mêmes « supporters » seront les premiers à les défendre et vous insulter.

      +14

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    • Vincent // 30.05.2017 à 09h33

      ca ne me choque pas dans le cadre du football. Les entreprises qui detiennent des equipes de football profitent tres largement du travail des footballeurs professionnel. il est donc logique que ces employés a tres forte valeur ajouté soient bien payés.
      apres, il ne faut pas oublier que des Ronaldo ou Messi il y en a tres peu, et des remplacants en deuxieme ou troisieme division il y en a des tas.

      Ronaldo te fait gagner des millions, c’est normal qu’il ai sa part. Il negocie son salaire comme tout employé devrait pouvoir le faire.

      apres, on peut discuter de la salubrité d’une societé ou des sportifs generent autant de valeur ajouté, ca ok, mais le fait qu’ils gagnent enormement d’argent, pour une petite partie d’entre eux, est logique dans le monde que nous connaissons.

      C’est incomparable a un medecin. des medecins on en forme des dizaines de milliers chaque année dans le monde. Des lionel Messi il ne t’en sort qu’un seul par generation.

        +1

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    • subnihilo // 30.05.2017 à 09h58

      A ce niveau, ce n’est pas du larbinat mais cela relève plutôt de la crétinerie la plus crasse.

        +12

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  • Le Monolecte // 30.05.2017 à 08h59

    La fabrication du larbin est un peu plus complexe que cela : elle met en œuvre non seulement tout un édifice scolaire hautement sélectif qualifié de méritocrate alors que son objectif principal est l’acceptabilité des hiérarchies de classes, mais aussi tout une propagande permanente à travers les médias de masse : https://blog.monolecte.fr/2008/06/06/le-complexe-du-larbin/

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    • vlois // 30.05.2017 à 09h25

      C’est que devenu l’éducation nationale est un moule à c… de ce qu’est devenu la République illustration par l’IEP de Paris et Richie. Les meilleurs serpières sont sélectionnées pour leurs conformismes et leurs dévouements à la doxa (qui à fabriquer l’opposition de façade et maîtrisée : tout changer pour que rien ne change).
      Le Monstre froid sécrète les poisons, ses propres automates et bourreaux des français.

      Dire qu’au Moyen Age, les Universités étaient autrement plus libres et détachées du Pouvoir…

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    • Vladimir // 30.05.2017 à 09h26

      Et comment! Mais j’ai peur qu’ils ne seront pas d’accord:)

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  • Pinouille // 30.05.2017 à 09h32

    Il existe une autre approche que le larbinisme pour expliquer que certains pauvres choisissent une doctrine qui privilégie les riches: ils sont convaincus qu’elle bénéficierait au final au plus grand nombre (théorie du ruissellement), et pas forcément à eux en particulier.
    Cette conception désintéressée de la politique est tout de même le fondement de la démocratie. Donc je m’étonne que Jolemanique en fasse abstraction en ne retenant que le concept de la lutte des classes (concept qui a vécu, à mon goût).

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    • vlois // 30.05.2017 à 10h05

      Pour vous, en tant que working class hero :
      « Keep you doped with religion and sex and TV,
      And you think you’re so clever and classless and free,
      But you’re still fucking peasants as far as I can see. »
      John Lennon.

      Pourtant, ailleurs, ils ont consciences de leurs intérêts de classe et de la reproduction et la légitimation de leurs pouvoirs sur les français :
      «C’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner»
      Warren Buffet…
      et Pinçon-Charlot.

      Effectivement, pas de lutte en l’absence de combattants d’un côté, mais défense d’intérêt bien compris et bien sentis au dépens d’une large majorité et de l’intérêt général et du Bien Commun (cf agissements du Medef avec son millions d’emplois promis…).

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  • Pinouille // 30.05.2017 à 09h33

    Force est de constater que les politiques libérales à l’œuvre de nos jours aboutissent à une concentration historique des richesses qui met à mal cette théorie du ruissellement et plombe la croissance (les pauvres ne pouvant plus consommer).
    Mais on peut expliquer cette situation autrement que par la mainmise de l’élite/oligarchie sur tous les rouages de nos sociétés:
    – la croyance inébranlable dans le libéralisme
    – redistribuer les richesses, cela fait fuir les riches investisseurs
    – augmenter les salaires, cela nuit à la compétitivité du pays
    – donnez plus aux pauvres, et ils achèterons plus de produits low-cost importés de Chine
    – etc

      +7

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    • Un_passant // 30.05.2017 à 10h12

      Mais le système n’a rien de libéral. Dommage que je n’ai conservé la source, MAIS une analyse fine des réglementations montrait que les pays les plus libéraux sont aussi les plus égalitaires, mais que dans ces pays ne figurent ni la France, ni l’Allemagne, ni les Etats-Unis, ni le Royaume-Uni. Quels sont les pays alors? Norvège, Suède, Suisse, Nouvelle-Zélande.

      Quand la flex-sécurité danoise est considérée en France comme affreusement libérale, pardonnez que je me gausse.

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      • patrick // 30.05.2017 à 13h03

        tout à fait , ce système est tout sauf libéral.
        En ce qui concerne la redistribution des richesses : Quand un fond de pension américain saigne à blanc une entreprise française c’est bien pour payer les retraites des ouvriers américains, il s’agit donc bien d’une redistribution des richesses.
        En plus cette redistribution est saine puisqu’elle profite à des gens intelligents qui ont su gérer leurs économies aux dépends de gens qui se sont contentés de faire confiance à l’état … ( non là je provoque un peu 🙂 )

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      • Pinouille // 31.05.2017 à 14h49

        “Mais le système n’a rien de libéral”
        Exemple: c’est tout de même au nom du libéralisme économique (les lois/réglementations freinent trop l’esprit d’entreprendre et cassent la croissance) que le Glass Steagall Act a été abrogé.

        On peut épiloguer sur la définition du libéralisme ou de l’ultralibéralisme, ou même du capitalisme, mais ce n’est pas le centre de mon propos précédent: ce n’est pas au nom d’une lutte des classes ou du larbinisme que nous en sommes arrivés à cette situation intenable, mais au nom d’une volonté réelle d’améliorer la situation sur le court terme, en faisant l’impasse sur la cohérence d’ensemble du système (impossible à l’échelle d’un pays isolé). Ce faisant, les riches ont naturellement exploité de nouvelles occasions d’accroitre leurs richesses alors que les pauvres n’ont pas eu d’autre choix que de subir et de voter… ce qu’ils souhaitent.

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  • Julien // 30.05.2017 à 09h35

    La façon la plus simple pour discréditer une opinion que l’on ne comprend pas est de l’insulter ou de la caricaturer.
    Ici, “larbin” donc.
    Caricature : “personne qui prend la défense des classes au dessus de lui”.

    En lisant, je m’identifie comme étant un “larbin” auquel vous faites référence.
    Alors, quitte à ce que le dialogue soit possible, voilà l’opinion qui y est associée, ça changera de la caricature qui en est faite :

    Je ne défend pas une classe ou une autre. Je défend la même loi pour tous. Une personne n’a pas à payer un pourcentage plus élevé selon qu’elle est riche, pauvre, ou de la mauvaise couleur de peau. En disant cela, je ne défend pas “les riches”. Pas plus que lorsque je dis que je défend la propriété privée. Un riche a toujours eu moyen de protéger sa propriété. Un pauvre en revanche… Et bien je dis que la propriété de chacun doit être défendue.

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    • riton // 30.05.2017 à 11h12

      “Je ne défend pas une classe ou une autre. Je défend la même loi pour tous. Une personne n’a pas à payer un pourcentage plus élevé selon qu’elle est riche, pauvre, ou de la mauvaise couleur de peau”

      Si je comprend bien vous êtes contre l’impôt progressif ?

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      • Julien // 30.05.2017 à 16h32

        Oui 🙂

        Après, on peut discuter du pourquoi du comment, et tomber d’accord ou non.
        Ce qui m’agace, c’est l’argument facile “tu penses ceci dont tu es un larbin”.

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    • Caramba! // 30.05.2017 à 12h43

      “Je ne défend pas une classe ou une autre. Je défend la même loi pour tous.”

      Sauf que les lois actuelles favorisent une classe plutôt qu’une autre. Devinez laquelle!

      “Et bien je dis que la propriété de chacun doit être défendue.”

      Très bonne idée. Elles sont où les lois qui défendent la propriété du travail?
      Les lois actuelles permettent aux propriétaires des moyens de production d’accaparer le travail des prolétaires et de ne leur laisser que des clopinettes. Chaque jour les travailleurs se voient exproprier de leur force de travail.

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      • patrick // 30.05.2017 à 13h05

        les propriétaires n’accaparent pas le travail ,ils en fournissent en échange d’un salaire.
        pas de propriétaire , pas de travail.
        sinon il est toujours possible de créer une coopérative.

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        • Didier // 31.05.2017 à 03h04

          Alors là… on croit rêver.

          “Les propriétaires fournissent le travail”… ça va me faire la soirée.

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      • Julien // 30.05.2017 à 16h35

        “Sauf que les lois actuelles favorisent une classe plutôt qu’une autre. Devinez laquelle!”

        Ah mais là dessus je suis d’accord.

        Sauf qu’en face, les gens demandent à ce que la loi favorise l’autre classe. Et là je coince.
        Discuter de pourquoi les lois aujourd’hui sont inégalitaires, et vouloir les corriger pour que tous soient égaux devant la loi, oui.
        Conclure comme quoi les lois devraient favoriser une classe ou une autre, non. C’est tomber dans l’autre travers.

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        • Stefan Poulev // 31.05.2017 à 12h20

          Mais tout simplement, mon vieux, parce que c’est l’essence même de la notion de la loi dans une société saine. La loi est précisément là pour défendre ceux qui n’ont pas les moyens de le faire autrement, et c’est bien les classes dites défavorisées… Bon, pas besoin de développement. Soit c’est évident et je prêche pour des convertis, soit il n’y a rien à faire 🙂

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          • Julien // 31.05.2017 à 13h35

            Bullshit.
            La loi n’a pas pour rôle de défendre une catégorie d’individus en particulier.
            Elle a pour rôle de défendre tous les individus contre un ensemble de contrainte à définir. Un riche qui subit une contrainte doit être défendu exactement de la même façon qu’un pauvre qui subit la même contrainte.
            Sauf à ce que le terme “égalité de tous devant la loi” ne vous soit étranger; mais là effectivement, pas besoin de développement, “mon vieux”.

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      • Julien // 30.05.2017 à 16h50

        “Elles sont où les lois qui défendent la propriété du travail?”

        La propriété de votre travail, vous l’avez. Vous êtes libre de monnayer votre travail à la valeur que vous souhaitez. Et si la valeur que l’on vous propose ne vous convient pas, vous êtes libre de refuser et de contracter avec quelqu’un d’autre; ou simplement de vous mettre à votre compte.

        Ce que vous n’avez pas, c’est la possibilité de contraindre quelqu’un à payer votre travail au delà de ce que vous pouvez négocier d’un commun accord (sans quoi, n’importe qui peut faire une baguette de pain et vous obliger à l’acheter 20€).

        La propriété de votre travail n’est pas l’obligation pour quiconque de contracter avec vous sans consentement mutuel.

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    • Alfred // 30.05.2017 à 13h44

      Sans vouloir vous insulter votre raisonnement me paraît beaucoup trop simple. Le corolaire de la richesse EST que la loi n’est pas la même pour tous. Je ne parle même pas d’une justice à deux vitesse à la manière de la Fontaine. Je parle de réalités économiques (les effets d’echelle, etc..). Franchement votre discours qui se démonte sans qu’on y touche est inaudible.

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      • Julien // 30.05.2017 à 16h42

        Hmm non.

        Condition suffisante mais pas nécessaire.
        Favorisez des gens par la loi, et vous aurez des riches du fait de leur copinage avec l’état.
        Un corollaire POSSIBLE de la richesse est donc que la loi n’est pas la même pour tous (lobbies, corruption, etc.).

        … mais ça n’est pas le seul. Mettez tous le monde à égalité devant la loi; et comme tous n’ont pas les mêmes capacités tous s’en sortiront différemment.

        Vous n’avez strictement rien démonté 🙂
        Ce que vous dites, c’est que si certains courent plus vite c’est forcément parce qu’on a écrit dans la loi que les autres devaient avoir un handicap pour courir moins vite. Heureusement que ça n’est pas le cas !

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        • Alfred // 30.05.2017 à 17h20

          Je ne comprends rien à votre raisonnement. Un corolaire n’a rien à voir avec une condition.
          J’ai un peu l’impression que vous soliloquez…

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          • Julien // 30.05.2017 à 17h45

            Mea culpa sur condition/corollaire.

            Ce que je dis, c’est qu’il n’y a pas nécessairement de lien entre la richesse et l’inégalité devant la loi.
            Quand les gens sont égaux devant la loi, il y a quand même des gens plus riches que d’autres. Ce ne sont simplement pas les mêmes.

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            • Alfred // 30.05.2017 à 23h21

              Cela me paraît naïf. La différence de richesse créé forcément une différence devant la “loi” économique. C’est une évidence sans appel. C’est la raison pour laquelle l’état américain (à une époque où la concurrence l’intéressait vraiment et ou on avait pas besoin de rajouter à tout bout de champ “libre et non faussée” (un peu comme démocratie “participative” (par le peuple aussi))), l’état américain donc avait décrété le demantellement de certains mastodontes (Télécom).

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            • Julien // 31.05.2017 à 13h42

              La loi, c’est il me semble simplement des règles applicables à tous. Elle définit à partir de quand un individu A contraint un individu B, et de combien il faut le punir. Dire qu’un mastodonte économique peut exercer des contraintes sur des individus a du sens, et ça ne me choque pas de le démanteler pour cette raison. Mais hors cet effet qui se situe à de grosses échelles, qu’en est-il?

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    • groucho // 04.06.2017 à 09h42

      En somme, les riches comme les pauvres ont le droit de coucher sous les ponts ?

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  • hégémon // 30.05.2017 à 09h35

    “20% de la population pense faire parti des 1% les plus riches”

    cette idée n’est pas saugrenue , pour ceux qui ne l’ont pas encore vue , je conseille de regarder cette petite vidéo ( “inégalité des richesses aux Etats-unis” 6 min 24 ) qui ne parle pas vraiment des inégalités mais de la perception qu’ont les gens de ces mêmes inégalités et sur leurs propre “classement” dans l’échelle des quelques uns qui y gagnent et mes masses qui y perdent… perception complètement anémié au regard de la vérité .Cela donne un début d’explication aux labarnisme.

    https://www.youtube.com/watch?v=p1vzkqg7pEM

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    • Dominique // 30.05.2017 à 14h17

      « 20% de la population pense faire parti des 1% les plus riches »
      Il manque une grosse précision dans cette assertion : Il n’est pas précisé de quelle population il s’agit. Car je pense bien que, par exemple, 20% des français fassent partie des 1% les plus riches de la planète. Il manque aussi un e à « parti » mais c’est un autre problème…

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      • patrick // 30.05.2017 à 14h56

        un Smicard français fait partie des 10% les plus riches de la planète. S..d de riche 🙂
        La société française est très égalitaire , on a bien vu lors des dernières élections que le patrimoine de Poutou ( pauvre ouvrier au bas de l’échelle ) était équivalent à celui de l’actuel président de la république , c’est tout dire.

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        • hegemon // 31.05.2017 à 02h03

          ce petit documentaire ne parle pas de la perception des inégalités mondiales mais uniquement aux états unis entre états-uniens.
          hum , le fameux patrimoine de Macron estimé à 150000 euros (net)en ayant gagné 2.8 million (brut) sur 2ans chez Rothschild soit plus que Poutou pourra espérer gagner durant toute sa vie d’ouvrier (retraite comprise). facile et non pertinent . Poutou comme à peu près tous les français gère “en bon père de famille” ses rentrées d’argents , alors que Macron, lui , dépense en costumes et javas aux Bahamas , peut-on réellement les mettre en parallèle ?

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  • Un_passant // 30.05.2017 à 09h38

    Caricatural.

    Si on ne croît pas au mythe rousseauiste et à l’égalitarisme forcené, on peut tout à fait être un libéral sincère. Il suffit de relire Levi-Strauss pour comprendre que l’utopie égalitariste reste et demeure pour l’éternité une utopie.

    Les gens ne seront jamais égaux en taille, en capacités physiques, en intelligence, n’auront jamais les mêmes centres d’intérêts, les mêmes rêves, les mêmes besoins, les mêmes aspirations et nous n’avons pas non plus les mêmes goûts.

    Je préfère la pauvreté dans un système libéral à n’importe quel type de prison égalitariste.Car les systèmes égalitaristes finissent toujours en tyrannies administratives et génèrent des oligarchies. C’est inévitable.

    AUCUN système apparenté communiste n’a été capable d’éviter l’apparition des oligarchies.

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    • pipo // 30.05.2017 à 11h29

      “Les gens ne seront jamais égaux en taille, en capacités physiques, en intelligence, n’auront jamais les mêmes centres d’intérêts”

      Vous confondez inégalité et différence. De cette façon, on peut justifier son sentiment de supériorité. Le larbin, en justifiant ses maitres, justifie son droit à être maitre d’un autre. Celui qui parvient au sommet n’a plus que Dieu comme maitre. C’est le psychopathe. L’autre “inégal” et “inférieur” est à son service.

      “les systèmes égalitaristes finissent toujours en tyrannies administratives et génèrent des oligarchies. C’est inévitable.”

      Parce qu’il y en a toujours pour se trouver plus “égaux supérieur” que les autres.
      C’est le moyen qu’ils ont trouver pour exister dès l’enfance dans un milieu ou seul le plus “fort” (le plus fourbe, comment exploiter les autres (ceux qui méritent d’être exploités (les inférieurs))) gagne.

      C’est leur sentiment d’infériorité vécu insupportable qui est refoulé en devenant eux-même supérieur. au final ils reproduisent sur les autres ce qu’on a produit sur eux.

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    • raloul // 30.05.2017 à 12h19

      Bonjour !

      Aucun système apparenté capitaliste n’a évité l’apparition d’oligarchies non plus. Ceci vous est indifférent ?

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      • Un_passant // 30.05.2017 à 14h54

        A ceci près que en dehors du Bhoutan, les pays les plus heureux et les plus égalitaires sont aussi considérés comme les plus proche de l’idéal libéral : Suisse, Suède, Norvège, Danemark, Finlande, Autriche, Nouvelle-Zélande, Australie.

        Il n’y jamais le moindre pays assimilé socialiste. Le Bhoutan ne peut être qualifié de socialiste, il est bien plus proche d’une approche spiritualiste.

        On oublie systématiquement que le libéralisme prône des populations informées, cultivées. Les pays scandinaves correspondent tout à fait à la définition.

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        • JCH // 30.05.2017 à 15h37

          Les pays scandinaves ont mené très loin le concept d’état-providence, ce qui n’est pas le cas, par exemple, de la Suisse. Si le modèle scandinave ne peut pas être taxé de socialiste, il reste très “social”.
          Quand à la Norvège je pense qu’elle a une situation particulière avec un quart de son budget public couvert par la rente pétrolière.

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        • DF // 31.05.2017 à 00h03

          Le bonheur brut au royaume du Bhoutan est une jolie fable. Fable batie sur l’expulsion de 180 000 bhoutanais pas assez bhoutanais (ca vois rappelle quelque chose ?) pour participer à l’unite nationale necessaire pour atteindre le magnifique et envié bonheur bhoutannais. Ils ont passé 18 ans dans des camps de refugiés, avant d’être dispersés à travers le monde (60 000 aux USA par exemple). Du bonheur, je vous dit…

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        • Stefan Poulev // 31.05.2017 à 12h47

          Oui, sauf que, qui établit ces statistiques ? Qui définit, et selon quels critères, l’idée du bonheur? Avec quel but de démonstration finale? Tout objectif que vous êtes, vous reprenez un argument le plus inégalitaire, le plus propagandiste, le plus négationiste, des différentes cultures, et le plus hégémoniste, de la supériorité de l’occident sur les autres perceptions possibles. Bref, la parfaite illustration de l’endoctrinement, en absence de tout questionnement et remise en question. Du larbinat, en fait…

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  • Un_passant // 30.05.2017 à 09h46

    Un point sur les fortunes boursières. Si vous supprimez les riches, à qui vendrez-vous les actions qui leur auront été confisquées? Si tous les pauvres qui ont reçu les actions veulent vendre en même temps, la valeur des actions va s’effondrer. Donc il faut conserver des personnes capables d’acheter, donc des riches (même relativement). Vendre à l’Etat, donc utiliser la planche à billet, je vous laisse le soin de regarder les précédents.

    On peut réguler la finance, c’est une évidence et même, une nécessité. Mais que je sache, l’intégralité du spectre politique s’est montrée incapable d’envisager les mesures requises. C’est même pire que ça, les communistes et apparentés sont les premiers à défendre l’endettement. Ce qui n’est pas le moindre des paradoxes.

    Enfin bref, on peut bien traiter les gens de “larbins”, ça ne changera rien au fait que la profondeur du désaccord semble insoluble.

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    • Ben // 30.05.2017 à 10h13

      A propos de l’utilité de la bourse et des actions dans l’économie, je vous recommande cet ancien article du blog : http://www.les-crises.fr/la-faible-utilite-de-la-bourse/

      Attention ces graphiques sont valables pour la France, c’est moins le cas aux US.

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      • Un_passant // 30.05.2017 à 10h21

        Il y a une différence de taille entre supprimer la bourse et supprimer les riches (tiens en Allemagne, il y a pas mal de fortunes qui reposent sur des entreprises non cotées, c’est le cas d’un certain nombre de groupes familiaux).

        De même qu’il a été démontré que la redistribution des QE via le crédit ressemble à un mensonge contrairement à ce que prétendent les banques.

        Le problème c’est que l’on confond égalitarisme anti-riches (qui relève de la jalousie, je ne vois pas d’autre terme) et problèmes fonctionnels liés à une mauvaise ou une absence de régulation. Deux problèmes différents qui nécessitent des réponses qui n’ont rien à voir.

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      • Un_passant // 30.05.2017 à 10h31

        En France on passe son temps à prôner le tout-taxes. Si ça n’est pas une vision réductrice… Les problèmes, réels, méritent mieux que des anathèmes et de tels raccourcis. Et en la matière, ce … (machin? Désolé mais ça n’a rien d’un pamphlet, allez relire Zola si vous voulez un pamphlet bien écrit) est un modèle d’anathème qui refuse d’emblée tout dialogue.

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  • Raoul // 30.05.2017 à 09h46

    Il existe un terme pour désigner ce phénomène : l’aliénation. Utiliser ce terme a l’avantage d’éviter le mot « larbin » qui est péjoratif et conduit à des réactions quelque peu épidermiques de ceux qui se sentent visés.

    L’aliénation conduit ceux qui en sont victimes à agir contre leur intérêt de classe. Mais, évidemment, ceux qui nient la lutte des classes, ne reconnaissent pas l’aliénation.

    Notre époque a mis en place tout un ensemble de moyens pour obtenir cet état. Outre la propagande, le culte de la consommation et des objets sont des moyens d’étouffer tout sens critique. En un sens, nous sommes devenus tous des aliénés à des degrés divers, mais certains le sont devenus à un point tel, qu’ils en sont devenus caricaturaux et qu’on ne peut effectivement s’empêcher de penser à des « larbins ». Comme quoi, il faut de la mesure en toute chose.

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    • subnihilo // 30.05.2017 à 10h10

      Votre analyse se tient, c’est dans le spectre trans-social de l’aliénation qu’entre autres émerge la définition du larbinisme, terme péjoratif j’en conviens mais qui malheureusement fait des dégâts conséquents dans nos sociétés contemporaines

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    • Pinouille // 30.05.2017 à 10h54

      Aliénés à un mode vie consumériste?
      J’ai lu récemment que le temps est révolu où l’on pouvait se considérer heureux, bien que pauvre, dans les pays peu développés. L’accès à l’information a récemment permis à ces peuples de mieux connaître le mode de vie de nos pays développés, et donc de nous envier.
      Le consumérisme relève peut-être plus de notre nature humaine que d’une aliénation…

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      • Un_passant // 30.05.2017 à 11h11

        Ce n’est pas tant la question d’avoir accès aux médias que des choix politiques et le réchauffement climatique : des agriculteurs pauvres, mais libres, qui ne souffraient pas de la faim au kenya sur leurs terres ancestrales, expropriés par l’Etat au prétexte de modernisation agricole, ce qui les a transformés en travailleurs pauvres ayant du mal à s’alimenter, du fait de la pauvreté. Le réchauffement climatique et la surpêche, par exemple au Sénégal, qui provoquent là aussi un problème pour répondre aux besoins fondamentaux.

        Le drame et le vrai problème sont là, un système est à inventer, et les principes du communisme, matérialiste, sont l’opposé d’une réponse. De plus confondre les excès du capitalisme avec le libéralisme n’aide pas. On souffre des excès d’une technocratie capitaliste bien plus que du libéralisme.

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        • Alfred // 30.05.2017 à 13h48

          Vous confondez de votre côté avec l’excès de communisme…
          Vous ne vous rendez pas compte qu’on peut vous retourner l’essentiel de vos arguments ?

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          • Un_passant // 30.05.2017 à 14h46

            L’excès du communisme? Quel excès? En disant qu’il est matérialiste? Mais c’est sa raison d’être. Le communisme c’est quoi sinon une critique du capitalisme relativement à la répartition des gains de la valeur ajoutée?

            Et les problèmes actuels sont bien plus profonds que la question de la valeur ajoutée et sa répartition. C’est le rapport à l’argent, à l’environnement et aux échanges marchands qu’il y a un nouveau paradigme à inventer.

            En dehors du Boutan, les pays les plus heureux sont aussi les plus proches de “l’idéal” libéral : Suisse, Suède, Norvège, Finlande, Danemark, Nouvelle-Zélande (souvent aussi l’Australie et l’Autriche).

            Comme par hasard les plus libéraux mais aussi les plus exigeants vis-à-vis des politiciens et du respect de l’environnement.

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            • Alfred // 30.05.2017 à 15h32

              La Suède ne m’a pas paru un idéal libéral lorsque j’y ai vécu. Tres loin de là. Ce qui a rendu les Suédois heureux c’est une forme de socialisme sans le dire et une grande homogénéité sociale (teintée de racisme bien caché). Tout ça à pris les règles européennes et la doxa mondialiste dans la trogne et les choses changent à vitesse grand V.
              Vos paradis libéraux ont surtout en commun d’être de petites sociétés (la taille joue beaucoup sur la vivacité d’une démocratie (hein l’Europe..)) d’une part et des sociétés assez homogènes d’autre part (c’est aussi une condition de facilitation de la démocratie que de partager un fort socle commun (mais celle là on n’aime pas trop en parler)).
              Comme quoi chacun voit midi à sa porte.

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        • Larmec // 30.05.2017 à 20h06

          Je ne suis pas en désaccord sur ce point, mais bon le rôle des monocultures et des guerres pour des doxa idéologique n’y est pas pour rien.
          Et en en plus libéralisme est un mot avec tellement de définitions.

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    • Vladimir // 30.05.2017 à 11h08

      “La lutte des classes existent et ce sont nous qui l’avons gagné” Warren Buffett.

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  • ThomBilabong // 30.05.2017 à 10h04

    Pas facile pour un DRH d’échapper à la condition de larbin. Autant s’en passer ?

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  • Paul // 30.05.2017 à 10h48

    Nous sommes tous les esclaves les uns des autres ….
    Tous ceux qui ont voulu ou cherchent à échapper à
    cette réalité ne peuvent être que de grands criminels .

    Du mot liberté je ne sais qu’une chose ;
    les montagnes de cadavres empilés pour l’atteindre .

    Lorsque sur une vie la porte se referme,
    de liberté alors , nul besoin d’insulter .

    Edgard Pouetpouette

    ‘’ Le Dôme ‘’ Bar Tabac Souvenirs , Moules frites 24/24 .

    Le 30/05/17 jour où les épais nous font part de leurs bon mots.

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    • Sandrine // 30.05.2017 à 14h34

      Liberté et egalité ne doivent pas etre prises comme des absolus, des valeurs “bonnes en soi”. Ce sont des valeurs relatives, bonnes ou mauvaises en fonction du contexte.
      Le malheur de notre époque en mal de dieu(x), c’est qu’elle prend l’égalité et la liberté, pour des idoles, des substituts de dieu(x), au lieu de voir en elles avant tout des moyens (parmi d’autres et à doser savamment) pour atteindre le Bien.

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    • vlois // 30.05.2017 à 22h28

      Ce n’est pas parce que les manipulateurs de foules utilisent la liberté comme appâts que l’affranchissement n’est pas à rechercher. Autant interdire la liberté, on peut se couper avec.

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  • gata // 30.05.2017 à 11h09

    Le syndrome du gauchiste (appartenant généralement à un secteur protégé)
    Il croit que le petit patron et le pdg du cac 40 ont les mêmes intérêts de classe. Il se cache les yeux devant Le petit patron qui croule sous les charges et qui se suicide devant une agence du RSI. Il refuse de voir que le petit patron, l’exploitant agricole et l’artisan sont plus proche de la classe ouvrière que du s&p500. Il oublie toujours de parler de la Banque avec un grand B. Evidemment il applaudit toute main d’oeuvre étrangère qui pourra peser à la baisse sur les salaires. Le gauchiste est toujours soutenu par le grand capital et finit toujours par appeler à voter pour lui pour faire battre les classes populaires.

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    • Loxosceles // 30.05.2017 à 12h14

      Dans ce cas, beaucoup de petits patrons sont atteints du même syndrome, en défendant les dérégulations à outrance, et en dénonçant les aides sociales et un étatisme dont ils sont souvent des bénéficiaires, comme je l’ai souvent constaté. De même pour ceux qui s’agacent de l’existence d’allocations sans lesquelles ils seraient peut-être à la rue, ne réalisant même pas leur propre situation.

      Il y a une sérieuse étrangeté à tout cela. Je ne suis pas étatiste, au contraire plutôt anarchiste, mais j’aimerais parfois que les gens regardent les faits en face, au lieu de les distordre pour se complaire dans une vision qui correspond à leurs fantasmes.

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      • Gata // 30.05.2017 à 17h50

        Tout à fait les petits patrons sont atteints du même syndrome. Je dirais même qu on les pousse à croire qu ils ont les mêmes intérêts que l’hyper classe mondiale.
        mais le gauchiste qui est politisé et d’une certaine manière est un sachant devrait en avoir conscience et essayer d ouvrir les yeux au petit patron pour appeler à la convergence de la lutte. Au lieu de ça il va lutter contre un fascisme imaginaire.

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    • Alfred // 30.05.2017 à 13h55

      Bien que gauchiste (gauchiasse et bobo même si ça vous fait plaisir) je suis assez d’accord avec vous. Je vous invite quand même à lire le commentaire de loxosceles ci dessous auquel je souscris encore davantage.
      Maintenant qu’on a compris qu’on est dans le même bateau ça vous dirait pas de réfléchir sur les mots que vous utilisez et de chercher à rassembler plutôt que de camper sur de vielles rancœurs?

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    • Ribouldingue // 30.05.2017 à 14h02

      Le syndrome du réac (appartenant généralement à une famille protégée)
      Il croit que les étrangers et le pdg du cac 40 ont les mêmes intérêts de classe. Il se cache les yeux devant Le petit patron qui croule sous les charges et qui se suicide devant une agence du RSI. Il refuse de voir que le petit patron, l’exploitant agricole et l’artisan sont plus proche de la classe ouvrière que du s&p500. Il oublie toujours de parler de la Banque avec un grand B.
      Évidement il applaudit à deux mains quand on veut massacrer le droit du travail ou qu’on emploi des étrangers en situation irrégulière pour les exploiter au maximum.
      Le réac est toujours soutenu par le grand capital et finit toujours par appeler à voter pour lui pour faire battre les classes populaires.

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    • Larmec // 30.05.2017 à 20h19

      Malheureusement ce n’est pas si simple, certains petit patrons artisans ou industriels, sont des exploiteurs, d’autres sont des victimes d’un système comme leurs employés.

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  • Franck // 30.05.2017 à 11h37

    Les grands ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.
    La bonne longueur pour les jambes, c’est quand les pieds touchent bien par terre (Coluche)

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  • Caton l’Ancien // 30.05.2017 à 12h36

    Sur la même thématique : “les chiens de gardes” par le journal de Personne :

    https://www.lejournaldepersonne.com/2014/01/les-chiens-de-garde/

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  • philouie // 30.05.2017 à 12h56

    S’il y a syndrome du larbin, cela relève de la dépendance.
    La dépendance à la consommation pour l’essentiel.
    Le larbin tète l’état nourricier.

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  • Fabrice // 30.05.2017 à 13h27

    Lutter contre le système actuel c’est vouloir se casser les dents dessus à coup sûr car il est vigilant a toute menace extérieure par contre accélérer le pourrissement de l’intérieur c’est de openbar car ils n’imaginent même pas que l’on puisse utiliser cet angle.

    comme l’avait montré Olivier sur la résistance organisée par les alliés pendant la seconde guerre c’est ce qu’ils préconisaient et était plus efficace que plusieurs divisions blindées.

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  • Eric83 // 30.05.2017 à 14h22

    Il me semble que l’article paru sur Romandie “Le moral des ménages français au plus haut depuis 2007” pose tout à fait la question de la “larbinitude”.

    Seulement, qui sont les larbins dans cette “enquête” de l’Insee : ceux qui ont pondu cette enquête de l’Insee, ceux qui l’ont relayée, les “sondés” de “l’enquête” ou les trois ?

    Qui peut croire une seconde que la période actuelle, en France et dans le monde, justifie le moral au plus haut depuis 2007 des ménages français ???

    A priori, seulement des larbins, des idéologues, des propagandistes et des autruches qui refusent de regarder et d’accepter la réalité.

    https://www.romandie.com/news/Le-moral-des-menages-francais-au-plus-haut-depuis-2007/800582.rom

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    • JNX75 // 31.05.2017 à 09h01

      “Qui peut croire une seconde que la période actuelle, en France et dans le monde, justifie le moral au plus haut depuis 2007 des ménages français ???” => vous avez raison la situation de la France est catastrophique, celle du monde j’en parle même pas, nous on est pas des autruches, on a vu la réalité et donc on est bien malheureux comme il faut, bien pessimiste, bien râleur et bien critique. Si les autre sont heureux, obligés , ce sont des “des larbins, des idéologues, des propagandistes”, voire je dirai même, des cons. Quelle idée bizarre, être heureux, non mais c’est indécent ! 🙂

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  • Renard // 30.05.2017 à 14h51

    Pas de larbinisme ni d’aliénation ni d’explication génétique ni quoi que se soit de ce genre, simplement les économistes libéraux représentent 99,9% des économistes que l’on voit dans les médias de masse (j’aurais bien dit 100% si il n’y avait pas Sapir sur Bfm de temps en temps). La propagande économique, plus encore que la propagande de guerre, est un élément essentiel de la domination des puissants.

    Donc énormément d’exploités sont simplement convaincu intellectuellement qu’il faut chouchouter les riches, rejeter le protectionisme etc.. Ce n’est pas du larbinisme mais de la propagande qui fonctionne.

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    • geedorah // 30.05.2017 à 17h52

      et si il y avait association des 2 ?
      c’est quand même prouvé que face à certaines situations l’humain a un comportement (raisonnement) complètement “tordu”

      y a quand même pas mal de gens que je lis ici qui refuse le fait que bah oui notre cerveau part assez facilement en couille, mais c’est pour notre bien, la réalité est mieux acceptée, moins de stress, un corps moins en danger… c’est l’essentiel si tu veux te reproduire
      y a gavé de vidéos sur des expériences comportementales misent en place pour étudier ce genre de phénomène… et c’est juste fascinant

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  • Jac // 30.05.2017 à 15h56

    “L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours.”

    Ce n’est pas le syndrome de Stockholm tel que vous le décrivez, mais le rêve selon l’exemple :
    ceux qui défendent les riches (patrons -qui ne sont pas pas tous riches mais cités selon la représentation que bcp s’en font à travers les grands patrons du CAC 40- , rentiers – dont on croit qu’ils ne foutent rien -, milliardaires – que l’on suppose heureux…) sont ceux qui rêvent d’être à leur place selon l’idée profane du bonheur qu’ils s’en font (et tels qu’ils sont présentés à la télé, puisque aujourd’hui plus qu’hier la seule reconnaissance qui prime est celle du porte-feuile) .
    Ceux qui ne les défendent pas sont ceux qui se contentent de ce qu’ils peuvent avoir et avec quoi ils savent être “heureux”.
    Il y en a beaucoup ?????

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    • Jac // 30.05.2017 à 16h00

      suite

      En clair, ceux qui “aiment” ces grands riches quand ils ne sont que leurs larbins sont ceux qui rêvent d’être à leur place après leur avoir donné un coup de poignard dans le dos.

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    • Larmec // 30.05.2017 à 20h32

      Le bonheur, c’est bien, mais est ce possible de l’ Apprécier avec le ventre vide est en dormant sans la rue?

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      • Jac // 31.05.2017 à 11h08

        eux ils ne rêvent plus. Ils espèrent seulement une brèche pour s’en sortir, ou se contentent d’espérer quotidiennement un bon pourboire (je discute parfois avec des SDF, j’en connaissais 2, H et F qui venaient parfois chez moi, j’ai discuté lgtps une fois avec un clodo parisien très organisé pour savoir où manger où dormir où faire sa toilette : du vrai boulot ! et très sympa) mais la plupart hélas sont des malades psy (sans parler des junkies).
        On ne peut pas confondre avec les innombrables qui rêvent d’être riches à la place des riches qu’ils méprisent ouvertement (d’ailleurs moi-même je joue au loto parfois… je connais aussi un gros gagnant du loto, ex fauché et nouveau riche qui spécule en bourse… )

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  • Maud // 30.05.2017 à 15h56

    La phrase du philosophe Dany-Robert Dufour résume beaucoup de choses : “se croire libre mais vivre en troupeau”. L’addiction, la soumission inconsciente fait en somme le bonheur du marché, de la consommation et des dominants d’où son ouvrage : “Le divin marché”.
    La Boëtie n’en parle pas mal non plus dans “la servitude volontaire”. Le phénomène n’est pas nouveau mais la technique moderne a industrialisé la chose.

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    • Jac // 30.05.2017 à 16h09

      Cela peut aussi s’appeler “la domestication” : ex le chien aime son maître s’il a à manger tous les jours. Aussi permettre au chien de redevenir libre et de devoir trouver lui-même sa nourriture, et il bouffera son ancien maître.
      La domestication est bien plus facile à vivre que la liberté. Hélas pour les uns, heureusement pour les autres…

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      • Jac // 30.05.2017 à 16h15

        Regardez d’ailleurs comme la plupart d’entre nous n’aiment pas les gitans, roms, tziganes… Ceux qui de génération en génération ont refusé la sédentarisation domestique et défendent leur liberté. Ils sont haïs, considérés comme “nuisibles” au point qu’il fut un temps “civilisé” pas lointain et au nom de l’eugénisme ils ont été gazés.

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        • Jac // 30.05.2017 à 17h09

          J’ajoute : il y a grand paradoxe pour bcp qui détestent les “patrons” parce qu’ils n’ont plus de boulot et, au mieux, doivent se contenter d’un emploi esclavagiste qui les rémunère de moins en moins bien tout en leur demandant de faire de + en + :
          Que réclament-ils ? De pouvoir être libre et indépendant ? Non : de retrouver du boulot salarié….
          C’est plus commode…….

          Et grand paradoxe de nombreux qui détestent les grands capitalistes du CAC 40 (les plus riches tant haïs) qui font du profit sur le dos des consommateurs :
          cultivent-ils leurs légumes ? achètent-ils chez les petits producteurs à l’agonie ? Bénéficient-ils les artisans qui survivent autant qu’ils peuvent ?
          Non : ils continuent à acheter dans les mégas surfaces commerciales cotées en bourses, c’est plus commode…. (on a tout sous la main! pratique !)

          Si ces riches sont si riches, c’est parce qu’ils ont toujours large clientèle pour leurs plus grands profits.
          C’est qui le con ?

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          • Jac // 30.05.2017 à 17h33

            Précision :
            “il y a grand paradoxe pour bcp qui détestent les “patrons” parce qu’ils n’ont plus de boulot et, au mieux, doivent se contenter d’un emploi esclavagiste qui les rémunère de moins en moins bien tout en leur demandant de faire de + en + ”

            Rémunération de + en + faible et de + en + de performance exigée :

            Pourquoi ? Parce que ces mêmes qui s’en plaignent exigent toujours le prix le plus bas quand de salariés ils deviennent consommateurs…
            Bon, ce n’est pas de leur faute, c’est un cercle vicieux : moins on a d’argent, moins on peut acheter cher (au juste prix).
            Donc la pauvreté du + grand nombre a 2 vertus pour les grands financiers du CAC 40 :
            La 1 ière : celle de fournir de la main d’oeuvre pas chère
            la 2 ième : ceux-là mêmes si peu rémunérés ne peuvent acheter qu’au plus bas prix ou… à petits crédits à risque…. Et qui peuvent produire au plus bas prix ? Ceux qui produisent le +…. et rémunèrent de – en – bien….
            (ceci dit, ce n’est pas tout à fait exact : leurs prix est plus bas certes que ceux qui produisent en petites quantités, mais ils sont surtout très bas en prix de revient ; parce que les marges bénéficiaires qu’ils y ajoutent, elles, sont énormes par rapport à celles de ceux qui vendent plus cher en petites quantités… Mais le consommateur ne s’en rend pas compte, il ne juge que par la comparaison)

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            • Jac // 30.05.2017 à 17h44

              Je suis entrain de préparer un texte sur la “mode” et le grand capital (la mode a été ma spécialité, j’y ai excellé il y a longtemps, je connais par coeur comment on lance les modes quand il y avait encore de la créativité, et je sais comment les grands financiers ont détruit la créativité pour pouvoir “uniformiser” le + grand nombre et ainsi monopoliser les marchés… Ce pourquoi j’ai claqué la porte de mon ancienne profession)
              Si cela intéresse les-crises….
              Texte en préparation

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          • Caton l’Ancien // 30.05.2017 à 17h41

            La politique, ce n’est pas “détester les gens”.

            On en revient à cette pensée de larbin : les bobos gauchiasses ne “haïssent” pas les patrons mais ils estiment que la vie politique au sens élargi (ie qui inclut les décisions économiques) leur accordent trop de pouvoir et/ou trop d’argent. Certes, on peut en disconvenir mais de là à parler de “haine”… Cette démesure en dit long.

            Et de pointer de fausses contradictions : je ne veux pas devenir patron et pourtant, je me permets de les critiquer quand même , ce n’est pas contradictoire ; je suis client de grandes marques (n’étant pas propriétaire terrien et n’y connaissant rien à l’agriculture, je suis bien obligé d’acheter à bouffer pour continuer à vivre) et pourtant, je suis contre le capitalisme. Pour lever le paradoxe, il suffit de penser la différence entre l’action politique collective et l’action individuelle.
            Remarquons l’injonction contradictoire : pour être crédible, il faudrait à la fois être patron et vivre en autarcie.

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            • Jac // 31.05.2017 à 11h49

              Ne vous offusquez pas ! bien entendu je fais la différence, mes com ci-dessus à cette tribune sont une caricature, de même que cet article. Une caricature exagère, grossit un point sensible comme un paradoxe pour le mettre en évidence. Moi aussi je critique objectivement, sans haïr, moi aussi je dénonce les dividendes scandaleux des patrons du CAC, mais je reconnais que le capitalisme est inhérent au progrès dont nous profitons tous, même les plus modestes. Ce fut un progrès qui a permis il y a très longtemps d’asseoir des économies stables sur du long terme bien qu’il y ait tjrs eu des “maîtres et des larbins”, des gagnants et des perdants. Et de s’être démesurément emballé depuis la création de la spéculation (économie du court-terme), c’est devenu un cercle vicieux. C’est pour ça q’il est si difficile de sortir de ses perversités. Mais je pense que tout se contourne sans qu’il y ait pour cela de “révolutions sanglantes”, ni même sans retour en arrière où le travail de la terre était une souffrance physique et n’offrait pour la plupart, les “gens sans terre”, qu’une piètre survie . Devant un Achille qu’on ne peut pas équitablement combattre, il faut chercher le talon vulnérable. Il y en a…. (au moins un). Je travaille sur un texte sur la mode pour tenter de le démontrer. L’histoire s’est toujours faite sur la création d’empires et leur déclin. La roue tourne incessante…

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  • Louis Robert // 30.05.2017 à 16h24

    Dans nos sociétés, la classe dominante est une et unanime, composée de tous ceux et celles qui désirent, entendent, et s’efforcent, uniquement et par tous les moyens, de “PROFITER DU SYSTÈME”, si répugnant, inhumain et destructeur soit-il.

    “Le reste n’est que… littérature!”

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  • Jbb // 31.05.2017 à 00h10

    Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs. C’est d’ailleurs ce qu’ils font. Dommage car ce sont eux qui payent la majeure partie de l’impôt sur le revenu. Si n’importe lequel de nos tennismen bien classés revenait en France il paieraità lui tout seul plus d’impôts sur le revenu que la moitié la plus pauvre des ménages francais.

    Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17… Parcequ’il y a eu des expériences communistes qui ont finit autrement que dans la pauvreté et la dictature?

    Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ? Sans oublier Cuba et le Venezuela, voire la Grèce.

    La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ? Et vos Pc avec lequels vous postez vos commentaires ils marchent comment?

    Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe ! Dommage c’est 10 % de l’emploi en France.

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    • Guillaume // 31.05.2017 à 16h10

      Le problème de JBB => argumentaire [Modéré] bien gobé des médias (notez le “tennismen” correspondant à l’actu Rolland Garros

      L’impôt sur le revenu ne correspond qu’à une très mince partie des impôts payés en france. Le fait de gagner des sous sur le territoire pour les dépenser dans d’autres pays est déjà une fuite non négligeable de capitaux. Toute fuite de capitaux devrait être taxée à hauteur de 20%, équivalent à la TVA.

      Le mec, riche ou pas, profite à fond du système français, que ce soit de la santé, de l’éducation, des services publics, de la culture et du patrimoine français, et on devrait tolérer que ce mec se casse avec la fortune qu’il à bâti (ou hérité) avec de l’argent provenant de dizaines de français, et ça sans rien dire ? Perso, ça me gêne.

      Le bolchévisme, où comment parler de répartition des richesses avec quelqu’un qui part directement dans l’extrême.

      Gros niveau sur l’utilisation de Windows, parce qu’on utilise un logiciel payant, on devrait cautionner à 100% le fait que le créateur aie 3 millions d’années de salaires médians français (arrondi à la louche).

      Allez, bon match

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      • Jbb // 31.05.2017 à 17h50

        Effectivement je n’ai pas parlé de la Csg, notre flat tax discrètement inserée sur notre feuille de paie. Pour les tennismen en plus d’être d’actualité c’est d’autant plus facile de s’exiler qu’ils sont relativement souvent à l’étranger pour leur boulot.

        Quant au bac+5 d’une grande école qui part chercher du boulot à l’étranger, en Allemagne par exemple, c’est sûr qu’il nous a coûté un max pour rien. C’est le problème quand tout le monde paye pour tout le monde. Certains profitent du système pendant que d’autres payent.

        Pour aller jusqu’au bout du raisonnement il faudrait soit interdire l’exil soit que ceux qui veulent partir remboursent ( leurs études leur soins, le congé maternité de leur mère…). Et si ils decident de revenir il faut leur rendre ce qu’ils ont payé en partant… Belle usine à gaz en perspective.

        Personne ne vous a obligé à acheter un Pc avec Windows. Si vous l’avez fait c’est que vous avez estimé que ça valait le coup. Pareil pour une entreprise. Vous pourriez vous passer de pc ou utiliser linux et envoyer des pizzas en Afrique avec l’argent economisé.

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      • Un_passant // 31.05.2017 à 19h57

        Il faudrait comprendre aussi comment fonctionnent les conseils d’administration des multinationales. Le nombre d’actions correspond aussi à des droits de vote. Vous croyez que les fondateurs des multinationales sont restés majoritaires le plus longtemps possible par cupidité? C’est bien plus compliqué que ça. Plus les influences contradictoires sont nombreuses dans une entreprise, plus elle est difficile à gérer, ça se propage dans toute la structure. Bien souvent on ne voit que l’argent sans voir tout le reste.
        Les moins cupides doivent composer avec les plus cupides. Largo Winch malgré certains aspects romancés donne quelques pistes sur l’ambiance qui peut régner dans ces milieux et parfois certains points, la réalité est pire (moins mortelle, mais plus sournoise).
        Et certains d’envier les “pdg”, ne voyant que l’argent (et bien je vous souhaite bon courage si vous voulez aussi les “autres” à côtés). NB: C’est pire pour les non-fondateurs.

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  • Incognitototo // 31.05.2017 à 13h10

    N’oublions jamais que l’expérience de Milgram (et celles qui ont suivi) démontre que 80 % des sujets appuient sur le bouton mortel, pour peu qu’une autorité leur en donne l’ordre…. et que ces résultats effarants et effrayants n’ont jamais reçu d’explications convaincantes.

    En lisant cet article, je partage assez l’hypothèse d’une sélection génétique. Celle qui, au cours des millénaires, a assassiné tous les “rebelles” pour ne laisser que des hommes soumis aux différents pouvoirs. On l’a démontré pour les animaux domestiques (ceux-ci ont une crête neurale, ainsi qu’une surrénale, différentes des animaux sauvages), et, compte tenu de la sélection par les massacres de révoltés depuis des millénaires, il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas de même pour les hommes. Y aura-t-il des scientifiques pour le démontrer pour l’homme ?
    Un vrai problème qui tant qu’il ne sera pas résolu rend toutes les utopies sociétales libertaires quasiment irréalisables ; mais aussi les sociétés totalitaires toujours possibles.

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    • Un_passant // 31.05.2017 à 15h55

      Pas besoin de chercher bien loin, Levi-Strauss le formulait de manière moins lapidaire que je vais le faire mais l’être humain n’est guère plus qu’un singe qui se croît savant, opportuniste et rempli de contradictions. Le problème, c’est que les gens préfèrent se penser des demi-dieux ou des anges privés de leurs ailes. C’est plus valorisant, mais guère efficace pour répondre à la réalité.
      Levi-Strauss expliquait subtilement que l’être humain réagit et agit pour sa survie et cela, en fonction des circonstances, ça le rend coopératif ou égoïste, comme tout animal social (et les mammifères en particulier).

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  • Un_passant // 31.05.2017 à 15h50

    Le problème, c’est que ceux qui accusent les autres d’être des larbins correspondent tout à fait au phénomène connu qui explique qu’en fonction de notre personnalité (le phénomène à l’origine est encore incertain) on réagit soit contre, soit pour.

    Est-ce que les visions manichéennes pour ou contre sont légitimes pour autant parce qu’elles correspondent à notre sensibilité?

    Accuser les autres d’être des larbins, ça donne quand même furieusement l’impression d’une attaque gratuite contre l’intelligence d’autrui pour gargariser son propre ego. Il ne faut pas s’étonner que la réaction en face soit juste de vouloir vous envoyer dans les orties.

    Quant aux solutions prétendues, AUCUNE n’a été capable de lever mes doutes, les prétendues réponses à mes objections appelant d’autres questions et conduisant encore et encore à des impasses.

    Faudrait déjà prendre l’humain pour ce qu’il est réellement et non ce que l’on voudrait qu’il soit pour apporter un semblant de solution viable.

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  • basile // 01.06.2017 à 11h59

    petit retour sur Poutine à Versailles. Comme quoi les idées arrêtées de certaines personnes sont fortement ancrées, et ils ont toujours des arguments

    a l’approche des élections, j’ai dit à un vieil ami, dont je croyais connaître les opinions de droite, que ma priorité dans le choix du candidat, c’était la sortie de l’Otan. Il m’a répondu, surtout pas, il faut faire barrage aux Russes.

    ça me semblait tellement phobique vu sa catégorie socio-pro, que j’en suis resté bouche bée. J’avais dit par ailleurs que je lisais Sputnik.

    Il me l’a donc servi, tu as vu, Macron, il a bien allumé, Sputnik, un organe de propagande. J’ai fait remarquer que tous les média français faisaient de la propagande, et anti-russe, genre bombardement d’Alep, et étaient subventionnés par l’état. Ce qu’il admet.

    mais pour Alep, il n’en démord pas. Les Russes ont détruit Alep.

    En tous cas, Macron (pour qui il a voté) l’a conforté dans sa russo-phobie. Si même son champion le dit, alors….

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    • Vladimir // 01.06.2017 à 17h36

      Je m’en heurte au quotidien depuis des années, parfois jusqu’au rixes. Mais ça va, j’ai des arguments:)). Un peu (beaucoup) amnésique que je suis, j’oublie toujours (Marc Twain?) qui a dit: “Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés”, surtout les mecs. Reconnaître ses erreurs, plutôt crever! Ça concerne toutes les tubes digestives sur pattes mais l’intelligentsia n’est pas en reste!

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  • Julie // 01.06.2017 à 21h24

    L’émission qu on aurait pas entendu avant les élections
    https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre/crise-grecque-les-medias-doivent-ils-faire-leur-mea-culpa

    (avec Romaric Gaudin)

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